Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 22 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

Bus 230 de Modi'in Illit : un chauffeur frappé dix-huit fois par un passager de 18 ans

Bus 230 de Modi'in Illit : un chauffeur frappé dix-huit fois par un passager de 18 ans

Un chauffeur de bus a été violemment agressé en pleine course sur la ligne 230, sous les yeux de dizaines de passagers, dont des femmes et des enfants. L'acte d'accusation dresse le tableau d'une brutalité inouïe, née d'une simple dispute pour quelques secondes de retard.

Une dispute pour un retard de quelques secondes

Tout commence à l'arrêt de la rue Sokolov, à Bnei Brak. Un jeune homme de 18 ans, domicilié à Modi'in Illit, monte avec un léger retard dans le bus Kavim reliant la ville à Bnei Brak.
Une altercation éclate alors entre lui et le chauffeur. Le passager va ensuite s'asseoir à l'arrière du véhicule, et le trajet reprend son cours normal. Pendant près d'une heure, le bus continue de rouler et de prendre d'autres voyageurs, sans que rien ne laisse présager la suite.

La cabine du chauffeur pris d'assaut

Arrivé boulevard Yehezkel, à Modi'in Illit, le jeune homme se lève brusquement et traverse le bus, bondé à cette heure-là. Il se poste devant la cabine du conducteur, glisse le bras à travers la vitre, actionne les commandes et force l'ouverture de la porte, alors que le véhicule roule toujours. Il se penche alors sur le chauffeur, littéralement piégé dans son poste de conduite, lui immobilise la main droite pour l'empêcher de se protéger, et le frappe dix-huit fois de suite, au visage et au torse.

Un déchaînement de violence en deux temps

La vitre de la porte cède sous la puissance des coups. Mais l'agresseur ne s'arrête pas là. Il descend du bus, va chercher quelque chose à l'extérieur, puis remonte avec la même détermination. Il s'agrippe aux poignées de maintien et assène un violent coup de pied au chauffeur, le touchant au haut du corps. Le bilan est lourd : blessures à la tête, vision brouillée à l'œil droit, saignements et fracture du nez.

Le tribunal parle d'un acte « extrêmement brutal »

Saisi du dossier, le juge Dan Bauman, du tribunal de première instance de Petah Tikva, a ordonné le maintien en détention du jeune homme jusqu'à la fin de la procédure, insistant sur la dangerosité qu'il représente. Dans sa décision, le magistrat a été sans détour : cet épisode n'a rien à voir avec un cas de légitime défense, la réaction du prévenu ayant été, selon ses termes, extrêmement brutale et violente. L'accusé fait face à des chefs d'inculpation pour agression contre un agent public et dégradation volontaire de biens.

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Trump : « L'Iran est mort » : Washington frappe et menace une riposte massive

Trump : « L'Iran est mort » — Washington frappe et menace une riposte massive

 

"L'Iran est officiellement une nation en faillite. Elle est morte". C'est par ces mots que Donald Trump a choisi, ce lundi, de qualifier la République islamique, dans un message publié sur son réseau Truth Social au moment même où les tensions militaires reprennent dans la région.

Un réquisitoire sans concession sur Truth Social

Le président américain n'a pas mâché ses mots. Dans son message, il affirme que l'Iran n'a plus ni marine ni armée de l'air, plus de monnaie stable, et qu'il ne parvient même plus à payer ses soldats et ses policiers.
Il évoque une inflation ayant atteint 300 %, chiffre qu'il avance sans le sourcer précisément, et une direction politique qu'il décrit comme totalement désorganisée et incapable de représenter le pays.
Trump va plus loin encore, accusant le régime de ne produire que de la désinformation et de réprimer ses propres manifestants dans le sang, avec un bilan qu'il évalue à plus de cent mille morts. Il conclut en réclamant que les dirigeants iraniens soient jugés pour crimes contre l'humanité.

Ce n'est pas la première fois que Trump utilise ce registre. Dès le 29 mai dernier, il qualifiait déjà l'Iran de « nation en faillite » incapable de financer sa propre armée, dans le cadre d'une stratégie de blocus économique plutôt que d'une confrontation aérienne directe. La publication de ce lundi s'inscrit donc dans la continuité d'une escalade verbale qui dure depuis des mois, mais elle intervient dans un contexte particulièrement tendu.

Frappes américaines sur l'île de Larak

Le même jour, les forces américaines ont frappé deux lanceurs iraniens situés sur l'île de Larak, à environ 660 kilomètres à l'est de Kharg. Selon les autorités américaines, cette frappe répondait à une menace jugée imminente : les Gardiens de la révolution s'apprêtaient à déployer des roquettes équipées de mines marines dans le détroit d'Ormuz, un point de passage stratégique pour le commerce pétrolier mondial.

Peu avant cette frappe, Trump avait publié une vidéo générée par intelligence artificielle montrant des explosions spectaculaires sur l'île de Kharg, principal terminal pétrolier iranien, laissant entendre que l'infrastructure venait d'être détruite. Un responsable énergétique iranien a rapidement démenti, qualifiant la publication de « risible » et assurant que la situation sur l'île restait calme, avec des opérations pétrolières qui se poursuivaient normalement.

« Nous allons les frapper fort », prévient Trump sur Fox News

Interrogé par le journaliste Trey Yingst sur Fox News, le président américain a promis une riposte à l'attaque iranienne menée contre des forces américaines stationnées en Jordanie. Sa formule a été sans détour : nous allons les frapper fort, il y aura une réponse.

Cette déclaration confirme que Washington entend répondre militairement à l'escalade initiée par Téhéran, dans un climat où chaque camp accuse l'autre de faire monter les enchères. Du côté iranien, le ministère des Affaires étrangères a averti que ses forces n'hésiteraient pas à exercer leur droit à la légitime défense et répondraient de manière décisive à toute nouvelle agression américaine, rejetant sur Washington l'entière responsabilité des conséquences du blocus naval et de la guerre économique en cours.

Les Gardiens de la révolution revendiquent la destruction d'un drone américain

Dans la nuit, les Gardiens de la révolution ont affirmé avoir abattu un drone américain MQ-9 au-dessus du détroit d'Ormuz.
Le porte-parole des Gardiens de la révolution, Hossein Mohebi, a qualifié la frappe américaine sur l'île de Larak d'erreur stratégique et fatale de l'administration Trump, promettant que l'ennemi paierait les conséquences économiques et militaires de cette erreur d'appréciation.

Autre développement de la nuit, l'armée iranienne aurait attaqué à l'aide de drones la base aérienne d'Al-Minhad, aux Émirats arabes unis. Une information rapidement démentie par le ministère émirati de la Défense, qui affirme qu'aucune attaque de ce type n'a eu lieu sur cette installation.

Washington cherche aussi à limiter l'escalade, selon le Wall Street Journal

Un élément notable vient nuancer le tableau martial dressé par les déclarations publiques. Selon le Wall Street Journal, l'administration Trump s'efforce en coulisses d'éviter une reprise d'une guerre à grande échelle avec l'Iran, en raison de pénuries de munitions offensives et défensives. Cette information suggère un décalage entre la rhétorique présidentielle, particulièrement offensive sur les réseaux sociaux, et les contraintes opérationnelles réelles auxquelles fait face l'armée américaine.

Une escalade qui s'inscrit dans un conflit de plusieurs mois

Depuis le 28 février dernier, date du lancement de l'opération Epic Fury par le Commandement central américain, Trump a publié plus de 4 000 messages sur Truth Social évoquant l'Iran, soit une moyenne de 24 publications par jour selon une analyse détaillée de ses prises de position. Cette guerre des mots accompagne un conflit qui a connu plusieurs phases : frappes aériennes contre les sites nucléaires iraniens, cessez-le-feu annoncé puis rompu, blocus économique baptisé Opération Economic Fury, et désormais reprise des hostilités autour du détroit d'Ormuz.

Sur le terrain diplomatique, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi avait déjà rejeté les menaces économiques américaines qualifiées de Economic D-Day, les présentant comme une manœuvre de diversion face à la dette croissante des États-Unis, tout en accusant Washington de terrorisme économique.

À ce stade, aucune frappe directe et massive sur le territoire iranien n'a été confirmée en réponse à l'attaque jordanienne. Les prochaines heures diront si les mots de Trump se traduisent en actes militaires d'ampleur.

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Israël : Agressée pour une dette de 100 shekels, une ado de 14 ans raconte son calvaire filmé

Israël : Agressée pour une dette de 100 shekels, une ado de 14 ans raconte son calvaire filmé

 

Une dispute de 100 shekels entre deux adolescentes a viré au cauchemar. Piégée lors d'une soirée entre amis, Emily Koniawski, 14 ans, a été violemment frappée, filmée, puis humiliée en ligne. Son témoignage, recueilli avec sa mère dans l'émission « Morning News », dévoile un phénomène qui gagne du terrain chez les jeunes : agresser pour exister sur les réseaux sociaux.

Un piège tendu sous couvert d'amitié

Le scénario est devenu familier chez les adolescents israéliens : provoquer une bagarre, la filmer, puis diffuser la vidéo pour gagner en popularité auprès de ses pairs. Emily Koniawski, 14 ans, en a fait l'amère expérience. Invitée à une soirée entre amis, elle affirme être tombée dans un guet-apens soigneusement organisé, qui s'est achevé par des coups portés en pleine rue, sous les caméras de plusieurs adolescentes.

Dans une interview accordée à Nesli Barda et Yoav Limor, Emily et sa mère Yulia sont revenues sur les circonstances de cette agression et sur la peur qui les habite depuis.

Une mère tenue dans l'ignorance pendant trois jours

Yulia a raconté comment elle a découvert la gravité de ce qui était arrivé à sa fille : « Elle m'a dit qu'elle avait été battue, mais que ce n'était rien de grave. Je voulais aller chez le médecin pour faire un bilan, mais elle a refusé. Ce n'est que trois jours plus tard que j'ai reçu la vidéo et j'étais sous le choc. Au début, j'ai aussi reçu la version raccourcie, car des enfants avaient filmé deux filles, voire plus. J'ai reçu cette vidéo de moins d'une minute et je pensais que ça ne pouvait pas être pire, mais le lendemain, j'ai reçu la vidéo complète. »

Une dette de 100 shekels à l'origine du drame

Interrogée sur le point de départ de l'affaire, Emily a expliqué : « J'avais une amie à qui je devais 100 shekels. On s'est séparées, et elle a exigé que je la rembourse alors qu'elle me devait la même somme. » Elle a ajouté : « Je lui ai dit qu'on ne se devait rien, et là, la fille qui m'a frappée m'a bousculée et menacée pour que je la rembourse. Je lui ai rendu l'argent et j'ai dit à mes amis que, la connaissant et sachant ce qu'elle fait, je me défendrais si elle essayait de me frapper. Ça l'a énervée, et elle est venue me prouver que je ne lui ferais rien et qu'elle était plus forte que moi. »

Frappée devant témoins, filmée sans pouvoir se défendre

La jeune fille a détaillé le déroulement de l'agression : « Dès notre rencontre, elle a commencé à me menacer. Mais elle a vu qu'il y avait des gens autour qui n'étaient pas liés à son gang et elle a eu peur qu'ils appellent la police. Alors elle m'a emmenée devant la maison et a commencé à me bousculer, à me frapper. Elle m'a aussi donné un coup de poing au visage. Je n'ai rien fait parce que j'avais peur que ses deux amies, qui avaient tout filmé et qui avaient répandu la rumeur, se joignent à elle. »

Une plainte déposée, mais la peur persiste

Après l'agression, Emily et sa mère ont porté plainte. L'agresseuse a été placée en résidence surveillée pendant cinq jours, une assignation qu'elle a néanmoins enfreinte. Depuis, la peur des représailles ne les a pas quittées. « Je suis nerveuse, j'ai peur qu'elle revienne », a confié Emily, tandis que sa mère précisait : « Elle ne sort jamais seule. »

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Ligne Jaune à Gaza : le Hamas plante des explosifs et positionne ses tireurs d'élite à quelques mètres de Tsahal

Ligne Jaune à Gaza : le Hamas plante des explosifs et positionne ses tireurs d'élite à quelques mètres de Tsahal

 

Le cessez-le-feu à Gaza tient sur le papier. Sur le terrain, le Hamas plante des engins explosifs, positionne des tireurs d'élite et s'empare de maisons détruites à quelques dizaines de mètres seulement de la Ligne Jaune.

Un dispositif construit sous le nez de Tsahal

Une source du Commandement Sud a révélé que le Hamas met en place un dispositif à la fois défensif et offensif tout au long de la Ligne Jaune. Positions de combat, engins explosifs improvisés, postes de tireurs d'élite : l'organisation terroriste installe ces capacités à quelques dizaines, parfois quelques centaines de mètres seulement de la zone contrôlée par Israël. Selon cet officier, le Hamas ne se contente pas de préparer une reprise des combats contre Tsahal. Il muscle aussi ses défenses face aux milices rivales qui contestent son autorité dans l'enclave.

Des réservistes témoins, mais les mains liées

Ce sont des combattants et des commandants de bataillons de réserve, déployés dans la bande de Gaza, qui tirent la sonnette d'alarme. Ils observent ce renforcement de leurs propres yeux mais n'ont pas l'autorisation d'attaquer le Hamas, sauf pour encercler des individus recherchés pour leur participation au 7 octobre ou pour intercepter ceux qui s'approchent de la Ligne Jaune, voire tentent de la franchir. « Nous observons une tendance à poser des explosifs et à s'emparer de maisons détruites », a résumé un commandant de compagnie de réserve.

Un cessez-le-feu qui n'en est pas vraiment un

Sur le papier, l'accord tient toujours. Dans les faits, l'armée israélienne mène des opérations militaires presque quotidiennes dans la bande de Gaza, le Hamas s'efforce de reconstituer ses capacités endommagées, et le fossé entre les termes de l'accord et la réalité du terrain continue de se creuser.

Drones égyptiens et convois humanitaires détournés

Le Hamas profite de l'accalmie officielle pour tenter de reconstituer son arsenal, notamment via des drones acheminés depuis l'Égypte vers Gaza, une filière de contrebande déjà signalée qui transiterait par les convois humanitaires. Ce trafic pourrait s'intensifier : Israël, malgré ses démentis, prévoirait d'ouvrir le point de passage d'Erez et travaillerait à l'élargissement de celui de Kerem Shalom pour accroître le volume et la diversité de l'aide autorisée à entrer dans l'enclave.

La Ligne Jaune progresse vers l'ouest

Sur le terrain, la Ligne Jaune continue de se redessiner. Ces derniers mois, elle s'est déplacée à plusieurs reprises vers l'ouest, et dans certaines zones, Israël a construit des remblais, des avant-postes et des fortifications pour consolider son emprise. Des sources palestiniennes évoquent de nouvelles avancées ces derniers jours dans l'est de la ville de Gaza. Israël n'a pour l'instant apporté aucune confirmation officielle de ce déplacement localisé, mais le phénomène est déjà largement documenté.

Des commandants du Nukhba éliminés à Jabalia et Khan Younès

Au cours des dernières vingt-quatre heures, l'armée israélienne a poursuivi ses offensives dans plusieurs localités de la bande de Gaza pour contrer des terroristes impliqués dans le massacre du 7 octobre.

Le commandant du Nukhba à Jabalia, Abd al-Fatah Abu al-Aish, a été tué dans la nuit. Selon Tsahal, il avait participé à un raid en territoire israélien le jour du massacre.
Un autre membre du Hamas a péri à ses côtés. L'armée affirme que les deux hommes s'employaient récemment à relancer des projets terroristes et à restaurer les capacités militaires de l'organisation.
À Khan Younès, deux autres membres du Nukhba, Yasser Abou al-Khair et Muhammad al-Adin, ont été neutralisés dans le cadre de la même logique : restaurer les infrastructures du Hamas et préparer de nouvelles actions terroristes.

Une trêve sur le papier, une guerre larvée sur le terrain

Le constat s'impose : si le cessez-le-feu reste formellement en vigueur, les hostilités sont loin d'être terminées. Tsahal poursuit sa lutte contre les menaces terroristes, le Hamas s'emploie à se reconstruire militairement, et la zone sous contrôle israélien continue, méthodiquement, de s'étendre.

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Petah Tikva : Yahil 10 ans enlevé par un SDF qui le pousse à voler pour lui

Petah Tikva : un SDF enlève un enfant de 10 ans et le pousse à voler pour lui

Un homme de 20 ans arrêté à Bnei Brak, disparu de son domicile à Petah Tikva

"Il l'a séduit avec une pizza et un collier en or" : l'enlèvement présumé d'un enfant de 10 ans fait trembler Israël

Un garçon de 10 ans, Yahli, a disparu de son domicile de Petah Tikva hier soir avant d'être retrouvé sain et sauf quelques heures plus tard à Bnei Brak, en compagnie d'un homme de 20 ans originaire de Jérusalem. Le suspect, interpellé sur place, est soupçonné d'avoir attiré l'enfant dans un guet-apens en lui offrant une pizza et une chaîne en or. Il a été placé en détention provisoire et doit comparaître aujourd'hui devant le tribunal.

Une disparition qui déclenche l'alerte générale

La disparition de Yahli a été signalée en soirée par sa famille, provoquant le déclenchement immédiat d'importantes recherches policières à Petah Tikva. Sa mère raconte qu'elle pensait son fils avec son mari. À 21 heures, en constatant qu'il n'était rentré ni avec l'un ni avec l'autre, elle a compris que quelque chose clochait.
"Yahli a l'habitude de sortir jouer seul, ce n'est pas un enfant qu'on retient à la maison" confie-t-elle, encore sous le choc.

Des voisins se sont immédiatement mobilisés pour ratisser le quartier, et des centaines de volontaires ont rejoint les recherches après un appel à l'aide lancé sur les réseaux sociaux. La police a pris le relais avec des moyens technologiques de pointe pour retracer les déplacements du garçon et comprendre où il avait disparu.

Localisé au milieu de la nuit grâce à une coopération policière

L'affaire s'est dénouée au cœur de la nuit. Grâce à la coordination entre le commissariat de Petah Tikva, dans le district central, et celui de Bnei Brak, dans le district de Tel Aviv, les enquêteurs sont parvenus à localiser l'enfant dans le quartier de Pardes Katz. Il se trouvait en compagnie d'un homme de 20 ans venu de Jérusalem. Les deux ont été interpellés sur-le-champ et conduits au commissariat de Petah Tikva pour être entendus.

Le récit de la mère : manipulation et cadeaux pour garder l'enfant auprès de lui

Selon le témoignage de la mère, Yahli aurait été abordé par le suspect, qui se serait présenté comme sans domicile fixe et lui aurait demandé de l'aide. L'enfant l'aurait alors accompagné et aidé à soutirer 100 shekels à des passants. Pour le convaincre de rester à ses côtés, l'homme lui aurait offert des pizzas ainsi qu'une chaîne en or. "Cet homme a manipulé Yahli. Nous soupçonnons qu'il a enlevé mon fils", a-t-elle déclaré  évoquant un enfant encore incapable de mesurer pleinement ce qui vient de lui arriver. Un enquêteur spécialisé dans les affaires impliquant des mineurs doit désormais recueillir son témoignage dans les prochains jours.

Sur les réseaux sociaux, la mère a également adressé un message de gratitude aux nombreux Israéliens mobilisés pendant les recherches, tout en lançant un avertissement clair aux autres parents : "Il a soudoyé l'enfant avec une chaîne en or, lui a offert une pizza et l'a même convaincu d'essayer de fumer ! Surveillez vos enfants, soyez vigilants. J'ai retenu la leçon."

Une enquête toujours en cours

Les enquêteurs de police cherchent désormais à établir précisément les circonstances de cette soirée et ce que le jeune homme et l'enfant ont fait ensemble, loin du domicile familial, tard dans la nuit. Le suspect, dont l'audition s'est achevée par un placement en détention provisoire, doit comparaître aujourd'hui devant le tribunal pour une audience portant sur la prolongation de sa détention, en fonction des besoins de l'enquête.

Cette affaire, qui s'est heureusement terminée sans drame, rappelle la vigilance nécessaire face aux adultes qui approchent des mineurs isolés en usant de petits cadeaux et de manipulation pour gagner leur confiance.

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Israël : le "Code 51" ressemble-t-il à un coup d'État électoral contre la diaspora israélienne ?

Israël : le "Code 51" ressemble-t-il à un coup d'État électoral contre la diaspora ?

Un code informatique de deux chiffres, "Code 51", et des dizaines de milliers de citoyens israéliens perdent leur droit de vote sans jugement, sans notification, sans possibilité de recours.
La loi fondamentale israélienne est pourtant sans ambiguïté : seul un tribunal peut priver un citoyen de ce droit.
Aucun tribunal n'est jamais intervenu. C'est un ministère, dans l'ombre d'un fichier administratif, qui a tranché seul, en violation frontale de la Constitution.
À moins de deux mois d'un scrutin qui s'annonce l'un des plus serrés de l'histoire d'Israël, cette manœuvre silencieuse pourrait priver de vote une partie décisive de la diaspora.

Plusieurs dizaines de milliers de citoyens concernés, le ministère de l'Intérieur refusant de communiquer le chiffre exact.

Des dizaines de milliers d'expatriés rayés des listes électorales à trois mois d'un scrutin décisif

Un simple code administratif suffit désormais à effacer un citoyen israélien du registre électoral, sans notification, sans explication et sans voie de recours claire.
À moins de deux mois des élections législatives du 27 octobre, des dizaines de milliers d'Israéliens vivant en Amérique du Nord, en Europe, en Australie et en Afrique du Sud découvrent qu'ils ne pourront pas voter. En cause : une mystérieuse mention appelée "Code 51", qui les fait basculer du statut de résident à celui de non-résident dans les fichiers du ministère de l'Intérieur, et les efface du registre des électeurs, sans qu'ils en soient jamais informés.

Une découverte par hasard, à quelques semaines du vote

C'est en préparant son voyage en Israël pour l'anniversaire de la mort de son père et pour voter le 27 octobre qu'Ilana Mittman, chercheuse en sciences sociales à la retraite installée à Baltimore, a fait une découverte brutale. En vérifiant son statut électoral en ligne, elle apprend qu'elle a été retirée du registre des électeurs. Binationale américano-israélienne installée aux États-Unis depuis 1980 pour la carrière médicale de son mari, elle n'a jamais considéré sa vie à l'étranger comme une rupture avec Israël.

En consultant ses dossiers via le portail du ministère de l'Intérieur, elle constate que son statut de résidence a été modifié sous le fameux "Code 51" le 7 mars 1986, date qui correspond à une visite au consulat d'Israël à San Francisco, peu après la naissance de son fils, pour l'enregistrer comme citoyen israélien. Selon son témoignage, le personnel consulaire lui avait alors confisqué, sans justification, sa carte d'identité israélienne, ne lui laissant que son passeport pour voyager. Elle raconte avoir ressenti, à l'époque déjà, qu'on lui retirait "une part d'elle-même". Ce qu'elle ignorait, c'est que ce geste administratif la priverait, quarante ans plus tard, de son droit de vote sans le moindre avertissement.

Un groupe WhatsApp de 120 membres, puis une bataille juridique

Le cas d'Ilana Mittman n'est pas isolé. En échangeant avec d'autres membres de la communauté expatriée, elle découvre que nombre d'entre eux se trouvent exactement dans la même situation. Certains ne l'ont appris qu'après avoir déjà engagé des frais coûteux pour organiser leur retour en Israël, le vote devant obligatoirement se faire en personne.

D'autres, comme Ayala Graham, née dans un kibboutz et revenue voter il y a seulement quatre ans, se retrouvent radiées, alors que son mari, pourtant absent d'Israël depuis quarante ans, a lui conservé son droit de vote. Cette incohérence flagrante illustre le caractère arbitraire du système dénoncé par les intéressés.

Selon la loi fondamentale israélienne sur la Knesset, tout citoyen âgé de dix-huit ans ou plus a le droit de vote, sauf décision judiciaire contraire. Dans les faits pourtant, ce droit est conditionné à l'inscription sur le registre électoral, et c'est précisément ce registre que le "Code 51" permet de modifier silencieusement, sans procédure contradictoire ni droit de recours identifié.

Face à l'opacité totale des critères justifiant ces radiations, les Israéliens concernés ont choisi la voie judiciaire. Leur initiative citoyenne porte un nom : "Notre droit de vote Code 51." Un financement participatif a permis de rassembler les fonds nécessaires pour engager Me Gilead Sher, qui a déposé une demande d'accès à l'information pour contraindre le ministère de l'Intérieur à révéler les critères réels de cette classification administrative. Des courriers ont ensuite été envoyés au ministère de l'Intérieur, au procureur général de l'État et à la Commission électorale centrale, exigeant le rétablissement immédiat du statut des personnes concernées.

Un ultimatum avant la clôture des listes le 3 septembre

La loi imposant la finalisation du registre électoral le 3 septembre, l'équipe juridique a fixé un délai d'une semaine pour obtenir une réponse des autorités. Sans réaction d'ici cette échéance, une requête d'urgence sera déposée devant la Commission électorale centrale et la Cour suprême siégeant en Haute Cour de justice. À ce jour, le ministère de l'Intérieur n'a apporté aucune réponse officielle sur les critères utilisés pour retirer ces citoyens du registre électoral.

Me Sher a insisté sur le vide juridique entourant cette pratique. Il affirme que ce code arbitraire ne saurait, quelle qu'en soit la justification invoquée, l'emporter sur le droit constitutionnel de vote. Il redoute par ailleurs que certains électeurs concernés ne découvrent leur exclusion que le jour même du scrutin, une fois arrivés en Israël, après avoir engagé des frais de déplacement souvent considérables.

C'est de la suppression électorale", dénonce une avocate de la Silicon Valley

Rony Sagy, avocate installée dans la Silicon Valley et ancienne combattante d'une unité d'élite de Tsahal, a elle aussi découvert sa radiation malgré des décennies de lien constant avec Israël, y compris des retours répétés pour voter. Elle qualifie sans détour la méthode utilisée de suppression électorale, dénonçant l'absence totale de transparence sur les critères de retrait des listes.

Dans une tribune publiée sur le site du Times of Israël, l'universitaire Yehuda Lukacs va plus loin en interrogeant frontalement la nature de ce dispositif. Il rappelle que parmi les citoyens radiés figurent d'anciens soldats de Tsahal, certains rappelés en unité de réserve après le 7 octobre, ainsi que des personnes ayant contribué pendant des années au développement économique et technologique du pays. Pour lui, résider à l'étranger ne peut, à lui seul, justifier la privation d'un droit fondamental, et tout changement de statut affectant la capacité de voter d'un citoyen devrait s'accompagner d'une notification claire, d'une motivation et d'une procédure de recours accessible.

Une opacité qui alimente tous les soupçons

Le silence prolongé du ministère de l'Intérieur, l'absence de critères publics, le calendrier resserré avant la clôture des listes et l'ampleur du phénomène, plusieurs dizaines de milliers de citoyens selon les organisateurs de l'initiative, nourrissent d'ores et déjà les interrogations les plus vives au sein de la diaspora israélienne.

Beaucoup de ces électeurs, historiquement mobilisés lors des grands rendez-vous électoraux, s'inquiètent qu'une décision administrative obscure vienne peser sur l'équilibre d'un scrutin annoncé comme l'un des plus disputés de l'histoire récente d'Israël. Sans preuve d'une intention politique délibérée à ce stade, l'absence de réponse des autorités et la persistance du flou entourant le "Code 51" placent le gouvernement face à une obligation de transparence à laquelle il n'a, pour l'heure, pas répondu.

L'échéance du 3 septembre approche. D'ici là, les avocats de l'initiative "Notre droit de vote — Code 51" attendent une réponse du ministère de l'Intérieur. À défaut, l'affaire sera portée devant la Commission électorale centrale, puis, si nécessaire, devant la Cour suprême, à quelques semaines seulement d'un scrutin où chaque voix pourrait s'avérer déterminante.

 

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Fausse note : Kad Merad et Benoît Poelvoorde face au poids de la mémoire -extrait vidéo-

Fausse note : Kad Merad et Benoît Poelvoorde face au poids de la mémoire -extrait vidéo-

Fausse note : Kad Merad et Benoît Poelvoorde face au poids de la mémoire

Alexandre Arcady signe un nouveau film sur le devoir de mémoire, porté par deux comédiens au sommet de leur art, mais desservi par un scénario qui n'ose pas aller jusqu'au bout de sa propre question.

Le film sort en salles le 7 octobre 2026 en France.

Un huis clos entre bourreau et rescapé

Lors de son ultime concert à Paris, un chef d'orchestre de renom est confronté à un admirateur insistant. Sous ses airs de monsieur tout le monde, cet homme s'infiltre dans l'Opéra, perturbe la soirée et impose un face-à-face que personne n'avait vu venir. Ce qui ressurgit alors, c'est un passé commun enfoui dans les années noires de la Shoah. Cet admirateur est venu enfin confronter celui qu'il tient pour le meurtrier. Une nuit s'installe, où la musique devient le révélateur d'une vérité que personne n'était prêt à entendre.

Une question qui aurait mérité d'être creusée davantage

Le film loge son idée la plus forte dans un retournement vertigineux.

Un matin, dans la cour glaciale d'un camp, des prisonniers sont sommés de jouer Mozart au violon. La musique doit être parfaite : ce n'est pas un divertissement, mais une épreuve où chaque note compte. Un père et son fils s'y retrouvent confrontés, et cet instant va marquer le fils à jamais.

Des années plus tard, le fils demeure prisonnier de cet instant.

C’est là que le film devient véritablement vertigineux. Car son bourreau, assis face à lui, comprend immédiatement la puissance destructrice de ce doute. Il s’en empare comme d’une arme et la retourne contre sa victime.

Et si ce n’était pas le nazi qui avait tué son père, mais lui-même ?

Le crime change alors de place. Le bourreau s’efface derrière la culpabilité de l’enfant. La victime finit par porter le poids d’un meurtre dont elle n’est pas responsable. Et c’est précisément dans ce renversement que réside l’intelligence la plus troublante du film.

Mais Alexandre Arcady s’arrête au bord de ce vertige, là où il aurait fallu plonger.

Car cette culpabilité du survivant ouvre une question autrement plus vaste, et peut-être l’une des plus terribles que la mémoire de la Shoah puisse poser : pourquoi la victime cherche-t-elle sans fin ce qu’elle aurait pu faire autrement, quand le bourreau, lui, peut avoir commis l’irréparable sans être dévoré par la même culpabilité ?

Le fils se condamne pour une note. Le nazi, lui, devrait répondre d’un meurtre.

C’est cette dissymétrie morale qu’il aurait fallu pousser jusqu’à son terme : la victime qui s’accuse, le bourreau qui accuse ; l’enfant qui porte une faute qui n’est pas la sienne, face à l’homme qui a commis le crime et tente encore de lui en faire porter le poids.

Car la véritable monstruosité n’est peut-être pas seulement de tuer. Elle est de pouvoir tuer sans compassion, puis de regarder sa victime dans les yeux et de lui faire croire que le crime, d’une manière ou d’une autre, était aussi le sien.

Une parabole qui marque durablement

Une scène se détache par sa force et sa simplicité. Durant les camps, le père du rescapé psalmodiait chaque jour ses prières malgré l'horreur environnante. Excédé, son fils finit par lui demander s'il est obligé de prier ainsi tous les jours. Le père répond qu'il doit le faire, car on prie le jour de sa mort. Le fils objecte qu'il n'est pourtant pas mort. Le père rétorque alors que, ne sachant jamais quand la mort viendra, il faut prier tout le temps. Cette parabole, d'une grande justesse, dit à elle seule tout le poids de la survie et de la foi dans l'enfer concentrationnaire.

Merad et Poelvoorde portent le film

Kad Merad livre une prestation remarquable, avec un ton d'une grande justesse tout au long du film. Benoît Poelvoorde impressionne également dans un registre plus grave qu'à l'accoutumée. À eux deux, ils tiennent un film qui aurait pu, sur le papier, verser dans le pathos ou la démonstration.

Un scénario en demi-teinte

Malgré ces deux interprétations solides,  la confrontation entre les deux hommes aurait sans doute gagné à être portée au théâtre, où l'intensité du texte et des face-à-face aurait pu s'exprimer pleinement.
Le film souffre également d'un déséquilibre dans la caractérisation de ses personnages.
Le rescapé juif est présenté comme un homme vulnérable, qui a besoin d'appeler sa femme pour trouver le courage d'affronter la fameuse question quand le chef d'orchestre, lui, semble n'avoir besoin de personne.

Un film qui trouvera son public

Ces réserves n'enlèvent rien à l'intérêt du film pour le grand public. Fausse note aborde un sujet qui touche profondément, porté par deux acteurs au sommet, et prolonge à sa manière le travail de mémoire qu'Alexandre Arcady mène depuis des décennies au cinéma.

 

Frères musulmans : le rapport que Macron voulait enterrer met la France face à ses lâchetés

Frères musulmans : le rapport que Macron voulait enterrer met la France face à ses lâchetés

 

Frères musulmans : le rapport que Macron voulait enterrer met la France face à ses lâchetés

Un rapport de 73 pages commandé par l'État lui-même, gardé sous clé pendant des mois, puis révélé malgré l'Élysée. Voilà ce qui a mis Paris sens dessus dessous en mai 2025, et ce qui continue de produire ses effets huit mois plus tard, jusque dans les couloirs de l'Assemblée nationale.

Un document que l'exécutif ne voulait pas voir sortir

Le texte s'intitule « Frères musulmans et islamisme politique en France ». Il a été commandé fin 2024 par le gouvernement Attal, rédigé par le diplomate François Gouyette et le préfet Pascal Courtade, avec l'appui des services de renseignement.
Remis au ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau, il est resté entre les mains de l'exécutif plusieurs semaines avant de fuiter dans Le Figaro le 20 mai 2025.
Emmanuel Macron a mal pris la fuite. Selon plusieurs sources concordantes, il a sèchement recadré ses ministres lors d'un Conseil de défense tendu, visant en particulier Retailleau.
Le rapport qu'il avait lui-même commandé s'était retrouvé dans la presse avant qu'il n'ait décidé quoi en faire.

Ce que dit réellement le rapport

Le document ne parle pas de complot fantasmé mais d'une stratégie documentée sur le long terme. Il évoque un entrisme islamiste qui se diffuse d'abord au niveau local, à travers un tissu associatif et des institutions républicaines infiltrées pas à pas.

Le rapport identifie 139 lieux de culte rattachés à la mouvance frériste, auxquels s'ajoutent 280 associations actives dans une multitude de secteurs qui encadrent la vie quotidienne des musulmans de France : culturel, caritatif, scolaire, professionnel, jeunesse, financier.

L'éducation apparaît comme la priorité stratégique de la branche française des Frères musulmans, à un degré qui la distingue nettement de ses homologues européens.
Le rapport recense 21 établissements scolaires liés à la mouvance en septembre 2023, dont 18 directement rattachés et 3 réputés proches, accueillant au total 4 200 élèves. Il tire également la sonnette d'alarme sur l'activisme d'une nouvelle génération de prédicateurs, particulièrement présents sur les réseaux sociaux.

Sur l'ampleur du phénomène, le directeur national du renseignement territorial, Bertrand Chamoulaud, cité dans la proposition de résolution européenne déposée par le député Éric Pauget en mai 2025, avance un chiffre qui donne la mesure de la progression : le nombre de Frères musulmans présents sur le territoire national est passé de 55 000 en 2019 à plus
de 100 000 en 2024, soit un doublement en cinq ans.

Le rapport conclut que cette réalité, même si elle ne recourt pas à la violence, fait peser un risque sur le tissu associatif, les institutions républicaines et la cohésion nationale.

La colère de l'exécutif, la prudence des mesures

Après la fuite, Macron a réuni en urgence son Premier ministre et les ministres des Affaires étrangères, des Finances, de l'Éducation nationale et des Sports, trois secteurs identifiés comme particulièrement exposés à cet entrisme par le bas.
Il a exigé de nouvelles propositions, jugeant celles qui lui étaient présentées insuffisantes au regard de la gravité des faits.
La mesure retenue en juin 2025, l'interdiction de nommer des imams formés à l'étranger, est restée en deçà de l'ampleur du problème décrit dans le rapport, puisque la mouvance forme depuis longtemps ses propres imams sur le sol français. Un sondage CSA a montré que la question dépasse largement les clivages partisans dans l'opinion publique.

Le Parlement reprend le dossier

Ce que l'exécutif a traité avec prudence, l'Assemblée nationale l'a repris avec plus de netteté. Un rapport de la commission des Affaires européennes, présenté en janvier 2026 par le député Éric Pauget, s'appuie explicitement sur le document de mai 2025 pour soutenir une résolution visant à inscrire la mouvance des Frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes. L
e rapport parlementaire conclut sans détour que l'idéologie et l'activité de cette mouvance en France sont incompatibles avec les principes de la démocratie libérale.
Un second rapport, celui de la commission des Affaires étrangères, enfonce le clou en janvier 2026 en soulignant la stratégie de dissimulation qui caractérise cette organisation et la difficulté qu'elle pose aux services de l'État pour en mesurer précisément l'étendue.

Une réaction qui confirme le malaise

Les organisations musulmanes de France, dont le Conseil français du culte musulman, ont dénoncé des amalgames dangereux et une stigmatisation. Cette réponse ne change rien au constat central du rapport, documenté par des services de renseignement et validé deux fois par des instances parlementaires distinctes : une stratégie d'implantation patiente, financée depuis l'étranger, qui avance précisément parce que la France politique a mis vingt ans à la nommer par son nom.

Ce que la France choisit de ne pas voir

Deux rapports, deux ans d'intervalle, la même conclusion. Ce n'est plus un dossier confidentiel, c'est un constat d'État. La question qui reste posée n'est plus de savoir si l'entrisme existe. Elle est de savoir combien de temps encore la France choisira de le documenter plutôt que d'y répondre.

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Du cargo Yuvali à la Résolution 23 : l'histoire méconnue des Vietnamiens d'Israël

Du cargo Yuvali à la Résolution 23 : l'histoire méconnue des Vietnamiens d'Israël

Il y a quarante-neuf ans, un cargo israélien perdu au large du Vietnam a changé le destin de soixante-six inconnus. Aujourd'hui, sept cents Vietnamiens vivent en Israël, entre héritiers de ce sauvetage et travailleurs venus combler les serres et les maisons de retraite du pays.
Une nouvelle loi votée à Hanoï pourrait redessiner ce lien improbable.

Un cargo, une tempête et un geste fondateur

Le 10 juin 1977, le Yuvali, cargo israélien en route vers Taïwan, croise en mer de Chine méridionale une embarcation de fortune à la dérive depuis près d'une semaine.
À son bord, soixante-six hommes, femmes et enfants fuyant le régime communiste, sans eau, sans vivres, ignorés par des navires est-allemand, norvégien, japonais et panaméen qui ont préféré poursuivre leur route. Le capitaine Meir Tadmor donne l'ordre de les recueillir, malgré des canots de sauvetage prévus pour son seul équipage.

Ramenés en Israël, ces réfugiés deviennent le tout premier dossier traité par un certain Menahem Begin, fraîchement élu Premier ministre.
Son geste ne doit rien au hasard. Begin justifiera sa décision en évoquant le Saint Louis, ce paquebot chargé de neuf cents Juifs fuyant l'Allemagne nazie, refoulé de port en port avant que ses passagers ne soient renvoyés vers l'Europe.
Pour Begin, accueillir ces boat people vietnamiens n'était pas un acte de charité mais une dette morale. Entre 1977 et 1979, plus de trois cents d'entre eux recevront la citoyenneté israélienne, un logement subventionné et des droits pleins et entiers, un traitement alors inédit pour des réfugiés non juifs.

Des enfants du Yuvali à la communauté d'aujourd'hui

Beaucoup ont depuis quitté Israël pour des pays où ils comptaient déjà de la famille.
Mais un noyau est resté, entre 150 et 200 personnes selon les données de l'association vietnamienne locale, aujourd'hui installées à Haïfa ou dans le centre du pays, souvent bien intégrées, parfois propriétaires de restaurants devenus des institutions de quartier. Leurs enfants et petits-enfants parlent hébreu, ont fait leur service militaire, et racontent volontiers l'histoire du bateau comme on raconte une légende familiale.

Ce noyau historique ne représente toutefois qu'une fraction des sept cents Vietnamiens aujourd'hui recensés par l'ambassade du Vietnam en Israël. Le reste de la communauté n'a rien à voir avec l'épopée du Yuvali. Elle est arrivée pour travailler.

Pourquoi des travailleurs vietnamiens, alors qu'ils ne sont pas juifs

La question mérite d'être posée sans détour. Israël recrute depuis des années une main-d'œuvre étrangère non juive dans des secteurs que les citoyens israéliens désertent, l'agriculture sous serre et le soin aux personnes âgées en tête.

Le pays fonctionne, comme beaucoup d'économies développées, avec des permis de travail spécifiques accordés via des accords bilatéraux et l'Organisation internationale pour les migrations, sans lien avec la nationalité ou la religion des candidats.
Des Thaïlandais, des Népalais, des Sri-Lankais et des Vietnamiens occupent ainsi les postes que le marché du travail local ne pourvoit plus.

Le massacre de travailleurs agricoles thaïlandais au kibboutz Alumim le 7 octobre a brutalement rappelé la place que ces employés étrangers occupent dans l'économie réelle du pays, loin des projecteurs.
Depuis, plusieurs milliers ont quitté le territoire, aggravant une pénurie de main-d'œuvre agricole déjà qualifiée de pire crise du secteur par le ministère de l'Agriculture lui-même.
Le Vietnam, avec sa réputation de main-d'œuvre disciplinée et productive, figure parmi les pays sollicités pour combler ce vide, aux côtés de programmes de stage agricole qui existent, eux, depuis bien plus longtemps.

Le laboratoire agricole du Néguev, terre d'apprentissage

Car il existe une autre filière, plus ancienne et moins connue, celle des stagiaires.
Chaque année, plusieurs centaines d'étudiants vietnamiens en agronomie viennent se former onze mois durant au centre de recherche agricole du désert de Ramat Negev, où ils apprennent l'irrigation goutte à goutte, la gestion des serres et l'agriculture de précision avant de rentrer former à leur tour leurs compatriotes.
Ce pont technologique existe depuis près de deux décennies et constitue l'un des axes les plus concrets de la relation bilatérale.

Les deux pays entretiennent des relations diplomatiques depuis 1993.
Un accord de libre-échange, le VIFTA, est entré en vigueur en novembre 2024, et les échanges commerciaux devraient friser les quatre milliards de dollars sur l'année. Un séminaire tenu à Tel-Aviv en juillet dernier, réunissant l'université Ben Gourion et des experts vietnamiens, a confirmé l'ambition commune de bâtir une coopération agricole durable, entre irrigation intelligente, aquaculture en circuit fermé et variétés végétales résistantes à la sécheresse.

Ce que la diaspora vietnamienne attend, vu depuis Tel-Aviv

C'est dans ce paysage que s'inscrit la nouvelle résolution adoptée début août 2026 par le Bureau politique vietnamien, qui érige pour la première fois la diaspora, plus de six millions et demi de personnes dans le monde, en ressource stratégique nationale au même titre que le capital ou la technologie. Pour la présidente de l'association vietnamienne d'Israël, Truong Thi Hong, le texte change la nature de la relation entre Hanoï et ses expatriés, jusqu'ici cantonnés au rôle de bénéficiaires d'une politique d'assistance.

Elle y voit une occasion concrète pour la petite communauté israélienne de peser au-delà de son poids démographique, en devenant un relais entre les entreprises technologiques israéliennes et les besoins vietnamiens en irrigation, en cybersécurité ou en intelligence artificielle appliquée à l'agriculture.

Reste, dit-elle, à transformer l'intention politique en mécanismes réels, bases de données d'experts, canaux consulaires actifs, ponts universitaires. Un pari qui, pour une communauté née d'un sauvetage en haute mer, ne manque ni de sens ni de symbole.

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Exode arabe vers les villes juives : la nouvelle carte du logement en Israël

Exode arabe vers les villes juives : la nouvelle carte du logement en Israël

L'État réduit les réserves foncières dans les localités arabes et druzes, et les familles arabes migrent en masse vers les villes à majorité juive, qui en deviennent mixtes.

À l'approche des élections, alors que la question des relations entre Juifs et Arabes revient au cœur du débat public, le marché du logement dessine un tout autre tableau.
De plus en plus de familles arabes ne limitent plus leur recherche immobilière à leur lieu de naissance et s'installent dans des villes à majorité juive. L'exode n'est pas un phénomène nouveau, mais son ampleur s'accroît nettement sous l'effet des politiques d'aménagement du territoire.

Une part croissante de la population arabe dans les villes juives

Selon l'Annuaire de la Société Arabe, 8,3 % des citoyens arabes d'Israël vivent aujourd'hui dans des villes mixtes, et 41 % de la population arabe totale habite en zone urbaine. La pénurie de terrains dans les localités arabes d'origine pousse ces familles vers des villes à l'origine juives, qui en deviennent progressivement mixtes.

Une enquête de l'organisation « Shomerim » vient éclairer ce mouvement : elle révèle que l'État a réduit, au cours de l'année écoulée, des centaines de dounams de zones de développement pourtant promues depuis des années dans les localités arabes et druzes.

Moins de terrains pour les Arabes, plus de départs vers les villes juives

Le message est limpide : l'État resserre l'espace disponible dans les localités arabes, et les familles partent s'installer ailleurs.
En février, le Conseil national de planification et de construction a amputé de 140 dounams le plan de développement de Sakhnin et de 480 dounams celui d'Araba. Le plan d'Ilabon a lui aussi été réduit d'environ 150 dounams, et à Kisra-Sami, un projet d'extension de 850 dounams a été purement gelé.

Au cœur de ce virage, l'article 8C de la résolution gouvernementale n° 2586. Conçu à l'origine pour les communautés druzes et circassiennes et censé intégrer les projections démographiques jusqu'en 2065, ce texte, porté par la ministre du Logement Orit Struk, s'applique désormais aussi aux localités arabes qui n'ont ni statut druze ni circassien.

L'Administration de la planification s'en défend et parle de critères strictement professionnels : démographie, usage optimal des sols, préservation des espaces verts. Le ministère du Logement, lui, assume : les plans arabes seraient depuis des années surdimensionnés par rapport aux besoins réels, et l'objectif serait d'imposer des règles identiques partout. Les autorités arabes, elles, tirent la sonnette d'alarme : moins de terrains, c'est plus de pénurie de logements et un développement bloqué pour des décennies.

La réduction des réserves foncières entraîne une hausse de la demande dans les villes juives voisines. Nof HaGalil en est un exemple frappant. Fondée dans les années 1950 sous le nom de Haut-Nazareth, une ville à l'origine exclusivement juive, elle est devenue mixte suite à l'installation de familles originaires de Nazareth et des localités environnantes. Aujourd'hui, la population arabe y représente environ 29 %.

Une présence significative s'observe aussi dans d'autres villes historiquement juives. À Lod, la proportion d'habitants arabes est d'environ 31 %, à Acre d'environ 32 %, à Ramla d'environ 24 %, à Ma'alot-Tarshiha d'environ 22 % et à Haïfa d'environ 12 %. Dans l'agglomération de Tel Aviv-Jaffa, ce pourcentage est plus faible (4,5 %), bien que la présence soit beaucoup plus importante à Jaffa même.

Un choix économique plutôt qu'idéologique

Pour une famille en quête d'un appartement, les critères sont généralement d'ordre pratique : l'offre de logements, l'accès aux transports en commun, aux établissements scolaires et la proximité des lieux de travail. L'avocat et ingénieur civil Naif Abu Suais, fondateur de Gazit Engineering, explique le décalage entre la réalité du terrain et la façon dont elle est présentée au public.

« Quand une famille arabe de Nazareth achète un appartement dans la campagne galiléenne, ou qu'une famille d'un village du nord choisit de s'installer à Haïfa, il ne s'agit pas d'un acte nationaliste », explique Abu Suais. « On n'achète pas un appartement pour conquérir une ville et on ne contracte pas un prêt immobilier par idéologie. Ces personnes veulent exactement la même chose qu'une famille juive : un appartement convenable à un prix abordable, une bonne école pour leurs enfants, des routes, des transports, des commerces et un lieu de travail à proximité. »

Concernant le paysage de Galilée, Abu Suais ajoute : « Il y a quelques décennies, presque aucun Arabe n'y vivait, et aujourd'hui, ils représentent une part très importante de la population de la ville. Ce changement n'est pas le fruit d'une simple décision politique. Il est dû au fait que les gens ont regardé autour d'eux, ont vu une ville voisine offrant des logements et des services, et ont choisi de s'y installer. »

« La vie elle-même fait tomber beaucoup de murs »

Quand près d'un tiers des habitants de villes comme Acre, Lod et Nof HaGalil sont arabes, l'aménagement des quartiers, des écoles et des espaces publics exige une préparation adaptée. Abu Suais est convaincu que c'est précisément dans les rencontres quotidiennes que réside le véritable potentiel de coexistence : « La véritable coexistence ne commence pas par une conférence et ne s'achève pas par un slogan. Elle commence lorsque votre voisin est juif et vous arabe, ou inversement, et que vous vous croisez le matin sur le parking, que les enfants jouent dans le même parc et que vous vous plaignez tous deux des impôts fonciers et des mensualités de votre crédit immobilier. La vie elle-même fait tomber bien des murs. »

Cependant, vivre dans la même ville ne garantit pas l'égalité. Des études révèlent des inégalités persistantes en matière de représentation politique et d'éducation. Pour Abu Suais, l'État doit intervenir pour encadrer ce processus : « Si l'on constate déjà que des familles déménagent d'un quartier à l'autre à la recherche du meilleur endroit pour elles, l'État doit comprendre que la carte du territoire est en train de changer. Il est nécessaire d'aménager des quartiers qui conviennent à tous. »

« Je ne vois pas comme une menace l'achat d'un appartement par une famille arabe dans une ville à majorité juive », conclut-il. « Je vois simplement un citoyen israélien faire un choix économique. Et si nous voulons vraiment parler de coexistence, peut-être devrions-nous cesser de la chercher uniquement en politique et commencer à observer la réalité du terrain. »

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