Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 22 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

Les Sentiers de l'Âme : l'homme qui a découvert que la Torah avait inventé la PNL avant la PNL

Les Sentiers de l'Âme : l'homme qui a découvert que la Torah avait inventé la PNL avant la PNL

Quelque chose dans le développement personnel moderne ne tient pas ses promesses.

Pas parce qu'il est faux mais parce qu'il est orphelin. Orphelin de sa source, de son sens, de sa profondeur originelle.

Les Sentiers de l'Âme d'Avraham Touati est un livre rare : celui qui montre que la Torah, le Talmud et la Kabbale ne sont pas des textes religieux réservés aux érudits, mais des manuels de transformation humaine d'une précision que nos neurosciences viennent seulement de confirmer.

Un livre pour tous ceux qui veulent changer  et comprendre pourquoi ça vaut la peine.

Et si le développement personnel avait 3 500 ans ?

Un livre atypique révèle la source oubliée de tout ce que vous cherchez dans le coaching, la PNL et les neurosciences.

Vous avez médité. Vous avez fait du journaling. Vous avez suivi des coaches, lu des livres de psychologie positive, testé la pleine conscience. Et pourtant, quelque chose manque. Une profondeur. Un sens qui ne soit pas fabriqué mais trouvé.

Avraham Touati a écrit Les Sentiers de l'Âme depuis Jérusalem, et il commence par un aveu déconcertant : tout a commencé quand il a voulu comprendre son adolescente. Pas un projet de grand rabbin. Un père. Une fille. Une brèche dans le réel.

Ce qu'il découvre en explorant la psychologie du changement — la PNL, les TCC, les neurosciences, l'Ikigaï — le stupéfie : toutes ces idées que la modernité vendait comme révolutionnaires, il les avait déjà croisées. Dans ses études de Torah. Mais jamais pleinement intégrées.

« Plus j'avançais dans ces domaines, plus je retrouvais, presque mot pour mot, des idées que j'avais déjà croisées dans mes études de Torah. »  Avraham Touati, Préface des Sentiers de l'Â

La thèse qui change tout

Le développement personnel n'est pas né avec Tony Robbins en 1970, ni avec Abraham Maslow en 1943. Ses racines plongent dans une sagesse vieille de trois millénaires et demi. La Torah, le Talmud et la Kabbale ne sont pas des textes religieux réservés aux initiés : ce sont des manuels de transformation humaine d'une précision confondante.

Touati ne dit pas que la Torah ressemble au développement personnel. Il dit quelque chose de bien plus fort : le développement personnel moderne est la redécouverte partielle, incomplète, d'une sagesse que la tradition juive formalisait déjà. Et que sans cette source, les méthodes restent des techniques — efficaces, mais orphelines de leur sens.

« La Torah m'a enseigné le pourquoi la finalité de chaque pas, le sens spirituel de l'existence. Le développement personnel m'a montré le comment. » — Avraham Touati

Trois concepts qui précèdent tout

Pour comprendre pourquoi la transformation intérieure est possible  et même nécessaire  le livre commence là où tout commence : la Création. Trois concepts de la Kabbale éclairent l'architecture même du changement humain.

Le Tsimtsoum — l'espace créateur

Avant de créer le monde, l'Infini divin se retire. Non par manque, mais par amour : pour laisser un espace où autre chose peut exister.
« Comme une mère qui contracte son corps pour qu'une vie puisse naître. »
Ce retrait fondateur est le premier acte du changement. Toute transformation exige d'abord de créer de l'espace — en soi, pour soi.
Le psychologue qui parle de « tenir l'espace » pour son patient, le coach qui « crée un espace sécurisant » : ils citent sans le savoir la Kabbale du XVIe siècle.

La Téchouva la transformation identitaire

Souvent traduit par « repentir », le mot Téchouva vient de shuv — revenir.
Pas se flageller, pas effacer le passé : se tourner vers sa propre essence.
Maïmonide (XIIe siècle) l'écrit avec une clarté qui sidère : après une vraie Téchouva,
« il n'est plus le même homme ». La psychologie contemporaine parle de post-traumatic growth, de narrative therapy, d'identity shift la Téchouva les précède toutes, et va plus loin : elle ne se contente pas de changer les comportements, elle recrée la personne.

Le Tikoun — le sens cosmique de chaque effort

Réparation. Chaque être humain porte une mission de réparation à la fois de lui-même et du monde. Le Rav Kook l'écrit magnifiquement :

« Lorsqu'un homme revient à lui-même et se réaligne avec sa source, il restaure avec lui l'ordre du monde qui lui correspond. » Rav Kook, Orot HaKodesh

Ce n'est pas de la métaphysique abstraite : c'est l'antidote le plus radical au nihilisme moderne. Votre transformation personnelle n'est pas un acte égoïste. Elle est cosmique.

Les Midot : ce que les maîtres de Torah enseignaient avant la psychologie positive

Savez-vous ce qu'est un Midah ? Littéralement : une mesure, une qualité, un trait de caractère. Les Midot sont les attributs divins que l'homme est invité à cultiver en lui-même. Et la liste que dressent les maîtres de Torah ressemble à tous les manuels de développement personnel réunis.

Le Gaon de Vilna, génie talmudique du XVIIIe siècle, écrit :

« L'essentiel de la vie de l'homme est de se renforcer sans cesse dans la brisure de ses qualités. »

C'est le travail sur soi non pas comme option spirituelle, mais comme obligation centrale de l'existence.

Dans la dimension mystique, chaque Midah correspond à l'une des dix Sefirot — les canaux par lesquels la lumière divine structure le monde et l'âme humaine :

  • Hessed — la bonté, l'amour inconditionnel, le don sans calcul
  • Gvoura — la maîtrise de soi, les limites justes, le discernement
  • Tiferet — l'harmonie, l'équilibre entre force et douceur
  • Anava — l'humilité active, lucidité sans effacement
  • Savlanut — la patience, la confiance au temps divin
  • Emouna — la foi comme ancrage, source de résilience profonde

Ce qui est fascinant, et qu'AvrahamTouati démontre avec minutie, c'est que ces Midot ne sont pas des vertus morales au sens abstrait. Ce sont des compétences que l'on développe par la pratique répétée. Et cette approche rejoint exactement ce que les neurosciences appellent aujourd'hui la neuroplasticité.

« La neuroplasticité confirme le Rambam : ce que tu répètes façonne ce que tu deviens. » — Avraham Touati, Chapitre 4

Maïmonide avait déjà tout dit

Maïmonide  Rambam  né à Cordoue en 1135, médecin, philosophe, codificateur halakhique. Dans son Mishné Torah, il écrit :

« Tout homme est apte à être juste comme Moché Rabbénou… et rien ni personne ne l'en empêche. » — Maïmonide, Hilkhot Téchouva 5:1

Mille ans avant Carol Dweck et sa Growth Mindset, avant que Bandura ne formalise le concept d'auto-efficacité, Maïmonide proclame que la nature humaine n'est pas figée. Vous pouvez vous transformer.

Mais il ne s'arrête pas là. Dans ses Lois des Traits de Caractère, il pose le principe fondateur de toute psychologie comportementale : on ne change pas en rêvant d'être meilleur. On change par la répétition d'actes concrets, jusqu'à ce que le cœur suive les mains. Un texte médiéval le résume ainsi :

« Après les actions, les cœurs sont entraînés. »  Séfer Ha'Hinoukh

Ce que la Torah sait sur vos émotions

L'une des sections les plus saisissantes du livre traite de la colère. Avraham Touati la détaille avec une double grille Torah et neurosciences et la convergence est troublante.

Les neurosciences vous disent : l'amygdale déclenche une cascade hormonale qui dure 90 secondes. Si vous n'alimentez pas la colère, elle s'éteint d'elle-même.

Le Rambam vous avait dit exactement la même chose huit siècles plus tôt :
« La colère est une très mauvaise Midah, il convient à un homme de s'en éloigner au maximum. »
Et les maîtres hassidiques ajoutaient : ne combattez pas la colère de front déplacez votre attention. L'émotion, privée de carburant, meurt seule.

Le livre propose un programme de neuro-régulation en sept étapes qui mêle techniques TCC, ancrage PNL et citations du Tanya de l'Alter Rebbe.
On ne sait plus si on lit un manuel de psychothérapie ou un texte spirituel. C'est peut-être là toute la force de cet ouvrage.

Le parallèle qui éclaire tout : Téchouva et neuroplasticité

La Torah enseigne Les neurosciences confirment
La Téchouva recrée l'homme en profondeur L'identité est plastique — les circuits neuronaux se remodèlent
Les Midot se cultivent par la répétition des actes L'action répétée crée de nouvelles voies neuronales
L'homme est partenaire actif de la Création Vous influencez l'expression de votre ADN (épigénétique)
Chaque transformation personnelle répare le monde Le stress peut se transformer en croissance post-traumatique
L'erreur est un tremplin, pas une condamnation Le recadrage cognitif modifie la structure du cerveau

Ce tableau n'est pas une coïncidence. C'est le signe que la Torah et les sciences modernes observent le même réel avec des langages différents, depuis des altitudes différentes.

Le Rav Kook, le visionnaire

Le personnage le plus cité dans le livre est le Rav Avraham Itshak HaCohen Kook, premier grand rabbin ashkénaze de Palestine mandataire, mort en 1935. Sa pensée articule quelque chose que peu de traditions ont osé dire :

« Ceux qui cherchent constamment à se retrouver eux-mêmes s'occupent en réalité de Téchouva, même s'ils ne le savent pas. »  Rav Kook, Orot HaTéchouva

Relisez cette phrase. Elle dit à ceux qui méditent le dimanche matin, à ceux qui font des bilans de compétences, à ceux qui cherchent leur « pourquoi » : votre quête est reconnue. Elle a un nom. Elle a une dignité.

Et il ajoute, dans ce qui est peut-être la phrase la plus importante du livre :

« Lorsqu'un homme s'élève, le monde entier s'élève avec lui. »  Rav Kook, Orot HaKodesh

Votre développement personnel n'est pas un luxe. C'est un acte cosmique. Chaque fois que vous choisissez la patience plutôt que l'explosion, la vérité plutôt que la fuite vous réparez une étincelle dans un tissu dont vous ne voyez pas les bords.

Pourquoi ce livre parle à tous

Les Sentiers de l'Âme s'adresse à vous. Juif ou non-juif. Pratiquant ou athée. Coach en burnout ou étudiant en psychologie. Mère qui cherche comment parler à son ado. Homme d'affaires dont les succès sonnent creux.

Il ne demande aucune croyance préalable. Vous pouvez lire les enseignements de Maïmonide sur le changement des habitudes exactement comme vous liriez William James  avec intérêt intellectuel et application pratique. La sagesse ne vérifie pas votre carte de membre.

Il explique l'origine de vos outils. Vous pratiquez la pleine conscience ? Elle vient de quelque part. Vous faites de la PNL ? Elle cite sans le savoir des principes que la Kabbale formalisait au XVIe siècle. Ce livre rend votre pratique plus profonde en lui donnant des racines.

Il répond à la question du sens. Pourquoi se transformer ? Pour être plus performant ? La Torah répond différemment : pour participer à la réparation du monde. Cette réponse est plus grande. Et quelque chose en vous le sait déjà.

Il est honnête sur les limites. Avraham Touati ne vend pas une méthode miracle.
Il dit : « J'ai vu que les outils modernes fonctionnent. Et qu'avec la Torah, ils ont une âme. »

Ce que vous trouverez dans le livre

Le livre s'articule en huit chapitres qui vont du cosmos à l'action quotidienne :

  1. Les origines du changement — Tsimtsoum, le monde intentionnellement inachevé, le libre-arbitre comme puissance de transformation
  2. La Téchouva, souffle de la Création — Les dimensions profondes du retour à soi, le Tikoun, vivre la transformation chaque jour
  3. Écouter la voix intérieure — La quête de sens, l'alignement avec ses valeurs, la mission personnelle
  4. Affiner les traits de l'âme — Les Midot en détail : colère, orgueil, anxiété, impatience, médisance — avec outils TCC et PNL
  5. Les leviers du changement — Neuroplasticité, thérapies cognitives, corps et émotions, les cinq blessures fondamentales
  6. De la pensée à l'action — Neurosciences pratiques, reprogrammer les habitudes, plan d'action personnalisé
  7. Révéler son potentiel — Bilan de compétences éclairé par la Torah, identifier ses freins et ses ressources
  8. Reprogrammer son subconscient — Agir malgré la peur, identifier sa mission, dépasser ses limites

Pour conclure

Le Rav Haïm Vital écrit dans ses Shaarei Kedousha une phrase que Touati place en épigraphe :

« L'homme est un monde en miniature, et le monde est l'homme déployé. »

Ce que vous réparez en vous répare quelque chose dans le tissu de l'existence. Et ce livre, avec une rare honnêteté intellectuelle, vous montre que cette conviction n'est pas une métaphore consolatrice. C'est la thèse la plus sérieuse et la plus ancienne sur ce que signifie grandir.

Les Sentiers de l'Âme — Développement personnel et mystique juive Avraham Touati · Jérusalem · 2025 ISBN 979-8-2770-6147-3 · Disponible sur Amazon

 

Journée Portes Ouvertes ORT Montreuil : la formation professionnelle d'excellence

Interview Exclusive avec Isaac Touitou  · Journée Portes Ouvertes 2026

Interview Exclusive avec Isaac Touitou  · Journée Portes Ouvertes 2026

Téléphone : +33 1 49 88 46 50

L'ORT Montreuil : l'école juive de la réussite ouvre ses portes

Rencontre avec Isaac Touitou, directeur de l'ORT Montreuil – Daniel Mayer, à l'occasion de la Journée Portes Ouvertes annuelle.

JPO · Jeudi 14 mai 2026 · 9h–14h

Formation professionnelle d'excellence, valeurs humanistes, sécurité et ouverture au monde du travail : l'ORT Montreuil Daniel Mayer est bien plus qu'une école.
C'est un lieu de vie, de transmission et de réussite.

À quelques jours de sa traditionnelle Journée Portes Ouvertes, son directeur Isaac Touitou nous reçoit et répond sans détour à toutes les questions que se posent les familles.

Pourquoi venir à la Journée Portes Ouvertes de l'ORT plutôt qu'une visite virtuelle ?

Alliance - Monsieur Touitou comme chaque année l'ORT organise sa traditionnelle et incontournable Journée Portes Ouvertes. Pourquoi un parent, un élève devrait-il venir à la JPO plutôt que se contenter d'un site internet ou d'un bouche-à-oreille ?

Monsieur Isaac Touitou - Rien ne remplace une rencontre, un échange direct, une visite physique pour ressentir l'atmosphère d'une école, percevoir l'état d'esprit de ses équipes et pouvoir se projeter, pour soi ou pour ses enfants. Aucune brochure, aucune photo ou vidéo ne pourra exprimer toute la diversité et toute la richesse de notre école, du point de vue humain, pédagogique… voire même, philosophique.

L'ORT : une formation professionnelle au service de la réussite individuelle

Alliance - Vous présentez l'ORT Montreuil comme « l'école de la réussite ». Concrètement, qu'est-ce que ça veut dire pour un élève aujourd'hui ?

I T - Ce ne sont pas que des mots ! La réalité objective est que la quasi-totalité de nos élèves réussissent leurs examens, décrochent leurs diplômes, réussissent leur poursuite d'études et, surtout, leur insertion professionnelle, sociale et humaine.
Nous avons coutume de dire dans notre école que nous n'accompagnons pas nos élèves vers la réussite, mais vers LEUR réussite.

Chaque parcours est personnalisé, adapté en fonction du point de départ, jusqu'au moment où l'élève, alors jeune diplômé, vole de ses propres ailes.

Nouveautés rentrée 2026-2027 : de nouvelles formations professionnelles à l'ORT

Alliance - Quelles seront les nouveautés pour cette rentrée 2026-2027 ? Nouvelles formations, nouveaux équipements, nouvelles approches pédagogiques — qu'est-ce qui doit donner envie de rejoindre l'école cette année plutôt qu'une autre ?

I T - Chaque année apporte ses nouveautés. Pour un élève, la meilleure année pour nous rejoindre, c'est l'année où il nous découvre ! Cette année, en plus de toutes les filières existantes, nous ouvrons :un nouveau BTS NDRC
un nouveau Bachelor (Bac+3) dédié aux professions de l'Immobilier
un nouveau Bachelor de Commerce DigitalNous poursuivons également la rénovation de nos diplômes en informatique, cybersécurité, développement et management digital, en intégrant davantage la maîtrise de l'intelligence artificielle.
Sans oublier nos plus jeunes, avec le développement du CAP Équipier Polyvalent de Commerce, de notre Lycée Professionnel, Général et Technologique.

Des enseignants d'exception : pourquoi les meilleurs pédagogues choisissent l'ORT

Alliance - La réputation de l'ORT Montreuil est reconnue depuis des décennies. Qu'est-ce qui fait que des professeurs et pédagogues très expérimentés choisissent de venir et de rester à l'ORT Montreuil ?

I T - Il y a beaucoup de points communs entre les motivations des jeunes qui viennent étudier chez nous et celles des membres de nos équipes. La place de l'Humain, un cadre sécurisant, structurant, bienveillant et exigeant : ce sont des paramètres qui attirent et rassurent à la fois les élèves, les professeurs et les encadrants. Et qui les fidélisent… parfois de génération en génération.

« Les mêmes valeurs qui attirent nos élèves attirent nos professeurs. C'est ce qui fait la force de l'ORT depuis des décennies. »

Sécurité à l'ORT Montreuil : une priorité absolue pour les familles juives

Alliance - En tant que parents, dans un contexte compliqué, la sécurité de notre enfant est notre priorité. Quelles mesures concrètes sont en place pour garantir un environnement sûr et serein à l'ORT Montreuil ?

I T - Cette question est centrale. La préservation de l'intégrité physique et morale de chacun est une préoccupation de chaque instant. La sûreté aux abords et dans l'établissement est une priorité.
Le meilleur moyen de s'en assurer ? Nous rendre visite. Peut-être à l'occasion de cette Journée Portes Ouvertes, le jeudi 14 mai, entre 9h00 et 14h00.

École juive et formation professionnelle : comment l'ORT concilie exigence académique et identité

Alliance - Comment l'ORT, avec son histoire et ses valeurs, concilie-t-il exigence académique et identité juive aujourd'hui ?
I T - Ce ne sont pas des exigences contradictoires. Le respect des exigences académiques implique de l'attention, de la rigueur et de l'organisation. Nous adaptons notre organisation, dans le cadre de notre contrat d'association avec l'État, pour permettre à ceux qui le souhaitent une pratique du judaïsme respectueuse à la fois de la Halakha et de toutes les exigences académiques.

Bienveillance et accompagnement : comment l'ORT protège ses élèves au quotidien

Alliance - Si un élève vit une situation inconfortable ou un comportement irrespectueux, comment l'école réagit-elle ? Y a-t-il un accompagnement humain derrière les règles ?
I T - Lorsqu'un élève exprime une souffrance, de quelque nature que ce soit, son problème devient le nôtre. Une réaction s'impose sans délai. Nous avons, selon les situations, différents référents qui écoutent l'élève et reçoivent les protagonistes concernés pour assurer des médiations. Des sanctions peuvent également être nécessaires. Le bien-être, la qualité de vie et le respect dans notre école sont fondamentaux et nous y œuvrons quotidiennement.

Le mot du directeur : venez découvrir l'ORT, une école vraiment pas comme les autres

Alliance - Quel message souhaiteriez-vous adresser directement à un jeune et à ses parents qui hésitent encore à franchir la porte de l'ORT ce jour-là ?

I T - Il ne faut pas hésiter ! Venez nous rencontrer, que ce soit pour maintenant ou pour plus tard, pour vous, pour votre enfant ou pour un proche. C'est une visite qui vaut le détour et vous ne serez pas déçus de découvrir une école vraiment pas comme les autres.

« Venez nous rencontrer. C'est une visite qui vaut le détour vous ne serez pas déçus de découvrir une école vraiment pas comme les autres. »

Isaac Touitou, directeur de l'ORT Montreuil Daniel Mayer

Téléphone : +33 1 49 88 46 50

Journée Portes Ouvertes ORT Daniel Mayer : la formation professionnelle d'excellence qui change des parcours de vie

Journée Portes Ouvertes ORT Daniel Mayer : la formation professionnelle d'excellence qui change des parcours de vie

 

L'Alyah Médicale : Israël recrute ses médecins en France , un événement historique

L'Alyah Médicale : Israël recrute ses médecins en France , un événement historique

ISRAËL RECRUTE SES MÉDECINS EN FRANCE : PLUSIEURS CENTAINES DE PRATICIENS RÉUNIS À PARIS POUR L'ALYAH MÉDICALE

Paris, 3 mai 2026 : MedEx France 2026 marque un tournant dans la mobilisation mondiale des professionnels de santé juifs vers Israël.

Un événement historique au cœur de Paris

Plusieurs centaines de médecins issus de France, de Belgique, d'Allemagne et des pays voisins se sont réunis à Paris pour le troisième MedEx France, organisé par Nefesh B'Nefesh en partenariat avec les ministères israéliens de la Santé, de l'Alyah et de l'Intégration, du Néguev, de la Galilée et de la Résilience nationale, ainsi qu'avec l'Agence juive pour Israël.

Le bilan est éloquent : 50 demandes de conversion de licence médicale ont été déposées sur place auprès du ministère israélien de la Santé, émanant de praticiens représentant une trentaine de spécialités médicales. Des étudiants en médecine en phase avancée soit environ 10 % des participants  ont également répondu présent, amorçant leur réflexion sur un avenir professionnel en Israël.

2 000 médecins en cinq ans : un objectif à mi-chemin en deux ans

Lancé pour répondre à une pénurie critique de médecins en Israël, l'International Medical Aliyah Program (IMAP) affiche des résultats qui dépassent les attentes : plus de 1 100 médecins ont fait leur alyah en à peine deux ans, soit plus de la moitié de l'objectif de 2 000 nouveaux médecins fixé sur cinq ans.

La progression est particulièrement notable depuis la France : 57 médecins ont immigré en 2025, contre 25 en 2024  soit une augmentation de plus de 100 % en un an.

Le ministre de l'Alyah et de l'Intégration, Ofir Sofer, a souligné l'ampleur de l'engagement :
« C'est la troisième année que nous avons le privilège d'accueillir des centaines de médecins. Leur contribution au système de santé israélien, en particulier dans le Néguev et en Galilée, est immense. »

Une expérience "tout-en-un" inédite

MedEx propose un format centralisé et inédit : reconnaissance des diplômes, entretiens d'embauche avec les principaux établissements de santé israéliens (Ichilov, Soroka, Shaare Tzedek, Tzafon Medical Centers…), conseils sur les subventions, les certifications et la relocalisation – le tout en un seul lieu et en une seule journée.

Des événements similaires ont été organisés à Buenos Aires, Londres, Los Angeles, Sydney, Melbourne, Toronto et Montréal, tous avec un fort taux de participation.

Nouveauté 2026 : l'examen d'hébreu YAEL proposé sur place

Pour la première fois, en partenariat avec le Centre National des Évaluations, l'examen officiel d'hébreu YAEL a été administré lors de l'événement. Cette initiative répond à une évolution réglementaire majeure : à partir de 2027, le ministère israélien de la Santé pourrait exiger un niveau intermédiaire d'hébreu pour obtenir une licence médicale en Israël  une condition qui, jusqu'ici, représentait un frein important pour de nombreux candidats à l'alyah.

Un enjeu national : soigner le Néguev, la Galilée et les zones périphériques

L'accent est mis sur le renforcement du système de santé dans les régions périphériques d'Israël. Le ministre du Néguev, de la Galilée et de la Résilience nationale, Yitzhak Wasserlauf, a été direct : « L'État d'Israël a aujourd'hui plus que jamais besoin de médecins de qualité à Safed, Metula, Kiryat Shmona, Beer-Sheva et Dimona. »

Tony Gelbart, cofondateur et président de Nefesh B'Nefesh, a salué l'engagement des futurs Olim : « Ces médecins apportent non seulement une expertise professionnelle exceptionnelle, mais aussi un profond sens de la mission. Leur impact se fait déjà sentir dans tout le système de santé israélien, du nord au sud. »

La solidarité juive mondiale, force motrice de la reconstruction

L'initiative est soutenue par un réseau de partenaires philanthropiques majeurs : la Marcus Foundation, le Gottesman Fund, les Jewish Federations of North America, la fondation Azrieli et la fondation Arison.

Le président de l'Agence juive pour Israël, le général de division (réserve) Doron Almog, a qualifié cet élan d'« acte sioniste de la plus haute importance », soulignant que les médecins qui font leur alyah « apportent avec eux une foi profonde dans l'avenir d'Israël et une contribution directe à la résilience de l'État. »

Prochaines étapes

Les médecins et étudiants en médecine souhaitant rejoindre le programme peuvent obtenir toutes les informations sur www.nbn.org.il.

Crédit photo : Shahar Azran

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Téhéran à l'agonie : Une bête acculée est une bête dangereuse - ce qui se prépare -vidéo-

Téhéran à l'agonie : Une bête acculée est une bête dangereuse - ce qui se prépare -vidéo-

Ce n'est que le début

Comme une bête blessée acculée dans un coin, l'Iran a frappé hier soir (lundi) les Émirats arabes unis et la capitale d'Oman avec des missiles et des drones.
Ces attaques, conjuguées aux tirs contre les navires et pétroliers dans le Golfe, ne ressemblent pas à un baroud d'honneur : elles ressemblent à un début.
La main des hauts commandants des Gardiens de la Révolution reste tendue, et Israël doit se préparer à la possibilité que son territoire devienne prochainement une cible à son tour.

 

 

Le dernier atout de Téhéran

Pour comprendre ce qui se joue, il faut saisir la logique profonde qui anime Téhéran.
Les dirigeants iraniens ont compris que si les États-Unis parvenaient à rouvrir, même partiellement, le détroit d'Ormuz au trafic commercial, l'Iran ne perdrait pas seulement son dernier levier de négociationson emprise sur le marché mondial de l'énergie  il subirait aussi une humiliation nationale d'une telle ampleur qu'elle mettrait en danger la survie même du régime. Face à cette perspective insupportable, Téhéran a choisi l'offensive.

Washington n'est pas naïf. Tout au long du cessez-le-feu récent, les Américains ont méthodiquement bâti une force navale, aérienne et terrestre colossale face au sud de l'Iran et au détroit d'Ormuz. Cette force garantit au Commandement central américain une supériorité militaire écrasante dans la zone, notamment grâce à des capacités de guerre électronique et cybernétique de premier ordre.

La piège du détroit

La préparation américaine va bien au-delà du simple déploiement de forces. Pendant la période du cessez-le-feu, les renseignements américains ont patiemment cartographié les mines marines posées par les Gardiens de la Révolution dans le détroit d'Ormuz, identifiant des couloirs de navigation sûrs pour les navires marchands.
Aujourd'hui, des destroyers de la marine américaine s'interposent entre les côtes iraniennes et les bâtiments civils, prêts à riposter par tous les moyens disponibles : systèmes anti-missiles, avions de surveillance, drones qui patrouillent en permanence au-dessus de la flotte, détectant chaque tir et y répondant instantanément. Selon l'armée américaine, six vedettes rapides iraniennes ont déjà été coulées.

Dans ces conditions, l'Iran n'a aucune chance de l'emporter dans une confrontation au détroit d'Ormuz. Un tel affrontement se terminerait inévitablement par la destruction de ses installations et rampes de lancement sur les côtes méridionales. Les Gardiens de la Révolution le savent. C'est précisément pourquoi Téhéran a choisi de frapper ailleurs : les monarchies du Golfe, et en tête, les Émirats arabes unis.

Les Émirats dans le collimateur

Le choix des Émirats n'est pas anodin. Abu Dhabi mène ouvertement la résistance des pays du Golfe face à l'Iran et encourage Trump à neutraliser définitivement les capacités nucléaires et balistiques iraniennes.
Téhéran dispose d'une capacité quasi illimitée pour frapper les installations pétrolières et les ports émiratis, qui constituent la principale source de richesse du pays. Les États-Unis et Israël ont certes récemment renforcé les systèmes de défense antimissile des Émirats, mais l'industrie pétrolière reste extrêmement vulnérable à tout ce qui peut être tiré depuis l'Iran toute proche.

Oman, de son côté, avait jusqu'ici joué un rôle de médiateur discret entre Téhéran et Washington.
Le fait qu'elle soit désormais ciblée révèle la profondeur du désespoir iranien : plus de diplomatie, plus de demi-mesures, mais une escalade tous azimuts.

Israël dans l'œil du cyclone

Il serait imprudent de considérer ces frappes comme un épisode isolé. Téhéran sait que si elle perd cette bataille, et si le blocus économique imposé par Trump se poursuit, la survie du régime sera menacée à terme. Les citoyens iraniens, étranglés économiquement et humiliés nationalement, pourraient tôt ou tard descendre dans les rues ce scénario est le cauchemar absolu des mollahs.

C'est pourquoi Israël doit se préparer sans délai. Les Gardiens de la Révolution, dos au mur et conscients que chaque heure qui passe renforce la position américaine, pourraient décider que frapper l'État hébreu constitue leur meilleur moyen de retourner l'opinion mondiale, d'internationaliser le conflit et de se donner un sursis. L'arrière israélien pourrait bien être la prochaine cible dans cette spirale d'escalade.

Une logique de survie

Ce qui se joue aujourd'hui dans le Golfe n'est pas une simple crise régionale de plus. C'est la dernière tentative désespérée d'un régime qui voit son avenir s'effondrer.
L'opération baptisée "Liberté" lancée par Washington, l'étranglement économique, l'effacement de ses proxys au Liban et à Gaza tout converge pour pousser Téhéran dans ses derniers retranchements.
Une bête acculée est une bête dangereuse. Et les missiles qui ont frappé les Émirats et Oman ne sont, selon toute vraisemblance, que le premier acte d'une escalade qui promet d'être longue et brutale.

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« Le country club des geeks » : l'endroit unique où la réalité israélienne reste à la porte

« Le country club des geeks » : l'endroit unique où la réalité israélienne reste à la porte

« Le country club des geeks » : l'endroit où la réalité israélienne reste à la porte

Un refuge dans la tempête

Derrière une lourde porte en bois, à Rishon LeZion et à Rehovot, il se passe quelque chose qui contredit radicalement les titres des journaux.
Pendant que les smartphones vibrent d'alertes à l'extérieur, un silence mystérieux règne à l'intérieur, lumière de bougies tamisée, cartes anciennes étalées sur des tables, et une atmosphère qui semble appartenir à un autre siècle, ou peut-être à aucun.

Le public qui se presse à la porte est étonnamment varié : médecins, étudiants, réservistes qui ont troqué leurs uniformes militaires pour une cape de guerrier ou de magicien.
Tous venus pour la même raison : disparaître, au moins pour quelques heures, dans un monde de fantaisie et de mystère.

C'est Rooms & Realms, un complexe de jeux de rôle immersifs fondé par Gilad Laor, qui a su déceler avant tout le monde ce besoin viscéral d'évasion dans une société sous pression permanente.

« J'avais l'impression qu'il manquait quelque chose »

L'idée est née d'un constat personnel. « Chaque fois que je me retrouvais avec des amis, j'avais le sentiment qu'il manquait quelque chose un endroit où on pourrait être totalement libres, crier, jouer nos personnages jusqu'au bout », raconte Gilad.

Le complexe offre une liberté totale : incarner un combattant ou un sorcier, décider du destin d'un royaume imaginaire, écrire les règles d'un univers que la réalité n'a pas encore touché.

Ce qui a démarré il y a trois ans comme une unique salle à Rehovot, sans budget publicitaire, sans réseau, presque sans expérience, est devenu un phénomène.
Gilad appelle son lieu avec un sourire « le country club des geeks », mais il insiste sur une dimension bien plus profonde : « Beaucoup de gens qui viennent chez nous souffrent de stress post-traumatique, de difficultés sociales, d'anxiété relationnelle. Notre espace leur sert de havre. Personne ne les juge ici. »

Quand la guerre frappe à la porte

Tout allait bien jusqu'à ce que la guerre arrive. Au début, Gilad craignait que ses salles restent vides. Mais il a découvert rapidement que les Israéliens ne voulaient pas rester chez eux, cloués devant leurs écrans à absorber des nouvelles qui n'en finissent pas.
« Les gens voulaient fuir leurs pensées pendant quelques heures le deuil, les convocations militaires, l'incertitude. La capacité de venir, de se retrouver physiquement et de vivre quelques heures dans la peau d'un autre, dans un monde différent, est devenue une partie essentielle de leur quotidien. » Les clients viennent même pendant les alertes aériennes.

Loin de ralentir l'activité, la guerre a révélé à quel point Rooms & Realms répondait à un besoin que personne n'avait encore vraiment nommé : le droit à l'oubli, à la parenthèse, à la fiction vécue ensemble.

Des liens qui durent au-delà du jeu

Ce qui se noue autour des tables en bois ne reste pas confiné aux murs du complexe.
Des amitiés profondes ont émergé de ces séances, des couples se sont formés à l'intérieur des quêtes, et il y a même eu des demandes en mariage, dans ce cadre improbable et pourtant parfaitement logique pour ceux qui s'y sont rencontrés.

La croissance fulgurante de l'entreprise qui a doublé son activité cette année est venue du bas, organiquement. Gilad et son équipe ont produit du contenu original en continu, tissé des partenariats avec d'autres commerces et entreprises du secteur, et surtout, ont réussi à attirer des YouTubeurs très suivis : Omri HaCohen et Or Botbol, de la chaîne « Donkey », qui ont intégré Rooms & Realms dans leur série « Maître des labyrinthes ». L'effet a été immédiat. Des joueurs de 18 à 85 ans franchissent désormais la porte.

La vision : faire d'Israël une destination mondiale

Avec la salle de Rehovot complète à craquer et celle de Rishon LeZion qui bourdonne d'activité depuis son ouverture récente  construite à la main, « sans IA, surtout beaucoup d'amour et de passion, et pas trop d'expérience » Gilad voit plus loin que les frontières de son pays.

« Je veux faire d'Israël une destination pour laquelle les gens font le voyage spécialement, comme on voyage à Disneyland. » Le rêve est grand, mais la trajectoire est là. Et dans un pays où la réalité est souvent plus dure que n'importe quelle fiction, l'idée d'un endroit où cette réalité reste enfin à la porte n'a rien d'utopique  c'est peut-être tout simplement ce dont tout le monde avait besoin.

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Israël prépare le procès du siècle : 350 terroristes du 7-Octobre au bout d'une corde ?

Israël prépare le procès du siècle : 350 terroristes du 7-Octobre au bout d'une corde ?

Un défi judiciaire sans précédent

Deux ans et demi après le massacre du 7-Octobre, Israël se prépare à écrire l'une des pages les plus lourdes de son histoire judiciaire.

La commission de la Constitution, du Droit et de la Justice de la Knesset s'est prononcée en faveur de la transmission à l'assemblée plénière d'un projet de loi visant à créer un tribunal militaire spécial chargé de juger les auteurs du pogrom perpétré par le Hamas le 7 octobre 2023.

Le président de cette commission, le député Simcha Rothman, entend soumettre le texte au vote final au plus tôt lors de la première semaine de la session d'été de la Knesset, qui s'ouvre le 10 mai. Le compte à rebours est lancé. 

L'ampleur du chantier est vertigineuse. Environ 350 accusés, des milliers de pièces d'enquête, des vidéos, des aveux, des données numériques, des reconstitutions et des témoignages de survivants. Israël veut juger les auteurs du massacre, mais aussi documenter les crimes de manière irréfutable, sans transformer les audiences en spectacle médiatique ni exposer davantage les victimes à une deuxième mise à mort par l'image.

Une architecture judiciaire taillée sur mesure

Pour faire face à cette situation inédite, le législateur israélien a conçu un dispositif sur mesure. Le tribunal serait composé de 15 juges soit des magistrats qualifiés pour siéger à la Cour suprême israélienne, soit des juristes internationaux que le ministre de la Justice, en concertation avec le ministre des Affaires étrangères, jugerait aptes à y siéger.

Un dossier individuel serait examiné par trois juges, dont un juge de district à la retraite, tandis qu'un panel de cinq juges traiterait les affaires impliquant plusieurs accusés. Les appels seraient entendus par les 15 juges réunis.

Les audiences seraient publiques par principe, diffusées sur un site internet dédié et archivées pour l'État.
Une transparence assumée, presque revendiquée. Le député Rothman l'a dit sans détour : "Le procès sera diffusé mondialement, avec un message clair : quiconque massacre des Juifs et participe à un génocide ne s'en tirera pas !"
La portée symbolique est explicitement voulue. Il ne s'agit pas seulement de rendre un verdict  il s'agit de faire entendre le monde entier. AllianceAlliance

La loi stipule également que toute personne soupçonnée, inculpée ou condamnée pour les crimes du 7-Octobre ne pourra être relâchée dans le cadre d'éventuels accords de libération de prisonniers. Une clause qui tranche avec le passé et répond aux craintes de voir demain ces hommes figurer dans un échange de détenus.

Des chefs d'accusation d'une gravité extrême

Le texte de loi ne ménage rien. Ce tribunal aura compétence pour juger des infractions relevant de la loi sur le génocide, l'atteinte à la souveraineté de l'État, l'aide à l'ennemi en temps de guerre, les actes de terrorisme, le meurtre, le viol et la prise d'otages. Une accumulation de qualifications qui dit tout de la nature des crimes commis. Alliance

Les enquêtes internationales viennent étayer ces accusations au-delà du doute raisonnable. L
es conclusions du rapport d'Amnesty International, publié en décembre 2025 et fort de plus de 170 pages, sont implacables : la branche armée du Hamas, la brigade Al-Qassam, et d'autres groupes armés palestiniens se sont rendus responsables de meurtres, d'extermination, d'emprisonnement, de disparitions forcées, d'enlèvements, de torture et de viols.

Ces graves violations sont constitutives de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité.

Mais prouver l'intention génocidaire de chaque combattant reste un obstacle juridique de taille.
Le professeur Barak Medina, de la faculté de droit de l'Université hébraïque de Jérusalem, estime qu'il est très difficile de faire condamner des "combattants subalternes" pour génocide. C'est pourquoi d'autres qualifications  comme l'atteinte à la souveraineté ou le terrorisme de masse pourraient permettre de prononcer des peines extrêmement lourdes sans dépendre exclusivement de la démonstration de l'intention génocidaire.

La peine de mort, l'ombre qui plane sur tout

C'est le point le plus explosif, celui qui cristallise tous les débats. La dernière fois que la peine de mort a été appliquée en Israël, c'était à la suite du procès et de la condamnation d'Adolf Eichmann, l'architecte nazi de la Shoah, en 1962. Depuis, Israël n'a plus jamais exécuté quiconque. Ce vide de six décennies rend la question d'autant plus vertigineuse.

Le 30 mars 2026, la Knesset a adopté une loi facilitant le recours à la peine capitale, élargissant son champ d'application à une époque où la tendance mondiale est à son abolition.

Cette loi, nommée "Loi sur la peine de mort pour les terroristes", autorise le tribunal à prononcer la peine de mort contre les personnes déclarées coupables et à s'écarter considérablement des règles procédurales et des lois relatives aux preuves si cela est "considéré comme nécessaire pour établir la vérité et rendre justice".

La loi israélienne de 1950 sur la prévention du génocide, adoptée dans le sillage direct de la Shoah, prévoit elle aussi la peine capitale comme unique sanction. Toute personne reconnue coupable de génocide intentionnel à l'encontre d'un groupe national, ethnique, racial ou religieux est condamnée à mort sans autre option pour le juge. Si cette qualification est retenue et prouvée, la sentence s'impose d'elle-même.

La nouvelle loi crée par ailleurs une disposition radicale : les personnes condamnées à mort ne peuvent pas être graciées, ce qui en fait l'une des lois relatives à la peine de mort les plus extrêmes au monde. 

Le spectre Eichmann, entre mémoire et mise en garde

La comparaison revient naturellement, presque inévitablement. Le procès Eichmann, en 1961, avait été une rupture dans la manière dont Israël et le monde regardaient la Shoah.
Il avait donné une voix aux survivants, fixé les faits dans le marbre de l'histoire, et affirmé qu'un État juif pouvait rendre une justice souveraine.
Les situations sont pourtant profondément différentes : Eichmann était seul dans son box, tandis qu'Israël devra aujourd'hui gérer des centaines d'accusés simultanément.
Mais l'enjeu moral reste le même. Ce procès ne sert pas uniquement à condamner. Il doit faire entendre les victimes, fixer les faits pour la postérité, et inscrire le 7-Octobre dans la mémoire collective de l'État juif et du monde.

Sur quelle ligne étroite Israël devra-t-il marcher ?

Le recours aux tribunaux militaires pourrait entacher la légitimité internationale de la procédure judiciaire, avertit le professeur Medina.
Certains responsables veulent la peine de mort. D'autres redoutent que ce procès historique, s'il n'est pas conduit avec rigueur, ne soit réduit à une logique de vengeance aux yeux du monde  et que cette perception ne fasse le jeu des propagandes hostiles à Israël.

Israël devra donc avancer sur une ligne étroite et exigeante : juger avec fermeté des crimes d'une barbarie inouïe, protéger les survivants du traumatisme des audiences, éviter la mise en scène de l'horreur, et faire de ce procès une démonstration de justice  pas une exhibition de puissance.
L'État hébreu a déjà prouvé, en 1961, qu'il était capable de cette hauteur. La question est de savoir s'il saura, soixante ans plus tard et dans un contexte politique intérieur infiniment plus fracturé, se montrer à nouveau à la hauteur de l'histoire.

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Nonne agressée à Jérusalem : Israël boucle ses extrémistes, la France excuse les siens !

Nonne agressée à Jérusalem : Israël boucle ses extrémistes, la France excuse les siens !

Il la plaque au sol et la frappe : voici le suspect de l'agression d'une religieuse à Jérusalem

Une religieuse chrétienne plaquée au sol et frappée à coups de pied en plein Jérusalem, près du Tombeau de David parce qu'elle était chrétienne. La vidéo a fait le tour du monde en quelques heures.
Ce que les images ne montrent pas : la communauté juive elle-même a été sous le choc et a condamné l'acte avec véhémence  et ne pas le dire reviendrait à se rendre complice d'une caricature.
Ce qu'elles montrent en revanche, c'est la différence entre deux façons de traiter la violence sectaire : en moins de deux heures, le suspect était arrêté.
Pas de "cas isolé", pas d'"emprise de substances", pas de ces phrases creuses qu'on agite ailleurs pour éviter de nommer la haine.
Israël n'est pas un pays sans extrémistes.
C'est un pays où la justice s'applique aussi sur ses propres extrémistes sans délai, sans complaisance, sans exception.

Une violence filmée, un suspect identifié

Les images sont brutales et sans ambiguïté. On y voit un homme suivre délibérément une religieuse dans les ruelles de Jérusalem, près du complexe du Tombeau de David puis la projeter au sol avec une violence sèche, calculée.
Elle tombe. Il revient. Il la frappe d'un coup de pied supplémentaire, comme pour s'assurer que le message est passé. Un passant intervient, s'interpose physiquement et éloigne l'agresseur. La scène dure quelques secondes à peine. Elle a suffi à déclencher une onde de choc internationale.

Cet homme s'appelle Yona Schreiber. Il a 36 ans. Il réside à Jérusalem. Et ce dimanche, le parquet a annoncé son intention de déposer un acte d'accusation à son encontre.

Le 28 avril : une attaque sans provocation

Les faits remontent au 28 avril dernier. La victime est une religieuse chercheuse à l'École Biblique et Archéologique Française de Jérusalem qui se trouvait dans les environs du Tombeau de David lorsqu'elle a été prise pour cible.
La raison ? Elle avait été identifiée comme chrétienne. Aucune autre provocation, aucun différend préalable. Une femme marchait. Un homme l'a vue. Il a décidé de l'attaquer.

La religieuse a été blessée à la tête, a souffert d'un saignement et a dû être prise en charge médicalement. Deux heures après les faits, les forces de police ont arrêté Schreiber.
L'enquête menée par le district de David de la police de Jérusalem a rapidement permis de constituer un dossier de preuves solide contre lui.

Au-delà de la demande d'acte d'accusation, la police sollicitera également la prolongation de sa détention jusqu'au prononcé du jugement  et une demande de maintien en détention jusqu'à l'issue complète de la procédure judiciaire.

Une onde de choc internationale

La vidéo de l'agression s'est répandue à travers le monde à une vitesse foudroyante. Les condamnations ont afflué de toutes parts, des institutions religieuses aux chancelleries diplomatiques.

Sur le compte X du Consulat général de France, la réaction ne s'est pas fait attendre :
"La France appelle à ce que l'auteur de cet acte d'agression soit traduit en justice, et à ce que justice soit rendue"

Le père Olivier Poquillon, directeur de l'École Biblique et Archéologique Française de Jérusalem, a pris la parole avec une clarté sans détour. Il a confirmé que la victime est une chercheuse rattachée à son institution, et a exprimé son attente d'une réponse ferme des autorités israéliennes. «Elle a été victime d'une agression sans acte de provocation de sa part. Nous condamnons avec la plus grande fermeté cet acte de violence communautaire, et attendons des autorités qu'elles agissent avec rapidité et détermination», a-t-il déclaré.

Jérusalem, ville sainte sous tension

Ce qui s'est passé le 28 avril près du Tombeau de David n'est pas un incident isolé dans le vide. C'est une agression physique, filmée, commise contre une femme consacrée, dans l'un des quartiers les plus symboliquement chargés de la ville trois fois sainte un lieu où chrétiens, juifs et musulmans se croisent quotidiennement dans une coexistence qui n'a jamais été sans friction.

L'attaque de Yona Schreiber contre cette religieuse, au motif qu'elle était chrétienne, illustre une forme de violence sectaire qui ne peut être minimisée ni édulcorée. Une chercheuse venue étudier l'histoire et les textes sacrés de cette terre s'est retrouvée au sol, ensanglantée, pour la seule raison de son appartenance religieuse.

La justice comme réponse nécessaire

La mécanique judiciaire est désormais enclenchée. L'acte d'accusation sera déposé, la détention prolongée, et le dossier suivi de près — y compris depuis Paris, qui a clairement signifié que cette affaire ne resterait pas sans suite diplomatique.

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Numérologie familiale : ce que Haya Moran Carmeli a révélé sur ma famille

Numérologie familiale : ce que Haya Moran Carmeli a révélé sur ma famille

Et si tout ce que vous ressentez depuis des années sur votre famille avait enfin une explication claire, précise… et impossible à ignorer ?
Ni voyance, ni psychologie : la méthode de Haya Moran Carmeli repose sur une lecture froide des nombres — et ce qu’elle révèle est souvent aussi dérangeant que libérateur.
En une séance, des vérités enfouies remontent à la surface, des dynamiques incomprises prennent sens, et votre histoire familiale se redessine avec une clarté troublante.

Une expérience rare, qui ne laisse personne indemne et qui commence par un simple rendez-vous.

J'ai rencontré Haya. Ce qu'elle m'a dit sur ma famille m'a laissé sans voix.
La théorie des Nombres 

Ce n'était pas une séance de voyance. Ce n'était pas de la psychologie. C'était quelque chose que je n'avais jamais vécu — et que je ne suis pas près d'oublier.

Je vais être honnête : j'y suis allée avec une curiosité teintée de scepticisme poli.
Le genre de scepticisme de quelqu'un qui a lu les témoignages, qui les a trouvés troublants, mais qui se dit intérieurement "pour les autres, peut-être."
Une heure plus tard, je ressortais avec la sensation étrange que quelqu'un venait de me remettre entre les mains la carte de ma propre vie une carte que j'avais toujours su lire, sans jamais en avoir la légende.

Une cartographie de famille d'une précision déconcertante

La consultation avec Haya Moran Carmeli ne ressemble à rien de ce qu'on imagine.
Pas de pendule, pas d'ambiance feutrée, pas de formules sibyllines.
On s'assoit, on lui donne les prénoms et dates de naissance les siens, ceux de ses parents, de son conjoint ou ex-conjoint, et de chaque enfant. Et alors elle commence à lire. Pas dans votre regard. Dans les nombres.

Ce qu'elle déploie devant vous, c'est une cartographie complète du fonctionnement de votre famille. Pas une interprétation. Pas une projection. Une lecture froide, précise, mathématique de qui vous êtes les uns par rapport aux autres, de pourquoi certaines dynamiques existent, de pourquoi certaines tensions n'ont jamais trouvé de nom.

Et c'est là que quelque chose d'inattendu se produit : ce que vous aviez ressenti depuis des années sans jamais oser le formuler, Haya le dit. Avec des mots clairs. Sans détour.

L'enfant "du milieu" et la révélation qui change tout

Prenons un exemple concret. L'un de mes enfants a toujours été différent. À part. Depuis sa naissance, j'attribuais cela à sa position dans la fratrie  l'enfant du milieu, comme on dit, avec tout ce que cela implique. J'avais fini par accepter cette explication. Elle était commode.

Haya ne l'a pas acceptée.

Selon les nombres, m'a-t-elle expliqué, ce n'est pas cela du tout. Cet enfant est arrivé dans notre famille, mais fondamentalement, il n'appartient pas au même registre que nous. Il a son propre chemin, ses propres valeurs qui ne sont pas les nôtres, et ne le seront jamais. Ce n'est pas un problème. C'est simplement sa nature. Et les nombres le disaient depuis le premier jour.

Elle a précisé son métier probable, le type de vie amoureuse qui lui correspond.
Avec une exactitude qui m'a laissé silencieuse.

"À 25 ans, vous avez eu une chance insolente en affaires"

Puis elle s'est tournée vers moi. Et là, quelque chose s'est produit que je ne m'explique toujours pas. Elle m'a dit : "À 25 ans, vous avez eu une opportunité exceptionnelle, une chance rare en affaires."

Je ne m'en souvenais même plus. Ou plutôt  je n'y avais plus pensé depuis si longtemps que le souvenir s'était effacé. Mais c'est exact. C'est précisément à cet âge-là que notre entreprise a connu son véritable essor. Une période que j'aurais été incapable de pointer spontanément si on me l'avait demandé.

Les nombres, eux, ne l'avaient pas oublié.

Chaque enfant, analysé avec la même rigueur

La consultation s'est poursuivie, enfant par enfant. Pour mon dernier, Haya a expliqué qu'il gagnerait à s'exprimer comme un artiste tout comme sa grande sœur. Je lui ai répondu que nous étions loin du compte : il exerce un métier d'une rigueur extrême, sans place pour la fantaisie.

Elle n'a pas cillé. "Alors il devra choisir. Entre sa carrière et son mariage."

C'est dit avec délicatesse. Mais le message est d'une clarté absolue. Pas d'ambiguïté, pas de formulation floue pour se ménager une sortie. Une réponse. Nette.

L'histoire de Haya ou comment les nombres lui ont sauvé la vie

Ce qui rend cette femme encore plus singulière, c'est son propre parcours. Elle nous le raconte simplement, sans pathos. À sa naissance, sa mère avait hésité entre deux prénoms  et l'appelait tantôt de l'un, tantôt de l'autre. Résultat : toutes ses histoires d'amour se terminaient, sans raison apparente. Elle a fini par se marier mais l'impossible s'est enchaîné : des années sans enfants, puis l'entreprise de son mari qui s'effondre. Neuf ans. Neuf ans dans un gouffre.

C'est alors qu'elle s'est penchée sérieusement sur la numérologie. Non pas pour trouver des réponses magiques, mais pour comprendre ce que les nombres disaient. Et elle a commencé à rectifier. Le prénom. Le nom de l'entreprise. L'adresse. La date de création.

L'entreprise a refait surface. Les choses ont tenu, cette fois. Durablement.

Ce n'est pas un hasard si le judaïsme enseigne que changer d'adresse change la destinée. Parce que la destinée est inscrite dans les nombres et les nombres changent avec les noms, les lieux, les dates. Encore faut-il savoir les lire. Et savoir les associer entre eux. C'est précisément là que réside la maîtrise rare de Haya.

Ce que l'on ressent en sortant

Pas de projection. Pas de médiumité. Pas d'interprétations fumeuses. Ici, ce sont les nombres qui parlent et ils racontent avec une précision qui peut parfois être brutale.
Haya sait mettre les formes, mais le fond ne ment pas. Et le plus souvent, ce qu'elle dit, vous le saviez déjà. Au fond de vous. Depuis longtemps. Vous n'aviez simplement pas les mots pour le formuler ni l'autorisation de vous y fier.

En sortant, il se passe quelque chose d'étrange et de bienfaisant à la fois : une légèreté. Ce qui était enfoui a été nommé. Ce qui était diffus est devenu clair. La culpabilité de ne pas "comprendre" certaines choses de sa propre famille disparue. Les nombres ont parlé. Le chemin est tracé.

On appelle ça de la dopamine. Moi, j'appelle ça de la clarté. Et c'est, finalement, ce dont nous avons tous le plus besoin.

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Tel-Aviv Sud : l'enfer caché à deux pas du centre où drogue, violence et prostitution règnent en maîtres

Tel-Aviv Sud : l'enfer caché à deux pas du centre où drogue, violence et prostitution règnent en maîtres

Tel-Aviv Sud : à quelques minutes du centre, un autre monde

Un quartier autrefois traversé par des centaines de milliers de personnes

Il y a des endroits à Tel-Aviv que l'on traverse en accélérant, les portières verrouillées.
Des endroits dont on parle sans jamais vraiment y mettre les pieds.
Le sud de Tel-Aviv est l'un d'eux. Les politiciens s'en servent, les promoteurs immobiliers promettent de le transformer, les journalistes s'y précipitent quand ça explose.
Mais pour comprendre ce qui s'y passe vraiment, il faut simplement marcher.

La rue Salomon, artère principale du quartier de l'ancienne gare centrale, se trouve à quelques minutes à peine du centre-ville. Et pourtant, elle semble appartenir à un univers parallèle. D'un côté, des immeubles neufs et des appartements à plusieurs millions de shekels. De l'autre, des gens affalés sur les trottoirs et des boutiques à moitié vides. Une présence policière significative s'y déploie. Cela ne change pas grand-chose.

"Je préfère ne pas être là à la nuit tombée"

Le premier homme rencontré lors du reportage s'appelle Kobi Rafael. Il tient une boutique de clés dans ce quartier depuis 45 ans. L'affaire familiale existe depuis près de 90 ans, mais plusieurs locaux appartenant à sa famille sont vides depuis quatre ans, faute de preneurs. "Avant, c'était l'endroit le plus animé du pays", dit-il.
"Tous les transports passaient par ici. Si vous vouliez aller de Haïfa à Jérusalem, vous passiez ici. On disait que cinq cent mille personnes traversaient ce quartier par jour. On ne pouvait pas marcher sur le trottoir."

Aujourd'hui, le flot humain a laissé place à d'autres spectacles.
"Ce n'est pas la plage d'Herzliya", dit-il avec un sourire amer. "Ici, tu vois tout. Des drogués, des voleurs, des bagarres, des gens qui boivent." Malgré la présence constante de policiers, d'agents municipaux et de travailleurs sociaux, il peine à croire qu'il y ait un réel changement.
"Il y a tout ici, mais rien ne fonctionne." Ses horaires ont changé. "Je ferme entre quatre et cinq heures, j'évite d'être là quand il fait noir. Quelqu'un d'ivre ou de défoncé, vous ne savez pas comment il va réagir. Un mot de travers et il bascule."

"Le policier fermait sa vitre et scrollait TikTok toute la nuit"

À quelques mètres de là, Sarah, une femme sans domicile fixe, les yeux rouges, une main blessée par un éclat de verre, s'extirpe d'un accrochage avec des policiers. Sa colère éclate d'un seul coup : "Tu vas demander de l'aide à un policier, et il ferme sa vitre et scrolle sur TikTok toute la nuit." L'instant d'après, elle supplie qu'on ne la filme plus et qu'on la laisse tranquille. Dans cette rue, la rage et la fragilité coexistent, parfois dans le même souffle.

Natali : "Il ne donne rien, il prend tout"

La plupart des sans-abri du quartier refusent de parler aux journalistes, ou leur état ne le permet pas. Natali, elle, accepte. Elle parle vite, sans détour, parfois avec un humour douloureux, comme quelqu'un qui n'a plus rien à perdre. Son histoire commence avec un compagnon héroïnomane. Elle avait tenté de l'aider à décrocher. Ils s'étaient disputés un soir. Elle était partie. Le soir même, on l'appelait pour lui annoncer qu'il était mort. "Je l'ai très mal pris. J'étais en dépression. Je voulais le suivre."

En route vers sa tombe, elle prend en stop avec un inconnu qui consomme des drogues. Il lui propose d'essayer. Elle dit oui alors qu'elle n'a jamais touché à quoi que ce soit. "Je voulais mourir", explique-t-elle simplement. "Ce jour-là j'ai essayé l'héroïne pour la première fois. Je pensais que ça m'achèverait. Ça ne m'a pas achevée." Aujourd'hui, elle consomme du fentanyl. Ce que ça lui apporte ? " il prend tout.
Mais la seconde où j'utilise, je me déconnecte. Les yeux se ferment. Tout disparaît. Une heure, tu n'existes plus. Tu ne ressens rien. Rien ne fait mal."

Pour financer sa dépendance, elle se prostitue. "Je me tiens dans la rue. Ils viennent. De tous les types, de tous les pays. Même en costume de juge. Des gens que vous n'imaginez pas." Les tarifs ont effondré : elle faisait autrefois 700 shekels, aujourd'hui parfois 50. "Quand je suis en manque et qu'il n'y a pas de travail, je dis oui pour 50. Ils voient que tu vas mal, que t'as besoin d'argent. Ils te tiennent."

La violence, elle connaît aussi. "Viol ? Agression ? Ça arrive. Qu'est-ce que je fais ? Je résiste et je meurs, ou je ferme ma gueule ?" Parfois elle tente d'arrêter une voiture de police. "Je leur dis : l'homme est là, maintenant. Ils me disent d'aller porter plainte dans un commissariat à l'autre bout de la ville."

Elle a deux enfants. L'un en famille d'accueil, l'autre lui a été retiré à la naissance. "Je ne la connais pas", dit-elle de sa fille. Quand elle évoque son fils qui allume une bougie pour sa santé, ses yeux s'humidifient. Veut-elle décrocher pour eux ? "Oui." Puis, après un silence : "Mais c'est dur."

"Mes enfants ne vivront jamais ici"

Non loin de là, Arié tient le restaurant de shawarma "Rosh HaIr" depuis cinquante ans. L'établissement a survécu à deux attentats-suicides perpétrés sur place. "J'étais là pour les deux", dit-il. "Dans l'un, l'assaillant est entré dans le restaurant. Dans l'autre, j'avais un vigile, il a fait ça dehors."
Comment on continue après ça ?
"Tu fais quoi d'autre ? On continue. Après avoir reçu de tels coups, tu n'as plus peur." Mais lui aussi voit le quartier se déliter.
"Il y a de la violence en permanence ici. Des gens dans la misère, abîmés, qui courent après la drogue." Reste-t-il par choix ? "C'est le bien de la famille. On est là depuis cinquante ans."
Mais ses enfants vivre ici ? "Certainement pas."

Un quartier que ses habitants ont abandonné à lui-même

C'est le résumé brutal du sud de Tel-Aviv. Ceux qui y travaillent doutent qu'il y ait un avenir. Ceux qui y sont tombés peinent à en sortir. Tout le monde a entendu parler des plans : tours de bureaux, culture, tramway, rénovation urbaine.
Dans la rue, en attendant, le changement est infiniment plus lent. La police est présente, les voitures de patrouille passent sans s'arrêter, les agents municipaux circulent. À
quelques mètres d'une voiture de police, des usagers de drogues consomment ouvertement, des femmes crient à l'aide, des commerçants disent que ça empire. Le quartier est là, sous surveillance. Et il continue de fonctionner selon ses propres lois.

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Thaïlande : 89 enfants israéliens découverts dans une école clandestine dirigée par des Iraniens

Thaïlande : 89 enfants israéliens découverts dans une école clandestine dirigée par des Iraniens

Thaïlande : 89 enfants israéliens découverts dans une école clandestine dirigée par des Iraniens

Le raid qui a tout révélé

Ce samedi, les forces de sécurité thaïlandaises ont mené une opération surprise sur l'île de Koh Phangan. Ce qu'elles ont trouvé dépasse l'entendement : dans un établissement discret portant le nom d'"Arki", 89 enfants israéliens étaient scolarisés clandestinement, aux côtés d'autres enfants venus de divers pays, pour un total de plus de cent élèves. L'opération, rapportée par le Bangkok Post, a été déclenchée suite à des signalements apparus sur les réseaux sociaux, alertant sur l'existence d'un établissement illégal géré par des étrangers.

Un jardin d'enfants, façade d'une école à part entière

Le problème commence là où commence le mensonge administratif.
Le jardin "Arki" disposait d'un agrément officiel lui permettant d'accueillir au maximum 18 enfants, âgés de deux à cinq ans. La réalité était cinq fois plus grande : plus de cent élèves entre deux et douze ans fréquentaient quotidiennement les lieux. Ce n'était plus un jardin d'enfants  c'était une école à part entière, fonctionnant en toute illégalité, à l'ombre d'un tampon administratif obtenu pour une structure infiniment plus modeste.

Qui sont les responsables ?

Trois personnes ont été arrêtées lors du raid. Un couple iranien, Aydin Kishipour et Nadine Kishipour, tous deux âgés de 45 ans, dirigeaient l'établissement.
Ils sont accompagnés de Prathumthip Yoin, une ressortissante thaïlandaise de 61 ans. Les charges retenues contre eux sont multiples et graves : exploitation d'un établissement scolaire privé sans autorisation légale, emploi d'étrangers sans permis de travail, absence de déclaration des travailleurs étrangers, et violation des lois de protection de l'enfance.
Plusieurs enseignants étrangers ont également été interpellés pour travail sans visa adapté. Fait révélateur : au moment de la descente de police, certains des présents ont tenté de prendre la fuite.

Un business opaque à 64 000 bahts le semestre

Le site internet de l'école affichait clairement ses tarifs : 64 000 bahts par semestre, soit environ 1 700 euros. Ce qui n'apparaissait nulle part, en revanche, c'est si le programme proposé bénéficiait d'une quelconque reconnaissance officielle. Une omission qui en dit long sur la nature de cet établissement, manifestement davantage soucieux de ses revenus que de la légitimité pédagogique de son enseignement.

L'exode israélien en Thaïlande, entre mythe et réalité

Cette affaire s'inscrit dans un phénomène plus large et bien documenté : depuis plusieurs années, une communauté israélienne croissante s'est installée en Thaïlande, attirée par le faible coût de la vie, la chaleur du climat et, depuis le 7 octobre 2023, peut-être aussi par la distance que certains souhaitent prendre avec la guerre.

Mais les autorités thaïlandaises d'immigration ont tenu à recadrer les spéculations circulant en ligne : contrairement aux rumeurs évoquant des centaines de milliers d'Israéliens ayant fui vers le royaume, les chiffres officiels font état de 31 892 ressortissants israéliens présents sur le territoire, dont la majorité en séjour touristique temporaire.

La Thaïlande, et Koh Phangan en particulier, est devenue une destination de prédilection pour des Israéliens cherchant à s'établir loin de chez eux, légalement ou non. La demande de scolarisation a suivi naturellement et des entrepreneurs peu scrupuleux n'ont pas tardé à s'y engouffrer.

Un contexte qui dépasse la simple affaire scolaire

L'affaire du jardin "Arki" n'est pas la première anomalie liée à la présence israélienne sur les îles thaïlandaises. La semaine dernière, le criminel israélien Matan Arbiv, qui séjournait sur l'île voisine de Koh Samui, a été arrêté et extradé vers Israël avec l'assistance d'Interpol.

Les charges qui pesaient sur lui sont autrement plus lourdes : tirs d'armes à feu, pose d'engins explosifs, lancers de grenades, tentatives d'assassinat. L'image paradisiaque de ces îles thaïlandaises coexiste décidément avec des réalités bien moins sereines.

Ce que cette affaire révèle

Au-delà du scandale immédiat, cette découverte pose une question fondamentale sur la responsabilité des parents. Des dizaines de familles israéliennes ont confié leurs enfants, chaque matin, à un établissement géré par des étrangers sans vérifier la moindre accréditation, sans s'interroger sur la légalité de la structure. L'enquête des autorités thaïlandaises se poursuit, et de nouvelles mesures contre les protagonistes de cette affaire sont à l'étude.
Mais au fond, c'est toute une communauté d'expatriés qui devra s'interroger sur les garde-fous qu'elle s'est ou ne s'est pas donnés, à des milliers de kilomètres de chez elle.

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