Claudine Douillet

Claudine Douillet,st fondatrice, gérante et rédactrice en chef d'Alliance, premier magazine juif francophone créé sur le web en 1996. Depuis près de trente ans, elle dirige la ligne éditoriale du titre, en assurant une veille quotidienne de l'actualité israélienne et juive internationale, traduite et adaptée pour le lectorat francophone.
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Les articles de Claudine Douillet

7 octobre : Avinatan Or a creusé six mois le mur de sa cellule à Gaza avant d'être repris et torturé

7 octobre : Avinatan Or a creusé six mois le mur de sa cellule à Gaza avant d'être repris et torturé

Avinatan Or a creusé six mois le mur de sa cellule à Gaza avant d'être repris et torturé. L'ex-otage raconte aussi la menace de son geôlier du Hamas.

Avinatan Or a passé près de six mois à percer en secret le mur de sa cellule souterraine à Gaza. Repris à l'instant même où il franchissait la paroi, l'otage enlevé au festival Nova a été battu, affamé, enfermé dans une cage. À la veille du troisième anniversaire du 7 octobre, il raconte à la télévision israélienne son évasion manquée et la menace glaçante d'un de ses geôliers.

Par Claudine Douillet I le 6 octobre 2026

Un courant d'air dans l'obscurité

C'est un détail infime qui a tout déclenché. Dans le noir absolu de sa cellule souterraine, Avinatan Or tâtonne le long des parois. Sous ses doigts, une partie du mur n'est pas faite de roche mais de sacs de sable. Et à travers ces sacs, il sent passer de l'air. « Ça n'arrive pas dans un tunnel », a-t-il expliqué lundi soir dans l'émission d'investigation Ouvda, sur la chaîne israélienne N12.

L'ancien otage, détenu seul pendant l'essentiel de sa captivité, se souvient alors d'une leçon apprise sous l'uniforme. À l'armée, on lui répétait qu'aucune défense n'est parfaite à 100 % et qu'il existe toujours un point faible. Ce point faible, il vient de le trouver.

Six mois de travail avec un câble électrique

Commence alors un travail de patience obstiné qui va durer environ six mois. Pour échapper à la caméra de surveillance qui filme sa cellule, Avinatan Or se dissimule sous un sac poubelle. Son seul outil : une rallonge électrique de 60 mètres, avec laquelle il gratte et attaque les sacs de sable, jour après jour.

En parallèle, il prépare sa fuite dans les moindres détails. Il rassemble dans un sac les vêtements qu'il a pu trouver et inscrit le mot « Otage » sur un sac de toile. Conscient que l'évasion peut lui coûter la vie, il rédige aussi un testament et des lettres d'adieu à ses parents.

Repris au moment de percer le mur

Le jour où il parvient enfin à traverser la paroi, la liberté lui échappe. Il est découvert et immédiatement repris par ses ravisseurs. La punition est féroce. Avinatan Or décrit des tortures, des coups, la privation de nourriture et des conditions de détention considérablement durcies.

Son père, Yaron Or, avait déjà levé le voile sur cet épisode quelques jours après la libération de son fils, en octobre 2025, sur les ondes de la radio publique Kan Reshet Bet. Il avait raconté que son fils avait été frappé après sa tentative, puis enfermé dans une cage de la largeur d'un matelas et d'1,80 mètre de hauteur. Avinatan Or lui-même avait évoqué cette tentative lors d'une conférence à Washington, aux côtés de sa compagne Noa Argamani.

« Prends un sac et pars en Europe »

Le passage le plus saisissant de son témoignage concerne les jours qui ont précédé sa libération. L'un des terroristes du Hamas qui le gardaient vient alors le trouver. Selon le récit d'Avinatan Or, l'homme lui conseille de dire au revoir à son père et à sa mère, de revoir ses amis quelques jours, puis de faire ses valises et de partir pour l'Europe.

La raison avancée glace le sang. Le Hamas, lui explique le geôlier, commettra un nouveau 7 octobre. Tant qu'il restera un seul Juif sur la terre d'Israël, les Juifs seront massacrés « encore et encore ».

« C'est aussi ma maison »

La réponse de l'otage tient en quelques mots : « Je ne pars pas. » Intrigué, le terroriste lui demande pourquoi. Avinatan Or retourne alors la question. Il lui fait remarquer que la bande de Gaza n'est plus que ruines et mort, et lui demande s'il partira en Égypte quand la guerre sera finie et que les points de passage rouvriront. Le geôlier répond que non, parce que c'est chez lui. « Excellent, lui rétorque l'otage. Chez moi aussi, c'est ma maison. »

Cet échange, rapporté trois ans après le massacre, résume à lui seul l'intention affichée du Hamas : non pas une guerre de frontières, mais la volonté de chasser les Juifs de leur terre. Il dit aussi la force morale d'un homme affamé, isolé, battu, qui refuse jusqu'au bout de céder à l'intimidation.

738 jours entre les mains du Hamas

Avinatan Or avait été enlevé le 7 octobre 2023 au festival Nova, près du kibboutz Réïm, en même temps que Noa Argamani. Les images de la jeune femme emportée sur une moto, tendant les bras vers lui, avaient fait le tour du monde. Noa Argamani a été libérée par Tsahal lors d'une opération de sauvetage en juin 2024. Lui est resté captif.

Il n'a retrouvé la liberté qu'en octobre 2025, après 738 jours de détention, parmi les derniers otages vivants libérés dans le cadre de l'accord de cessez-le-feu. Le 21 octobre 2025, des centaines de personnes l'attendaient pour célébrer son retour chez lui.

Un témoignage pour le troisième anniversaire

En choisissant de parler à la veille du troisième anniversaire du 7 octobre, Avinatan Or livre bien plus qu'un récit d'évasion. Son témoignage rappelle la réalité de la détention des otages dans les souterrains de Gaza, la cruauté de leurs geôliers et la menace explicite d'un nouveau massacre. Il oppose surtout à cette menace une réponse simple, que beaucoup d'Israéliens reprendront à leur compte : ici, c'est chez nous.

Sources : N12 (Ouvda), The Jerusalem Post, Kan, Walla

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Maltraitance en crèche à Ra'anana en Israël: un bébé de 11 mois hospitalisé, trois auxiliaires arrêtées

Maltraitance en crèche à Ra'anana en Israël: un bébé de 11 mois hospitalisé, trois auxiliaires arrêtées

 

Trois auxiliaires d'une crèche de Ra'anana ont été arrêtées, soupçonnées de violences répétées sur des enfants en bas âge. Tout est parti de l'hospitalisation d'un bébé de 11 mois blessé à l'oreille.

Par Claudine Douillet I le 6 octobre 2023

Un bébé de 11 mois à l'hôpital, le point de départ

L'affaire commence aux urgences du centre médical Meir de Kfar Saba. Un nourrisson d'environ 11 mois y est amené avec une blessure à l'oreille. Le signalement qui accompagne son admission laisse soupçonner que la lésion n'a rien d'accidentel. Les enquêteurs du commissariat de Kfar Saba ouvrent alors une enquête discrète sur une crèche de la région du Sharon, selon le Jerusalem Post.

Les parents d'enfants accueillis dans l'établissement déposent plainte. Les investigations confirment rapidement que le cas du bébé n'est pas isolé et mettent au jour d'autres actes de violence visant des tout-petits.

Des enfants soulevés de force et jetés au sol

Les faits reprochés sont accablants. Selon les soupçons de la police, les auxiliaires ont été filmées en train de soulever brutalement des enfants avant de les projeter au sol, de leur tirer les oreilles et de leur lancer des objets. Ces images ont été recueillies au cours d'actes d'enquête ayant fait appel à des moyens technologiques, sans que la police précise lesquels.

Une fois le dossier de preuves consolidé, les policiers ont interpellé trois auxiliaires employées par la crèche. Toutes résident à Ra'anana. Deux tranches d'âge sont mentionnées : la trentaine et la cinquantaine.

Détention prolongée, identités sous embargo

Lundi, le tribunal a prolongé leur détention jusqu'à ce mardi. Les noms des trois suspectes, comme celui de la crèche, sont frappés d'une interdiction de publication. Cette mesure, courante en Israël au stade de l'enquête, vise à protéger les investigations en cours et l'identité des jeunes victimes.

La police doit désormais déterminer combien d'enfants ont subi ces violences et sur quelle période. Dans ce type de dossier, le visionnage des enregistrements prend souvent plusieurs jours et fait régulièrement apparaître de nouveaux faits.

Une série noire dans les crèches israéliennes

Ra'anana s'ajoute à une liste déjà longue. Ces derniers mois, la presse israélienne a rapporté des arrestations comparables à Petah Tikva, Kiryat Gat, Hadera, Eilat ou encore dans le nord de Tel Aviv. Le schéma se répète : une plainte de parents ou un signalement, la saisie des vidéos de surveillance, puis l'arrestation d'une ou plusieurs employées.

L'affaire d'Eilat reste dans toutes les mémoires. La gardienne d'enfants Ilana Kuber y a été poursuivie pour près de 400 faits de maltraitance visant 23 tout-petits, rappelle le site Walla. Lors de l'audience sur sa peine, des dizaines de parents avaient décrit devant le tribunal de Beer-Sheva le traumatisme durable de leurs enfants, selon la radiotélévision publique Kan.

À Hadera, c'est une mère qui, alertée par le repli soudain de sa fille, avait caché un enregistreur dans la crèche. Son initiative avait conduit à l'arrestation de trois auxiliaires, a rapporté Kan.

Des victimes qui ne peuvent pas parler

Le cœur du problème tient à l'âge des victimes. Un enfant de moins de trois ans ne peut ni raconter ce qu'il subit ni désigner son agresseur. Ce sont les marques sur le corps, un changement brutal de comportement, des pleurs au moment d'entrer à la crèche ou, comme ici, une blessure constatée à l'hôpital qui donnent l'alerte.

Le droit israélien impose désormais la présence de caméras dans les structures d'accueil des tout-petits. Ces enregistrements sont devenus la pièce maîtresse des enquêtes. Encore faut-il qu'un soupçon pousse quelqu'un à les regarder.

Ce que risquent les suspectes

Dans les affaires comparables, les parquets retiennent généralement les qualifications de maltraitance sur mineur ou personne sans défense et d'agression aggravée, des infractions lourdement sanctionnées par le code pénal israélien. À Ra'anana, l'enquête n'en est qu'à ses débuts. La décision de poursuivre, ou non, les trois auxiliaires dépendra de l'ampleur des faits que les enquêteurs parviendront à établir.

Pour les familles de la crèche, l'attente commence. Celle de savoir si leur enfant figure parmi les victimes.

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Sources :
Jerusalem Post, .

De la rafle du Vél’ d’Hiv’ à la reconnaissance de l’État de Palestine par Nicolas Crochot

De la rafle du Vél’ d’Hiv’ à la reconnaissance de l’État de Palestine

16 juillet 1942

C’est le début de la rafle du Vél’ d’Hiv’ à Paris. Les fonctionnaires français ont pris le temps de localiser les Juifs depuis plusieurs mois avant le début de la première vague d’arrestations arbitraires et illégales.

Au petit matin de ce premier jour funeste, des centaines de policiers français se répandent dans toute la capitale et la région parisienne afin de procéder aux arrestations des familles juives et des bus de la ville seront utilisés pour transporter ces victimes de la barbarie française au vélodrome d’hiver, avec, au volant de ces autobus, des conducteurs français.

Plusieurs milliers d’hommes, de femmes et d’enfants ont été arrêtés, transportés et détenus dans cette enceinte sous l’unique contrôle et surveillance des policiers français. Leur unique crime était d’être Juifs.

Rappelons au passage qu’un grand nombre de ces Juifs ont été dénoncés par des voisins et des concierges d’immeubles qui se sont montrés être des complices très coopératifs des autorités françaises.

Qui étaient ces chauffeurs de bus, ces policiers, ces cheminots qui ont participé activement à l’extermination des Juifs de France ?
Des Français qui se sont levés un matin de juillet 1942, qui ont pris leur petit déjeuner, en lisant le journal ou en écoutant la radio, qui ont embrassé leur femme et leurs enfants et sont partis au travail comme tous les matins. Ces mêmes personnages qui sont rentrés le soir chez eux, ont embrassé leur femme et leurs enfants, ont dîné en famille avant de recommencer le lendemain, la même besogne mortifère.

Étaient-ils au courant ?
La bonne conscience française jure que personne ne savait, qu’ils ont suivi les ordres de la hiérarchie qui elle-même ne savait rien et suivait les ordres. Les responsables sont les nazis, dit-on.

Est-ce les nazis qui ont dénoncé les Juifs de France ?
Non, c’était des Français !

Est-ce les nazis qui ont conduit les autobus, ont surveillé des milliers de personnes au Vélodrome d’hiver, à Drancy et dans les autres camps ?
Non, c’était des Français !

Est-ce les nazis qui ont conduit les trains de la SNCF au départ de la France ?
Non, c’était des Français !

L'extermination des Juifs de France à été initiée par des Français et à été rendue possible par LA lâcheté et la complicité d'un gouvernement français et du peuple français !

16 juillet 1995
Monsieur le maire,
Monsieur le président,
Monsieur l’ambassadeur,
Monsieur le Grand Rabbin,
Mesdames,
Messieurs,
Il est, dans la vie d’une nation, des moments qui blessent la mémoire, et l’idée que l’on se fait de son pays.
Ces moments, il est difficile de les évoquer, parce que l’on ne sait pas toujours trouver les mots justes pour rappeler l’horreur, pour dire le chagrin de celles et ceux qui ont vécu la tragédie. Celles et ceux qui sont marqués à jamais dans leur âme et dans leur chair par le souvenir de ces journées de larmes et de honte.

Il est difficile de les évoquer, aussi, parce que ces heures noires souillent à jamais notre histoire, et sont une injure à notre passé et à nos traditions. Oui, la folie criminelle de l’occupant a été secondée par des Français, par l’État français.

Il y a cinquante-trois ans, le 16 juillet 1942, 450 policiers et gendarmes français, sous l’autorité de leurs chefs, répondaient aux exigences des nazis.
Ce jour-là, dans la Capitale et en région parisienne, près de dix mille hommes, femmes et enfants juifs, furent arrêtés à leur domicile, au petit matin, et rassemblés dans les commissariats de police.
On verra des scènes atroces : les familles déchirées, les mères séparées de leurs enfants, les vieillards – dont certains, anciens combattants de la Grande Guerre, avaient versé leur sang pour la France – jetés sans ménagement dans les bus parisiens et les fourgons de la Préfecture de Police.
On verra, aussi, des policiers fermer les yeux, permettant ainsi quelques évasions.
Pour toutes ces personnes arrêtées, commence alors le long et douloureux voyage vers l’enfer. Combien d’entre elles reverront jamais leur foyer ? Et combien, à cet instant, se sont senties trahies ? Quelle a été leur détresse ?
La France, patrie des Lumières et des Droits de l’Homme, terre d’accueil et d’asile, la France, ce jour-là, accomplissait l’irréparable. Manquant à sa parole, elle livrait ses protégés à leurs bourreaux.
Conduites au Vélodrome d’hiver, les victimes devaient attendre plusieurs jours, dans les conditions terribles que l’on sait, d’être dirigées sur l’un des camps de transit – Pithiviers ou Beaune-la-Rolande – ouverts par les autorités de Vichy.
L’horreur, pourtant, ne faisait que commencer.
Suivront d’autres rafles, d’autres arrestations. À Paris et en province. Soixante-quatorze trains partiront vers Auschwitz. Soixante-seize mille déportés juifs de France n’en reviendront pas.
Nous conservons à leur égard une dette imprescriptible.
La Thora fait à chaque Juif devoir de se souvenir. Une phrase revient toujours qui dit : « N’oublie jamais que tu as été un étranger et un esclave en terre de Pharaon ».
Cinquante ans après, fidèle à sa loi, mais sans esprit de la haine ou de vengeance, la Communauté juive se souvient, et toute la France avec elle.

Pour que vivent les six millions de martyrs de la Shoah. Pour que de telles atrocités ne se reproduisent jamais plus. Pour que le sang de l’Holocauste devienne, selon le mot de Samuel Pisar, le « Sang de l’espoir ».

Quand souffle l’esprit de haine, avivé ici par les intégrismes, alimenté là par la peur et l’exclusion.
Quand à nos portes, ici même, certains groupuscules, certaines publications, certains enseignements, certains partis politiques se révèlent porteurs, de manière plus ou moins ouverte, d’une idéologie raciste et antisémite, alors cet esprit de vigilance qui vous anime, qui nous anime, doit se manifester avec plus de force que jamais.

En la matière, rien n’est insignifiant, rien n’est banal, rien n’est dissociable. Les crimes racistes, la défense de thèses révisionnistes, les provocations en tous genres — les petites phrases, les bons mots — puisent aux mêmes sources.

Transmettre la Mémoire du Peuple juif, des souffrances et des Camps. Témoigner encore et encore. Reconnaître les fautes du passé, et les fautes commises par l’État. Ne rien occulter des heures sombres de notre Histoire, c’est tout simplement défendre une idée de l’Homme, de sa liberté et de sa dignité. C’est lutter contre les forces obscures, sans cesse à l’œuvre.
Cet incessant combat est le mien autant qu’il est le vôtre.
Les plus jeunes d’entre nous, j’en suis heureux, sont sensibles à tout ce qui se rapporte à la Shoah. Ils veulent savoir. Et avec eux, désormais, de plus en plus de Français décidés à regarder bien en face leur passé.

La France, nous le savons tous, n’est nullement un pays antisémite.
En cet instant de recueillement et de souvenir, je veux faire le choix de l’espoir.
Je veux me souvenir que cet été 1942, qui révèle le vrai visage de la « collaboration », dont le caractère raciste, après les lois anti-juives de 1940, ne fait plus de doute, sera, pour beaucoup de nos compatriotes, celui du sursaut, le point de départ d’un vaste mouvement de résistance.
Je veux me souvenir de toutes les familles juives traquées, soustraites aux recherches impitoyables de l’occupant et de la Milice, par l’action héroïque et fraternelle de nombreuses familles françaises.

J’aime à penser qu’un mois plus tôt, à Bir Hakeim, les Français libres de Koenig avaient héroïquement tenu, deux semaines durant, face aux divisions allemandes et italiennes.
Certes, il y a les erreurs commises, il y a les fautes, il y a une faute collective.
Mais il y a aussi la France, une certaine idée de la France, droite, généreuse, fidèle à ses traditions, à son génie. Cette France n’a jamais été à Vichy. Elle n’est plus, et depuis longtemps, à Paris. Elle est dans les sables libyens et partout où se battent des Français libres. Elle est à Londres, incarnée par le Général de Gaulle. Elle est présente, une et indivisible, dans le cœur de ces Français, ces « Justes parmi les nations » qui, au plus noir de la tourmente, en sauvant au péril de leur vie, comme l’écrit Serge Klarsfeld, les trois-quarts de la communauté juive résidant en France, ont donné vie à ce qu’elle a de meilleur. Les valeurs humanistes, les valeurs de liberté, de justice, de tolérance qui fondent l’identité française et nous obligent pour l’avenir.
Ces valeurs, celles qui fondent nos démocraties, sont aujourd’hui bafouées en Europe même, sous nos yeux, par les adeptes de la « purification ethnique ». Sachons tirer les leçons de l’Histoire. N’acceptons pas d’être les témoins passifs, ou les complices, de l’inacceptable.
C’est le sens de l’appel que j’ai lancé à nos principaux partenaires, à Londres, à Washington, à Bonn. Si nous le voulons, ensemble nous pouvons donner un coup d’arrêt à une entreprise qui détruit nos valeurs et qui, de proche en proche risque de menacer l’Europe tout entière.
Jacques Chirac

7 octobre 2023
Le Hamas déclenche une attaque meurtrière en Israël avec quelques milliers d’hommes armés afin d’assassiner autant de Juifs que possible, (plus de 1 200 hommes, femmes et enfants). Ils pratiqueront également des exécutions sommaires, des actes de torture et kidnapperont plus de 250 personnes sans distinction d’âge ou de sexe.
Le Hamas n’est pas qu’un groupe terroriste parmi d’autres, il est une entité politique élue des territoires palestiniens en 2006.
Le Hamas est composé de terroristes qui ont pour but de rayer Israël de la surface de la terre et de tuer tous les Juifs sans distinction de nationalité.
Cette entité et ses représentants sont considérés comme des héros et des résistants en France par la gauche décoloniale, antiraciste, antisémite et wokiste.

12 novembre 2023
Une marche nationale contre l’antisémitisme est organisée en France.
Emmanuel Macron ne participera pas à cette marche pour ne pas diviser le pays et par son absence, cautionnera l’antisémitisme en France et dans le monde.
Est-ce une forme d’antisémitisme ? Est-ce que le président Emmanuel Macron s’est comporté comme un antisémite en choisissant d’être absent à cette marche ?
Son absence a forgé mon intime conviction.
Les membres du gouvernement français soutiendront sans réserve son absence et ne démissionnant pas pour marquer leur désaccord.
Là encore, j’ai une intime conviction.

24 juillet 2025
Emmanuel Macron s’engage officiellement à reconnaître l’État de Palestine dans le courant du mois de septembre 2025 alors qu’une entité terroriste dirige toujours une partie de ce territoire.
Est-ce une forme d’antisémitisme ?
Son engagement a une fois de plus renforcé mon intime conviction.

Les gouvernements qui se succèdent depuis 1942 ont décidément quelques difficultés à supporter les Juifs sur le sol de France et ne s’émeuvent jamais lorsqu’ils font leur aliyah pour retourner en Israël.
La France n’est pourtant pas un pays en guerre et aucune roquette ne survole le territoire, ce qui est pourtant régulièrement le cas en Israël.
En France, les Juifs dissimulent de plus en plus fréquemment leur identité et leur appartenance à une religion plusieurs fois millénaire au motif que l’État français ne les protège pas et se contente de verbiage creux tout en condamnant l’État d’Israël qui souhaite assurer sa survie et la sécurité de ses concitoyens.
Le nombre de Juifs déportés de France dans des camps d’extermination est d’environ 76 000, dont 11 000 enfants. Ces déportations massives ne sont pas le fait des nazis, mais ont été initiées par des Français.

En France, la chasse aux Juifs se répète inlassablement d’une façon ou d’une autre et les gouvernements qui se succèdent observent tout cela comme les vaches regardaient passer les convois de la SNCF vers les camps de concentration durant la Seconde Guerre mondiale.
À chaque époque, ses bourreaux et ses complices.
Hier, ils frappaient à l’aube, en uniforme et en képi, munis de carnets d’adresses et de listes de noms juifs : c’était l’État français, ses collabos et ses dénonciateurs.
Aujourd’hui, ils frappent en meute, en bande organisée sur les réseaux sociaux, dans les universités, dans les manifestations gauchistes, anticoloniales, antiracistes, antisémites et wokistes et ailleurs, dans des rues tranquilles ou à la sortie des établissements juifs.
Le vocabulaire a changé, les intentions sont toujours les mêmes : éliminer les Juifs. L’antisionisme, c’est l’antisémitisme qui se dissimule sous une expression politique, le terrorisme se voile derrière la résistance, le déséquilibré n’est plus un assassin, c’est un malade mental. On maquille la haine des Juifs sous un vernis de relativisme culturel. Ce n’est plus un crime : seulement un délit.
Lorsqu’un gouvernement français accepte que des enseignants soient intimidés et menacés en France en 2025 pour avoir parlé de la Shoah, est-il complice des antisémites ou l’est-il par son inaction ?

Quelle est la probité de l’État français lorsqu’il fait semblant de s’émouvoir du sort des Juifs déportés hier, tout en abandonnant ceux d’aujourd’hui à leur solitude, leur exil ou leur peur quotidienne d’être agressés ou assassinés ?
La mémoire de l’histoire de la déportation des Juifs par la France est vouée à l’amnésie volontaire des gouvernements français qui se succèdent.
Responsable, mais pas coupable.

La France commémore hypocritement son passé, car il y a toujours quelqu’un pour lui rappeler son ignominie volontaire, mais elle n’assume plus depuis longtemps. Elle construit des mémoriaux pour effacer sa lâcheté présente en accusant les Allemands, les boches, les nazis, et elle rappelle les figures juives : Simone Veil et Serge Klarsfeld pour se donner bonne conscience, tout en abandonnant les Juifs à leur sort, contraints de quitter la France pour un pays plus sûr, mais en guerre permanente. Ce ne sont plus les gouvernements français qui chassent les Juifs de France : ils s’enfuient pour sauver leur vie et celle de leurs enfants, pour être en sécurité ailleurs devant des gouvernements impuissants à les protéger.
Les gouvernements français abdiquent devant la menace, ils reculent et ils tremblent devant leur propre impuissance en décorant les Justes d’hier, mais ils sont complices d’un nouvel exode.

Il y a 83 ans, on fermait les volets pour ne pas voir les familles juives emmenées au Vél’ d’Hiv’, aujourd’hui, les gouvernements ferment les yeux et détournent le regard lorsque leurs descendants ferment leurs commerces, changent de nom ou prennent l’avion avec un aller simple pour Israël, la terre de leurs ancêtres.
L’Histoire bégaie, dit-on. En France, l’histoire est aveugle, radote, et elle se répète lentement mais avec certitude.

22 septembre 2025
Le gouvernement français reconnaît l’État de Palestine qui est en guerre civile avec un gouvernement fantoche et un groupe terroriste (Hamas) qui dirige la bande de Gaza et qui n’a que pour ultime vocation l’annihilation de l’État d’Israël.
Honte à l’État français et aux collabos d’hier et d’aujourd’hui !

זכור ואל תשכח
Zachor ve’al tishkach

Nicolas Crochot

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Enfants israéliens : trois ans après le 7 octobre, une génération qui ne croit plus les adultes

Enfants israéliens : trois ans après le 7 octobre, une génération qui ne croit plus les adultes

 

Enfants israéliens : trois ans après le 7 octobre, une génération qui ne croit plus les adultes

Par Claudine Douillet I Le 6 octobre 2026

Les diagnostics d'anxiété chez les adolescents israéliens ont augmenté d'un tiers en un an et 275 000 enfants ont grandi avec un parent mobilisé dans la réserve. Trois ans après le massacre du 7 octobre 2023, les chercheurs décrivent un traumatisme d'un genre nouveau : l'effondrement de la confiance des jeunes envers ceux qui devaient les protéger.

La guerre s'est éloignée des écrans, pas des esprits. En Israël, les enfants et les adolescents portent encore les séquelles psychologiques d'un conflit déclenché le 7 octobre 2023. Selon une enquête publiée ce 6 octobre par le quotidien Ynet, les spécialistes de la santé mentale observent chez les jeunes une montée de l'anxiété, de la violence, de l'isolement et surtout une défiance profonde envers les adultes et les institutions.

Un enfant ne devrait jamais se demander si sa maison est sûre, si ses parents peuvent le protéger ou si l'État assurera sa sécurité. Le 7 octobre a imposé ces questions à des centaines de milliers de jeunes Israéliens. Les réponses qu'ils se sont forgées pèsent aujourd'hui sur leur rapport au monde.

Un traumatisme fondé sur la trahison

Le professeur Asher Ben-Arieh, spécialiste du bien-être et des droits de l'enfant, préside Ofek, le Centre national pour l'innovation en résilience, traumatisme et santé mentale des enfants et des familles de l'Université hébraïque de Jérusalem. Pour lui, le 7 octobre a engendré une forme de traumatisme dont les chercheurs ne saisissent pas encore toutes les caractéristiques.

La plus saillante porte un nom : la trahison. « Les enfants ont été atteints précisément là où ils auraient dû être le plus en sécurité, et leurs parents, sans aucune faute de leur part, n'ont pas pu les protéger », explique-t-il.

Le chercheur établit un parallèle saisissant avec les traumatismes prolongés, qu'ils soient physiques, sexuels ou émotionnels, où l'enfant subit des violences de la part de ceux censés le protéger, ou voit ses protecteurs faillir. Les conséquences observées chez les adolescents israéliens présentent selon lui des similitudes nettes : violence, décrochage scolaire, dépression et anxiété.

Asher Ben-Arieh refuse pourtant toute conclusion hâtive. La dimension de trahison n'est qu'un fil à tirer pour construire des pistes de soin et de reconstruction. Comprendre pleinement ce que le pays a traversé, et la manière de le traiter, prendra encore de nombreuses années.

Vandalisme, violence et racket chez les adolescents

Créé au lendemain du massacre, le centre Ofek cherche à transformer ces observations en modèles de réhabilitation, notamment au moyen de programmes déployés dans les établissements scolaires. Sa directrice, Noa Petrushka-Afek, doctorante en travail social à l'Université hébraïque, insiste sur la spécificité de cette crise par rapport aux précédentes.

La rupture de confiance touche tous les étages de la vie des jeunes : l'État, la famille, l'école et toute figure d'autorité. Les manifestations sont concrètes et inquiétantes. « Nous constatons du vandalisme et de la violence à une échelle inhabituelle chez les adolescents, et même du racket », décrit-elle. Ces comportements traduisent, selon elle, une résistance au système. Ces jeunes refusent l'aide proposée, ne font pas confiance aux adultes et ne leur parlent pas de ce qu'ils ont vécu.

Face à ce mur, la directrice d'Ofek plaide pour une méthode inversée : écouter d'abord les premiers concernés, confronter sans cesse les approches au terrain et accepter de changer de cap quand les outils existants échouent.

Des chiffres qui mesurent l'ampleur du choc

Les données compilées par Ofek donnent la mesure du drame. Depuis le début de la guerre, 69 enfants ont été tués en Israël et plus de 1 500 ont été hospitalisés pour des blessures liées au conflit.

Au cours de la deuxième année de guerre, le nombre d'adolescents diagnostiqués pour des troubles anxieux a progressé d'environ un tiers par rapport à l'année précédente. Les diagnostics de troubles alimentaires ont, eux, augmenté d'environ un quart.

Autre chiffre qui en dit long sur la vie des familles israéliennes : près de 275 000 enfants ont grandi pendant cette période avec un père ou une mère mobilisé de longs mois dans la réserve de Tsahal. Des absences prolongées, souvent répétées, qui ont fragilisé les repères du quotidien.

Quand les parents ne peuvent plus rassurer

La psychologue scolaire Yona Burstein, présidente de l'Association israélienne de psychologie, confirme l'émergence de traumatismes inédits, enracinés dans la perte de confiance et l'effondrement du sentiment élémentaire de sécurité.

Lors des crises passées, rappelle-t-elle, les professionnels conseillaient aux parents de créer autour de l'enfant une bulle de protection et de calme. Un enfant qui reçoit un message apaisant encaisse bien mieux ce qui se passe à l'extérieur. Le 7 octobre a précisément fait voler ce principe en éclats : comment rassurer quand les adultes eux-mêmes n'ont rien pu empêcher ?

La parole des jeunes : « Ce n'est pas vraiment la routine »

Les adolescents décrivent leur réalité avec une lucidité désarmante. Rotem Getreide, élève de terminale et président d'un conseil d'élèves, évoque une jeunesse déstabilisée, habitée par le sentiment qu'un événement peut survenir à tout instant. Pour lui, le vandalisme et la violence naissent de la détresse et de l'impuissance, et nombre de ses camarades peinent désormais à faire confiance aux autres.

À Ofakim, ville du sud durement frappée le 7 octobre, Lian Hajaj, 16 ans, préside le conseil des élèves et de la jeunesse. Elle raconte une adolescence confrontée à des épreuves sans rapport avec son âge, des amis rongés par la peur et l'angoisse. Le « retour à la routine » que leur promettent les adultes ne ressemble pas, dit-elle, à une véritable routine.

Au nord du pays, le constat est identique. Talia Ben Baruch, 17 ans, de Beit Shean, préside le conseil des élèves du district Nord. « La guerre est peut-être finie, mais nous, les jeunes du nord, vivons encore avec ce qu'elle a laissé : l'anxiété, les nuits sans sommeil, la déconnexion et une solitude prolongée », témoigne-t-elle. Elle a vu des amis des localités situées sur la ligne de front perdre leur maison et passer d'une structure provisoire à une autre.

Le ministère de l'Éducation défend son action

Interrogé par Ynet, le ministère israélien de l'Éducation indique ne pas disposer des conclusions du centre Ofek. Il souligne que ses services de psychologie et d'orientation accompagnent sans interruption élèves et personnels éducatifs depuis le 7 octobre.

Le ministère met en avant un soutien ciblé pour les élèves et les familles directement touchés par la guerre, l'augmentation des heures de conseil et l'extension des services de psychologie scolaire. De nouveaux outils de détection de la détresse ont été développés, accompagnés de formations dédiées pour les professionnels. Le système éducatif affirme adapter en continu son accompagnement pour renforcer la résilience, le sentiment d'appartenance et la continuité.

Une blessure qui se mesurera sur des années

Trois ans après le pire massacre de Juifs depuis la Shoah, Israël découvre que la guerre a aussi frappé là où on l'attendait le moins : dans le lien invisible qui unit un enfant aux adultes qui l'entourent. Les chercheurs le reconnaissent, il faudra du temps pour mesurer l'étendue des dégâts. Une certitude demeure : reconstruire cette confiance sera l'un des chantiers les plus longs de l'après-guerre.

Source : Ynet, Tamar Trabelsi-Hadad, 6 octobre 2026.

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Tous les titres de la presse israélienne d'Alliance Magazine le 6 octobre 2026

Revue de presse israélienne du 21 octobre 2026 par Alliance Magazine

Par Claudine Douillet I Le 6 octobre 2026

Revue de presse israélienne du 6 octobre 2026 : Israël commémore les trois ans du 7 octobre, le cabinet redoute une attaque du Hamas avant les élections.

Revue de presse israélienne du 6 octobre 2026

. Mis à jour le 6 octobre 2026 à 6 h 30.

Israël a commémoré lundi les trois ans du massacre du 7 octobre, lors de cérémonies d'État troublées par l'interpellation de Benjamin Netanyahou par un père endeuillé. À trois semaines des élections, le cabinet de sécurité redoute une attaque du Hamas.

Commémorations du 7 octobre

Trois ans après le 7 octobre, Israël se recueille au mont Herzl
La journée nationale du souvenir, fixée selon le calendrier hébraïque, a été observée lundi 5 octobre. Lors de la cérémonie d'État organisée dans le carré des Grands de la Nation à Jérusalem, les familles endeuillées ont rappelé que 1 318 membres des forces de sécurité sont tombés depuis l'attaque.
Le président Isaac Herzog a consacré l'essentiel de son discours aux jeunes guetteuses du poste de Nahal Oz, situé à 800 mètres de Gaza, qui avaient signalé des mouvements suspects pendant des mois sans que personne n'en tire une vue d'ensemble ; 53 soldats sont morts en défendant ce poste. Il a aussi mis en garde contre les fractures internes en pleine campagne électorale. Benjamin Netanyahou a promis qu'aucun pouvoir du Hamas ne subsisterait à Gaza, que le Hezbollah resterait visé au Liban et que l'Iran ne serait pas autorisé à menacer l'existence du pays. (Israel Hayom) https://www.israelhayom.com/2026/10/05/netanyahu-herzog-october-7-memorial-mount-herzl

Un père endeuillé interpelle Netanyahou, Lapid boycotte la cérémonie
Pendant le discours du Premier ministre, Yaakov Godo, père de Tom Godo, l'a accusé publiquement de ne pas avoir protégé les victimes du 7 octobre et de porter la responsabilité de leur mort. Tom Godo avait été tué dans sa maison de Kissoufim le 8 octobre 2023 par des tirs de soldats israéliens qui avaient pris la porte de la pièce sécurisée pour une position ennemie ; sa famille n'en a été informée qu'en 2025. Benjamin Netanyahou a marqué une courte pause avant de reprendre. Selon Walla, le chef de l'opposition Yaïr Lapid avait choisi de ne pas assister à la cérémonie, refusant de se tenir aux côtés de dirigeants qui, selon lui, ont écarté toute commission d'enquête d'État. (The Jerusalem Post ; Walla) https://www.jpost.com/israel-news/article-910665 https://www.walla.co.il/news/israel/383956345

Haaretz dénonce l'absence de comptes rendus au sommet de l'État
L'éditorialiste politique Yossi Verter estime que les responsables civils et militaires en poste le 7 octobre ont assisté aux cérémonies sans avoir présenté d'excuses ni accepté d'enquête approfondie, et que le premier rang du mont Herzl offrait l'image d'un « amateurisme meurtrier ». Le contraste avec la couverture d'Israel Hayom est net : le quotidien de droite a mis en avant les engagements militaires du Premier ministre, tandis que Haaretz, à gauche, a placé la question de la responsabilité au centre de son traitement. (Haaretz) https://www.haaretz.com/israel-news/israel-politics/2026-10-06/ty-article/.premium/october-7-culprits-sit-ashen-faced-but-inwardly-celebrate-their-own-survival/000001a1-0d81-dbcb-a5e9-afd5a58e0000

Des cérémonies dans tout le pays jusqu'au 7 octobre
Les drapeaux ont été mis en berne dans les institutions publiques et une minute de silence a été observée à 6 h 29, heure du déclenchement de l'offensive du Hamas. Une seconde cérémonie d'État, dédiée aux victimes du terrorisme, s'est tenue l'après-midi au mémorial des victimes d'actes hostiles du mont Herzl. Des dizaines de rassemblements, de séances de témoignages et d'activités scolaires ont eu lieu partout dans le pays, et les familles des victimes du festival Nova se sont réunies en soirée. Le mouvement citoyen Kumu organise mercredi 7 octobre au parc Yarkon de Tel-Aviv une cérémonie animée par l'ancien otage Eli Sharabi et l'actrice Shani Cohen. (The Jerusalem Post) https://www.jpost.com/israel-news/article-910604

Sécurité

Le cabinet de sécurité redoute une attaque du Hamas autour du scrutin
Réunis dimanche soir, les ministres ont entendu un tableau sombre de la situation, tendue sur tous les fronts, de Gaza à l'Iran. Le directeur du Shin Bet, David Zini, a évoqué la possibilité d'une attaque ou d'un enlèvement ciblé par le Hamas avant ou après les élections, et d'éventuels liens avec les Houthis. L'état-major affirme avoir neutralisé 95 % des tunnels connus entre la Ligne jaune et la frontière. Le chef du renseignement militaire, le général Shlomi Binder, a indiqué que sur environ 6 000 assaillants entrés en Israël le 7 octobre, 4 000 ont été éliminés. Itamar Ben Gvir et Avi Dichter ont réclamé une action plus large, et la ministre Orit Strock a contesté le plan de désarmement progressif du Conseil de la paix. (Israel Hayom ; The Jerusalem Post) https://www.israelhayom.com/2026/10/05/israel-security-hamas-election-attack-warning/ https://www.jpost.com/israel-news/defense-news/article-910632

Un universitaire de Bar-Ilan inculpé pour un projet d'attentats contre des citoyens arabes
Un maître de conférences en mathématiques de 60 ans, originaire de Petah Tikva et dont l'identité reste protégée, a été inculpé lundi pour préparation d'un acte terroriste, extorsion sous menace et entrave à la justice. Selon l'acte d'accusation, il envisageait de constituer douze cellules armées chargées d'attaques simultanées dans des villes mixtes et des localités arabes, et aurait menacé Moshe Feiglin après que celui-ci eut refusé de l'aider à recruter. Les deux médias divergent sur l'enquête : Channel 14 la présente comme une investigation conjointe de la police et du Shin Bet sur plus de trois ans, tandis que Haaretz affirme que le Shin Bet a reçu l'ordre de ne pas enquêter, s'est limité à un bref interrogatoire et a transmis le dossier à une police jugée lente. (Channel 14 ; Haaretz) https://www.c14.co.il/article/1724061 https://www.haaretz.com/israel-news/israel-security/2026-10-05/ty-article/.premium/shin-bet-refrained-from-probing-professor-who-planned-attacks-on-arab-civilians/000001a1-0cef-d344-adbd-cfff40550000

Vol flydubai : le Shin Bet participe à l'interrogatoire du pirate de l'air
Le service de sécurité intérieure israélien prend une part active, aux Émirats arabes unis, à l'interrogatoire de Hamam al-Hammami, copilote omanais accusé d'avoir attaqué le commandant de bord à la hache le 30 septembre sur un vol Dubaï Tel-Aviv transportant environ 166 passagers israéliens. L'appareil avait été dérouté vers l'Arabie saoudite avant que les passagers ne soient rapatriés. Le suspect aurait invoqué une vengeance liée à la guerre à Gaza et prévu, en dernier recours, de précipiter l'avion sur une base américaine en Jordanie. Les enquêteurs cherchent à établir s'il a agi seul, pour le compte d'une organisation ou sur ordre de l'Iran. (The Jerusalem Post) https://www.jpost.com/israel-news/article-910702

Iran : le blocus américain se poursuit, Téhéran veut allonger la portée de ses missiles
Le commandement central américain indique avoir dérouté 130 navires et détruit 13 bâtiments dans le cadre du blocus imposé à l'Iran. Le Trésor américain a averti les banques étrangères qu'elles pourraient être sanctionnées sans préavis si elles traitent avec des établissements iraniens visés. Un porte-parole des Gardiens de la révolution a affirmé que la République islamique devait accroître la portée de ses missiles, une leçon tirée selon lui du dernier conflit pour atteindre des adversaires éloignés. (The Jerusalem Post) https://www.jpost.com/middle-east/iran-news/2026-10-05/live-updates-910598

Politique

Sondage : Eisenkot devance Netanyahou, Ofer Winter sous le seuil d'éligibilité
Selon le sondage de la chaîne 12 publié lundi, le parti de Gadi Eisenkot obtiendrait 23 sièges contre 21 au Likoud, devant la liste de Naftali Bennett (13). Le bloc d'opposition, partis arabes compris, totaliserait 67 sièges contre 49 pour la coalition. Sur l'aptitude à diriger le gouvernement, Gadi Eisenkot devance Benjamin Netanyahou de trois points, mais ce dernier l'emporte face à Naftali Bennett. Deux tiers des sondés jugent le Premier ministre largement responsable de l'échec du 7 octobre et 66 % souhaitent une commission d'enquête d'État. Haaretz souligne que le parti d'extrême droite d'Ofer Winter échoue de nouveau à franchir le seuil de 3,25 %. (Mako ; Haaretz) https://www.mako.co.il/news-israel-elections/2026/Article-d7459e0cc7c01a1026.htm https://www.haaretz.com/israel-news/elections/2026-10-06/ty-article/.premium/ofer-winters-far-right-party-again-fails-to-clear-electoral-threshold-in-poll/000001a1-0e11-d502-ada5-bfd9b0a20001

La Liste commune lance sa campagne et appelle Juifs et Arabes à voter pour elle
Le président de la Liste commune, Youssef Jabareen, a ouvert lundi la campagne de l'alliance formée par Hadash, Ta'al et Balad en présentant le scrutin du 27 octobre comme un choix entre le gouvernement actuel et son mouvement. Le programme met en avant le départ de Benjamin Netanyahou, la lutte contre la criminalité dans la société arabe, l'égalité des droits et la création d'un État palestinien. La liste est créditée de sept à huit sièges. La Cour suprême a validé sa candidature, ainsi que celles de Ra'am et du député Ofer Cassif, mais la plupart des chefs de l'opposition excluent toute alliance gouvernementale avec les partis arabes. (The Jerusalem Post) https://www.jpost.com/israel-news/article-910700

Diplomatie

Londres menace d'expulser 27 diplomates israéliens
Le Royaume-Uni a averti qu'il renverrait 27 diplomates israéliens et leurs familles si Israël fermait, comme prévu le 8 octobre, le consulat britannique de Jérusalem-Est, situé à Sheikh Jarrah et chargé des relations avec les Palestiniens. La fermeture, ordonnée par le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar, répond aux sanctions économiques britanniques visant la Cisjordanie, justifiées par Londres par l'extension des implantations. Le conseiller britannique à la sécurité nationale, Jonathan Powell, n'a pas obtenu de compromis lors de sa visite. Gideon Saar a qualifié la décision britannique de « moralement dévoyée » et accusé le Parti travailliste d'ingérence électorale. (The Jerusalem Post) https://www.jpost.com/israel-news/article-910687

Entretien téléphonique entre Marco Rubio et Benjamin Netanyahou
Le secrétaire d'État américain s'est entretenu lundi avec le Premier ministre israélien depuis son avion, entre Washington et l'Islande, selon le département d'État. Le contenu de l'échange n'a pas été détaillé, mais il intervient dans un contexte de tensions régionales persistantes avec l'Iran et à trois semaines des élections israéliennes. (The Jerusalem Post) https://www.jpost.com/international/article-910714

Économie

Israir profite en Bourse de l'affaire flydubai
L'action de la compagnie aérienne Israir a progressé d'environ 19 % à la Bourse de Tel-Aviv depuis la tentative de détournement du vol flydubai : près de 14 % sur les trois séances qui ont suivi, puis 5 % supplémentaires lundi. Les investisseurs anticipent un report des voyageurs vers les transporteurs israéliens. El Al avait également gagné plus de 12,5 % dans un premier temps, avant de céder 1 % lundi après une ouverture en hausse. (Ynet) https://www.ynetnews.com/business/article/hkw00tjwomx

Les entreprises de la tech marquent l'anniversaire au bureau
Plusieurs sociétés technologiques israéliennes ont organisé des temps de mémoire pour leurs salariés. Playtika et Lusha ont reçu l'ancien otage Avinatan Or, resté 738 jours en captivité, et Axonius a invité l'ancien otage Or Levy. AudioCodes a transformé son auditorium en espace de recueillement, tandis qu'Esh Tech entretient un lien suivi avec la famille d'un parachutiste tué le 7 octobre, dans le cadre d'une initiative associant entreprises et familles endeuillées. Evinced soutient pour sa part une association d'aide aux réservistes. (Ynet) https://www.ynetnews.com/business/article/bjwnvtbsml

Société

Les soldats chargés d'identifier les corps, blessés invisibles de la guerre
Haaretz consacre une enquête aux militaires affectés après le 7 octobre à l'identification des quelque 1 600 corps retrouvés en Israël, regroupés à la base de Sde Teiman.
Au moins quatorze d'entre eux ont été hospitalisés en service psychiatrique fermé ; l'un, âgé de 29 ans, y vit toujours sans perspective de sortie, et un volontaire ultraorthodoxe de 34 ans s'est donné la mort en septembre 2025.
Les témoignages décrivent engourdissement émotionnel, souvenirs intrusifs, troubles du sommeil et difficultés familiales, ainsi que des taux d'invalidité reconnus très variables selon les dossiers. (Haaretz) https://www.haaretz.com/science-and-health/2026-10-05/ty-article-magazine/their-mission-after-october-7-sent-these-israeli-soldiers-to-a-psych-ward/000001a1-05d4-d75d-a1e7-2fd728ad0000

 

 

Dans 30 ans, vos petits-enfants taperont votre nom : que trouveront-ils ?

Dans 30 ans, vos petits-enfants taperont votre nom : que trouveront-ils ?

 

Écrivons aujourd'hui le livre de notre famille, demain nos petits-enfants nous y retrouveront

Personne ne pourra retrouver une famille que personne n'a racontée.
Sur zakhor.ai, chacun peut dès aujourd'hui déposer le nom, l'histoire et les photos des siens, pour que les générations suivantes n'aient pas à chercher en vain.

Par Claudine Douillet I Le 4 octobre 2026

J'ai cherché ma famille, je ne l'ai pas trouvée

L'autre soir, j'ai tapé le nom de ma famille dans le moteur de recherche de zakhor.ai. J'y ai trouvé Rabbi Haïm Houri, le saint de Gabès enterré à Beer-Sheva, frère de mon grand-père paternel et des rabbins marocains au nom proche, cités dans des archives du XVIIIe siècle.

Mais ni mes grands-parents, ni leurs frères et sœurs, ni la ville de Tunisie qu'ils ont quittée.
Rien d'étonnant : les registres retiennent les rabbins, les notables, les signataires d'actes. Ils oublient presque toujours les gens ordinaires, ceux qui ont tenu une boutique, élevé six enfants et traversé la Méditerranée avec une valise. Ceux-là n'existent que dans nos mémoires. Et si nous ne les écrivons pas, ils disparaîtront avec nous.

Ce que nos parents ne nous ont pas raconté

Dans beaucoup de familles juives venues d'Afrique du Nord ou d'Europe, on a peu parlé du passé. Par pudeur, bien plus que par oubli. Les enfants ont grandi sans poser de questions, faute de savoir qu'il y avait quelque chose à demander. Aujourd'hui, la génération qui se souvient des prénoms, des villes, des métiers et des mariages est en train de partir. Chaque année qui passe emporte des noms que plus personne ne pourra retrouver.

Un livre que l'on écrit à plusieurs

Zakhor.ai propose précisément de combler ce vide. La plateforme, gratuite, rassemble déjà
1 931 Grands Livres publiés en treize langues, consacrés à des familles, des communautés, des lieux et des grandes figures.
Chaque famille peut y ouvrir le sien. On y raconte les origines, le parcours, les membres dont on se souvient. Le livre s'écrit à plusieurs mains : un cousin ajoute une date, une tante une photo, un petit-fils un document retrouvé dans un tiroir. Chaque information porte son statut, établie, transmise ou hypothétique, et rien n'est publié sans relecture.

Quelques lignes suffisent pour commencer

Inutile d'écrire un livre entier d'un coup. On peut commencer par un seul proche : dire qui il était, de qui il était le fils, ce qu'il faisait, ce qu'il a traversé. Aucun compte n'est demandé pour commencer à écrire, l'inscription gratuite n'intervient qu'au moment du dépôt. Ce récit est ensuite rattaché à sa fiche, et il y reste. Les documents et photos que l'on dépose aujourd'hui, encore datables et identifiables par ceux qui les ont connus, seront bien plus difficiles à authentifier dans dix ans.

Ce que vos petits-enfants trouveront

Imaginez votre petite-fille, dans trente ans, tapant votre nom. Au lieu d'une page vide, elle trouvera votre visage, la ville de naissance de ses arrière-grands-parents, l'histoire de leur départ, les plats de la fête, les mots d'une langue que plus personne ne parle à la maison. Ce que nous n'avons pas reçu de nos parents, nous pouvons encore le transmettre à nos enfants. À une condition : l'écrire maintenant.

Commencez ce soir

Choisissez un seul nom, celui d'un grand-parent ou d'un parent disparu, et écrivez sur zakhor.ai les quelques lignes que vous savez de lui. Puis envoyez cet article sur le groupe WhatsApp de votre famille : ce que vous ignorez, un frère ou un cousin le sait peut-être.

Lien : Zakhor.ai

 

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Veille mondiale antisémitisme 4 octobre 2026 d'Alliance Magazine

Veille mondiale antisémitisme 4 octobre 2026 d'Alliance Magazine

Veille mondiale antisémitisme 4 octobre 2026

Publié le  · Par Claudine Douillet

Deux Iraniens sont inculpés au Royaume-Uni pour avoir préparé un attentat au chlore contre la synagogue de Heaton Park, un an après l'attaque meurtrière de Yom Kippour, tandis qu'un Juif portant la kippa a été roué de coups à Düsseldorf. La tentative d'attentat contre un vol FlyDubai à destination de Tel-Aviv a déclenché en quelques minutes une vague de théories du complot accusant Israël et les Juifs.

Europe

Royaume-Uni : deux Iraniens inculpés pour un projet d'attentat au chlore contre la synagogue de Heaton Park

Salam Ahmadyan, 36 ans, domicilié à Liverpool, et Rahman Salehi, 34 ans, domicilié à Salford, ont été inculpés vendredi 2 octobre pour préparation d'actes terroristes visant la communauté juive de Manchester. Selon l'accusation, ils avaient effectué des repérages autour de la synagogue de Heaton Park, frappée par l'attentat de Yom Kippour 2025 qui avait fait deux morts, ainsi que du Musée juif de Cheetham Hill. La police affirme qu'ils étaient en contact avec un commanditaire se trouvant probablement en Iran, qui leur aurait transmis des instructions pour fabriquer une bombe artisanale au chlore. Interpellés en septembre, les deux hommes ont comparu samedi 3 octobre devant le tribunal de Westminster sans plaider et restent détenus jusqu'à leur audience du 23 octobre devant la Cour criminelle centrale de Londres. La ministre de l'Intérieur Shabana Mahmood a précisé que tous deux étaient arrivés au Royaume-Uni par bateau, l'un ayant obtenu l'asile.

Source : https://www.cbsnews.com/news/2-iranians-charged-planning-terror-attack-manchester-jewish-community-uk/

Royaume-Uni : le CST recense pour la première fois des violences extrêmes antisémites dans les universités

Le Community Security Trust a publié le 30 septembre son rapport sur l'antisémitisme dans l'enseignement supérieur britannique pour les années universitaires 2024-2025 et 2025-2026. L'organisme y dénombre 178 incidents, 83 la première année puis 95 la seconde, soit une hausse de 14 %, répartis dans 52 établissements de 27 villes. Les propos et comportements injurieux représentent 84 % des cas. Pour la première fois, le CST classe deux faits dans la catégorie des violences extrêmes, susceptibles de causer la mort ou des blessures graves, l'un à Édimbourg et l'autre à Leeds. Seize incidents sont imputés à des membres du personnel universitaire, qui invoquent plus souvent que les autres auteurs Hitler, le nazisme ou la Shoah. Son directeur général Mark Gardner estime que les Juifs restent confrontés à un problème très sérieux sur les campus, même si les chiffres ont reflué depuis le pic consécutif au 7 octobre 2023.

Source : https://www.jewishnews.co.uk/cases-of-extreme-violence-on-campus-recorded-by-cst-for-the-first-time/

Royaume-Uni : les coups de couteau de Golders Green poursuivis comme crime de haine et non comme terrorisme

Le parquet britannique a annoncé qu'il ne retiendrait pas de qualification terroriste contre Essa Suleiman, 45 ans, accusé d'avoir poignardé deux hommes juifs, âgés de 34 et 76 ans, le 29 avril dernier dans le quartier de Golders Green, au nord de Londres. Les enquêteurs antiterroristes n'ont pas établi de lien avec une entreprise terroriste. Le prévenu reste poursuivi pour tentatives de meurtre, et le parquet demandera que la haine antijuive soit retenue comme circonstance aggravante au moment de la peine. Il doit également répondre d'une troisième agression au couteau commise le même jour contre un autre homme, qui n'est pas traitée comme un crime de haine. L'accusé a plaidé non coupable. À l'époque des faits, la police avait initialement déclaré l'attaque comme incident terroriste.

Source : https://www.i24news.tv/en/news/international/europe/artc-uk-prosecutors-golders-green-stabbing-of-jewish-men-was-hate-crime-not-terror

Allemagne : un homme portant la kippa frappé et traité de « tueur d'enfants » à Düsseldorf

Le 24 septembre, sur les quais du Rhin à hauteur du Rathausufer, à Düsseldorf, un homme reconnaissable comme juif par sa kippa et vêtu d'un sweat-shirt aux couleurs de l'armée israélienne a d'abord été insulté par deux femmes, puis frappé à coups de poing et de pied par deux hommes. Les quatre agresseurs l'ont traité à plusieurs reprises de « Kindermörder », tueur d'enfants. La police de protection de l'État a repris l'enquête en raison du caractère antisémite des faits et lance un appel à témoins. La communauté juive de Düsseldorf, par la voix de son administrateur Bert Römgens, a jugé insupportable que l'antisémitisme ouvert dégénère en violence brutale dans la ville, et réclamé une élucidation complète. Elle rappelle que nul ne devrait avoir à dissimuler son identité ou ses signes religieux pour être en sécurité.

Source : https://www.juedische-allgemeine.de/politik/kinderdoerfer-und-tritte-staatsschutz-ermittelt-nach-antisemitischen-angriff/

France : Mediapart attribue à Jordan Bardella des écrits antisémites de jeunesse, qu'il conteste

Le site d'investigation Mediapart a publié fin septembre des messages privés qu'il attribue au président du Rassemblement national, rédigés selon lui entre 2013 et 2015, alors que Jordan Bardella avait 17 ou 18 ans et militait déjà au Front national. D'après le média, ces écrits reprennent des thèmes conspirationnistes sur une domination juive du monde et de la finance. Ces accusations ne sont pas établies à ce stade. Jordan Bardella dément formellement, dénonce des « faux grossiers » et une opération de déstabilisation, et a porté plainte en diffamation contre Mediapart. Marine Le Pen lui a renouvelé sa « totale confiance ». Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a de son côté affirmé que l'antisémitisme n'était pas un accident dans l'histoire de ce parti, et Marine Tondelier a jugé de tels propos incompatibles avec toute fonction politique.

Source : https://fr.euronews.com/2026/09/29/accusations-dantisemitisme-jordan-bardella-porte-plainte-contre-mediapart-pour-diffamation

France : Washington sanctionne un réseau de collecte de fonds du Hamas basé en France

Le département du Trésor américain a annoncé des sanctions contre un responsable militaire du Hamas à Gaza et contre un réseau de financement établi en France. Selon Washington, ce réseau a recueilli près de deux millions de dollars au profit de l'organisation terroriste ces dernières années, en s'appuyant sur de fausses associations caritatives et sur des transferts en cryptomonnaies. Le Combat Antisemitism Movement a salué le 2 octobre cette mesure, sa présidente pour les affaires américaines, Alyza D. Lewin, y voyant une étape significative dans la lutte contre le terrorisme et l'assèchement des circuits de financement du Hamas.

Source : https://combatantisemitism.org/government-and-policy/us-national-security-and-the-health-and-strength-of-our-society-depend-on-it-cam-welcomes-treasury-department-action-against-hamas-fundraising-network/

Amérique du Nord

États-Unis : graffitis antisémites sur la mairie de Deerfield et croix gammée sur une aire de jeux à Highland Park

Dans la banlieue nord de Chicago, la mairie de Deerfield a été couverte de graffitis antisémites dans la nuit précédant le 1er octobre ; les inscriptions ont été effacées dès le lendemain matin. Moins d'une semaine plus tôt, une croix gammée avait été peinte à la bombe sur un toboggan du parc Devonshire, dans la commune voisine de Highland Park. Les deux municipalités ont ouvert une enquête et renforcé les patrouilles autour des parcs et des lieux de culte. La maire de Highland Park, Nancy Rotering, a souligné la gravité de ces actes en pleine période de fêtes juives et diffusé un message en plusieurs langues affirmant que la haine n'avait pas sa place dans la ville.

Source : https://www.jpost.com/diaspora/antisemitism/article-910241

États-Unis : le plan de lutte contre l'antisémitisme du maire de New York contesté par l'ADL et le CAM

Le maire de New York Zohran Mamdani a présenté le 29 septembre la première stratégie municipale de lutte contre l'antisémitisme. Elle prévoit notamment un million de dollars pour la sécurité des synagogues et associations, 6,4 millions de subventions de prévention, deux millions pour un mémorial de la Shoah dans le Queens et davantage de sorties scolaires au Musée du patrimoine juif. Le texte refuse en revanche de retenir une définition unique de l'antisémitisme, renvoyant à la fois à celle de l'IHRA et à deux définitions concurrentes. L'ADL estime que le maire ne traite pas la haine visant les Juifs new-yorkais comme une urgence, et UJA-Federation lui reproche d'ignorer le lien entre rhétorique anti-israélienne et antisémitisme. Le Combat Antisemitism Movement y voit une tentative de faire oublier un climat d'incitation que le maire aurait lui-même alimenté, en rappelant qu'il avait abrogé dès son premier jour l'adoption de la définition de l'IHRA.

Source : https://www.jta.org/2026/09/29/ny/mamdanis-office-unveils-plan-to-combat-antisemitism

Moyen-Orient

Arabie saoudite : la tentative d'attentat contre un vol FlyDubai pour Tel-Aviv suivie d'une vague complotiste antisémite

Le 30 septembre, le copilote omanais du vol FZ1073 reliant Dubaï à Tel-Aviv a attaqué le commandant de bord indien avec la hache de secours et tenté de prendre le contrôle de l'appareil, avant d'être maîtrisé par des passagers et l'équipage ; l'avion s'est posé en urgence à Tabuk, en Arabie saoudite. Les enquêteurs émiratis évoquent une tentative d'acte terroriste ; le copilote avait été écarté par Oman Air pour radicalisation. Selon le Combat Antisemitism Movement, il n'a fallu que 67 minutes après le premier signal de détresse pour qu'apparaisse en ligne une accusation visant Israël. Son centre de recherche a recensé en douze heures 2 963 publications sur X imputant l'incident à Israël, au Mossad, à Benyamin Netanyahou, aux « sionistes » ou aux Juifs. Parmi les 4 136 messages évoquant un « faux drapeau », environ 72 % promouvaient cette thèse complotiste.

Source : https://www.jpost.com/diaspora/antisemitism/article-910307

Iran : l'agence Fars suggère une opération israélienne sous « faux drapeau » après l'incident FlyDubai

Selon une analyse de la couverture régionale publiée par The Media Line, l'agence semi-officielle iranienne Fars a avancé, dans la foulée de l'incident du vol FlyDubai, qu'Israël envisageait une attaque contre un avion ou un aéroport de la région pour en faire porter la responsabilité à Téhéran. Fars n'a produit aucun élément reliant l'incident à cette allégation, et aucune preuve indépendante n'est venue étayer la moindre responsabilité israélienne. Cette thèse, qui retourne l'accusation contre la cible de l'attaque, est celle d'un média proche du pouvoir iranien ; elle est rapportée ici à titre d'attribution et ne constitue en aucun cas une information vérifiée.

Source : https://themedialine.org/top-stories/from-hijacking-alert-to-false-flag-claims-how-arab-and-iranian-outlets-framed-the-flydubai-incident/

Qatar : Al Jazeera présente Netanyahou comme exploitant l'attaque du vol FlyDubai et parle de « génocide » en voix propre

Dans une analyse publiée le 1er octobre, la chaîne qatarie Al Jazeera affirme que la tentative d'attentat contre le vol FlyDubai offre au Premier ministre israélien un nouvel argument sécuritaire avant les élections, et décrit sa réaction comme un discours de « victimisation ». Le média qualifie, dans sa propre voix éditoriale et sans attribution, l'action militaire d'Israël à Gaza de « génocide », et évoque des accusations de complicité de l'État dans des violences imputées à des habitants des implantations, qu'il qualifie de « pogroms ». Ces formulations relèvent de la ligne éditoriale de la chaîne et ne sont pas des faits établis.

Source : https://www.aljazeera.com/news/2026/10/1/flydubai-attack-gives-netanyahu-new-security-message-ahead-of-israel-vote

7octobre2023.org piraté : le site d'archives du massacre du Hamas revient plus fort, avec 125 documents

7octobre2023.org piraté : le site d'archives du massacre du Hamas revient plus fort, avec 125 documents

Par Claudine Douillet I Le 4 octobre 2026

7octobre2023.org piraté : le site d'archives du massacre du Hamas revient plus fort, avec 125 documents

Le 7 octobre 2023, le Hamas et des civils gazaouis ont massacré, violé, brûlé et enlevé en Israël. Il y a deux semaines, le site 7octobre2023.org, qui en conserve les preuves, a été piraté. Il est de retour, plus complet, plus visuel, plus dur. À trois jours du troisième anniversaire, le message est clair : ni pardon, ni oubli.

Un piratage pour faire taire les preuves

Il y a deux semaines, 7octobre2023.org a été mis hors ligne par un piratage. Ce site n'a rien d'un blog d'opinion. C'est un fonds documentaire : des vidéos, des photographies, des témoignages, chacun avec sa provenance. S'en prendre à lui, c'est s'en prendre aux preuves. Ce qui dérange dans le 7 octobre, ce ne sont pas les commentaires, ce sont les images. Celles que les terroristes ont eux-mêmes filmées, diffusées et revendiquées.

La réponse a été immédiate. Le site a été reconstruit, renforcé, enrichi. Il revient avec 63 vidéos, 62 photographies documentaires et 125 archives classées. Ceux qui voulaient effacer la mémoire ont obtenu l'inverse : davantage de documents, mieux organisés, plus accessibles.

Ce que contient le nouveau 7octobre2023.org

Le fonds est structuré en quatre collections. « Scènes de crimes » réunit 92 documents tournés ou photographiés dans les kibboutz et sur les lieux de l'attaque. « Témoignages » donne la parole aux survivants et aux proches des victimes. « Déclarations du Hamas » conserve les mots des bourreaux, ceux qui ont revendiqué. Une dernière collection regroupe les documents les plus sensibles, dont l'ouverture reste un choix délibéré de chaque visiteur.

Chaque pièce dispose de sa fiche. Un espace mémoire est consacré aux victimes, et une page permet de transmettre un nouveau témoignage. Le site ne demande pas qu'on le croie sur parole. Il montre.

Le 7 octobre : nommer les choses

Le 7 octobre 2023 au matin, des milliers de terroristes du Hamas et d'autres groupes armés franchissent la frontière de Gaza. Environ 1 200 personnes sont assassinées en Israël, dans leur immense majorité des civils. 251 personnes sont enlevées vers Gaza, des nourrissons aux vieillards. Au festival Nova de Reïm, plus de 360 jeunes sont abattus. À Be'eri, Kfar Aza, Nir Oz, des familles entières sont exécutées chez elles, brûlées vives, mutilées. Des violences sexuelles sont documentées.

Il faut aussi dire ce que beaucoup taisent. Dans le sillage des commandos, des civils gazaouis ont franchi la clôture éventrée. Ils ont pillé, frappé, participé aux enlèvements. Des otages libérés ont raconté avoir été séquestrés dans des appartements de familles. Ce ne sont pas des rumeurs, ce sont des récits recueillis et des images. Le 7 octobre n'est pas seulement l'œuvre d'une organisation terroriste. C'est aussi celle de civils qui ont suivi.

Le 8 octobre : la riposte

Le 8 octobre, Israël entre officiellement en guerre. Le même jour, le Hezbollah ouvre le feu depuis le Liban. L'ordre des dates n'est pas un détail, il est le cœur du sujet. La guerre à Gaza est la conséquence du massacre, pas sa cause. Inverser la chronologie, c'est réécrire l'histoire au profit des assassins.

Depuis trois ans, les images de destruction à Gaza tournent en boucle. Celles du 7 octobre, elles, disparaissent des écrans, des réseaux et des mémoires. Le Hamas n'a pas seulement déclenché cette guerre. Il l'a menée depuis des tunnels creusés sous les écoles, les hôpitaux et les habitations, en faisant de sa propre population un bouclier. Chaque mort de cette guerre commence le 7 octobre.

Contre l'effacement, la preuve

Le déni du 7 octobre a commencé avant même que tous les corps soient identifiés. Mise en scène, exagération, « contexte » : les mots changent, l'objectif reste le même. Faire douter. Relativiser. Puis oublier. Les images sont retirées des plateformes, les comptes signalés, les sites attaqués.

Voilà pourquoi un fonds comme 7octobre2023.org est indispensable. Face au déni, une archive ne débat pas. Elle présente. Les vidéos tournées par les terroristes eux-mêmes, l'appel d'un assaillant se vantant auprès de ses parents d'avoir tué des Juifs, les photographies des maisons calcinées : tout cela existe, et tout cela restera consultable.

Ni pardon ni oubli

Le piratage voulait creuser un trou dans la mémoire. Il a produit un site plus complet, plus solide, plus percutant. À l'approche du troisième anniversaire, chacun peut agir : consulter les archives, partager les documents, transmettre un témoignage. Le 7 octobre ne sera pas effacé. Personne n'en aura le pouvoir.

Ni pardon. Ni oubli.

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Emily Damari dévoile des photos inédites de sa captivité à Gaza : « Ma survie est un miracle »- photos-

Emily Damari dévoile des photos inédites de sa captivité à Gaza : « Ma survie est un miracle »- photos-

Trois ans après son enlèvement, l'ex-otage Emily Damari publie des photos inédites de sa captivité à l'hôpital Shifa de Gaza et parle d'une survie miraculeuse.

Emily Damari dévoile des photos inédites de sa captivité à Gaza : « Ma survie est un miracle »

Par Claudine Douillet I Le 4 octobre 2026

Emily Damari a rompu le silence en images. Trois ans jour pour jour après son enlèvement selon le calendrier hébraïque, l'ex-otage du Hamas a publié sur Instagram des photos jamais montrées de sa détention à Gaza, prises à l'hôpital Shifa. Une chambre couverte de sang, un cadavre au sol, une jambe mal recousue qui a saigné pendant quatre mois : son témoignage glace le sang.

Trois ans après Simhat Torah, le retour des images

Samedi, à la date hébraïque de Simhat Torah, Emily Damari a choisi de revenir sur le jour où sa vie a basculé. « Il y a trois ans, à cette heure-ci, pendant Simhat Torah, j'étais au plus profond de la bande de Gaza », écrit-elle en légende de sa publication, rapporte le Jerusalem Post.

Les clichés la montrent à l'hôpital Shifa peu après son enlèvement, le 7 octobre 2023. La jeune femme y a été soignée, si l'on peut employer ce mot, pour une blessure par balle à la main et une blessure par éclat d'obus à la jambe. Ces photos, jusqu'ici inédites, constituent un document rare sur les conditions dans lesquelles les otages blessés ont été pris en charge par leurs ravisseurs.

Emily Damari dévoile des photos inédites de sa captivité à Gaza : « Ma survie est un miracle »

Emily Damari dévoile des photos inédites de sa captivité à Gaza : « Ma survie est un miracle »

« Dr Hamas » et des kalachnikovs braquées sur sa tête

Le récit d'Emily Damari est sans détour. Elle décrit une pièce répugnante, maculée de sang, avec un corps sans vie étendu au sol à côté d'elle. Un homme se présente alors à elle comme le « Dr Hamas ». Il n'est pas seul : une dizaine d'hommes armés l'accompagnent, kalachnikovs pointées sur sa tête. Elle les appelle des « monstres ».

Ce témoignage pèse lourd. L'hôpital Shifa, le plus grand établissement médical de Gaza, a été au cœur des accusations israéliennes sur l'utilisation des infrastructures civiles par le Hamas. Les images d'Emily Damari, prises dans ses murs avec une otage blessée sous la menace d'hommes armés, apportent une illustration directe de cette réalité.

Une jambe qui a saigné pendant quatre mois

Une jambe qui a saigné pendant quatre mois

Une jambe qui a saigné pendant quatre mois

« Ceux qui connaissent un peu la médecine comprendront, en regardant ces photos, que le fait que je sois encore là aujourd'hui est un miracle », écrit l'ex-otage. Sa jambe a continué de saigner pendant quatre mois. Les points de suture posés sur sa main, censés être retirés au bout de deux semaines, y sont restés une année entière.

Emily Damari avait déjà raconté, lors de précédentes interventions dans les médias, que sa plaie à la jambe avait été mal suturée. En mars 2025, après une opération correctrice de la main, elle expliquait qu'à son réveil le « Dr Hamas » lui avait annoncé la perte de deux doigts, et que sa blessure à la jambe avait été refermée avec seulement quatre points au lieu de seize.

Une jambe qui a saigné pendant quatre mois

Une jambe qui a saigné pendant quatre mois

Deux doigts amputés, devenus un symbole

L'amputation de deux doigts de sa main gauche est devenue, malgré elle, un emblème. Au moment de sa libération, l'image de la jeune femme levant sa main mutilée a fait le tour d'Israël et du monde. Elle a depuis subi une nouvelle intervention chirurgicale sur sa main après son retour.

Originaire du kibboutz Kfar Aza, l'un des plus durement frappés lors du massacre du 7 octobre, Emily Damari, israélo-britannique, a été arrachée à son domicile par les terroristes du Hamas. Elle fait partie des otages dont le sort a mobilisé une campagne internationale, portée notamment par sa mère, Mandy.

471 jours de captivité

Emily Damari a été libérée début 2025, après 471 jours aux mains du Hamas. Elle faisait partie du premier groupe d'otages relâchées dans le cadre de l'accord de cessez-le-feu, aux côtés de Romi Gonen et Doron Steinbrecher. Les images de ses retrouvailles avec sa mère, diffusées par l'armée israélienne, ont ému tout le pays.

Depuis, la jeune femme n'a cessé de témoigner. Ses prises de parole publiques, sur les réseaux sociaux comme dans les médias, contribuent à documenter ce qu'ont vécu les otages et à empêcher que leur souffrance ne soit effacée ou relativisée.

Un mariage à Tel-Aviv en août dernier

La vie a repris ses droits. En août, Emily Damari a épousé sa compagne, l'influenceuse culinaire israélienne Danielle « Dani » Amit, lors d'une célébration à Tel-Aviv. Le couple s'était fiancé en janvier 2026, un an après la libération de la jeune femme.

Lors de la fête, Mandy Damari a pris la parole pour rappeler les 471 jours de captivité de sa fille. Elle a confié que, pendant ces jours et ces nuits sans fin, imaginer un jour la voir vivante, en sécurité, heureuse et aux côtés de la personne qu'elle aime relevait de l'impossible.

Plusieurs anciens otages étaient présents, parmi lesquels Romi Gonen, Doron Steinbrecher, Liri Albag, Daniella Gilboa, Omer Shem Tov, Keith et Aviva Siegel, ainsi que les jumeaux Gali et Ziv Berman.

Témoigner pour ne pas oublier

En publiant ces photos à la date anniversaire de son enlèvement, Emily Damari ne cherche pas l'émotion facile. Elle montre, preuves à l'appui, ce que le Hamas a infligé à une jeune femme blessée et sans défense. Trois ans après le 7 octobre, son témoignage rappelle que la mémoire des otages repose désormais aussi sur ceux qui en sont revenus et qui ont le courage de raconter.

Source : The Jerusalem Post

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Vol FZ1073 : le pilote terroriste s'était posé en Israël une semaine avant

Vol FZ1073 : le pilote terroriste s'était posé en Israël une semaine avant

 

Par Claudine Douillet I Le 4 octobre 2026

Vol flydubai FZ1073 : le copilote omanais s'était posé à Ben Gourion une semaine avant l'attentat manqué

Le copilote omanais qui a tenté de précipiter au sol le vol flydubai FZ1073 et ses 174 passagers israéliens le 30 septembre avait déjà atterri à l'aéroport Ben Gourion une semaine plus tôt. Selon la chaîne israélienne N12, les autorités vérifient désormais si d'autres pilotes porteurs de passeports iraniens, syriens ou irakiens se sont posés en Israël ces dernières années, sans aucun contrôle de l'État hébreu.

Un pilote déjà venu en Israël

La révélation est tombée samedi soir dans le journal du week-end de N12. Hamam al-Hammami, le copilote de flydubai qui a tenté d'écraser un Boeing 737 MAX 8 rempli d'Israéliens, connaissait parfaitement la route. Il s'était déjà posé à Ben Gourion à plusieurs reprises, la dernière fois sept jours avant le vol. Personne en Israël ne s'en était inquiété.

Les journalistes Dean Fisher et Nir Dvori décrivent un véritable fiasco. Les services de sécurité israéliens examinent désormais une hypothèse vertigineuse : des pilotes détenteurs d'une double nationalité, dont celle d'un pays ennemi comme l'Iran, la Syrie ou l'Irak, ont pu se poser en Israël sans jamais être identifiés.

Deux minutes de chute au-dessus de l'Arabie saoudite

Le mercredi 30 septembre, le vol FZ1073 décolle de Dubaï à 7h05 pour Tel-Aviv. Un peu plus de deux heures plus tard, l'appareil plonge brutalement de plus de 5 000 mètres en deux minutes environ, remonte, puis replonge. Dans le cockpit, le copilote vient d'attaquer le commandant de bord indien Smit Machchhar à l'aide de la hache de secours, avant de tenter de s'emparer des commandes.

Grièvement blessé, à terre, le commandant trouve la force d'ouvrir la porte du poste de pilotage. Des passagers et des membres d'équipage s'y engouffrent et maîtrisent l'agresseur. L'Israélien Yaniv Hayoun, l'un d'eux, a raconté à N12 avoir été projeté au sol par la plongée, le corps comme aspiré vers le plancher, incapable de bouger. Deux pilotes de réserve présents à bord reprennent l'avion en main et le posent à Tabouk, dans le nord-ouest de l'Arabie saoudite. Les 174 passagers ont ensuite été rapatriés à Ben Gourion.

Hamam al-Hammami, un profil déjà signalé à Oman

Le procureur général des Émirats arabes unis, Hamad Saif al-Shamsi, a qualifié samedi les faits d'acte terroriste. Benyamin Netanyahou a affirmé sur Fox News que le copilote avait subi un endoctrinement islamiste radical, tandis que le ministre de la Défense Israël Katz parle d'une tentative d'attentat djihadiste.

Le parcours du copilote interroge. Selon CNN, il est né aux Émirats d'une mère syrienne. Il a passé sept ans chez Oman Air jusqu'en février 2025, puis quelques mois chez Royal Air Maroc. D'après le Wall Street Journal et ABC News, les autorités omanaises l'avaient interdit de vol en raison de ses positions extrémistes. Selon CBS, flydubai l'a pourtant embauché sans consulter le gouvernement d'Oman. Aucune information n'a circulé jusqu'à Jérusalem.

Liste d'équipage : le ministère des Transports dément, le fisc confirme

C'est le cœur de la polémique. L'Autorité fiscale israélienne affirme avoir reçu des Émirats la liste de l'équipage avant le décollage, dans le cadre d'une procédure établie. Le quotidien Haaretz ajoute que le ministère des Transports et le Mossad étaient censés la vérifier.

La division sécurité du ministère des Transports dément catégoriquement avoir reçu des noms. Elle explique ne pas être un organisme de renseignement et s'en remettre aux compagnies aériennes, qui contrôlent elles-mêmes leurs pilotes. Ses responsables reconnaissent ne pas pouvoir dire avec certitude qui a atterri en Israël ces dernières années, et lâchent une phrase qui glace : rien ne garantit à 100 % que cela ne se reproduira pas, sauf à stopper l'aviation étrangère vers Israël.

Un angle mort dans la sécurité aérienne israélienne

N12 dresse la liste des défaillances. Personne en Israël ne savait qu'Oman avait cloué au sol ce pilote, ni qu'il s'était radicalisé. Aucun suivi continu des équipages étrangers n'était assuré, ni par le Mossad ni par le Shin Bet. L'État se contentait des déclarations des compagnies.

Le paradoxe est cruel. Il y a quelques mois, le chef du Shin Bet, David Zini, avait interdit aux compagnies israéliennes de desservir Dubaï en raison des failles du contrôle des bagages. Rien n'avait été prévu pour les pilotes des compagnies étrangères qui, eux, se posaient chaque jour à Ben Gourion. Le contexte rend la faille plus inquiétante encore : depuis la fin mars, les Émirats interdisent l'entrée et le transit aux détenteurs de passeports iraniens, signe que la menace était identifiée dans la région.

flydubai suspend ses vols, la traque des autres pilotes commence

Shmuel Zakai, directeur de l'Autorité de l'aviation civile, explique que les autorités émiraties ont ordonné à flydubai de suspendre ses liaisons avec Israël jusqu'à la fin de l'enquête, afin de s'assurer qu'aucune autre brèche n'existe et que le copilote a agi seul. L'enquête est désormais menée à Abou Dhabi, l'avion étant immatriculé aux Émirats.

L'appareil sécuritaire israélien n'exclut pas que d'autres pilotes de même profil travaillent dans des compagnies étrangères. Une course contre la montre est engagée, en coopération internationale, pour les identifier. Le 30 septembre, ce sont quelques passagers qui ont sauvé 174 vies. La question posée à l'État d'Israël est désormais simple : qui atterrit chaque jour à Ben Gourion ?

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