Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 22 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

Londres : des drones toxiques lâchés sur l'ambassade d'Israël — la vérité choque - vidéo-

Londres : des drones toxiques lâchés sur l'ambassade d'Israël — la vérité choque

 

LONDRES — Incident suspect près de l'ambassade d'Israël : la sécurité renforcée après des allégations de drones chargés de substances dangereuses

17 avril 2026

La police britannique a annoncé ce vendredi le déploiement d'un dispositif de sécurité renforcé autour de l'ambassade d'Israël à Londres, après des signalements faisant état d'une possible substance dangereuse à proximité ou dans l'enceinte du bâtiment.

L'incident trouve son origine dans une vidéo diffusée dans la nuit par une organisation antisioniste, dans laquelle celle-ci affirmait avoir envoyé des drones transportant des matières dangereuses en direction de la représentation diplomatique israélienne. La police a indiqué que plusieurs objets ont été retrouvés aux alentours, mais a précisé à ce stade qu'elle n'estimait pas que l'ambassade avait fait l'objet d'une attaque.

Londres : des drones toxiques lâchés sur l'ambassade d'Israël — la vérité choque

Les autorités ont néanmoins tenu à rassurer la population : il n'existe à ce stade aucun risque accru pour la sécurité du public. Les unités spécialisées dans l'évaluation des matières dangereuses de la police métropolitaine ont été dépêchées sur place, conformément aux protocoles standard applicables lors de tout incident suspect dans une représentation diplomatique. Les jardins de Kensington, où se trouve l'ambassade, ont été fermés au public dans le cadre de l'enquête en cours.

Du côté israélien, le ministère des Affaires étrangères a tenu à dissiper toute inquiétude :
« L'ambassade n'a pas été attaquée, et l'ensemble du personnel se porte bien », a-t-il indiqué dans un communiqué, précisant qu'une « suspicion d'incident sécuritaire dans le parc adjacent à l'ambassade » était en cours d'examen.

Plusieurs éléments restent à ce stade non confirmés : la nature exacte des substances examinées, les circonstances de leur découverte  courrier suspect ou détection par d'autres moyens  et l'éventuelle interpellation de suspects.

Un contexte sécuritaire tendu

Cet incident survient dans un contexte de menaces élevées sur les représentations diplomatiques israéliennes à travers le monde. Depuis le déclenchement de la guerre avec l'Iran, le niveau de menace visant les ambassades israéliennes a considérablement augmenté, s'ajoutant à une vigilance déjà accrue depuis le 7 octobre 2023.
Les ambassades et consulats israéliens en Europe, en Amérique du Nord et en Asie opèrent sous des protocoles de sécurité renforcés.

L'ambassade d'Israël à Londres figure parmi les représentations diplomatiques les mieux protégées de Grande-Bretagne. Elle est régulièrement le théâtre de manifestations pro-palestiniennes, notamment depuis le début des opérations militaires israéliennes à Gaza, au Liban et en Iran. La présence permanente de la police métropolitaine sur les lieux aurait d'ailleurs contribué à l'identification rapide de l'incident ce vendredi.

L'enquête se poursuit.

CE QUE TRUMP NE DIT PAS — LE VRAI JEU DERRIÈRE LE CESSEZ-LE-FEU AU LIBAN

CE QUE TRUMP NE DIT PAS — LE VRAI JEU DERRIÈRE LE CESSEZ-LE-FEU AU LIBAN

CE QUE TRUMP NE DIT PAS — LE VRAI JEU DERRIÈRE LE CESSEZ-LE-FEU AU LIBAN

Par la rédaction | Alliance — Premier magazine juif sur le net 17 avril 2026

"Trump a annoncé le cessez-le-feu avant Bibi. WTF." BOB HASBARA

Ce petit "WTF" résume tout. En quelques caractères sur une story Instagram, un observateur avisé a mis le doigt sur quelque chose que les grandes chaînes d'information ont soigneusement évité d'analyser. Alors prenons le temps de le faire.

L'annonce inversée : quand Washington précède Jérusalem

Le 16 avril 2026, à 17h00 heure de Washington, Donald Trump publie sur Truth Social l'annonce d'un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban. Le cabinet de sécurité israélien n'avait pas encore voté. Netanyahu apprenait l'annonce en même temps que le reste du monde.

Ce détail passé quasi inaperçu dans le flot médiatique est en réalité une fracture diplomatique majeure. Trump a écrit que Netanyahu et le président libanais Joseph Aoun "se sont accordés sur le fait que, pour parvenir à la PAIX entre leurs pays, ils instaureront officiellement un cessez-le-feu de 10 jours." Sauf que Netanyahu, lui, découvrait l'information au moment même où le monde entier la lisait.

C'est là le signe d'une diplomatie qui n'est plus celle des alliés. C'est la diplomatie du dealer : celui qui fixe les termes, annonce l'accord, et laisse les autres s'adapter.

Le vrai problème : Israël est en guerre contre le Hezbollah, pas contre le Liban

Le cessez-le-feu est entre Israël et le Liban sauf qu'Israël est en guerre contre le Hezbollah, pas contre l'État libanais. On doit donc comprendre que c'est le Liban qui va forcer le Hezbollah à respecter la trêve.

Historiquement, cette hypothèse relève du wishful thinking "prendre ses désires pour des réalités "le plus absolu.
Le Liban n'a jamais été en mesure de contrôler le Hezbollah sur son propre territoire et le Hezbollah, de son côté, a été on ne peut plus clair : il a qualifié ces pourparlers de "capitulation" et revendiqué des tirs de roquettes vers Israël au moment même où les négociations débutaient.

Autrement dit : le Hezbollah n'est pas partie prenante de l'accord mais il est supposé le respecter. On a vu cette logique à l'œuvre en novembre 2024. Après le cessez-le-feu qui avait mis fin à la guerre précédente entre les deux parties, Israël avait continué à cibler des membres et des infrastructures du mouvement chiite. La trêve était en trompe-l'œil alors. Elle risque de l'être encore.

Ce que Trump n'a pas mentionné : le Hezbollah

Dans son annonce initiale sur Truth Social, Trump n'a pas mentionné le Hezbollah. Ce silence n'est pas une omission. C'est une stratégie. En ne nommant pas le Hezbollah comme partie à l'accord, Trump s'offre une sortie de secours : si le mouvement pro-iranien reprend les tirs, l'accord entre "États" tient techniquement toujours. La responsabilité est déplacée sur Beyrouth.

C'est de la diplomatie de magicien : ce que vous voyez n'est pas ce qui se passe vraiment.

Le vrai agenda : l'Iran, pas le Liban

Pour comprendre ce cessez-le-feu, il faut regarder non pas vers le Liban, mais vers Téhéran.
Le front libanais n'est qu'un théâtre secondaire dans une pièce dont l'acte principal se joue autour du nucléaire iranien.

Le même jour qu'il annonçait le cessez-le-feu au Liban, Trump déclarait également que l'Iran avait accepté de "céder son uranium enrichi" soit environ 450 kg affirmant qu'il y avait "de très bonnes chances de parvenir à un accord." La République islamique n'a pas confirmé cette information. Mais le signal était clair : Trump utilise le front libanais comme levier de pression dans la négociation iranienne globale.

La logique est la suivante : calmer le Liban pour isoler l'Iran, et négocier depuis une position de force ou du moins en donner l'apparence.

Kushner, Witkoff : deux promoteurs immobiliers aux commandes du Moyen-Orient

C'est ici que l'analyse bascule vers ce qui est vraiment passé sous les radars.

Jared Kushner et Steve Witkoff, désignés envoyés spéciaux de Trump pour la paix, sont deux promoteurs immobiliers de Manhattan sans aucune expérience diplomatique préalable.

Mais ce qui choque davantage que leur inexpérience, ce sont leurs conflits d'intérêts documentés. Kushner levait des fonds auprès du prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane lors d'une conférence d'investissement à Miami  au moment même où il servait d'envoyé spécial dans les négociations avec l'Iran, et alors que les Saoudiens poussaient en coulisse à la guerre contre la République islamique.

Les deux hommes ont des liens financiers et personnels qui peuvent compliquer leur capacité à défendre les intérêts américains, des accords d'investissement dans les États du Golfe à des liens personnels et professionnels en Israël.

Des sénateurs américains des deux partis ont sonné l'alarme. Le sénateur Mark Kelly a déclaré publiquement : "On ne peut pas envoyer deux promoteurs immobiliers négocier la paix avec une autre région."

La leçon d'Oman que personne ne veut entendre

Il y a un épisode particulièrement troublant dans cette séquence que les médias mainstream ont à peine effleuré.

La veille des frappes américano-israéliennes sur l'Iran en février 2026, le ministre des Affaires étrangères omanais avait déclaré publiquement qu'Iran avait accepté des concessions majeures  zéro accumulation d'uranium enrichi, zéro stockage, vérification complète. Trump a frappé quand même.

Des experts estiment que Witkoff n'avait pas compris la portée de ce qui était sur la table, trop techniquement non-informé pour saisir la signification des concessions iraniennes.

Une guerre qui aurait peut-être pu être évitée. Ce détail-là, lui, est vraiment passé inaperçu.

Ce que ça signifie pour Israël

Pour l'État hébreu, ce cessez-le-feu est une équation complexe.
D'un côté, Netanyahu l'a qualifié d'occasion de "paix historique" avec Beyrouth, tout en rappelant son exigence d'un désarmement du Hezbollah comme préalable. De l'autre, l'armée israélienne restera présente au Liban dans une "zone de sécurité élargie" ce qui signifie que la trêve n'est pas un retrait, mais un repositionnement.

Israël joue un jeu à plusieurs niveaux : tenir le terrain au Liban, soutenir diplomatiquement les négociations avec l'Iran, tout en préservant sa liberté d'action opérationnelle.

Ce qu'il faut retenir

Le cessez-le-feu avec le Liban n'est pas une victoire de la paix. C'est une pause tactique dans une séquence géopolitique dont les ressorts profonds restent le nucléaire iranien, les intérêts économiques américains dans le Golfe, et une diplomatie menée par des hommes d'affaires qui confondent transaction immobilière et traité de paix.

Il est donc normal de ne pas comprendre. Parce que ce qui se passe n'est pas fait pour être compris il est fait pour être vendu.

Et nous, nous continuons à regarder.

La loi Yadan obtient force gouvernementale, LFI échoue dans sa stratégie d'obstruction

La loi Yadan obtient force gouvernementale, LFI échoue dans sa stratégie d'obstruction

Paris, le 16 avril 2026C'est une victoire politique et symbolique majeure. Après une semaine de manœuvres d'obstruction menées par La France Insoumise au Parlement, la proposition de loi de la députée Caroline Yadan visant à lutter contre les nouvelles formes d'antisémitisme ne sera pas enterrée. Bien au contraire : elle ressort renforcée, élevée au rang de projet de loi gouvernemental.

Une obstruction qui s'est retournée contre ses auteurs

Depuis le début de la semaine, les députés de La France Insoumise multipliaient les manœuvres dilatoires pour empêcher l'examen de la proposition de loi Yadan dans l'hémicycle. Quatre textes restaient encore à examiner avant de pouvoir l'inscrire à l'ordre du jour, rendant mathématiquement impossible son passage cette semaine. Une mécanique d'obstruction bien rodée, dont LFI a fait sa marque de fabrique sur les textes qu'elle souhaite bloquer.

Mais cette fois, la stratégie s'est retournée contre ses auteurs.

Face au blocage, le groupe Ensemble pour la République a choisi de ne pas subir.
Ses membres ont directement sollicité le Gouvernement pour contourner l'obstruction parlementaire. Et la réponse a été à la hauteur de l'enjeu : le Gouvernement s'est engagé à déposer un projet de loi reprenant l'intégralité des dispositions de la proposition de loi Yadan, avec une présentation prévue la semaine du 22 juin 2026 et un examen débutant au Sénat.

Pourquoi c'est une victoire décisive

La distinction entre une proposition de loi et un projet de loi gouvernemental n'est pas qu'une question de terminologie juridique. C'est une différence de poids politique considérable.

Une proposition de loi d'initiative parlementaire dépend du temps législatif accordé à son groupe, de l'agenda de l'Assemblée, et reste vulnérable aux manœuvres d'obstruction.
Un projet de loi gouvernemental, lui, bénéficie de la priorité d'inscription à l'ordre du jour, de la pleine mobilisation de l'appareil d'État pour sa défense, et d'une légitimité renforcée dans le débat public.

En cherchant à tuer la loi Yadan dans l'œuf, LFI lui a offert une promotion. Caroline Yadan elle-même l'a souligné avec clarté : "LFI a tout perdu : en voulant obstruer pour empêcher l'examen de mon texte, ils n'ont fait que renforcer notre détermination et la portée de ce texte."

Une loi nécessaire face à des formes d'antisémitisme en mutation

Mais au-delà de la bataille politique, il faut rappeler pourquoi cette loi existe et pourquoi elle est indispensable.

Les nouvelles formes d'antisémitisme ne ressemblent plus toujours à celles du passé.
Elles se glissent dans des discours de façade antisioniste, prolifèrent sur les réseaux sociaux sous couvert d'humour ou de militantisme, et se diffusent à une vitesse que le droit pénal actuel peine à suivre.
La proposition de loi de Caroline Yadan avait précisément pour ambition d'adapter l'arsenal juridique français à ces réalités contemporaines, en donnant aux magistrats et aux forces de l'ordre les outils nécessaires pour agir.

Dans un contexte où les actes antisémites ont atteint des niveaux alarmants en France ces dernières années, légiférer n'est pas optionnel. C'est une nécessité républicaine.

Gabriel Attal l'a rappelé avec une formule qui résume l'enjeu : "La lutte contre l'antisémitisme est consubstantielle à notre attachement à la République."

Une détermination intacte

La semaine du 22 juin 2026 marquera donc une nouvelle étape. Le Sénat sera la première chambre à examiner ce texte désormais porté par le Gouvernement tout entier. Ce qui devait être étouffé dans les méandres de l'agenda parlementaire s'apprête à entrer dans le débat national par la grande porte.

Pour Caroline Yadan et pour tous ceux qui se battent contre la résurgence de la haine antisémite, c'est plus qu'une victoire tactique. C'est la confirmation qu'une République déterminée finit toujours par trouver le chemin.

 

La loi Yadan obtient force gouvernementale, LFI échoue dans sa stratégie d'obstruction

La loi Yadan obtient force gouvernementale, LFI échoue dans sa stratégie d'obstruction

 

Bientôt à Haïfa ? Le robot qui « fait passer clandestinement des sangliers » -vidéo-

Bientôt à Haïfa ? Le robot qui « fait passer clandestinement des sangliers » -vidéo-

Bientôt à Haïfa ? Le robot qui « fait passer clandestinement des sangliers »

Une vidéo montrant un robot poursuivant des cochons sur un parking a récemment circulé massivement en ligne, suscitant de nombreuses réactions et interrogations. Derrière ces images insolites, une question s’est imposée : la robotique pourrait-elle devenir une réponse aux nuisances causées par les sangliers dans certaines villes, notamment à Haïfa, mais aussi dans plusieurs agglomérations européennes ?

Une scène virale entre Varsovie et illusion technologique

La séquence, devenue virale, montre un robot doté d’intelligence artificielle en train de courir après un troupeau de sangliers à Varsovie. En légende, on pouvait lire : « Je ramène les sangliers dans la forêt », une formule qui a contribué à la diffusion massive de la vidéo, visionnée des millions de fois sur un site pour adultes.

On y voit un robot humanoïde G1 de la société chinoise Unitree tenter de poursuivre les animaux sur un parking désert. Les sangliers, plus rapides, parviennent à s’échapper, laissant le robot dans une posture presque expressive, comme s’il manifestait de la frustration en serrant le poing.

 

Une mise en scène plus qu’une innovation opérationnelle

Malgré l’apparente crédibilité de la scène, il s’agit en réalité d’une opération de communication. Le robot présenté dans la vidéo est un « influenceur robot » polonais déjà connu pour ses mises en scène spectaculaires imitant des comportements humains : chant sur scène, course aux côtés de participants à un marathon ou encore visites publiques, notamment au Parlement.

Le phénomène dépasse la Pologne. Aux États-Unis, une version similaire du robot G1, coiffée d’un chapeau de cow-boy, est également devenue virale.
Elle s’est illustrée par des comportements jugés étranges, allant jusqu’à employer un langage familier associé à la génération Z et à tenir des propos provocateurs.
Cet engouement a même débouché sur un incident : le robot aurait été agressé par un streamer connu, entraînant une plainte estimée à un million de dollars.

Des incidents qui alimentent les inquiétudes des experts

Ces dernières années, plusieurs événements ont déjà alimenté les débats autour de la fiabilité et de la sécurité de ces robots. L’un d’eux aurait donné un coup de pied à son opérateur lors d’un test. Un autre aurait giflé un enfant au cours d’une démonstration de danse.

Pour plusieurs experts, ces épisodes ne sont pas anodins. Ils pourraient annoncer des risques plus sérieux à mesure que ces technologies se diffusent dans des secteurs sensibles comme la médecine ou l’accompagnement à domicile, où la question de la sécurité et du contrôle devient centrale.

Paris : Éric Robic, responsable de la mort de Lee Zeitouni, abattu en pleine rue à Neuilly/Seine

Paris : Éric Robic, responsable de la mort de Lee Zeitouni, abattu en pleine rue à Neuilly/Seine

Paris : Éric Robic, responsable de la mort de Lee Zeitouni, abattu en pleine rue

Un règlement de comptes en plein cœur de Neuilly-sur-Seine

Éric Robic, homme d’affaires français de 51 ans, connu pour avoir renversé et tué la jeune Israélienne Lee Zeitouni en 2011 à Tel Aviv, a été abattu ce jeudi matin dans les rues de Neuilly-sur-Seine, en région parisienne, selon une information du quotidien Le Parisien.

D’après les premiers éléments, deux hommes casqués se sont approchés de lui à moto avant d’ouvrir le feu. Les tireurs ont immédiatement pris la fuite à bord d’un scooter de type T-MAX, laissant derrière eux une scène d’exécution rapide et méthodique.

À 9 h 31, les services d’urgence ont été alertés pour un homme grièvement blessé par balles sur la voie publique. Malgré l’intervention rapide des secours et les tentatives de réanimation, le décès d’Éric Robic a été constaté à 10 h 10.

Une identification rapide et un passé judiciaire lourd

Selon les informations rapportées, il n’a fallu qu’une trentaine de minutes aux forces de l’ordre pour identifier la victime. Éric Robic était en effet bien connu des services de police français pour de nombreux faits : outrage à agent, rébellion, escroquerie, association de malfaiteurs, agressions, entre autres.

La police parisienne reste prudente à ce stade de l’enquête. Elle précise qu’« il n’est pas encore établi si ce meurtre est lié à des événements passés ou à des activités récentes », soulignant que les investigations ne font que commencer.

Le drame de Tel Aviv qui avait bouleversé Israël

Le 16 septembre 2011, à Tel Aviv, à l’angle des rues Weizmann et Pinkas, Éric Robic avait percuté mortellement Lee Zeitouni, une jeune Israélienne qui se rendait à son travail de professeure de Pilates.

Au moment des faits, un autre ressortissant français, Claude-Isaac Hayat, se trouvait également dans le véhicule. Immédiatement après l’accident, les deux hommes avaient pris la fuite, quittant Israël pour regagner la France.

Ils avaient alors refusé de revenir sur le territoire israélien, redoutant une arrestation et une lourde peine de prison.

Une affaire judiciaire marquée par les limites du droit français

Après leur retour en France, les autorités françaises avaient refusé leur extradition, la législation nationale interdisant la remise de citoyens français à des pays non membres de l’Union européenne.

À la suite d’une plainte déposée par la famille Zeitouni, les deux hommes avaient finalement été jugés en France. Éric Robic avait été condamné à cinq ans de prison, tandis que Claude-Isaac Hayat écopait de quinze mois.

En mai 2016, soit un an et demi après sa condamnation, Éric Robic avait été libéré sous caution, notamment pour bonne conduite et en raison de sa situation familiale, étant devenu père entre-temps.

Sa mort violente, survenue quinze ans après le drame de Tel Aviv, referme brutalement le parcours d’un homme dont le nom reste indissociable d’une affaire qui avait profondément marqué l’opinion publique israélienne.

Les articles référents de cette affaire cliquez-ici

"Coup de Génie" de Trump : tuer le régime iranien sans tirer un seul coup de feu

"Coup de Génie" de Trump : tuer le régime iranien sans tirer un seul coup de feu

Le détroit qui tue un régime sans tirer un seul coup de feu
Donald Trump qui menace directement la survie du régime iranien

Un blocus maritime sans tir, mais à l'efficacité redoutable

Le lundi 14 avril 2026 à 10h00 heure de l'Est, les États-Unis ont commencé à bloquer les navires entrant ou sortant des ports iraniens dans le détroit d'Ormuz, dans le but de faire monter la pression sur Téhéran pour qu'il rouvre cette route pétrolière vitale, après l'effondrement des négociations de paix. 

Le blocus du détroit d'Ormuz constitue un levier stratégique permettant à Donald Trump de poursuivre la confrontation avec l'Iran sans recourir à une intervention militaire terrestre directe.

Cette stratégie frappe au cœur de l'économie et de la sécurité du régime iranien, notamment en bloquant ses exportations de pétrole. Au-delà de l'asphyxie économique, ce dispositif pourrait, en quelques mois, empêcher le régime de payer ses fonctionnaires et surtout ses forces de sécurité, pilier de sa stabilité.

Pourquoi Trump n'a-t-il pas imposé ce blocus dès le début ?

C'est la question centrale et la réponse révèle toute la complexité du calcul américain.

Le blocus du détroit constituait un levier que l'administration américaine s'était jusqu'ici refusée à actionner : bloquer le détroit y compris pour le pétrole iranien risquait de faire flamber les cours du brut à l'échelle mondiale.
C'est précisément pour cette raison que la marine américaine avait jusqu'alors laissé passer les pétroliers iraniens. Tout pétrole continuant à circuler dans la région contribuait à maintenir les prix à un niveau au moins partiellement acceptable. 

En fait, les États-Unis avaient en mars accordé une licence temporaire permettant à l'Iran de vendre le pétrole immobilisé à bord de pétroliers. La colère liée à la flambée des prix à la pompe pressait l'administration Trump de mettre fin à la guerre, et libérer des centaines de millions de barils lui offrait un peu de temps. 

Autrement dit, Trump a d'abord cherché à maintenir un flux pétrolier minimal pour contenir l'inflation intérieure, quitte à laisser l'Iran engranger des revenus.

L'Iran avait en effet réussi à maintenir ses exportations de pétrole proches des niveaux d'avant-guerre. Avec la hausse des cours, Téhéran avait même réalisé d'importants bénéfices financiers grâce à la guerre d'autant plus que Trump avait assoupli les sanctions sur les exportations pétrolières iraniennes pour éviter une nouvelle envolée des prix.

L'administration avait donc tenté d'actionner tous les leviers possibles pour contenir les prix du pétrole tout en menant sa guerre : elle avait coordonné une libération historique des réserves stratégiques d'urgence à l'échelle mondiale, et avait aussi levé les sanctions sur des centaines de millions de barils de pétrole russe.

C'est seulement après l'échec des négociations de paix à Islamabad que Trump a décidé de passer à l'étape suivante. Le calcul de l'administration Trump semble être le suivant : le reste du monde souffre déjà des conséquences économiques de la guerre contre l'Iran il est désormais temps que l'Iran en subisse aussi le contrecoup.

Une pression progressive sur l'appareil d'État

Mukesh Sahdev, analyste pétrolier en chef chez XAnalysts, estime que les États-Unis devraient, au bout du compte, être mieux armés que l'Iran pour résister à la hausse des prix du gaz et du pétrole, face à un coup dévastateur porté aux revenus d'exportation iraniens. Si le blocus réussit, il pourrait s'avérer être un "coup de maître" dans le conflit avec l'Iran.

Selon les estimations, les premiers touchés seraient les fonctionnaires civils, suivis des forces de sécurité classiques, puis des membres des Gardiens de la révolution, qui seraient payés en dernier. Mais à terme, même ces derniers seraient affectés, exposant le régime à un risque réel d'effondrement.

Le talon d'Achille : les infrastructures pétrolières de Kharg

Le blocus ne se limite pas à empêcher les exportations. Il menace directement l'intégrité des installations pétrolières iraniennes.

Kharg est un îlot corallien d'environ un tiers de la superficie de Manhattan, situé à seulement 25 kilomètres des côtes iraniennes, dans le golfe Persique.
Chaque jour, des millions de barils de brut affluent depuis les grands champs pétroliers iraniens dont Ahvaz, Marun et Gachsaran via des pipelines jusqu'à l'île. Ses longues jetées s'avancent dans des eaux suffisamment profondes pour accueillir des supertankers, faisant de l'île un site de distribution pétrolière absolument critique. Elle traite 90 % des exportations brutes de l'Iran..

La capacité de stockage de Kharg est estimée à environ 30 millions de barils, dont environ 18 millions de barils de brut y étaient stockés au début du conflit, selon la firme de renseignement commercial Kpler.

L'Iran a bien tenté de développer des voies d'exportation alternatives, mais aucune ne peut remplacer Kharg. La plus importante est le terminal de Jask, situé dans le golfe d'Oman, en dehors du détroit d'Ormuz. Mais le pipeline Goreh-Jask, qui alimente ce terminal, a une capacité effective estimée à environ 300 000 barils par jour, contre 1,5 à 2 millions pour Kharg. Les autres points d'exportation iraniens Lavan et Sirri ne représentent que des volumes marginaux. 

Une fois les capacités de stockage saturées, la production doit être arrêtée. Or, contrairement à un simple robinet, un puits de pétrole ne redémarre pas facilement. Si l'infrastructure pétrolière de Kharg était détruite, il faudrait à l'Iran des mois, voire plus d'un an pour la reconstruire, selon Muyu Xu, analyste senior du pétrole brut chez Kpler.
L'Iran fait toujours face aux sanctions occidentales, ce qui rend difficile de mobiliser les fonds, la technologie et l'expertise nécessaires pour reconstruire.

Une stratégie sans guerre ouverte — mais à double tranchant

L'idée de Trump de bloquer le détroit pourrait être une façon de tester le contrôle iranien sur cette voie d'eau sans prendre le risque très élevé d'engager des troupes terrestres pour attaquer les installations de missiles en bord de mer, ce qui pourrait entraîner des pertes américaines.

Mais cette stratégie comporte des risques sérieux reconnus par les médias américains eux-mêmes.

Le plan de Trump pourrait certainement s'avérer désastreux pour l'économie iranienne, déjà dévastée par des années de sanctions et la nouvelle guerre. Mais il menace aussi d'aggraver l'impact économique de la guerre sur les États-Unis et l'économie mondiale.

Les prix du pétrole ont immédiatement bondi à l'annonce du blocus, avec le prix du baril de Brent en hausse de 8 %, à 104 dollars. Les Américains paient déjà plus de 4 dollars le gallon d'essence en moyenne.

Selon l'AAA, le prix du gallon d'essence ordinaire a augmenté de 40 % depuis le jour précédant le début de la guerre avec l'Iran. 

Le vice-amiral américain à la retraite James Foggo a déclaré à NPR que le blocus américain constitue techniquement un acte de guerre : "Techniquement parlant, un blocus sur la capacité d'un pays à exporter des biens et des services est un acte de guerre."

Pourtant, l'Iran est une dictature qui a démontré sa capacité à résister à des années de sanctions sévères et à réprimer brutalement les protestations populaires quand elles émergent. Les États-Unis sont une démocratie où la hausse du prix de l'essence alimente l'inflation et compromet les chances du Parti républicain lors des élections de mi-mandat à venir.

En filigrane, cette approche dessine néanmoins une méthode : affaiblir progressivement le régime iranien sans confrontation militaire directe, en transformant un point géographique en arme stratégique. Reste à savoir si Trump pourra tenir cette ligne avant que l'opinion américaine ne l'oblige à reculer.

Analyse football : quand les statistiques transforment l'expérience des supporters

Analyse football : quand les statistiques transforment l'expérience des supporters

Football et analyse moderne : quand la lecture du jeu enrichit l'expérience des passionnés

Un sport qui se lit autant qu'il se vit

Le football a toujours été bien plus qu'un simple spectacle. Mais depuis quelques années, la façon dont les supporters s'y connectent a profondément évolué. Le score final, autrefois unique boussole d'un match, n'est plus qu'un élément parmi d'autres dans une lecture devenue globale, nuancée, presque analytique.

Cette transformation s'est faite progressivement, portée par une génération de passionnés qui ne se contentent plus de regarder : ils observent, comparent, décryptent.
Les choix tactiques d'un entraîneur, les dynamiques collectives d'un bloc défensif ou les transitions offensives d'une équipe sont devenus des sujets de conversation à part entière.

Des données qui changent le regard sur les compétitions

L'essor des statistiques footballistiques a profondément modifié la manière d'appréhender une rencontre. Possession de balle, distance parcourue, intensité des pressing, efficacité dans le dernier tiers…
Ces indicateurs permettent de contextualiser ce que les yeux perçoivent sur le terrain.

Un match ne se résume plus à ses buts. Il se lit à travers ses phases de domination, ses moments de déséquilibre, ses ajustements en cours de jeu.
Cette approche a filtré progressivement depuis les staffs professionnels jusqu'aux tribunes et aux écrans des supporters ordinaires.

Une information continue, structurée et accessible

L'environnement numérique a supprimé les temps morts dans le suivi du football. Les compositions d'équipe circulent des heures avant le coup d'envoi, les statistiques se mettent à jour en temps réel, et les historiques de confrontations sont consultables en quelques secondes.

Dans cet écosystème, des plateformes spécialisées jouent un rôle croissant de centralisation. Certains espaces dédiés au suivi sportif, comme des sites axés sur le pari foot, regroupent des informations structurées sur les rencontres, les équipes, les calendriers et les cotes permettant aux amateurs d'avoir une vue d'ensemble cohérente de l'actualité footballistique sans avoir à multiplier les sources.

Le match vu comme une succession de séquences

L'un des apports les plus intéressants de l'analyse moderne est la segmentation du match en phases distinctes. Une rencontre n'est plus perçue comme un bloc homogène, mais comme une succession de séquences avec leurs propres logiques : le pressing haut en début de rencontre, le repli défensif après l'ouverture du score, les rotations tactiques en seconde période.

Cette lecture par séquences enrichit l'expérience des spectateurs. Elle crée des niveaux de lecture superposés : celui qui profite du spectacle brut, et celui qui suit en parallèle les intentions tactiques, les duels dans l'ombre ou les déplacements sans ballon.

Une ouverture vers des compétitions moins exposées

La circulation accélérée de l'information a aussi eu un effet inattendu : elle a élargi le champ d'attention des supporters. Des championnats longtemps restés dans l'ombre des grandes ligues européennes trouvent désormais leur public, relayés par des plateformes qui couvrent un spectre bien plus large que les seuls matchs médiatisés.

Cette diversification enrichit la culture footballistique. Elle oblige à sortir des références habituelles et à découvrir des styles de jeu, des traditions tactiques et des joueurs qui n'auraient jamais franchi les frontières de leur championnat national sans ces nouveaux canaux.

Entre chiffres et imprévisible : la beauté du football demeure

Malgré la montée en puissance des données, le football garde jalousement sa part d'imprévisible. Les statistiques peuvent indiquer qu'une équipe domine largement une rencontre  et pourtant, elle peut s'incliner sur la seule occasion adverse.

C'est précisément dans cet écart entre l'analyse et le terrain que réside le charme du football. Les données offrent un cadre de lecture, une grille d'interprétation. Mais elles ne remplacent jamais le coup de génie d'un joueur, l'erreur collective inattendue ou le but qui contredit toutes les probabilités.

Le football contemporain se vit donc sur deux plans simultanés : l'émotion brute du jeu, et la compréhension progressive de ses mécanismes. Une dualité qui, loin d'appauvrir le spectacle, en démultiplie les dimensions.

Détroit d'Ormuz : la manœuvre iranienne qui valide la fin imminente du conflit selon Trump

Détroit d'Ormuz : la manœuvre iranienne qui valide la fin imminente du conflit selon Trump

L'Iran envisage une suspension temporaire du passage dans le détroit d’Ormuz afin d’éviter une escalade avec les États-Unis et de préserver la reprise des négociations au Pakistan, dans un contexte de blocus naval américain et de fortes tensions autour du programme nucléaire

Tensions autour du détroit d’Ormuz : l’Iran envisage une suspension du trafic maritime

Selon Bloomberg, Téhéran envisage de fermer temporairement le trafic dans le détroit d’Ormuz. L’objectif de cette mesure serait de ne pas nuire aux négociations au Pakistan.

Cette décision intervient après la mise à exécution de la menace du président américain Donald Trump et le blocus total de l’espace maritime iranien par le Commandement central américain.

Selon un rapport publié par l’agence de presse Bloomberg, l’Iran étudie la possibilité d’une suspension à court terme du passage des navires marchands dans le détroit d’Ormuz, afin d’empêcher un blocus américain et de ne pas perturber la reprise des négociations au Pakistan.

Ce rapport intervient dans un contexte de blocus naval imposé par l’armée américaine à l’espace maritime iranien, notamment au détroit d’Ormuz. L’opération a débuté à 17h00 (heure israélienne), conformément à la décision du président américain Donald Trump. À l’expiration de ce délai, les forces du Commandement central américain ont bouclé l’espace et bloqué la navigation.

Donald Trump affirme que les Iraniens cherchent un accord

Donald Trump a déclaré que les Iraniens l’avaient contacté pour tenter de négocier un accord, mais a indiqué qu’il n’accepterait rien de moins qu’une capitulation complète du programme nucléaire.

Il a décrit une situation d’affaiblissement du régime iranien, affirmant que celui-ci n’aurait plus de marine ni de direction opérationnelle. Il a également évoqué une possible extension des opérations américaines en déclarant : « Nous pourrions faire un détour par Cuba une fois que nous en aurons fini avec l’Iran. »

Selon Trump, la pression militaire et économique exercée dans le détroit d’Ormuz produirait déjà des effets : « Les Iraniens nous ont appelés ce matin et ont déclaré vouloir un accord. »

Il a toutefois précisé qu’aucun progrès n’était constaté pour l’instant, le régime de Téhéran refusant d’abandonner son programme nucléaire. Il a ajouté : « L’Iran veut devenir une puissance nucléaire ; nous ne le permettrons pas. S’ils ne renoncent pas à leur programme nucléaire, il n’y aura pas d’accord », précisant que le blocus se poursuivrait jusqu’à l’abandon total du projet nucléaire.

Des négociations encore incertaines

Selon plusieurs sources citées par la chaîne 14, l’Iran aurait indiqué être prêt à renoncer à presque tout dans le cadre d’un accord avec les États-Unis, à l’exception de l’enrichissement d’uranium sur son territoire.

Cette question constitue le principal point de blocage et a provoqué une vive controverse.

Toujours selon ces sources, l’Iran pourrait accepter de céder une partie ou la totalité de son stock d’uranium, estimé à environ 450 kilogrammes, mais refuse de renoncer à l’enrichissement sur son sol. La question des missiles balistiques et des armements de substitution n’aurait pas été abordée lors des discussions récentes, l’enrichissement restant au cœur du différend.

Dans ce contexte, le blocus américain viserait à exercer une pression sur Téhéran afin d’obtenir un accord, sous peine d’un durcissement économique. La situation actuelle se résumerait ainsi : l’Iran pourrait céder une partie de son uranium enrichi en échange de la garantie de conserver la capacité d’enrichissement sur son territoire.

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Chaos naval : l'Iran ne sait plus où sont ses mines, Trump lance le blocus du siècle

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LE BLOCUS D'ORMUZ : COMMENT L'AMÉRIQUE A VERROUILLÉ LE GOULET DU PÉTROLE MONDIAL

Alliance — Analyse géopolitique et militaire | 15 avril 2026

Le bras de fer qui paralyse un cinquième de l'énergie mondiale

Jamais depuis la crise des missiles de Cuba de 1962, la marine américaine n'avait imposé un blocus naval d'une telle envergure.
Depuis le 13 avril 2026 à 14h00 GMT, le Commandement central américain (CENTCOM) a officiellement verrouillé l'accès maritime aux ports iraniens.
Le détroit d'Ormuz, goulot d'étranglement par lequel transite normalement 20 % du pétrole et du gaz naturel mondiaux  est désormais au cœur d'un conflit qui pourrait redessiner l'ordre énergétique international.

L'USS Tripoli, navire amiral d'une opération inédite

Au cœur du dispositif américain se trouve l'USS Tripoli (LHA 7), navire de guerre amphibie dont les images ont fait le tour des médias militaires.
Déployé depuis Sasebo, au Japon, début 2026 dans le cadre de l'Opération Epic Fury la campagne américano-israélienne contre les infrastructures nucléaires et militaires iraniennes lancée le 28 février le Tripoli opère comme navire amiral du Groupe Amphibie Tripoli, avec à son bord le 31e Bataillon de Marines (MEU).

Le Tripoli (LHA-7) embarque des chasseurs F-35B, des aéronefs à rotors basculants MV-22 Osprey, et environ 2 200 Marines du 31e MEU.

À ses côtés évoluent les navires de transport amphibie USS New Orleans et USS San Diego, ainsi que les escorteurs de surface USS Robert Smalls et USS Rafael Peralta.

La mécanique du blocus : qui est arrêté, comment et pourquoi

La doctrine opérationnelle du blocus a été énoncée sans ambiguïté par le CENTCOM.
« Le blocus sera appliqué de manière impartiale aux navires de toutes les nations entrant ou sortant des ports iraniens et des zones côtières, y compris tous les ports iraniens du golfe Persique et du golfe d'Oman », a déclaré le Commandement central américain, précisant qu'il ne s'applique pas aux navires transitant vers des ports non iraniens.

Concrètement, comment s'opère l'interception ?
Des hélicoptères, probablement en provenance de navires militaires, viendraient se poser sur les bateaux ciblés avant de les prendre d'assaut, selon Sylvain Domergue, docteur en géographie et spécialiste des espaces maritimes.

Les premiers résultats sont déjà visibles. Six navires au départ de ports iraniens ont tenté de franchir le détroit le 14 avril et auraient été stoppés par les forces navales américaines.

Avant le blocus formel, une dizaine de cargos franchissaient encore le détroit quotidiennement, certains s'acquittant auprès de Téhéran de droits de passage pouvant atteindre deux millions de dollars par navire. Au mois de mars, l'Iran exportait jusqu'à un million et demi de barils de pétrole par jour. 

Un déploiement naval massif : les chiffres

L'ampleur de la flotte mobilisée est sans précédent dans la région. D'après le Wall Street Journal, plus de 15 navires de guerre américains sont positionnés pour arrêter les cargos avant qu'ils n'atteignent les ports iraniens, cette flotte se tenant délibérément à l'écart des côtes iraniennes pour éviter les frappes de représailles.

La marine américaine dispose dans la zone de l'USS Abraham Lincoln, de 11 destroyers et du groupe amphibie de l'USS Tripoli. L'USS Gerald Ford et d'autres destroyers sont déployés en Méditerranée. Deux destroyers lance-missiles — l'USS Frank E. Peterson et l'USS Michael Murphy — ont traversé le détroit pour des opérations de déminage.

Les porte-avions USS Gerald R. Ford et Abraham Lincoln, avec leurs groupes de combat respectifs, ont participé aux opérations contre l'Iran. Le porte-avions USS George H.W. Bush et le Groupe Amphibie Boxer ont également été dépêchés en renfort.

Le contexte : pourquoi l'Amérique a franchi ce seuil

Le blocus n'est pas une décision isolée. Il s'inscrit dans une séquence de 45 jours de crise aiguë. Depuis le début de l'Opération Epic Fury, l'Iran a effectivement maintenu le détroit fermé par des frappes de missiles et de drones, retenant un cinquième du pétrole et du gaz naturel mondiaux dans le golfe Persique, tout en laissant passer ses propres exportations pétrolières, capitalisant ainsi sur la flambée des prix du brut.

Un accord de cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l'Iran avait été conclu le 8 avril, mais la question de la réouverture du détroit demeurait un point de blocage central.
Le 9 avril, le PDG de l'Abu Dhabi National Oil Company confirmait que le détroit restait fermé malgré le cessez-le-feu, avec 230 pétroliers chargés bloqués à l'intérieur du golfe.

Après l'échec des négociations à Islamabad le 12 avril, Trump déclara qu'il ne se souciait plus des négociations avec l'Iran, et annonça un blocus naval entrant en vigueur le 13 avril.

La dimension économique : un étranglement global calculé

Les chiffres économiques donnent le vertige. La restriction des expéditions de plus de 90 % soit environ 10 millions de barils par jour a fait grimper les coûts de l'énergie et des intrants agricoles dans le monde entier. Les perturbations ont fait bondir les cours du Brent de 10 à 13 % en début de séance, les analystes avertissant qu'ils pourraient atteindre 100 dollars le baril ou davantage. Le tracker WarCosts signale que le pétrole a déjà dépassé les 106 dollars le baril, soit une hausse de 6 dollars en une seule journée.

Robin Brooks, chercheur senior à la Brookings Institution, argumente que couper les exportations pétrolières de Téhéran pourrait inciter Pékin  qui achète la quasi-totalité du pétrole iranien  à faire pression sur Téhéran pour rouvrir le détroit, et priverait le régime des devises nécessaires au financement de sa machine de guerre.

La réponse iranienne et les risques d'escalade

Téhéran a réagi avec véhémence. Le Corps des Gardiens de la révolution islamique a affirmé que le détroit d'Ormuz était sous leur « contrôle total » et que tout navire militaire tentant d'y transiter ferait face à une « réponse de force ». Un porte-parole militaire iranien a qualifié le blocus de « piraterie ».

Les mines constituent une menace réelle : selon certaines sources, l'Iran aurait perdu la trace de mines qu'il avait posées dans le détroit, ce qui l'empêche de rouvrir pleinement le passage.

Sur le plan international, la coalition reste fragmentée. Le Royaume-Uni dirige des efforts de planification d'une coalition de plus de 40 nations pour rouvrir le détroit et protéger la liberté de navigation, tandis que l'Espagne a jugé le blocus dépourvu de sens.

Une arme à double tranchant

L'amiral à la retraite James Stavridis, ancien commandant suprême de l'OTAN, résume l'enjeu avec précision : le blocus se situe à mi-chemin entre laisser le détroit sous contrôle iranien et la menace antérieure de Trump d'éradiquer l'Iran en tant que civilisation. Il exerce une pression économique sur Téhéran sans détruire les installations pétrolières, que les États-Unis ont intérêt à préserver pour l'avenir. 

À 24 miles dans sa portion la plus étroite, le détroit d'Ormuz est désormais la scène d'un bras de fer dont l'issue conditionnera non seulement la géopolitique du Moyen-Orient, mais la stabilité économique mondiale pour les mois à venir.

Sources : CENTCOM, CBS News, Fortune, USNI Proceedings, Task & Purpose, Wikipedia (2026 Strait of Hormuz crisis), SOF News, Franceinfo, Euronews, Wall Street Journal cité par Franceinfo.

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« C’est terminé » : Trump lâche une bombe sur la guerre avec l’Iran avant une interview très attendue

« C’est terminé » : Trump lâche une bombe sur la guerre avec l’Iran avant une interview très attendue

Trump affirme : « La guerre n’est pas terminée,
mais sa fin est proche »

Une déclaration lourde de sens sur l’issue du conflit avec l’Iran

Le président des États-Unis, Donald Trump, a affirmé ce mercredi, lors d’un entretien accordé à Fox News, que la guerre en cours contre l’Iran n’était pas encore achevée, tout en estimant que son issue était désormais proche. « Nous n’avons pas encore terminé la guerre – mais nous en sommes proches », a-t-il déclaré, laissant entrevoir une possible désescalade après des mois de tensions extrêmes. 

Dans la même intervention, il a dressé un constat sévère de l’état actuel de l’Iran, affirmant que le pays mettrait « vingt ans à se reconstruire », signe selon lui de l’ampleur des dégâts infligés par le conflit.

Mais en coulisses, le discours se durcit ou se simplifie brutalement.

Selon la présentatrice de Fox Business, Maria Bartiromo, qui a récemment interviewé le président à la Maison-Blanche, Donald Trump lui aurait répondu sans ambiguïté lorsqu’elle lui a posé la question : la guerre est-elle terminée ? « C’est terminé », lui aurait-il affirmé. 

L’entretien complet, enregistré pour l’émission « Mornings with Maria », doit être diffusé mercredi matin aux États-Unis, soit en début d’après-midi en Israël. 

Cette séquence, dont seuls des extraits ont filtré, révèle une dissonance frappante : publiquement, Trump parle d’une guerre « presque finie » ; en privé, il affirme qu’elle l’est déjà.

La menace nucléaire au cœur de son argumentaire

Donald Trump a également réitéré une ligne constante de son discours : sans l’intervention américaine, l’Iran serait aujourd’hui une puissance nucléaire.
« Si cela s’était produit, vous appelleriez tout le monde là-bas ‘monsieur’ », a-t-il lancé à la journaliste Maria Bartiromo, ajoutant : « Vous ne voudriez pas vous retrouver dans une telle situation ». 

Cette rhétorique, volontairement dramatique, vise à justifier l’engagement américain comme un rempart face à une menace existentielle, tout en renforçant la légitimité stratégique de Washington dans la région.

Dans la même intervention, il a dressé un constat sévère de l’état actuel de l’Iran, affirmant que le pays mettrait « vingt ans à se reconstruire », signe selon lui de l’ampleur des destructions infligées.

Des négociations évoquées, mais encore incertaines

En parallèle, le président américain a laissé entendre qu’une reprise des discussions avec l’Iran pourrait être imminente. Dans un entretien accordé au New York Post, il a évoqué la possibilité de nouvelles négociations au Pakistan dans les prochains jours, affirmant que « quelque chose pourrait se produire dans les deux jours ». 

Pourtant, sur le terrain diplomatique, les signaux restent contradictoires. Le vice-président américain J.D. Vance, qui a conduit une délégation à Islamabad, a reconnu que les discussions récentes s’étaient achevées sans accord, tout en les qualifiant de « bonnes ». Il a précisé que « la balle est dans le camp de Téhéran », soulignant l’absence de percée concrète à ce stade. 

Il a également évoqué la question stratégique du détroit d’Ormuz, exprimant l’attente américaine d’une ouverture de ce passage maritime crucial, actuellement sous pression dans le contexte du conflit. 

Israël maintient une ligne dure face à Téhéran

Du côté israélien, le ton reste sans ambiguïté. À l’occasion des commémorations de Yom HaShoah, le chef du Mossad, David Barnea, a prononcé un discours particulièrement ferme à l’égard du régime iranien. Il a déclaré que « ce régime extrémiste, qui aspire à notre destruction, doit disparaître de ce monde ».

Dans une mise en garde directe, il a dénoncé l’aveuglement de ceux qui pensent que les menaces génocidaires appartiennent au passé : « Ceux qui croient qu’un génocide n’est plus possible aujourd’hui se trompent. » 

Entre fin de guerre et incertitude stratégique

Derrière l’optimisme affiché par Donald Trump, une réalité plus complexe se dessine. D’un côté, une volonté affichée d’en finir rapidement avec le conflit ; de l’autre, des négociations fragiles, sans accord, et une tension persistante sur des points névralgiques comme le nucléaire iranien ou le détroit d’Ormuz.

La déclaration présidentielle apparaît ainsi comme un signal politique autant qu’un pari stratégique : annoncer la fin prochaine de la guerre sans en maîtriser totalement les conditions.

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