Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 22 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

Les muletiers de Sion : comment des Juifs ont pris les armes et changé le destin d’Israël de Michel Levine

Les muletiers de Sion : comment des Juifs ont pris les armes et changé le destin d’Israël de Michel Levine

« DES HOMMES ET DES MULETS » Michel Levine

Décembre 1914 : expulsions des Juifs de la Palestine et exil vers l’Égypte

En décembre 1914, alors que débute la première guerre mondiale, l’empire ottoman, allié des puissances centrales (Allemagne, Autriche-Hongrie, Bulgarie) décide d’expulser de sa colonie de Palestine les ressortissants des pays ennemis appartenant à l’Entente ((Russie, France, Grande-Bretagne) dont des milliers de Juifs qui qui quittent le pays pour trouver refuge dans l’Égypte voisine sous protectorat britannique.

Parmi eux, un nommé Josef Trumpeldor. Ce colosse né dans le Caucase il y a 35 ans a déjà roulé sa bosse : Après avoir glorieusement combattu le Japon dans l’armée russe, il est revenu d’Orient amputé du bras gauche. Ces hauts fait militaires lui ont alors valu d’être décoré de la croix d’or de Saint-George et d’être admis au grade d’officier, fait rarissime pour un Juif. Rendu à la vie civile, après avoir obtenu son diplôme de dentiste et entrepris quelques études universitaires, il a finalement décidé en 1912 de quitter l’empire tsariste en pleine agitation révolutionnaire pour venir mener une vie enfin paisible en Galilée, dans un kibboutz du nom de Dagania. Et le voilà maintenant parmi les « personnes déplacées », parquées dans un camp près d’Alexandrie…

La rencontre avec Vladimir (Zeev) Jabotinsky et l’idée d’un engagement armé

C’est en ces lieux qu’il rencontre Vladimir (Zeev) Jabotinsky, venu faire un reportage dans le camp pour le compte d’un journal russe. Ce petit homme au regard passionné derrière d’épaisses lunettes rondes jouit alors d’une certaine notoriété.
Journaliste et poète réputé, traducteur en russe de Baudelaire et de Poe, il sillonne depuis des années les capitales européennes pour diffuser une conception du sionisme jugée alors très nouvelle, selon laquelle cet État rêvé par Théodor Herzl ne pourra voir le jour que si les Juifs cessent de lier leur sort à des nations qui les méprisent et les asservissent depuis des siècles. Ils se doivent de créer leur propre armée pour créer leur propre nation.

Or, dans ce camp égyptien, affirme Jabotinsky, une occasion historique est en train de se présenter. Ses coreligionnaires doivent la saisir en participant, les armes à la main, aux combats que mène actuellement par le Royaume-Uni pour libérer la Palestine du joug ottoman. Nul doute que sa victoire acquise, l’allié britannique manifestera sa reconnaissance en soutenant la cause sioniste.

Oppositions au projet révisionniste au sein du monde juif

Cet ambitieux projet, dit « révisionniste », est loin d’être approuvé par l’ensemble de la Diaspora. Autant de Juifs, autant de synagogues… Certes, la tendance droitière du mouvement sioniste le considère avec sympathie, car il obéit au concept du Hadar (dignité et honneur) mais d’autres courants craignent que cet engagement ouvert aux côtés des Alliés ne nuise aux citoyens juifs résidant dans les Empires centraux.

Ce reproche s’adresse également aux partisans de Ben Gourion qui, s’ils ont également opté pour la lutte armée, ont décidé eux de s’allier à l’Empire ottoman Le sioniste messianique, pour sa part, affirme que la création d’un État en Palestine ne saurait être obtenue que par intervention divine.

Bien sûr, le Bund (le parti socialiste juif) qui refuse toute légitimité à la thèse sioniste, y est résolument hostile. D’autres mouvements du sionisme de gauche, enfin, affirment que la conception de Jabotinsky trahit la pensée du fondateur Théodor Herzl, selon laquelle le futur État ne devrait en aucun cas posséder d’armée.

L’adhésion de Trumpeldor et la formation d’un comité de soutien

Pour sa part, le soldat Trumpeldor est séduit par le projet de Jabotinsky. A ses yeux, non seulement cet engagement armé offrira au monde l’image de Juifs combattant les armes à la main, mais Fatal engagement qu’ils sont déjà en train de le payer très cher, car le mouvement des « Jeunes Turcs » non seulement a repoussé leur demande d’alliance mais a organisé la déportation massive de quantité d’entre eux en Anatolie et en Égypte et permettre certainement la naissance, dans un avenir proche, de cette patrie tant rêvée.

Des volontaires du camp également acquis à cette cause prennent contacts avec des personnalités juives d’Alexandrie et les gagnent à leur cause. Ainsi se constitue un comité de soutien destiné à obtenir l’accord des autorités britanniques

15 mars 1915 : l’entrevue avec le général Maxwell

Le 15 mars 1915, au Caire, le général Maxwell, chef des forces britanniques en Égypte, reçoit Jabotinsky et Trumpeldor accompagnés de représentant du comité de soutien.
Le général va-t-il accepter leur demande d’accueillir une unité juive au sein de l’armée britannique ? Leur projet, ils le savent, a suscité beaucoup de réactions dans la région quand la rumeur s’en est répandue. Les souverains arabes ont fait savoir qu’ils y étaient violemment hostiles, tandis que le consul russe à Alexandrie proposait que si des Juifs de son pays voulaient vraiment prendre les armes, ils n’avaient qu’à s’engager dans l’armée tsariste…

Le général Maxwell , après avoir consulté son gouvernement et le War Office, fait part de sa proposition : comme les forces britanniques rencontrent actuellement des difficultés dans leur affrontement avec les Turcs dans les Dardanelles, elles auraient grand besoin d’approvisionnements en vivres et en munitions dans cette région. Aussi propose-t-il que les volontaires constituent une unité… de muletiers.

Silence pesant. La délégation demande un temps de réflexion et prend congé.

Débat interne et décision d’accepter

Jabotinsky, dès sa sortie, laisse éclater sa colère face ce qu’il considère comme une proposition dégradante. Trumpeldor, lui, reste serein comme à son habitude. Revenu au camp, le reste du groupe est tenu au courant de la proposition et. des discussions s’engagent, Trumperldor argumente : après tout, la plupart des armées utilisent des mulets de bât. Ceux qui les conduisent sont des soldats comme les autres, et d’ailleurs Maxwell a bien précisé que l’unité serait dotée d’armes, à l’instar des fantassins. Donc, rien n’empêche de s’engager dans ce combat.
Certes, il se déroulera en Turquie et non en Palestine, mais l’engagement juif n’en perdra pas pour autant sa dimension symbolique. « N’importe quel front conduit à Sion » conclut-il sobrement. Jabotinsky n’en rejette pas moins violemment ce projet et décide qu’il va repartir poursuivre sa croisade sioniste de par le monde. La plupart des membres du groupe, eux, finissent par se rallier à l’avis du vieux soldat. Va pour les Turcs et les mulets. On va donc reprendre contact avec le général.

Création du Zion Mule Corps

Entre décembre 1914 et mars 1915, pour la première fois dans l’histoire de l’armée du Royaume-Uni, est créé une unité qui n’est composée ni de citoyens britanniques ni de ressortissants des pays colonisés (les natives…) mais de Juifs russes et polonais.
Intégrée à l’Egyptian Expeditionary Force. Leur unité prends le nom de Zion Mule Corps (corps des muletiers de Sion) ou Z.M.C.
Cette appellation lui a été donnée par l’officier britannique désigné pour en prendre le commandement, le colonel du génie John Henry Patterson DSO,.
C’est un vétéran de la guerre des Boers et chasseur de lions réputé (il a déjà publié quelques ouvrages sur le sujet) .
Hasard ou pas, sa désignation est judicieuse , car ce protestant Gallois se trouve être un passionné d’études bibliques. Il considère la naissance d’une unité hébraïque combattante comme un évènement d’une haute portée symbolique qui la relie à l’histoire juive à travers les siècles, en particulier à ces combattants qui en l’an 132 de notre ère, s’étaient révoltés contre l’Empire romain dans la province de Judée.

Entraînement dans le désert égyptien

C’est dans le désert égyptien, et pour une courte période de trois mois, que se retrouvent 500 jeunes volontaires juifs russes et polonais venus de toutes les couches de la société du Yichouv. Fonctionnaires, médecins ou ouvriers (dont un précieux ferblantier.) se retrouvent dans un vaste camp de tentes et une caserne désaffectée près de Wardian,
Porteurs d’uniformes britanniques dont la manche s’orne d’une étoile de David (Magen David en hébreu biblique signifiant bouclier de David )

Des instructeurs britanniques leur enseignent le métier des armes. Les journées se passent, outre le maniement de fusils pris à l’armée turque, à apprendre l’art d’harnacher, de bâcher, de nourrir, de ferrer, changer les litières, brosser, approvisionner, habituer les mulets au combat en tirant des coups de feu. Les 700 quadrupèdes aux longues oreilles seront désormais leurs dociles compagnons de combat.

Gallipoli : l’épreuve du feu

Le 25 avril 1915, après une longue traversée marine au cours de laquelle leur bateau a échappé aux torpilles d’un sous-marin ennemi - mais non au refus hautain des officiers britanniques de partager leur repas au mess avec des officiers juifs - les muletiers débarquent dans la péninsule turque sous le feu assourdissant des batteries côtières ottomanes

La situation des forces alliées n’est guère brillante. Les forces britanniques, françaises, australiennes et néo-zélandaises ont tenté une première traversée du détroit sans y parvenir.

Les troupes se retrouvent maintenant enlisées dans une guerre de position, identique à celle qui se déroule à ce moment-même sur le front occidental.

Les hommes du Z.M.C ont la périlleuse mission de ravitailler les tranchées en munitions, eau et nourriture. Avec leurs animaux lourdement chargés et rendus très rétifs par le bruit de la mitraille, ils vont cheminer courageusement sous le feu ennemi dirigé par un jeune officier turc ( on l’apprendra plus tard) du nom de Mustapha Kemal, le futur Ataturk.

Pendant des jours et des nuits, ces soldats novices, outre leur mission première, vont s’intégrer dans la guerre en soignant des blessés d’autres unités et en participant aux actions de dégagement.

Le général Hamilton, commandant le corps expéditionnaire, écrira plus tard : « Ils ont mené leurs mules, dans le calme et l’ordre, sous un feu nourri et ont manifesté une forme de courage encore plus élevée que celle requise par les soldats postés dans les tranchées avancées »[1]. Rapidement, l’unité acquiert une grande popularité auprès des communautés juives réparties dans le monde où Trumpeldor apparait comme un héros. Le Z.M.C a apporté la preuve vivante que des Juifs peuvent, comme tous les autres hommes, se comporter en soldats

Dissolution du corps et suites

En janvier 1916, après l’évacuation des troupes alliées des Dardanelles, l’unité est ramenée en Égypte. Quand l’ordre est donné de s’embarquer pour l’Irlande avec pour mission d’y maintenir l’ordre britannique face aux mouvements de révolte des Républicains locaux , les muletiers refusent avec un bel ensemble de monter dans le bateau qu’on leur destine : s’ils se sont engagés, c’est pour combattre les Turcs et non ces patriotes irlandais qui comme eux, rêvent d’un nouvel état. Le Zion Mule corps est alors dissout.

De la Jewish Legion à la naissance d’Israël

Tandis que Trumpeldor retourne en Russie pour tenter de convaincre le gouvernement Kerensky de constituer une unité juive (mais le traité de Brest-Litovsk mettra fin à cette initiative) Jabotinsky prend contact avec le gouvernement britannique porteur du même projet. Avec cette différence que celui-là va prendre corps, car l’armée du Royaume-Uni a besoin de forces nouvelles pour combattre en Palestine et sait à présent qu’elle peut compter sur les soldats juifs. …

En 1917 est officiellement créé le premier régiment juif de l’armée britannique, le 38th (Service) Battalion, Royal Fusiliers qu’on appellera généralement la Jewish Legion (légion juive).
Le colonel Patterson prend très logiquement le commandement de ses cinq bataillons, assisté de Trumpeldor et de Jabotinsky - lequel, pour la première fois de sa vie, endosse un uniforme, d’abord de simple soldat puis de lieutenant après avoir mené victorieusement une attaque.

Aux anciens du Z.M.C se joignent des volontaires venus d’Angleterre, des Etats-Unis, du Canada, d’Argentine, et de Palestine avec parmi eux les futurs dirigeants du pays David ben Gourion et Yitzhak Ben-Zvi.

La légion juive s’illustre lors du passage du Jourdain, puis pendant la guerre en Syrie. Officiellement dissoute en mai 1921, elle aura contribué, comme après la bataille de Gallipoli, à populariser l’idée que des Juifs peuvent être de bons combattants et persuadera beaucoup d’entre eux de choisir la carrière des armes dans leur propre pays ou de partir défendre les implantations juives en Palestine.

A la fin des hostilités, certains de ses membres rejoignent une formation clandestine créée en Palestine, la Haganah (« la défense ») qui succède à la milice Palmach (« unité de choc ») et prendra en 1948 le nom de Tsahal (acronyme de "armée de défense d’Israël ".
En 1920, lors de la conférence de San Remo, les puissances occidentales désignent la Grande-Bretagne comme mandataire pour la Palestine, avec pour mission spécifique de mettre en œuvre la déclaration Balfour.

Parmi les médecins de l’expédition se distingue le doct. Meshulam Levontin , fondateur en 1930 de la Croix rouge Israélienne (Magen David Adom) Cette organisation ne sera pas reconnue comme membre officiel du mouvement international de la Croix Rouge et du Croissant rouge car son emblème représente un bouclier(considéré comme un équipement militaire) . Il faudra attendre 2006 pour qu’elle soit enfin accepté, après avoir choisi comme nouvel emblème une étoile de David dans un rectangle rouge.

Plusieurs tombes sur le mont des Oliviers rappelleront cet engagement.

Épilogue

Rendu à la vie civile, Jabotinsky prend la tête d’un mouvement d’auto-défense qui s’illustre lors des émeutes de Jérusalem en 1920, ce qui lui vaudra un séjour en prison, tandis que Trumpeldor, resté en Russie, fonde le He-Halutz,(« le Pionnier ») une organisation de jeunesse sioniste.
L’ampleur des engagements juifs dans la lutte armée suscite l’intérêt de certains dirigeants britanniques Elle vient aussi renforcer l’action de la délégation sioniste à la conférence pour la Paix de Paris , qui utilisera cette aspiration à un “foyer national juif” en Palestine pour en obtenir la reconnaissance juridique internationale lors de la conférence de San Remo de 1920.

Pendant la seconde guerre mondiale, malgré l’opposition des gouvernements arabes, l’armée britannique crée des unités composées de juifs de Palestine pour assurer la défense stratégique du Moyen Orient.

Ces unités combattent aux côtés des Alliés en Égypte, puis en Afrique du nord et en Grèce, au prix de nombreuses pertes.
En 1942 est constituée une Brigade juive de plus de 5.000 volontaires sous les ordres du général Ernest Benjamin, qui poursuivra la lutte contre les Allemands en Italie jusqu’en mai 1945.
L’insurrection du ghetto de Varsovie, du 19 avril au 16 mai 1943, qui voit 750 juifs combattre les armes à la main la machine de guerre nazie - en l’absence de tout soutien de la part des Alliés , pourtant parfaitement au courant de l’extermination prévisible du ghetto - ,joue un rôle décisif dans la prise de conscience collective juive : l’État que l’on veut créer ne devra compter que sur ses propres forces pour exister et demeurer.

La paix retrouvée, nombre d’anciens membres des forces juives britanniques s’engagent au sein des filières clandestines qui permettent aux survivants de la Shoah de s’établir en Palestine malgré l’opposition britannique, qui organise un blocus et la déportation en Grèce de passagers des bateaux en errance, en particulier du célèbre Exodus.

En 1948, l’État d’Israël est créé.

Les trois fondateurs du Z.M.C n’assisteront pas à sa naissance.

Trumpeldor a trouvé la mort en 1920 dans la défense de son kibboutz de Tel Hai, en haute Galilée, assiégé par des bandes venues du Liban voisin. Jabotinsky a succombé à une crise cardiaque aux Etats-Unis, alors qu’il poursuivait ses inlassables activités sionistes. Le colonel Patterson enfin, est décédé en 1947 en Californie et selon sa volonté, ses cendres ont été déposées en Israël.

Bibliographie

Allison(John) The Zion Muleteers of Gallipoli. London. Pen and Sword Military. 2023.

Dąbrowa, E. (2011). La révolte de Bar Kokhba dans la tradition juive ancienne et moderne. Scripta Judaica Cracoviensia, 9, 33-42.

Friedman, Isaiah, Germany, Turkey and Zionism, 1897-1918, Oxford, Oxford University Press, 1977

Gilbert(Martin) Israel : A history.London, Black Swan,2008

Jabotinsky(Vladimir) The story of the Jewish Legion. New-York, B.Ackerman 1945. Histoire de ma vie. Traduit de l’hébreu par Pierre Lurçat. Ed. L’élété ont éphant. Paris 2023

Laurens, Henry, La Question de Palestine, tome 1 : 1799-1922, Paris, Fayard, 1999

Patterson (colonel John Henry) With the Zionists in Gallipoli (1916) Hutchinson and Co. With the Judeans in the Palestine campaign (1922) Macmillan (New York) Réédité : A Echo Library 2014.  U.S.A Monee.Il. 08 june 2025

Shapira(Anita) Land and Power. The Zionist Resort to Force. 1881-1948. Stanford, Stanford University Press, 1999. 

 

 

Mikvé : quand la purification rituelle ravive le trauma des agressions sexuelles

Mikvé : quand la purification rituelle ravive le trauma des agressions sexuelles

Immersion au mikvé ? Pour les survivantes d’agressions sexuelles, cela peut être compliqué

Sur Instagram, cela ressemble au summum du romantisme fidèle : la purification, le manque et les retrouvailles. Mais pour une femme sur trois ayant subi une agression sexuelle au cours de sa vie, les lois de la niddah et l’immersion au mikvé peuvent se transformer en cauchemar persistant de déclencheurs, de reviviscence traumatique et de perte de contrôle. Il est temps de parler de la pureté familiale à l’ombre du trauma.

Lorsque l’on pense au rituel d’immersion au mikvé, les associations premières sont souvent celles de purification, de sainteté et de rapprochement conjugal renouvelé après les jours de séparation. Pour de nombreuses femmes, l’observance des lois de pureté familiale représente une expérience féminine puissante, qui préserve l’étincelle, le désir et le manque au sein de la routine conjugale usante.

Ces dernières années, cette image a reçu un renforcement significatif sur les réseaux sociaux. De nombreuses influenceuses, religieuses et laïques confondues, partagent les moments culminants de cette mitsva et ses effets positifs sur la vie de couple.
Tout paraît propre, pur et invitant. Pourtant, sous les eaux limpides et les images photogéniques se cache une réalité complexe et douloureuse pour trop de femmes. Je souhaite braquer les projecteurs sur la rencontre explosive entre les lois de pureté familiale et les victimes de trauma sexuel.

Le silence triple

Selon l’association des centres d’aide, environ un tiers des femmes en Israël ont subi une agression sexuelle au cours de leur vie. Ce chiffre alarmant ne s’arrête pas aux portes d’une communauté religieuse ou d’un quartier ultra-orthodoxe. Il transcende frontières, secteurs et classes sociales. La conséquence est simple et choquante : un tiers des femmes qui s’immergent au mikvé sont des survivantes de trauma sexuel. Pourquoi n’en entend-on pas parler ? À cause du « silence triple » :

La honte : l’agression sexuelle reste un sujet tabou, surtout dans la société religieuse, accompagné de sentiments injustifiés de culpabilité et de honte.

La pudeur : la sexualité est un domaine où le silence est de mise. On n’en parle pas.

La halakha : les lois de la niddah ne se discutent pas publiquement non plus. C’est un sujet intime, généralement abordé seulement lors de la préparation des fiancées avant le mariage.

« Pour une victime de trauma, qui porte en elle un sentiment profond de ‘souillure’ intérieure, la rencontre avec le concept de ‘tum’at niddah’ peut être destructrice et renforcer l’idée qu’elle est fondamentalement défectueuse. »

Ce silence laisse les victimes affronter seules un défi double et redoublé : le trauma sexuel d’un côté, et l’obligation halakhique exigeant un engagement intensif avec les parties du corps agressées de l’autre.

Quand « impureté » rencontre culpabilité

L’agression sexuelle se produit avant tout dans le champ corporel. Pour de nombreuses survivantes, le corps et la sexualité sont des zones sinistrées, des lieux déclencheurs. Or, les lois de pureté familiale exigent précisément cela : un engagement constant, minutieux et invasif avec le corps, dès les concepts eux-mêmes.

Le terme « tum’a » dans la halakha désigne un potentiel de vie non réalisé (comme l’ovule non fécondé), sans lien avec une saleté physique ou morale. Mais pour une victime de trauma, porteuse d’un sentiment profond de « souillure » intérieure – symptôme post-traumatique courant –, la confrontation avec « tum’at niddah » peut être dévastatrice et consolider la conviction d’être irrémédiablement abîmée.

Sept jours de déclencheurs

Le défi physique commence avant le mikvé. Après l’arrêt du saignement, la halakha impose « sept jours propres ». La pratique inclut des examens vaginaux internes avec un tissu blanc, visant à confirmer l’absence de sang.

Pour une femme dont le corps a été violé, ayant vécu une pénétration non consentie et une perte de contrôle, l’obligation d’insérer un tissu vaginalement, jour après jour, peut recréer l’expérience originale de l’agression (re-traumatisation). Ce qui devrait être un acte halakhique technique devient un moment d’horreur, de perte d’autonomie et d’inondation émotionnelle.

Les préparatifs à l’immersion ajoutent une couche supplémentaire de difficulté. L’exigence halakhique de propreté absolue (« qu’aucun cheveu ne s’interpose entre elle et les eaux du mikvé »), combinée au sentiment de culpabilité et de souillure intérieure de la victime, peut déclencher un trouble obsessionnel-compulsif autour du nettoyage. Des femmes se retrouvent à frotter leur corps avec une anxiété immense, craignant de ne pas être « assez propres » pour se purifier.

La balanit : regard scrutateur ou soutien ?

Puis vient le moment de l’immersion. La femme se tient nue. La coutume répandue veut qu’une balanit l’observe pour vérifier que tout son corps entre dans l’eau. Pour de nombreuses victimes, cette situation où une étrangère examine leur corps nu et valide (ou non) la validité de l’immersion évoque la réactivation de l’humiliation, de l’exposition forcée et de la perte de contrôle sur le corps.

Il est important de savoir : la halakha n’exige pas d’inspection du corps par la balanit. De plus, une décision de la Cour suprême israélienne stipule que les femmes peuvent s’immerger seules, sans présence de balanit, si elles le désirent. Pourtant, en pratique, la pression sociale et la coutume font que beaucoup se sentent sans choix.

La nuit d’après : l’attente d’intimité

Après l’immersion, les conjoints sont autorisés l’un à l’autre. Bien qu’il n’y ait pas d’obligation halakhique à des relations sexuelles cette nuit-là, c’est « la chose attendue », et souvent la réalité dominante.

Pour les survivantes de trauma, créer de l’intimité est un défi en soi. Corps et esprit sont en lutte constante entre désir de proximité et peur. Le « deadline » de la nuit d’immersion transforme la sexualité et l’intimité d’un acte de volonté et de choix en « tâche » ou « devoir ». Cette attente rétrécit l’espace pour que la femme écoute son corps et son âme, et elle peut se sentir obligée d’être disponible sexuellement, même si elle n’y est pas prête émotionnellement.

On peut faire autrement : une halakha informée du trauma

Je tiens à souligner : l’objectif n’est pas de s’opposer aux lois de pureté familiale. Pour beaucoup, elles sont merveilleuses et fortifiantes. L’objectif est de porter un regard courageux sur les interfaces douloureuses et de trouver des solutions. Et ces solutions existent – au sein de la halakha elle-même. Des outils halakhiques peuvent atténuer significativement la souffrance :

Réduction des examens : Au lieu de multiples vérifications durant les « sept propres » (pouvant atteindre 15 !), il est halakhiquement possible de se limiter au minimum de trois (hefsek tahara, vérification au premier jour et au dernier).

Immersion sans balanit : Donner pleine légitimité aux femmes pour s’immerger seules, en privé, sans regard scrutateur.

Nous devons créer un discours sur une « pureté familiale informée du trauma ». Cela commence par former les guides de fiancés et fiancées à identifier et aborder le sujet avec sensibilité, continue avec des rabbins et posekot conscients de la complexité, offrant des solutions halakhiques allégeantes d’emblée pour les survivantes, et s’achève avec nous, en tant que communauté et conjoints.

Il est crucial que les victimes sachent : la faute n’est pas en vous. Vous n’avez pas à avoir honte, et la halakha ne doit pas être un lieu supplémentaire de blessure, mais un espace qui peut contenir, guérir et servir d’ancre et de soutien.

Le Fil d’argent de Rebecca Greenberg ou l’idée insupportable que rien n’est injuste

Le Fil d’argent de Rebecca Greenberg ou l’idée insupportable que rien n’est injuste

Le Fil d’argent : un roman qui refuse de consoler

Un premier roman qui ne cherche pas à séduire

Il faut le dire d’emblée : Le Fil d’argent ne se livre pas facilement. L’entrée dans le roman est exigeante, parfois déroutante. Deux récits parallèles s’installent sans s’expliquer, deux temporalités avancent côte à côte, et le lecteur comprend très vite qu’elles sont appelées à se rejoindre. Mais quand ? Comment ?

L’autrice prend le risque de la lenteur et de l’inconfort. Elle refuse la pédagogie excessive, comme si elle testait la capacité du lecteur à accepter l’attente, le doute, l’incomplétude.
Ce choix narratif n’est pas une maladresse de premier livre. C’est une posture. Ici, la mémoire ne surgit pas d’un bloc : elle se reconstruit par strates, exactement comme dans la vie.

Auschwitz abordé par la précision, non par l’émotion

Là où beaucoup de romans cèdent à l’émotion immédiate, Le Fil d’argent opte pour une autre voie, plus rare et plus dérangeante. Auschwitz n’est pas décrit pour faire pleurer. Il est donné à voir par la précision, par l’échelle, par le factuel.
Apprendre que le complexe d’Auschwitz s’étendait sur près de 60 km² n’est pas un détail gratuit. Cette donnée bouleverse parce qu’elle fait basculer la Shoah du domaine du symbole vers celui de la réalité industrielle.

Ce n’est plus seulement l’horreur morale, c’est l’horreur logistique. L’autrice ne cherche pas à provoquer l’effroi par le pathos, mais par la compréhension brutale de l’ampleur. Et c’est précisément ce qui rend la lecture difficile, presque insoutenable par moments.

Science, héritage et destin : une tension contemporaine

Le roman introduit des éléments scientifiques qui pourraient, dans d’autres mains, sembler artificiels. Ici, ils sont pleinement intégrés à la réflexion.
La science devient un langage moderne pour poser une question ancienne : sommes-nous déterminés par ce qui nous précède ? Portons-nous en nous des traces invisibles de ce que nos aïeux ont traversé ?

Le Fil d’argent ne tranche jamais clairement. Il n’assène pas de réponse définitive. Il laisse le lecteur face à cette interrogation vertigineuse : si la mémoire se transmet, que devient alors la liberté individuelle ? Le roman avance sur cette ligne de crête, sans jamais basculer dans le discours explicatif ou l’argumentation lourde.

Deux lectures, une question centrale : la vie

Le Fil d’argent se lit à plusieurs niveaux.

À la surface, c’est un roman construit, avec une intrigue, des personnages, une architecture narrative maîtrisée. Mais cette première lecture est trompeuse si l’on s’y arrête.

En profondeur, le livre ne parle pas seulement de la Shoah. Il parle de la vie elle-même.
De ce que nous portons sans le savoir. De ce que nous trouvons injuste, absurde ou cruel, et qui n’est peut-être que la conséquence de ce que nous avons à réparer.
La Shoah est fondamentale dans le récit, mais elle n’en est pas le moteur ultime. Le véritable cœur du livre est ailleurs : dans la réincarnation comme principe intrinsèque à l’homme, indépendamment de toute tragédie historique.

Le roman met en scène la réincarnation d’un homme ayant vécu durant la Seconde Guerre mondiale. Mais ce choix narratif ne relève ni du sensationnel ni de l’ésotérisme facile. Il sert une idée bien plus vertigineuse : l’homme est perfectible, et la réincarnation est l’un des moyens de cette réparation. La conscience même de la réincarnation devient alors un outil de connaissance, peut-être le plus direct, pour comprendre sa mission.

Car la question n’est pas : quelle est ma mission ? La réponse est déjà là : réparer.

Dans cette perspective, chercher à savoir quelle fut sa vie antérieure n’est pas une dérive mystique, mais une clé. Une porte ouverte vers la compréhension de ce que nous sommes venus corriger, réparer, assumer.
Le roman décrit ce processus avec une justesse troublante, sans jamais le théoriser lourdement. Il montre comment l’ignorance de cette continuité condamne l’homme à répéter, et comment la connaissance peut ouvrir une voie de réparation.

La trajectoire d’Henri Bercueil en est l’illustration la plus saisissante. Sa passion dévorante pour son fils le conduit à l’irréparable, à l’impensable. Lorsqu’il prend conscience jusqu’où son ambition l’a mené, il renonce à cette vie-là. Il se retire, et consacre le reste de son existence à sauver les autres. Alors surgit une question morale vertigineuse :
une vie entière passée à réparer peut-elle effacer une faute majeure ? Un homme qui a fauté peut-il devenir un Juste parmi les nations ?

La réponse que suggère le livre est sans ambiguïté : oui.

Parce que la morale humaine n’obéit pas aux mêmes règles que la justice divine.

Parce que la réparation n’efface pas le passé, mais elle transforme l’homme.

Et parce que le juste n’est pas celui qui n’a jamais chuté, mais celui qui a compris, réparé, et changé de direction.

C’est là que Le Fil d’argent dépasse le roman historique. Il devient un texte sur la responsabilité humaine, sur la possibilité de la rédemption, et sur cette vérité dérangeante : ce que nous vivons aujourd’hui n’est peut-être pas une injustice, mais une continuité. Et la vie, loin d’être une fatalité, devient alors une chance — celle de réparer.

La pensée juive : un silence qui interroge

C’est sans doute le point le plus troublant du livre. La pensée juive est à peine évoquée, alors même qu’elle est centrale pour comprendre les thèmes abordés : la transmission, la continuité, la survie après la catastrophe.
Ce silence n’est pas anodin. Il peut être interprété comme un choix délibéré : ne pas enfermer le récit dans une lecture religieuse ou communautaire.
Mais il peut aussi laisser un sentiment de manque, notamment pour un lecteur familier de la pensée juive, pour qui le fil de la transmission n’est jamais uniquement biologique ou mémoriel, mais aussi spirituel et intellectuel.
Ce non-dit agit comme un espace vide que chacun est libre de remplir. Le roman parle du judaïsme sans le nommer, et c’est précisément cette absence qui en révèle, paradoxalement, la présence diffuse.

Un premier livre exigeant et nécessaire

Imparfait, parfois frustrant, Le Fil d’argent est néanmoins une véritable réussite pour un premier roman. Il ne cherche ni à consoler ni à simplifier. Il accepte le risque de perdre certains lecteurs pour rester fidèle à son sujet. C’est un livre qui ne donne pas de réponses, mais qui pose les bonnes questions. Et c’est peut-être là sa plus grande force : rappeler que la mémoire n’est pas un héritage confortable, mais une responsabilité.

Le plus grand et le plus décadent croissant d'Israël !

Le plus grand et le plus décadent croissant d'Israël !

Un croissant géant qui affole les réseaux

Né à Naples, débarqué en Israël, ce monstre pâtissier pèse près de deux kilos et peut rassasier jusqu’à trente convives. « Les gens croient d’abord à un modèle en plastique, jusqu’à ce qu’ils goûtent la crème », confient à Ynet les pâtissiers à l’origine du plus grand – et du plus décadent – croissant du pays. Nous avons enquêté sur cette curiosité culinaire : son histoire, la technique pour le découper, et son prix, garnitures comprises.

Un phénomène qui stoppe les passants

Ces dernières semaines, le téléphone professionnel du chef Davida vibre sans relâche. Dans la rue, les curieux s’arrêtent devant la vitrine, sortent leur smartphone ou restent simplement médusés face à ce qui semble sorti d’un rêve gourmand.

Loin du croissant matinal classique, cette création colossale vise à détrôner la traditionnelle gâteau d’anniversaire par un objet spectaculaire et partageable. Rencontre avec Bar, le pâtissier qui orchestre cette folie en coulisses.

D’où vient l’idée d’un croissant de cette taille ?

« L’inspiration me vient de Naples, où j’ai vécu avant de m’installer en Israël. Là-bas, on produit déjà des pâtisseries géantes de ce genre. J’ai toujours été fasciné par le concept et me suis promis de l’importer ici. Cela rompt avec les gâteaux conventionnels et offre quelque chose de convivial, destiné à être partagé par plusieurs autour d'une même table – une nouveauté absolue. »

Quelle est la première question que l’on vous pose dans la rue ?

« Est-ce que c’est vrai ? Les gens peinent à croire qu’une telle dimension soit possible. Certains doutent, discutent, persuadés qu’il s’agit d’une réplique en plastique pour la vitrine. Puis nous leur offrons une petite dégustation de la crème – vanille et ganache fouettée – et tout bascule. Ce qui rend cette crème unique, c’est sa stabilité alliée à une texture qui fond instantanément en bouche, un équilibre rare. »

Un demi-kilo de beurre et une heure et demie au four

Ne vous fiez pas à son volume impressionnant : ce n’est pas que de l’air. Pour soutenir cette structure monumentale tout en préservant un goût irréprochable, il faut une ingénierie pâtissière précise, une patience infinie et des ingrédients généreux.

Que contient réellement cette bête ? « Au minimum un demi-kilo de crèmes et 400 grammes de fruits rouges. Le pâte lui-même intègre 30 % de beurre – soit environ un demi-kilo par croissant. Au total, le produit frôle les deux kilos. On imagine les extrémités croustillantes et le centre plus mou, mais en réalité chaque bouchée est croquante. Même au cœur, on retrouve ce craquant et une abondance de garniture. »

Comment réussir une cuisson sans brûler l’extérieur ?
« C’est une science à part entière. Nous avons multiplié les essais pendant des semaines pour affiner les températures. La cuisson dure une heure et demie, afin que l’intérieur soit parfaitement cuit. Mon chef répète qu’il faut comprendre avant d’agir : nous visons le sommet de la qualité, avec une levée prolongée et une température basse sur une durée étendue. »

Mode d’emploi : comment dompter le monstre

Une fois la fabrication maîtrisée, reste la question pratique : comment consommer cela sans chaos ? Bar possède une méthode éprouvée. « Le plus efficace est de trancher le croissant en longueur en trois bandes, puis de le couper en travers pour obtenir des cubes. Ainsi, chaque portion offre l’équilibre parfait entre pâte croustillante, crèmes et garniture. »

Et pour la satiété, aucun souci : « En portions généreuses de 100 grammes par personne, il nourrit aisément vingt à trente convives », assure Bar.

Comment l’équipe réagit-elle à l’effort requis pour une seule pièce ?
« Dès qu’une commande arrive, c’est l’euphorie : cris, mains levées, joie en cuisine. Nous adorons notre métier, alors l’effort supplémentaire nous enthousiasme. Donnez-nous plus de commandes, nous sommes ravis quand le chef l’est. Créer quelque chose d’aussi exceptionnel est une chance rare ; nous nous sentons privilégiés. »

Certains y voient un simple gadget instagrammable. Votre réponse ? « Absolument pas. C’est un travail d’équipe professionnel, du pâte aux crèmes jusqu’à l’assemblage. Une erreur minime à n’importe quel stade ruine l’ensemble. Nous nous sentons artisans. Inventer une nouveauté inédite ici est exaltant. »

Au fond, ce croissant géant accompli ce que peu de pâtisseries réussissent : interrompre le rythme effréné des passants, provoquer l’émerveillement et inciter au partage d’un moment sucré. Pour en commander un, réservez à l’avance.

Le prix ? Pas donné

La version de base – un croissant au beurre artisanal de 1,5 kg, façon italienne, aux couches fines et texture aérienne – coûte 420 shekels.

Pour l’expérience complète (comme illustrée), ajoutez 150 shekels de garnitures sucrées : chocolat haut de gamme, pistache, caramel salé ou la célèbre crème vanille accompagnée de fruits de saison.

Les amateurs de salé opteront pour un supplément de 220 shekels : saumon fumé et gravlax, crème de fromage aux herbes, salade lollo, tomates séchées et nigelle torréfiée. Dans tous les cas, conçu pour un grand groupe, le prix devient très raisonnable par tête.

Antisémitisme à Breads Bakery : Employés exigent la rupture avec Israël sous couvert de syndicat

Antisémitisme à Breads Bakery : Employés exigent la rupture avec Israël sous couvert de syndicat

« Plus de catering pour l’occupation » : les employés d’une boulangerie israélienne à New York se rebellent contre leurs patrons

Les salariés de la chaîne de boulangeries israélienne Breads Bakery, l’une des plus en vue de New York, ont annoncé la création d’un comité d’entreprise – une première dans l’histoire de la marque.
Au cœur de leur démarche : une exigence adressée aux propriétaires israéliens, Gadi Peleg et Yonatan Ploom, de rompre tout lien avec l’État d’Israël et de cesser ce qu’ils qualifient de
« soutien au génocide à Gaza ». Représentant 275 employés répartis sur six boutiques, le groupe, baptisé Breaking Breads, prévient que tout refus de satisfaire ces demandes entraînera la paralysie de l’une des institutions culinaires les plus emblématiques de la communauté israélienne dans la ville.

Succès commercial et crise sociale

Le conflit éclate alors que la chaîne connaît un triomphe éclatant. Sa babka au chocolat, créée par le chef Uri Shef, vient d’être classée parmi les 25 pâtisseries incontournables de New York par le New York Times, qui y voit le symbole d’un « renouveau de la babka » dans la pâtisserie américaine. Depuis cette consécration, les ventes quotidiennes de ce produit sont passées de quelques unités à plus de 1 000 exemplaires, en route pour devenir un emblème de la ville.

Des revendications politiques et sociales mêlées

Le comité a remis aux dirigeants une liste de revendications incluant le refus de participer à tout « projet sioniste ».
Sont notamment cités le festival culinaire juif The Great Nosh, accusé de bénéficier du soutien de « parties appuyant Tsahal », ainsi que la fin de la production de cookies décorés aux couleurs du drapeau israélien.

Les salariés exigent également l’arrêt immédiat des prestations de catering pour des événements liés à des organisations qu’ils accusent de financer « l’occupation israélienne ». Selon eux, la lutte pour des salaires justes et un traitement digne est indissociable de leur opposition à « l’exploitation et au massacre à travers le monde ».

Parallèlement, ils dénoncent des pratiques discriminatoires. Dans un communiqué diffusé en anglais, arabe, espagnol et français, ils affirment que la direction leur a interdit de s’exprimer en arabe entre eux et les a laissés sans protection face à des « clients violents ». Ils pointent également des salaires au niveau du minimum légal, des conditions de travail précaires, du matériel défectueux et une surveillance omniprésente – y compris dans les vestiaires – dans une entreprise dont le chiffre d’affaires annuel avoisinerait les 30 millions de dollars.

« Nous travaillons sans relâche, même pendant les fêtes, nous nous blessons quotidiennement, nous dormons dans la file d’attente des toilettes, mais nous ne touchons aucune majoration pour les heures supplémentaires, dénonce le comité. Ceux qui ont tenté de s’organiser ont été licenciés. Nous voulons plus qu’un salaire minimum dérisoire : nous exigeons un changement culturel profond. »

Engagement pro-israélien de la direction depuis le 7 octobre

Depuis le 7 octobre 2023, les propriétaires s’étaient fortement mobilisés en faveur d’Israël. Ils avaient levé plus de 20 000 dollars pour le Magen David Adom en vendant des challahs en forme de cœur à 36 dollars pièce, et offert des cookies « black & white » pour une soirée caritative qui a récolté 27 000 dollars au profit de zones touchées par le terrorisme en Israël. « Ce qui s’est passé en Israël était un acte de mal absolu ; ce que nous faisons ici est un acte de bien absolu », avait alors déclaré Gadi Peleg.

Le comité prévient : en cas de signature d’une convention collective, ce type d’actions de solidarité avec Israël cessera immédiatement.

Une première rencontre tendue

Les salariés racontent une première confrontation houleuse au magasin d’Union Square, où une représentante du comité a pris la parole devant Yonatan Ploom. « La fine carapace de leur pouvoir s’est brisée en un million de miettes », écrivent-ils. Selon eux, les propriétaires ont ensuite tenté de quitter les lieux tandis que le discours était repris devant la boutique.

Origines et contentieux de la marque

Fondée comme filiale américaine de la boulangerie Lechem de Tel-Aviv, créée par Uri Shef, Breads Bakery a connu une scission retentissante entre Shef et Gadi Peleg. Une procédure judiciaire a opposé les deux hommes : Shef accusait Peleg de l’avoir écarté, d’avoir utilisé ses recettes sans autorisation et d’avoir détourné des salariés vers d’autres projets personnels. Peleg, resté aux commandes à New York, n’avait pas répondu publiquement à ces allégations. Shef a depuis lancé une nouvelle chaîne, Bakei, à Boston.

Prochaines étapes

Le comité indique que la suite dépendra de la réaction de la direction. En cas de refus de reconnaître l’organisation syndicale, les salariés saisiront les autorités fédérales du travail américaines pour contraindre la chaîne à négocier. Contactée, Breads Bakery n’avait pas répondu au moment de la publication.

Ce mouvement s’inscrit dans une vague plus large de tensions anti-israéliennes touchant des établissements alimentaires aux États-Unis depuis le début de la guerre. À New York, des employés de Hummus Kitchen ont été agressés après que le propriétaire israélien Maor Vanunu a accroché un drapeau israélien en vitrine ;

au Café Aronne, le personnel a démissionné en bloc en raison du soutien du gérant à Israël ; à Philadelphie, une manifestation pro-palestinienne a visé la falafel de Michael Solomonov après une donation de son groupe à United Hatzalah – un rassemblement qui avait suscité des condamnations jusque dans l’entourage du président Biden.

Pourquoi 30 % des petites entreprises israéliennes échouent et comment l’éviter

Pourquoi 30 % des petites entreprises israéliennes échouent et comment l’éviter

« Qui sauvera le sauveteur ? » : pourquoi 30 % des petites entreprises israéliennes échouent et comment l’éviter

30 % des petites entreprises en Israël ferment dès la première année – non par manque de professionnalisme, mais par déficit de compétences managériales. Un programme d’accompagnement associant mentors bénévoles et crédit social les aide non seulement à survivre, mais à prospérer.

« Je pense que être indépendant est un endroit très solitaire », confie Esti Zomer, propriétaire d’une entreprise spécialisée dans l’intégration de systèmes Salesforce.
« On porte une immense responsabilité. Quand on réussit, on a beaucoup de partenaires. Quand on perd, on se retrouve parfois dans une situation vraiment effrayante. Il n’y a pas de filet de sécurité, et vis-à-vis des employés, il faut afficher une confiance et une stabilité absolues. C’est un équilibre complexe. Alors, oui, on se demande parfois : qui sauvera le sauveteur ? »

La solitude des entrepreneurs

Cette question hante des centaines de propriétaires de petites et moyennes entreprises en Israël. Elles représentent 99,6 % des sociétés du pays et contribuent à plus de la moitié du produit économique national. Pourtant, la réalité est impitoyable : les chances de survie d’une petite entreprise durant sa première année sont loin d’être assurées.
Selon les données de l’Agence pour les petites et moyennes entreprises, l’obstacle le plus fréquent est la prospection de clients – 42 % des entrepreneurs le citent. Mais le problème plus profond réside ailleurs : l’absence de connaissances managériales élémentaires.

Esti Zomer en a fait l’expérience personnellement. Durant la pandémie de Covid, la rentabilité de son entreprise s’est érodée. « Nous avons décidé de migrer vers des systèmes CRM », se souvient-elle. « Mais je n’imaginais pas tout ce qu’il me restait à apprendre en gestion d’entreprise. »

Un accompagnement décisif

En quête d’aide, elle découvre le programme « Russell-Berry » de l’organisation Ogen, dédié à la promotion des femmes dans le secteur ultra-orthodoxe. Ce qu’elle y trouve dépasse ses attentes. « Nous avions une mentore exceptionnelle, Tali Bason », raconte-t-elle. « Elle nous a aidées à affiner notre mode de fonctionnement, à nous libérer de croyances limitantes. J’ai acquis des connaissances qui me manquaient cruellement. Et surtout, un soutien moral : quelqu’un qui croit en moi et voit mon potentiel. »

Yossi Rahmin, responsable des programmes « Russell-Berry » et de l’activité entrepreneuriale chez Ogen, rencontre quotidiennement ces entrepreneurs. « Souvent, un professionnel excelle dans son domaine, ouvre une entreprise, et le lendemain, il doit devenir comptable, marketer, gestionnaire de ressources humaines, négociateur avec clients et fournisseurs – sans en avoir les compétences », explique-t-il. « Environ 30 % des petites entreprises ferment durant leur première année faute de savoir-faire managérial. C’est précisément là qu’Ogen intervient. »

Mentorat et crédit social : la combinaison gagnante

Ogen soutient les petites et moyennes entreprises via deux leviers principaux : un accompagnement par des mentors bénévoles – cadres supérieurs issus de grandes organisations – et un crédit social. Cette alliance entre expertise et financement se décline en programmes adaptés à différentes populations. « Russell-Berry » cible les femmes ultra-orthodoxes, avec mentorat individuel et outils numériques avancés. « Nimaa » opère dans la société arabe, en misant sur le développement stratégique.

Parallèlement, les pistes de crédit permettent de refinancer des prêts existants, de réduire les remboursements mensuels ou de financer une expansion. L’accent est mis sur un suivi prolongé, loin des solutions ponctuelles.

Des témoignages concrets

Yonatan Mor Yosef, propriétaire de la chaîne de clubs de fitness « Mor-Fit », a traversé une crise majeure. « Dans les premiers jours après le 7 octobre, tous nos clubs étaient fermés », relate-t-il. « Puis, de nombreux abonnés réservistes ont suspendu leur abonnement – entre 25 et 30 %. Recruter de nouveaux membres était presque impossible. L’impact sur le chiffre d’affaires a été direct. »

Un an après le début de la guerre, il se tourne vers Ogen pour refinancer un prêt et alléger les charges mensuelles. « Cela nous a permis de nous stabiliser », dit-il. « Nous avons même sollicité un nouveau financement pour ouvrir un site supplémentaire. »

Fouad Dabas, dirigeant d’une société de solutions électriques industrielles, a participé au programme « Nimaa ». « Mon mentor m’a apporté une vision plus large, un recul stratégique », témoigne-t-il. « Il m’a aidé à structurer mes idées et à regarder plus loin que l’horizon immédiat. Aujourd’hui, l’entreprise est en croissance constante. »

Esti Zomer, elle, a profondément transformé sa gestion. « Je me suis impliquée davantage dans la dimension financière, que j’avais jusque-là négligée. Passer d’une gestion intuitive à une approche structurée, chiffrée. Dans notre entreprise familiale, nous avons clarifié les responsabilités. Le marketing est devenu plus institutionnel. »

Une œuvre essentielle

« La mentore voyait au-delà du business : elle voyait les personnes », poursuit Esti avec émotion. « Ogen accomplit un travail presque sacré. Elle met à disposition des experts véritables, pas seulement un soutien émotionnel. »

Fouad Dabas conseille : « À tout entrepreneur, je dis : cherchez des personnes compétentes pour vous aider. Ne luttez pas seul. »

Yonatan Mor Yosef ajoute : « Dans un pays où les crises sont récurrentes – guerres, confinements –, un soutien externe est vital. »

Esti conclut : « Un mentor offre une vision objective de l’ensemble. Cela renforce la confiance en soi et évite les biais personnels. »

États-Unis – Iran : les signaux d’une guerre imminente que plus personne ne peut ignorer

États-Unis – Iran : les signaux d’une guerre imminente que plus personne ne peut ignorer

États-Unis – Iran : les signaux d’une guerre imminente que plus personne ne peut ignorer.

Ce ne sont plus des rumeurs, ni des analyses de plateau.
Ce sont des avions qui décollent, des ravitailleurs qui saturent les radars, des unités spéciales qui changent de théâtre, des mots qui ne sont plus diplomatiques mais militaires.

En quelques jours, les États-Unis ont déplacé une puissance aérienne lourde vers le Moyen-Orient pendant que Donald Trump promet publiquement de « frapper » si l’Iran dépasse la ligne.
À Téhéran, l’armée parle désormais de frappes préemptives.
À Jérusalem, l’angoisse est palpable : Israël sait que la première salve, même américaine, déclencherait une riposte iranienne directe contre lui.
L’histoire montre que, lorsque Washington aligne ses moyens avant de parler, c’est rarement pour reculer.
Cette fois, les signaux sont trop visibles, trop coordonnés, trop bruyants pour n’être qu’un simple jeu de dissuasion. Le compte à rebours n’est peut-être pas officiel, mais sur le terrain, tout indique qu’il a déjà commencé.

Au 7 janvier 2026,l'accumulation de signaux politiques, militaires et sociaux dessine un scénario de confrontation directe d’une intensité inédite depuis des décennies. Derrière la prudence diplomatique, l’ombre de la guerre s’étend.

L’Iran au bord de l’implosion intérieure

Depuis la fin décembre 2025, l’Iran traverse l’une des vagues de contestation les plus profondes de son histoire récente. Entre le 2 et le 5 janvier 2026, au moins 179 manifestations ont été recensées dans 24 provinces. Sur l’ensemble de la période, les chiffres montent à plus de 300 foyers de protestation, touchant près de tout le territoire iranien.

À l’origine, une crise économique devenue insoutenable. L’inflation dépasse les 42 %, le rial s’est effondré à plus de 1,4 million pour un dollar, les salaires moyens stagnent autour de 200 dollars mensuels et la suppression de mécanismes de change subventionnés a provoqué une explosion des prix, notamment sur les produits de première nécessité. Dans les bazars de Téhéran, les rideaux se ferment. Dans les rues, les slogans ne laissent plus place à l’ambiguïté : « Mort à Khamenei », « Liberté », « Mort à l’oppresseur, qu’il soit roi ou guide suprême ».

La répression est brutale. Plus de 2 100 arrestations, au moins 36 morts confirmés, dont des enfants. Des affrontements armés ont été signalés dans l’ouest du pays, avec usage de grenades et d’armes automatiques. Face à l’embrasement, le pouvoir distribue des aides dérisoires – environ 7 dollars par foyer – et admet à demi-mot son impuissance. Le président Masoud Pezeshkian concède publiquement ne pas avoir de solution immédiate. Même Ali Khamenei reconnaît le droit de protester… tout en appelant à « remettre les émeutiers à leur place ».

Washington durcit le ton : Trump sort de l’ambiguïté

C’est dans ce contexte que le président américain Donald Trump intervient publiquement. Sur Truth Social, il affirme que les États-Unis sont « locked and loaded » pour protéger les manifestants pacifiques iraniens et avertit Téhéran contre toute répression sanglante. Le message est clair : l’Iran est désormais placé sous surveillance stratégique directe.

Cette rhétorique marque un tournant. Elle rompt avec les ambiguïtés diplomatiques et s’inscrit dans une logique de pression maximale assumée. Trump évoque explicitement la possibilité de « frapper » l’Iran si les lignes rouges américaines sont franchies, tout en laissant planer une fenêtre de négociation très courte sur le dossier nucléaire, assortie d’un ultimatum de 60 jours.

La réponse iranienne : la menace de frappes préemptives

La réaction de Téhéran ne tarde pas. Le chef de l’armée iranienne menace ouvertement de frappes militaires préemptives contre les forces américaines au Moyen-Orient, qualifiées de « cibles légitimes ». Selon ses mots, la rhétorique américaine constitue en elle-même une menace justifiant une réponse anticipée.

Cette déclaration, rapportée le 7 janvier 2026 par Los Angeles Times, constitue à ce jour la source la plus fiable et la plus factuelle sur l’état réel de l’escalade. Le journal cite des responsables militaires iraniens affirmant que l’Iran ne tolérera plus aucun avertissement public sans réponse et que son niveau de préparation militaire serait « supérieur à celui d’avant la guerre de juin 2025 ».

Le discours iranien évolue ainsi d’une posture défensive à une doctrine assumée de préemption, brouillant volontairement la frontière entre dissuasion, riposte et attaque anticipée.

Les mouvements militaires américains : dissuasion ou préparation de frappe ?

Parallèlement, les signaux militaires s’accumulent. Les réseaux OSINT documentent depuis plusieurs jours un redéploiement massif d’avions américains vers l’Europe et le Moyen-Orient : ravitailleurs KC-135 et KC-46, avions de transport stratégique C-5 et C-17, mouvements depuis les États-Unis et depuis la base britannique de RAF Fairford, escales répétées à Ramstein avant projection vers le sud.

Des unités d’élite comme le 160th SOAR, connues pour des opérations clandestines à haute intensité, ont également été repérées. Ces mouvements sont visibles, assumés, presque ostentatoires. L’objectif semble double : envoyer un message clair à Téhéran et se positionner en capacité d’action immédiate.

Officiellement, Washington ne confirme rien. Officieusement, la logique rappelle des schémas observés avant des interventions ciblées, notamment en Amérique latine. L’Iran, de son côté, a relevé son niveau d’alerte maximal et renforcé ses défenses aériennes.

Israël en alerte maximale face à la menace iranienne

À Jérusalem, l’analyse est sans illusion. L’Iran est perçu comme une menace existentielle, non seulement en raison de son programme nucléaire, mais aussi de ses missiles balistiques et de son réseau régional. Les services israéliens estiment que les sites de Natanz, Fordow et Ispahan ont été rapidement remis en état après les frappes passées et que Téhéran se rapproche dangereusement d’un seuil nucléaire opérationnel.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu plaide pour une ligne dure et des frappes préventives si nécessaire, même si des divergences tactiques subsistent avec Washington. Les scénarios évoqués en Israël incluent une guerre directe d’ampleur inédite, qualifiée par certains responsables de « plus difficile de l’histoire du pays ».

Le politologue et juriste israélien Moshe Cohen-Eliya a résumé la situation sur un plateau télévisé : les mouvements américains ne sont pas anodins, ils constituent des signaux stratégiques pouvant annoncer une escalade régionale, voire mondiale, en cas de dérapage.

Un engrenage mondial aux conséquences explosives

Le scénario le plus redouté reste celui d’une erreur de calcul. Une frappe américaine limitée pourrait provoquer une riposte iranienne contre les bases américaines, Israël ou les voies maritimes stratégiques. La fermeture du détroit d’Ormuz, évoquée à Téhéran, entraînerait un choc énergétique mondial immédiat, avec l’implication potentielle de la Russie et de la Chine.

L’histoire récente rappelle à la prudence. Peu d’analystes avaient anticipé l’effondrement rapide du régime syrien fin 2024. Aujourd’hui encore, rien n’est écrit. Les mouvements militaires peuvent rester dissuasifs, les ultimatums déboucher sur une négociation de dernière minute.

Mais un fait s’impose : la convergence entre soulèvement intérieur iranien, rhétorique américaine décomplexée et préparatifs militaires visibles place la région sur une ligne de crête. Cette fois, la guerre n’est plus une hypothèse théorique. Elle est une possibilité tangible, suspendue à quelques décisions prises dans l’urgence et sous pression.

Et lorsque les grandes puissances cessent de parler à voix basse, l’histoire, elle, a rarement le sens de la retenue.

PESSAH 2026 À AGADIR – LE SÉJOUR CACHER QUI NE LAISSE AUCUNE PLACE AU HASARD

Pessah 2026 à Agadir au Maroc

PESSAH 2026 À AGADIR – LE SÉJOUR CACHER QUI NE LAISSE AUCUNE PLACE AU HASARD

Du 1er au 10 avril 2026 – Taghazout / Agadir

Séjour familial haut de gamme – 100 % casher – places très limitées

Vous cherchez Pessah 2026 sans stress, sans compromis, sans mauvaise surprise ?

Vous êtes au bon endroit.

À Agadir – Taghazout, le Familly Club propose un séjour de Pessah rare, maîtrisé de bout en bout, pensé pour les familles exigeantes qui veulent vivre les fêtes dans le confort, la sérénité et la joie, sans renoncer à la rigueur religieuse.

Pessah 2026 au Maroc à Agadir

Pessah 2026 au Maroc à Agadir

UN CADRE PRIVATISÉ, CALME ET SÉCURISÉ

Ici, pas d’hôtel impersonnel.

Vous séjournez dans des chalets villa-lodges tout confort, spacieux, indépendants, conçus pour les familles.

De vrais espaces de vie.

De la tranquillité.

Un site entièrement organisé autour de Pessah.

Pessah 2026 au Maroc avec Familly Club et voyages Sibony

Pessah 2026 au Maroc avec Familly Club et voyages Sibony

👉 Seulement 40 chalets disponibles.

Une fois réservés, il n’y aura pas d’extension possible.

PESSAH CACHER, SANS DISCUSSION

La question du kasher ne se pose même pas.

Pension complète semi-gastronomique

Casher strict sous le contrôle du Beth Din de Casablanca

• Cuisines dédiées, supervision permanente

• Aucun compromis, aucune approximation

La gastronomie est assurée par la cheffe Laura (La Table Étoilée – Marseille) et la cheffe pâtissière Sivan (Israël / OM), pour une cuisine raffinée, généreuse et festive, adaptée aux fêtes.

UN CADRE RELIGIEUX STRUCTURÉ ET BIENVEILLANT

• Offices quotidiens

• Chiourim

• Accompagnement des fêtes

• Présence du Rav Heski Touati

Tout est fluide, clair, respectueux.

On vit Pessah pleinement, sans rigidité inutile, dans une ambiance familiale et chaleureuse.

UN VRAI SÉJOUR FAMILIAL (PAS UN DISCOURS MARKETING)

Pendant que les parents soufflent, les enfants vivent leur Pessah.

Mini-club & baby-club

• Animations quotidiennes

• Activités adaptées à chaque âge

• Soirées à thème pour tous

Chacun trouve sa place.

Personne ne subit le séjour.

LA MIMOUNA COMME AU MAROC, LA VRAIE

Le point culminant du séjour.

Une Mimouna féerique, authentique, spectaculaire :

dromadaires, orchestre berbère, décor marocain, pâtisseries traditionnelles, ambiance festive unique.

Pas une animation symbolique.

Une vraie célébration marocaine.

EXCURSIONS & LOISIRS (EN OPTION)

Envie de bouger ? Tout est à portée de main :

Quad, bateau, spa, téléphérique, balades, loisirs à la carte.

Ou simplement… ne rien faire et profiter du soleil d’Agadir.

OFFRE FAMILY PRESTIGE – JUSQU’AU 31 JANVIER 2026

🎯 6 000 € tout inclus

👉 2 adultes + 3 enfants (4-11 ans)

👉 Chalet villa-lodge

👉 Pension complète

👉 Programme religieux & animations

⚠️ Après le 31 janvier 2026, les tarifs évoluent.

⚠️ Les disponibilités sont limitées à 40 familles.

VOLS & ACCÈS

✈️ Vols possibles depuis Paris, Marseille et Tel-Aviv

avec Sibony Voyage – Selectour

Transferts organisés.

POUR QUI EST CE SÉJOUR ?

✔️ Familles qui veulent un vrai Pessah, sans stress

✔️ Parents qui refusent les hôtels surchargés

✔️ Personnes exigeantes sur le kasher

✔️ Ceux qui savent que les meilleures places se décident tôt

❌ Ce séjour n’est pas fait pour les indécis de dernière minute.

RÉSERVATIONS & INFORMATIONS

📞 Patrick Zic

📱 06 68 54 45 55

🌐 www.famillyclub.com

👉 Contactez-nous maintenant pour recevoir le programme détaillé et les disponibilités réelles.

Pessah 2026 à Agadir ne se réserve pas en avril 2026.

Il se décide maintenant.

Pessah au Maroc : pourquoi Agadir et Taghazout s’imposent pour 2026

Pessah au Maroc : pourquoi Agadir et Taghazout s’imposent pour 2026

Pessah au Maroc : pourquoi Agadir et Taghazout s’imposent pour 2026

Le Maroc n’est pas une destination anodine pour Pessah. C’est une terre de mémoire juive, de traditions, de gastronomie, mais aussi une destination moderne, stable et parfaitement adaptée aux séjours familiaux. En 2026, Agadir et Taghazout s’imposent comme le choix le plus cohérent.

Climat d’abord. En avril, Agadir offre une météo idéale : soleil constant, températures douces, aucune lourdeur. Ensuite, l’accessibilité : vols directs ou simples correspondances depuis l’Europe et Israël, transferts organisés, logistique fluide.

Taghazout, plus précisément, permet ce que les grandes villes ne permettent plus : espace, calme, sécurité, privatisation. Le site du séjour est pensé comme un village éphémère dédié à Pessah, loin du tourisme de masse, sans compromis sur le confort.

Le Maroc, c’est aussi la Mimouna dans son berceau culturel. Ici, elle n’est pas reconstituée. Elle est vécue. Les familles retrouvent une authenticité que beaucoup de destinations ont perdue.

Enfin, Agadir permet une vraie diversité d’expériences : mer, désert, montagnes, excursions, détente. Chacun compose son Pessah selon ses envies, sans jamais sortir du cadre kasher et sécurisé.

En 2026, choisir Pessah à Agadir, ce n’est pas suivre une mode. C’est revenir à l’essentiel : des fêtes vécues pleinement, dans un environnement humain, chaleureux et maîtrisé.

Pourquoi les familles réservent déjà Pessah 2026 au Maroc

Pourquoi les familles réservent déjà Pessah 2026 au Maroc

Pourquoi les familles réservent déjà Pessah 2026 au Maroc (et pourquoi il ne reste presque plus de chalets)

Chaque année, le même constat : les séjours de Pessah adaptés aux familles disparaissent les premiers. En 2026, la tendance est encore plus nette.
Le programme proposé à Agadir – Taghazout coche toutes les cases que les parents recherchent… et que très peu d’organisateurs savent réunir.

D’abord, l’espace.
Les chalets villa-lodges offrent une vraie respiration : chambres séparées, terrasses, tranquillité, sécurité. Les enfants ne sont pas « parqués » dans une chambre d’hôtel. Ils vivent le séjour. Les parents aussi.

Ensuite, la sérénité. Casher strict, supervision reconnue, offices structurés, encadrement rabbinique présent sans rigidité. Les familles n’ont rien à gérer, rien à vérifier, rien à anticiper. Tout est déjà pensé.

L’autre clé du succès, c’est l’animation. Mini-club, baby-club, activités quotidiennes, soirées festives, excursions facultatives : chacun trouve son rythme, sans contrainte. Pendant que les enfants sont pris en charge, les adultes peuvent souffler, se retrouver, profiter du cadre, du spa ou simplement du soleil marocain.

Pessah 2026 au Maroc avec Familly Club et voyages Sibony

Pessah 2026 au Maroc avec Familly Club et voyages Sibony

Et puis il y a la Mimouna, devenue un événement à part entière. Pas une animation symbolique, mais une véritable célébration marocaine : musique, dromadaires, décor, pâtisseries, ambiance nocturne spectaculaire. Un moment que les enfants n’oublient pas.

Côté budget, l’offre est volontairement lisible. Le Pack Family Prestige à 6 000 €, valable jusqu’au 31 janvier 2026, inclut tout pour 2 adultes et 3 enfants (4-11 ans). Après cette date, les tarifs évoluent et les disponibilités fondent. 40 chalets seulement. Pas plus. Pas de surbooking.

Pessah 2026 au Maroc à Agadir

Pessah 2026 au Maroc à Agadir

C’est précisément cette rareté qui explique l’engouement actuel. Les familles ne cherchent plus le « moins cher ». Elles cherchent le plus fluide, le plus sûr, le plus confortable pour vivre Pessah sans stress.

En 2026, beaucoup regarderont les photos. Quarante familles vivront l’expérience.
Envie de vivre Pessah 2026 dans un cadre idyllique, chaleureux et 100 % kasher ?

📍 Agadir – Taghazout | du 1er au 10 avril 2026
avec le Familly Club.

🏡 Chalets villa-lodges tout confort
🍽️ Pension complète semi-gastronomique
👩‍🍳 Chefs Laura (La Table Étoilée – Marseille) & Sivan (chef pâtissière – Israël / OM)
🕍 Kasher sous le Beth Din de Casablanca
✡️ Offices quotidiens, chiourim & fêtes avec le Rav Heski Touati

👨‍👩‍👧‍👦 Mini-club & animations pour tous
🎉 Soirées à thème & Mimouna féerique (dromadaires, orchestre berbère, pâtisseries…)
🏖️ Excursions & loisirs optionnels (quad, bateau, spa, téléphérique…)

💥 OFFRE PACK FAMILY JUSQU’AU 31 JANVIER 2026
➡️ Chalet tout inclus – 2 adultes + 3 enfants (4–11 ans) : 6 000 €
⚠️ Seulement 40 chalets disponibles

✈️ Vols possibles (Paris, Marseille, Tel Aviv) avec Sibony Voyage – Selectour
📞 Infos & réservations : Patrick Zic – 06 68 54 45 55
🌐 www.famillyclub.com

👉 Places très limitées – contactez-moi rapidement pour recevoir le programme complet et les disponibilités.