Claudine Douillet

Claudine Douillet,st fondatrice, gérante et rédactrice en chef d'Alliance, premier magazine juif francophone créé sur le web en 1996. Depuis près de trente ans, elle dirige la ligne éditoriale du titre, en assurant une veille quotidienne de l'actualité israélienne et juive internationale, traduite et adaptée pour le lectorat francophone.
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Les articles de Claudine Douillet

7 octobre : l'officier qui a ignoré les avertissements du Hamas définitivement renvoyé

7 octobre : l'officier qui a ignoré les avertissements du Hamas définitivement renvoyé

 

Le lieutenant-colonel qui dirigeait le renseignement de la division de Gaza le 7 octobre 2023, et qui avait qualifié d'"imaginaire" un avertissement détaillé sur l'attaque imminente du Hamas, a été formellement démis de ses fonctions au sein de Tsahal le jeudi 17 septembre 2026. Trois ans après le massacre qui a coûté la vie à environ 1 200 personnes et vu 251 otages enlevés, cette décision referme l'un des derniers dossiers disciplinaires ouverts contre les responsables militaires de l'époque.

Un avertissement écrit ignoré trois semaines avant l'attaque

Identifié uniquement par la lettre hébraïque "Aleph" en raison d'une interdiction de publication toujours en vigueur, cet officier occupait le poste de chef du renseignement de la division de Gaza avant et pendant l'attaque du 7 octobre 2023.
Le 19 septembre 2023, soit près de trois semaines avant le massacre, l'unité 8200 avait remis un dossier détaillant un plan d'invasion du Hamas baptisé "Jericho Wall".
Ce document décrivait des exercices d'infiltration de localités israéliennes, la prise d'otages de soldats et de civils, ainsi que les conditions dans lesquelles ces otages pourraient être exécutés.

Dans les jours suivants, une sous-officière du renseignement de l'unité 8200, désignée sous le nom de code "Vav", avait envoyé un courriel à plusieurs responsables, dont Aleph, les pressant d'agir. Elle y écrivait que "l'épée arrive" et appelait à "prévenir la population" tant qu'il était encore temps, précisant que les exercices repérés montraient que le plan "Jericho Wall" était opérationnel et que le Hamas disposait déjà de forces entraînées prêtes à l'exécuter dès réception de l'ordre. Aleph avait répondu que le scénario décrit était "totalement imaginaire".

Des soldats d'observation avaient également alerté sans être entendus

Au moins trois mois avant l'attaque, des soldats affectés à la base de Nahal Oz, située à un kilomètre de la frontière de Gaza, avaient signalé une activité inhabituelle : des entraînements répétés d'opérateurs du Hamas plusieurs fois par jour, le creusement de trous et la mise en place d'explosifs le long de la frontière. Selon leurs témoignages, aucune mesure n'avait été prise à la suite de ces signalements.

Contrairement à d'autres hauts gradés, Aleph n'a jamais démissionné

Après l'attaque du 7 octobre 2023, plusieurs responsables militaires de haut rang avaient reconnu leur part de responsabilité et quitté leurs fonctions, parmi lesquels le chef d'état-major de l'époque, le chef du renseignement militaire Aharon Haliva et le commandant de la division de Gaza. Aleph, lui, n'a ni démissionné ni assumé publiquement de responsabilité. Il est resté en poste jusqu'à la fin de son mandat prévu à la tête du renseignement de la division de Gaza, avant d'être affecté à l'unité 9900, spécialisée dans le renseignement visuel (VISINT).

En janvier 2025, l'armée avait dû geler cette nouvelle affectation après qu'un reportage radiophonique l'a révélée publiquement, provoquant un tollé au sein de l'opinion et des familles de victimes du 7 octobre.

Une procédure de licenciement bloquée pendant des mois par un recours judiciaire

En novembre 2025, le chef d'état-major de Tsahal, le lieutenant-général Eyal Zamir, avait ordonné le limogeage de plusieurs officiers supérieurs pour leur rôle dans les défaillances ayant conduit au 7 octobre, Aleph figurant parmi eux.
L'officier avait alors contesté cette décision devant la justice, obtenant temporairement le gel de la procédure ainsi qu'une ordonnance de confidentialité empêchant la publication des détails de l'affaire.

Le 30 juin 2026, le tribunal a tranché en faveur de l'armée, jugeant la procédure de licenciement légale et entièrement conforme aux prérogatives de Tsahal, et rejetant l'ensemble des recours d'Aleph.
La commission militaire chargée du dossier s'est ensuite réunie, et sur la base de ses conclusions, le chef de la direction du personnel de Tsahal, le général de division Dado Bar Kalifa, a ordonné le jeudi 17 septembre 2026 la libération définitive d'Aleph du service militaire. L'officier a été informé de la décision, qu'il peut encore contester en appel auprès du chef d'état-major Eyal Zamir.

Une identité toujours protégée malgré une large diffusion en ligne

Bien que le nom complet d'Aleph circule depuis des mois sur les réseaux sociaux et dans certains médias étrangers, son identité reste officiellement protégée par une interdiction de publication en Israël. L'officier a en effet saisi la Cour suprême pour s'opposer à la divulgation officielle de son nom par la presse israélienne, une procédure toujours pendante à ce jour.

Fait notable, le père d'Aleph est régulièrement interrogé à la télévision israélienne sur des questions de sécurité, sans que son lien de parenté avec l'officier limogé ne soit systématiquement précisé aux téléspectateurs. Il s'était par ailleurs déclaré publiquement opposé à la création d'une commission d'enquête d'État sur les événements du 7 octobre.

Un dossier qui continue d'alimenter le débat public à l'approche des élections

Cette annonce intervient alors que la presse israélienne a également diffusé de nouveaux enregistrements de communications interceptées de terroristes du Hamas, dans lesquels on les entend plaisanter pendant le déroulement de l'attaque du 7 octobre. Le même jour, Mira Shoshani, l'une des agentes les plus haut placées du Shin Bet, a livré un témoignage poignant sur la façon dont elle avait entendu sa fille mourir ce jour-là au kibboutz Kfar Aza.

Trois semaines avant les élections législatives du 27 octobre 2026, ces révélations successives entretiennent un débat toujours vif en Israël sur les responsabilités individuelles et institutionnelles dans l'échec sécuritaire du 7 octobre, un sujet qui continue de peser lourdement sur la scène politique et sur la confiance du public envers l'armée et les services de renseignement.

 

Revue de presse israélienne d'Alliance premier magazine juif : édition 17 et 18 septembre

Revue de presse israélienne d'Alliance Magazine du 20 septembre 2026

Revue de presse israélienne jeudi 17 et vendredi 18 septembre 2026

Israël traverse une séquence particulièrement tendue à quelques semaines des élections législatives du 27 octobre.

Netanyahou attaque ses rivaux à un mois du scrutin, un scandale de faux comptes touche son compte Instagram, la commission d'enquête de l'ONU accuse les États-Unis de crimes de guerre en Iran, et un attentat visant un centre de données déjoué à Ra'anana .

Bavure policière contestée à Umm al-Fahm, tollé politique autour du documentaire "NAZA" présenté à Venise, sondage donnant le bloc Netanyahu en recul, menace américaine de reprise des frappes sur l'Iran, poursuite de la colonisation en Cisjordanie : voici les informations les plus commentées de la presse israélienne ces dernières 24 heures, avec leurs sources.

Netanyahou accuse Eisenkot d'avoir épargné Nasrallah "par scrupule moral"

Lors d'un événement du Likoud à l'Expo de Tel-Aviv jeudi soir, le Premier ministre Benjamin Netanyahou a violemment attaqué ses adversaires politiques à cinq semaines des élections. Il a averti les électeurs qu'"il ne faut pas voter pour un parti qui ne franchit pas le seuil d'éligibilité" et qu'"il ne faut pas voter pour celui qui transférera ses voix à Liberman", visant sans le nommer Ofer Winter, président du parti Amcha Yisrael. Netanyahou s'en est aussi pris à Gadi Eisenkot, président du parti Yashar, l'accusant de "se vanter de ne pas avoir éliminé Nasrallah pour des considérations morales". Il a par ailleurs déclaré que son gouvernement avait "sauvé Israël de la destruction" et qualifié le parti d'Eisenkot de "bluff". Source : Haaretz, https://www.haaretz.co.il/news/dailynews/2026-09-17

Le Shin Bet dans la tourmente pour avoir ouvert une page gouvernementale au profit du Likoud

Le Shin Bet a alloué une page d'inscription sur un site gouvernemental pour l'événement du Likoud organisé jeudi soir à l'Expo de Tel-Aviv, en présence du Premier ministre.
Cette page a été retirée après une plainte déposée auprès du juge Noam Sohlberg, président de la commission centrale des élections, qui a jugé que la requête "soulevait de réelles questions". Selon une source proche du dossier, le Shin Bet aurait alloué cette page sur le réseau gouvernemental sans autorisation ni conseil juridique préalable. Source : Haaretz, https://www.haaretz.co.il/news/dailynews/2026-09-17

Meta supprime 17 000 faux comptes de l'Instagram de Netanyahou après une enquête de Ynet

Le réseau social Meta a retiré 17 000 comptes robots ("bots") suivant le compte Instagram du Premier ministre Benjamin Netanyahou, à la suite d'une enquête publiée par Ynet mettant en lumière cette manipulation d'audience. L'ampleur du nettoyage, révélée en pleine campagne électorale, relance les interrogations sur l'utilisation des réseaux sociaux par les responsables politiques israéliens et la fiabilité de leurs statistiques d'engagement en ligne. Source : Ynet, https://www.ynet.co.il/topics

Procès Netanyahou : la défense veut convoquer l'ex-procureur général Mandelblit avant les élections

Les avocats de Benjamin Netanyahou, toujours jugé dans le cadre des dossiers de corruption, ont demandé à convoquer l'ancien procureur général Avichai Mandelblit comme témoin, une démarche qui interviendrait à quelques semaines seulement du scrutin du 27 octobre. Cette requête relance le débat sur le calendrier judiciaire du Premier ministre en pleine campagne. Source : Walla, https://www.walla.co.il et Kan, https://www.kan.org.il/lobby/news

Eisenkot promet des révélations explosives du Shin Bet sur le 7 octobre

Dans une interview accordée à la chaîne publique Kan, Gadi Eisenkot, ancien chef d'état-major devenu chef du parti Yashar, a averti que "lorsque le Shin Bet publiera ce qui est connu sur le 7 octobre, les montants de porte trembleront", une formule imagée signifiant que les révélations à venir seront extrêmement graves pour certains responsables. Cette déclaration intervient alors que le dossier des responsabilités du 7 octobre continue d'alimenter la campagne électorale, notamment avec le limogeage cette même semaine d'un officier du renseignement de la division de Gaza. Source : Kan, https://www.kan.org.il/lobby/news

Un habitant de Kafr Qasem inculpé pour avoir planifié un attentat contre le centre de données d'Amdocs

Selon Walla, un habitant de Kafr Qasem doit être inculpé pour avoir planifié un attentat visant la ferme de serveurs de la société technologique Amdocs à Ra'anana. L'affaire s'inscrit dans une série de dossiers sécuritaires visant des cibles israéliennes stratégiques, alors que les services de sécurité multiplient les arrestations préventives à quelques semaines des élections. Source : Walla, https://www.walla.co.il

L'ONU accuse les États-Unis de possibles crimes de guerre en Iran

Une commission d'enquête des Nations unies a publié un rapport selon lequel il existe des "motifs raisonnables" de croire que les États-Unis ont commis des crimes de guerre lors de leurs frappes contre l'Iran, dans le cadre du conflit qui oppose Israël et son allié américain à Téhéran depuis février 2026. Cette conclusion, largement reprise par la chaîne publique Kan, pourrait compliquer davantage la position diplomatique de Washington et de Jérusalem à l'approche de l'Assemblée générale de l'ONU. Source : Kan, https://www.kan.org.il/lobby/news

Israéliens masqués attaquent le village de Burqa pour la troisième fois de la semaine

Des Israéliens masqués ont de nouveau été filmés en train d'attaquer le village palestinien de Burqa en Cisjordanie, un incident que Haaretz qualifie de troisième du genre en une semaine. Ces violences répétées surviennent alors qu'Israël vient d'ajouter un appel d'offres pour plus de 2 000 logements dans le plan de colonisation d'E1, intensifiant les tensions dans les territoires à l'approche des élections. Source : Haaretz, https://www.haaretz.co.il/news/dailynews/2026-09-17

Hécatombe routière : 321 morts sur les routes depuis le début de 2026

Ynet rapporte que 321 personnes ont perdu la vie sur les routes israéliennes depuis le début de l'année 2026, dont cinq rien que dans les dernières 24 heures. Parmi les victimes récentes figurent deux hommes d'une trentaine d'années tués dans un accident près des collines de Bar dans le Néguev, un chauffeur de taxi d'environ 70 ans mort sur l'autoroute Ayalon, et un motard tué dans une collision à Kiryat. Ce bilan alarmant relance le débat sur la sécurité routière en Israël. Source : Ynet, https://www.ynet.co.il/news

Tragédie à Kiryat Yam : un enfant de deux ans meurt après une chute du quatrième étage

Un enfant de deux ans est décédé après avoir chuté d'une hauteur de quatre étages à Kiryat Yam, vraisemblablement depuis la fenêtre d'un abri sécurisé (mamad). Le tout-petit a été transporté à l'hôpital Rambam de Haïfa alors que les équipes médicales pratiquaient une réanimation cardio-pulmonaire, mais n'a pas survécu. Source : Ynet, https://www.ynet.co.il/news et Kan, https://www.kan.org.il/lobby/news

Je peux, si tu le souhaites, transformer l'un de ces sujets en article complet type Alliance, comme nous l'avons fait pour l'affaire Aleph.

Umm al-Fahm : la version de la police mise en cause par les caméras de sécurité

Un policier des gardes-frontières a été interrogé par la Division des enquêtes internes de la police après avoir tué par balle un homme arabe israélien de 38 ans, Alaa Mahameed, jeudi à Umm al-Fahm, au terme d'une course-poursuite entamée sur la route 65.
La police affirme que le conducteur, sommé de s'arrêter, se serait jeté sur l'agent qui aurait alors fait feu.

Mais la scène a été filmée par une caméra de sécurité, et selon des proches de l'officier cités par Haaretz, également par sa caméra corporelle. Le journal rapporte que l'enquête de la DIPI a établi que Mahameed n'était pas armé au moment des faits. Yousef Jabareen, chef du parti arabe La Liste unifiée, affirme que les images "contredisent la version policière" et que des témoins locaux assurent que l'homme ne représentait aucune menace. Il réclame la suspension immédiate de l'agent et une commission d'enquête indépendante, dénonçant un climat d'incitation antiarabe entretenu selon lui par le gouvernement.
Lien https://www.timesofisrael.com/liveblog-september-18-2026/

"NAZA" : le documentaire sur Gaza qui embrase la campagne électorale

Le film "NAZA", consacré aux accusations de frappes israéliennes assistées par IA contre des civils à Gaza, a reçu une ovation de 25 minutes à sa présentation au Festival de Venise, où il a remporté le prix spécial du jury.
Ses réalisateurs, les Israéliens Yuval Abraham et Rachel Szor, sont accusés de trahison par le ministre de la Culture Miki Zohar, qui veut engager une procédure pour leur retirer la citoyenneté israélienne. Benjamin Netanyahu a promis une loi permettant de déchoir de leur nationalité les Israéliens jugés coupables d'avoir "sali" Tsahal à l'étranger.
Le ministre de la Culture a par ailleurs demandé au Shin Bet d'enquêter sur une possible implication du Hamas dans la réalisation du film.
Source : timesofisrael.com/israel-and-the-region

Sondage choc : le bloc Netanyahu tombe à 51 sièges à cinq semaines du scrutin

Un nouveau sondage du Times of Israël montre le bloc soutenant Benjamin Netanyahu reculer à 51 sièges à la Knesset, tandis que le nouveau parti du chef d'état-major Ofer Winter n'atteindrait pas le seuil d'éligibilité. Une majorité des sondés favorables au Premier ministre disent privilégier un gouvernement d'union nationale en cas d'absence de majorité claire après le vote du 27 octobre, quand les opposants à Netanyahu penchent plutôt pour un gouvernement minoritaire. Le président de l'État a par ailleurs appelé les électeurs à trancher clairement entre les blocs, prévenant qu'un nouveau passage aux urnes ne devrait intervenir qu'en tout dernier recours.Source : timesofisrael.com/liveblog-september-18-2026

Trump évoque une reprise des frappes de grande ampleur contre l'Iran

De retour à Washington, Donald Trump a déclaré qu'une "grande décision" concernant l'Iran était imminente, laissant planer la possibilité d'une reprise à grande échelle des frappes américaines.
Le président affirme qu'il rencontrera des dirigeants du Golfe lors de l'Assemblée générale de l'ONU avant de déterminer la suite des opérations. Washington a par ailleurs annoncé sanctionner une plateforme iranienne de cryptomonnaie, tout en confirmant que la délégation iranienne serait autorisée à assister à l'Assemblée générale de l'ONU, contrairement à celle de l'Autorité palestinienne dont le président Mahmoud Abbas se voit une nouvelle fois refuser un visa d'entrée et devra s'exprimer par visioconférence.

Source : timesofisrael.com/trump-weighs-return-to-large-scale-iran-strikes

Images satellites : l'Iran reconstruit à toute vitesse un site nucléaire bombardé par Israël

Des images satellites de la société Vantor Technologies, analysées par l'Institute for Science and International Security, montrent que l'Iran travaille activement à la reconstruction de l'installation de Taleghan 2, sur le complexe militaire de Parchin, à une trentaine de kilomètres au sud-est de Téhéran. Ce site avait été visé par les frappes israéliennes durant la guerre qui oppose les deux pays depuis février dernier.
Le directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique a par ailleurs signalé des constructions observées sur le site souterrain de Pickaxe Mountain, à Natanz, probablement destiné au stockage de matières nucléaires selon des services de renseignement occidentaux. Trump a averti Téhéran de ne "pas s'amuser" avec ce site. Sur le plan diplomatique, la Russie et la Chine ont opposé leur veto à une résolution américaine visant à prolonger le mandat des experts de l'ONU chargés de surveiller l'application des sanctions contre l'Iran, freinant la stratégie d'isolement économique poursuivie par Washington. Source : timesofisrael.com/satellite-images-show-iran-rapidly-working-to-rebuild-nuclear-site-bombed-by-israel

Nouvelles implantations en Judée-Samarie.nouveau tender pour plus de 2 000 logements à E1, colons filmés bloquant des Palestiniens

Israël a ajouté un appel d'offres portant sur 2 167 unités de logement au plan de colonisation controversé d'E1, selon une organisation de défense des droits humains. Ce tender doit s'ouvrir deux jours avant les élections. Le même jour, des colons masqués ont été filmés bloquant l'accès à des Palestiniens dans le village de Burqa, après y avoir mis le feu selon des habitants, tandis que d'autres colons étaient filmés empêchant des familles palestiniennes de rejoindre leurs propres maisons dans le village de Sinjil, en zone B sous juridiction civile de l'Autorité palestinienne.
Le groupe militant "Looking the Occupation in the Eye" dénonce un "nettoyage ethnique" et un "crime contre l'humanité au regard du droit international". Par ailleurs, la Cour a gelé une étape clé du processus gouvernemental controversé d'enregistrement des terres en Cisjordanie, tandis que des Palestiniens de la vallée du Jourdain affirment que la construction d'une nouvelle barrière de sécurité les coupe de leurs habitations.
Source : timesofisrael.com/israel-adds-tender-for-2167-housing-units-to-e1-settlement-plan

Le 7 octobre continue de hanter Tsahal : pourquoi l'officier du renseignement "Aleph" a été limogé

Un lieutenant-colonel du renseignement militaire, identifié uniquement par la lettre hébraïque "Aleph" pour protéger son identité, a été formellement démis de ses fonctions au sein de Tsahal jeudi, au terme d'une procédure de plusieurs mois.
Cet officier occupait le poste de chef du renseignement de la division de Gaza le 7 octobre 2023. Dans les jours précédant l'attaque, une sous-officière du renseignement, surnommée "Vav", lui avait adressé un e-mail avertissant que "l'épée arrive" et pressant ses destinataires de "prévenir la population" tant qu'il en était encore temps.
Parallèlement, la presse israélienne a diffusé de nouveaux enregistrements de communications interceptées de terroristes du 7 octobre, où on les entend plaisanter pendant l'attaque. Mira Shoshani, l'une des agentes les plus haut placées du Shin Bet, a livré un témoignage bouleversant sur la façon dont elle a entendu sa fille mourir ce jour-là à Kfar Aza. Ces révélations s'inscrivent dans un climat où le débat sur les responsabilités du 7 octobre continue d'alimenter la campagne électorale.

Source : https://www.timesofisrael.com/gaza-division-intel-officer-on-october-7-formally-dismissed-from-the-idf/

 

7 octobre : « ma mère criblée de balles, des bonbons dans les mains »la colère des rescapés face à NAZA

7 octobre : « ma mère criblée de balles, des bonbons dans les mains »la colère des rescapés face à NAZA

 

NAZA fait le tour du monde, le massacre du 7 octobre reste ignoré : trois témoignages

Le documentaire NAZA, consacré aux accusations de tirs délibérés de Tsahal contre des civils à Gaza, connaît un succès international retentissant depuis son ovation à la Mostra de Venise. Pour Liora Ben-Tzur, Eran Mess et Ofer Lieberman, trois témoins du massacre du 7 octobre 2023, cette exposition ravive une autre colère : celle de voir le monde se passionner pour Gaza pendant que leur propre tragédie reste, selon eux, ignorée.

7 octobre 2023 : une naissance trente heures avant le massacre du Hamas

Le 5 octobre 2023, Liora Ben-Tzur, habitante du kibboutz Ein HaShlosha, donne naissance à sa troisième fille, Assif, à l'hôpital Assuta d'Ashdod. Son mari Dor, ses enfants et sa mère, Marcel Talia, viennent la voir avant de rentrer au kibboutz. Liora reste seule à l'hôpital avec son nouveau-né.

À 6h29, les sirènes du 7 octobre retentissent. Malgré le shabbat, elle comprend que quelque chose d'anormal se produit et tente de joindre les siens.
Sa mère, hébergée dans un logement à une centaine de mètres de la maison familiale, ne répond pas. Liora parvient à joindre Dor, réfugié avec les enfants dans la pièce sécurisée, et improvise depuis son lit d'hôpital une cellule de coordination, suivant les informations sur Telegram pour tenter de comprendre comment sauver sa famille.

Le témoignage de Liora Ben-Tzur sur le massacre d'Ein HaShlosha

Les deux frères de Liora quittent le sud du mont Hébron pour rejoindre Ein HaShlosha. Ils retrouvent Dor et les enfants vivants dans l'abri, qui leur indique où se trouve leur mère.
Ils découvrent Marcel Talia criblée de balles de kalachnikov, une femme de 65 ans, en pyjama, pieds nus, baignant dans son sang. Elle tenait encore des bonbons destinés à ses petits-enfants, réfugiés à cent mètres d'elle.
Le père de Liora était mort des années plus tôt dans un accident de tracteur. Dor, resté dans l'abri avec un simple couteau de cuisine pour seule protection, n'a jamais vu les terroristes entrer chez lui. Sa belle-mère, elle, a été assassinée à cent mètres de là.

Liora dénonce une vision du 7 octobre qui, selon elle, s'efface trop vite de l'attention mondiale, rappelant que les terroristes sont venus, pendant une fête juive, pour tuer, massacrer et torturer. Après avoir témoigné aux États-Unis, elle affirme avoir reçu des messages selon lesquels sa mère aurait mérité son sort parce que ses deux enfants avaient servi dans l'armée israélienne.
Face au succès international de NAZA, elle demande aux réalisateurs de venir rencontrer les familles endeuillées du 7 octobre et de présenter leurs excuses.

Eran Mess, réserviste de Tsahal, témoin du massacre de la rave Nova

Eran Mess, 48 ans, de Kiryat Ata, lieutenant-colonel de réserve, n'avait aucune raison de se trouver dans le Sud ce matin du 7 octobre. Alerté par son frère, il enfile son uniforme, prend son arme personnelle et roule seul vers le sud sans attendre d'ordre.
À Patish, il trouve des centaines de jeunes fuyant la rave Nova, certains blessés, et improvise un poste de commandement pour recenser les disparus.

En se rendant sur le site de la fête, il découvre des corps sur la route et croise des terroristes du Hamas, dont il affirme avoir abattu deux avec son arme de poing.
Sur place, il aperçoit ce qu'il prend d'abord pour un tas de bois en feu : ce sont des corps brûlés vifs, dont l'un lui tend la main dans un dernier geste avant de succomber.

Rejoint par des soldats, il continue à chercher des survivants avant de rassembler, à l'aide d'un tracteur trouvé sur place, environ une centaine de corps de victimes du massacre.

Depuis le 7 octobre, Eran Mess parcourt le monde pour témoigner et se heurte, dit-il, à des négations répétées de ce qu'il a vu de ses propres yeux. Il précise ne pas chercher la vengeance, mais s'inquiète de voir un film sur Gaza recueillir une ovation mondiale pendant que son propre témoignage peine à trouver le même écho.

Ofer Lieberman et les ouvriers de Gaza sauvés à Nir Am

À Nir Am, Ofer Lieberman a dirigé pendant trente ans l'agriculture du kibboutz, en collaboration avec des ouvriers venus de Gaza, certains employés depuis le début des années 1980.
Le matin du 7 octobre, un entrepreneur l'informe que des tirs ont visé ses ouvriers, blessant trois d'entre eux, avant que sa fille, membre du dispositif de sécurité du kibboutz, ne confirme la présence de terroristes dans la zone.

Dans l'après-midi, Lieberman participe avec une escouade d'intervention au sauvetage de dix ouvriers palestiniens de Gaza pris entre deux feux dans les champs. Ils sont extraits vivants, mais l'expérience le marque durablement. Sans preuve directe que ces ouvriers aient transmis des informations au Hamas, il estime que la précision des renseignements détenus par les terroristes sur les kibboutzim frontaliers a ébranlé une confiance construite pendant des décennies.

Lieberman juge honteux que la polémique autour de NAZA occupe autant l'espace public pendant que le 7 octobre s'efface du débat international. Il reconnaît que s'y opposer donne au film une tribune supplémentaire, mais rappelle que la première scène leur a été offerte par d'autres, non par les familles endeuillées. Pour lui, les faits du matin du 7 octobre restent simples : ils ont tiré sur nous et nous avons riposté, ils ne sont pas venus pour partager un café.

Pourquoi le succès du film NAZA ravive la colère des familles du 7 octobre

Les trois récits diffèrent, tout comme leurs réactions au film NAZA. Mais tous partagent le même constat : pendant que le documentaire sur Gaza recueille une ovation record à Venise et une attention politique mondiale, le massacre du 7 octobre 2023, ses pièces sécurisées, ses kibboutzim, ses routes et le site de la rave Nova, continue selon eux de disparaître des priorités internationales.

 

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NAZA : 10 shekels par victime ? L’accusation choc que personne n’a encore pu vérifier -vidéo-

NAZA : 10 shekels par victime ? L’accusation choc que personne n’a encore pu vérifier

NAZA : 10 shekels par victime ? L’accusation choc que personne n’a encore pu vérifier

Un témoin anonyme affirme que les producteurs de NAZA auraient rémunéré leurs sources en fonction du nombre de morts palestiniens annoncés. Dix shekels par victime supplémentaire : l’accusation est explosive. Mais derrière le scandale, une question demeure entière : qui est ce témoin, a-t-il réellement participé au film et qui a vérifié son récit ?

Un témoin masqué accuse NAZA de payer pour gonfler les bilans

La vidéo, publiée par Shmulik Maman, dirigeant de Quentin Investigations, montre un jeune homme au visage dissimulé affirmant avoir participé à NAZA.
Selon lui, les réalisateurs auraient proposé 10 shekels pour chaque décès supplémentaire déclaré : un témoignage faisant état de 500 morts aurait ainsi rapporté 5 000 shekels.

Le jeune homme conteste également les chiffres avancés dans le film, notamment l’affirmation selon laquelle 400 à 500 civils auraient été tués lors d’un même incident. Selon son propre récit, le bilan le plus élevé qu’il connaissait concernant des dommages collatéraux était celui de la frappe ayant tué le chef militaire du Hamas, Mohammed Deif, qui aurait fait environ 90 morts, dont, affirme-t-il, près de la moitié étaient des membres du Hamas. Il dit aujourd’hui regretter sa participation au documentaire et accuse ses réalisateurs d’avoir été guidés par des motivations idéologiques et financières.

Mais une réserve majeure demeure : aucune preuve de ces accusations n’a été produite. Interrogé par Walla, Shmulik Maman a reconnu n’avoir ni vérifié ni cherché à vérifier les déclarations de son interlocuteur, expliquant que son rôle était de lui offrir une plateforme.

Ni le témoin, dont l’identité reste cachée, ni Quentin Investigations n’ont publié de document établissant sa participation au film ou confirmant les paiements allégués.

Cette vidéo ajoute ainsi une nouvelle pièce à la controverse qui entoure NAZA, le documentaire de Yuval Abraham et Rachel Szor récompensé du Prix spécial du jury à Venise et vivement contesté en Israël pour ses accusations visant Tsahal. L’accusation est spectaculaire ; sa démonstration, elle, reste à faire.

 

Dix shekels pour chaque mort supplémentaire ?

Alors que NAZA, le documentaire de Yuval Abraham et Rachel Szor, continue de provoquer une violente controverse en Israël après son Prix spécial du jury à la Mostra de Venise, une nouvelle accusation vient jeter le trouble sur les méthodes employées pour réaliser le film.

Un jeune homme, présenté comme ayant participé au documentaire, a accepté de témoigner devant le cabinet d’enquête privé Quentin Investigations, dirigé par Shmulik Maman. Son visage est dissimulé et son identité n’est pas révélée.

Son accusation est spectaculaire : selon lui, la production aurait proposé 10 shekels pour chaque victime supplémentaire déclarée. Autrement dit, annoncer 400 morts aurait rapporté 4 000 shekels, 500 morts 5 000.
Si elle était démontrée, une telle pratique modifierait radicalement la portée des accusations portées par le documentaire.
Mais c’est précisément là que commence le problème.

Le témoin affirme. La preuve, elle, manque

Le témoignage a bien été diffusé. L’accusation existe donc bel et bien. Mais aucun élément indépendant publié à ce jour ne permet d’établir que cet homme a effectivement participé au film, ni qu’il a reçu les sommes qu’il affirme avoir été proposées.

Le média israélien Walla a rapporté l’entretien et souligné l’absence de preuve permettant d’établir la participation du jeune homme au documentaire ou le paiement qu’il évoque.
Plus troublant encore : Shmulik Maman lui-même reconnaît ne pas avoir vérifié les affirmations de son interlocuteur.
L’enquêteur explique qu’il a essentiellement offert une plateforme au témoin pour qu’il puisse parler.

Autrement dit, la chaîne de vérification s’arrête avant même d’avoir commencé : un homme masqué formule une accusation extraordinairement grave, un enquêteur la filme sans authentifier son récit, puis l’accusation est reprise dans l’espace médiatique.
Cela ne prouve pas que l’homme ment.
Mais cela ne prouve pas davantage qu’il dit vrai.

Un témoin invisible face à vingt-quatre témoins invisibles

C’est ici que la polémique prend une tournure particulièrement singulière.
NAZA repose lui-même sur 24 témoignages anonymisés de personnes présentées comme des militaires ou des membres des services de renseignement israéliens. Leurs visages et leurs voix ont été modifiés afin de protéger leur identité.

Les réalisateurs présentent cet anonymat comme une nécessité pour permettre à des sources sensibles de parler.
Tsahal, de son côté, conteste précisément cette possibilité de vérification et rejette les principales accusations du documentaire.
Plusieurs responsables israéliens ont également demandé que les affirmations du film fassent l’objet d’un examen.
Et voici maintenant qu’une accusation destinée à fragiliser NAZA arrive elle aussi sous la forme d’un témoin dont personne ne peut vérifier publiquement l’identité.
Même procédé de protection.
Même impossibilité pour le public de connaître la source.
Mais avec une différence décisive : dans cette nouvelle affaire, l’enquêteur qui diffuse le témoignage reconnaît ne pas l’avoir vérifié.

Le documentaire est déjà confronté à des démentis officiels

Il serait toutefois faux de réduire la controverse autour de NAZA à ce seul témoignage.
Le documentaire affirme notamment qu’une frappe pouvait être autorisée alors que les responsables savaient qu’elle risquait de tuer plusieurs centaines de civils.
L’un des exemples les plus spectaculaires évoque jusqu’à 500 victimes civiles anticipées.

Tsahal a formellement rejeté cette affirmation, la qualifiant de fausse, et affirme n’avoir jamais planifié, autorisé ou exécuté une frappe dans laquelle 500 civils — ou un nombre comparable — auraient été considérés comme des victimes attendues.

Cette contestation officielle ne constitue évidemment pas, à elle seule, une démonstration de l’inexactitude de tout le documentaire. Mais elle établit une chose : les affirmations centrales de NAZA font l’objet de contestations factuelles précises et vérifiables.

Le documentaire repose par ailleurs sur des témoignages anonymes, ce qui rend leur vérification publique impossible. Reuters et l’Associated Press ont également rapporté que les autorités israéliennes contestent les accusations du film, tandis que les réalisateurs défendent leurs sources et leur travail journalistique.

Alors, qui dit vrai ?

C’est précisément la question que la vidéo de Quentin Investigations ne permet pas de trancher.
Le jeune homme affirme avoir participé à NAZA.
Il affirme avoir été confronté à un système de rémunération indexé sur le nombre de victimes.
Il affirme que les chiffres pouvaient être artificiellement gonflés.
Mais aucun contrat, aucun échange avec la production, aucun document financier, aucun enregistrement antérieur ni aucun élément indépendant permettant d’établir son rôle dans le film n’a été rendu public avec son témoignage.
Son récit peut être vrai.
Il peut être faux.
Il peut aussi contenir des éléments exacts et d’autres inexacts.
À ce stade, personne ne peut honnêtement transformer cette déclaration en preuve.
Et c’est précisément ce qui rend l’affaire intéressante.

Le doute porte désormais dans les deux sens

NAZA demande au public de croire des témoins qu’il ne peut pas identifier.
La nouvelle accusation demande au public de croire un témoin que lui non plus ne peut pas identifier.
Dans les deux cas, la question de la vérification devient centrale.
Le documentaire affirme présenter des témoignages de militaires et de membres des services de renseignement qui auraient été directement confrontés aux mécanismes décrits dans le film.
Son contradicteur présente un homme qui affirme avoir été l’un de ces participants.
Mais lorsqu’on demande : qui est-il ? Quand a-t-il participé ? À quel titre ? Avec qui ? Quelle preuve de sa participation existe ? A-t-il réellement reçu de l’argent ?, les réponses publiques restent absentes.
C’est là que le doute s’installe.
Non pas parce que l’accusation serait démontrée fausse.
Mais parce qu’elle n’est pas démontrée vraie.

Une affaire qui exige des preuves, pas seulement des récits

La polémique autour de NAZA est donc loin d’être close.
Le film a été récompensé à Venise et bénéficie d’une importante exposition internationale. Il est simultanément contesté par Tsahal et par des responsables politiques israéliens, tandis que ses auteurs défendent leurs sources anonymes et leur démarche journalistique.
À cette controverse vient désormais s’ajouter une accusation extrêmement précise : 10 shekels pour chaque mort supplémentaire annoncé.
Si cette accusation est exacte, des preuves doivent pouvoir apparaître.
Si elle est fausse, les éléments permettant de le démontrer devraient également pouvoir être produits.
Pour l’instant, le public dispose surtout d’un homme masqué, d’un récit explosif et d’un enquêteur qui reconnaît ne pas avoir vérifié son témoin.
Dans une affaire où chacun accuse l’autre de manipuler la réalité, une seule chose peut réellement faire la différence : les preuves.

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Fauda saison 5 : l'accusation d'indécence de Libération ne résiste pas aux faits

 Fauda saison 5 : l'accusation d'indécence de Libération ne résiste pas aux faits

Libération juge Fauda saison 5 indécente sur le 7 octobre. Les faits montrent l'inverse : la série a tout minimisé face à la réalité documentée.

Fauda saison 5 : pourquoi l'accusation d'indécence de Libération ne tient pas

Libération juge la saison 5 de Fauda indécente dans sa représentation du 7 octobre, notamment dans les épisodes 7 et 8. L'examen des scènes réellement diffusées sur Netflix montre l'inverse : la série a choisi la retenue là où la réalité documentée dépassait de loin ce qui apparaît à l'écran.

Que reproche Libération à Fauda saison 5 ?

Dans sa critique du 8 septembre intitulée "En intégrant le 7 octobre, la saison 5 de Fauda entre dans la bataille des récits", Libération reproche à la série, portée par Lior Raz et disponible en France sur Netflix depuis le 8 septembre, un manque de pudeur. Les épisodes 7 et 8 reconstituent l'attaque du 7 octobre à travers le personnage d'Eli et de sa famille, avec l'exécution de ses deux enfants par des terroristes puis le viol de sa femme par le commandant du commando avant son assassinat. C'est cette séquence que le journal qualifie d'indécente.

Ce que la série n'a pas montré

Vivre en Israël et avoir traversé le 7 octobre donne une mesure précise de l'écart entre la fiction et les faits documentés. Rien, dans les épisodes visés par Libération, ne montre les viols collectifs suivis d'immolations, les mutilations génitales, les yeux arrachés, les mains et les pieds d'enfants tranchés, ou les corps de femmes éventrées.
Le site 7octobre2023.org, qui rassemble les témoignages et documents établis sur cette journée, permet à quiconque de vérifier l'ampleur de ce qui a été délibérément écarté du scénario. Fauda a choisi de transmettre un ressenti, celui de la terreur et du traumatisme, sans reconstituer les actes les plus barbares commis ce jour-là.

Pourquoi l'accusation d'indécence ne tient pas face aux faits

Libération juge la scène indécente parce qu'elle montre l'exécution des enfants d'Eli et le viol suivi du meurtre de sa femme. Mais ces images ne représentent qu'une infime partie de ce qui s'est réellement passé le 7 octobre, comme le documente 7octobre2023.org.
La série n'a rien inventé ni exagéré, elle a choisi de montrer très peu par rapport à la réalité. Accuser Fauda d'indécence revient à lui reprocher d'avoir évoqué le 7 octobre, pas d'en avoir trop montré.

Le vrai sujet que Libération évite

Qualifier d'indécente une scène qui se limite à l'exécution d'enfants et au viol suivi du meurtre d'une mère pose la question de ce que Libération aurait attendu d'une représentation jugée pudique. La retenue éditoriale du journal sur les termes employés pour décrire les crimes du 7 octobre, constatée depuis trois ans dans sa couverture du conflit, éclaire davantage cette critique que la série elle-même.

Ce que Fauda a réellement choisi de taire

Fauda saison 5 n'a pas franchi la ligne de l'indécence, elle s'est arrêtée bien en deçà de ce que les faits documentés auraient permis de montrer. L'accusation de Libération repose sur une lecture qui ignore l'écart entre la scène diffusée et la réalité attestée par les sources disponibles, notamment 7octobre2023.org. Le vrai manque de pudeur n'est pas dans ce que Fauda a montré à l'écran, mais dans ce que le Hamas et des civils palestiniens ont fait subir à des civils israéliens innocents.

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Massacres et pogroms des Juifs : 2 483 crimes recensés, 33 siècles de haine mis à nu sur Zakhor.ai

Massacres et pogroms des Juifs : 2 483 crimes recensés, 33 siècles de haine mis à nu sur Zakhor.ai

 

Massacres des Juifs et pogroms à travers l'histoire : le catalogue qui construit la mémoire juive

2 483 pogroms et massacres des Juifs, de l'Égypte pharaonique aux attentats de 2025, sans oublier le pogrom du 7 octobre 2023 en Israël, sont aujourd'hui recensés ligne par ligne sur Zakhor.ai. Ce travail de mémoire juive, unique par son ampleur, appelle chacun à y ajouter le nom de sa propre communauté.

Un catalogue des massacres des Juifs sans précédent

Sur Zakhor.ai existe désormais une page qui ne se lit pas d'une traite : Massacres et pogroms. Elle recense, événement après événement, ce qui a été fait aux Juifs parce qu'ils étaient juifs. Pour chaque entrée, une date, un lieu, un bilan, établis à partir des sources historiques disponibles.

Le compteur affiche aujourd'hui 2 483 événements. Trente-trois siècles d'histoire y sont couverts, depuis l'ordre d'infanticide de Pharaon, douze siècles et demi avant notre ère, jusqu'aux attentats de 2025. Près d'une centaine de pays et territoires sont représentés.
Le chiffre donne le vertige, et il reste pourtant incomplet : des milliers d'épisodes locaux ne survivent que dans une ligne de chronique, ou ont disparu de toute mémoire écrite. Pour la Shoah seule, chaque bourgade d'Europe de l'Est a connu sa propre Aktion, et seuls les sites et opérations majeurs figurent dans la liste actuelle.

C'est pourquoi la plateforme fait appel à chacun. Une archive familiale, un livre du souvenir, l'histoire orale d'une communauté suffisent à proposer un événement manquant depuis la page elle-même. Chaque contribution est relue avant publication. Chaque ligne ajoutée redonne un nom à une communauté effacée.

Ce que révèlent les pogroms recensés depuis trois mille ans

Mis bout à bout, ces 2 483 événements dessinent une mécanique qui se répète, d'un siècle et d'un continent à l'autre, avec une régularité glaçante.

Une accusation précède presque toujours le massacre : un incendie imputé à Antioche en l'an 70, un enfant prétendument assassiné à Norwich en 1144 puis à Blois, Fulda, Lincoln et Trente, une hostie profanée, des puits empoisonnés en 1321 puis en 1348. L'accusation est absurde, mais on la « prouve » sous la torture avant de la faire circuler de ville en ville.

Une crise précède presque toujours la violence : peste, guerre civile, croisade, mort d'un roi, changement de dynastie. À Strasbourg, en février 1349, la communauté est brûlée deux jours avant que la peste n'atteigne seulement la ville. Le bouc émissaire n'attend pas la catastrophe, il la précède.

Le calendrier et l'argent reviennent sans cesse. Les violences éclatent volontiers à la Semaine sainte, un jour de chabbat ou de fête. Et la dette apparaît presque toujours en arrière-plan : à York en 1190, les émeutiers brûlent les registres de créances dans la cathédrale, juste après avoir exterminé la communauté.

Le pouvoir se montre ambivalent. Des évêques et des princes protègent, parfois au péril de leur propre autorité. Mais les mêmes souverains taxent, confisquent, expulsent, rappellent contre rançon puis expulsent à nouveau. Quand la foule gronde, la protection cède presque toujours. Le refuge devient alors un piège : à Worms, Mayence, York ou Nemirov, le palais de l'évêque ou la tour du château, censés protéger, deviennent le lieu même du massacre.

Tout commence par le marquage : la rouelle, le vêtement distinctif, le mellah, le ghetto préparent le terrain. Et certaines villes sont frappées encore et encore : Kitzingen, en Franconie, voit sa communauté détruite trois fois en un demi-siècle, à chaque fois reconstruite par des Juifs revenus.

Le foyer de la violence se déplace à travers les âges, de la Judée romaine à la Rhénanie des croisades, puis à l'Espagne de 1391 et 1492, à l'Ukraine de 1648 et 1768, à l'Empire russe, à l'Europe entière, au monde arabe, et enfin au terrorisme mondialisé d'aujourd'hui. Il suit les exilés vers leurs refuges successifs. Les justifications changent, théologiques puis économiques puis raciales puis politiques, mais la mécanique demeure identique.

Pourquoi la mémoire juive ne peut pas être sélective

On pourrait objecter que la mémoire devrait célébrer la vie plutôt que compter les morts. Mais dans la tradition juive, le commandement de mémoire n'a jamais été sélectif.

Zakhor, souviens-toi : le verbe traverse la Bible comme un fil conducteur. Au Deutéronome, il s'applique précisément au souvenir d'une agression, celle d'Amalek, à travers deux injonctions pour un même devoir, l'une active et l'autre négative. Se souvenir du mal subi n'est pas une complaisance, c'est une obligation.

Le peuple juif l'a traduit en pratiques concrètes à chaque génération. Après les massacres rhénans de 1096, les communautés composent la prière Av HaRahamim, encore récitée chaque chabbat dans les synagogues ashkénazes.
Des Memorbücher consignent les noms des martyrs pour qu'ils soient lus à voix haute.
Après le bûcher de Blois en 1171, Rabbenou Tam institue un jeûne le 20 Sivan, renouvelé par le Conseil des Quatre Pays après 1648.
La liturgie de Yom Kippour pleure les dix martyrs de l'époque d'Hadrien, et les kinot de Tisha beAv, jour auquel se rattache aussi l'expulsion d'Espagne, rassemblent en une seule journée de deuil des siècles de destructions.
Au vingtième siècle, les survivants ont écrit des centaines de livres du souvenir, les Yizker-bikher, un par shtetl anéanti. Le catalogue de Zakhor.ai s'inscrit modestement dans cette même lignée.

Se souvenir, c'est d'abord rendre un nom à ce que le bourreau voulait effacer. C'est ensuite comprendre : les schémas révélés par ce catalogue, l'accusation fantasmatique, la crise, le bouc émissaire, la protection qui cède, se reconnaissent encore aujourd'hui.
La mémoire est une forme de vigilance. C'est enfin refuser le dernier mot au persécuteur, car oublier les victimes reviendrait à les tuer une seconde fois.

Une précaution s'impose toutefois. L'historien Salo Baron mettait en garde contre une conception larmoyante de l'histoire juive, qui la réduirait à une suite de malheurs. Il avait raison : ce catalogue n'est pas l'histoire juive, il en est l'ombre portée. C'est pourquoi il voisine sur Zakhor.ai avec les familles, les généalogies et les grands livres, c'est-à-dire avec la vie elle-même.

Comment les massacres des Juifs ont façonné le judaïsme

Il existe une raison plus profonde encore de se souvenir. On ne comprend ni la pensée juive, ni la sociologie juive, ni sans doute le judaïsme tel qu'il se pratique aujourd'hui, sans ces événements. Le judaïsme n'a pas été « fait » par les persécutions, mais il a répondu à chacune d'elles, et ses réponses l'ont transformé.

Quand Rome rase le Temple en l'an 70 puis écrase Bar Kokhba, les sages de Yavné font le choix de la reconstruction par l'étude : la prière remplace le sacrifice, la synagogue remplace le Temple, la mise par écrit de la Mishna puis du Talmud répond en partie à la peur de voir la tradition orale se perdre dans la tourmente.
Sous les persécutions d'Hadrien, les sages réunis à Lod fixent les limites du martyre et font naître le Kiddouch ha-Chem comme catégorie de la loi juive ; mille ans plus tard, Maïmonide répondra de la même manière aux conversions forcées almohades.

Après l'expulsion d'Espagne en 1492, les exilés se retrouvent à Safed, où Joseph Karo compose le Choulhan Aroukh, code qui unifie encore aujourd'hui la pratique juive, tandis qu'Isaac Louria y élabore une kabbale de la réparation du monde que l'historien Gershom Scholem a lue comme une réponse au traumatisme de l'exil.

Les massacres de 1648 laissent le monde juif d'Europe orientale exsangue, ouvrant la voie à la ferveur messianique de Sabbataï Tsvi puis, dans les mêmes terres meurtries, à la naissance du hassidisme.
Après les pogroms russes de 1881, plus de deux millions de Juifs quittent l'Europe orientale ; Léon Pinsker publie Autoémancipation en 1882, les premiers pionniers partent pour la Palestine, et le poème de Bialik après le pogrom de Kichinev en 1903 nourrit l'autodéfense juive.
Le sionisme politique n'est pas réductible à une réponse aux persécutions, mais il en reste inséparable. Après la Shoah, l'État d'Israël naît trois ans après la libération des camps, tandis que la philosophie juive se reconstruit autour de la catastrophe, entre le « 614ᵉ commandement » d'Emil Fackenheim et le témoignage devenu vocation chez Elie Wiesel.

Ces épreuves ont aussi façonné une véritable sociologie de la survie.
Une communauté expulsée ne peut emporter ses terres, elle emporte son savoir, d'où la valeur accordée à l'étude et aux métiers transportables.
Une minorité menacée s'organise en kehila, avec ses caisses, sa justice, sa solidarité, et fait du rachat des captifs une obligation prioritaire.

L'Alliance israélite universelle naît en 1860 dans le sillage de l'affaire de Damas et de l'affaire Mortara.
La géographie juive elle-même, de Salonique à Amsterdam, de la Pologne à New York et Tel-Aviv, dessine une carte des refuges successifs.
L'historien Yosef Hayim Yerushalmi a analysé cette recherche séculaire de la protection du pouvoir central contre la foule, cette « alliance royale » dont la faillite au vingtième siècle fut tragique.
C'est d'ailleurs à Yerushalmi, et à son ouvrage Zakhor, que le site doit son nom : il y montrait que le peuple juif a longtemps entretenu moins une histoire qu'une mémoire, liturgique, rituelle, collective. Le catalogue de Zakhor.ai tente de réconcilier les deux, en apportant la rigueur de l'historien, dates, lieux, bilans jamais arrondis, au service d'une mémoire qui refuse l'oubli.

Participez à la mémoire juive : ajoutez le nom manquant

Ce catalogue de pogroms et de massacres des Juifs ne sera jamais complet, et c'est précisément pour cela qu'il doit rester vivant. Parcourez-le. Cherchez-y la ville de vos ancêtres. Et si un nom manque, si une date ou une communauté échappe encore à la liste, proposez-la sur Zakhor.ai.

Chaque ligne ajoutée répond, à travers les siècles, à l'injonction la plus ancienne de la tradition juive.

Zakhor. Souviens-toi.

Participer à la construction de ce catalogue en vous inscrivant 

 

À Paris, le drapeau israélien vandalisé ne sera pas remplacé : La France capitule

À Paris, le drapeau israélien vandalisé ne sera pas remplacé : La France capitule

 

Drapeau israélien vandalisé à Paris : Israël dénonce, la France se tait

Le drapeau israélien vandalisé à la Bastille ne sera pas remplacé. L'ambassade d'Israël dénonce une capitulation face à un acte antisémite

 Drapeau israélien vandalisé à Paris : l'ambassade dénonce une capitulation face à un acte antisémite

Le drapeau israélien vandalisé à Paris ne sera pas remplacé. Place de la Bastille, au cœur d'une installation célébrant l'unité des nations, le drapeau d'Israël a été arraché puis effacé plutôt que restauré. Un acte que l'ambassade d'Israël en France qualifie sans détour de geste antisémite.

 Un acte antisémite au cœur de la Paris Design Week

L'installation « La Re-prise de la Bastille », présentée dans le cadre de la Paris Design Week, réunissait les drapeaux de tous les États membres et observateurs de l'ONU, confectionnés à partir de vêtements recyclés par les artistes Claire Renard et Jean-Sébastien Blanc. Un seul emblème a été pris pour cible dans cet espace pourtant placé sous surveillance : celui d'Israël. La dégradation du drapeau israélien à Paris n'a rien d'un fait divers isolé. Elle vise le seul drapeau juif présent dans une œuvre censée célébrer l'unité entre les peuples.

 L'ambassade d'Israël propose un nouveau drapeau, la France refuse

Face à cette dégradation ciblée, l'ambassade d'Israël en France a immédiatement proposé de fournir un nouveau drapeau aux dimensions requises. La Ville de Paris, le Centre des monuments nationaux, la Paris Design Week et les artistes eux-mêmes ont préféré laisser l'emplacement vide, invoquant la crainte de nouvelles dégradations. Un choix qui revient à céder devant ceux qui ont voulu faire disparaître la présence d'Israël de l'espace public parisien.

 Pourquoi l'ambassade d'Israël parle de capitulation

Dans un communiqué, l'ambassade d'Israël en France qualifie ce choix de « capitulation inacceptable ». En effaçant le drapeau israélien plutôt qu'en le remplaçant, les institutions françaises accordent aux auteurs de cet acte antisémite exactement ce qu'ils recherchaient. L'ambassade réclame une enquête pour identifier les responsables et comprendre comment un site sous surveillance a pu être profané sans réaction immédiate.

 Un nouveau renoncement français face à l'antisémitisme

Cette affaire du drapeau israélien vandalisé à Paris illustre un pays qui, face à la haine antisémite montante, choisit trop souvent l'esquive plutôt que la fermeté.
Quel message envoie-t-on à ceux qui s'en prennent aux symboles juifs, sinon qu'il suffit de s'attaquer à un drapeau israélien pour obtenir sa disparition définitive ? La France affiche ses valeurs de tolérance sur le papier, mais recule quand il s'agit de défendre concrètement la présence d'Israël dans l'espace public.

Ce que révèle l'affaire du drapeau de la Bastille

Une offre de réparation immédiate, refusée. Une administration qui préfère la disparition du symbole juif à sa protection. Une ambassade contrainte de rappeler publiquement à la France ses obligations face à un acte antisémite. Tant que ce type de renoncement restera sans conséquence, les prochains actes de ce genre ne se feront pas attendre.

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7 octobre : les écoutes téléphoniques qui accablent un terroriste et sa femme réfugiés en Louisiane

7 octobre : les écoutes téléphoniques qui accablent un terroriste et sa femme réfugiés en Louisiane

7 octobre : les écoutes téléphoniques qui accablent un terroriste et sa femme réfugiés en Louisiane

Des transcriptions d'appels interceptés le matin du 7 octobre viennent d'être versées à un dossier judiciaire américain.
On y entend des membres d'un commando gazaoui rire et se féliciter en direct de l'attaque, tout en anticipant froidement les destructions à venir sur Gaza

L'accusé et son dossier

Mahmoud Amin Ya'qub Al-Muhtadi, 33 ans, arrêté en octobre 2025 à Lafayette en Louisiane où il travaillait dans un restaurant, est accusé d'avoir participé au massacre du 7 octobre au sein des Brigades de résistance nationale, branche armée du Front démocratique de libération de la Palestine. Inculpé pour soutien matériel au terrorisme ayant entraîné la mort et pour fraude au visa, il encourt la perpétuité. Il a plaidé non coupable. La procureure générale Pam Bondi l'avait qualifié de « monstre » lors de son arrestation.

Ce que révèlent les écoutes

À 8h12 le 7 octobre, Al-Muhtadi appelle un complice pour lui dire que « les frontières sont ouvertes ». Une demi-heure plus tard, il rit avec un autre interlocuteur et lance sa phrase la plus glaçante : « D'ici cet après-midi, la moitié de Gaza sera perdue, il ne restera rien à part mon kiosque. »
Il évoque les Israéliens « encore ivres » de leur fête de Simhat Torah, plaisante sur les otages déjà capturés, qu'il qualifie de « bon jeu », puis se projette sur une possible « troisième guerre mondiale » impliquant la Syrie et le Liban.
À 9h33, il annonce en riant être entré en Israël et ordonne aux siens d'éteindre leurs téléphones. Son portable se connectera peu après à une antenne près de Kfar Aza.

Improvisation et logistique de commando

Entre deux plaisanteries, les appels révèlent surtout l'amateurisme des préparatifs : recherche d'un poste à souder, manque de place dans le véhicule, hésitation à fermer les commerces. Un membre du groupe dit rejoindre Israël sans arme, faute d'en avoir trouvé une.

Kfar Aza, cible privilégiée

Ce kibboutz de 950 habitants a été submergé en moins d'une heure par 250 terroristes, qui y ont tué 62 résidents et 18 membres des forces de sécurité, et enlevé 19 civils.
Le dossier y rattache aussi le meurtre de Joshua Mollel, étudiant tanzanien tué à l'arme blanche puis par balle par un membre du commando.

Un sentiment d'impunité aux États-Unis

Entré aux États-Unis en septembre 2024 via Dallas avec un visa frauduleux, Al-Muhtadi écrit sur Facebook à un proche qui le met en garde contre la surveillance : « Il y a la démocratie ici, il y a la liberté. »

Son épouse également inculpée

Nieama Hsnein Al-Ghazzawi, citoyenne américaine, est poursuivie pour fraude au visa : elle aurait sciemment menti sur l'appartenance de son mari au groupe armé et organisé une cagnotte GoFundMe ayant récolté plus de 13 000 dollars pour financer son départ vers les États-Unis.

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7 octobre : l'exfiltration d'une haute responsable du Shin Bet piégée dans un kibboutz de Gaza

7 octobre : l'exfiltration d'une haute responsable du Shin Bet piégée dans un kibboutz de Gaza

 

Elle savait que si le Hamas la capturait vivante, ses propres collègues auraient dû la tuer. Deux ans après le 7 octobre, une haute responsable du Shin Bet, prise au piège dans un kibbutz de la ceinture de Gaza, raconte pour la première fois à visage découvert la course contre la montre menée par des combattants d'élite pour l'exfiltrer avant qu'elle ne tombe entre les mains des terroristes, sans jamais sacrifier les familles retranchées dans leurs abris.

Une menace jugée existentielle pour la sécurité de l'État

C'est une histoire restée scellée pendant deux ans. Ce mercredi soir, après le journal principal de Kechet 12, une responsable du Shin Bet a accepté de témoigner à visage découvert sur les événements du 7 octobre 2023. Ce jour-là, elle résidait dans un kibbutz situé sur la frontière avec Gaza, en pleine zone d'invasion des commandos du Hamas. Sa fonction au sein du renseignement intérieur israélien faisait d'elle une cible d'une valeur inestimable pour les terroristes, et sa capture vivante aurait constitué, selon les mots mêmes des responsables sécuritaires interrogés, un désastre stratégique pour Israël.

Le témoignage a été recueilli pour "Uvda", l'émission d'investigation phare de la journaliste Ilana Dayan, diffusée sur Kechet 12.

L'ancien chef de la division Sud du Shin Bet, qui s'exprime lui aussi dans le document, résume l'enjeu en une comparaison saisissante. Selon lui, la perdre équivaudrait à voir le chef de la division de reconnaissance d'AMAN, le renseignement militaire, tomber aux mains de l'ennemi. Il insiste sur l'ampleur des connaissances que détenait cette femme, sur son niveau d'accès et sur l'intimité de ses liens avec des dossiers sensibles, autant d'éléments qui faisaient d'elle ce que le jargon sécuritaire israélien appelle un "actif à extraction obligatoire".

"Il était clair pour tout le monde qu'il aurait fallu me tuer"

Le témoignage de la commandante elle-même donne la mesure du danger qu'elle représentait à ses propres yeux. Elle explique avoir compris, dès les premières heures de l'attaque, que sa capture vivante n'était pas une option envisageable pour ses collègues. Sa phrase, reprise par plusieurs médias israéliens ce mercredi, est sans détour : si elle tombait aux mains du Hamas, il aurait fallu la tuer plutôt que de la laisser être emmenée à Gaza, tant les informations qu'elle détenait auraient pu, entre les mains des terroristes, causer un dommage considérable à la sécurité d'Israël.

Ce niveau de lucidité, exprimé à froid deux ans après les faits, donne une idée du degré de préparation mentale exigé des agents de haut rang du renseignement israélien confrontés à un scénario d'enlèvement. Le document rappelle que cette réalité n'était pas propre à cette seule commandante, mais qu'elle s'imposait à tout officier détenant un niveau d'habilitation comparable, présent ce jour-là dans les kibboutzim de la ceinture de Gaza.

Un combattant de l'unité Tequila raconte l'arbitrage impossible

Le récit prend une dimension supplémentaire grâce au témoignage d'un combattant de l'unité Tequila, une unité d'intervention conjointe entre le Shin Bet et la police, aujourd'hui réserviste après avoir combattu ce jour-là. Il décrit une mission aux priorités contradictoires, où il fallait à la fois organiser au plus vite l'exfiltration de la commandante et, simultanément, porter secours à des familles retranchées dans leur pièce sécurisée, en train de résister physiquement aux terroristes qui tentaient d'en forcer la porte.

Selon son témoignage, la doctrine adoptée sur le terrain était claire : la commandante devait sortir le plus tôt possible et ne devait en aucun cas tomber entre les mains du Hamas, tant la quantité d'informations sensibles qu'elle détenait rendait sa capture inacceptable. Mais il précise aussitôt que cette exfiltration ne pouvait pas se faire au détriment des familles en danger immédiat de mort, en train de lutter physiquement contre des terroristes cherchant à pénétrer dans leur abri. La priorité, insiste-t-il, restait la vie des civils avant toute autre considération opérationnelle, y compris la protection d'un actif stratégique du renseignement.

Un document qui éclaire les arbitrages du 7 octobre

Ce témoignage vient s'ajouter à la masse déjà considérable de récits individuels publiés depuis deux ans sur les événements du 7 octobre, mais il apporte un éclairage rare sur la manière dont les unités d'élite israéliennes ont dû hiérarchiser leurs interventions en temps réel, au cœur du chaos, entre la protection d'agents détenteurs de secrets d'État et le sauvetage de civils en danger de mort immédiat. Il illustre aussi la nature des dilemmes auxquels ont été confrontés, dans les toutes premières heures de l'invasion, des combattants souvent livrés à eux-mêmes, sans chaîne de commandement clairement établie.

L'identité complète de la commandante n'a pas encore été rendue publique au moment de la diffusion, l'interview mettant l'accent sur son parcours et sur la reconstitution des événements plutôt que sur les détails biographiques permettant de l'identifier précisément. Le document devait être diffusé ce mercredi soir sur Kechet 12, immédiatement après le grand journal télévisé de la chaîne.

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Rabbi Meïr Baal Haness : vos dons en France arrivent-ils vraiment jusqu’à sa tombe à Tibériade ?

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Rabbi Meïr Baal Haness : tombe à Tibériade, bénédictions, dons et collectes en France

Rabbi Meïr Baal Haness est l’un des tsadikim les plus vénérés du judaïsme séfarade. Son nom est associé depuis des générations aux miracles, à la prière et à la tsédaka. Mais derrière les caisses de Rabbi Meïr, les demandes de bénédiction et les collectes organisées en France, une question essentielle mérite d’être posée : lorsque vous donnez « pour Rabbi Meïr », qui reçoit réellement votre don et qui accomplit la prière demandée sur sa tombe à Tibériade ?
Bénédictions sur sa tombe et dons assurés en Israël , à Tibériade, une seule adresse https://www.benediction-rabbimeir.com/

Qui était Rabbi Meïr Baal Haness ?

Rabbi Meïr fut l’un des plus grands maîtres de la Michna et du Talmud, au IIe siècle de l’ère commune. Disciple de Rabbi Akiva, il appartient à cette génération de sages qui ont assuré la transmission de la Torah après les grandes persécutions romaines.

Le Talmud rapporte l’immense profondeur de son enseignement. Rabbi Yéhouda Hanassi, son élève, reconnaissait lui-même la difficulté de saisir toute l’étendue de son savoir.
Une tradition rapporte également que Rabbi Meïr descendait d’une famille de convertis liée à l’empereur romain Néron.
Mais c’est surtout son intervention pour sauver sa belle-sœur emprisonnée par les Romains qui a marqué la mémoire populaire. Pour convaincre le gardien de la libérer, Rabbi Meïr lui promit qu’en cas de danger il prononcerait la formule « Élaha deMeïr Anéni », « Dieu de Meïr, réponds-moi ».
Le gardien accepta. La suite de l’histoire donnera à Rabbi Meïr son surnom : Baal Haness, le maître du miracle.
Depuis, cette formule accompagne des générations de fidèles qui invoquent le mérite du tsadik dans les moments d’épreuve.

« Élaha deMeïr Anéni » : pourquoi cette phrase est-elle encore prononcée aujourd’hui ?

Dans les familles séfarades, et particulièrement chez les Juifs originaires de Tunisie, « Élaha deMeïr Anéni » n’est pas une formule oubliée dans un livre ancien.
Elle appartient au quotidien.
On la prononce lors d’une difficulté, pour accompagner une prière, lors d’un événement familial ou au moment de déposer une pièce dans une caisse de tsédaka dédiée à Rabbi Meïr.
Cette pratique explique aussi la longévité d’une tradition qui associe étroitement Rabbi Meïr Baal Haness, la prière, le miracle et la charité.
Le don n’est donc pas simplement financier. Il s’inscrit dans une tradition religieuse où la tsédaka devient elle-même un acte accompli au mérite du tsadik.

Pourquoi Rabbi Meïr occupe une place particulière chez les Juifs de Tunisie

L’attachement des Juifs tunisiens à Rabbi Meïr Baal Haness possède une histoire particulière.
À Djerba, le calendrier des pèlerinages et des commémorations associe traditionnellement Rabbi Meïr Baal Haness à Rabbi Shimon Bar Yohaï.
La célébration de Rabbi Meïr intervient autour du 14 Iyar, avant les cérémonies liées à Lag Baomer.
Pendant des générations, cette tradition a mêlé prière, pèlerinage, transmission familiale et tsédaka.
Dans de nombreux foyers tunisiens, la boîte de Rabbi Meïr était une présence familière. On y déposait une pièce à l’occasion d’une naissance, d’une réussite, d’une difficulté ou simplement par habitude familiale.
Ce geste a survécu à l’exil et à la dispersion des communautés.
Des familles installées en France, en Israël ou ailleurs continuent aujourd’hui encore à donner au mérite de Rabbi Meïr.

La tombe de Rabbi Meïr Baal Haness se trouve à Tibériade

La tombe de Rabbi Meïr se trouve en Israël, à Tibériade, au bord du lac de Galilée, sur le site associé à l’ancienne Hamat.
Pour les fidèles qui souhaitent associer une prière, une bougie ou une demande de bénédiction au mérite de Rabbi Meïr, ce lieu constitue naturellement le point central de cette tradition.
C’est aussi ici que se pose une question devenue particulièrement importante avec la multiplication des collectes sur Internet :
qui accomplit réellement à Tibériade ce que le donateur français pense avoir demandé ?
Une association située à Paris peut collecter un don pour elle-même sans aucun doute.
 Mais elle ne peut pas, matériellement, être présente simultanément sur la tombe de Rabbi Meïr.

Pour ne pas vous tromper Alliance a créer sur la demande de l'institution de la Tombe de Rabbi Meîr le site pour demande de bénédictions et de dons avec un lien via whats app pour un interlocuteur en français , Sarah .
Alliance se porte garant des bénédictions physiques sur la tombe de Rabbi Meîr
Voici le lien : https://www.benediction-rabbimeir.com/

Rabbi Meïr Baal Haness : le problème des collectes en France

Le succès populaire de Rabbi Meïr Baal Haness a entraîné la création de nombreuses collectes, associations et structures utilisant son nom en France.
Le problème n’est pas l’existence de ces organismes.
Le problème commence lorsque le donateur ne sait plus exactement qui reçoit son argent et qui exécute l’action annoncée.
Lorsqu’une collecte propose une bougie allumée sur la tombe de Rabbi Meïr, une lecture de Tehilim, une prière nominative ou une demande de bénédiction à Tibériade, quelques questions devraient systématiquement être posées :
Qui reçoit juridiquement le don ?
Quelle institution en Israël reçoit les fonds ?
Qui se trouve réellement sur place à Tibériade ?
Qui récite les noms des donateurs ?
Qui allume les bougies ?
Quel est le lien entre l’organisme français et l’institution présente sur le site de la tombe ?
Ce ne sont pas des questions de méfiance. Ce sont des questions de transparence.

Donner pour Rabbi Meïr : à qui va réellement votre tsédaka ?

La tradition de Rabbi Meïr Baal Haness est historiquement indissociable de la tsédaka.
C’est même l’un des éléments les plus importants de sa mémoire religieuse : donner en son mérite pour venir en aide aux nécessiteux.
Depuis des générations, des caisses portant son nom ont permis de soutenir des populations pauvres en Terre d’Israël.
Le sens du geste est donc très concret.
Le donateur ne remet pas seulement de l’argent « pour obtenir un miracle ». Il accomplit une mitzvah de tsédaka en associant son acte au mérite d’un grand sage.
C’est pourquoi la destination des fonds est essentielle.
Un don destiné à la tsédaka doit pouvoir être suivi.
Et lorsqu’une demande est présentée comme étant accomplie sur la tombe de Rabbi Meïr à Tibériade, le donateur doit pouvoir comprendre comment cette demande arrive effectivement jusqu’au lieu saint.

Institution française ou institution de Tibériade : pourquoi cette distinction compte

C’est ici que la confusion devient problématique.
Le nom Rabbi Meïr Baal Haness peut apparaître sur une association, une caisse, une campagne de financement ou une plateforme de dons. Mais le nom du tsadik ne suffit pas, à lui seul, à établir le lien entre cette structure et les institutions qui agissent à Tibériade.
Deux organismes peuvent utiliser le même nom sans pour autant être juridiquement ou financièrement liés.
Pour le donateur, la différence est fondamentale.
Donner à une structure française qui utilise le nom de Rabbi Meïr n’est pas  la même chose que donner directement à une institution située en Israël avec un interlocteur français.
La transparence consiste donc à ne pas laisser croire qu’un nom commun équivaut automatiquement à une affiliation.

Les bénédictions sur la tombe de Rabbi Meïr : une question de confiance

La demande de bénédiction constitue aujourd’hui une part importante des collectes liées à Rabbi Meïr Baal Haness.
Un fidèle peut souhaiter faire lire son nom, celui d’un proche, demander une prière pour la santé, la réussite, la naissance d’un enfant ou la résolution d’une difficulté.
Dans ce cas, le lieu prend évidemment toute son importance.
Si le donateur pense que sa demande sera déposée sur la tombe de Rabbi Meïr à Tibériade, il est légitime qu’il sache qui la transmet et qui l’accomplit.
Plus le circuit est long, plus il devient difficile pour le donateur de distinguer ce qui relève de la collecte, de la transmission de la demande et de son exécution sur place.
La confiance est indispensable. La transparence l’est tout autant.

Pourquoi revenir directement à Tibériade ?

Pour ceux qui souhaitent associer leur don et leur prière directement au lieu où repose Rabbi Meïr Baal Haness, le choix d’un canal clairement identifié permet de réduire les intermédiaires.
Il faut alors vérifier précisément l’identité de l’organisme bénéficiaire, son lien avec le site de Tibériade et la destination des fonds.
Certaines plateformes internationales permettent également à des donateurs français de contribuer à des organismes israéliens tout en bénéficiant, selon les conditions applicables, de dispositifs fiscaux adaptés.
L’important est de ne pas confondre facilité de paiement, utilisation du nom de Rabbi Meïr et lien institutionnel réel.

Rabbi Meïr Baal Haness : une tradition qui mérite la transparence

Le succès de Rabbi Meïr Baal Haness ne doit rien au hasard.
Son nom traverse les siècles parce qu’il réunit trois dimensions profondément ancrées dans la tradition juive : la Torah, la prière et la tsédaka.
Chez les Juifs tunisiens, cette mémoire possède en outre une dimension familiale exceptionnelle. Une petite caisse dans une maison, une pièce déposée dans un geste presque machinal, quelques mots prononcés dans l’espoir d’une délivrance : « Élaha deMeïr Anéni ».
Mais une tradition aussi forte mérite d’être protégée de la confusion.
Lorsqu’un organisme français utilise le nom de Rabbi Meïr Baal Haness pour collecter des fonds ou proposer des prières à Tibériade, le donateur doit pouvoir savoir précisément qui collecte, qui reçoit et qui agit sur place.
C’est finalement la question la plus simple qui soit :
quand je donne au nom de Rabbi Meïr, où va mon don et qui accomplit ma demande ?
Pour une tradition vieille de près de deux millénaires, exiger cette réponse n’a rien d’excessif.
C’est au contraire la meilleure manière de respecter le nom de Rabbi Meïr Baal Haness.
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