Claudine Douillet

Claudine Douillet,st fondatrice, gérante et rédactrice en chef d'Alliance, premier magazine juif francophone créé sur le web en 1996. Depuis près de trente ans, elle dirige la ligne éditoriale du titre, en assurant une veille quotidienne de l'actualité israélienne et juive internationale, traduite et adaptée pour le lectorat francophone.
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Les articles de Claudine Douillet

7octobre2023.org piraté : le site d'archives du massacre du Hamas revient plus fort, avec 125 documents

7octobre2023.org piraté : le site d'archives du massacre du Hamas revient plus fort, avec 125 documents

Par Claudine Douillet I Le 4 octobre 2026

7octobre2023.org piraté : le site d'archives du massacre du Hamas revient plus fort, avec 125 documents

Le 7 octobre 2023, le Hamas et des civils gazaouis ont massacré, violé, brûlé et enlevé en Israël. Il y a deux semaines, le site 7octobre2023.org, qui en conserve les preuves, a été piraté. Il est de retour, plus complet, plus visuel, plus dur. À trois jours du troisième anniversaire, le message est clair : ni pardon, ni oubli.

Un piratage pour faire taire les preuves

Il y a deux semaines, 7octobre2023.org a été mis hors ligne par un piratage. Ce site n'a rien d'un blog d'opinion. C'est un fonds documentaire : des vidéos, des photographies, des témoignages, chacun avec sa provenance. S'en prendre à lui, c'est s'en prendre aux preuves. Ce qui dérange dans le 7 octobre, ce ne sont pas les commentaires, ce sont les images. Celles que les terroristes ont eux-mêmes filmées, diffusées et revendiquées.

La réponse a été immédiate. Le site a été reconstruit, renforcé, enrichi. Il revient avec 63 vidéos, 62 photographies documentaires et 125 archives classées. Ceux qui voulaient effacer la mémoire ont obtenu l'inverse : davantage de documents, mieux organisés, plus accessibles.

Ce que contient le nouveau 7octobre2023.org

Le fonds est structuré en quatre collections. « Scènes de crimes » réunit 92 documents tournés ou photographiés dans les kibboutz et sur les lieux de l'attaque. « Témoignages » donne la parole aux survivants et aux proches des victimes. « Déclarations du Hamas » conserve les mots des bourreaux, ceux qui ont revendiqué. Une dernière collection regroupe les documents les plus sensibles, dont l'ouverture reste un choix délibéré de chaque visiteur.

Chaque pièce dispose de sa fiche. Un espace mémoire est consacré aux victimes, et une page permet de transmettre un nouveau témoignage. Le site ne demande pas qu'on le croie sur parole. Il montre.

Le 7 octobre : nommer les choses

Le 7 octobre 2023 au matin, des milliers de terroristes du Hamas et d'autres groupes armés franchissent la frontière de Gaza. Environ 1 200 personnes sont assassinées en Israël, dans leur immense majorité des civils. 251 personnes sont enlevées vers Gaza, des nourrissons aux vieillards. Au festival Nova de Reïm, plus de 360 jeunes sont abattus. À Be'eri, Kfar Aza, Nir Oz, des familles entières sont exécutées chez elles, brûlées vives, mutilées. Des violences sexuelles sont documentées.

Il faut aussi dire ce que beaucoup taisent. Dans le sillage des commandos, des civils gazaouis ont franchi la clôture éventrée. Ils ont pillé, frappé, participé aux enlèvements. Des otages libérés ont raconté avoir été séquestrés dans des appartements de familles. Ce ne sont pas des rumeurs, ce sont des récits recueillis et des images. Le 7 octobre n'est pas seulement l'œuvre d'une organisation terroriste. C'est aussi celle de civils qui ont suivi.

Le 8 octobre : la riposte

Le 8 octobre, Israël entre officiellement en guerre. Le même jour, le Hezbollah ouvre le feu depuis le Liban. L'ordre des dates n'est pas un détail, il est le cœur du sujet. La guerre à Gaza est la conséquence du massacre, pas sa cause. Inverser la chronologie, c'est réécrire l'histoire au profit des assassins.

Depuis trois ans, les images de destruction à Gaza tournent en boucle. Celles du 7 octobre, elles, disparaissent des écrans, des réseaux et des mémoires. Le Hamas n'a pas seulement déclenché cette guerre. Il l'a menée depuis des tunnels creusés sous les écoles, les hôpitaux et les habitations, en faisant de sa propre population un bouclier. Chaque mort de cette guerre commence le 7 octobre.

Contre l'effacement, la preuve

Le déni du 7 octobre a commencé avant même que tous les corps soient identifiés. Mise en scène, exagération, « contexte » : les mots changent, l'objectif reste le même. Faire douter. Relativiser. Puis oublier. Les images sont retirées des plateformes, les comptes signalés, les sites attaqués.

Voilà pourquoi un fonds comme 7octobre2023.org est indispensable. Face au déni, une archive ne débat pas. Elle présente. Les vidéos tournées par les terroristes eux-mêmes, l'appel d'un assaillant se vantant auprès de ses parents d'avoir tué des Juifs, les photographies des maisons calcinées : tout cela existe, et tout cela restera consultable.

Ni pardon ni oubli

Le piratage voulait creuser un trou dans la mémoire. Il a produit un site plus complet, plus solide, plus percutant. À l'approche du troisième anniversaire, chacun peut agir : consulter les archives, partager les documents, transmettre un témoignage. Le 7 octobre ne sera pas effacé. Personne n'en aura le pouvoir.

Ni pardon. Ni oubli.

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Emily Damari dévoile des photos inédites de sa captivité à Gaza : « Ma survie est un miracle »- photos-

Emily Damari dévoile des photos inédites de sa captivité à Gaza : « Ma survie est un miracle »- photos-

Trois ans après son enlèvement, l'ex-otage Emily Damari publie des photos inédites de sa captivité à l'hôpital Shifa de Gaza et parle d'une survie miraculeuse.

Emily Damari dévoile des photos inédites de sa captivité à Gaza : « Ma survie est un miracle »

Par Claudine Douillet I Le 4 octobre 2026

Emily Damari a rompu le silence en images. Trois ans jour pour jour après son enlèvement selon le calendrier hébraïque, l'ex-otage du Hamas a publié sur Instagram des photos jamais montrées de sa détention à Gaza, prises à l'hôpital Shifa. Une chambre couverte de sang, un cadavre au sol, une jambe mal recousue qui a saigné pendant quatre mois : son témoignage glace le sang.

Trois ans après Simhat Torah, le retour des images

Samedi, à la date hébraïque de Simhat Torah, Emily Damari a choisi de revenir sur le jour où sa vie a basculé. « Il y a trois ans, à cette heure-ci, pendant Simhat Torah, j'étais au plus profond de la bande de Gaza », écrit-elle en légende de sa publication, rapporte le Jerusalem Post.

Les clichés la montrent à l'hôpital Shifa peu après son enlèvement, le 7 octobre 2023. La jeune femme y a été soignée, si l'on peut employer ce mot, pour une blessure par balle à la main et une blessure par éclat d'obus à la jambe. Ces photos, jusqu'ici inédites, constituent un document rare sur les conditions dans lesquelles les otages blessés ont été pris en charge par leurs ravisseurs.

Emily Damari dévoile des photos inédites de sa captivité à Gaza : « Ma survie est un miracle »

Emily Damari dévoile des photos inédites de sa captivité à Gaza : « Ma survie est un miracle »

« Dr Hamas » et des kalachnikovs braquées sur sa tête

Le récit d'Emily Damari est sans détour. Elle décrit une pièce répugnante, maculée de sang, avec un corps sans vie étendu au sol à côté d'elle. Un homme se présente alors à elle comme le « Dr Hamas ». Il n'est pas seul : une dizaine d'hommes armés l'accompagnent, kalachnikovs pointées sur sa tête. Elle les appelle des « monstres ».

Ce témoignage pèse lourd. L'hôpital Shifa, le plus grand établissement médical de Gaza, a été au cœur des accusations israéliennes sur l'utilisation des infrastructures civiles par le Hamas. Les images d'Emily Damari, prises dans ses murs avec une otage blessée sous la menace d'hommes armés, apportent une illustration directe de cette réalité.

Une jambe qui a saigné pendant quatre mois

Une jambe qui a saigné pendant quatre mois

Une jambe qui a saigné pendant quatre mois

« Ceux qui connaissent un peu la médecine comprendront, en regardant ces photos, que le fait que je sois encore là aujourd'hui est un miracle », écrit l'ex-otage. Sa jambe a continué de saigner pendant quatre mois. Les points de suture posés sur sa main, censés être retirés au bout de deux semaines, y sont restés une année entière.

Emily Damari avait déjà raconté, lors de précédentes interventions dans les médias, que sa plaie à la jambe avait été mal suturée. En mars 2025, après une opération correctrice de la main, elle expliquait qu'à son réveil le « Dr Hamas » lui avait annoncé la perte de deux doigts, et que sa blessure à la jambe avait été refermée avec seulement quatre points au lieu de seize.

Une jambe qui a saigné pendant quatre mois

Une jambe qui a saigné pendant quatre mois

Deux doigts amputés, devenus un symbole

L'amputation de deux doigts de sa main gauche est devenue, malgré elle, un emblème. Au moment de sa libération, l'image de la jeune femme levant sa main mutilée a fait le tour d'Israël et du monde. Elle a depuis subi une nouvelle intervention chirurgicale sur sa main après son retour.

Originaire du kibboutz Kfar Aza, l'un des plus durement frappés lors du massacre du 7 octobre, Emily Damari, israélo-britannique, a été arrachée à son domicile par les terroristes du Hamas. Elle fait partie des otages dont le sort a mobilisé une campagne internationale, portée notamment par sa mère, Mandy.

471 jours de captivité

Emily Damari a été libérée début 2025, après 471 jours aux mains du Hamas. Elle faisait partie du premier groupe d'otages relâchées dans le cadre de l'accord de cessez-le-feu, aux côtés de Romi Gonen et Doron Steinbrecher. Les images de ses retrouvailles avec sa mère, diffusées par l'armée israélienne, ont ému tout le pays.

Depuis, la jeune femme n'a cessé de témoigner. Ses prises de parole publiques, sur les réseaux sociaux comme dans les médias, contribuent à documenter ce qu'ont vécu les otages et à empêcher que leur souffrance ne soit effacée ou relativisée.

Un mariage à Tel-Aviv en août dernier

La vie a repris ses droits. En août, Emily Damari a épousé sa compagne, l'influenceuse culinaire israélienne Danielle « Dani » Amit, lors d'une célébration à Tel-Aviv. Le couple s'était fiancé en janvier 2026, un an après la libération de la jeune femme.

Lors de la fête, Mandy Damari a pris la parole pour rappeler les 471 jours de captivité de sa fille. Elle a confié que, pendant ces jours et ces nuits sans fin, imaginer un jour la voir vivante, en sécurité, heureuse et aux côtés de la personne qu'elle aime relevait de l'impossible.

Plusieurs anciens otages étaient présents, parmi lesquels Romi Gonen, Doron Steinbrecher, Liri Albag, Daniella Gilboa, Omer Shem Tov, Keith et Aviva Siegel, ainsi que les jumeaux Gali et Ziv Berman.

Témoigner pour ne pas oublier

En publiant ces photos à la date anniversaire de son enlèvement, Emily Damari ne cherche pas l'émotion facile. Elle montre, preuves à l'appui, ce que le Hamas a infligé à une jeune femme blessée et sans défense. Trois ans après le 7 octobre, son témoignage rappelle que la mémoire des otages repose désormais aussi sur ceux qui en sont revenus et qui ont le courage de raconter.

Source : The Jerusalem Post

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Vol FZ1073 : le pilote terroriste s'était posé en Israël une semaine avant

Vol FZ1073 : le pilote terroriste s'était posé en Israël une semaine avant

 

Par Claudine Douillet I Le 4 octobre 2026

Vol flydubai FZ1073 : le copilote omanais s'était posé à Ben Gourion une semaine avant l'attentat manqué

Le copilote omanais qui a tenté de précipiter au sol le vol flydubai FZ1073 et ses 174 passagers israéliens le 30 septembre avait déjà atterri à l'aéroport Ben Gourion une semaine plus tôt. Selon la chaîne israélienne N12, les autorités vérifient désormais si d'autres pilotes porteurs de passeports iraniens, syriens ou irakiens se sont posés en Israël ces dernières années, sans aucun contrôle de l'État hébreu.

Un pilote déjà venu en Israël

La révélation est tombée samedi soir dans le journal du week-end de N12. Hamam al-Hammami, le copilote de flydubai qui a tenté d'écraser un Boeing 737 MAX 8 rempli d'Israéliens, connaissait parfaitement la route. Il s'était déjà posé à Ben Gourion à plusieurs reprises, la dernière fois sept jours avant le vol. Personne en Israël ne s'en était inquiété.

Les journalistes Dean Fisher et Nir Dvori décrivent un véritable fiasco. Les services de sécurité israéliens examinent désormais une hypothèse vertigineuse : des pilotes détenteurs d'une double nationalité, dont celle d'un pays ennemi comme l'Iran, la Syrie ou l'Irak, ont pu se poser en Israël sans jamais être identifiés.

Deux minutes de chute au-dessus de l'Arabie saoudite

Le mercredi 30 septembre, le vol FZ1073 décolle de Dubaï à 7h05 pour Tel-Aviv. Un peu plus de deux heures plus tard, l'appareil plonge brutalement de plus de 5 000 mètres en deux minutes environ, remonte, puis replonge. Dans le cockpit, le copilote vient d'attaquer le commandant de bord indien Smit Machchhar à l'aide de la hache de secours, avant de tenter de s'emparer des commandes.

Grièvement blessé, à terre, le commandant trouve la force d'ouvrir la porte du poste de pilotage. Des passagers et des membres d'équipage s'y engouffrent et maîtrisent l'agresseur. L'Israélien Yaniv Hayoun, l'un d'eux, a raconté à N12 avoir été projeté au sol par la plongée, le corps comme aspiré vers le plancher, incapable de bouger. Deux pilotes de réserve présents à bord reprennent l'avion en main et le posent à Tabouk, dans le nord-ouest de l'Arabie saoudite. Les 174 passagers ont ensuite été rapatriés à Ben Gourion.

Hamam al-Hammami, un profil déjà signalé à Oman

Le procureur général des Émirats arabes unis, Hamad Saif al-Shamsi, a qualifié samedi les faits d'acte terroriste. Benyamin Netanyahou a affirmé sur Fox News que le copilote avait subi un endoctrinement islamiste radical, tandis que le ministre de la Défense Israël Katz parle d'une tentative d'attentat djihadiste.

Le parcours du copilote interroge. Selon CNN, il est né aux Émirats d'une mère syrienne. Il a passé sept ans chez Oman Air jusqu'en février 2025, puis quelques mois chez Royal Air Maroc. D'après le Wall Street Journal et ABC News, les autorités omanaises l'avaient interdit de vol en raison de ses positions extrémistes. Selon CBS, flydubai l'a pourtant embauché sans consulter le gouvernement d'Oman. Aucune information n'a circulé jusqu'à Jérusalem.

Liste d'équipage : le ministère des Transports dément, le fisc confirme

C'est le cœur de la polémique. L'Autorité fiscale israélienne affirme avoir reçu des Émirats la liste de l'équipage avant le décollage, dans le cadre d'une procédure établie. Le quotidien Haaretz ajoute que le ministère des Transports et le Mossad étaient censés la vérifier.

La division sécurité du ministère des Transports dément catégoriquement avoir reçu des noms. Elle explique ne pas être un organisme de renseignement et s'en remettre aux compagnies aériennes, qui contrôlent elles-mêmes leurs pilotes. Ses responsables reconnaissent ne pas pouvoir dire avec certitude qui a atterri en Israël ces dernières années, et lâchent une phrase qui glace : rien ne garantit à 100 % que cela ne se reproduira pas, sauf à stopper l'aviation étrangère vers Israël.

Un angle mort dans la sécurité aérienne israélienne

N12 dresse la liste des défaillances. Personne en Israël ne savait qu'Oman avait cloué au sol ce pilote, ni qu'il s'était radicalisé. Aucun suivi continu des équipages étrangers n'était assuré, ni par le Mossad ni par le Shin Bet. L'État se contentait des déclarations des compagnies.

Le paradoxe est cruel. Il y a quelques mois, le chef du Shin Bet, David Zini, avait interdit aux compagnies israéliennes de desservir Dubaï en raison des failles du contrôle des bagages. Rien n'avait été prévu pour les pilotes des compagnies étrangères qui, eux, se posaient chaque jour à Ben Gourion. Le contexte rend la faille plus inquiétante encore : depuis la fin mars, les Émirats interdisent l'entrée et le transit aux détenteurs de passeports iraniens, signe que la menace était identifiée dans la région.

flydubai suspend ses vols, la traque des autres pilotes commence

Shmuel Zakai, directeur de l'Autorité de l'aviation civile, explique que les autorités émiraties ont ordonné à flydubai de suspendre ses liaisons avec Israël jusqu'à la fin de l'enquête, afin de s'assurer qu'aucune autre brèche n'existe et que le copilote a agi seul. L'enquête est désormais menée à Abou Dhabi, l'avion étant immatriculé aux Émirats.

L'appareil sécuritaire israélien n'exclut pas que d'autres pilotes de même profil travaillent dans des compagnies étrangères. Une course contre la montre est engagée, en coopération internationale, pour les identifier. Le 30 septembre, ce sont quelques passagers qui ont sauvé 174 vies. La question posée à l'État d'Israël est désormais simple : qui atterrit chaque jour à Ben Gourion ?

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Tous les titres de la presse israélienne par Alliance Magazine du 4 octobre 2026

Revue de presse israélienne du 21 octobre 2026 par Alliance Magazine

Revue de presse israélienne 4 octobre 2026

L'attaque dans le cockpit du vol flydubai vers Tel-Aviv révèle des failles dans le contrôle des équipages étrangers, tandis que les familles du 7 octobre et l'ancien chef d'état-major Herzi Halevi mettent Benyamin Netanyahou sous pression.

Sécurité

Vol flydubai : le commandant raconte l'agression dans le cockpit
Le commandant de bord du vol FZ1073 Dubaï–Tel-Aviv, Smit Machchhar, de nationalité indienne, a livré son récit de l'incident survenu mercredi. Selon lui, son copilote omanais a demandé quelques minutes pour prier avant de le frapper violemment à la tête par derrière. Malgré ses blessures et une vision troublée, il a résisté puis réussi à déverrouiller la porte du poste de pilotage, permettant à des passagers israéliens de maîtriser l'agresseur. L'appareil, qui transportait 174 passagers, a perdu plus de 16 000 pieds d'altitude avant d'être dérouté vers Tabouk, en Arabie saoudite.
Benyamin Netanyahou s'est entretenu avec lui et lui a proposé d'allumer un flambeau lors de la prochaine cérémonie du Jour de l'Indépendance, un honneur habituellement réservé aux citoyens israéliens. (Ynet) https://www.ynetnews.com/article/skfh360cge

Le profil radical du copilote mis au jour
S'appuyant sur une enquête du quotidien britannique The Telegraph, Maariv détaille le parcours du copilote omanais. Plus de 2 000 messages publiés entre fin 2021 et l'été 2022 sur un compte qui lui est attribué feraient l'apologie d'une lecture extrême de la charia, de violences contre les femmes et du meurtre de Juifs. À l'époque, il suivait à distance une formation en gestion aéronautique dans une université britannique. Oman Air l'aurait déjà écarté l'an dernier pour détention de contenus extrémistes, avant son embauche par flydubai début 2026. Les Émirats arabes unis qualifient l'incident de tentative d'attentat, sans lien établi à ce stade avec une organisation. (Maariv) https://www.maariv.co.il/news/world/article-1373292

Qui devait vérifier l'équipage ? Versions contradictoires
La question de la responsabilité divise les institutions et les médias. Haaretz affirme, sur la foi de sources sécuritaires, que la liste de l'équipage avait été transmise à l'avance aux autorités israéliennes, l'Autorité fiscale confirmant l'avoir reçue, sans que le ministère des Transports ne précise si elle avait été examinée. Walla rapporte à l'inverse la position de Tamir Ori, responsable de la sécurité au ministère des Transports, selon qui les noms des pilotes n'avaient pas été communiqués et son service n'est pas une agence de renseignement chargée d'enquêtes de moralité sur les équipages des quelque 120 compagnies desservant Israël. Les deux récits restent à ce stade inconciliables. (Haaretz) https://www.haaretz.com/israel-news/israel-security/2026-10-03/ty-article/.premium/israel-had-list-of-flydubai-flight-crew-ahead-of-pilots-hijacking-attempt/000001a1-028d-d36a-a5bf-33ef9cae0000 (Walla) https://www.walla.co.il/news/israel/383956167

Des pilotes porteurs de passeports de pays ennemis ont atterri en Israël
Mako évoque un « échec du renseignement » : les autorités examinent désormais le cas d'autres pilotes détenteurs de passeports iraniens, syriens ou irakiens qui ont pu se poser à l'aéroport Ben-Gourion. Selon la chaîne, le copilote mis en cause possédait plusieurs nationalités, dont l'iranienne, et s'était déjà posé en Israël une semaine avant les faits. Aucun suivi continu du personnel navigant étranger n'existait, les vérifications reposant sur les seules déclarations des compagnies. flydubai a suspendu ses liaisons avec Israël le temps de l'enquête. (Mako) https://www.mako.co.il/news-military/2026_q4/Article-f9ea7956bc201a1027.htm

Liban : deux soldats blessés par une grenade mal lancée
Deux militaires du bataillon Gefen, dont des élèves officiers, ont été blessés vendredi soir près du village de Majdal Zoun, dans le sud du Liban. Un appelé est grièvement atteint et un officier combattant moyennement. Selon l'armée, une grenade a été lancée de façon incorrecte lors d'une activité opérationnelle ; l'enquête cherche à déterminer si elle a heurté un obstacle avant d'exploser. Les deux blessés ont été évacués vers l'hôpital Rambam de Haïfa. Dans un accident de la route distinct survenu le même jour dans le secteur, huit soldats ont été légèrement blessés. (Ynet) https://www.ynetnews.com/article/r10susyjmg

1 318 membres des forces de sécurité tombés depuis le 7 octobre
À l'approche du troisième anniversaire de l'attaque du Hamas, le ministère de la Défense dresse un bilan de 1 318 membres des forces de sécurité tués sur l'ensemble des fronts, Gaza, Liban et Judée-Samarie compris. Le décompte inclut soldats, policiers, agents du Shin Bet, pompiers et membres des équipes locales d'intervention. Plus de 7 150 proches sont reconnus comme familles endeuillées, dont 2 143 parents, 355 veuves et 880 orphelins. La semaine dernière, deux officiers de réserve de la 16e brigade ont été tués par l'explosion d'un drone dans un poste du nord de Gaza. (The Jerusalem Post) https://www.jpost.com/israel-news/defense-news/article-910490

Politique

Les familles du 7 octobre accusent Netanyahou d'avoir ignoré les alertes
Le Conseil d'octobre, qui regroupe des familles de victimes, a présenté les conclusions de sa propre enquête indépendante. Il soutient que le Premier ministre aurait dissimulé des informations et écarté à plusieurs reprises des avertissements annonçant l'offensive du Hamas. Ces accusations relancent le débat sur l'absence de commission d'enquête d'État, à quelques jours du troisième anniversaire du massacre. Aucune réaction du bureau du Premier ministre n'est rapportée à ce stade. (Haaretz) https://www.haaretz.com/israel-news/israel-security/2026-10-04/ty-article/.premium/october-7-victims-families-allege-netanyahu-ignored-repeated-warnings-of-attack/000001a1-0329-d2e8-afb1-173db4ec0000

Herzi Halevi : Netanyahou a refusé de sanctionner les réservistes absents
Devant des familles endeuillées, l'ancien chef d'état-major Herzi Halevi a affirmé avoir proposé au Premier ministre de renvoyer les réservistes qui refusaient de se présenter, au moment de la crise autour de l'abrogation de la clause de raisonnabilité. Benyamin Netanyahou aurait catégoriquement refusé, craignant d'amplifier le mouvement. Halevi dit aussi lui avoir demandé, en vain, un message public de soutien aux réservistes, et lui reproche d'avoir tenu en privé un discours différent de ses critiques publiques contre l'armée. Ni le bureau du Premier ministre ni l'entourage de Halevi n'ont commenté. (Mako) https://www.mako.co.il/news-military/2026_q4/Article-bc10b0155b201a1026.htm

Otages : la guerre aurait pu finir un an plus tôt, selon l'ancien négociateur Nitzan Alon
Le général de réserve Nitzan Alon, qui dirigeait la cellule de l'armée chargée des otages et des disparus, estime qu'Israël aurait pu obtenir les mêmes résultats militaires contre le Hamas et libérer les captifs environ un an plus tôt. Selon lui, l'accord d'octobre 2025 n'était guère meilleur que des arrangements envisageables plusieurs mois auparavant, et certains otages morts en captivité auraient pu rentrer vivants. Il appelle à des plans « réalistes et équilibrés » plutôt qu'à la recherche d'une victoire totale, tout en se gardant de prêter des motivations personnelles au Premier ministre. (The Jerusalem Post) https://www.jpost.com/israel-news/article-910481

Diplomatie

Netanyahou : le Royaume-Uni « reste un allié », malgré ses choix
Dans un entretien au Daily Mail, Benyamin Netanyahou a qualifié la Grande-Bretagne d'alliée tout en reprochant à son gouvernement de ménager les « forces islamistes » et de s'en prendre à Israël. Il a affirmé que le renseignement israélien avait averti Londres d'un projet d'attentat commandité par l'Iran contre une base de la Royal Air Force, plan qui aurait été déjoué. Le Premier ministre a également mis en garde le pays contre une perte de contrôle de ses frontières, tout en jugeant un redressement encore possible. (The Jerusalem Post) https://www.jpost.com/israel-news/politics-and-diplomacy/article-910454

Washington expulse deux membres de la délégation iranienne à l'ONU
Deux représentants iraniens venus à New York pour l'Assemblée générale des Nations unies ont été expulsés des États-Unis après avoir refusé de partir à l'issue des débats, malgré plusieurs avertissements du département d'État. Channel 14 présente cette mesure comme le signe d'une « tolérance zéro » américaine. La chaîne relaie aussi l'affirmation de la Maison-Blanche selon laquelle les sanctions produisent leurs effets en Iran, avec une inflation évoquée autour de 90 % et un rial effondré face au dollar. (Channel 14) https://www.c14.co.il/article/1721929

Économie

Trois ans après le 7 octobre, une facture sociale de plusieurs milliards
Selon les données de l'Institut national d'assurance (Bituah Leumi) publiées par Walla, 87 286 personnes ont été reconnues victimes d'actes hostiles depuis le 7 octobre 2023, dont plus de 40 000 avec un taux d'invalidité, très majoritairement d'ordre psychologique. 1 029 civils ont été tués, parmi lesquels 63 mineurs. Les versements ont dépassé 2 milliards de shekels en 2024 puis 3,5 milliards en 2025, auxquels s'ajoutent plus de 750 millions consacrés à la réadaptation. Ces chiffres illustrent le coût durable de la guerre pour les finances publiques. (Walla) https://www.walla.co.il/news/israel/383956129

Le président de Netivei Ayalon interpellé par l'unité Lahav 433
Idan David, président de Netivei Ayalon, société publique qui pilote pour le ministère des Transports des projets de transport en commun et de gestion du trafic, a été identifié comme le suspect interrogé jeudi par l'unité nationale de lutte contre la criminalité. Il est soupçonné notamment d'obtention frauduleuse d'avantages, d'abus de confiance, de faux et d'usage de faux, ainsi que de fausse déclaration sous serment. Son domicile et son bureau ont été perquisitionnés avant sa remise en liberté sous conditions. (The Jerusalem Post) https://www.jpost.com/israel-news/crime-in-israel/article-910471

Société

Emily Damari dévoile des photos inédites de sa captivité
Trois ans jour pour jour, selon le calendrier hébraïque, après son enlèvement lors de Simhat Torah, l'ex-otage Emily Damari a publié sur Instagram des images prises pendant sa détention à Gaza, notamment à l'hôpital Shifa. Elle y décrit une chambre maculée de sang et une blessure à la jambe mal suturée qui a continué de saigner pendant quatre mois. Amputée de deux doigts après une blessure par balle à la main, elle qualifie sa survie de miracle. Libérée début 2025, elle s'est mariée en août dernier à Tel-Aviv. (The Jerusalem Post) https://www.jpost.com/israel-news/article-910488

Simhat Torah célébrée près du site de Nova malgré l'interdiction
Un groupe d'Israéliens a organisé une fête de Simhat Torah à proximité du mémorial du festival Nova, où 378 personnes ont été tuées le 7 octobre, en dépit de l'interdiction décidée par la police et le KKL. Les organisateurs invoquent la liberté des familles de marquer la date à leur manière. Le président du KKL, Eyal Ostrinsky, a vivement condamné l'initiative en la comparant à une fête organisée à Auschwitz, tandis que des familles endeuillées ont dénoncé un geste déplacé. (The Jerusalem Post) https://www.jpost.com/israel-news/article-910470

Jaffa : le chef de la communauté grecque orthodoxe dénonce une humiliation policière
Le père Constantin, figure respectée de la communauté grecque orthodoxe de Jaffa, affirme avoir été menotté et arrêté lors d'une opération de police rue Louis-Pasteur, puis sommé de se déshabiller. Il se dit sous le choc du traitement subi. L'affaire, qui touche aux relations entre la police et les minorités, n'a pas fait l'objet d'une réponse officielle de la police dans l'article. (Haaretz) https://www.haaretz.com/israel-news/israel-crime/2026-10-03/ty-article/.premium/they-told-me-to-take-my-clothes-off-jaffa-priest-recounts-police-abuse/000001a1-0306-d1c4-abeb-737624280000

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Auto-stop en France : l'incroyable histoire des deux Israéliennes qui fait arrêter le monstre de Boulogne

Auto-stop en France : l'incroyable histoire des deux Israéliennes qui fait arrêter le monstre de Boulogne

Monstre du bois de Boulogne : en 1963, deux Israéliennes de 20 ans font tomber le prédateur des auto-stoppeuses

Par Claudine Douillet I le 4 octobre 2026

Deux jeunes Israéliennes tout juste libérées de Tsahal ont permis à la police française d'arrêter, en 1963, l'homme qui dépouillait les auto-stoppeuses étrangères depuis des mois. Abandonnées dans un bois sans passeport ni argent, Bina Feiner et Ora Yosha n'avaient qu'une arme : un numéro de plaque gravé dans la mémoire de l'une d'elles. Quarante-huit heures plus tard, le suspect était sous les verrous.

Une Dauphine bleue s'arrête au bord de la route

Septembre 1963, à la sortie de Paris. Deux jeunes femmes de 20 ans attendent sur le bas-côté, sac à dos sur les épaules. Dans un sac en bandoulière, tout ce qui compte : passeports, billets de bateau pour le retour en Israël, argent du voyage. On les a pourtant prévenues à Paris de ne pas faire de stop. Elles n'en ont pas tenu compte.

Une Renault Dauphine bleue se gare. Au volant, un homme grand, coiffé d'une casquette, en bleu de travail sale, propose très poliment de les emmener. Ora Yosha monte à l'arrière, Bina Feiner s'assoit à côté du conducteur.

Le trajet bascule vite. Le chauffeur invente des travaux sur la route principale et s'engage dans la forêt. Il s'arrête brusquement, se tourne vers Bina, tente de l'enlacer et lâche : « En France, on fait l'amour. »

La fuite, puis le vol

Bina Feiner pense aussitôt aux histoires de jeunes filles assassinées en faisant du stop. Elle hurle. Les deux amies ouvrent les portières et s'enfuient en courant. L'homme ne les poursuit pas. Il démarre et disparaît avec toutes leurs affaires.

C'est à ce moment précis qu'Ora Yosha a le réflexe qui va tout changer : elle fixe la plaque d'immatriculation de la voiture qui s'éloigne.

Sur l'instant, cela ne sert à rien. Les deux jeunes femmes se retrouvent au milieu des bois, sans papiers, sans un sou, sans même un peigne. Elles s'assoient par terre et pleurent. Elles raconteront plus tard avoir eu le sentiment que leur monde s'écroulait.

Le « monstre » que la police traquait depuis des mois

Ce qu'elles ignorent, c'est que l'homme est recherché depuis l'été par toute la police française. La presse l'a surnommé le « monstre du bois de Boulogne ». Sa méthode ne varie pas : il prend en stop des jeunes femmes, presque toujours des touristes étrangères, quitte la grande route sous prétexte d'un raccourci par les bois, puis s'en prend à ses passagères dans un coin isolé. Prises de panique, elles s'enfuient en abandonnant leurs bagages. C'est précisément ce qu'il cherche.

Une vingtaine de jeunes touristes norvégiennes, allemandes, britanniques et américaines sont passées entre ses mains. Aucune n'a pu fournir d'indice décisif. Les enquêteurs ne disposent que d'un seul élément : le propriétaire d'une Dauphine bleue.

Un commissaire qui refuse d'y croire

Sauvées par un cycliste

Abandonnées en pleine forêt, quelque part sur la route entre Paris et Lyon, les deux jeunes femmes sont recueillies par un cycliste qui passe par là. Il les conduit jusqu'au village le plus proche. Le maire prévient aussitôt la police.

Au commissariat, Ora Yosha donne le numéro de la plaque qu'elle a mémorisé. Le chef de la police judiciaire n'y croit pas, car l'immatriculation correspond à un autre département. Ora Yosha refuse d'en démordre. Les policiers vérifient : elle avait raison.

Ce soir-là, des habitants du village logent les deux Israéliennes chez eux. Le lendemain matin, le maire leur donne un peu d'argent pour qu'elles puissent rentrer à Paris et se rendre à l'ambassade d'Israël.

À l'ambassade d'Israël, un accueil glacial

Le lendemain matin, Bina Feiner et Ora Yosha se présentent à l'ambassade d'Israël à Paris. Elles n'ont plus rien : ni passeport, ni argent, ni billets de bateau pour rentrer.

Le personnel de l'ambassade leur conseille d'envoyer un télégramme à leurs parents en Israël pour leur demander de l'argent. Les deux jeunes femmes refusent. Elles demandent alors au consul, Levi Locker, de quoi payer le voyage jusqu'à Marseille, où elles doivent récupérer de nouveaux billets auprès de la compagnie maritime. Selon elles, le consul leur répond en deux mots : « Faites du stop. »

Elles insistent. L'ambassade finit par leur prêter 20 dollars. Cette somme doit leur suffire pour vivre deux semaines à Paris, jusqu'au départ de leur bateau. Une famille juive parisienne apprend leur histoire et les héberge jusqu'à leur retour en Israël.

Interrogé par la presse au moment des faits, le consul Levi Locker donne une autre version. Il assure que le consulat leur a prêté de l'argent pour les dépanner et a demandé à la compagnie maritime de leur fournir des duplicata de leurs billets.

Un imprimeur, marié et père de trois filles

Quarante-huit heures après l'agression, selon Yedioth Ahronoth, la police arrête le suspect. Le « monstre » n'a rien d'un caïd du milieu. Albert Thibault, 42 ans, est imprimeur, marié et père de trois filles. Bina Feiner et Ora Yosha sont convoquées pour l'identifier.

Elles ne récupèrent presque rien. L'homme a brûlé leurs passeports et vidé l'argent du sac. Seul le sac de Bina, vide, leur est rendu.

« Deux soldates israéliennes » à la une

La presse française s'empare de l'affaire. Radio, télévision, journaux : les photos et les noms des deux jeunes femmes circulent partout, présentées comme deux soldates israéliennes à l'origine de l'arrestation du « monstre ». France-Soir s'amuse que quiconque s'attaque à deux jeunes Israéliennes sortant de l'armée risque d'être piqué à son tour.

Les héroïnes, elles, ne mesurent pas leur célébrité. Quand le correspondant de Yedioth Ahronoth à Paris tente de les joindre à leur auberge de jeunesse, le gérant lui répond simplement qu'elles sont sorties visiter la ville.

Un voyage qui avait commencé en Écosse

Tout avait commencé un mois plus tôt. À la fin de leur service militaire, les deux amies d'enfance décident de parcourir la Grande-Bretagne, la France et la Suisse. Elles embarquent sur un navire français, passent une semaine comme bénévoles dans un camp de jeunesse à l'est de Londres avec des jeunes Anglais et Écossais, puis montent en stop jusqu'en Écosse. Un meurtre récent dans la région, celui d'une auto-stoppeuse tuée par un automobiliste, ne les arrête pas. Elles traversent ensuite la Manche en ferry et poursuivent en France, toujours au pouce.

Retour triomphal à Givatayim

Le 13 octobre 1963 au matin, Bina Feiner et Ora Yosha posent le pied en Israël. Le jour même, l'épicerie de Samuel Feiner, rue Remez à Givatayim, déborde de monde. Pas de clients ce jour-là, mais des voisins, des amis et des curieux venus entendre de la bouche de Bina le récit de l'aventure qui avait fait la une à Paris.

Source : Ynet / Yedioth Ahronoth

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Veille des médias arabes et iraniens sur Israël — 1er octobre 2026

Veille des médias arabes et iraniens sur Israël d'Alliance magazine — 27 septembre 2026

Veille des médias arabes et iraniens sur Israël — 1er octobre 2026

En ce début octobre, la visite de Benjamin Netanyahou à Abou Dhabi provoque une mise en garde frontale de Téhéran contre tout État de la région accueillant des responsables israéliens. Le deuxième anniversaire de la mort de Hassan Nasrallah sert de tribune au Hezbollah et à l'appareil militaire iranien pour réaffirmer leur volonté de chasser Israël de la région, tandis que la Turquie réclame des « mesures concrètes » contre l'État hébreu et que la rue marocaine se mobilise contre l'échange d'ambassadeurs avec Israël.

Iran (diplomatie)

Visite de Netanyahou : l'Iran menace les États qui reçoivent Israël

Le ministère iranien des Affaires étrangères a averti les pays de la région des conséquences « extrêmement dangereuses » de l'accueil de dirigeants israéliens, après la visite de Benjamin Netanyahou aux Émirats arabes unis, rapporte le Tehran Times.

Un avertissement adressé à tout le Golfe

Selon le quotidien iranien, la diplomatie de Téhéran qualifie le Premier ministre israélien de dirigeant « tueur d'enfants » et « belliciste », et appelle les gouvernements voisins à cesser de faciliter la présence « déstabilisatrice » d'Israël dans la région, la sécurité régionale étant présentée comme « collective et indivisible ». Le Tehran Times présente par ailleurs les accords d'Abraham comme un instrument destiné à fracturer l'unité islamique, et dénonce l'intégration militaire entre Abou Dhabi et Israël. Ce message vise directement la normalisation entre Israël et les monarchies du Golfe.

Lien source : https://www.tehrantimes.com/news/530591/Iran-warns-regional-states-against-hosting-Israeli-officials Source et date : Tehran Times, 30 septembre 2026 Turquie

La Turquie appelle à des « mesures concrètes » contre Israël

Le Conseil de sécurité nationale de la Turquie, réuni sous la présidence de Recep Tayyip Erdogan, a appelé la communauté internationale à prendre des « mesures concrètes » contre Israël, rapporte l'agence Anadolu.

Israël accusé de saboter la stabilité régionale

Selon l'agence turque, l'instance accuse l'« administration israélienne » de poursuivre ses attaques à Gaza et au Liban sans respecter ses engagements en faveur de la paix, et de chercher à empêcher la stabilisation de la région en violant l'intégrité territoriale et la souveraineté de la Syrie. Le communiqué, cité par Anadolu, décrit par ailleurs la guerre opposant les États-Unis et Israël à l'Iran comme un « cercle vicieux » fragilisant toute la région. Cet appel à l'action internationale s'inscrit dans la ligne d'isolement d'Israël défendue par Ankara depuis la guerre de Gaza.

Lien source : https://aa.com.tr/en/middle-east/turkiyes-national-security-council-calls-for-concrete-steps-against-israel/4074198 Source et date : Agence Anadolu, 30 septembre 2026 Mots-clés : Turquie, Israël, Erdogan, Syrie, isolement diplomatique

Maroc

 Maroc : 45 villes manifestent contre l'ambassade d'Israël

Au Maroc, des rassemblements organisés dans 45 villes ont réclamé l'arrêt de la normalisation avec Israël, après l'annonce de la transformation des bureaux de liaison en ambassades, rapporte Al Jazeera.

« Contre la normalisation »

Selon la chaîne qatarie, le Front marocain de soutien à la Palestine et contre la normalisation et le Comité marocain de soutien aux causes de la nation ont mobilisé les manifestants du 25 au 27 septembre, de Rabat à Casablanca en passant par Tanger, Fès et Agadir, sous le mot d'ordre « Vendredi pour Al-Aqsa et contre la normalisation ». Les participants exigent, toujours selon Al Jazeera, l'abandon de l'échange d'ambassadeurs annoncé le 16 septembre et la fin des liens institutionnels avec Israël. Les autorités ont interdit certains rassemblements et procédé à plus d'une douzaine d'interpellations à Tanger.

Lien source : https://www.aljazeera.com/news/2026/9/30/moroccos-pro-palestine-protests-challenge-rabats-deepening-israel-ties Source et date : Al Jazeera, 30 septembre 2026

Hezbollah / Liban

 Hezbollah : Qassem rejette toute négociation directe avec Israël

Le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qassem, a affirmé que la « résistance » contre Israël se poursuivrait jusqu'à l'« expulsion complète » des forces israéliennes, lors de la commémoration de la mort de Hassan Nasrallah à Beyrouth, rapporte Press TV.

Refus de tout dialogue avec « l'ennemi »

Devant des dizaines de milliers de partisans réunis dans la banlieue sud de la capitale libanaise, le chef du mouvement chiite a rejeté les pourparlers menés par le gouvernement libanais, estimant, selon Press TV, que des négociations directes avec « l'ennemi » ne mèneraient le Liban qu'à la défaite. Il a assuré que la Palestine resterait la « boussole » du Hezbollah et refusé toute soumission à ce qu'il qualifie d'agression israélienne. Ce discours marque une opposition frontale à toute normalisation libano-israélienne.

Lien source : https://www.presstv.co.uk/Detail/2026/09/27/777136/Lebanon-Hezbollah-chief-resistance-continue-Israeli-forces-leave-occupied-lands- Source et date : Press TV, 27 septembre 2026

Iran (armée)

Iran : l'armée veut « chasser » Israël du Moyen-Orient

Le commandant en chef de l'armée iranienne, le général Amir Hatami, a déclaré que la sécurité régionale passait par l'expulsion des États-Unis et d'Israël de la région, rapporte le Tehran Times.

Menace de riposte « dévastatrice »

Selon le quotidien, l'officier a qualifié Israël de « régime sioniste » et affirmé que les calculs de l'adversaire avaient « totalement échoué » depuis le début de la guerre lancée le 28 février. Le lendemain, le chef d'état-major des forces armées, le général Ali Abdollahi, a promis, cité par Press TV, une réponse « décisive et dévastatrice » de l'Iran et de « l'axe de la résistance » à toute menace, en visant explicitement « l'ennemi israélo-américain ». Ces déclarations confirment la ligne militaire de Téhéran : l'élimination de la présence israélienne comme objectif stratégique.

Lien source : https://tehrantimes.com/news/530481/Army-chief-Driving-US-and-Israel-out-of-West-Asia-prerequisite Source et date : Tehran Times, 27 septembre 2026 ; Press TV, 28 septembre 2026 Mots-clés : Iran, Israël, armée iranienne, menace militaire, axe de la résistance

Iran (Gardiens de la révolution)

 Les Gardiens de la révolution visent la « libération » d'Al-Qods

Le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) a réaffirmé son soutien au « front de la résistance » contre Israël et son objectif de « libération complète » de Jérusalem (Al-Qods), dans un communiqué publié pour le deuxième anniversaire de la mort de Hassan Nasrallah, rapporte Press TV.

Israël qualifié de « régime sinistre »

Selon le média iranien, les Gardiens qualifient l'élimination de l'ancien chef du Hezbollah d'acte « terroriste et criminel » du « sinistre régime sioniste ». Ils attribuent à Nasrallah le mérite d'avoir brisé le mythe de l'invincibilité d'Israël et d'avoir transformé la résistance en système « civilisationnel ». Ce texte réitère l'engagement de Téhéran à armer et soutenir les groupes hostiles à Israël dans la région.

Lien source : https://www.presstv.co.uk/Detail/2026/09/28/777157/Sayyed-of-resistance-is-alive-IRGC-hails-Nasrallah-enduring-legacy-on-2nd-anniversary-of-his-martyrdom Source et date : Press TV, 28 septembre 2026

Tous les titres de la presse israélienne d'Alliance magazine du 1er Octobre 2026

Revue de presse israélienne du 21 octobre 2026 par Alliance Magazine

Revue de presse israélienne du 1er octobre 2026

La tentative de détournement d'un vol flydubai à destination de Tel-Aviv, déjouée par des passagers israéliens, domine la presse du jour. En toile de fond, la campagne électorale, les violences en Cisjordanie et les tensions persistantes avec l'Iran.

Sécurité

Vol flydubai : le copilote omanais tente de faire s'écraser l'appareil
Le vol FZ1073 reliant Dubaï à l'aéroport Ben-Gourion a basculé mercredi en plein ciel lorsque le copilote, un ressortissant omanais employé par la compagnie depuis seulement neuf mois, a attaqué au couteau le commandant de bord dans le cockpit. L'équipage a d'abord émis un signal de détresse, puis le code international signalant un détournement. L'avion, qui transportait 174 passagers dont 166 Israéliens, a finalement été dérouté et posé à Tabouk, en Arabie saoudite. L'enquête principale se déroule entre Riyad, Abou Dhabi et Mascate, les autorités saoudiennes interrogeant le suspect. La nationalité du copilote soulève une question sensible : les accords aériens israélo-émiratis réservent ces vols à des équipages issus de pays ayant des relations diplomatiques avec Israël, ce qui n'est pas le cas d'Oman. (Israel Hayom) https://www.israelhayom.com/2026/09/30/who-was-the-omani-copilot-who-stabbed-captain-flydubai-tel-aviv-flight/

Un passager israélien reprend le manche pour stopper la chute
Yaniv Ochion, passager rentrant de Dubaï, figure parmi les Israéliens qui ont maîtrisé l'agresseur et l'ont extrait du cockpit. Constatant que l'appareil plongeait, il a tiré sur le manche jusqu'à ce que l'avion se stabilise, avant qu'un pilote ne reprenne les commandes. Interrogé par Benjamin Netanyahou sur la manière dont il savait s'y prendre, il a répondu avec humour qu'il regardait une série documentaire consacrée aux catastrophes aériennes. Selon son récit, le suspect avait aussi tenté d'endommager les instruments de bord. D'autres passagers ont immobilisé l'assaillant et porté les premiers soins au commandant blessé. (Channel 14) https://www.c14.co.il/article/1719209

Le chef du Shin Bet avait alerté sur la sécurité des vols émiratis
David Zini, directeur du Shin Bet, mettait en garde depuis plusieurs mois contre l'insuffisance des mesures de sûreté sur les vols en provenance des Émirats, et le sujet avait été discuté avec plus d'insistance ces dernières semaines. En juillet, le service avait interdit aux compagnies israéliennes d'atterrir à Dubaï jusqu'en octobre, mais cette restriction ne s'appliquait pas aux transporteurs étrangers. flydubai continuait ainsi d'opérer une dizaine de rotations quotidiennes entre Tel-Aviv et Dubaï. (Mako) https://www.mako.co.il/news-israel/2026_q3/Article-fbf3aca1643f0a1027.htm

Politique

Netanyahou promet de savoir « bientôt » si l'Iran est impliqué
Dans un entretien accordé à CNN, le Premier ministre a annoncé qu'Israël participerait à l'enquête aux côtés du président émirien Mohammed ben Zayed, tout en reconnaissant ne disposer à ce stade d'aucune preuve d'une responsabilité iranienne directe. Il a comparé le scénario évité à un « 11 septembre ». Interrogé sur les informations selon lesquelles l'Égypte et les Émirats l'auraient averti avant le 7 octobre, il les a qualifiées de mensonges. Il a aussi évoqué 150 à 200 jeunes délinquants à l'origine de violences en Cisjordanie, affirmant ne pas tolérer la justice expéditive, tout en refusant toute symétrie avec le terrorisme palestinien. (Walla) https://www.walla.co.il/news/israel/383955919

Des ministres réclament une riposte militaire élargie
Au lendemain de l'incident, plusieurs membres du gouvernement ont durci le ton. Bezalel Smotrich a appelé à frapper l'intention plutôt que le résultat, Itamar Ben-Gvir a exigé une intensification des opérations sur tous les fronts, de l'Iran au Liban en passant par Gaza et la Judée-Samarie, et Miki Zohar a promis que les ennemis d'Israël paieraient le prix fort. Miri Regev, ministre des Transports, a pour sa part demandé la suspension de tous les vols flydubai. Aucun élément ne relie à ce stade l'auteur présumé à un acteur étranger. (The Jerusalem Post) https://www.jpost.com/israel-news/politics-and-diplomacy/article-910216

Haaretz accuse Netanyahou de fabriquer une urgence électorale
À moins d'un mois des législatives du 27 octobre, l'analyste Amos Harel estime que le Premier ministre entretient un climat de menace pour en tirer un avantage électoral, alors que les sondages lui sont défavorables. Il relève les « signes » d'attaque imminente évoqués par Netanyahou depuis la base de Tel Nof, en contradiction selon lui avec ses déclarations sur le 7 octobre, ainsi que la faiblesse des condamnations gouvernementales face aux violences d'extrémistes juifs en Cisjordanie. La presse de droite présente au contraire l'incident aérien comme la confirmation des avertissements sécuritaires du chef du gouvernement : deux lectures opposées d'un même contexte. (Haaretz) https://www.haaretz.com/israel-news/israel-security/2026-09-30/ty-article/.premium/stoking-west-bank-tensions-netanyahu-seeks-to-manufacture-an-election-emergency/000001a0-ef29-d0bd-a3f5-fffb15250000

Herzog dénonce les « justiciers » de Judée-Samarie
En visite dans une base de Tsahal, le président Isaac Herzog a affirmé qu'Israël était un État de droit et que les auteurs de violences agissant hors de la loi seraient arrêtés et poursuivis. Sa déclaration intervient après qu'une centaine d'extrémistes juifs ont pris à partie mardi des soldats et des gardes-frontières près du village palestinien de Jalud, empêchant temporairement une famille palestinienne de regagner son domicile. L'armée a reconnu l'échec de cette mission. Herzog a également salué les passagers du vol flydubai et qualifié les Émirats de partenaire régional dans la lutte antiterroriste. (The Jerusalem Post) https://www.jpost.com/israel-news/article-910238

Diplomatie

Israël et les Émirats face à un nouveau défi de sûreté aérienne
Selon les indications disponibles, le copilote aurait agi seul, sans signes avant-coureurs. Jérusalem et Abou Dhabi devront néanmoins revoir ensemble leurs procédures de sécurité aérienne, la principale crainte étant désormais celle d'imitateurs. L'enquête, qui implique l'Arabie saoudite, les Émirats et Oman, place la coopération sécuritaire née des accords d'Abraham face à son premier test de cette ampleur dans le domaine aérien. (Israel Hayom) https://www.israelhayom.com/2026/10/01/israel-uae-now-face-new-aviation-security-test

Atterrissage à Tabouk : les limites du rapprochement avec Riyad
Pour Zvi Bar'el, l'épisode éclaire la nature réelle des relations israélo-saoudiennes. Le royaume a autorisé, par impératif humanitaire, l'atterrissage d'urgence d'un avion civil transportant des Israéliens, mais aurait refusé l'accès à un appareil militaire israélien. L'analyste y voit la frontière entre coopération aérienne pragmatique et normalisation politique, qui reste hors de portée tant que les contraintes régionales et intérieures saoudiennes demeurent. (Haaretz) https://www.haaretz.com/israel-news/israel-security/2026-10-01/ty-article/.premium/what-the-flydubai-landing-reveals-about-limits-of-israel-saudi-ties/000001a0-f3d1-dfbb-afa4-f3d174710000

La Colombie ouvre son ambassade à Jérusalem dans deux semaines
Bogota deviendra le dixième pays à disposer d'une ambassade dans la ville. Le président Abelardo de la Espriella rompt ainsi avec la politique de son prédécesseur Gustavo Petro, qui avait coupé les relations diplomatiques en 2024. Les deux pays avaient convenu en juillet de rétablir des relations complètes, d'échanger des ambassadeurs et de supprimer les visas. Le chef de la diplomatie colombienne assistera à l'inauguration, et Gideon Saar a laissé entendre qu'un autre État préparait une démarche similaire. (Ynet) https://www.ynetnews.com/article/rjm4ss99me

Washington congédie une délégation iranienne
Selon un responsable américain, le secrétaire d'État Marco Rubio a ordonné à une délégation iranienne de quitter les États-Unis, sur fond d'impasse dans les discussions menées par l'intermédiaire du Qatar. Les points de blocage portent sur le dossier nucléaire, les sanctions, le blocus et le détroit d'Ormuz. Sept mois après le début du conflit, Téhéran, affaibli militairement et économiquement, reste une préoccupation stratégique majeure pour Israël. (Maariv) https://www.maariv.co.il/news/world/article-1372411

Économie

Le prochain gouvernement héritera d'une dette alourdie par la guerre
Le coût des combats depuis 2023 est estimé à 350 milliards de shekels, et la dette publique a atteint 68,5 % du PIB fin 2025, contre 60,5 % début 2023, avec un déficit de 4,7 %. Les dépenses de défense, d'environ 4,5 % du PIB avant la guerre, ont culminé autour de 8 % en 2025 et devraient revenir vers 6 % cette année. Les économistes interrogés divergent sur l'urgence du désendettement, mais s'accordent sur la nécessité de réformer l'éducation et d'intégrer davantage les populations ultraorthodoxes et arabes au marché du travail. (The Jerusalem Post) https://www.jpost.com/israel-news/article-910242

flydubai suspendue six jours en Israël
À l’initiative de la ministre des Transports Miri Regev, le gouvernement a gelé pour six jours, avec possibilité de prolongation, les liaisons de la compagnie émiratie avec Ben-Gourion. Il s’agit d’établir si la présence d’un pilote omanais constitue une violation de l’accord aérien israélo-émirati. La mesure pèse sur une ligne très fréquentée : flydubai assure jusqu’à dix vols quotidiens vers Israël, alors que les compagnies israéliennes restent interdites sur la route de Dubaï faute d’accord sur les contrôles de sécurité. (Ynet) https://www.ynetnews.com/article/rja2tr9cfl

Société

Incendie meurtrier évité de justesse dans une maison de retraite de Bnei Brak
Un incendie s’est déclaré dans la nuit dans un appartement du rez-de-chaussée d'un établissement pour personnes âgées de huit étages. Vingt-quatre personnes ont été blessées, dont deux hommes d'environ 70 et 80 ans, brûlés au haut du corps, placés sous respiration artificielle dans un état grave. Une quarantaine de résidents ont été évacués par les pompiers et les secouristes du Magen David Adom. Les causes du sinistre restent inconnues. (The Jerusalem Post) https://www.jpost.com/israel-news/article-910246

Le judaïsme réformé interpelle le maire de Jérusalem
Le rabbin Rick Jacobs, à la tête du mouvement réformé nord-américain, a écrit à Moshe Lion pour lui reprocher son silence après quatre attaques visant la synagogue Kol Haneshama à Jérusalem. Il estime qu'un seul incident aurait déjà dû susciter une condamnation publique et des mesures de prévention, soulignant les tensions récurrentes autour de la reconnaissance des courants non orthodoxes en Israël. (Haaretz) https://www.haaretz.com/israel-news/2026-10-01/ty-article/.premium/u-s-reform-leader-urges-israel-to-condemn-israeli-reform-synagogue-attacks/000001a0-f2b3-d9ab-abfd-f7b312010000

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Dossier Mengele : la Suisse ouvre les archives secrètes de « l'Ange de la mort » d'Auschwitz

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Josef Mengele en Suisse ? Berne publie 217 pages classées jusqu'en 2071 / Archives Mengele : le renseignement suisse reconnaît avoir bloqué l'accès à tort

Par Claudine Douillet I le 1 er Octobre 2026

La Suisse rend public le dossier de renseignement consacré à Josef Mengele, le médecin SS d'Auschwitz. Verrouillé jusqu'en 2071, ce document relance une question vieille de soixante ans : le bourreau a-t-il séjourné en Suisse alors que le monde entier le traquait ?

Un coup de théâtre venu de Berne

Le 10 septembre 2026, le Service de renseignement de la Confédération (SRC) a créé la surprise. Il a mis en ligne le dossier Josef Mengele jusque-là conservé aux Archives fédérales, désormais accessible à toute personne intéressée. Une copie peut être téléchargée, tandis que l'original reste intact aux Archives. Le document compte 217 pages et rassemble des rapports de police, des notes internes, des formulaires et des signalements issus de la traque de l'époque.

Pour les historiens comme pour les familles des victimes, c'est une porte qui s'ouvre enfin. Et elle s'ouvre presque cinquante ans avant la date prévue.

« L'Ange de la mort » d'Auschwitz

Le nom de Josef Mengele reste l'un des plus glaçants de la Shoah. À Auschwitz, où environ 1,1 million de personnes ont été assassinées, dont près d'un million de Juifs, il a mené des expériences médicales atroces sur des détenus, y compris des enfants, sous couvert de recherche scientifique. Médecin SS, il présidait aussi aux sélections sur la rampe du camp.

À la fin de la guerre, le tortionnaire disparaît. Muni d'un document de voyage de la Croix-Rouge établi sous une fausse identité, il quitte l'Europe. Il arrive en Argentine en 1949 avec un faux passeport au nom de Helmut Gregor. Il ne sera jamais jugé. Il meurt noyé en 1979 en se baignant au large des côtes brésiliennes.

Ce que révèle le dossier suisse

Le cœur du dossier tient en une obsession : Mengele a-t-il foulé le sol suisse pendant sa cavale ? On y trouve de nombreuses coupures de presse centrées sur ce soupçon de séjours répétés en Suisse alors qu'il était recherché à l'international, mais aussi des interdictions d'entrée, des mandats d'arrêt et des rapports de police sur des personnes soupçonnées de lui avoir offert une cachette.

Certaines pièces transmises à la police suggèrent qu'il aurait pu revenir en Suisse après avoir fui l'Allemagne, ou qu'il envisageait d'y entrer sous un faux nom.

Le mystère de Kloten

Une piste revient sans cesse. Selon un soupçon ancien, Mengele se serait rendu en 1961 dans la région de Kloten, près de l'aéroport de Zurich, peu après l'émission d'un mandat d'arrêt par l'Allemagne de l'Ouest. Les archives ne tranchent pas. Sa présence à Zurich ou à Kloten cette année-là reste à ce jour impossible à prouver.

Ce silence est peut-être la vraie révélation : pendant des années, la police fédérale a enquêté, recoupé, surveillé, sans jamais pouvoir mettre la main sur l'homme le plus recherché du monde.

Un historien a fait plier le renseignement

Sans l'obstination d'un chercheur, ces pages dormiraient encore. Le dossier avait été constitué par le service de police du Ministère public de la Confédération, ancêtre du SRC, puis versé aux Archives fédérales en 2001. Il était soumis à un délai de protection prolongé jusqu'à fin 2071, et le SRC refusait les demandes de consultation, la dernière fois en février 2026. L'historien concerné a alors saisi le Tribunal administratif fédéral. Il s'agit de Gérard Wettstein.

C'est pendant cette procédure que tout bascule. Les vérifications menées avec les Archives fédérales ont montré que le dossier relevait d'un arrêté du Conseil fédéral du 7 décembre 2001 sur les archives de la Commission Bergier, chargée d'étudier le rôle de la Suisse pendant la Seconde Guerre mondiale. Or aucune liste ni aucun marquage n'indiquait quels dossiers étaient concernés, si bien que le SRC ignorait que celui de Mengele en faisait partie.

Cet arrêté impose justement une pratique de consultation libérale. Le SRC a annoncé en mai 2026 qu'il réexaminait sa décision, puis a libéré le dossier le 8 septembre 2026. Le service a lui-même reconnu avoir refusé l'accès à tort. Face à l'afflux de demandes, il a choisi de publier le document en ligne plutôt que de le montrer au cas par cas, sur place et sous conditions.

Des caviardages réduits au minimum

Tout n'est pas visible pour autant. Seules ont été noircies les données personnelles d'anciens et d'actuels employés liés au SRC et à ses prédécesseurs, les informations relevant de la protection légale des sources, et les données de tiers dont les droits priment. Les personnalités publiques ne sont pas concernées, et le SRC assure que les documents restent lisibles dans leur ensemble.

Certains observateurs restent sur leur faim. L'hebdomadaire Jüdische Allgemeine juge le dossier toujours lacunaire, tout en rappelant que le renseignement a bloqué l'accès à ces pièces pendant plus de vingt-cinq ans, ce qui lui a valu des critiques répétées.

Un précédent qui pourrait faire tache d'huile

L'affaire dépasse le seul cas Mengele. Elle montre qu'en 2026, des archives de la Seconde Guerre mondiale peuvent encore rester sous clé par simple méconnaissance administrative. Le SRC annonce d'ailleurs revoir de manière générale sa pratique d'accès aux documents archivés, en lien avec les Archives fédérales.

Combien d'autres dossiers liés à la période nazie dorment encore dans les sous-sols de Berne, sans que personne ne sache qu'ils pourraient être consultés ? La publication du dossier Mengele ne répond pas à cette question. Mais elle oblige désormais la Suisse à se la poser.

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Flydubai FZ1073 : La piste de l'attentat gagne du terrain en Israël

Flydubai FZ1073 : La piste de l'attentat gagne du terrain en Israël

Par Claudine Douillet I le 30 septembre 

Un pilote a été poignardé par son co-pilote dans le cockpit du vol Flydubai FZ1073 reliant Dubaï à Tel Aviv, mercredi 30 septembre, avant que l'appareil ne plonge brutalement au-dessus de la Jordanie. Plus d'une centaine d'Israéliens se trouvaient à bord. L'avion s'est posé en urgence à Tabuk, en Arabie saoudite, et les responsables sécuritaires israéliens penchent de plus en plus vers la piste d'une tentative d'attentat.

Un code d'urgence 7500 au-dessus de la Jordanie

Le Boeing 737 MAX de la compagnie émiratie low cost Flydubai avait décollé de Dubaï à 7h05. L'appareil transportait 174 passagers, dont une centaine d'Israéliens, et survolait la Jordanie depuis environ une heure et demie lorsqu'il a émis un code signalant un détournement ou une intervention illicite. Vingt-sept enfants figuraient parmi les passagers. Le quotidien Haaretz évoque pour sa part environ 180 Israéliens à bord.

Les données de suivi aérien retracent une séquence alarmante. L'avion a d'abord transmis le code 7700, qui signale une urgence générale, avant de passer au 7500, réservé aux actes d'intervention illicite, puis de revenir au premier code. L'appareil a alors fait demi-tour et pénétré dans l'espace aérien saoudien à une altitude plus basse. Il a brièvement disparu des services publics de suivi des vols avant d'atterrir à Tabuk. Le signal d'alerte a conduit Israël à faire décoller des avions de chasse.

Du sang dans le cockpit et un avion qui plonge

Les récits des passagers décrivent des minutes de terreur. Une passagère a raconté à la chaîne 12 avoir entendu des hurlements dans la cabine, puis découvert du sang à l'ouverture du cockpit, un pilote ayant été frappé avec un canif. D'autres témoins décrivent la panique qui s'est emparée de la cabine lorsque l'appareil a soudainement perdu plusieurs milliers de pieds d'altitude.

Un passager israélien a expliqué au Jerusalem Post qu'un pilote en avait poignardé un autre et tentait de l'expulser du cockpit au moment où l'avion commençait à piquer du nez. Selon ce témoin, le pilote blessé se trouvait dans un état critique et un dentiste israélien présent à bord lui a prodigué les premiers soins, lui sauvant la vie.

Des passagers israéliens ont maîtrisé l'agresseur

L'intervention de personnes présentes à bord aurait été décisive. Des passagers israéliens, épaulés par un équipage supplémentaire qui voyageait dans l'appareil, seraient parvenus à neutraliser le pilote agresseur. Israel Hayom affirme que des membres d'équipage qui n'étaient pas en service ont maîtrisé le copilote. Un responsable israélien a estimé qu'une catastrophe majeure avait été évitée.

À l'atterrissage, les images ont montré un tout autre visage. Une vidéo diffusée par les médias israéliens montre les passagers applaudissant et chantant lorsque l'avion touche le sol saoudien.

Un copilote omanais au cœur de l'enquête

L'identité de l'agresseur reste au centre des investigations. Selon des informations non confirmées de la presse israélienne le copilote, de nationalité omanaise, est interrogé par les autorités saoudiennes après avoir poignardé le commandant de bord, un Émirati, et tenté de faire s'écraser l'appareil. CNN rapporte, citant des responsables israéliens, que le copilote a tenté de poignarder le pilote avant d'être maîtrisé avec l'aide d'un passager israélien.

L'aéroport de Tabuk a confirmé dans un communiqué que le pilote comme le premier officier avaient été blessés et hospitalisés après l'atterrissage. Le journaliste israélien Amit Segal indique que les autorités examinent l'hypothèse d'une tentative de suicide du pilote qui aurait voulu entraîner l'avion dans sa chute.

La piste terroriste gagne du terrain en Israël

À Jérusalem, l'inquiétude grandit. La chaîne 12 et Ynet font état d'une évaluation de plus en plus partagée en Israël selon laquelle il s'agirait d'une tentative d'attentat, sans que cela puisse encore être affirmé avec certitude. Un responsable cité par Ynet a assuré que l'incident n'avait rien d'anodin.

Les enquêteurs n'écartent toutefois aucune piste. Un épisode psychiatrique sans motivation nationaliste fait également partie des hypothèses étudiées, et aucune autorité israélienne, saoudienne ou émiratie ne s'est encore officiellement prononcée sur les circonstances de l'incident. Flydubai a ouvert une enquête et informé les autorités israéliennes, tandis qu'Israël s'est associé aux investigations saoudiennes.

Flydubai reste prudente

La compagnie s'en tient pour l'instant à un communiqué minimal. Flydubai confirme que l'appareil s'est posé sans encombre à Tabuk, que tous les passagers sont sains et saufs et que ses équipes travaillent en lien étroit avec les autorités compétentes. Le transporteur assure des liaisons quotidiennes entre Tel Aviv et Dubaï, une destination très fréquentée par les Israéliens.

Israël organise le rapatriement depuis l'Arabie saoudite

Le retour des passagers constitue un défi diplomatique inédit. Israël et l'Arabie saoudite n'entretiennent aucune relation diplomatique officielle. Le bureau du Premier ministre a pourtant affirmé que toutes les dispositions nécessaires étaient prises pour ramener les passagers israéliens en sécurité. Benjamin Netanyahou et le ministre de la Défense Israël Katz ont ordonné l'envoi d'avions militaires en Arabie saoudite pour rapatrier les ressortissants israéliens.

Si la piste terroriste venait à être confirmée, cette affaire poserait une question redoutable aux compagnies du Golfe qui desservent Israël : celle du contrôle de leurs propres équipages. Pour l'heure, plus d'une centaine d'Israéliens doivent la vie au sang-froid de quelques passagers et membres d'équipage.

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Tunnel de Qalqilya : à quelques mètres de Kfar-Saba, la citoyenneté des arabes israéliens visée

Tunnel de Qalqilya : à quelques mètres de Kfar-Saba, la citoyenneté des arabes israéliens visée

 

Un puits de 25 mètres rempli d'armes a été découvert à Qalqilya, à quelques minutes de Kfar Saba. Deux citoyens israéliens et deux Palestiniens, dont un officier de la Sécurité préventive de l'Autorité palestinienne, sont en détention. Selon unmédia israélien le commandant du district de police de Judée-Samarie aurait demandé le retrait de la citoyenneté des Arabes israéliens propriétaires du terrain.

Par Claudine Douillet I Le 29 Septembre 2026

Un puits de 25 mètres rempli d'armes

Dans la nuit du 23 septembre, les policiers de l'unité de lutte contre la criminalité de Samarie et les gardes-frontières ont mené une fouille ciblée à Qalqilya. Ils y ont découvert une excavation d'au moins 25 mètres de profondeur, ainsi que le début d'un second creusement. Sur place, ils ont saisi un fusil M16, un fusil de précision, des chargeurs, une grande quantité de munitions, un enregistreur vidéo DVR, des téléphones portables et de l'engrais chimique, couramment utilisé pour fabriquer des engins explosifs.

Selon la police, l'ouvrage se trouvait à 400 mètres à vol d'oiseau de l'autoroute 6 et à environ 200 mètres de la route 55. Il ne franchissait pas la frontière israélienne, et la zone était surveillée par caméra et dissimulée sous une toile de jute.

Selon le media, la citoyenneté des propriétaires du terrain est visée

Le média israélien affirme, en « première publication », que le commandant du district de police de Judée-Samarie aurait ordonné d'engager le retrait de la citoyenneté des Arabes israéliens propriétaires du terrain où l'excavation a été découverte. Cette information n'a pas été reprise à ce stade par les grands médias israéliens.

En Israël, un commandant de police n'a pas le pouvoir de retirer une citoyenneté. La procédure relève du ministre de l'Intérieur et doit être validée par la justice. En pratique, une telle instruction ne peut donc prendre que la forme d'une demande transmise aux autorités compétentes.

Deux citoyens israéliens et un officier palestinien en détention

Quatre suspects ont été arrêtés pendant l'opération : deux citoyens israéliens et deux habitants de Qalqilya. Ils sont soupçonnés notamment de détention d'armes, d'association en vue de commettre un crime, de préparation d'un acte terroriste et d'aménagement d'un passage ou d'un tunnel destiné à commettre une infraction ou à fuir.

Le dossier a pris une autre dimension devant le tribunal militaire. L'un des suspects palestiniens serait un officier de la Sécurité préventive de l'Autorité palestinienne, avec un grade équivalent à celui de commissaire principal dans la police israélienne. Le tribunal a estimé qu'après examen du dossier et du rapport confidentiel, il existait un soupçon raisonnable qu'il ait commis les infractions reprochées, y compris l'aménagement d'un tunnel. La détention des deux Palestiniens a été prolongée jusqu'au 4 octobre, celle des deux Israéliens jusqu'à ce mardi.

Tsahal contredit publiquement la police

L'affaire a déclenché un affrontement rare entre l'armée et la police. Selon Tsahal, les forces n'ont trouvé que deux puits d'environ 12 mètres de profondeur. À proximité, elles ont saisi un M16, un fusil de chasse, un pistolet et des munitions. L'unité du génie Yahalom a examiné les lieux. Le porte-parole de Tsahal a dénoncé des communiqués officiels « irresponsables ». Il affirme que l'examen a écarté l'existence d'un tracé de tunnel et que le puits ne se trouvait pas près de la zone de la barrière de sécurité.

La police maintient sa version. Le commandant du district de Judée-Samarie, le général de division Moshe Pinchi, a déclaré que chaque mot du communiqué était exact et fondé sur les faits. Il reproche à l'armée d'avoir « raccourci » le tunnel. Il a ajouté qu'il n'attendait pas que le porte-parole de Tsahal lui donne une note. Chaque camp a ensuite publié sa propre vidéo pour appuyer ses affirmations.

La peur gagne le Sharon

Seuls 18 kilomètres, soit une trentaine de minutes de route, séparent Qalqilya de Kfar Saba et des villes du Sharon. Eran Beck, agriculteur du moshav Tsofit, situé à un kilomètre et demi de Qalqilya, dit redouter de se réveiller un jour avec des terroristes chez lui.

Le maire de Kfar Saba, Rafi Saar, qui préside le forum des localités de la ligne de couture, évoque plutôt un puits qu'un tunnel. Il rappelle pourtant que le scénario de terroristes surgissant d'un tunnel à Kfar Saba est un scénario auquel sa ville pense en permanence. Il demande que l'État traite ces localités comme la bordure de Gaza, avec des moyens renforcés.

La présidente du conseil régional du Sud-Sharon, Oshrat Gani Gonen, pointe un problème de coordination. Selon elle, quand deux organes de sécurité donnent au public des informations aussi différentes sur un même événement, cela confirme qu'il faut une coordination totale entre Tsahal, la police, les collectivités et les équipes d'intervention sur la ligne de couture.

Une menace souterraine qui se rapproche

Qalqilya n'est pas un cas isolé. Deux semaines plus tôt, un autre tunnel avait été découvert dans le village d'Al-Jib, près de la barrière de sécurité et des localités de Givon et Givat Zeev. Son entrée était dissimulée dans une ancienne citerne.

Pour le maire de Hod Hasharon, Amir Kochavi, le danger principal se trouve pourtant en surface. Il accuse l'État de laisser passer chaque jour des Palestiniens de manière illégale et non encadrée. Selon lui, la plupart viennent travailler, mais certains commettent des crimes et d'autres préparent le prochain attentat.

L'enquête se poursuit. Reste à savoir si la demande de retrait de citoyenneté rapportée par PUSH sera confirmée officiellement. Il faudra aussi voir si elle donne lieu à une procédure devant le ministre de l'Intérieur.

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