Trahison à Versailles : Trump signe la reddition américaine et condamne Israël à la solitude

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Trahison à Versailles : Trump signe la reddition américaine et condamne Israël à la solitude

À Versailles, là où les vainqueurs dictaient jadis leur loi aux vaincus, Donald Trump a signé jeudi soir un accord avec l'Iran qui inverse brutalement les rôles.
En 1919, c'est l'Allemagne humiliée qui courbait l'échine dans ce même palais. En 2026, c'est l'Amérique qui cède.
Et quelque part dans cette ironie historique vertigineuse, les historiens n'ont pas oublié que ce traité de 1919 et ses humiliations portaient en germe la montée d'Hitler et la Shoah.
Signer à Versailles un accord qui renforce le régime qui appelle à la destruction d'Israël n'est pas seulement une capitulation stratégique. C'est une gifle à la mémoire.

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Il fallait oser. Le 14 juin 2026, Donald Trump apposait sa signature au Palais de Versailles sur un accord avec la République islamique d'Iran que ses propres alliés républicains qualifient de capitulation historique. Quatorze points, des concessions massives accordées à Téhéran, et une question qui brûle les lèvres dans toutes les chancelleries : qu'est-ce qui a bien pu pousser l'homme qui promettait la "reddition inconditionnelle" de l'Iran à accepter un tel deal ?

La réponse, selon les sources américaines les plus proches du pouvoir, tient en trois mots : l'économie, l'économie, l'économie.

Le détroit qui étranglait l'Amérique

Depuis la fermeture du détroit d'Ormuz par les Gardiens de la Révolution, environ 20% de l'approvisionnement mondial en pétrole et en gaz naturel liquéfié était bloqué.
Le conflit bloquait le transit d'environ 14 millions de barils de pétrole par jour, provoquant le plus grand choc d'approvisionnement énergétique de l'histoire.

À la pompe, le prix moyen de l'essence aux États-Unis atteignait 4,34 dollars le gallon, soit une hausse de près de 46% par rapport au début de la guerre. L'inflation s'emballait. Seuls 16% des Américains jugeaient l'économie excellente ou satisfaisante, selon un sondage Gallup récent.

Trump cherchait à soumettre l'Iran à la pression économique alors que l'inflation atteignait son niveau le plus élevé depuis des années et que sa popularité restait à un point bas.
Les élections de mi-mandat pointaient à l'horizon. John Bolton, ancien conseiller à la sécurité nationale, a tranché sans ambages : "C'est une histoire de prix à la pompe. Il pense que si le détroit d'Ormuz rouvre, le prix mondial du pétrole baissera, le prix à la pompe baissera, et l'inflation diminuera." 

Une défaite stratégique sans précédent

Sur le fond, l'accord est vertigineux dans ses concessions. Il met immédiatement fin à l'isolement international de la République islamique sans exiger pratiquement aucune concession réelle de Téhéran.
Le document ne mentionne ni le Hezbollah, ni les autres mandataires régionaux de l'Iran, ni le programme balistique du pays. En échange des promesses américaines de lever toutes les sanctions, de débloquer les avoirs gelés et de financer un fonds de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran, Téhéran réaffirme... ne pas chercher à se doter de l'arme nucléaire. Un engagement qu'elle avait déjà pris dans le Traité sur la Non-Prolifération il y a un demi-siècle, et dans le JCPOA de 2015 que Trump lui-même avait dynamité. 

The Nation, publication américaine de référence, n'a pas mâché ses mots :
"Il n'y a aucune façon de décrire ce mémorandum autrement que comme la ratification de la plus grande défaite stratégique américaine depuis le Vietnam."

Du côté républicain, Bolton prévenait que l'Iran comptait sur le fait que "la pression économique diminuera, ils pourront vendre du pétrole, reconstituer leurs actifs, reconstruire leur programme militaire", et que les chances de Trump de reprendre les hostilités "diminueront à mesure qu'on approchera des élections". 

Qui a fait pression sur Trump ?

La question des coulisses est cruciale. Plusieurs acteurs ont pesé simultanément. D'abord, les alliés du Golfe : Riyad et Abu Dhabi ont augmenté l'utilisation de pipelines contournant le détroit, mais ces volumes supplémentaires ne compensaient pas ce qui transite normalement par ces eaux étroites.
Leurs économies souffraient autant que les autres. Ensuite, les marchés financiers mondiaux, que Citigroup et JPMorgan alertaient sur la montée des pressions inflationnistes liées à la crise énergétique.
L'économiste en chef de Rystad Energy résumait l'équation : "Washington a intérêt à éviter une flambée des prix de l'essence avant les élections de mi-mandat, tandis que Téhéran cherche à obtenir un allègement des sanctions et à restaurer ses revenus d'exportation, et l'économie mondiale a un fort intérêt à maintenir le détroit d'Ormuz ouvert."

Le Pakistan, médiateur clé, a également joué un rôle de premier plan dans la pression exercée pour aboutir à un accord, aux côtés du Qatar, de la Turquie et de l'Arabie Saoudite.

Israël, le grand perdant

C'est là que l'affaire prend une dimension proprement stupéfiante pour les observateurs israéliens. Non content de signer un accord qui renforce considérablement l'Iran, Trump s'est livré au G7 d'Évian à une attaque en règle contre Israël qui a médusé les chancelleries.

Trump a déclaré que la guerre d'Israël contre le Hezbollah avait duré trop longtemps et était trop meurtrière pour les non-combattants, et a ajouté qu'Israël aurait été "balayé de la surface de la Terre" sans lui.
"Sans les États-Unis, il n'y aurait pas d'Israël. Sans moi, il n'y aurait pas d'Israël, car aucun autre président n'était prêt à faire ce que j'ai fait", a-t-il assené publiquement, avant d'ajouter que Netanyahu devait désormais "être plus responsable" vis-à-vis du Liban.

Plus déconcertant encore : Trump a suggéré que la Syrie remplace Israël dans la lutte contre le Hezbollah au Liban, affirmant que le président syrien Ahmed al-Sharaa, ancien chef rebelle islamiste, ferait "un meilleur travail".

La raison de cette brusquerie est limpide. Israël a bombardé Beyrouth le dimanche même où Trump annonçait la signature du mémorandum avec l'Iran. Trump a déclaré avoir été "très en colère" contre Netanyahu et l'en avoir informé directement.
L'attaque israélienne avait failli faire dérailler l'ensemble des négociations. Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi avait clairement signifié que Trump ne pouvait pas à la fois finaliser l'accord avec Téhéran et continuer à déférer aux exigences israéliennes.

Une fracture structurelle

Ce qui se dessine n'est pas une simple brouille passagère. Des experts israéliens de sécurité comme le général de brigade Yossi Kuperwasser ont estimé que les États-Unis "donnent tout pour pas cher, fournissant au régime iranien des milliards de dollars pour renforcer son emprise intérieure et continuer à financer ses proxies comme le Hezbollah et le Hamas, sans exiger en retour de véritables concessions irréversibles". 

Netanyahu, de son côté, a affirmé qu'Israël n'était pas lié par l'accord et que ses troupes resteraient au Liban "aussi longtemps que nécessaire". L'Iran a répondu que sans retrait israélien du territoire libanais, le mémorandum serait en violation.

Trump a choisi l'économie américaine et les midterms contre la pression maximale sur l'Iran. Israël se retrouve face à un allié américain qui, pour la première fois depuis des décennies, traite publiquement l'État hébreu comme un obstacle à ses propres objectifs stratégiques. La suite des négociations, dans les soixante jours à venir, dira si cet accord de papier résistera aux contradictions qui l'ont engendré.

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