Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 22 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

Comment le fondateur de jforum, Moïse Cohen Sebban, s'est rendu responsable de la pire des infamies

moise cohen sebban le salopard de la communauté

Alors que j'ai reçu pour la énième fois la newsletter de Jforum à laquelle je me suis jamais inscrite et, d'où j'ai tenté de me désinscrire autant de fois (il semble que l'administrateur du site, soit ne sait pas gérer une mailing-list, soit au vu du petit nombre de leurs abonnés persiste à garder même ceux qui ne veulent plus la recevoir).

Un comble alors qu'il fanfaronne avoir 160 000 abonnés !

Bref, cette newsletter demandait, cette fois-ci, à ses "chers lecteurs" de leur faire l'aumône de quelques euros afin qu'il puisse accomplir leur si noble mission pour laquelle le Ciel , rien que ça, les avait missionné .

J'en ai eu une nausée, à peine répressible, en me souvenant de l'origine de ce site.
J'espère que vous êtes bien attachés à vos sièges parce qu'il va y avoir des turbulences, cela vous donnera également un aperçu de la solidarité juive si jalousée par nos ennemis.

J'ai retenu une chose, de cette incroyable aventure,  c'est que nos pires ennemis ne sont pas si loin de nous.

Ainsi, un jour de fin novembre 2007 nous recevions un appel, à notre service commercial ,basé en Israël, d'un certain monsieur Moïse Cohen Sebban qui prévoyait de créer un site, qui selon ses termes " devait donner un alternative à la voix des radios juives de la communauté et particulièrement à celle du Consistoire"
il semblait se dégager, très nettement, dans son discours un certain ressentiment envers son président en place,  joël Mergui. 

Moïse Cohen Sebban  estimait que l'"on" ne lui donnait pas assez la parole, il lui semblait donc indispensable de créer un site au nom de Jforum dont il avait déjà acheté lui-même le  nom de domaine. (information importante pour la suite)

Plutôt heureuse, dans un premier temps, de voir qu'un nouveau média permettrait d'élever les débats communautaires ( je vais vite déchanter quand je me rendrai compte que le but visé de ce monsieur était de briguer la place du président du Consistoire à laquelle il n'accédera  jamais, heureusement  (preuve que Dieu existe même au Consistoire)

Mais, n'étant pas au courant de ces objectifs pseudo-politiques, (et rien ne dit que je ne l'aurai pas de toute façon fait ce sacré devis.:-) je lui fait donc une proposition avec beaucoup d'enthousiasme après l'avoir rencontré avec toute son équipe à Choisy le Roy où il siégeait comme pharaon sur son trône.

Entrepreneur de bâtiment de métier, il était bien décidé à en découdre avec "l'Establishment" de la communauté juive parisienne et à montrer sa différence.

Evidemment j'ai été choisie par ma prime expérience avec le premier magazine juif sur le net Alliance. Ce qui évidemment était un bon choix. 🙂

Les mois passérent, et sans nouvelles de ce client atypique. Je me suis dit ; il a dû changer d'avis.

Mais surprise, un matin du mois de mars 2008 lorsque mon commercial m'appelle et me dit "va à ta boîte postale le devis est signé avec le chèque du premier acompte"

Plus de 5 mois sans nouvelles et un chèque d'acompte envoyé ?!?
Mais que cache donc cette pulsion épistolaire ?

J'appelle donc Moise Cohen Sebban, il me confirme bien son choix mais avec une condition, celle que le site devra être livré avant le 22 juin date des élections au Consistoire ! Evidemment. 

Cela me semble possible.
Faire un site en 3 mois même si assez complexe est dans nos capacités et je n'hésite donc pas une seconde à donner ma parole, (j'ignorais que mon développeur préféré David déciderai de se marier entre temps.)

Nous commençons donc la création du site.Moïse Cohen Sebban nous indique que son bras droit ou gauche selon le point de vue, prendrait la direction des travaux et validerait les différentes étapes du développement du site.

Nous sommes à quelques jours de la livraison du site lorsque mon cher David m'annonce calmement qu'il se marie ! Et que toute création de sites en cours est suspendue.

J'envoie donc immédiatement un mail à Moïse Cohen Sebban et à son serviteur, afin de les prévenir du retard et attendons ces suggestions.

Il accepte avec bonhomie ce retard et ne renonce pas à son projet.

Les étapes ont bien été validées entre temps; ce qui était un gain de temps considérable.
Au retour de David, quelques jours plus tard, le site est donc mis en ligne.

Nous sommes heureux de cette nouvelle création de notre agence d'autant que le bras droit de Moïse Cohen Sebban a rarement émis une demande de modification, pas même sur la charte graphique, surprenant.

Une création  qui se passe donc sans problème majeur.

il y avait juste un détail que nous ignorions, c'est que le bras droit n'avait jamais donné un droit de regard à Pharaon, Moïse Cohen Sebban.

Le solde étant à payer, c'est à ce moment là que Moïse Cohen Sebban décide de montrer son vrai visage, il refuse de payer le solde, en expliquant que le site ne lui convient pas du tout. Que tout est à refaire.  Rien que ça.

Nous avions beau tenté dargumenter que son bras droit avait pourtant validé le projet.
Il dit clairement "le patron c'est moi" il était temps de le savoir...

A bout d'arguments,  et devant une telle mauvaise foi , je m'engage à refaire le site en suivant ses demande de modifications à la lettre, à condition qu'il règle le solde.
Ce qu'il fait sans hésiter. Il règle le solde par chèque avec un courrier long comme un bras contenant  la liste des modifications demandées.

Toute l'équipe s'y met immédiatement.
Nous soumettons régulièrement les modifications demandés "au patron," qui ne répond pas. Nous avions terminé toute la liste de modifications demandées, mais toujours pas de réponse.

Arrive le moment où l'hébergement du site doit être acquitté, je lui envoie la facture.
Même scénario, pas de réponse et pas de règlement. Les mois s'écoulent.
L'affaire semble tristement close...

Six mois plus tard ,je reçois par mail, une lettre d'un avocat, son avocat, qui me dit que son client porte plainte pour escroquerie que nous n'avons jamais créé de site Jforum et qu'il demande donc le remboursement de toutes les sommes !

C'est tellement idiot comme lettre, car il suffit de se connecter au nom de domaine pour voir le site en ligne ! Enfin !
Mais ,c'est évidemment sans compter sur la perversité de monsieur Moïse Cohen Sebban.

Il a détourné, dans la nuit, son nom de domaine jforum pour le faire pointer vers une page vide.

Je rachète donc immédiatement un nouveau nom de domaine jforum avec le suffixe .info afin de remettre en ligne le site avec ses fichiers. Et j'envoie l'url à son avocat pour preuve de ma bonne foi.

Je pensais en avoir fini avec ce client ! Que nenni...:-) Il m'appelle ,chez moi ,alors que j'étais avec mes enfants, pour me menacer de façon sadique, si j'avais pu le dessiner à ce moment là, j'aurai pu voir sa bave dégouliner sur son triple menton :

" Vous allez perdre votre maison, vous allez aller en prison avec un pyjama rayé (peu d'imagination le vieux bonhomme) vous n'avez aucune culture... vous allez tout perdre "

Ce qui m'interpelle dans cette litanie trempée au vitriol, ce sont les informations d'ordre personnelles qu'il semblait détenir à mon encontre, nous sommes loin, mais même très loin  des doléances d'un client mécontent d'un prestataire.

Outre la perversité de ce monsieur, il semble bien décidé à en découdre avec moi, certainement après les résultats catastrophiques de sa candidature à la présidence du Consistoire, il est arrivé avant dernier, ça ne s'invente pas.

Je vérifie le nom de son avocat et incroyable c'est également le nom de l'avocat de la famille ! Que j'appelle illico pour lui faire part de son délit d'initié. Aussi pourri que son client elle me dit de toute façon c'est votre parole contre la mienne ! Evidemment.

Pas d'autre choix donc, nous nous dirigeons tout droit vers une procédure inique, biaisée, décidée par un type qui se croit au dessus des lois, des hommes et surtout des femmes.

Je trouve une avocate incroyable, elle n'y connaît rien en internet ! Mais à nous deux, il est facile de monter un dossier avec toutes les preuves de la malhonnêteté de ce monsieur et de sa volonté de me détruire personnellement.

Mais une procédure c'est long.

Alors que je suis en Israël, je reçois un appel du commissariat de police de ma ville, pour m'informer d'une convocation sans d'autres explications.
Je m'y rend à mon retour.

Et là surprise, c'était toujour ce Moïse Cohen Sebban qui a écrit au Procureur de la République, pour escroquerie ! Escroquerie ?!?
Pour sa décharge on peut dire qu'il a toujours tenu le même discours, le bougre.

Je n'en reviens pas ! Je réponds, évidemment, à toutes les questions posées par le policier,plutôt bienveillant. Il  me remercie et ajoutera à la fin de l'entretien "Vous voyez vous avez bien fait de venir nous voir." "Si vous le dites" répliquai- je.

Je décide d'envoyer, un mail à ce monsieur, comprenant à quel point sa vindicte est puissante et sa méchanceté sans limite, en lui rappelant que les conflits entre juifs se traitent devant le Beth Din, le tribunal rabbinique.

Après tout, ne portait-il pas une kippa sur la tête ? Il devrait  donc être sensible à ce message l'appelant à la raison, ou du moins à  notre identité commune.
Aucune réponse.

Un ses anciens amis, rencontré lors d'un séminaire ,me dit "je serais tellement heureux si vous  gagniez ce procès, c'est vraiment un sale type pour avoir vécu la même expérience avec lui, il y a quelques semaines "

Deux sentiments ambivalents m'assaillent à ce moment là  "Quoi est ce si difficile de gagner un procès contre lui ?  Et même ses anciens amis le haïssent ?"

Je crois comprendre que si je gagne c'est un miracle même si je prouve ma bonne foi.

Et puis le procès à lieu et contre toute attente je gagne ! Mais Moïse Cohen Sebban n'a pas dit son dernier mot et fait appel ! La haine est une énergie formidable c'est bien connu.

Et je gagne à nouveau !
Débouté de sa demande il est condamné à me verser la modique somme de 500 euros et payer les factures d'hébergement restées à ce jour en souffrance !

Trop heureuse d'avoir gagné un procès alors que beaucoup prévoyait ma défaite, face à cet adversaire qui ne reculait devant rien,  je me fiche évidemment totalement des 500 euros.
J'ai gagné. Ce n'était pas une bataille d'un David contre un Goliath mais pas loin.

Moralité de cette histoire, même juifs il est temps de dénoncer les infamies dont vous avez été victime de la part de nos coreligionnaires qui grâce à notre silence gagne en pouvoir.

Aujourd'hui, avec ce premier article, je me fin à l'omerta dont souffre notre communauté juive, par peur du Lachon Hara, (la médisance interdite dans le judaïsme) .
La plupart ignore que beaucoup deviennent complices en fermant les yeux et en se bouchant les oreilles.

Je suis heureuse, au risque de me faire lyncher par ces hommes pleins d'un égo disproportionné, de dénoncer leur techniques d'intimidations auprès des femmes celles qu'ils considèrent, à tort, comme vulnérables.
Une femme n'est pas vulnérable mais très patiente elle attend toujours le bon moment. Et c'est le bon moment.

Et pour finir rappelons la fameuse citation de Etienne de la Boétie  : "Les tyrans ne sont grands que parce que nous sommes à genoux."

Je n'ai pas trouvé de # pour faire rappel à #metoo mais vous l'avez compris c'est dans le même esprit.

Alors, vous aussi dénoncez ceux qui vous ont fait du mal, de façon gratuite, parce que ce sont des hommes, et qu'au nom de la sacro sainte solidarité juive n'avez jamais dénoncé.
Vous vous êtes tu et en quelques sorte sacrifié au nom de salopards qui sévissent en toute impunité autour de nous.

Oui on peut dénoncer les antisémites, les terroristes, c'est ce  que nous faisons avec Alliance depuis 1997 mais eux, les salopards  dans quelle catégorie les rangez-vous  ?
Si vous avez une idée n'hésitez pas.

A vous de me dire info@alliancefr.com

A la suite de cet édifiant pas moins de 5 témoignages de personnes victimes de cette personne, en voici un acteur aussi de la communauté juive. 

"Bonjour chère Claudine,
Peut être te souviens tu de moi,M J j'habite au kibboutz Hanita
Avant tout je tiens a te féliciter pour les infos et ton professionnalisme qui n'existe nulle part ailleurs concernant un site a l'adresse des Franco Israéliens. Les Jforum etc ne représentent que des '' blogs '' de règlements de comptes".
Je partage très souvent tes articles sur mon fil.
Hier et c'est la première fois en publiant les articles sur FDR et cet ignoble personnage Moise Cohen Sabban que j'ai connu lorsque j'étais au comite directeur du FSJU, mais petit problème technique pour publier sa photo ! "

Richard Lessman le fameux bras droit de cet ignoble individu a été retrouvé !
Son nom associé à un réputation de "sale type" m'est donné, alors que je cherchais une bibliothèque française en précisant, également, qu'il est le responsable de l’AFBY association pour les francophones de la ville.  Je pense que sa réputation mérite d'être affiner.

 

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L'autre antisémitisme : quand Israël hait ses propres Juifs

L'autre antisémitisme : quand Israël hait ses propres Juifs

Une vidéo honteuse, mais pas une surprise

La vidéo de la journaliste Inbar Toizer, filmée en train d'humilier avec son compagnon deux jeunes Haredim venus frapper à sa porte pour quêter de l'argent, a provoqué l'indignation.
Elle n'aurait pas dû surprendre.
Ce moment de honte n'est pas une anomalie, un dérapage isolé, un simple mauvais jour.
C'est l'aboutissement logique de décennies de traitement médiatique d'une communauté entière présentée, systématiquement, comme une masse parasite, menaçante, grotesque.

Une équation aussi simple que dangereuse

Reprenons le calcul tel qu'il s'est sédimenté dans les esprits, couche par couche, émission après émission. Haredim + noir et blanc + collecte d'argent = parasites. La formule est courte.
Elle n'a pas  besoin d'être explicitée. Elle se suffit à elle-même, et c'est précisément ce qui la rend redoutable.

Qu'importe si les deux jeunes qui frappaient à la porte étaient mineurs. Qu'importe si la voiture des parents de la mariée venait d'être détruite par un missile, si leur gagne-pain avait été anéanti par la guerre. Ces circonstances ne comptent pas.
Ce qui compte, c'est l'étiquette : Haredim. Le reste disparaît derrière elle. « Ah, ils collectent de l'argent ? Classique. » Et voilà. Le mépris peut s'exprimer librement, avec un sourire, devant une caméra, et le mettre en ligne sans la moindre gêne.

Ce n'est pas la plume d'un pamphlétaire d'extrême droite, ni le craquement d'un anonyme sur les réseaux sociaux. C'est un journaliste une journaliste de la chaîne de télévision la plus regardée d'Israël, en 2026.

Des Juifs, oui, mais lesquels ?

Le paradoxe est saisissant. Ces gens-là, contrairement aux antisémites classiques, ne haïssent pas les Juifs. Ils les aiment, même. Mais ça dépend lesquels. Le bon Juif, c'est le Juif bronzé, diplômé, contribuable, de préférence en uniforme et avec un emploi dans la haute technologie.
Ce Juif-là est admirable, intégrable, médiatisable. L'autre le Haredi, avec son chapeau noir, sa barbe, ses enfants nombreux et sa méfiance des sirènes est une anomalie à moquer, un problème à résoudre, un matériau comique inépuisable.

Fourrés dans une seule vidéo : le chapeau, l'argent, le mariage, l'uniforme absent, le vaccin refusé, la maladie propagée. Le tout servi avec légèreté, comme une blague partagée entre gens normaux. « Allez, on va bien rire. » Et pourquoi pas, d'ailleurs ? Qui va dire non ? Qui va s'y opposer ? Personne. La haine de cette communauté-là est une des rares formes de haine encore socialement acceptables dans les cercles cultivés. Elle fait même sourire.

L'incubateur de la haine

Ce qui est montré dans cette vidéo n'est pas né du néant. Il a été incubé, nourri, légitimé par des années de couverture médiatique où les Haredim n'existent que comme problème.
Ils ne se font pas vacciner. Ils ne servent pas dans l'armée. Ils coûtent de l'argent. Ils ne respectent pas les sirènes. Ils amènent des maladies.
Chaque titre, chaque sujet, chaque plateau de débat a contribué à construire cette figure repoussante, ce quasi-sous-humain auquel on peut tout faire parce qu'il n'appartient pas vraiment au même monde.

La journaliste n'a pas inventé ce regard. Elle l'a hérité. Elle l'a incarné avec une désinvolture qui révèle à quel point il est devenu naturel, banal, presque inconscient. Ce n'est pas « Der Stürmer » le tristement célèbre journal nazi de propagande antisémite. Mais le mécanisme, lui, est familier : désigner un groupe, le caricaturer, en faire l'objet du rire et du dégoût collectif, jusqu'à ce que l'humiliation publique ne choque plus personne.

Une honte qui brûle

Une prière, sobre et douloureuse : que personne ne ressente jamais cette haine brûlante, cette honte que l'on inflige chaque matin à des hommes et des femmes, à des enfants, simplement parce qu'ils sont Haredim.

Ce vœu dit tout. Il dit que cette honte existe, qu'elle est réelle, qu'elle n'est pas abstraite qu'elle se vit dans la chair, chaque jour, pour des centaines de milliers de personnes. Des familles qui regardent les informations et voient leur communauté réduite à une caricature répugnante. Des jeunes qui grandissent en sachant ce que le reste de la société pense d'eux.

La vidéo d'Inbar Toizer n'est pas le problème. Elle en est le symptôme le plus visible, le plus cru, le plus difficile à nier. Le problème, lui, est bien plus ancien, bien plus profond, et bien plus confortable parce qu'il ne fait honte à presque personne.

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Deux fils, deux enterrements à Natanya : Donner du sens à l'insensé

Deux fils, deux enterrements à Natanya : Donner du sens à l'insensé

« Fragment sur fragment » La famille Spiegel, entre deuil et foi

Un drame sur la plage de Netanya

Un vendredi comme les autres, il y a environ trois semaines. Deux frères entrent dans l'eau sur la plage de Netanya, sans l'aide des secours. En quelques minutes, ils ont disparu. Issachar Dov, dit Dovi, l'aîné, est retrouvé dans un état critique. Il décède quatre jours plus tard. Avraham Yeshayahu, le cadet, ne sera retrouvé qu'au terme de dix jours de recherches intensives. Deux fils. Deux enterrements. Un seul foyer brisé, à Ramat Shlomo, dans le cœur de Jérusalem.

Dans une interview exclusive accordée à la chaîne 14, la famille Spiegel a accepté de témoigner. Non pas pour raconter l'indicible, mais pour partager quelque chose de plus rare encore : une foi intacte, une acceptation qui défie le désespoir.

« Une fracture sur une autre »

C'est Manny Katz, le beau-frère des deux garçons, qui cherche les mots pour décrire ces heures d'agonie sur la plage. « Nous étions brisés, anéantis. C'était une fracture anormale. Une fracture sur une autre… D'un côté, où est D-ieu ? De l'autre, c'était comme si nous étions face à un ours, dans un état de détachement de l'âme, un moment hallucinatoire. » La violence de cette image dit tout ce que la langue peine à contenir.

Dans la maison du quartier de Ramat Shlomo, habituellement emplie des sons de la Torah, un silence inhabituel s'est installé depuis ces événements. Un silence lourd, mais habité. La douleur y côtoie quelque chose d'inattendu : une sérénité qui n'est pas résignation, mais conviction profonde.

Le père : donner un sens à l'insensé

Le rabbin Shlomo Spiegel, étudiant à la yeshiva Mir, est un homme qui vit dans la Torah. Face à la perte de ses deux fils, il n'a pas renoncé à chercher un sens. Il en a trouvé un, à sa manière, dans la durée même du drame. « Ici, pour une raison inconnue, le décret était formulé de telle sorte qu'il s'étendait sur une longue période. Jusqu'à sa mort, jusqu'à ce qu'on retrouve l'autre garçon nous avons eu dix jours de repentir. Apparemment, cette forme du décret, le Saint, béni soit-Il, voulait vraiment inclure tout le monde. »

Ces dix jours d'attente et d'angoisse collective, le rabbin les lit comme un don fait au peuple tout entier une invitation au recueillement, à la prière, à la solidarité. Et il conclut avec une formule qui résume toute la philosophie de sa maison : « Nous devons les remercier de leur vivant… et aussi après leur mort. Nous comprenons alors que tout vient du ciel. »

La mère : accepter ce qu'on ne comprend pas

La Rebbetzin Shoshana Spiegel est enseignante, figure respectée du monde éducatif de Jérusalem. Dans l'épreuve, elle se révèle d'une force tranquille, presque surnaturelle. Sa voix tremble, mais les mots sont assurés : « Ce que le Saint, béni soit-Il, a voulu, Il l'a fait, et nous acceptons sa volonté, bénie soit-Il, avec raison et amour, même si nous ne la comprenons pas. Nous savons que c'est pour notre bien et pour celui du peuple d'Israël. »

Elle tient ensuite à remercier chaleureusement tous ceux qui se sont mobilisés : « Merci au peuple d'Israël pour sa mobilisation exceptionnelle, tant dans ses recherches que par les dons spirituels qu'il nous a prodigués et qu'il continue de nous envoyer sans cesse. » Le flux de visiteurs ne s'est pas tari  rabbins, personnalités publiques, voisins  et chacun, dit-on, repart plus fort qu'il n'est arrivé.

La rencontre de deux deuils

Parmi ceux qui sont venus réconforter la famille, une présence a particulièrement marqué les esprits : la mère d'Asher et Yaakov Pelai, ces deux frères tués dans l'attentat au camion-bélier de Ramot. Deux mères endeuillées, deux histoires tragiques, une même ville. Cette rencontre silencieuse a valeur de symbole celui d'une Jérusalem qui porte ses deuils sans jamais s'y laisser engloutir.

Transformer la douleur en lumière

Plutôt que de se refermer sur leur peine, la famille Spiegel a choisi d'agir. Elle a décidé de financer l'écriture d'un rouleau de la Torah à la mémoire de Dovi et d'Avraham Yeshayahu. L'intention est claire : « transformer la douleur personnelle en lumière pour tous », perpétuer le souvenir des deux jeunes hommes à travers un acte sacré, vivant, porteur de sens pour les générations futures.

Ce choix dit beaucoup sur la façon dont cette famille traverse le deuil  non pas en se perdant dans la question du pourquoi, mais en répondant au vide par la création, par la foi, par le don.

Une leçon venue du fond de l'abîme

Il y a des familles dont le malheur nous enseigne quelque chose sur la condition humaine. Celle des Spiegel est de celles-là. Dans la maison de Ramat Shlomo, la Torah n'est pas seulement un texte étudié elle est une manière d'habiter la réalité la plus cruelle.
La foi n'y efface pas la souffrance ; elle lui donne un cadre, une dignité, un avenir.

Deux fils sont partis en une semaine. Un rouleau de la Torah sera écrit. Et dans ce geste-là, quelque chose résiste à la mort.

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Découverte en Israël : ce nourrisson néandertalien avait le corps d'un enfant deux fois plus âgé

Découverte en Israël : ce nourrisson néandertalien avait le corps d'un enfant deux fois plus âgé

Amud 7, l'enfant néandertalien qui réécrit l'histoire de l'enfance préhistorique

Il repose depuis plus de cinquante millénaires au fond d'une grotte du nord d'Israël, à quelques kilomètres seulement des rives occidentales de la mer de Galilée.
Et pourtant, ce nourrisson néandertalien mort en bas âge continue, encore aujourd'hui, de bouleverser notre compréhension de l'évolution humaine.
Une étude publiée dans la revue Current Biology révèle que les chercheurs ont examiné Amud 7, un squelette quasi complet d'un bébé néandertalien découvert dans la grotte d'Amud, dans le nord d'Israël, et datant d'environ 51 000 à 56 000 ans.
Ce que ces ossements ont à raconter dépasse largement ce que quiconque avait anticipé.

Une découverte israélienne au cœur de la préhistoire humaine

Le squelette fut mis au jour en 1992 dans la grotte d'Amud, située à environ quatre kilomètres du rivage occidental de la mer de Galilée, en Israël.

Le site, fouillé une première fois dans les années 1960 par une expédition de l'Université de Tokyo, puis de nouveau dans les années 1990 par une équipe israélo-américaine, livre depuis des décennies des restes humains d'une valeur archéologique exceptionnelle.

Ella Been, chercheuse principale à l'Ono Academic College en Israël, a précisé qu'Amud 7 constitue le squelette de nourrisson néandertalien le plus complet jamais découvert dans cette tranche d'âge.
Pas moins de 111 fragments osseux ont été récupérés sur le sol de la grotte, permettant aux chercheurs de réaliser une reconstruction numérique tridimensionnelle de l'enfant afin d'estimer sa taille, son poids et le volume de son cerveau. 

Le paradoxe de l'âge : quand les dents contredisent les os

C'est là que commence l'énigme. Les scientifiques ont déterminé l'âge du nourrisson principalement par l'analyse dentaire : les lignes de croissance microscopiques dans l'émail et le stade d'éruption des dents indiquent un âge d'environ 5,5 à 6 mois.
Seules les deux premières dents de lait inférieures avaient commencé à percer. Mais le reste du corps raconte une tout autre histoire. Les os longs du nourrisson correspondent à ceux d'un enfant humain moderne d'environ 12 à 14 mois, et son volume cérébral, autour de 880 centimètres cubes, s'inscrit dans la même fourchette.

Les chercheurs qualifient cette discordance de « paradoxe de l'âge » : jamais les indicateurs dentaires et squelettiques n'auraient dû diverger à ce point chez un être humain moderne.

Une morphologie néandertalienne inscrite dans les gènes dès la naissance

Ce décalage n'est pas un accident de croissance individuel. Il reflète quelque chose de bien plus profond : une stratégie développementale entièrement distincte, inscrite dans la biologie même de l'espèce. Ella Been explique : « Il existe des différences notables  des os robustes, un grand endocrâne, l'absence de menton, une clavicule très courbée, une inclinaison supérieure de l'épine scapulaire, une orientation inférieure de la cavité glénoïde, et un tibia relativement court. »
Et d'ajouter que le fait que ces différences apparaissent aussi tôt dans la vie indique que la morphologie néandertalienne est profondément ancrée dans leur biologie, et non façonnée par l'environnement ou le comportement.

L'analyse a révélé que le crâne aussi grandissait rapidement, suggérant que le cerveau se développait à un rythme accéléré parallèlement au corps.
C'est précisément ce point qui intrigue le plus les paléoanthropologues : non seulement le corps grandissait plus vite, mais le cerveau suivait ce rythme effréné, laissant entrevoir une trajectoire neurologique propre à l'espèce.

Une stratégie évolutive forgée par la rigueur de l'âge glaciaire

Pourquoi les néandertaliens auraient-ils évolué vers une croissance aussi rapide ?
La réponse se trouve probablement dans le monde impitoyable qu'ils habitaient.
Le paysage paléolithique était sans merci. Les néandertaliens enduraient des climats glaciaires brutaux et fluctuants à travers toute l'Eurasie.
Grandir plus vite, avec un corps plus grand et plus robuste, signifiait conserver la chaleur corporelle plus efficacement et atteindre l'autonomie physique plus tôt.
Dans un environnement où chaque saison pouvait se révéler mortelle, accélérer la maturation corporelle constituait un avantage de survie considérable.

Les chercheurs ont comparé Amud 7 avec deux autres nourrissons néandertaliens, Dederiyeh 1 de Syrie, âgé d'environ deux ans, et un enfant de trois ans découvert en France à Roc de Marsal, et ont observé les mêmes signes de croissance précoce accélérée.

Ce schéma répété sur plusieurs individus, dans des zones géographiques différentes, confirme qu'il ne s'agit pas d'un cas isolé mais d'une caractéristique systémique de l'espèce.

Un héritage génétique qui nous habite encore

Si la trajectoire de croissance des néandertaliens les distinguait radicalement de nous, leur histoire n'en reste pas moins intimement mêlée à la nôtre.
Les données génétiques attestent de multiples épisodes d'hybridation entre Homo neanderthalensis et Homo sapiens, dont le plus ancien jamais documenté remonte à 140 000 ans, révélé par des restes découverts dans la grotte de Skhul, également en Israël.

Ces rencontres répétées ont laissé des traces durables : une proportion significative du génome des humains non africains d'aujourd'hui est d'origine néandertalienne, influençant notamment certaines réponses immunitaires et des traits physiologiques hérités de ces cousins disparus.

Amud 7, ce tout petit être mort il y a plus de cinquante mille ans dans une grotte du nord d'Israël, nous rappelle avec une force singulière que l'humanité n'est pas une ligne droite, mais un entrelacement de trajectoires évolutives différentes, parfois divergentes, souvent complémentaires. Les néandertaliens n'étaient pas simplement des cousins lointains que l'histoire aurait effacés : ils furent des architectes à part entière de ce que nous sommes devenus.

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Le cessez-le-feu qui tue : le 26 avril, l'Iran perd son pétrole pour toujours

Le cessez-le-feu qui tue : le 26 avril, l'Iran perd son pétrole pour toujours

Iran sous blocus : le compte à rebours pétrolier qui change la donne. 26 avril , derrière le cessez-le-feu, le compte à rebours silencieux de la fin du pétrole iranien

Il y a ce que Trump annonce, et ce que Trump fait. Le 21 avril 2026, le président américain a déclaré prolonger le cessez-le-feu avec l'Iran, quelques heures avant l'expiration de la période de deux semaines initialement convenue. Geste de paix ? Pas tout à fait.
Car dans la même annonce, Trump a confirmé le maintien du blocus naval des ports iraniens.  Cessez-le-feu militaire, guerre économique intacte. La distinction est capitale. Pendant que les diplomates parlent, les réservoirs de pétrole se remplissent. Et le 26 avril approche.

Le 9e jour comme ligne rouge

Une donnée circule depuis quelques jours dans les cercles géopolitiques et financiers, relayée notamment par des analystes spécialisés dans le suivi des tankers : le blocus naval américain, entré en vigueur le 13 avril 2026, coûte à l'Iran 400 millions de dollars par jour de revenus perdus, et menace d'endommager de manière permanente ses puits de pétrole en cas de débordement si la situation n'est pas résolue avant le 26 avril.

Ce sont ces calculs qui fondent la thèse des "9 jours" : la date butoir est dans moins d'une semaine.

L'image publique qui circule sur  ce délai de neuf jours comme point de non-retour n'est donc pas une simple formule. Elle renvoie à une réalité technique et économique documentée : au-delà de ce seuil, les infrastructures pétrolières iraniennes pourraient subir des dommages structurels irréversibles.

 

Le 26 avril : une date, pas un symbole

Le blocus coûte à l'Iran 400 millions de dollars par jour de revenus perdus, et menace d'endommager ou de détruire définitivement ses puits de pétrole en cas de débordement si la situation n'est pas résolue avant le 26 avril.

Cette date n'est pas une échéance diplomatique. C'est une deadline géologique et industrielle. Passé ce seuil, même un accord signé le 27 avril ne restituera pas les milliards de barils définitivement piégés dans la roche. Le cessez-le-feu que Trump prolonge avec soin n'empêche pas les dommages  il les laisse s'accumuler silencieusement, à l'abri des caméras, au fond des puits.

Kharg Island : le cœur pétrolier de l'Iran face à l'asphyxie

L'île de Kharg, située à moins de 20 miles des côtes iraniennes, assure plus de 90 % des exportations pétrolières du pays. C'est là que se joue, concrètement, la survie économique du régime. Et c'est précisément là que Washington a choisi de frapper non par les armes, mais par l'étranglement logistique.

Le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent a déclaré que le stockage sur l'île de Kharg sera saturé dans les prochains jours, insistant sur le blocus naval américain des navires entrant et sortant des ports iraniens comme levier d'affaiblissement financier du régime de Téhéran.

Les chiffres techniques donnent la mesure de la contrainte.
L'île dispose de 55 réservoirs de stockage et de mélange de brut, avec une capacité combinée d'environ 34,25 millions de barils.
Le taux d'occupation oscille normalement entre 33 et 66 %, car les deux extrêmes nuisent aux opérations.
Lorsque ces réservoirs atteignent leur capacité maximale, il n'est plus possible d'extraire le pétrole des puits : le système se retourne contre lui-même, et les puits, soumis à une pression non évacuée, risquent d'être endommagés définitivement.

Bessent a résumé la stratégie en ces termes : "Dans les prochains jours, le stockage de l'île de Kharg sera saturé et les fragiles puits de pétrole iraniens seront condamnés à l'arrêt. Restreindre le commerce maritime de l'Iran vise directement les principales sources de revenus du régime."

Trump prolonge le cessez-le-feu, mais maintient le blocus

Le président Donald Trump a annoncé mardi qu'il prolongerait le cessez-le-feu avec l'Iran, quelques heures seulement avant l'expiration de la période de deux semaines initialement convenue.
Cette décision, prise à la demande du Pakistan médiateur des pourparlers de paix a de quoi surprendre. En apparence, c'est un geste de modération. En réalité, la prolongation du cessez-le-feu s'accompagne d'une condition explicite : le blocus naval, lui, reste en place.

Trump a précisé que la prolongation du cessez-le-feu s'accompagnait du maintien du blocus naval des ports iraniens.  Cette combinaison trêve militaire, mais guerre économique intacte est le cœur de la stratégie américaine. Elle permet à Washington de se présenter comme ouvert au dialogue tout en maintenant une pression maximale sur les capacités de financement du régime.

Trump a affirmé sa décision notamment en raison du fait que "le gouvernement iranien est sérieusement fracturé." Une fracture que le blocus pétrolier est précisément conçu à accentuer.

Un blocus qui isole l'Iran à l'est comme à l'ouest

Le blocus américain, mis en place le 13 avril 2026 à 10 heures (heure de Washington), s'applique uniquement aux navires à destination ou en provenance de l'Iran.
Mais ses effets se font sentir bien au-delà.

Bien que le blocus américain protège efficacement le couloir du Golfe arabique Kharg, Assaluyeh et autres portsdes renseignements multi-sources indiquent que la zone orientale de l'Iran, notamment le port de Chabahar à l'est du détroit, nécessite une attention accrue pour prévenir toute fuite d'exportation iranienne vers l'océan Indien.

Sur le plan diplomatique, l'ambassadeur d'Iran à l'ONU, Amir Saeid Iravani, a déclaré que la levée du blocus reste une condition préalable à la reprise des pourparlers de paix.
Téhéran est donc pris en étau : impossible de négocier sans que le blocus soit levé, impossible d'obtenir la levée du blocus sans négocier.

Une mécanique de pression calculée

La thèse qui se dessine, au croisement des déclarations officielles et des données techniques, est celle d'une stratégie américaine délibérément chronométrée. Prolonger le cessez-le-feu évite une escalade militaire ouverte — et les réactions internationales qui s'ensuivraient. Maintenir le blocus fait tourner le compteur économique. Et laisser approcher la date du 26 avril, ce fameux "9e jour", revient à exercer une pression maximale sans tirer un seul coup de feu supplémentaire.

Environ 80 % du pétrole transitant par le détroit d'Ormuz est destiné à l'Asie, avec la Chine, l'Inde et le Japon comme principaux importateurs de la région.  Ce sont eux aussi qui regardent le compteur tourner et qui ont intérêt à ce que Téhéran finisse par plier.

Le vrai enjeu n'est peut-être pas de savoir si l'Iran cédera avant le 26 avril. C'est de savoir si ses décideurs comprendront, avant ce délai, que la mécanique engagée par Washington ne laisse plus beaucoup de place à l'attente.

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Un journaliste juif fait ce que l'ONU n'ose pas : sauver huit femmes de la pendaison en Iran

Un journaliste juif fait ce que l'ONU n'ose pas : sauver huit femmes de la pendaison en Iran

Quand Trump prend la plume pour sauver des vies

Ce mardi 21 avril 2026, une séquence inhabituelle s'est jouée sur les réseaux sociaux.
Un journaliste juif américain publie un message d'alarme sur X.
Le président des États-Unis le lit.
Et quelques heures plus tard, le chef de la première puissance mondiale interpelle directement les dirigeants de Téhéran pour leur demander d'épargner huit femmes condamnées à la pendaison.

Un tweet qui remonte jusqu'à la Maison Blanche

Tout commence avec Eyal Yakoby, diplômé de Penn University et figure connue de la lutte contre l'antisémitisme sur les campus américains.
Sur X, il publie un message lapidaire accompagné de photos : « La République islamique s'apprête à pendre huit femmes. Pas un mot de la communauté internationale ni des organisations se réclamant des droits de l'homme. »
Le post fait le tour de la toile. Il atterrit sur le bureau de Donald Trump.

Le président américain n'a pas tardé à réagir. Sur Truth Social, il partage la publication de Yakoby et s'adresse directement aux négociateurs iraniens :
« Aux dirigeants iraniens, qui seront bientôt en négociations avec mes représentants : je vous serais très reconnaissant de libérer ces femmes. Je suis certain qu'ils respecteront ce geste de votre part. Ne leur faites pas de mal ! Ce serait un excellent point de départ pour nos négociations. » 

Le message est signé : « Président Donald J. Trump ». Un geste diplomatique brut, direct, sans protocole  dans le style qui lui est propre.

Des identités non confirmées, mais un contexte accablant

CBS News précise que les identités des huit femmes et leur situation exacte dans le système judiciaire iranien  particulièrement opaque n'ont pas pu être vérifiées de manière indépendante.

Les photos publiées par Yakoby circulent, mais aucune organisation de défense des droits humains n'a, à l'heure actuelle, confirmé formellement leur cas.

Ce flou ne doit pas occulter la réalité documentée qui se joue en Iran.
Des dizaines de personnes arrêtées lors des soulèvements de janvier 2026 ont été condamnées à mort à l'issue de procès expéditifs et inéquitables, sans accès à un avocat indépendant, sur la base d'aveux arrachés sous la torture, selon le Centre pour les droits de l'homme en Iran. 

Parmi les premières condamnées figure Bita Hemmati, présentée comme la première femme manifestante liée au soulèvement de 2026 à être formellement condamnée à mort, avec son mari Mohammadreza Majidi-Asl et deux voisins de leur immeuble à Téhéran.

Une machine à exécuter hors de contrôle

Pour comprendre l'urgence du message de Trump, il faut mesurer l'ampleur de ce qui se passe derrière les murs des prisons iraniennes. Les autorités iraniennes ont exécuté au moins 1 639 personnes en 2025, un record depuis 1989, selon un rapport conjoint des ONG Iran Human Rights et Ensemble contre la peine de mort une hausse de 68 % par rapport à 2024.

Au moins 48 femmes ont été pendues en 2025, le chiffre le plus élevé depuis plus de vingt ans, soit une augmentation de 55 % par rapport à l'année précédente.

Parmi elles, 21 avaient été accusées du meurtre de leur mari ou de leur fiancé des femmes qui vivaient, selon les organisations de défense des droits humains, dans des relations marquées par la violence et l'exploitation.

La tendance s'accélère encore en 2026. Iran Human Rights Monitor recense 656 exécutions dans les trois premiers mois de cette seule année  un chiffre que l'organisation juge probablement sous-estimé, l'Iran ayant été largement hors ligne en mars.

Le silence assourdissant de la « communauté internationale »

Ce qui frappe dans ce dossier, c'est précisément ce que Yakoby dénonçait dans son tweet originel : le silence. Pendant que l'Iran bat des records macabres d'exécutions, les grandes organisations internationales et les gouvernements occidentaux restent dans une discrétion troublante. C'est finalement un militant juif américain et un président imprévisible qui font irruption dans ce silence.

Selon des analystes d'Iran International, la séquence révèle aussi la stratégie de Téhéran, qui a « canonisé la tromperie comme instrument politique » les dirigeants iraniens sachant que tout geste de leur part, même symbolique, peut être présenté comme une concession diplomatique à exploiter.

Négociations sous tension

Le message de Trump s'inscrit dans un contexte géopolitique explosif. Les négociations américano-iraniennes doivent reprendre à Islamabad, au Pakistan, alors qu'expire l'ultimatum américain. Trump déclare penser que les États-Unis vont « conclure un grand accord » avec l'Iran, estimant que Téhéran « n'a pas le choix » après la destruction de sa marine, de son armée de l'air et d'une partie de ses infrastructures nucléaires.

Dans ce contexte de haute tension, le sort de huit femmes dont on ne connaît pas encore les noms avec certitude devient soudainement une variable dans l'équation diplomatique la plus explosive de l'année. Trump a fait d'une cause humanitaire un levier de négociation. Reste à savoir si Téhéran entendra l'appel ou si ces femmes paieront, dans l'indifférence, le prix d'un régime qui continue de pendre en silence.

 

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Iran–États-Unis : comment Trump a laissé Téhéran retourner la crise à son avantage

Iran–États-Unis : comment Trump a laissé Téhéran retourner la crise à son avantage

Trump face à l'Iran : l'humiliation d'une superpuissance

L'ultimatum américain expire. Et l'Iran sort de la crise diplomatique la tête haute, pendant que Washington s'interroge encore sur ses propres décisions.
C'est l'analyse sans concession que livre Yoni Ben-Menachem, l'un des orientalistes les plus respectés d'Israël, dans une interview accordée ce mardi à Tal Meir.
Son verdict est cinglant : Donald Trump a commis deux erreurs stratégiques majeures qui ont conduit la puissance la plus puissante du monde à s'humilier devant Téhéran.

La première erreur : laisser Ormuz ouvert par inaction

Tout commence avec le détroit d'Ormuz, verrou maritime par lequel transite une part considérable du pétrole mondial. Dès les premiers jours du conflit, Trump disposait d'une fenêtre d'action décisive : empêcher sa fermeture, neutraliser cette arme économique avant qu'elle ne devienne un levier de pression. Il ne l'a pas saisie.

« Il n'a pas évalué suffisamment les conséquences de la fermeture du détroit d'Ormuz, et n'a pas agi immédiatement pour l'empêcher », explique Ben-Menachem. Cette passivité initiale a offert à l'Iran un atout qu'il n'aurait jamais dû avoir : la capacité de menacer les flux énergétiques mondiaux depuis une position de force, contraignant Washington à la prudence plutôt qu'à la détermination.

La deuxième erreur : choisir la table des négociations plutôt que les frappes

La seconde faute est plus profonde encore. Au lieu de frapper les installations stratégiques iraniennes les infrastructures énergétiques, industrielles et militaires qui constituent l'épine dorsale du régimeTrump a opté pour la voie diplomatique. Un choix qui, aux yeux de Ben-Menachem, relève de l'illusion dangereuse.

Car Téhéran ne négocie pas pour trouver un accord. Téhéran négocie pour gagner du temps. « Chaque document qu'ils signent avec eux est un mensonge et une tromperie », tranche l'orientaliste.
« Même si un nouvel accord nucléaire est signé, ils tromperont et mentiront, comme ils le font depuis des décennies. »
L'histoire récente lui donne raison : l'accord de 2015, puis sa lente torpille par Téhéran, suivie de la relance du programme nucléaire, illustrent parfaitement cette mécanique de la dissimulation érigée en doctrine d'État.

La farce diplomatique : un vice-président qui attend une réponse de ses adversaires

Mais au-delà des erreurs tactiques, c'est la scène diplomatique elle-même qui révèle l'ampleur du recul américain. Ben-Menachem pointe une situation proprement inouïe : le vice-président des États-Unis ne sait pas s'il doit se rendre au Pakistan et attend, pour le savoir, une réponse… des Iraniens.

« Les Iraniens le ridiculisent, l'humilient », dit-il. Il est effectivement difficile de concevoir une image plus éloquente de la décrépitude d'une posture de puissance : le numéro deux de l'administration américaine suspendu au bon vouloir du régime des mollahs pour planifier ses déplacements. Ce n'est plus de la diplomatie. C'est une abdication.

Le cessez-le-feu comme couverture pour se réarmer

Pendant que Washington s'enlise dans des rounds de négociations sans lendemain, l'Iran fait ce qu'il a toujours su faire : utiliser les trêves pour se reconstruire. Ben-Menachem est formel sur ce point. « Ils déplacent les missiles balistiques récupérés intacts dans les décombres. Les drones sont mis en lieu sûr. Ils se préparent à une nouvelle offensive et restaurent ce qu'ils peuvent durant ce cessez-le-feu. »

Le tableau est limpide : pendant que les diplomates échangent des mémorandums, les ingénieurs iraniens remettent en état les systèmes de missiles, déplacent les équipements survivants, consolident ce qui peut encore l'être. Le cessez-le-feu n'est pas une pause dans la confrontation c'est une fenêtre opérationnelle offerte gratuitement à l'adversaire.

La métaphore qui dit tout : « Ils lui construisent une école »

Le titre de l'interview  « Ils lui construisent une école » résonne comme une boutade amère. L'image renvoie à une vieille sagesse du Moyen-Orient : quand on veut endormir quelqu'un, on lui offre quelque chose qui ressemble à un cadeau. L'Iran, expert en manipulation rhétorique, a offert à Trump l'apparence d'une victoire diplomatique. Des pourparlers. Des rencontres. Des déclarations de bonne volonté. Et pendant ce temps, les centrifugeuses tournent, les missiles sont déplacés, les drones comptabilisés.

Trump voulait un grand deal. Il est en train d'obtenir une grande école construite par ceux qu'il croyait avoir mis à genoux.

Un avertissement qui dépasse Trump

L'analyse de Ben-Menachem dépasse la seule personne de Donald Trump. Elle interroge la capacité des démocraties occidentales à tenir une posture de fermeté face à des régimes qui ont fait de la patience stratégique leur arme principale. L'Iran joue sur un temps long que les démocraties, soumises aux cycles électoraux et à l'opinion publique, peinent à soutenir.

La question n'est plus de savoir si Washington a fait des erreurs. Elle est de savoir si, une fois l'ultimatum expiré, quelqu'un à Washington en tirera les conséquences avant que Téhéran n'ait fini de reconstruire ce que les frappes avaient détruit.

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DOSSIER D'ALERTE : La prostitution des enfants en Israël — Réalité, chiffres et témoignages

DOSSIER D'ALERTE : La prostitution des enfants en Israël — Réalité, chiffres et témoignages

DOSSIER D'ALERTE : La prostitution des enfants en Israël — Réalité, chiffres et témoignages

Sources : Ynet, Israel Hayom, Walla, N12, Maariv, Knesset — 2024-2025

Des incidents récents qui ont déclenché l'alerte

Incident 1 — Le chauffeur de bus (Jérusalem, 2025)

Un chauffeur de bus de 29 ans, habitant de Jérusalem-Est, arabe, a été arrêté pour avoir amené des mineurs à se prostituer.
Les actes se déroulaient à l'intérieur même du bus, dans la zone de la gare centrale.
Les mineurs impliqués avaient environ 14 et 16 ans et offraient des services sexuels occasionnels contre de l'argent. Le suspect a comparu devant le tribunal de paix de Jérusalem dans le cadre d'une demande de prolongation de détention.

Incident 2 — La femme étrangère et les jeunes filles (2025)

Une femme étrangère a abordé des jeunes filles qui attendaient à l'entrée d'un cours extrascolaire. Elle leur a posé des questions personnelles et les a photographiées. Selon l'une des fillettes, elle l'a touchée et a soulevé son t-shirt. Une mère présente a soupçonné quelque chose, a questionné les filles et contraint la femme à partir. La police a été alertée la suspecte a été arrêtée et relâchée sous conditions restrictives.

Incident 3 — Pédo-criminalité en ligne, nord d'Israël (avril 2025)
Un suspect nommé Eliezer Vaknin, habitant de Hatzor HaGlilit, a été arrêté après une enquête sous couverture. Les enquêteurs ont découvert des soupçons d'abus sexuels graves et répétés commis contre une mineure dans la région nord du pays.
La police a lancé un appel public : "Toute personne ayant connaissance d'autres cas impliquant ce suspect est priée de déposer plainte dans n'importe quel poste de police du pays." Maariv

Incident 4 — Réseau de traite de femmes, Tel Aviv (novembre 2024)
À l'issue d'une enquête secrète menée avec l'unité Yahalom de l'Autorité fiscale, des dizaines de suspects ont été arrêtés dont dix membres d'une même famille pour implication dans un réseau de traite de femmes venues d'Europe de l'Est à des fins de prostitution.
Le réseau utilisait des dizaines de sites Internet pour recruter et gérer les femmes.
Les sommes détournées sont estimées à des dizaines de millions de shekels, blanchis via l'achat de voitures de luxe et de biens immobiliers.

Incident 5 — Infractions sexuelles graves, Holon (décembre 2025) Le tribunal de district de Tel Aviv a condamné Aviad Grossi, 32 ans, à 22 ans de prison pour avoir commis pendant 9 ans des viols et des actes indécents sur 9 mineurs membres de sa famille.
Le tribunal a écrit dans son jugement : "La violence contre des mineurs constitue une exploitation cruelle de leur âge, de leur incapacité à s'opposer et de leur incompréhension totale de ce qui se passe à leur corps."

Le Profil des enfants victimes en Israël

C'est l'un des points les plus importants pour alerter les parents, car contrairement aux idées reçues, aucun milieu n'est épargné.

Le phénomène touche toutes les communautés sans exception : juifs et arabes, laïques et religieux, nouveaux immigrants, mineurs sans statut légal, réfugiés et demandeurs d'asile, et membres de la communauté LGBT.

Entre 20 % et 25 % des mineurs impliqués dans l'exploitation sexuelle commerciale sont des garçons. Environ 10 % de tous les jeunes dans la prostitution sont des personnes sans statut légal en Israël réfugiés ou enfants palestiniens. Maariv

L'âge moyen d'entrée dans l'exploitation descend régulièrement : il se situe aujourd'hui entre 13 et 14 ans, mais des mineurs de 11 et 12 ans ont déjà été arrêtés en tant que victimes. Des cas d'exploitation sexuelle virtuelle depuis le domicile  via webcam et paiement par carte bancaire ont également été documentés par les professionnels du secteur. Maariv

Selon le rapport annuel 2025 de l'association des centres d'aide aux victimes d'agression sexuelle : 28 % des signalements concernent des abus survenus avant l'âge de 12 ans, et 30 % entre 13 et 18 ans. Fait alarmant : 71 % des abus sur les enfants de moins de 12 ans sont commis par un membre de la famille.
En 2024, seulement 10 % des victimes ont choisi de porter plainte à la police. Israel Hayom

Les chiffres officiels : une réalité alarmante

La prostitution des mineurs en Israël en 2025

Environ 14 000 femmes et hommes se trouvent aujourd'hui dans le milieu de la prostitution en Israël, dont environ 3 000 mineurs et mineures et les chiffres ne font qu'augmenter, selon les données du Quartier général de lutte contre la traite des femmes et la prostitution, révélées lors d'une audition à la commission de sécurité nationale de la Knesset. Israel Hayom

Un rapport du Quartier général de lutte contre la traite des femmes et la prostitution révèle que parmi les personnes se prostituant en Israël, 95 % sont des femmes, et 62 % d'entre elles sont mères d'enfants. Israel Hayom

Selon ce même rapport, l'âge moyen d'entrée dans la prostitution est de 12 ans.

Ce que dit l'enquête de Ynet et Yedioth Ahronoth

Selon le ministère du Bien-être, dans chaque école en Israël, il y aurait en moyenne au moins cinq mineures et deux mineurs exposés au risque de se retrouver dans le circuit de la prostitution.

Concernant l'application de la loi : en 2021, la police distribuait des centaines d'amendes par mois contre les consommateurs de prostitution. Depuis 2023, ce chiffre est tombé à quelques amendes par mois, et en 2024, seulement 173 amendes ont été distribuées pour toute l'année.

Les enfants disparus en Israël

Depuis la création de l'État en 1948 jusqu'en 2024, environ 600 personnes demeurent portées disparues dans des dossiers non résolus, dont 57 étaient des mineurs au moment de leur disparition. Au total, depuis la fondation de l'État, 92 169 dossiers de disparitions ont été enregistrés.

Chaque année, entre 4 000 et 5 000 dossiers de disparition sont ouverts à la police. Dans la grande majorité des cas, il s'agit de disparitions de courte durée, les personnes étant retrouvées en quelques heures ou jours.

Une tendance alarmante : au premier trimestre 2025, 332 enfants ont déjà été signalés disparus  ce qui, si ce rythme se maintient, conduirait à plus de 1 328 enfants disparus cette année, soit une hausse de 20 % par rapport à 2024 et 34 % par rapport à 2023.

Témoignages et voix d'alerte

La députée Katy Shitrit a ouvert une audition à la commission des droits de l'enfant de la Knesset en 2025 par ces mots : "Dans l'État d'Israël de 2025, il y a des enfants qui sont contraints de vendre leur corps pour survivre."

Yelena Divaine, co-fondatrice de l'organisation "Voix des survivantes de la prostitution en Israël", a témoigné : "Avant même mes 10 ans, j'ai reçu des propositions d'hommes adultes, et elles n'ont fait qu'empirer." Elle a pointé du doigt le risque qui guette même les enfants issus de familles ordinaires, qui reçoivent des propositions sur des plateformes numériques comme OnlyFans, "sugar daddy", et des chats suspects sur les réseaux sociaux. Keif

 "Je suis entrée dans le continuum de la prostitution à l'âge de 10 ans, j'ai travaillé dans la plupart des clubs de strip-tease de Tel Aviv jusqu'à ce que je m'en sorte." X

"Personne ne m'a cru assez pour que je puisse faire face à ces pédophiles qui m'ont dit à mes 10 ans : 'Tu viens d'une famille brisée, tu es une pauvre enfant, au moins tu peux gagner de l'argent.'" Elle précise avoir subi des abus sexuels, de l'inceste, de la négligence parentale et des violences et que c'est ce qui l'a conduite à travailler dans des clubs de strip-tease pendant quatre ans et demi.

Les responsables du Quartier général de lutte contre la traite des femmes ont averti que l'application de la loi contre les consommateurs de prostitution de mineurs est quasi inexistante, et que depuis son adoption, seules quelques dizaines d'actes d'accusation ont été présentés.

La menace numérique : le nouveau terrain de chasse

En mai 2025, des centaines de plaintes ont été transmises à l'unité nationale de protection des enfants sur Internet (Lahav 433) concernant des pages de "shaming" sexuel de mineurs sur Instagram et TikTok, qui publiaient des photos et vidéos de jeunes dans des situations intimes, y compris des textes diffamants révélant leur identité réelle.

La loi contre la consommation de prostitution "s'applique au monde physique et non à Internet", expliquent les experts elle ne couvre pas le continuum numérique de la prostitution, et l'application en ligne est quasiment absente.

Des centaines de sites israéliens publient ouvertement des services sexuels avec photos, lieux et numéros de téléphone, presque sans aucune application de la loi.
Entre 2021 et 2024, seulement 16 sites ont été bloqués par les autorités. Israel Hayom

En 2024, 667 actes d'accusation ont été présentés pour infractions sexuelles mais seulement 10 % des victimes ont porté plainte. Cela signifie que la réalité est très probablement 10 fois supérieure aux chiffres judiciaires. Israel Hayom

La guerre aggrave la situation : Les experts du Conseil national pour la protection de l'enfance avertissent que la tendance à la hausse des disparitions d'enfants  +34 % par rapport à 2023  est probablement liée aux séquelles psychologiques de la guerre, augmentant les états de détresse et la vulnérabilité. Walla

 Le cadre légal et ses lacunes

La loi d'interdiction de consommation de la prostitution, adoptée comme mesure provisoire il y a cinq ans, était sur le point d'expirer en juillet 2025. Elle devait être soumise à un vote pour devenir une loi permanente inscrite dans le droit israélien.

En droit pénal israélien, le proxénétisme et le recrutement à la prostitution commis contre des mineurs sont punis de 7 ans de prison  peine plus sévère que pour les adultes.

 Ce que les parents doivent savoir : signaux d'alerte

Sur la base des rapports des travailleurs sociaux et des organisations de terrain en Israël, voici les facteurs de risque identifiés :

  • Recrutement dans des espaces publics : gares, abords d'écoles, entrées de cours parascolaires
  • Approche sur les réseaux sociaux : Instagram, TikTok, Telegram, applications de rencontres
  • Propositions de "sponsors" ou de cadeaux contre des faveurs
  • Isolement progressif de l'enfant de sa famille et de ses amis
  • Changements soudains de comportement, nouveaux téléphones ou objets de valeur inexpliqués
  • Absences scolaires répétées sans justification

📞 Où signaler / À qui s'adresser

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Service Contact
Police 100
Aide sociale à l'enfance (משרד הרווחה) 118
Ligne nationale contre la violence et les abus 1201
Lahav 433 – Crimes sur Internet Via le site de la police
Quartier général de lutte contre la traite tfht.org

Hôpital Hadassah : Matan Shaul se déguisait en médecin pour abuser sexuellement des patients

Hôpital Hadassah : Matan Shaul se déguisait en médecin pour abuser sexuellement des patients

Un imposteur dans les couloirs de l'hôpital

Dans la nuit du 24 décembre 2025, à 1h45 du matin, un jeune homme de 22 ans pénètre dans l'hôpital Hadassah Ein Kerem de Jérusalem. Il porte une chemise bleu-vert et un pantalon blanc  les couleurs du personnel soignant. Il s'appelle Matan Shaul. Il n'est ni médecin, ni infirmier. Il est là pour abuser de la confiance absolue que les patients accordent, dans leur vulnérabilité, à ceux qui les soignent.

Un déguisement soigneusement préparé

Dès son entrée dans le service des urgences pédiatriques, Shaul enfile un masque chirurgical et des gants, s'empare d'une chemise à pince et de feuilles sur le comptoir des infirmières. L'équipement est minimal, mais suffisant : dans un hôpital, la posture fait tout.
Il déambule pendant de longues minutes dans les couloirs, écarte les rideaux des chambres, se présente comme un soignant à ceux qui l'interpellent. La mise en scène est rodée, le sang-froid déconcertant.

Le tribunal de paix de Jérusalem vient de le déclarer coupable d'attentat à la pudeur par consentement obtenu par tromperie et de tentative d'attentat à la pudeur, dans le cadre d'un accord de plaider-coupable. Sa condamnation repose sur ses propres aveux.

Un adolescent de 15 ans pris pour cible

Vers 2 heures du matin, Shaul pénètre dans le service de chirurgie cardiothoracique et de neurochirurgie. Il entre dans la chambre d'un garçon de 15 ans, hospitalisé après une intervention médicale. Le père de l'enfant dort à son chevet. Shaul s'approche du jeune patient, lui demande pourquoi il est éveillé, puis lui annonce, d'une voix assurée, qu'il doit lui faire subir un "examen intime". Il lui propose de le pratiquer dans le lit ou aux toilettes. L'adolescent, convaincu d'avoir affaire à un médecin, choisit les toilettes.

En chemin, la poche de perfusion se décroche et le garçon commence à saigner de la main. Shaul ne s'arrête pas. Une fois la porte des toilettes fermée, il ordonne à l'enfant de se coller contre le mur, lui dit qu'il doit "produire du sperme", lui saisit les testicules et frotte son sexe pendant plusieurs minutes. Lorsqu'il voit le sang s'accumuler sur le sol, il prend peur, quitte les toilettes en prétextant aller chercher du personnel pour réparer la perfusion  et va jusqu'à se présenter au comptoir des infirmières comme le cousin du garçon pour demander de l'aide. Il revient ensuite à la chambre tenter une "seconde vérification", mais le père, réveillé, refuse. Shaul s'enfuit.

D'autres victimes dans la même nuit

Il ne s'arrête pas là. Plus tard dans la nuit, il s'approche d'un homme endormi dans le service des urgences, soulève la couverture qui le couvrait et tente de l'éveiller pour l'emmener aux toilettes sans succès. Il se tourne ensuite vers un autre homme présent aux urgences, l'entraîne dans une pièce annexe et, sous couvert d'un prétendu examen médical, lui demande de se déshabiller et touche ses parties génitales par-dessus ses vêtements.

L'exploitation d'une confiance sacrée

L'affaire a été instruite par les avocates Bracha Ben Adret-Zarchia et Hadar Rubinstein du parquet du district de Jérusalem. Dans leurs conclusions, les procureurs ont insisté sur la nature particulièrement grave des faits : Shaul a délibérément et méthodiquement exploité la confiance que les patients accordent instinctivement au personnel médical.
Dans un environnement hospitalier, cette confiance est totale et souvent inconditionnelle un patient alité en pleine nuit, affaibli, ne remet pas en question l'autorité de celui qui se présente en blouse. C'est précisément cette faille, humaine et structurelle à la fois, que l'accusé a instrumentalisée.

Un fait divers qui pose des questions systémiques

Au-delà de l'acte criminel individuel, cette affaire révèle une réalité inconfortable : comment un inconnu peut-il circuler librement pendant des heures dans les couloirs d'un grand hôpital universitaire, de nuit, sans être identifié ni interpellé ?
Les hôpitaux sont des espaces ouverts, traversés en permanence par des dizaines de personnes en tenue médicale. Cette porosité, inhérente à leur fonctionnement, constitue une faille que des individus malintentionnés peuvent exploiter avec une facilité troublante.

Le tribunal de paix de Jérusalem vient de le déclarer coupable d'attentat à la pudeur par consentement obtenu par tromperie et de tentative d'attentat à la pudeur, dans le cadre d'un accord de plaider-coupable. Sa condamnation repose sur ses propres aveux.

Matan Shaul sera condamné à une peine dont les modalités seront fixées prochainement. Il a 22 ans. Ses victimes, elles, devront vivre longtemps avec ce qui s'est passé cette nuit-là dans les couloirs censés être les plus sûrs qui soient — ceux d'un lieu de soin.

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Trump légalise les psychédéliques contre le stress post-traumatique — Israël dit oui, mais

Trump légalise les psychédéliques contre le stress post-traumatique — Israël dit oui, mais

Trump signe, Rogan pousse : les psychédéliques à la conquête de la médecine psychiatrique

Un décret présidentiel, une poignée de SMS entre Joe Rogan et Donald Trump, et soudain le destin de substances interdites depuis des décennies bascule.

Le 18 avril 2026, depuis le Bureau ovale, Trump a officiellement ordonné l'accélération des recherches et des autorisations de mise sur le marché pour les thérapies psychédéliques. Ibogaïne, psilocybine, LSD, MDMA ces molécules longtemps classées parmi les drogues les plus dangereuses sont désormais au cœur d'une ambition médicale colossale. Révolution thérapeutique ou pari risqué ? La communauté scientifique, elle, reste partagée.

Quand Joe Rogan dicte la politique de santé

L'histoire a de quoi faire sourire, ou inquiéter selon le camp où l'on se trouve. Le célèbre podcasteur Joe Rogan, ardent défenseur de l'ibogaïne comme traitement pour les vétérans souffrant de stress post-traumatique, a envoyé un simple message à Trump.
La réponse fut lapidaire : "Ça me semble bien, tu veux une approbation FDA ? Allons-y." Trump lui-même a confirmé l'anecdote, ajoutant avec une légèreté qui a fait tiquer les psychiatres :
"Je peux en avoir un peu ? S'il vous plaît ? Je n'ai pas le temps d'être déprimé."

Au-delà de l'anecdote, le décret est concret et lourd de conséquences. Il prévoit l'allocation de 50 millions de dollars pour la recherche via le programme ARPA-H, à condition que les États américains abondent à parts égales, en se concentrant principalement sur l'ibogaïne.
Le directeur de la FDA, le Dr Marty Makary, a affiché une ambition fracassante : dans ce nouveau cadre, les médicaments pourront recevoir une autorisation en quelques semaines, et non plus en un an ou davantage.

Un contexte de crise profonde

Derrière l'agitation médiatique, il y a une réalité dramatique. Plus de 14 millions d'Américains adultes souffrent de maladies mentales graves. Les vétérans militaires présentent un taux de suicide deux fois supérieur à celui de la population générale, avec plus de 6 000 cas par an depuis plus de vingt ans consécutifs.

C'est précisément pour cette population que l'ibogaïne, extraite d'une plante africaine, suscite le plus d'espoir et que le secrétaire à la Santé Robert F. Kennedy Jr. a jugé "préoccupant" que des milliers de vétérans soient contraints de voyager à l'étranger pour y accéder.

Le décret ouvre également la voie au réexamen du statut légal de ces substances, actuellement classées en "Schedule I" la catégorie la plus restrictive, réservée aux drogues sans usage médical reconnu et à fort potentiel d'abus. Le ministère de la Justice et la DEA devront envisager une reclassification pour les molécules qui réussissent des essais cliniques avancés.

Ce que la science dit vraiment

La psilocybine le principe actif des "champignons hallucinogènes" a démontré un réel potentiel contre la dépression résistante aux traitements.
La FDA l'a d'ailleurs déjà qualifiée de "thérapie révolutionnaire". Stanford, Harvard et Johns Hopkins mènent des recherches actives sur ces traitements.
En 2025, le Texas a lancé un consortium dédié à l'ibogaïne.

Le LSD fait l'objet d'études dans le traitement de l'anxiété. Les données existent, et elles sont encourageantes dans certains contextes.

Mais le tableau est loin d'être uniformément lumineux. La demande d'autorisation pour la MDMA a été rejetée il y a deux ans en raison de lacunes méthodologiques dans les études, notamment la difficulté à distinguer l'effet du médicament de celui de la psychothérapie associée.

Quant à l'ibogaïne, le risque est encore plus élevé : la molécule est associée à des arythmies cardiaques potentiellement mortelles et à des décès documentés.

Le Pr Oliver Howes, président du comité de psychopharmacologie du Collège royal de psychiatrie britannique, a résumé la situation avec précision : il existe une quantité considérable d'activité et les essais sont prometteurs, mais la complexité est tout aussi immense  ce qui impose une science rigoureuse et prudente. Il soulève par ailleurs un problème méthodologique majeur : les participants aux essais savent généralement s'ils ont reçu la vraie substance, ce qui soulève la question de l'effet placebo.

Les psychiatres tirent la sonnette d'alarme

Le Dr Oren Tene, chef du département psychiatrique de l'hôpital Ichilov à Tel Aviv et directeur de l'Institut Mentalics, reconnaît que l'interdiction généralisée des substances psychoactives pendant des décennies était une erreur mais il met en garde contre l'excès inverse.

"La médecine devrait être moins une affaire de mode, et davantage une affaire de science fondée sur des preuves", dit-il.
Des patients peuvent réagir de manière imprévisible, avec une aggravation de l'anxiété, des fluctuations brutales de l'humeur, voire des épisodes psychotiques.
Des études documentent déjà des événements psychiatriques significatifs, y compris des pensées suicidaires et des comportements d'automutilation à des taux accrus.

Ce qui rend la situation encore plus délicate, c'est le décalage temporel de ces effets indésirables : ils n'apparaissent pas nécessairement au cours du traitement, mais des semaines ou des mois après.
Une approbation en quelques semaines ne permet tout simplement pas d'identifier qui est exposé à quel risque sur la durée.

Le Dr Tene insiste également sur un point souvent occulté dans le débat public : ces substances ne sont pas des traitements en elles-mêmes, mais des composantes d'un processus thérapeutique complexe exigeant une préparation rigoureuse, un accompagnement intensif et un travail d'intégration psychologique après chaque séance. Sans ce cadre, le danger augmente considérablement.

L'Europe avance, mais prudemment

Le Vieux Continent observe avec intérêt mais sans précipitation. Le premier essai clinique financé par l'Union européenne sur la psilocybine a déjà démarré.
La République tchèque est devenue le premier pays européen à inscrire dans sa législation un traitement psychédélique encadré.
L'Allemagne a lancé des programmes d'accès compassionnel pour les patients en situation grave.

Mais une autorisation large et rapide n'est pas à l'ordre du jour en Europe, où les experts recommandent unanimement que ces substances ne soient administrées que dans un cadre psychiatrique strict, sous supervision médicale et avec une équipe pluridisciplinaire.

La vraie question en suspens

Au fond, la tension qui traverse ce débat est ancienne : jusqu'où peut-on accélérer la science sans compromettre la sécurité des patients ? Le décret de Trump fournit une impulsion politique et budgétaire, mais les défis psychiatriques nécessité d'une psychothérapie étroite et d'un suivi rigoureux ne disparaissent pas par décret.

 La vraie question que se pose désormais la communauté médicale est de savoir si la FDA saura résister à la pression politique sans sacrifier les standards scientifiques qui protègent les patients.

"En médecine, on avance par les preuves, pas par l'enthousiasme", conclut le Dr Tene. Une mise en garde qui vaut, peut-être, autant pour Washington que pour le reste du monde.