Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 22 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

"J'ai gagné" : à 96 ans, survivante d'Auschwitz, Charlotte fait son alyah

"J'ai gagné" : à 96 ans, survivante d'Auschwitz, Charlotte fait son alyah

"J'ai gagné" : à 96 ans, survivante d'Auschwitz, Charlotte fait son alyah entourée de cinq générations

Elle s'appelait Ilanka Lea Schwartz. À 14 ans, les nazis lui ont volé son nom, sa famille, et lui ont tatoué un numéro sur le bras. Huit décennies plus tard, Charlotte Roth a posé ses valises à Netanya. Citoyenne israélienne. Entourée de cinq générations. Et quand on lui a remis sa carte d'identité, elle n'a eu besoin que de deux mots : "J'ai gagné."

Le 18 février 2026, dans les bureaux du ministère de l'Intérieur à Tel Aviv, une cérémonie peu ordinaire s'est tenue : Charlotte Roth, 96 ans, survivante de la Shoah, recevait officiellement sa carte d'identité israélienne pour la première fois de sa vie, entourée de cinq générations de sa famille.

Elle avait attendu cela toute sa vie.

Pessah, pâques juives 1944 : le monde s'effondre

Charlotte Roth est née en Tchécoslovaquie sous le nom d'Ilanka Lea Schwartz, dans une famille nombreuse et soudée où, dit-elle, "la famille était tout".

En 1944, à 14 ans, ce monde s'effondre. Ce Pessah-là, sa famille est forcée d'entrer dans un ghetto, alors que les conditions de vie des Juifs se dégradent à une vitesse terrifiante. Quelques semaines plus tard, à la veille de Chavouot, ils sont déportés à Auschwitz-Birkenau dans un wagon à bestiaux.

À l'arrivée, le deuxième jour de Chavouot, Charlotte est séparée de sa mère et de ses frères et sœurs lors du processus de sélection. C'est la dernière fois qu'elle les voit.

Ce qui la sauve ? Un talent anodin, presque dérisoire face à l'horreur : elle sait coudre. Cette compétence la désigne pour le travail forcé, lui épargnant une mort immédiate.

Elle survit à Auschwitz. Elle survit à une marche de la mort. Elle survit à un second camp. Elle est libérée en 1945.

Mais la liberté, ce jour-là, a un goût amer. En rentrant dans son village natal, elle apprend qu'aucun membre de sa famille immédiate n'a survécu. Plus dévastateur encore : son père, convaincu quelques jours plus tôt que toute sa famille avait péri, s'était donné la mort, incapable de supporter cette perte.

De toute sa vie d'avant, Charlotte ne conserve qu'une seule chose : une bague gravée des initiales "IS" — pour Ilanka Shvartz, le nom qu'elle portait avant la guerre. Elle la porte encore aujourd'hui.

Reconstruire depuis le néant

Dans un camp de personnes déplacées, elle rencontre celui qui deviendra son mari. Ils se marient, ont leur premier enfant, puis émigrent aux États-Unis. Ils s'installent à Cleveland, Ohio. Ils élèvent quatre enfants. Ils construisent une vie.

Aujourd'hui, Charlotte Roth est la matriarche de neuf petits-enfants, vingt-six arrière-petits-enfants et onze arrière-arrière-petits-enfants. La grande majorité vit en Israël.

Pendant des décennies, elle leur rend visite deux fois par an. Jusqu'au jour où elle décide que les visites ne suffisent plus.

"J'ai décidé de rester"

En septembre dernier, à l'occasion de Roch Hachana, Charlotte arrive en Israël  et entame les démarches d'alyah avec l'aide de Nefesh B'Nefesh et de sa petite-fille.

Le 18 février 2026, entourée de cinq générations de sa famille réunies dans la salle, Charlotte Roth reçoit officiellement sa carte d'identité israélienne. Elle retrousse sa manche gauche. Le tatouage est là, pâli mais lisible : le numéro 25941, précédé d'un "A"  pour Arbeit. Le travail. Ce qui l'a maintenue en vie.

Elle regarde la salle, regarde ses enfants, ses petits-enfants, ses arrière-petits-enfants, ses arrière-arrière-petits-enfants.

Et elle dit, simplement : "J'ai gagné."

Elle s'est installée à Netanya, où vit la majorité de sa famille. Elle fait de l'exercice régulièrement, aime marcher et tient à préciser qu'elle mange ce qu'elle veut.

"De l'obscurité est née une lumière"

Le rabbin Yehoshua Fass, cofondateur de Nefesh B'Nefesh, a décrit l'alyah de Charlotte comme un moment de portée nationale : "En 24 ans de travail sur l'alyah, on croise des moments historiques remarquables. Qu'une survivante de la Shoah de 96 ans fasse son alyah et rejoigne cinq générations vivant en Israël  c'est à couper le souffle. C'est le reflet de la force et de la résilience du peuple juif, et la réalité vivante du kiboutz galouiot, le rassemblement des exilés."

Charlotte, elle, résume sa nouvelle vie avec la même simplicité désarmante qu'elle a mise dans ses deux mots de victoire : "Je marche dans ces rues avec cinq générations de ma famille. Mon cœur est rempli de joie profonde et de force. Surtout quand je vois les soldats israéliens et que je ressens la sécurité et la fierté là où il n'y avait autrefois que la peur."

La jeune fille qui était arrivée seule à Auschwitz, sans nom, avec un numéro sur le bras, vient de devenir citoyenne de l'État juif.

Elle a 96 ans. Elle a gagné.

Sources : Ynet News, Times of Israel, Jerusalem Post, Nefesh B'Nefesh — février 2026

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Trois Israéliens sur le même parquet NBA : un moment historique que personne n'a vu venir

Trois Israéliens sur le même parquet NBA : un moment historique que personne n'a vu venir

Trois Israéliens sur le même parquet NBA : un moment historique que personne n'a vu venir

Le 16 mars 2026, le Barclays Center de Brooklyn a vécu une soirée unique dans l'histoire du basket mondial. Pour la première fois, trois joueurs israéliens ont partagé le même parquet NBA. Pendant que la guerre faisait rage en Israël, la fierté nationale, elle, s'exprimait à New York.

Il y avait quelque chose d'inhabituel ce soir-là au Barclays Center de Brooklyn. Des fans avec des kippot, des enfants brandissant des pancartes avec des encouragements en hébreu l'ambiance, selon les journalistes présents, ressemblait davantage à une bar-mitsva qu'à un match de basket professionnel.

La raison ? Pour la première fois dans l'histoire de la NBA, trois joueurs israéliens — le fer de lance des Trail Blazers de Portland, Deni Avdija, et les rookies des Brooklyn Nets, Ben Saraf et Danny Wolf — partageaient le même parquet lors d'un même match.

Trois parcours, un seul drapeau

Les trois hommes incarnent trois visages différents de l'identité juive et israélienne dans le sport mondial.

Deni Avdija est devenu cette saison le premier Israélien sélectionné pour le All-Star Game de la NBA le match des meilleurs joueurs de la ligue. Une consécration absolue pour celui qui a grandi à Beit Zayit, près de Jérusalem, avant de s'imposer comme l'un des ailiers les plus complets de la ligue.

Ben Saraf, lui, est né et a fait ses premières armes en basket en Israël. Danny Wolf, lui, a grandi dans l'Illinois mais a obtenu la citoyenneté israélienne pour représenter l'équipe nationale d'Israël dans les compétitions internationales.  Deux chemins différents, une même appartenance.

"Je n'ai pas encore réalisé"

Dans la conférence de presse d'après-match, Deni Avdija a peiné à trouver ses mots. Il a confié avoir été surpris de voir la salle comble, et que l'ambiance lui rappelait celle de la Menora Arena quand il jouait au Maccabi Tel Aviv.

Puis il a ajouté, simplement : "Je n'ai pas encore pleinement réalisé ce que ça représente. C'est difficile de savoir que beaucoup d'Israéliens n'ont pas pu venir à cause de la guerre. J'espère que tout le monde va bien. Représenter Israël sur la plus grande scène du monde  c'est quelque chose d'émotionnel pour moi et pour beaucoup d'autres. L'une des plus belles soirées de ma vie."

Ben Saraf a été encore plus direct : "Une nuit très émouvante. C'est dommage qu'on ait perdu, mais c'est plus grand que ça. Le nombre de fans juifs et israéliens ici — quand Deni a été annoncé, toute la salle s'est levée. Chaque panier, c'était de l'émotion, pour moi, pour Danny Wolf, pour tout le monde. Trois Israéliens sur le parquet en même temps, c'était quelque chose de vraiment spécial.

Un record vieux de 70 ans également égalé

Au-delà du record israélien, la soirée a également égalé un record bien plus ancien. Le match a semblé égaler le record de la ligue pour le nombre de joueurs juifs dans un même match, établi le 10 novembre 1953, lors d'un match entre les Syracuse Nationals et les Milwaukee Hawks. Cela fait donc plus de sept décennies que la NBA n'avait pas vu autant de Juifs s'affronter sur le même terrain.

Sur le plan sportif, Portland a battu Brooklyn 114 à 95. Avdija a terminé avec 18 points, 5 passes et 6 rebonds en 34 minutes. Saraf a inscrit 15 points avec 4 passes en 24 minutes, tandis que Wolf a apporté 8 points, 5 rebonds et 4 passes en 24 minutes.

La défaite des Nets n'a en rien entamé l'enthousiasme du public, qui a vibré en voyant Avdija et Saraf se serrer dans les bras avant le match et échanger leurs maillots à la fin, dans un geste de respect et d'amitié.

L'entraîneur des Nets lui-même ému

L'entraîneur des Brooklyn Nets, Jordi Fernández, a qualifié la soirée de "spéciale", soulignant ce que ce moment représentait pour la visibilité des pays hors États-Unis et Europe au plus haut niveau mondial. "Je veux voir ce duel évoluer au fil des années. C'est quelque chose de beau," a-t-il déclaré.

Pendant que les missiles tombaient sur Israël, trois jeunes hommes portaient haut les couleurs de leur pays sur les parquets les plus regardés du monde. Pas avec des armes. Avec un ballon.

Sources : JTA, JNS, Times of Israel

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 Elles ont caché leur grossesse à Auschwitz. Leurs enfants ont 80 ans. Et ils parlent enfin

 Elles ont caché leur grossesse à Auschwitz. Leurs enfants ont 80 ans. Et ils parlent enfin.

 Elles ont caché leur grossesse à Auschwitz. Leurs enfants ont 80 ans. Et ils parlent enfin.

En 1944, trois jeunes femmes juives enceintes arrivent à Auschwitz. La grossesse y est un crime passible de mort immédiate. Elles mentent à Mengele. Elles survivent. Elles accouchent. Leurs enfants  Eva, Hana et Mark ont aujourd'hui 80 ans et racontent pour la première fois l'inimaginable.

À Auschwitz, être enceinte signifiait mourir. C'était la règle, appliquée sans exception : les femmes enceintes découvertes à l'arrivée étaient envoyées directement aux chambres à gaz. Celles dont l'état était découvert en cours de détention étaient exécutées sur le champ, ou soumises à des avortements forcés dans des conditions d'une brutalité inimaginable.

Trois femmes ont défié cette sentence. Trois femmes que tout séparait  elles ne se connaissaient pas, ne se sont jamais croisées dans les camps mais que le même courage impossible unit pour l'éternité.

Anka, Priska et Rachel. Tchécoslovaques pour les deux premières, polonaise pour la troisième. Toutes trois jeunes mariées. Toutes trois enceintes de quelques semaines quand les wagons à bestiaux les emportent vers Auschwitz-Birkenau, en 1944, au moment où les exterminations atteignent leur rythme le plus brutal six mille morts par jour dans les chambres à gaz.

"Êtes-vous enceinte ?" — Le mensonge qui sauve

Sur le quai de sélection d'Auschwitz, Josef Mengele en personne désigne qui vivra et qui mourra. Les femmes défilent, nues, devant le médecin SS. Chacune des trois femmes se retrouve face à lui. Chacune entend la même question : "Êtes-vous enceinte ?"

Chacune, séparément, sans se concerter, sans même se connaître, répond la même chose : non.

Toutes trois sentirent qu'elles se trouvaient face à un danger extrême. Toutes trois nièrent leur grossess Ce mensonge leur sauva la vie — et celle de leurs enfants à naître.

Sélectionnées comme travailleuses, elles sont envoyées à Freiberg, en Saxe, dans un camp de travail forcé installé dans une ancienne manufacture de porcelaine reconvertie en usine d'armement. Parmi plus de mille femmes prisonnières, elles travaillent douze heures par jour à fabriquer des pièces pour les chasseurs de la Luftwaffe, subsistant d'un régime de café ersatz, de soupe claire et d'un minuscule morceau de pain quotidien.

Leurs ventres grossissent. Personne ne dit rien.

Elles avaient reçu à Auschwitz des vêtements larges, prélevés sur des femmes déjà gazées. Ces robes informes deviennent leur camouflage involontaire. Pendant des mois, elles dissimulent l'évidence sous les yeux de leurs gardiens.

Nées dans l'enfer — printemps 1945

Au printemps 1945, les Alliés avancent. Les nazis, qui savent la guerre perdue, décident d'éliminer les derniers témoins. Les prisonnières de Freiberg sont entassées dans des trains de la mort.

C'est dans ce chaos que les trois femmes accouchent à quelques jours d'intervalle, dans des conditions inhumaines.

Priska accouche sur le sol de l'usine à Freiberg. Les gardiens SS, présents, prennent des paris pour savoir si ce sera un garçon ou une fille.  Sa fille Hana survit.

Anka et Rachel accouchent toutes deux à Mauthausen, en Autriche, dans les derniers jours d'avril 1945, alors que le camp est sur le point d'être libéré. Anka donne naissance à Eva le 29 avril 1945. Rachel donne naissance à Mark le 20 avril.

Les Alliés arrivent quelques jours plus tard.

Trois destins, une rencontre impossible

Les trois enfants — Eva Clarke, Hana Berger-Moran et Mark Olsky — ne savaient pas que les autres existaient. Ils n'ont découvert leur existence commune qu'en 2010, lors d'une première rencontre. Ils avaient alors 65 ans.

"Nous nous sommes trouvés," dit Mark Olsky. "Nous aurions dû être ensemble depuis le premier jour."

Depuis, ils ne se sont plus quittés. Ils ont entre eux onze petits-enfants. Et malgré leurs 80 ans, on les appelle encore souvent "les bébés".

Cette année, ils ont marché ensemble une nouvelle fois sur le site de Mauthausen, là où deux d'entre eux ont ouvert les yeux pour la première fois dans un monde qui voulait les effacer avant même qu'ils naissent.

Leurs mères ont vécu respectivement jusqu'à 96, 90 et 84 ans.  Elles ont vu leurs enfants grandir, se marier, avoir des enfants et des petits-enfants. Elles ont gagné.

Sources : Ynet News, CBS News — 60 Minutes (février 2026)

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Ethiopie -Israël : La guerre l'a empêché de rentrer. Il est mort 48 heures avant son vol

Ethiopie -Israël : La guerre l'a empêché de rentrer. Il est mort 48 heures avant son vol.

Il est parti rendre visite à sa sœur malade en Éthiopie. La guerre l'a empêché de rentrer. Il est mort 48 heures avant son vol.

Mulu Brehiya, père de cinq enfants, soldat de deux de ses fils au front, est décédé à Addis-Abeba après que ses médicaments se sont épuisés. Un vol de rapatriement l'attendait. Il n'a pas survécu assez longtemps.

Mulu Brehiya avait 51 ans, il vivait à Beer Sheva, et deux de ses fils portaient l'uniforme de Tsahal quand il a pris l'avion pour l'Éthiopie. Il voulait simplement rendre visite à sa sœur gravement malade. Il ne savait pas que la guerre contre l'Iran allait éclater et qu'il ne pourrait plus rentrer chez lui.

Bloqué à Addis-Abeba avec des dizaines d'autres Israéliens — dont beaucoup de personnes âgées de 80 et 90 ans venues chercher des soins médicaux traditionnels — Mulu a attendu.
Des semaines. Pendant ce temps, sa femme Tsekalit, infirmière au centre médical Soroka de Beer Sheva, et ses enfants se sont battus pour organiser son retour.

Les vols de rapatriement ont été retardés à plusieurs reprises pour des raisons sécuritaires.
À un moment, le vol d'Israir ne pouvait même pas se ravitailler en carburant à cause des pénuries liées à la guerre c'est le ministère des Affaires étrangères qui a dû intervenir personnellement pour débloquer la situation.

Le premier vol est arrivé en Israël le 18 mars avec 150 passagers. Mulu était inscrit sur le second.

Il n'a pas tenu.

Quarante-huit heures avant le départ, ses médicaments sont arrivés à épuisement. Il a appelé sa femme depuis l'Éthiopie pour lui dire qu'il allait mal. Il lui a dit au revoir. À elle, et aux enfants. "Au cas où."

Des bénévoles coordonnés depuis la cellule de crise mise en place par la députée Pnina Tamano-Shata ont réussi à le transporter à l'hôpital. Ils sont restés avec lui jusqu'à la fin. Mulu Brehiya est décédé à Addis-Abeba.

Son fils Yitzhak a confié : "Quand il est parti, il allait parfaitement bien. Il est allé voir sa sœur malade. Il nous a appelés pour nous dire qu'il n'avait plus de médicaments et qu'il ne savait pas quoi faire. Nous avons tout retourné pour le ramener. Malheureusement, nous n'avons pas réussi."

Sa femme Tsekalit a lancé un appel désespéré : "Je veux qu'on m'aide d'urgence à rapatrier son corps. Qu'on nous aide à lui dire au revoir. Nous sommes brisés. Nous avons cinq enfants. Nous n'avions jamais imaginé que ça se terminerait ainsi."

La compagnie d'assurances Clal, sollicitée par la députée Tamano-Shata, a annoncé qu'elle prendrait en charge les frais liés au rapatriement du corps.

Un troisième vol de rapatriement est attendu dans les prochains jours pour les Israéliens encore bloqués en Éthiopie.

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Tamar Haberfeld fêtait sa Bat-Mitsva à Val Thorens elle ne rentrera pas vivante en Israël

Tamar Haberfeld fêtait sa Bat-Mitsva à Val Thorens elle ne rentrera pas chez elle en Israël

Alliance L'information juive indépendante · Actualité · Analyse · Mémoire

Dimanche 29 mars 2026  ·  Édition spéciale

Faits divers · Enquête judiciaire

Val Thorens : une fillette israélienne de 12 ans meurt dans la chute d'un car — accident ou énigme ?

Dans la nuit du 27 au 28 mars, un autocar transportant des touristes israéliens dévale une pente raide en Savoie. Une adolescente est tuée. Le chauffeur est en garde à vue. Une instruction judiciaire est ouverte. Mais plusieurs questions cruciales demeurent sans réponse.

Un groupe de vacanciers israéliens en fin de séjour au ski. Une panne inexpliquée. Un chauffeur qui sort du bus, passagers à bord. Un véhicule qui repart seul sur une pente abrupte de montagne. Une fillette de douze ans éjectée, écrasée, morte. Derrière les formules rassurantes du communiqué officiel, une série de questions troublantes s'imposent.

Les faits  : Dans la nuit des Belleville, le drame

Il est environ 00h45 ce samedi 28 mars 2026, sur la commune des Belleville, en Savoie, au pied de la station de Val Thorens. Un autocar s'apprête à ramener en pleine nuit un groupe de touristes israéliens au terme de leur séjour au ski.
Les passagers israéliens quinze au total sont déjà installés dans le véhicule. Les valises sont en cours de chargement dans la soute. Le départ semble imminent.

C'est alors que, selon les premiers éléments communiqués par les autorités, le conducteur rencontre un problème : le bus refuse de démarrer.
Face à cette panne, il fait le choix de sortir du véhicule pour intervenir sur le coupe-circuit de la batterie, manœuvre technique parfois utilisée pour réinitialiser le système électrique d'un autocar. Il quitte donc son siège. Le moteur est coupé. Quinze passagers sont à bord. La pente de la D117 est raide.

Le bus se met alors en mouvement. Il recule. Il dévale la pente herbeuse sur plus de dix mètres. Il heurte un mur de pierre. Il se renverse et s'immobilise. Les portes, restées ouvertes, ont provoqué l'éjection d'une adolescente de douze ans. Le vehicle la broie sous sa masse. Les secours, dépêchés en urgence 45 pompiers, 28 véhicules ne peuvent que constater le décès de la jeune fille.

Onze autres passagers sont légèrement blessés, deux sont hospitalisés à Albertville. Le chauffeur, lui, est indemne.

"Le bus a commencé à reculer, a dévalé une pente herbeuse très raide sur plusieurs mètres, puis s'est renversé et s'est immobilisé contre un petit bâtiment en pierre."

— Bruno Charlot, sous-préfet d'Albertville, déclaration officielle

 La procédure Garde à vue, parquet, instruction judiciaire

Dès le lendemain matin, le procureur de la République d'Albertville, Benoît Bachelet, prend la parole. Le parquet ouvre une enquête pour « homicide involontaire par conducteur d'un véhicule terrestre à moteur ». Le chauffeur est placé en garde à vue. Les tests d'alcoolémie et de stupéfiants réalisés immédiatement après les faits sont négatifs. Son permis de conduire est en règle.

Ce dimanche 29 mars, le chauffeur doit être présenté à un juge d'instruction.
Une information judiciaire est ouverte  ce qui signifie que l'enquête, confiée à la brigade territoriale des Belleville, passe sous contrôle d'un magistrat instructeur doté de pouvoirs étendus : expertises techniques, auditions sous contrainte, mise en examen formelle.

La qualification retenue est celle d'homicide involontaire. Aucune mention, à ce stade, d'un acte délibéré.

Pourquoi le chauffeur est-il sorti ? Comment le frein s'est-il desserré ?

C'est le cœur de l'énigme technique. Selon le procureur Bachelet, le chauffeur n'est pas parvenu à démarrer le véhicule alors que les passagers avaient pris place. Il aurait alors décidé d'agir sur le coupe-circuit de batterie, situé à l'extérieur du bus — une procédure qui existe sur certains autocars pour réinitialiser les systèmes électroniques.

Mais voici le problème central : sur de nombreux autocars modernes, le frein de stationnement est dit électropneumatique, c'est-à-dire qu'il est maintenu serré par une commande électrique ou par une pression pneumatique alimentée par le circuit électrique. Couper l'alimentation électrique principale peut, sur certains systèmes, provoquer le relâchement automatique du frein de stationnement.

Sur la pente abrupte de Val Thorens  la station culmine à 2 300 mètres un véhicule non freiné repart immédiatement, sans possibilité de rattrapage.

Est-ce ce scénario qui s'est produit ? Le chauffeur ignorait-il ce risque ? Le frein était-il déjà défectueux avant l'accident ? Ces questions ne sont pas encore tranchées. Elles sont précisément au cœur du travail que le juge d'instruction devra confier à des experts techniques.

 Les questions sans réponse. Ce que l'instruction devra élucider

  • Pourquoi le bus refusait-il de démarrer ? Quelle était la nature exacte de la panne déclenchante ?
  • La coupure du coupe-circuit batterie a-t-elle mécaniquement libéré le frein de stationnement ? Était-ce prévisible ?
  • Le frein de stationnement était-il en état de fonctionnement correct avant le départ ? Le véhicule était-il en règle de contrôle technique et d'entretien ?
  • Pourquoi les portes du véhicule étaient-elles restées ouvertes alors que des passagers se trouvaient à bord sur une pente ?
  • Le chauffeur avait-il reçu une formation à ce type de risque ? L'entreprise de transport a-t-elle respecté ses obligations de sécurité ?
  • Le bus disposait-il d'un enregistreur de données (boîte noire) et, si oui, que révèlent ses données ?

L'ombre qui plane : coïncidence ou autre chose ?

Toutes les autorités traitent aujourd'hui cet événement comme un accident. Aucun élément matériel ou judiciaire officiel ne désigne, à ce stade, une intentionnalité. Le procureur n'a évoqué aucune piste délibérée. La qualification retenue est bien celle d'homicide involontaire.

Pourtant, un fait s'impose à l'esprit et mérite d'être nommé : le groupe à bord de cet autocar était exclusivement composé de ressortissants israéliens. Dans le contexte géopolitique actuel, dans un pays traversé par des tensions et des actes antisémites en recrudescence, l'accumulation de « coïncidences »  une panne inexpliquée, un chauffeur qui quitte le bus, un frein qui se desserre, des portes qui restent ouvertes, une jeune fille tuée ne peut pas ne pas interpeller.

Ce n'est pas céder à la paranoïa que de formuler la question. C'est le rôle de la presse libre, et celui de la justice, de ne pas l'esquiver. L'instruction judiciaire ouverte devant un juge d'instruction est précisément le cadre pour y répondre — à charge et à décharge, avec tous les moyens de l'État.

La vérité, quelle qu'elle soit, est due à cette enfant. Elle est due à sa famille. Elle est due à la communauté israélienne et à tous ceux qui, légitimement, s'interrogent.

Elle s'appelait Tamar .

Tamar Haberfeld, 12 ans, était originaire de Haïfa. Elle se trouvait dans ce car au terme d'un séjour organisé pour célébrer sa bat-mitsva. Sa sœur jumelle, également présente dans le véhicule, se trouve toujours en France aux côtés de membres de la famille. La mère, restée en Israël, a été informée dans la nuit. Le rapatriement du corps et des proches est attendu dans les prochains jours. 

Un détail qui rend le drame encore plus poignant : elle fêtait l'un des moments les plus importants de la vie d'une jeune fille juive, son passage à l'âge adulte selon la tradition. Elle n'aura pas eu le temps de rentrer chez elle.

 La réaction : Israël, communauté, autorités françaises

L'ambassade d'Israël en France ainsi que les autorités israéliennes ont été informées de l'incident. La famille de la jeune fille décédée se trouve en France. Les autorités françaises, au premier rang desquelles le parquet d'Albertville et la gendarmerie, ont assuré d'une prise en charge rapide et d'une transparence totale sur le déroulement de l'enquête.

Cette jeune fille de douze ans venait skier en France. Elle aurait dû rentrer chez elle avec des souvenirs plein les yeux. Que la vérité soit établie, et que justice lui soit rendue.

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À Kokhav Yehuda : un Israélien neutralise un lyncheur… membre du Hamas et est arrêté

À Kokhav Yehuda : un Israélien neutralise un lyncheur… membre du Hamas et est arrêté

Le terroriste neutralisé à Kokhav Yehuda était un membre du Hamas

Un incident de lynchage près de la colonie Kokhav Yehuda s’est produit jeudi dernier.
Lors de cet événement, un réserviste et père de cinq enfants a été contraint de neutraliser un assaillant arabe et a ensuite été arrêté. Il est désormais établi que cet assaillant était un terroriste du Hamas.
Lors de ses funérailles, il a été filmé enveloppé de bandelettes vertes du Hamas et les faire‑part l’ont qualifié de « cheikh moujahid » du mouvement.

La police arrête le défenseur israélien

Malgré l’acte de bravoure qui a sauvé des vies, la police du district de Jérusalem a arrêté le défenseur israélien plutôt que de poursuivre les assaillants en fuite.
La police a demandé une prolongation de sa détention de cinq jours, ignorant qu’il s’agissait d’un citoyen normal ayant agi en légitime défense. Ce matin, le parquet a accepté la recommandation de la police et prolongé sa détention de 24 heures.

La population locale exprime son indignation

Parmi les habitants de la région, le sentiment est intense. Un résident a déclaré : « Peu importe quel ministre est en poste, les commandants sur le terrain viennent avec des préjugés et nous tiennent automatiquement pour responsables ». Le mouvement Nahala a précisé que ces arrestations ne diminueront pas la détermination des pionniers : « Kokhav Yehuda est une lance de pointe, nous continuerons à construire, à nous établir face à l’ennemi et à toute injustice judiciaire ».

L’attaque initiale : un lynchage de civils juifs

Des dizaines de voyous arabes ont attaqué un groupe de Juifs à Kokhav Yehuda, lançant des pierres et des rochers à bout portant. Environ dix Juifs ont été blessés. Des témoins ont affirmé que les assaillants ont profité du départ des forces de Tsahal pour courir vers les civils avec l’intention de tuer. Face à cette menace, le réserviste, la quarantaine, a appliqué une procédure d’arrestation d’un suspect. Lorsqu’elle n’a pas fonctionné, il a tiré et neutralisé l’un des principaux assaillants.

L’avocat critique la conduite de la police

L’avocat Moshe Polsky, de l’organisation Honenu, a fermement critiqué la situation : « C’est un défenseur du pays. Il est inacceptable que la police soutienne les assaillants et arrête les victimes. L’action du citoyen était totalement conforme à la loi et a empêché un meurtre, et la conduite de la police donne simplement un soutien au terrorisme ». La juge de paix, Miriam Kassalesi, a toutefois réduit considérablement les jours de détention.

La police refuse tout commentaire

La police du district de Jérusalem a refusé de commenter l’article.

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La télévision d'État iranienne , l'IRIB, à Téhéran rasé

La télévision d'État iranienne , l'IRIB, à Téhéran rasé

Le siège de l'IRIB à Téhéran rasé : quand Israël frappe la voix médiatique du régime

Une opération nocturne revendiquée

Dans la nuit du 2 au 3 mars 2026, l'armée israélienne a affirmé avoir "frappé et démantelé" le siège de la Radio-Télévision de la République islamique d'Iran (IRIB) dans le nord de Téhéran. La frappe ne fut pas improvisée.

Avant l'attaque, l'armée avait lancé un avertissement aux habitants du district d'Evine — qui abrite notamment le siège de l'IRIB — les appelant à évacuer immédiatement.

Puis, quatre puissantes explosions ont été entendues et ressenties dans le nord de la capitale par des journalistes de l'AFP, faisant trembler les vitres des immeubles alentour.

Une justification stratégique, une controverse réelle

L'armée de l'air israélienne a officiellement revendiqué la destruction du centre de radiodiffusion iranien, justifiant cette cible par les appels répétés de l'organisme à la destruction de l'État d'Israël et à l'usage d'armes nucléaires.

Tel-Aviv présente ainsi l'IRIB non comme un simple média, mais comme un outil de guerre idéologique au service du régime des mollahs. Ce n'est pas la première fois que ce bâtiment est visé : le 13 juin 2025 déjà, lors d'une première série de frappes israéliennes, des infrastructures médiatiques et militaires iraniennes avaient été ciblées à Téhéran.

Il convient cependant de ne pas confondre IRIB et Press TV. L'IRIB est l'organisme public iranien de radiodiffusion dans son ensemble, dont Press TV — la chaîne anglophone du régime — n'est qu'une composante.
Par ailleurs, bien que deux frappes aient été confirmées sur le périmètre du siège, la télévision d'État iranienne n'a pas interrompu sa diffusion en direct, et aucune donnée précise sur l'étendue des dégâts ou d'éventuelles victimes n'a été communiquée par les autorités pour l'instant.

Un conflit d'une ampleur inédite depuis des décennies

Cette frappe sur l'IRIB s'inscrit dans un conflit régional d'une violence sans précédent depuis plusieurs décennies. Le 28 février 2026, lors d'une opération militaire conjointe baptisée "Lion rugissant" côté israélien et "Fureur épique" côté américain, les États-Unis et Israël ont bombardé plusieurs villes importantes en Iran.

l En quelques jours seulement, l'offensive a pris une dimension régionale : le quartier général des Gardiens de la Révolution islamique a été détruit, et l'ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la République islamique depuis des décennies, a trouvé la mort dans les frappes américano-israéliennes.

Le bilan humain est lourd et continue de s'alourdir. Au 24 mars 2026, le bilan de la guerre s'élève à plus de 3 200 morts, dont 1 400 civils en Iran selon l'ONG Human Rights Activists News Agency, plus de 1 000 au Liban selon le ministère de la Santé publique, 15 en Israël et 13 militaires américains.

L'économie mondiale en ressent également les effets : le Brent a grimpé jusqu'à 119,50 dollars le baril, tandis que le détroit d'Ormuz, voie maritime vitale pour le transport du pétrole, est au cœur d'un bras de fer entre Washington et Téhéran.

Une guerre qui dépasse les médias

Si la destruction du siège de l'IRIB a valeur de symbole — frapper la voix du régime jusque dans ses studios —, elle ne représente qu'une infime partie d'une offensive qui cible simultanément les infrastructures nucléaires, énergétiques et militaires iraniennes. Téhéran a été plongée dans l'obscurité après des frappes sur plusieurs réservoirs de carburant, une épaisse fumée noire enveloppant la ville au petit matin.

L'AIEA a de son côté confirmé des dégâts récents aux bâtiments d'entrée de l'usine souterraine d'enrichissement de combustible de Natanz, tout en précisant qu'aucune conséquence radiologique n'était attendue.

Les faits sont documentés, les sources multiples et recoupées. Ce conflit, qui se déroule sous nos yeux à une vitesse vertigineuse, mérite d'être suivi avec rigueur loin des slogans, et au plus près de la réalité de terrain.

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Vols Arkia bloqués à Aqaba : des centaines d’Israéliens coincés après l’annulation des rotations

Vols Arkia bloqués à Aqaba : des centaines d’Israéliens coincés après l’annulation des rotations

La compagnie Arkia se retrouve confrontée à une situation inédite après que les autorités jordaniennes ont annulé des vols au départ d’Aqaba vers l’Europe et Bangkok. Des centaines de voyageurs israéliens se retrouvent bloqués, tandis que les discussions entre Jérusalem et Amman se poursuivent pour tenter de débloquer la situation. Cette crise aérienne révèle les limites des plans de vol alternatifs face à des décisions gouvernementales imprévues et des contraintes sécuritaires strictes.

Crise aérienne entre Israël et la Jordanie : des vols Arkia annulés, des centaines d’Israéliens bloqués à Aqaba

Un revirement soudain des autorités jordaniennes

La compagnie aérienne israélienne Arkia a annoncé qu’un changement de politique des autorités jordaniennes entraînait l’annulation immédiate de plusieurs vols prévus au départ de l’aéroport d’Aqaba vers l’Europe et Bangkok, laissant des centaines de voyageurs israéliens coincés en transit dans le sud du royaume hachémite.

Depuis la fin du mois de mars 2026, l’aviation israélienne subit un dispositif de restrictions drastiques imposées par le ministère des Transports, qui limite strictement le nombre de vols sortants depuis l’aéroport Ben Gurion pour des raisons de sécurité.

Ce plafond, imposant une seule rotation par heure et seulement cinquante passagers par départ, est à l’origine d’un réajustement massif des opérations des compagnies israéliennes, y compris Arkia. Face à ces contraintes, Arkia avait décidé de délocaliser certaines de ses lignes long‑courrier vers des hubs alternatifs proches des frontières, notamment l’aéroport international d’Aqaba King Hussein en Jordanie et l’aéroport international de Taba en Égypte, espérant ainsi préserver des liaisons vers l’Asie et l’Europe tout en évitant les goulets d’étranglement de Ben Gurion.

Annulations massives et passagers bloqués

Mais cette réorganisation s’est heurtée à un revirement soudain. Alors que des centaines de passagers s’étaient rendus à Aqaba en vue d’embarquer vers leurs destinations finales, les autorités jordaniennes ont refusé d’autoriser le décollage de certains vols opérés depuis Aqaba avec des appareils européens, selon les explications communiquées par la compagnie.

Cette décision a conduit Arkia à annuler immédiatement plusieurs rotations, sans solution alternative immédiate, et à annoncer que ces vols seraient déplacés de nouveau vers l’aéroport de Tel Aviv, malgré les limitations imposées.

Pour les voyageurs concernés, la situation est confuse et frustrante. Nombre d’entre eux se retrouvent bloqués à l’aéroport d’Aqaba sans confirmation de vol de remplacement, certains ayant déjà annulé leurs projets pour se présenter à temps au terminal. La compagnie affirme travailler pour proposer des réacheminements ou des remboursements aux clients impactés, mais jusqu’à présent aucune feuille de route claire n’a été présentée, et le spectre d’une logistique aérienne dégradée pèse sur les départs internationaux.

Tentatives de coordination entre Israël et la Jordanie

Du côté des gouvernements, l’annonce jordanienne de ne pas autoriser certains départs a été reçue par l’État d’Israël « avec surprise », selon des sources proches du dossier, et des contacts diplomatiques et techniques sont en cours pour trouver une solution rapide. Les deux parties discutent pour tenter de débloquer la situation et permettre aux passagers coincés de quitter le territoire jordanien, mais pour l’heure aucun calendrier précis n’a été officialisé par les autorités israéliennes ou jordaniques.

Une crise révélatrice des contraintes aériennes

Cette crise aérienne, qui intervient dans un contexte de tensions et de contraintes sécuritaires inédites, illustre les effets en cascade que peuvent avoir des décisions réglementaires sur la mobilité internationale. Elle pose une question simple mais lourde de conséquences : comment assurer la continuité des voyages civils lorsque des contraintes gouvernementales imprévues viennent bouleverser des programmes déjà vendus et planifiés ? Tant que les discussions entre les autorités israéliennes et jordaniennes ne déboucheront pas sur un accord clair, les voyageurs pris au piège continueront d’attendre une réponse qui tarde à venir.

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Guerre en Iran : gaz coupé, prix en feu, récession — l'Europe est déjà la première victime

Guerre en Iran : gaz coupé, prix en feu, récession — l'Europe est déjà la première victime

ENQUÊTE SPÉCIALE — CONFLIT IRAN

L'Amérique aux portes de Téhéran

Ce que Washington prépare vraiment — et ce que cela signifie pour le monde

Par la rédaction d'Alliance  |  29 mars 2026  |  Temps de lecture estimé : 8 minutes

Cinq semaines après le début des frappes américano-israéliennes sur l'Iran, le Pentagone s'apprête à franchir une ligne que personne ne voulait franchir : envoyer des soldats sur le sol iranien. Ce que révèlent nos sources et les documents consultés par les grandes rédactions mondiales dépasse largement la rhétorique de la Maison-Blanche. C'est un engrenage militaire, économique et géopolitique dont l'Europe ne mesurera le coût que lorsqu'il sera trop tard.

Opération Epic Fury : une guerre déjà là

Le 28 février 2026, les États-Unis et Israël ont lancé des frappes coordonnées d'une ampleur inédite contre l'Iran. Des installations militaires, des infrastructures de commandement, des sites nucléaires ont été visés simultanément. L'opération, baptisée Epic Fury, a culminé avec la mort du Guide suprême Ali Khamenei. Pour la première fois depuis 1979, la République islamique se retrouve sans sa tête.

Mais la guerre aérienne ne suffira pas. À Washington, les généraux le savent. C'est pourquoi, depuis la mi-mars, le Pentagone travaille en secret sur une phase terrestre. Non pas une invasion à grande échelle sur le modèle irakien de 2003 — personne ne veut revivre ce scénario — mais une série d'opérations chirurgicales destinées à atteindre des objectifs que les bombes n'ont pas pu détruire.

Quatre options, un choix à haut risque

Selon les informations recoupées par le Washington Post, Axios et le Wall Street Journal, quatre scénarios sont actuellement sur la table du Pentagone.

Le premier consiste en une invasion ou un blocus de l'île de Kharg, principal terminal d'exportation pétrolière iranien. Contrôler Kharg, c'est tenir l'économie de guerre de Téhéran à la gorge.

Le deuxième vise l'île de Larak, positionnée stratégiquement à l'entrée du détroit d'Ormuz, qui abrite des bunkers de la Garde révolutionnaire, des embarcations d'attaque rapide et un réseau de radars. Sa neutralisation rouvrirait partiellement le détroit fermé depuis le 4 mars.

Le troisième scénario prévoit la saisie de l'île d'Abu Musa et de deux îlots voisins, contrôlés par Téhéran mais revendiqués par les Émirats arabes unis. Une opération aussi symbolique que stratégique.

Le quatrième, et le plus audacieux, consiste à envoyer une force d'intervention vers le complexe souterrain d'Ispahan, en Iran central. C'est là, dans des tunnels fortifiés à plusieurs dizaines de mètres sous terre, que l'Iran stockerait plus de deux cents kilogrammes d'uranium enrichi à soixante pour cent à quelques pas du seuil militaire.

« C'est suffisant pour saisir une petite cible pendant un certain temps. »  Général Daniel Davis (retraité), analyste militaire

Combien de soldats ? Les chiffres qui circulent

Le Pentagone envisage de déployer environ trois mille soldats de la 82e Division aéroportée — les parachutistes d'élite de Fort Bragg ainsi que deux Marine Expeditionary Units, des formations amphibies capables de prendre d'assaut des côtes et des îles. Le général Daniel Davis, ancien officier supérieur reconverti en analyste, estime le nombre de combattants effectifs entre quatre mille et cinq mille hommes.

Des sources citées par le Washington Post évoquent en parallèle l'envoi possible de dix mille soldats supplémentaires au Moyen-Orient pour sécuriser l'ensemble du dispositif chiffre que le journal lui-même n'a pas pu confirmer de manière indépendante.

Ce qui est certain, c'est que la tonalité des briefings a changé au Pentagone. On ne parle plus de frappes. On parle de semaines d'opérations au sol.

Trump a-t-il décidé ? La réponse inquiète

Officiellement, non. La porte-parole de la Maison-Blanche Karoline Leavitt s'est empressée de rappeler que « le travail du Pentagone est de donner au commandant en chef un maximum d'options »  et que cela ne préjuge d'aucune décision. Donald Trump lui-même a déclaré, le 20 mars : « Je ne déploie des troupes nulle part. Si je le faisais, je ne vous le dirais certainement pas. »

Cette dernière phrase, prononcée avec le sourire, résume à elle seule l'ambiguïté stratégique cultivée par l'administration. On ne confirme pas. On ne dément pas. On laisse planer. Mais les faits parlent : treize soldats américains ont déjà été tués depuis le début du conflit — six dans un crash aérien en Irak, six dans une attaque de drone au Koweït, un en Arabie saoudite. Plus de trois cents militaires ont été blessés dans au moins sept pays différents. Ce n'est plus une opération de représailles. C'est une guerre.

« Ce n'est pas une planification de dernière minute. »  Un officiel américain anonyme, cité par Axios

Le détroit fermé, le monde retient son souffle

Le 4 mars 2026, la Garde révolutionnaire a officiellement fermé le détroit d'Ormuz. Depuis, vingt-et-une attaques ont été confirmées contre des navires marchands. L'Agence internationale de l'énergie n'a pas mâché ses mots : c'est, selon elle, la plus grande perturbation de l'approvisionnement dans l'histoire du marché mondial du pétrole. Le brut Brent a dépassé cent vingt-six dollars le baril à son pic.

Ce chiffre ne parle pas seulement aux traders. Il parle à chaque ménage, chaque entreprise, chaque gouvernement qui dépend du pétrole et du gaz — c'est-à-dire tout le monde.

L'Europe dans la tempête : énergie, inflation, récession

L'Union européenne n'est pas partie prenante du conflit. Mais elle en sera l'une des premières victimes collectives. Les chiffres sont éloquents.

Les prix du gaz naturel européen sur le marché TTF ont bondi de soixante pour cent depuis les premières frappes. Et l'Europe entre dans cette crise en position de faiblesse : ses stocks gaziers s'élevaient à quarante-six milliards de mètres cubes fin février 2026, contre soixante milliards un an plus tôt et soixante-dix-sept milliards en 2024. La recharge des stocks pour l'hiver prochain est sérieusement compromise.

Goldman Sachs estime que la hausse des prix énergétiques ampute déjà la croissance de la zone euro de zéro virgule un à zéro virgule deux point de pourcentage.
Dans le scénario le plus sévère — celui d'un conflit prolongé au-delà de l'été — la Banque centrale européenne pourrait être contrainte à deux hausses de taux d'intérêt supplémentaires au second semestre, avec toutes les conséquences que cela implique pour les emprunts, l'immobilier et la consommation.

L'Europe tire par ailleurs entre douze et quatorze pour cent de son gaz naturel liquéfié du Qatar  et ce gaz transite par le détroit d'Ormuz. QatarEnergy a déclaré la force majeure sur l'ensemble de ses exportations après des frappes iraniennes sur ses installations de Ras Laffan. Ce n'est pas un détail : c'est un tiers des approvisionnements alternatifs européens qui s'évapore.

La facture alimentaire, enfin, est elle aussi menacée. Environ un tiers du commerce mondial d'engrais passe par le détroit. Les prix de l'urée sont passés de quatre cent soixante-quinze à six cent quatre-vingts dollars la tonne métrique en l'espace de quelques semaines. Le risque d'inflation alimentaire majeure à la prochaine saison des semis est désormais qualifié de réel par les agences agricoles internationales.

La diplomatie en dernier recours — et déjà compromise

Le Pakistan, l'Égypte et la Turquie tentent d'organiser des négociations entre Washington et Téhéran. L'Iran aurait rejeté les premières propositions américaines, percevant toute discussion comme un écran de fumée destiné à préparer de nouvelles frappes.

Côté européen, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et le Japon ont publié une déclaration commune affirmant leur disponibilité à contribuer à la sécurisation du passage dans le détroit. Mais l'Union européenne a finalement renoncé à étendre sa mission navale Aspides en mer Rouge — signe d'une Europe hésitante, coincée entre sa dépendance aux États-Unis et sa répugnance à entrer dans un conflit qui risque de s'emballer.

Ce qui vient, personne ne peut le prédire avec certitude. Mais les signaux convergent vers une escalade dont l'Europe ne sortira pas indemne économiquement, diplomatiquement, peut-être même humainement si les milices alliées de Téhéran décident de porter le conflit sur d'autres théâtres. Le monde a les yeux rivés sur le golfe Persique. Il serait temps que ses dirigeants y posent aussi leur conscience.

NOTE DE LA RÉDACTION  Les informations contenues dans cet article sont issues de sources ouvertes vérifiées (Washington Post, Axios, Wall Street Journal, Reuters, Goldman Sachs, IEA) et ne constituent pas des révélations classifiées. Tout journaliste ou rédacteur souhaitant utiliser ce contenu est invité à croiser ces données avec ses propres sources indépendantes.

© Alliance — Investigations & Analyses géopolitiques — Mars 2026

Reproduction autorisée avec mention explicite de la source.

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Iran : le Pentagone prépare une offensive terrestre limitée

Iran : le Pentagone prépare une offensive terrestre limitée

Vers une offensive terrestre en Iran ? Le Pentagone se prépare à une nouvelle phase de guerre

Alors que la guerre s’intensifie, les États-Unis envisagent un tournant majeur. Selon des sources américaines, le Pentagone prépare une opération terrestre en Iran, encore non validée par Donald Trump, mais qui pourrait marquer une escalade décisive du conflit.

Une préparation militaire déjà en cours

Le Pentagone élabore actuellement des plans pour une opération terrestre en Iran qui pourrait durer plusieurs semaines. Cette information, révélée par des responsables américains, intervient alors que des milliers de soldats, notamment des Marines, ont déjà été déployés au Moyen-Orient en prévision d’une possible nouvelle phase militaire. 

Cette montée en puissance reste conditionnée à une décision politique : le feu vert du président américain.

Une opération ciblée, pas une invasion

Contrairement à une guerre totale, les responsables américains insistent : il ne s’agirait pas d’une invasion massive de l’Iran.

Le plan évoqué repose sur des actions ciblées, combinant forces spéciales et unités d’infanterie, avec des frappes précises contre des objectifs stratégiques. 

Mais ce type d’opération expose directement les troupes américaines à des risques élevés : drones iraniens, tirs depuis le sol et engins explosifs improvisés.

Des objectifs stratégiques clairement identifiés

Parmi les cibles envisagées figure notamment l’île de Kharg, un point névralgique pour les exportations pétrolières iraniennes dans le golfe Persique.

D’autres opérations pourraient viser des zones côtières afin de neutraliser des capacités militaires menaçant les routes maritimes. 

Selon les estimations, ces interventions seraient limitées dans le temps, s’étalant sur plusieurs semaines — et non des mois.

Une administration américaine aux messages contradictoires

En parallèle de cette préparation militaire, la communication de la Maison-Blanche reste ambiguë.

D’un côté, Donald Trump laisse entrevoir une volonté de négociation pour mettre fin au conflit. De l’autre, sa porte-parole avertit que si l’Iran poursuit ses ambitions nucléaires, le président est prêt à « libérer l’enfer » contre Téhéran. 

Une ligne de crête assumée : préparer la guerre tout en laissant ouverte l’option diplomatique.

Une décision encore en suspens

À ce stade, aucune décision finale n’a été prise.

Les responsables américains rappellent que le rôle du Pentagone est de proposer des scénarios opérationnels, laissant au commandant en chef le soin de trancher. 

Mais une chose est déjà actée : la guerre entre dans une phase où l’option terrestre, longtemps écartée, n’est plus taboue.

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