Claudine Douillet

Claudine Douillet,st fondatrice, gérante et rédactrice en chef d'Alliance, premier magazine juif francophone créé sur le web en 1996. Depuis près de trente ans, elle dirige la ligne éditoriale du titre, en assurant une veille quotidienne de l'actualité israélienne et juive internationale, traduite et adaptée pour le lectorat francophone.
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Les articles de Claudine Douillet

Veille des médias arabes et iraniens sur Israël — 1er octobre 2026

Veille des médias arabes et iraniens sur Israël d'Alliance magazine — 27 septembre 2026

Veille des médias arabes et iraniens sur Israël — 1er octobre 2026

En ce début octobre, la visite de Benjamin Netanyahou à Abou Dhabi provoque une mise en garde frontale de Téhéran contre tout État de la région accueillant des responsables israéliens. Le deuxième anniversaire de la mort de Hassan Nasrallah sert de tribune au Hezbollah et à l'appareil militaire iranien pour réaffirmer leur volonté de chasser Israël de la région, tandis que la Turquie réclame des « mesures concrètes » contre l'État hébreu et que la rue marocaine se mobilise contre l'échange d'ambassadeurs avec Israël.

Iran (diplomatie)

Visite de Netanyahou : l'Iran menace les États qui reçoivent Israël

Le ministère iranien des Affaires étrangères a averti les pays de la région des conséquences « extrêmement dangereuses » de l'accueil de dirigeants israéliens, après la visite de Benjamin Netanyahou aux Émirats arabes unis, rapporte le Tehran Times.

Un avertissement adressé à tout le Golfe

Selon le quotidien iranien, la diplomatie de Téhéran qualifie le Premier ministre israélien de dirigeant « tueur d'enfants » et « belliciste », et appelle les gouvernements voisins à cesser de faciliter la présence « déstabilisatrice » d'Israël dans la région, la sécurité régionale étant présentée comme « collective et indivisible ». Le Tehran Times présente par ailleurs les accords d'Abraham comme un instrument destiné à fracturer l'unité islamique, et dénonce l'intégration militaire entre Abou Dhabi et Israël. Ce message vise directement la normalisation entre Israël et les monarchies du Golfe.

Lien source : https://www.tehrantimes.com/news/530591/Iran-warns-regional-states-against-hosting-Israeli-officials Source et date : Tehran Times, 30 septembre 2026 Turquie

La Turquie appelle à des « mesures concrètes » contre Israël

Le Conseil de sécurité nationale de la Turquie, réuni sous la présidence de Recep Tayyip Erdogan, a appelé la communauté internationale à prendre des « mesures concrètes » contre Israël, rapporte l'agence Anadolu.

Israël accusé de saboter la stabilité régionale

Selon l'agence turque, l'instance accuse l'« administration israélienne » de poursuivre ses attaques à Gaza et au Liban sans respecter ses engagements en faveur de la paix, et de chercher à empêcher la stabilisation de la région en violant l'intégrité territoriale et la souveraineté de la Syrie. Le communiqué, cité par Anadolu, décrit par ailleurs la guerre opposant les États-Unis et Israël à l'Iran comme un « cercle vicieux » fragilisant toute la région. Cet appel à l'action internationale s'inscrit dans la ligne d'isolement d'Israël défendue par Ankara depuis la guerre de Gaza.

Lien source : https://aa.com.tr/en/middle-east/turkiyes-national-security-council-calls-for-concrete-steps-against-israel/4074198 Source et date : Agence Anadolu, 30 septembre 2026 Mots-clés : Turquie, Israël, Erdogan, Syrie, isolement diplomatique

Maroc

 Maroc : 45 villes manifestent contre l'ambassade d'Israël

Au Maroc, des rassemblements organisés dans 45 villes ont réclamé l'arrêt de la normalisation avec Israël, après l'annonce de la transformation des bureaux de liaison en ambassades, rapporte Al Jazeera.

« Contre la normalisation »

Selon la chaîne qatarie, le Front marocain de soutien à la Palestine et contre la normalisation et le Comité marocain de soutien aux causes de la nation ont mobilisé les manifestants du 25 au 27 septembre, de Rabat à Casablanca en passant par Tanger, Fès et Agadir, sous le mot d'ordre « Vendredi pour Al-Aqsa et contre la normalisation ». Les participants exigent, toujours selon Al Jazeera, l'abandon de l'échange d'ambassadeurs annoncé le 16 septembre et la fin des liens institutionnels avec Israël. Les autorités ont interdit certains rassemblements et procédé à plus d'une douzaine d'interpellations à Tanger.

Lien source : https://www.aljazeera.com/news/2026/9/30/moroccos-pro-palestine-protests-challenge-rabats-deepening-israel-ties Source et date : Al Jazeera, 30 septembre 2026

Hezbollah / Liban

 Hezbollah : Qassem rejette toute négociation directe avec Israël

Le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qassem, a affirmé que la « résistance » contre Israël se poursuivrait jusqu'à l'« expulsion complète » des forces israéliennes, lors de la commémoration de la mort de Hassan Nasrallah à Beyrouth, rapporte Press TV.

Refus de tout dialogue avec « l'ennemi »

Devant des dizaines de milliers de partisans réunis dans la banlieue sud de la capitale libanaise, le chef du mouvement chiite a rejeté les pourparlers menés par le gouvernement libanais, estimant, selon Press TV, que des négociations directes avec « l'ennemi » ne mèneraient le Liban qu'à la défaite. Il a assuré que la Palestine resterait la « boussole » du Hezbollah et refusé toute soumission à ce qu'il qualifie d'agression israélienne. Ce discours marque une opposition frontale à toute normalisation libano-israélienne.

Lien source : https://www.presstv.co.uk/Detail/2026/09/27/777136/Lebanon-Hezbollah-chief-resistance-continue-Israeli-forces-leave-occupied-lands- Source et date : Press TV, 27 septembre 2026

Iran (armée)

Iran : l'armée veut « chasser » Israël du Moyen-Orient

Le commandant en chef de l'armée iranienne, le général Amir Hatami, a déclaré que la sécurité régionale passait par l'expulsion des États-Unis et d'Israël de la région, rapporte le Tehran Times.

Menace de riposte « dévastatrice »

Selon le quotidien, l'officier a qualifié Israël de « régime sioniste » et affirmé que les calculs de l'adversaire avaient « totalement échoué » depuis le début de la guerre lancée le 28 février. Le lendemain, le chef d'état-major des forces armées, le général Ali Abdollahi, a promis, cité par Press TV, une réponse « décisive et dévastatrice » de l'Iran et de « l'axe de la résistance » à toute menace, en visant explicitement « l'ennemi israélo-américain ». Ces déclarations confirment la ligne militaire de Téhéran : l'élimination de la présence israélienne comme objectif stratégique.

Lien source : https://tehrantimes.com/news/530481/Army-chief-Driving-US-and-Israel-out-of-West-Asia-prerequisite Source et date : Tehran Times, 27 septembre 2026 ; Press TV, 28 septembre 2026 Mots-clés : Iran, Israël, armée iranienne, menace militaire, axe de la résistance

Iran (Gardiens de la révolution)

 Les Gardiens de la révolution visent la « libération » d'Al-Qods

Le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) a réaffirmé son soutien au « front de la résistance » contre Israël et son objectif de « libération complète » de Jérusalem (Al-Qods), dans un communiqué publié pour le deuxième anniversaire de la mort de Hassan Nasrallah, rapporte Press TV.

Israël qualifié de « régime sinistre »

Selon le média iranien, les Gardiens qualifient l'élimination de l'ancien chef du Hezbollah d'acte « terroriste et criminel » du « sinistre régime sioniste ». Ils attribuent à Nasrallah le mérite d'avoir brisé le mythe de l'invincibilité d'Israël et d'avoir transformé la résistance en système « civilisationnel ». Ce texte réitère l'engagement de Téhéran à armer et soutenir les groupes hostiles à Israël dans la région.

Lien source : https://www.presstv.co.uk/Detail/2026/09/28/777157/Sayyed-of-resistance-is-alive-IRGC-hails-Nasrallah-enduring-legacy-on-2nd-anniversary-of-his-martyrdom Source et date : Press TV, 28 septembre 2026

Tous les titres de la presse israélienne d'Alliance magazine du 1er Octobre 2026

Tous les titres de la presse israélienne d'Alliance magazine du 1er Octobre 2026

Revue de presse israélienne du 1er octobre 2026

La tentative de détournement d'un vol flydubai à destination de Tel-Aviv, déjouée par des passagers israéliens, domine la presse du jour. En toile de fond, la campagne électorale, les violences en Cisjordanie et les tensions persistantes avec l'Iran.

Sécurité

Vol flydubai : le copilote omanais tente de faire s'écraser l'appareil
Le vol FZ1073 reliant Dubaï à l'aéroport Ben-Gourion a basculé mercredi en plein ciel lorsque le copilote, un ressortissant omanais employé par la compagnie depuis seulement neuf mois, a attaqué au couteau le commandant de bord dans le cockpit. L'équipage a d'abord émis un signal de détresse, puis le code international signalant un détournement. L'avion, qui transportait 174 passagers dont 166 Israéliens, a finalement été dérouté et posé à Tabouk, en Arabie saoudite. L'enquête principale se déroule entre Riyad, Abou Dhabi et Mascate, les autorités saoudiennes interrogeant le suspect. La nationalité du copilote soulève une question sensible : les accords aériens israélo-émiratis réservent ces vols à des équipages issus de pays ayant des relations diplomatiques avec Israël, ce qui n'est pas le cas d'Oman. (Israel Hayom) https://www.israelhayom.com/2026/09/30/who-was-the-omani-copilot-who-stabbed-captain-flydubai-tel-aviv-flight/

Un passager israélien reprend le manche pour stopper la chute
Yaniv Ochion, passager rentrant de Dubaï, figure parmi les Israéliens qui ont maîtrisé l'agresseur et l'ont extrait du cockpit. Constatant que l'appareil plongeait, il a tiré sur le manche jusqu'à ce que l'avion se stabilise, avant qu'un pilote ne reprenne les commandes. Interrogé par Benjamin Netanyahou sur la manière dont il savait s'y prendre, il a répondu avec humour qu'il regardait une série documentaire consacrée aux catastrophes aériennes. Selon son récit, le suspect avait aussi tenté d'endommager les instruments de bord. D'autres passagers ont immobilisé l'assaillant et porté les premiers soins au commandant blessé. (Channel 14) https://www.c14.co.il/article/1719209

Le chef du Shin Bet avait alerté sur la sécurité des vols émiratis
David Zini, directeur du Shin Bet, mettait en garde depuis plusieurs mois contre l'insuffisance des mesures de sûreté sur les vols en provenance des Émirats, et le sujet avait été discuté avec plus d'insistance ces dernières semaines. En juillet, le service avait interdit aux compagnies israéliennes d'atterrir à Dubaï jusqu'en octobre, mais cette restriction ne s'appliquait pas aux transporteurs étrangers. flydubai continuait ainsi d'opérer une dizaine de rotations quotidiennes entre Tel-Aviv et Dubaï. (Mako) https://www.mako.co.il/news-israel/2026_q3/Article-fbf3aca1643f0a1027.htm

Politique

Netanyahou promet de savoir « bientôt » si l'Iran est impliqué
Dans un entretien accordé à CNN, le Premier ministre a annoncé qu'Israël participerait à l'enquête aux côtés du président émirien Mohammed ben Zayed, tout en reconnaissant ne disposer à ce stade d'aucune preuve d'une responsabilité iranienne directe. Il a comparé le scénario évité à un « 11 septembre ». Interrogé sur les informations selon lesquelles l'Égypte et les Émirats l'auraient averti avant le 7 octobre, il les a qualifiées de mensonges. Il a aussi évoqué 150 à 200 jeunes délinquants à l'origine de violences en Cisjordanie, affirmant ne pas tolérer la justice expéditive, tout en refusant toute symétrie avec le terrorisme palestinien. (Walla) https://www.walla.co.il/news/israel/383955919

Des ministres réclament une riposte militaire élargie
Au lendemain de l'incident, plusieurs membres du gouvernement ont durci le ton. Bezalel Smotrich a appelé à frapper l'intention plutôt que le résultat, Itamar Ben-Gvir a exigé une intensification des opérations sur tous les fronts, de l'Iran au Liban en passant par Gaza et la Judée-Samarie, et Miki Zohar a promis que les ennemis d'Israël paieraient le prix fort. Miri Regev, ministre des Transports, a pour sa part demandé la suspension de tous les vols flydubai. Aucun élément ne relie à ce stade l'auteur présumé à un acteur étranger. (The Jerusalem Post) https://www.jpost.com/israel-news/politics-and-diplomacy/article-910216

Haaretz accuse Netanyahou de fabriquer une urgence électorale
À moins d'un mois des législatives du 27 octobre, l'analyste Amos Harel estime que le Premier ministre entretient un climat de menace pour en tirer un avantage électoral, alors que les sondages lui sont défavorables. Il relève les « signes » d'attaque imminente évoqués par Netanyahou depuis la base de Tel Nof, en contradiction selon lui avec ses déclarations sur le 7 octobre, ainsi que la faiblesse des condamnations gouvernementales face aux violences d'extrémistes juifs en Cisjordanie. La presse de droite présente au contraire l'incident aérien comme la confirmation des avertissements sécuritaires du chef du gouvernement : deux lectures opposées d'un même contexte. (Haaretz) https://www.haaretz.com/israel-news/israel-security/2026-09-30/ty-article/.premium/stoking-west-bank-tensions-netanyahu-seeks-to-manufacture-an-election-emergency/000001a0-ef29-d0bd-a3f5-fffb15250000

Herzog dénonce les « justiciers » de Judée-Samarie
En visite dans une base de Tsahal, le président Isaac Herzog a affirmé qu'Israël était un État de droit et que les auteurs de violences agissant hors de la loi seraient arrêtés et poursuivis. Sa déclaration intervient après qu'une centaine d'extrémistes juifs ont pris à partie mardi des soldats et des gardes-frontières près du village palestinien de Jalud, empêchant temporairement une famille palestinienne de regagner son domicile. L'armée a reconnu l'échec de cette mission. Herzog a également salué les passagers du vol flydubai et qualifié les Émirats de partenaire régional dans la lutte antiterroriste. (The Jerusalem Post) https://www.jpost.com/israel-news/article-910238

Diplomatie

Israël et les Émirats face à un nouveau défi de sûreté aérienne
Selon les indications disponibles, le copilote aurait agi seul, sans signes avant-coureurs. Jérusalem et Abou Dhabi devront néanmoins revoir ensemble leurs procédures de sécurité aérienne, la principale crainte étant désormais celle d'imitateurs. L'enquête, qui implique l'Arabie saoudite, les Émirats et Oman, place la coopération sécuritaire née des accords d'Abraham face à son premier test de cette ampleur dans le domaine aérien. (Israel Hayom) https://www.israelhayom.com/2026/10/01/israel-uae-now-face-new-aviation-security-test

Atterrissage à Tabouk : les limites du rapprochement avec Riyad
Pour Zvi Bar'el, l'épisode éclaire la nature réelle des relations israélo-saoudiennes. Le royaume a autorisé, par impératif humanitaire, l'atterrissage d'urgence d'un avion civil transportant des Israéliens, mais aurait refusé l'accès à un appareil militaire israélien. L'analyste y voit la frontière entre coopération aérienne pragmatique et normalisation politique, qui reste hors de portée tant que les contraintes régionales et intérieures saoudiennes demeurent. (Haaretz) https://www.haaretz.com/israel-news/israel-security/2026-10-01/ty-article/.premium/what-the-flydubai-landing-reveals-about-limits-of-israel-saudi-ties/000001a0-f3d1-dfbb-afa4-f3d174710000

La Colombie ouvre son ambassade à Jérusalem dans deux semaines
Bogota deviendra le dixième pays à disposer d'une ambassade dans la ville. Le président Abelardo de la Espriella rompt ainsi avec la politique de son prédécesseur Gustavo Petro, qui avait coupé les relations diplomatiques en 2024. Les deux pays avaient convenu en juillet de rétablir des relations complètes, d'échanger des ambassadeurs et de supprimer les visas. Le chef de la diplomatie colombienne assistera à l'inauguration, et Gideon Saar a laissé entendre qu'un autre État préparait une démarche similaire. (Ynet) https://www.ynetnews.com/article/rjm4ss99me

Washington congédie une délégation iranienne
Selon un responsable américain, le secrétaire d'État Marco Rubio a ordonné à une délégation iranienne de quitter les États-Unis, sur fond d'impasse dans les discussions menées par l'intermédiaire du Qatar. Les points de blocage portent sur le dossier nucléaire, les sanctions, le blocus et le détroit d'Ormuz. Sept mois après le début du conflit, Téhéran, affaibli militairement et économiquement, reste une préoccupation stratégique majeure pour Israël. (Maariv) https://www.maariv.co.il/news/world/article-1372411

Économie

Le prochain gouvernement héritera d'une dette alourdie par la guerre
Le coût des combats depuis 2023 est estimé à 350 milliards de shekels, et la dette publique a atteint 68,5 % du PIB fin 2025, contre 60,5 % début 2023, avec un déficit de 4,7 %. Les dépenses de défense, d'environ 4,5 % du PIB avant la guerre, ont culminé autour de 8 % en 2025 et devraient revenir vers 6 % cette année. Les économistes interrogés divergent sur l'urgence du désendettement, mais s'accordent sur la nécessité de réformer l'éducation et d'intégrer davantage les populations ultraorthodoxes et arabes au marché du travail. (The Jerusalem Post) https://www.jpost.com/israel-news/article-910242

flydubai suspendue six jours en Israël
À l’initiative de la ministre des Transports Miri Regev, le gouvernement a gelé pour six jours, avec possibilité de prolongation, les liaisons de la compagnie émiratie avec Ben-Gourion. Il s’agit d’établir si la présence d’un pilote omanais constitue une violation de l’accord aérien israélo-émirati. La mesure pèse sur une ligne très fréquentée : flydubai assure jusqu’à dix vols quotidiens vers Israël, alors que les compagnies israéliennes restent interdites sur la route de Dubaï faute d’accord sur les contrôles de sécurité. (Ynet) https://www.ynetnews.com/article/rja2tr9cfl

Société

Incendie meurtrier évité de justesse dans une maison de retraite de Bnei Brak
Un incendie s’est déclaré dans la nuit dans un appartement du rez-de-chaussée d'un établissement pour personnes âgées de huit étages. Vingt-quatre personnes ont été blessées, dont deux hommes d'environ 70 et 80 ans, brûlés au haut du corps, placés sous respiration artificielle dans un état grave. Une quarantaine de résidents ont été évacués par les pompiers et les secouristes du Magen David Adom. Les causes du sinistre restent inconnues. (The Jerusalem Post) https://www.jpost.com/israel-news/article-910246

Le judaïsme réformé interpelle le maire de Jérusalem
Le rabbin Rick Jacobs, à la tête du mouvement réformé nord-américain, a écrit à Moshe Lion pour lui reprocher son silence après quatre attaques visant la synagogue Kol Haneshama à Jérusalem. Il estime qu'un seul incident aurait déjà dû susciter une condamnation publique et des mesures de prévention, soulignant les tensions récurrentes autour de la reconnaissance des courants non orthodoxes en Israël. (Haaretz) https://www.haaretz.com/israel-news/2026-10-01/ty-article/.premium/u-s-reform-leader-urges-israel-to-condemn-israeli-reform-synagogue-attacks/000001a0-f2b3-d9ab-abfd-f7b312010000

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Dossier Mengele : la Suisse ouvre les archives secrètes de « l'Ange de la mort » d'Auschwitz

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Josef Mengele en Suisse ? Berne publie 217 pages classées jusqu'en 2071 / Archives Mengele : le renseignement suisse reconnaît avoir bloqué l'accès à tort

Par Claudine Douillet I le 1 er Octobre 2026

La Suisse rend public le dossier de renseignement consacré à Josef Mengele, le médecin SS d'Auschwitz. Verrouillé jusqu'en 2071, ce document relance une question vieille de soixante ans : le bourreau a-t-il séjourné en Suisse alors que le monde entier le traquait ?

Un coup de théâtre venu de Berne

Le 10 septembre 2026, le Service de renseignement de la Confédération (SRC) a créé la surprise. Il a mis en ligne le dossier Josef Mengele jusque-là conservé aux Archives fédérales, désormais accessible à toute personne intéressée. Une copie peut être téléchargée, tandis que l'original reste intact aux Archives. Le document compte 217 pages et rassemble des rapports de police, des notes internes, des formulaires et des signalements issus de la traque de l'époque.

Pour les historiens comme pour les familles des victimes, c'est une porte qui s'ouvre enfin. Et elle s'ouvre presque cinquante ans avant la date prévue.

« L'Ange de la mort » d'Auschwitz

Le nom de Josef Mengele reste l'un des plus glaçants de la Shoah. À Auschwitz, où environ 1,1 million de personnes ont été assassinées, dont près d'un million de Juifs, il a mené des expériences médicales atroces sur des détenus, y compris des enfants, sous couvert de recherche scientifique. Médecin SS, il présidait aussi aux sélections sur la rampe du camp.

À la fin de la guerre, le tortionnaire disparaît. Muni d'un document de voyage de la Croix-Rouge établi sous une fausse identité, il quitte l'Europe. Il arrive en Argentine en 1949 avec un faux passeport au nom de Helmut Gregor. Il ne sera jamais jugé. Il meurt noyé en 1979 en se baignant au large des côtes brésiliennes.

Ce que révèle le dossier suisse

Le cœur du dossier tient en une obsession : Mengele a-t-il foulé le sol suisse pendant sa cavale ? On y trouve de nombreuses coupures de presse centrées sur ce soupçon de séjours répétés en Suisse alors qu'il était recherché à l'international, mais aussi des interdictions d'entrée, des mandats d'arrêt et des rapports de police sur des personnes soupçonnées de lui avoir offert une cachette.

Certaines pièces transmises à la police suggèrent qu'il aurait pu revenir en Suisse après avoir fui l'Allemagne, ou qu'il envisageait d'y entrer sous un faux nom.

Le mystère de Kloten

Une piste revient sans cesse. Selon un soupçon ancien, Mengele se serait rendu en 1961 dans la région de Kloten, près de l'aéroport de Zurich, peu après l'émission d'un mandat d'arrêt par l'Allemagne de l'Ouest. Les archives ne tranchent pas. Sa présence à Zurich ou à Kloten cette année-là reste à ce jour impossible à prouver.

Ce silence est peut-être la vraie révélation : pendant des années, la police fédérale a enquêté, recoupé, surveillé, sans jamais pouvoir mettre la main sur l'homme le plus recherché du monde.

Un historien a fait plier le renseignement

Sans l'obstination d'un chercheur, ces pages dormiraient encore. Le dossier avait été constitué par le service de police du Ministère public de la Confédération, ancêtre du SRC, puis versé aux Archives fédérales en 2001. Il était soumis à un délai de protection prolongé jusqu'à fin 2071, et le SRC refusait les demandes de consultation, la dernière fois en février 2026. L'historien concerné a alors saisi le Tribunal administratif fédéral. Il s'agit de Gérard Wettstein.

C'est pendant cette procédure que tout bascule. Les vérifications menées avec les Archives fédérales ont montré que le dossier relevait d'un arrêté du Conseil fédéral du 7 décembre 2001 sur les archives de la Commission Bergier, chargée d'étudier le rôle de la Suisse pendant la Seconde Guerre mondiale. Or aucune liste ni aucun marquage n'indiquait quels dossiers étaient concernés, si bien que le SRC ignorait que celui de Mengele en faisait partie.

Cet arrêté impose justement une pratique de consultation libérale. Le SRC a annoncé en mai 2026 qu'il réexaminait sa décision, puis a libéré le dossier le 8 septembre 2026. Le service a lui-même reconnu avoir refusé l'accès à tort. Face à l'afflux de demandes, il a choisi de publier le document en ligne plutôt que de le montrer au cas par cas, sur place et sous conditions.

Des caviardages réduits au minimum

Tout n'est pas visible pour autant. Seules ont été noircies les données personnelles d'anciens et d'actuels employés liés au SRC et à ses prédécesseurs, les informations relevant de la protection légale des sources, et les données de tiers dont les droits priment. Les personnalités publiques ne sont pas concernées, et le SRC assure que les documents restent lisibles dans leur ensemble.

Certains observateurs restent sur leur faim. L'hebdomadaire Jüdische Allgemeine juge le dossier toujours lacunaire, tout en rappelant que le renseignement a bloqué l'accès à ces pièces pendant plus de vingt-cinq ans, ce qui lui a valu des critiques répétées.

Un précédent qui pourrait faire tache d'huile

L'affaire dépasse le seul cas Mengele. Elle montre qu'en 2026, des archives de la Seconde Guerre mondiale peuvent encore rester sous clé par simple méconnaissance administrative. Le SRC annonce d'ailleurs revoir de manière générale sa pratique d'accès aux documents archivés, en lien avec les Archives fédérales.

Combien d'autres dossiers liés à la période nazie dorment encore dans les sous-sols de Berne, sans que personne ne sache qu'ils pourraient être consultés ? La publication du dossier Mengele ne répond pas à cette question. Mais elle oblige désormais la Suisse à se la poser.

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Flydubai FZ1073 : La piste de l'attentat gagne du terrain en Israël

Flydubai FZ1073 : La piste de l'attentat gagne du terrain en Israël

Par Claudine Douillet I le 30 septembre 

Un pilote a été poignardé par son co-pilote dans le cockpit du vol Flydubai FZ1073 reliant Dubaï à Tel Aviv, mercredi 30 septembre, avant que l'appareil ne plonge brutalement au-dessus de la Jordanie. Plus d'une centaine d'Israéliens se trouvaient à bord. L'avion s'est posé en urgence à Tabuk, en Arabie saoudite, et les responsables sécuritaires israéliens penchent de plus en plus vers la piste d'une tentative d'attentat.

Un code d'urgence 7500 au-dessus de la Jordanie

Le Boeing 737 MAX de la compagnie émiratie low cost Flydubai avait décollé de Dubaï à 7h05. L'appareil transportait 174 passagers, dont une centaine d'Israéliens, et survolait la Jordanie depuis environ une heure et demie lorsqu'il a émis un code signalant un détournement ou une intervention illicite. Vingt-sept enfants figuraient parmi les passagers. Le quotidien Haaretz évoque pour sa part environ 180 Israéliens à bord.

Les données de suivi aérien retracent une séquence alarmante. L'avion a d'abord transmis le code 7700, qui signale une urgence générale, avant de passer au 7500, réservé aux actes d'intervention illicite, puis de revenir au premier code. L'appareil a alors fait demi-tour et pénétré dans l'espace aérien saoudien à une altitude plus basse. Il a brièvement disparu des services publics de suivi des vols avant d'atterrir à Tabuk. Le signal d'alerte a conduit Israël à faire décoller des avions de chasse.

Du sang dans le cockpit et un avion qui plonge

Les récits des passagers décrivent des minutes de terreur. Une passagère a raconté à la chaîne 12 avoir entendu des hurlements dans la cabine, puis découvert du sang à l'ouverture du cockpit, un pilote ayant été frappé avec un canif. D'autres témoins décrivent la panique qui s'est emparée de la cabine lorsque l'appareil a soudainement perdu plusieurs milliers de pieds d'altitude.

Un passager israélien a expliqué au Jerusalem Post qu'un pilote en avait poignardé un autre et tentait de l'expulser du cockpit au moment où l'avion commençait à piquer du nez. Selon ce témoin, le pilote blessé se trouvait dans un état critique et un dentiste israélien présent à bord lui a prodigué les premiers soins, lui sauvant la vie.

Des passagers israéliens ont maîtrisé l'agresseur

L'intervention de personnes présentes à bord aurait été décisive. Des passagers israéliens, épaulés par un équipage supplémentaire qui voyageait dans l'appareil, seraient parvenus à neutraliser le pilote agresseur. Israel Hayom affirme que des membres d'équipage qui n'étaient pas en service ont maîtrisé le copilote. Un responsable israélien a estimé qu'une catastrophe majeure avait été évitée.

À l'atterrissage, les images ont montré un tout autre visage. Une vidéo diffusée par les médias israéliens montre les passagers applaudissant et chantant lorsque l'avion touche le sol saoudien.

Un copilote omanais au cœur de l'enquête

L'identité de l'agresseur reste au centre des investigations. Selon des informations non confirmées de la presse israélienne le copilote, de nationalité omanaise, est interrogé par les autorités saoudiennes après avoir poignardé le commandant de bord, un Émirati, et tenté de faire s'écraser l'appareil. CNN rapporte, citant des responsables israéliens, que le copilote a tenté de poignarder le pilote avant d'être maîtrisé avec l'aide d'un passager israélien.

L'aéroport de Tabuk a confirmé dans un communiqué que le pilote comme le premier officier avaient été blessés et hospitalisés après l'atterrissage. Le journaliste israélien Amit Segal indique que les autorités examinent l'hypothèse d'une tentative de suicide du pilote qui aurait voulu entraîner l'avion dans sa chute.

La piste terroriste gagne du terrain en Israël

À Jérusalem, l'inquiétude grandit. La chaîne 12 et Ynet font état d'une évaluation de plus en plus partagée en Israël selon laquelle il s'agirait d'une tentative d'attentat, sans que cela puisse encore être affirmé avec certitude. Un responsable cité par Ynet a assuré que l'incident n'avait rien d'anodin.

Les enquêteurs n'écartent toutefois aucune piste. Un épisode psychiatrique sans motivation nationaliste fait également partie des hypothèses étudiées, et aucune autorité israélienne, saoudienne ou émiratie ne s'est encore officiellement prononcée sur les circonstances de l'incident. Flydubai a ouvert une enquête et informé les autorités israéliennes, tandis qu'Israël s'est associé aux investigations saoudiennes.

Flydubai reste prudente

La compagnie s'en tient pour l'instant à un communiqué minimal. Flydubai confirme que l'appareil s'est posé sans encombre à Tabuk, que tous les passagers sont sains et saufs et que ses équipes travaillent en lien étroit avec les autorités compétentes. Le transporteur assure des liaisons quotidiennes entre Tel Aviv et Dubaï, une destination très fréquentée par les Israéliens.

Israël organise le rapatriement depuis l'Arabie saoudite

Le retour des passagers constitue un défi diplomatique inédit. Israël et l'Arabie saoudite n'entretiennent aucune relation diplomatique officielle. Le bureau du Premier ministre a pourtant affirmé que toutes les dispositions nécessaires étaient prises pour ramener les passagers israéliens en sécurité. Benjamin Netanyahou et le ministre de la Défense Israël Katz ont ordonné l'envoi d'avions militaires en Arabie saoudite pour rapatrier les ressortissants israéliens.

Si la piste terroriste venait à être confirmée, cette affaire poserait une question redoutable aux compagnies du Golfe qui desservent Israël : celle du contrôle de leurs propres équipages. Pour l'heure, plus d'une centaine d'Israéliens doivent la vie au sang-froid de quelques passagers et membres d'équipage.

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Tunnel de Qalqilya : à quelques mètres de Kfar-Saba, la citoyenneté des arabes israéliens visée

Tunnel de Qalqilya : à quelques mètres de Kfar-Saba, la citoyenneté des arabes israéliens visée

 

Un puits de 25 mètres rempli d'armes a été découvert à Qalqilya, à quelques minutes de Kfar Saba. Deux citoyens israéliens et deux Palestiniens, dont un officier de la Sécurité préventive de l'Autorité palestinienne, sont en détention. Selon unmédia israélien le commandant du district de police de Judée-Samarie aurait demandé le retrait de la citoyenneté des Arabes israéliens propriétaires du terrain.

Par Claudine Douillet I Le 29 Septembre 2026

Un puits de 25 mètres rempli d'armes

Dans la nuit du 23 septembre, les policiers de l'unité de lutte contre la criminalité de Samarie et les gardes-frontières ont mené une fouille ciblée à Qalqilya. Ils y ont découvert une excavation d'au moins 25 mètres de profondeur, ainsi que le début d'un second creusement. Sur place, ils ont saisi un fusil M16, un fusil de précision, des chargeurs, une grande quantité de munitions, un enregistreur vidéo DVR, des téléphones portables et de l'engrais chimique, couramment utilisé pour fabriquer des engins explosifs.

Selon la police, l'ouvrage se trouvait à 400 mètres à vol d'oiseau de l'autoroute 6 et à environ 200 mètres de la route 55. Il ne franchissait pas la frontière israélienne, et la zone était surveillée par caméra et dissimulée sous une toile de jute.

Selon le media, la citoyenneté des propriétaires du terrain est visée

Le média israélien affirme, en « première publication », que le commandant du district de police de Judée-Samarie aurait ordonné d'engager le retrait de la citoyenneté des Arabes israéliens propriétaires du terrain où l'excavation a été découverte. Cette information n'a pas été reprise à ce stade par les grands médias israéliens.

En Israël, un commandant de police n'a pas le pouvoir de retirer une citoyenneté. La procédure relève du ministre de l'Intérieur et doit être validée par la justice. En pratique, une telle instruction ne peut donc prendre que la forme d'une demande transmise aux autorités compétentes.

Deux citoyens israéliens et un officier palestinien en détention

Quatre suspects ont été arrêtés pendant l'opération : deux citoyens israéliens et deux habitants de Qalqilya. Ils sont soupçonnés notamment de détention d'armes, d'association en vue de commettre un crime, de préparation d'un acte terroriste et d'aménagement d'un passage ou d'un tunnel destiné à commettre une infraction ou à fuir.

Le dossier a pris une autre dimension devant le tribunal militaire. L'un des suspects palestiniens serait un officier de la Sécurité préventive de l'Autorité palestinienne, avec un grade équivalent à celui de commissaire principal dans la police israélienne. Le tribunal a estimé qu'après examen du dossier et du rapport confidentiel, il existait un soupçon raisonnable qu'il ait commis les infractions reprochées, y compris l'aménagement d'un tunnel. La détention des deux Palestiniens a été prolongée jusqu'au 4 octobre, celle des deux Israéliens jusqu'à ce mardi.

Tsahal contredit publiquement la police

L'affaire a déclenché un affrontement rare entre l'armée et la police. Selon Tsahal, les forces n'ont trouvé que deux puits d'environ 12 mètres de profondeur. À proximité, elles ont saisi un M16, un fusil de chasse, un pistolet et des munitions. L'unité du génie Yahalom a examiné les lieux. Le porte-parole de Tsahal a dénoncé des communiqués officiels « irresponsables ». Il affirme que l'examen a écarté l'existence d'un tracé de tunnel et que le puits ne se trouvait pas près de la zone de la barrière de sécurité.

La police maintient sa version. Le commandant du district de Judée-Samarie, le général de division Moshe Pinchi, a déclaré que chaque mot du communiqué était exact et fondé sur les faits. Il reproche à l'armée d'avoir « raccourci » le tunnel. Il a ajouté qu'il n'attendait pas que le porte-parole de Tsahal lui donne une note. Chaque camp a ensuite publié sa propre vidéo pour appuyer ses affirmations.

La peur gagne le Sharon

Seuls 18 kilomètres, soit une trentaine de minutes de route, séparent Qalqilya de Kfar Saba et des villes du Sharon. Eran Beck, agriculteur du moshav Tsofit, situé à un kilomètre et demi de Qalqilya, dit redouter de se réveiller un jour avec des terroristes chez lui.

Le maire de Kfar Saba, Rafi Saar, qui préside le forum des localités de la ligne de couture, évoque plutôt un puits qu'un tunnel. Il rappelle pourtant que le scénario de terroristes surgissant d'un tunnel à Kfar Saba est un scénario auquel sa ville pense en permanence. Il demande que l'État traite ces localités comme la bordure de Gaza, avec des moyens renforcés.

La présidente du conseil régional du Sud-Sharon, Oshrat Gani Gonen, pointe un problème de coordination. Selon elle, quand deux organes de sécurité donnent au public des informations aussi différentes sur un même événement, cela confirme qu'il faut une coordination totale entre Tsahal, la police, les collectivités et les équipes d'intervention sur la ligne de couture.

Une menace souterraine qui se rapproche

Qalqilya n'est pas un cas isolé. Deux semaines plus tôt, un autre tunnel avait été découvert dans le village d'Al-Jib, près de la barrière de sécurité et des localités de Givon et Givat Zeev. Son entrée était dissimulée dans une ancienne citerne.

Pour le maire de Hod Hasharon, Amir Kochavi, le danger principal se trouve pourtant en surface. Il accuse l'État de laisser passer chaque jour des Palestiniens de manière illégale et non encadrée. Selon lui, la plupart viennent travailler, mais certains commettent des crimes et d'autres préparent le prochain attentat.

L'enquête se poursuit. Reste à savoir si la demande de retrait de citoyenneté rapportée par PUSH sera confirmée officiellement. Il faudra aussi voir si elle donne lieu à une procédure devant le ministre de l'Intérieur.

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Hôpital Medica Tel Aviv fermé : des infirmières opéraient à la place des médecins

Hôpital Medica Tel Aviv fermé : des infirmières opéraient à la place des médecins

Par Claudine Douillet I le 29 septembre 2026

Hôpital Medica Tel Aviv fermé : des infirmières opéraient à la place des médecins

Le ministère israélien de la Santé a ordonné lundi soir la fermeture immédiate de l'hôpital privé Medica, rue HaBarzel à Tel Aviv. Une inspection surprise a révélé que des infirmières accomplissaient au bloc opératoire des actes réservés aux médecins. C'est le deuxième établissement du réseau sanctionné en moins de trois mois.

Une inspection surprise qui tourne au scandale

Jeudi 24 septembre, des inspecteurs du ministère de la Santé se sont présentés sans prévenir à l'hôpital privé Medica Tel Aviv, au 28 rue HaBarzel, dans le quartier d'affaires de Ramat HaHayal au nord de la ville. Ce qu'ils ont découvert dans les salles d'opération a conduit à une décision rare : l'arrêt total de l'activité.

Selon le ministère, des infirmières et du personnel soignant exécutaient des gestes chirurgicaux qui doivent légalement être pratiqués par des médecins habilités. Les inspecteurs ont relevé des actes médicaux réalisés en violation des compétences professionnelles et des directives obligatoires, ainsi que d'autres défaillances dans la conduite médicale et les procédures de travail.

La conclusion du ministère est sans appel : l'ensemble des constats traduit un « échec systémique » et la poursuite de l'activité représente « un danger grave et immédiat » pour la santé et la sécurité des patients. L'affaire a été révélée par Hadashot 13 avant d'être confirmée par le ministère.

Ordonnance de fermeture jusqu'à nouvel ordre

La médecin de district a signé lundi 28 septembre au soir une ordonnance de cessation d'activité. Depuis son entrée en vigueur, plus aucun acte médical ne peut être pratiqué dans l'établissement, qui dispose de cinq salles d'opération.

La direction du réseau Medica, ses propriétaires et son conseil d'administration sont convoqués à une audition. Le ministère étudie par ailleurs des sanctions individuelles contre les soignants qui ont agi hors de leur champ de compétence. « Le ministère considère avec gravité tout manquement aux règles et aux compétences qui garantissent des soins sûrs », a-t-il fait savoir.

L'hôpital dénonce une décision « globale »

La direction de Medica Tel Aviv conteste fermement. Elle affirme que des milliers d'opérations y sont réalisées chaque mois par les meilleurs médecins d'Israël et que l'établissement respecte les standards médicaux et de sécurité les plus élevés. Selon elle, le ministère a pris une décision générale sur la base de constats aléatoires. L'hôpital annonce qu'il répondra par les voies habituelles.

Medica Raphael, le précédent de juillet

Cette fermeture n'est pas un accident isolé. Le 17 juillet dernier, une inspection surprise à Medica Raphael, dans le parc Atidim au nord de Tel Aviv, avait déjà entraîné la fermeture immédiate de ses blocs opératoires. Les inspecteurs avaient constaté des procédures défaillantes au bloc et à la stérilisation centrale, des problèmes dans la réception des instruments stériles et un manque de personnel jugé dangereux pour les patients.

Les blocs de Medica Raphael sont restés fermés environ deux semaines. Ils ont rouvert progressivement début août, d'abord avec quatre salles seulement, après l'engagement de la direction et du conseil d'administration à corriger les défaillances et à cesser toute activité dépassant le cadre autorisé. Le ministère souligne que les constats de Ramat HaHayal viennent s'ajouter à ceux de juillet.

Un réseau détenu par Meuhedet et Leumit

Le réseau Medica, fondé sous le nom de Nara, exploite aussi l'hôpital Elisha à Haïfa et un centre médical à Afula. Il a racheté Medica Raphael en décembre 2024 pour 550 millions de shekels. Son actionnariat pose question : la caisse d'assurance maladie Meuhedet en détient 34 % et Leumit 20 %, le reste appartenant à des investisseurs privés, dont les assureurs Harel et Phoenix.

Meuhedet présentait Medica à ses assurés comme une voie rapide pour se faire opérer sans attente. L'établissement accueillait les patients des assurances complémentaires de toutes les caisses, des compagnies d'assurance privées, mais aussi des patients pris en charge par le panier de soins public via le formulaire 17 (tofes 17). Tous ceux qui avaient un rendez-vous d'opération ou d'examen doivent désormais trouver une autre date et un autre lieu.

Un système de santé sous tension et privé de ses médecins

L'affaire éclate dans un contexte de pénurie aggravée. Une étude de l'Université de Tel Aviv, menée par les professeurs Itay Atar et Bergman et publiée le 6 septembre 2026, établit que 1 369 médecins ont quitté Israël pour au moins un an entre 2023 et 2025. C'est une hausse de 94 % par rapport à la période 2013 à 2015, quand 705 médecins étaient partis.

L'année 2024 marque le record avec 530 départs. Parmi les partants figurent 215 internistes, soit 3,9 % de la profession, et 188 chirurgiens, soit 6 % de tous les chirurgiens du pays. Environ 20 % des médecins partis ont 45 ans ou plus, des praticiens expérimentés difficiles à remplacer. Le district de Tel Aviv est le plus touché, avec 429 départs représentant 5,4 % de ses médecins.

Même en tenant compte de ceux qui reviennent après une spécialisation à l'étranger, Israël perd chaque année cinq fois plus de médecins que durant la décennie précédente. Quand les chirurgiens manquent, la question de savoir qui opère réellement dans les blocs cesse d'être théorique.

La suite : audition et sanctions possibles

L'audition des dirigeants de Medica déterminera la durée de la fermeture et les conditions d'une éventuelle réouverture. Le ministère annonce qu'il poursuivra ses contrôles dans l'ensemble des hôpitaux pour vérifier le respect des licences. Pour les patients, l'urgence est ailleurs : retrouver rapidement une place dans un système déjà saturé.

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Israël en passe de devenir une puissance spatiale : Tsahal crée sa brigade de l'espace

Israël en passe de devenir une puissance spatiale : Tsahal crée sa brigade de l'espace

 

Par Claudine Douillet I Le 28 Septembre 2026

Tsahal crée une brigade spatiale : Israël vise des dizaines de satellites d'ici quatre ans

Le chef d'état-major Eyal Zamir a tranché. Tsahal aura sa propre brigade spatiale, rattachée directement à son adjoint, avec une ambition assumée : faire d'Israël une puissance de l'espace, capable d'aligner de nombreuses dizaines de satellites militaires en orbite d'ici trois à quatre ans, puis des centaines.
Eyal Zamir crée une brigade spatiale au sein de Tsahal. Objectif : des dizaines de satellites israéliens en orbite d'ici quatre ans, des centaines à terme.

Une exclusivité d'Israël Hayom confirmée par l'armée

L'information a été révélée dimanche 27 septembre par Lilach Shoval, correspondante militaire du quotidien Israël Hayom. Le lieutenant-général Eyal Zamir a décidé de créer au sein de l'état-major général une brigade entièrement dédiée à l'espace, placée sous l'autorité du chef d'état-major adjoint. Le porte-parole de Tsahal n'a pas démenti. Il a indiqué que le travail d'état-major sur ce dossier arrivait à son terme et que la nature de la nouvelle structure serait dévoilée très prochainement. Une source militaire présente cette réorganisation comme l'une des plus importantes du mandat de Zamir, avec une annonce détaillée attendue dans la semaine.

Un commandement unique pour un domaine éclaté

L'espace militaire israélien est aujourd'hui partagé entre trois acteurs : l'armée de l'air, la Direction du renseignement militaire (Aman) et la Direction des télécommunications et de la cyberdéfense. La nouvelle brigade, commandée par un général de brigade, aura pour mission de fédérer l'ensemble du domaine et de piloter le développement des capacités futures.

Le changement sera progressif. Dans un premier temps, aucune de ces entités ne renoncera à ses moyens. L'unité 9900 d'Aman, qui exploite les satellites construits par Israel Aerospace Industries, reste rattachée au renseignement. Mais l'état-major n'exclut pas que la brigade devienne à terme une véritable branche, commandée par un général de division, au même rang que l'armée de terre, l'aviation ou la marine. Selon une source proche du dossier, l'objectif est de disposer d'un organe qui se lève le matin et se couche le soir en ne pensant qu'à l'espace.

L'armée de l'air perd sa mention spatiale

Il y a une vingtaine d'années, l'armée de l'air avait été officiellement rebaptisée « Force aérienne et spatiale ». Le changement de nom n'avait guère modifié la réalité. En dehors des interceptions du système Arrow, réalisées hors de l'atmosphère, son activité spatiale restait limitée. Avec la naissance de la brigade, le qualificatif spatial devrait disparaître, un nom que l'aviation elle-même n'utilisait presque plus.

La guerre contre l'Iran, accélérateur décisif

La décision tire les leçons des derniers conflits. La guerre, en particulier face à l'Iran, a mobilisé massivement les capacités spatiales : renseignement par satellite, communications depuis l'espace qui ont notamment rendu possibles les frappes israéliennes en Iran, et nombreux tirs et interceptions de missiles au-delà de l'atmosphère.

Téhéran cherche de son côté à développer ses propres capacités spatiales. L'establishment de défense israélien se prépare donc à des affrontements où la neutralisation de satellites ennemis pourrait devenir un objectif militaire.

Des essaims de satellites au-dessus du Moyen-Orient

Israël exploite aujourd'hui principalement les satellites d'observation Ofek, dont le premier a été lancé en 1988. Le changement d'échelle annoncé est considérable. Un haut responsable affirme que le pays disposera de nombreuses dizaines de satellites dans trois ou quatre ans, et que l'on parle déjà de centaines pour la suite.

La méthode repose sur des constellations de satellites plus simples et moins chers, produits en grande série et positionnés au-dessus des zones d'intérêt pour assurer une surveillance continue de tout le Moyen-Orient. Les données recueillies seront fusionnées grâce à l'intelligence artificielle. Selon des publications étrangères, le ministère de la Défense disposerait déjà de quelques satellites de ce type.

L'ambition est clairement formulée : devenir une puissance spatiale. Il faut pour cela de l'argent, des hommes et du développement, résume ce responsable, selon qui chaque mission menée depuis le sol est désormais examinée pour savoir si elle peut être accomplie depuis l'espace. L'interception de missiles depuis l'orbite et les capacités offensives spatiales restent en développement et demanderont encore du temps.

Une pièce du plan Hoshen

La brigade s'inscrit dans le plan pluriannuel Hoshen, que l'armée peine à financer face au ministère des Finances. Dès janvier, Zamir avait inscrit l'espace comme futur champ de bataille dans sa feuille de route. Elle accompagne la création d'une structure dédiée à la robotique, aux drones et à l'intelligence artificielle, tirée des leçons du 7 octobre, que le chef d'état-major veut inaugurer d'ici Hanoukka.

En juin déjà, le général de brigade Yael Grosman, à la tête de la Direction technologique de Tsahal, résumait l'état d'esprit : le chef d'état-major refuse d'ignorer l'espace, et les ressources suivent. La brigade spatiale en est la traduction concrète.

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Arche de Noé : le chef des fouilles turques dément le « 100 % confirmé » de Durupınar

Arche de Noé : le chef des fouilles turques dément le « 100 % confirmé » de Durupınar

Arche de Noé : a-t-elle été retrouvée en Turquie ? Le chef des recherches dément le « 100 % confirmé »

Par Claudine Douillet | 28 septembre 2026

À ce stade, non : l’arche de Noé n’a pas été retrouvée. Mais l’affaire Durupınar vient de franchir une étape qui relance une énigme vieille de plusieurs décennies. Après des relevés radar, des modélisations souterraines et une campagne de carottages menée en Turquie, les chercheurs affirment avoir découvert des anomalies qu’ils jugent suffisamment importantes pour poursuivre l’enquête. En revanche, le professeur Cenker Atila, qui dirige scientifiquement le projet turc, dément les publications annonçant une découverte « confirmée à 100 % ». Les analyses de laboratoire doivent encore établir ce que contiennent réellement les couches prélevées.

Une découverte annoncée… puis immédiatement relativisée

Depuis plusieurs jours, une affirmation spectaculaire circule dans la presse et sur les réseaux sociaux : l’arche de Noé aurait enfin été retrouvée dans la formation de Durupınar, près du mont Ararat, dans l’est de la Turquie.
L’origine de l’emballement remonte notamment à un entretien accordé le 22 septembre au Daily Mail par des membres de l’équipe internationale qui étudie le site. Andrew Jones, fondateur de Noah’s Ark Scans et enquêteur de longue date de Durupınar, y affirmait que les nouvelles données avaient permis de confirmer à 100 % que la formation était une structure créée par l’homme et non une simple formation géologique naturelle.
La formule était spectaculaire. Elle était aussi trop rapide.

Le professeur Cenker Atila, directeur scientifique du programme et professeur au département d’archéologie de l’université Cumhuriyet de Sivas, vient précisément de remettre les pendules à l’heure.

Son message est sans ambiguïté : les résultats obtenus sont importants et particulièrement intrigants, mais ils ne permettent pas encore de conclure à 100 % que l’arche a été retrouvée. Les analyses des échantillons se poursuivent et les résultats scientifiques doivent encore être publiés.
Autrement dit : l’arche n’est pas retrouvée. L’hypothèse, elle, est toujours à l’étude.

Ce que les chercheurs ont réellement découvert sous Durupınar

C’est ici que l’affaire devient intéressante.
La formation de Durupınar est connue depuis 1959. Vue du ciel, elle présente une silhouette spectaculaire évoquant celle d’un immense navire.
Longue d’environ 157 mètres, elle se trouve dans le district de Doğubayazıt, dans la province d’Ağrı.
Depuis plusieurs années, les équipes qui défendent l’hypothèse de l’arche utilisent des techniques de plus en plus sophistiquées pour regarder sous la surface.

En 2026, le programme dirigé par Cenker Atila a réuni environ vingt scientifiques et étudiants provenant de cinq pays. Les chercheurs ont utilisé des relevés GPS de précision, des modèles numériques en deux et trois dimensions, la tomographie de résistivité électrique, des radars géologiques à haute précision et des carottages.
La campagne de terrain s’est déroulée du 29 juin au 11 septembre.
Environ un millier d’échantillons de sol auraient été prélevés sur quelque 150 points, tandis que des carottes ont été extraites du sous-sol et envoyées à Ankara pour analyses.

Les relevés radar ont fait apparaître des lignes droites, des intersections à angle droit, des limites entre différentes couches et des zones interprétées comme d’éventuelles cavités.
Une couche souterraine particulièrement épaisse semble également se diviser en trois parties.
C’est ce dernier élément qui a immédiatement nourri la comparaison avec le récit biblique : dans la Genèse, Dieu ordonne à Noé de construire l’arche avec trois niveaux.

Mais il faut ici faire une distinction essentielle : un radar ne photographie pas une pièce, un couloir ou un pont de navire. Il détecte des variations physiques dans le sous-sol.
La traduction de ces anomalies en « chambres », « corridors » ou « ponts » constitue encore une interprétation qui doit être vérifiée par des prélèvements et, éventuellement, une exploration directe.

Le foret qui s’est brisé à cinq mètres de profondeur

L’un des épisodes les plus spectaculaires de la campagne est également l’un des plus faciles à mal interpréter.
Lors d’un carottage, le foret aurait rencontré, à environ cinq mètres sous la surface, une couche particulièrement dure au point de casser l’outil.
Très rapidement, les réseaux sociaux ont transformé cet incident en « découverte du plancher de l’arche ».
Andrew Jones a évoqué l’hypothèse d’un matériau organique fortement minéralisé ou de bois pétrifié.
Mais ce n’est pas encore du bois identifié.
Il faudra déterminer la composition exacte du matériau, rechercher d’éventuelles traces organiques et surtout établir son âge.
C’est précisément pourquoi les laboratoires sont désormais au centre de l’affaire.

Un robot doit maintenant tenter d’entrer dans les cavités

L’équipe ne s’est pas contentée des images radar.
Elle a également préparé un robot baptisé Gopher, conçu pour pouvoir progresser dans des espaces souterrains étroits. Son concepteur, Robert Ross, de l’université australienne La Trobe, a expliqué que la machine avait été adaptée à partir d’un dispositif développé pour l’étude de terriers d’animaux.
L’objectif est désormais particulièrement concret : si les anomalies radar correspondent réellement à des cavités, le robot pourrait permettre d’en obtenir des images et éventuellement de récupérer des échantillons.
Cette étape est fondamentale.
Car jusqu’ici, les chercheurs disposent essentiellement de signatures géophysiques et d’échantillons. Une image incontestable d’une structure artificielle, accompagnée de matériaux datables, changerait considérablement la nature du dossier.

Une énigme qui dure depuis 1959

Le site n’est pas une découverte de 2026.
En 1959, le capitaine topographe turc İlhan Durupınar repère la formation sur des photographies aériennes. Sa silhouette inhabituelle attire rapidement l’attention des chercheurs et des chasseurs d’arche.
Depuis, le site a été sondé, étudié, photographié et interprété à de nombreuses reprises.
Certaines investigations ont conclu à une origine naturelle.
Le géologue Lorence Collins a notamment identifié les prétendues « ferrures » de l’arche comme des concentrations naturelles de limonite et de magnétite. Les fameuses « pierres d’ancre » découvertes dans la région ont également été interprétées comme des roches volcaniques locales.
En 2007, le géologue turc Murat Avcı concluait de son côté que la formation correspondait à un grand bloc de calcaire ayant glissé le long de la pente.
Le dossier n’est donc pas vierge : Durupınar a déjà été présenté comme l’arche, puis cette interprétation a été contestée par des études géologiques.

Pourquoi les nouvelles recherches restent importantes

Dire que l’arche n’est pas encore identifiée ne signifie pas que les recherches de 2026 n’ont rien produit.
Il existe une différence fondamentale entre affirmer « l’arche a été retrouvée » et constater que des relevés géophysiques ont révélé des anomalies qui justifient de nouveaux examens.
C’est précisément ce que souligne aujourd’hui Cenker Atila.
Le programme associe désormais géophysique, carottage, analyses de laboratoire et recherche archéologique. La question n’est plus seulement : « Cette montagne ressemble-t-elle à un bateau ? »
Elle devient : « Que se trouve réellement sous la formation ? »
Et surtout : « Quelle est l’origine, la composition et l’âge des matériaux qui s’y trouvent ? »

Le texte biblique apporte lui aussi des éléments de comparaison

La Genèse fournit des dimensions précises : l’arche doit mesurer 300 coudées de long, 50 de large et 30 de haut.
Avec une coudée de 52,3 centimètres, les 300 coudées donnent environ 157 mètres, soit une longueur très proche de celle attribuée à Durupınar.
Mais avec une coudée d’environ 45 centimètres, la longueur tombe à environ 135 mètres.
La correspondance dépend donc de la mesure retenue.
La forme pose également question.
Le mot hébreu tevah, employé dans la Genèse pour désigner l’arche, apparaît également dans le récit de Moïse, où il désigne le coffre dans lequel l’enfant est déposé sur le Nil. Dans la tradition rabbinique, notamment chez Rachi, la tevah est comprise comme une structure rectangulaire.
La silhouette effilée de Durupınar ne constitue donc pas, à elle seule, une correspondance suffisante avec le texte biblique.
Autre élément souvent avancé par les promoteurs du site : l’âge supposé de l’arche. Les quelque 4 300 ans régulièrement cités proviennent notamment de chronologies bibliques établies à l’époque moderne.
La tradition juive du Seder Olam Rabbah place quant à elle le Déluge à l’année 1656 de la Création, soit environ 4 130 ans avant notre calendrier actuel.
Enfin, la Genèse ne parle pas explicitement du « mont Ararat » au singulier, mais des « montagnes d’Ararat ». Le terme renvoie au royaume antique d’Ourartou, tandis que le Targoum Onkelos parle des montagnes de Qardu.

Ces éléments ne prouvent évidemment ni la présence ni l’absence de l’arche à Durupınar. Ils montrent simplement que la comparaison entre le texte biblique et la formation géologique est plus complexe que ne le laissent entendre les titres sensationnels.

Le véritable test sera celui des laboratoires

C’est la partie la moins spectaculaire de l’histoire, mais probablement la plus importante.
Les chercheurs doivent déterminer si les échantillons contiennent réellement du bois ou une autre matière organique, identifier leur composition et, lorsque cela est possible, les dater.
Ils devront ensuite confronter ces résultats aux données géologiques du site et soumettre leurs conclusions à l’examen scientifique.
Tant qu’un laboratoire n’aura pas démontré qu’un matériau identifiable comme du bois appartient à une structure construite par l’homme et possède un âge compatible avec l’hypothèse avancée, une anomalie radar ne peut pas être transformée en arche de Noé.

Alors, l’arche de Noé a-t-elle été retrouvée ?

Non. Pas à ce jour.
Ce que l’on peut affirmer au 28 septembre 2026 est beaucoup plus précis.
Une équipe internationale dirigée scientifiquement par le professeur Cenker Atila a mené une importante campagne d’investigation sur la formation de Durupınar. Les chercheurs ont obtenu des données géophysiques qu’ils jugent remarquables, prélevé de nombreux échantillons et identifié des anomalies souterraines qu’ils souhaitent maintenant caractériser.
Andrew Jones, qui étudie le site depuis sa première visite en 1997, reste convaincu qu’il s’agit des vestiges enfouis de l’arche.
Mais sa conviction personnelle n’est pas encore une démonstration scientifique.
Et le responsable scientifique turc du projet vient précisément de démentir la formule devenue virale : « l’arche de Noé est confirmée à 100 % ».
La conclusion, pour l’instant, tient donc en une phrase :
l’arche de Noé n’a pas été retrouvée ; mais, pour la première fois depuis longtemps, le sous-sol de Durupınar est soumis à une batterie d’analyses capables de produire une réponse vérifiable.
C’est désormais la terre elle-même — et non les réseaux sociaux — qui devra parler.

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Jésus né juif mort juif : l'homme qui n'est pas mort sur la croix selon Gerald Messadié

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Jésus juif selon Gerald Messadié : l'homme qui n'est pas mort sur la croix

Par Claudine Douillet I 28 septembre 2028

Jésus est né juif, a vécu juif et est mort juif. Dans « L'homme qui devint Dieu », Gerald Messadié a consacré dix ans à reconstituer, presque heure par heure, la vie d'un rabbi de Galilée que l'Histoire a transformé en divinité. Sa thèse la plus explosive : Jésus aurait survécu à la croix.

Dix ans d'enquête pour retrouver Jésus de Nazareth

Journaliste scientifique né au Caire en 1931, disparu en 2018 Gerald Messadié publie en 1988 chez Robert Laffont une biographie romancée de Jésus qui devient un immense succès de librairie, traduit en plusieurs langues.
Le livre n'est ni un catéchisme ni un pamphlet. C'est une reconstitution. Le critique Gérard Mannoni, dans Le Quotidien de Paris, salue une vie racontée « de manière complète, factuelle, quasiment minutée ». L'auteur publiera ensuite un volume entier consacré à ses sources, puis « Jésus de Srinagar » en 1995, qui prolonge l'hypothèse de la survie.

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Yeshoua, fils de Myriam, circoncis le huitième jour

Avant d'être le Christ des vitraux, Jésus s'appelle Yeshoua. Sa mère s'appelle Myriam. Il est circoncis le huitième jour, comme le rapporte l'Évangile de Luc, présenté au Temple de Jérusalem, élevé dans l'étude de la Torah.
Il enseigne dans les synagogues, monte à Jérusalem pour Pessah, et ceux qui le suivent l'appellent Rabbi. Lorsqu'on lui demande quel est le premier des commandements, il répond par le Shema Israël. Rien, dans sa vie, ne l'éloigne du judaïsme de son temps. Messadié le replace exactement là : dans une Judée occupée par Rome, déchirée entre sadducéens, pharisiens, esséniens et zélotes, sous la menace permanente de la répression romaine.

Un homme dans son époque, pas une icône

Le Jésus de Messadié doute, s'emporte, aime ses parents, hésite devant la foule qui veut faire de lui un roi. L'auteur fait revivre ceux qui l'ont entouré, aimé ou condamné, et restitue la vie quotidienne de la Palestine romaine avec une précision qui fascine. Françoise Ducout, dans Elle, y voit la preuve que « Jésus a bouleversé l'état du monde ». Mais le bouleversement que raconte Messadié est d'abord celui d'un homme, pas celui d'un dieu.

Quinze heures, veille de Pessah : la course contre la mort

C'est ici que le livre frappe le plus fort. La crucifixion romaine est un supplice lent : un condamné peut agoniser deux ou trois jours. Pour accélérer la mort, les soldats brisent les jambes des suppliciés, qui ne peuvent plus se soulever pour respirer.
Or la loi juive, inscrite dans le Deutéronome, interdit de laisser un corps suspendu pendant la nuit, et ce vendredi est la veille du Shabbat et de Pessah. Il faut descendre les corps avant le coucher du soleil.

Les Évangiles eux mêmes livrent des détails troublants. Jésus expire vers la neuvième heure, soit quinze heures, après seulement quelques heures de croix. Selon Marc, Pilate s'étonne qu'il soit déjà mort. Selon Jean, les soldats brisent les jambes des deux autres condamnés mais pas les siennes. Joseph d'Arimathie obtient le corps, et Nicodème apporte près de cent livres de myrrhe et d'aloès, des substances connues à l'époque pour leurs vertus médicinales.

Dans la reconstitution de Messadié, rien de tout cela n'est un hasard. L'amour d'une mère juive qui refuse de voir mourir son fils, des gardes romains qu'on paie pour épargner ses jambes, une descente de croix obtenue au plus vite grâce à l'urgence de la fête : Jésus est retiré vivant du supplice.

Une résurrection qui n'en est pas une

Dès lors, le tombeau vide et les apparitions aux disciples changent de sens. Il n'y a pas de miracle, mais un homme gravement blessé, soigné en secret, qui réapparaît devant les siens avant de disparaître. Messadié ira plus loin dans « Jésus de Srinagar », en imaginant un Jésus survivant parti vers l'Orient. L'enjeu est considérable : l'apôtre Paul écrit lui même que si le Christ n'est pas ressuscité, la foi chrétienne est vaine. Toute la théologie chrétienne repose sur cet après midi de Pessah.

Comment le rabbi galiléen est devenu Dieu

Le titre du livre dit tout. Jésus ne s'est pas proclamé Dieu : il l'est devenu, après sa disparition, par la prédication de Paul auprès des non juifs, puis par les conciles, dont celui de Nicée en 325 qui fixe sa divinité en dogme.
À mesure que le christianisme se sépare du judaïsme, le Juif Jésus s'efface derrière le Christ, et ses propres frères deviennent, pendant près de deux millénaires, le peuple accusé de l'avoir tué. Il faudra attendre la déclaration Nostra Aetate de Vatican II, en 1965, pour que l'Église rejette officiellement cette accusation. Lire Messadié, c'est rendre à Jésus sa mère, sa Torah et son peuple.

Un livre qui dérange encore

L'ouvrage a déclenché de vives réactions. Dès 1989, le bibliste Pierre Grelot, spécialiste des langues sémitiques anciennes, lui consacre un essai critique aux éditions du Cerf, « Un Jésus de comédie », qui conteste la solidité de ses sources. C'est le prix de toute enquête qui touche au sacré. Messadié n'apporte pas de preuve définitive, il propose une lecture rationnelle, documentée, cohérente avec les textes et avec la loi juive de l'époque.

Jésus comme on ne l'a jamais raconté

Plus de trente ans après sa parution, « L'homme qui devint Dieu » reste un livre qui bouleverse. Pour le lecteur juif, il a une vertu rare : il ne demande pas de croire, il demande de comprendre. Et ce qu'il montre, page après page, c'est un fils de Myriam qui n'a jamais quitté le judaïsme. Le reste appartient à ceux qui, après lui, en ont fait un dieu.

Qui était Gerald Messadié ?

Né en 1931 au Caire et mort le 5 juillet 2018 à Paris, Gerald Messadié était journaliste scientifique, romancier et essayiste.
Il a dirigé la rédaction du magazine Science & Vie pendant vingt cinq ans et publié plus de soixante livres sur des thèmes très variés. Passionné d'histoire, d'ethnologie et de théologie, il a consacré des essais aux croyances, aux cultures et aux religions, ainsi que des biographies, dont une vie de Moïse en deux volumes, et des romans historiques. Son ouvrage « L'homme qui devint Dieu » paraît en 1988 chez Robert Laffont et reste son plus grand succès, prolongé par « Jésus de Srinagar » en 1995. Esprit libre et volontiers iconoclaste, il a bâti son œuvre sur une conviction : les grandes figures religieuses gagnent à être comprises dans leur époque plutôt que dans leur légende.

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Souccot 2026 : le psychanalyste Paul Sillam lit Kohelet sous cinq soukkot parisiennes

Paul Sillam Psychanaliste lit Kohelet à Souccot - cinq rendez-vous parisiens à ne pas manquer

Du 28 septembre au 3 octobre 2026, le psychanalyste Paul Sillam lit Kohelet sous cinq soukkot de Paris et Neuilly. Dates, adresses et horaires.

Le psychanalyste Paul Sillam, fondateur de l'association CHAAR et cofondateur de la cellule d'aide psychologique au service du divorce religieux du Consistoire de Paris, bien connu des lecteurs d'Alliance pour ses chroniques, part lire Kohelet sous les soukkot de Paris et de Neuilly. Du lundi 28 septembre au samedi 3 octobre 2026, il propose cinq rencontres autour de la parole de sagesse du roi Salomon, de la librairie Miketer jusqu'à la nuit de Hoshaana Rabba.

Un psychanalyste au service de la communauté

Président fondateur de CHAAR, le Comité psychanalytique humanitaire d'aide à l'autonomie psychique retrouvée, Paul Sillam accompagne bénévolement depuis plus de vingt ans, avec le Consistoire de Paris, ceux qui traversent l'épreuve de la séparation. Coauteur de l'ouvrage Familles face au divorce aux éditions Biblieurope, il signe régulièrement dans Alliance des textes où la psychanalyse dialogue avec la tradition juive. Pour Souccot 2026, il choisit un texte qui parle à chacun : Kohelet, l'Ecclésiaste.

Lundi 28 septembre : ouverture à la librairie Miketer

Le cycle débute ce lundi 28 septembre à 18h à la librairie juive Miketer, 2 rue Rennequin, dans le 17e arrondissement de Paris. Michaël Melloul, fils de Jacques Melloul, fondateur des éditions Biblieurope, accueillera le public pour une présentation de Kohelet suivie d'une lecture. Durée : 40 minutes. Renseignements au 07 67 31 42 22.

Mardi 29 septembre : la synagogue de la rue Saint-Lazare

Le lendemain à 18h, le président Sam Attia reçoit le public sous la soukka de la synagogue du 18 rue Saint-Lazare, dans le 9e arrondissement. La rencontre dure 70 minutes. Contact : 01 48 78 45 32.

Jeudi 1er octobre : lecture et visite à la Victoire

Le jeudi 1er octobre à 15h, Paul Sillam s'installe sous la soukka de la Grande Synagogue de la rue de la Victoire, avec l'entrée par le 17 rue Saint-Georges. La lecture est suivie d'une visite de l'édifice, pour un groupe limité à dix personnes. Comptez 70 minutes au total.

Nuit de Hoshaana Rabba à Neuilly

Le même jeudi, à 23h, rendez-vous sous la soukka de la synagogue de Neuilly, au centre Jérôme Cahen, 44 rue Jacques-Dulud. Le Grand Rabbin Michaël Azoulay accueillera les participants pour 90 minutes de lecture et d'étude. Le moment est fort : selon la tradition, Hoshaana Rabba marque le dernier jour du jugement divin, lorsque le verdict prononcé à Roch Hachana et scellé à Yom Kippour est définitivement transmis. C'est l'ultime occasion d'obtenir le pardon de l'année.

Samedi 3 octobre : repas et étude chez Loubavitch

Le cycle s'achève le samedi 3 octobre à 13h sous la soukka du Centre Loubavitch, 8 rue Lamartine, dans le 9e arrondissement, en présence du rav Koulski. Avec le repas, prévoyez deux heures trente.

Pourquoi lire Kohelet sous la soukka

Kohelet invite à célébrer en même temps la joie de la récolte et l'impermanence des choses. La cabane provisoire, ouverte sur le ciel, donne un sens concret aux paroles du roi Salomon : se réjouir de ce que la vie offre, tout en sachant que rien ne nous appartient pour toujours. Une leçon que le psychanalyste connaît bien, lui qui aide chaque jour ses patients à accepter ce qui passe pour mieux habiter ce qui demeure.

Les articles de Paul Sillam publiés sur Alliance cliquez-ici

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