Le pays candidat aux Accords d'Abraham voulait endormir Israël avant de la conquérir . Plan de dupe

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Le pays candidat aux Accords d'Abraham voulait endormir Israël avant de la conquérir . Plan de dupe

 

Un scénario d'endormissement suivi d'une frappe rappelle la stratégie de Sinouar avant le 7 octobre

La censure militaire israélienne a autorisé ce lundi la publication d'informations troublantes : deux pays de la région se seraient répartis les rôles face à Israël, l'un avançant vers un accord de normalisation pour endormir la vigilance israélienne, l'autre poursuivant en parallèle des préparatifs militaires. Les noms des deux pays restent, à ce stade, sous embargo total.

Une stratégie de duperie à double niveau

Selon des informations diffusées ce matin sur Kan Reshet Bet et reprises par plusieurs médias israéliens, des responsables d'un des deux pays auraient conseillé à leurs homologues de l'autre pays d'adopter une posture de souplesse tactique et de se rapprocher d'un accord avec Israël.
L'objectif affiché : donner l'image d'une volonté de paix pour rassurer Israël, tandis que des préparatifs pour une confrontation militaire plus large se poursuivraient discrètement.
Le message central attribué à ces échanges tenait en une logique simple, aller vers un accord avec Israël dans le but de le rompre plus tard, une fois les préparatifs de guerre achevés.

La censure militaire a autorisé la diffusion du principe de cette manœuvre, mais interdit pour l'instant toute publication permettant d'identifier les deux États impliqués.

Le parallèle avec Yahya Sinouar

Le journaliste qui a révélé l'information a explicitement établi un lien avec la méthode employée par Yahya Sinouar avant le massacre du 7 octobre. Le chef du Hamas à Gaza avait, selon ce parallèle, donné l'illusion d'une disposition au calme réciproque avec Israël, tout en finalisant en coulisses les plans de l'attaque. Cette comparaison, reprise par plusieurs rédactions, vise à souligner que la logique de l'endormissement stratégique précédant une agression n'est pas un scénario inédit dans la région.

La réaction du ministre Ben Gvir

Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a réagi dès la publication de l'information. Il a estimé que quiconque pensait pouvoir confier la sécurité d'Israël à des accords et des garanties venus de son environnement régional venait de recevoir une leçon douloureuse.

Il a également rappelé que cette même méfiance avait motivé, selon lui, les avertissements formulés avant le 7 octobre face à tout arrangement présenté comme porteur d'un calme illusoire.

Une identité des pays toujours protégée

Un seul média, Arutz Sheva, a laissé entendre qu'un des deux pays serait un État dont le nom revient régulièrement comme candidat potentiel à un élargissement des Accords d'Abraham, avec le soutien affiché de l'administration américaine. Cette indication reste toutefois une insinuation journalistique et non une confirmation officielle. Aucun média israélien n'a, à ce jour, nommé explicitement les deux pays visés par le rapport, la censure militaire continuant d'interdire toute publication à ce sujet.

Ce que cette affaire révèle

Si les détails venaient à être pleinement confirmés, cette affaire soulèverait des questions sérieuses sur la manière dont Israël évalue les accords et les rapprochements diplomatiques dans la région, et sur sa capacité à détecter une montée en puissance militaire se déroulant en parallèle de gestes diplomatiques apparemment rassurants.
L'affaire s'inscrit dans un climat où la méfiance envers les processus de normalisation reste vive dans une partie de l'establishment sécuritaire israélien, près de trois ans après le 7 octobre.

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