Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 22 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

Iran : Une révolution sans visage entre négociation avec les USA et la menace de frappes

Iran : Une révolution sans visage entre négociation avec les USA et la menace de frappes

Une éphémère rébellion comme on en a vu tant en Iran, ou alors une révolution en règle ?

Absence de leader charismatique

C’est énorme, mais pas encore assez, insisteront d’aucuns.
Car un phénomène aussi exceptionnel qu’une révolution est également tenu de se doter d’une figure de proue. D’un symbole de chair et d’os.
D’un chef capable de rassembler sous son pavillon tous les mécontents : dans le cas de l’Iran, laïcs et islamistes modérés, démocrates et nostalgiques de l’ère impériale ; mais aussi, en sus des Persans de souche formant un peu plus de la moitié de la population, Azéris, Kurdes, Turkmènes et autres minorités ethniques, culturelles et même linguistiques.
À défaut d’un tel leader, il est certes courant de voir une direction collégiale, une junte par exemple, surfer sur les manifestations pour s’emparer du pouvoir ;
cela jusqu’au jour où un officier plus ambitieux et habile que les autres fera le vide autour de lui. Car quand la démocratie manque au tableau, la révolution a vite fait, surtout en Orient, de dévorer ses propres enfants.

Bilan humain vérifié et escalade des protestations

Les protestations, déclenchées fin décembre 2025 par l’effondrement du rial et la corruption systémique, se sont étendues à l’ensemble des 31 provinces iraniennes. Selon des activistes basés aux États-Unis, au moins 544 manifestants ont été tués et plus de 10 600 arrêtés par les forces de sécurité. Téhéran a imposé un blackout internet et téléphonique pour limiter la coordination, avec des tirs sur la foule rapportés dans plusieurs villes.

Dimension internationale et menaces croisées

 Pour indéniablement authentique que soit le présent et héroïque sursaut populaire, la crise déborde largement de son cadre interne.
Elle est même de dimension internationale.
 Donald Trump a menacé d’intervenir, et l’Iran a annoncé qu’il ripostera en ciblant Israël et les bases américaines de la région.

Mais tout doux, une négociation est en préparation entre Washington et Téhéran, comme officiellement annoncé lundi dans les deux capitales.

Car si le bouillant président des États-Unis a demandé au Pentagone de lui présenter des plans d’attaque, il doit se douter que même considérablement affaiblie, la République islamique n’est pas le Venezuela ; on a sans doute dû lui rappeler qu’en 1980, une opération de commandos US tournant au désastre dans le désert iranien a coûté sa réélection à son lointain prédécesseur Jimmy Carter.

Négociations sous conditions américaines

Téhéran, via son ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, s’est dit prêt à la guerre mais aussi au dialogue « équitable et respectueux ». Trump a affirmé que l’Iran l’a contacté pour négocier, avec une rencontre en préparation.
Washington pose des conditions strictes : fin de la répression, libération des détenus, remise de 408 kg d’uranium, enrichissement zéro, arrêt du programme de missiles balistiques, cessation du soutien à Hezbollah, Ansar Allah et Hamas.

Déploiement des B-52 : une démonstration de force

Nombre d’experts en déduisent qu’avant de se décider à lancer ses super-bombardiers ou ses marines, rangers et force Delta au prix d’un embrasement régional, l’Amérique va stimuler les activités de ce redoutable instrument de déstabilisation qu’est la CIA, probablement aidée par le Mossad israélien.
Des cyberattaques sont également en chantier pour parer à la coupure d’internet, ce qui permettrait une meilleure coordination entre manifestations urbaines et un décompte plus précis des morts.

Les B-52 Stratofortress, déployés en novembre 2024 pour dissuader l’Iran, ont vu leur activité s’intensifier en janvier 2026. Des vols de B-52 et de ravitailleurs KC-135R ont décollé de la base d’Al Udeid au Qatar, avec des drones de reconnaissance survolant le détroit d’Ormuz. Ces mouvements visent à démontrer une capacité de frappe rapide et à préparer une éventuelle intervention, en réponse aux protestations et aux menaces de Trump.
Sans porte-avions dans la région, les États-Unis s’appuient sur des bases terrestres comme Al Udeid pour projeter leur puissance.

Forme potentielle d’une attaque américaine

Toujours est-il que Trump ne renonce pas pour autant à son rôle de faiseur et défaiseur de rois (et même de reines, puisqu’il entend arbitrer le duel opposant la présidente intérimaire Rodriguez et l’opposante en exil nobélisée Machado !).

Pour ce qui est de l’Iran, le chef de la Maison-Blanche en est encore à passer en revue ses poulains éventuels. Il se refuse toutefois, pour le moment, à parrainer ou même à rencontrer Reza Pahlavi, fils du chah renversé par la révolution islamique en 1979.

Si d’aventure ce dernier venait à remporter la palme, ce serait là un de ces retours de flamme dont l’histoire a le secret. Car soucieux de s’épargner les représailles des mollahs, l’Oncle Sam avait froidement refusé d’accorder asile à l’allié déchu ; exilé, gravement malade, c’est en Égypte que l’ancien empereur en cavale était allé finir ses jours…

Une attaque américaine, si elle survenait, prendrait la forme de frappes de précision « standoff » sans entrée dans l’espace aérien iranien : missiles Tomahawk Block V (portée 1 600 km) depuis sous-marins Ohio, JASSM-ER furtifs lancés par B-52, ou cyberattaques paralysant les réseaux gouvernementaux.
Les cibles incluraient bases IRGC, sites nucléaires ou balistiques, évitant les infrastructures civiles pour minimiser les pertes. Ces options, s’appuient sur des actifs terrestres au Qatar, en Arabie saoudite et aux Émirats, avec un « trou de dissuasion » naval compensé par des bombardiers stratégiques.

Structure militaire iranienne et scénarios internes

Quant aux éventuelles relèves du dedans, elles semblent encore des plus aléatoires, tant le système iranien a su se prémunir contre tout risque de coup d’État.
Strictement assignée à la défense du territoire, l’armée de métier n’a aucune influence politique ; elle est aux ordres du pouvoir exécutif, lui-même à la botte du guide suprême.

Avec moitié moins d’effectifs mais puissamment secondés par la pléthorique milice des bassidjis, les gardiens de la révolution ont, eux, un accès direct à Khamenei.
Vouée à la protection non pas tant de l’État que du régime, cette garde prétorienne contrôle de larges secteurs de l’économie mais aussi les arsenaux de missiles balistiques et de drones, et c’est encore elle qui se charge d’exporter à tout vent l’idéologie maison.

Scénarios spéculatifs et pressions économiques

Trump a imposé des tarifs douaniers de 25 % sur tout pays commerçant avec l’Iran, effectifs immédiatement, pour isoler économiquement Téhéran. Cette mesure,  vise à accentuer la pression sur le régime, déjà affaibli par les sanctions et les protestations internes.

Politique-fiction enrichie

Par les soins de Trump et des fanatiques de Téhéran, les contes des Mille et Une Nuits viennent de s’enrichir d’un stupéfiant thème de politique-fiction. Aladin a initié un gigantesque et prometteur brasier à l’instant même où il allumait sa lampe merveilleuse ; mais le bon djinn se fait attendre pour en surgir.

L’Iran a renforcé ses défenses aériennes et repositionné des missiles près du Golfe, anticipant une riposte. Khamenei a menacé une « défaite américaine », mais des fuites indiquent que son entourage transfère des actifs à Moscou. Ces développements, soulignent une escalade, avec Israël en alerte maximale et un blackout médiatique imposé par Netanyahu.

D'après un article de Issa GORAIEB, 

Israël défend sa pratique de nourrir le bétail avec leurs excréments, faute de pâturages

Israël défend sa pratique de nourrir le bétail avec leurs excréments, faute de pâturages

Israël défend sa pratique de nourrir le bétail avec des excréments de volaille, faute de pâturages

Une pratique contestée

Israël autorise ses agriculteurs à utiliser les excréments, plumes et restes alimentaires des poulaillers pour nourrir le bétail, malgré l’interdiction en vigueur dans l’Union européenne, au Royaume-Uni, en Suisse, au Canada, au Japon, en Namibie, en Australie et en Nouvelle-Zélande.

Volumes autorisés

Chaque année, le ministère de l’Agriculture autorise la distribution aux veaux et aux vaches de 43 000 tonnes de ce qu’il qualifie de fumier de volaille, selon les données obtenues par l’organisation de défense des droits des animaux Animals Now, en vertu de la loi sur la liberté d’accès aux documents administratifs.

Campagne de sensibilisation

Le groupe progressiste Animals Now a lancé dimanche une campagne de sensibilisation contre cette pratique intitulée « Mangez moins de viande, mangez moins de merde », avec des publications sur les réseaux sociaux, des affiches dans les rues de Tel-Aviv et Ramat Gan, ainsi que des centaines de panneaux publicitaires et écrans numériques.

Selon Animals Now, ces 43 000 tonnes représentent plus de 1 400 camions stationnés pare-chocs contre pare-chocs sur les 30 kilomètres séparant Tel-Aviv de Netanya.

Raisons des interdictions

De nombreux pays ont proscrit cette pratique afin d’éviter que des agents pathogènes et des résidus de métaux lourds, de pesticides et d’antibiotiques ne contaminent la viande bovine.

Pratiques dans les élevages

Cependant, dans les fermes industrielles productrices de viande, les aliments des veaux à engraisser sont mélangés quotidiennement à jusqu’à trois kilogrammes d’excréments de volaille. Dans l’industrie laitière, les vaches reçoivent ces excréments durant leurs deux premières années, précise l’organisation.

Ce mélange, traité par marinage ou chauffage thermique avant utilisation, fournit des protéines à bas coût aux bovins.

Risques sanitaires

Des rapports scientifiques et officiels soulignent les dangers sanitaires liés à l’utilisation de la litière de volaille comme aliment pour le bétail en Israël. Parmi les contaminants microbiens, le Clostridium botulinum domine, provoquant des épidémies de botulisme, avec des pertes notables comme 528 vaches en 2013, 27 veaux en janvier 2014 et 14 en octobre 2014.

Des résidus de coccidiostats, tels que la maduramicïne, ont causé des cardiomyopathies létales chez les bovins et des intoxications chez d’autres animaux.

La toxicité au cuivre survient lorsque les teneurs excèdent 20 mg/kg, particulièrement létale pour les ovins.
Les résidus d’antibiotiques accélèrent l’émergence de bactéries résistantes, menaçant la santé publique via la chaîne alimentaire, avec un risque accru de transmission de pathogènes comme la salmonelle ou le campylobactère.

La loi sur la sécurité des aliments pour animaux de 2014, effective en 2017, fixe des limites maximales de résidus, mais des failles dans l’application subsistent.

Réglementation

Les règlements du ministère de l’Agriculture exigent que les fabricants de fumier de volaille analysent trimestriellement le produit transformé et déclarent les antibiotiques administrés à la volaille.

Ni le séchage ni le chauffage thermique ne détruisent le Clostridium botulinum. Les éleveurs doivent donc vacciner le bétail contre cette bactérie toxique, bien que les vaccins n’assurent pas une protection totale.

Les excréments issus de poulaillers contaminés par la grippe aviaire ou d’autres maladies ne sont pas autorisés.

Défense ministérielle

Partisan de cette utilisation, le ministère de l’Agriculture a indiqué dans un communiqué : « Il s’agit d’une pratique courante qui permet d’apporter l’azote nécessaire à la production de protéines dans l’alimentation des bovins à viande. Contrairement aux pays dotés de vastes pâturages naturels fournissant des protéines végétales, Israël évolue dans un environnement désertique aux terres et ressources fourragères limitées. Des solutions alimentaires adaptées s’imposent. »

Cette méthode, employée depuis plusieurs décennies dans la production bovine israélienne, s’inscrit dans un contexte où environ 40 % du bœuf frais consommé provient de sources locales, principalement des veaux issus de l’élevage laitier, tandis que 60 % est importé, notamment des animaux vivants d’Amérique du Sud.

Alerte maximale en Israël face au risque d’une intervention américaine en Iran

Alerte maximale en Israël face au risque d’une intervention américaine en Iran

Alerte maximale en Israël face au risque d’une intervention américaine en Iran

Israël se prépare au pire

Israël a placé ses services de sécurité en alerte maximale tout au long du week-end, dans un climat de tension inédit lié à la crainte d’une intervention militaire américaine contre l’Iran. Cette décision, confirmée par plusieurs sources sécuritaires israéliennes, intervient alors que les signaux diplomatiques et politiques en provenance de Washington sont interprétés à Jérusalem comme les prémices possibles d’un basculement stratégique majeur au Moyen-Orient.

Aucune mesure opérationnelle précise n’a été rendue publique, mais l’élévation du niveau d’alerte traduit une inquiétude réelle : celle d’un engrenage régional dans lequel Israël serait, volontairement ou non, entraîné.

Netanyahu et Marco Rubio, un échange sous haute tension

Dans ce contexte, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. L’échange, confirmé par des responsables israéliens et américains, a porté sur la situation intérieure iranienne et sur les intentions de Washington.

Si le contenu exact de la conversation n’a pas été dévoilé, cet appel n’a rien d’anodin. Il témoigne de la coordination étroite entre Jérusalem et Washington à un moment où chaque décision américaine pourrait avoir des répercussions immédiates sur la sécurité israélienne.

Washington soutient ouvertement les manifestants iraniens

Les États-Unis ont, ces derniers jours, durci leur discours en faveur des manifestants iraniens. Le président Donald Trump a déclaré que « l’Iran regarde vers la liberté, peut-être comme jamais auparavant », ajoutant que les États-Unis étaient « prêts à aider ». Des propos lourds de sens dans une région où le soutien américain à une contestation interne est perçu par Téhéran comme une déclaration de guerre politique.

Marco Rubio a, de son côté, affirmé que Washington soutenait le « courageux peuple iranien », dénonçant la répression exercée par le régime islamique. Ce soutien public marque une rupture avec la prudence diplomatique habituelle et alimente les spéculations sur un possible passage à l’action.

L’Iran secoué par des manifestations d’ampleur exceptionnelle

Depuis fin décembre, l’Iran est confronté à l’une des vagues de contestation les plus importantes depuis des années. Initialement déclenchées par la crise économique, les manifestations ont rapidement pris une dimension politique, visant directement le régime des ayatollahs.

Des organisations de défense des droits humains évoquent des dizaines, voire plus d’une centaine de morts,200 morts dénombrés et 2600 arrestations.
Les autorités iraniennes ont partiellement coupé l’accès à Internet afin de limiter la diffusion d’images et d’informations, signe d’une nervosité extrême au sommet de l’État.

Téhéran menace directement les États-Unis et Israël

La réaction iranienne ne s’est pas fait attendre. Le président du Parlement iranien, Mohammad Baqer Qalibaf, a averti que toute attaque américaine transformerait les intérêts américains et israéliens en “cibles légitimes”. Une menace explicite, inscrite dans la rhétorique classique de la République islamique, mais qui prend un relief particulier dans le contexte actuel.

Pour Israël, ces déclarations confirment le risque d’un embrasement régional, impliquant non seulement l’Iran, mais aussi ses relais armés au Liban, en Syrie ou à Gaza.

Israël entre retenue stratégique et inquiétude existentielle

À ce stade, Israël n’a annoncé aucune intention d’intervention directe en Iran. Mais l’État hébreu reste obsédé par deux lignes rouges : le programme nucléaire iranien et l’arsenal balistique de Téhéran, considérés comme des menaces existentielles.

L’alerte maximale décrétée ce week-end ne relève donc ni de la panique ni de la communication. Elle reflète une lecture froide de la situation : si Washington décide de franchir un seuil, Israël sera immédiatement exposé, qu’il le veuille ou non.

Dans cette région sous tension permanente, une phrase, un tweet ou un appel téléphonique peuvent suffire à faire basculer l’histoire. Et Israël, lucide, se prépare à tous les scénarios.

Jérusalem : Une tombe hébraïque en dessous de leurs pas au cœur de la Cité de David -vidéo-

Jérusalem : Une tombe hébraïque en dessous de leurs pas au cœur de la Cité de David -vidéo-

Découverte inattendue au cœur de Jérusalem antique

JÉRUSALEM – Une équipe d’étudiants effectuant des travaux de terrain sur le site archéologique de la Ville de David (חֲרוּבוֹת עִיר דָּוִד), au sud de la vieille ville de Jérusalem, est à l’origine d’une découverte qui a surpris jusqu’aux archéologues seniors responsables du projet.

Ce matin, alors qu’ils procédaient à des opérations de nettoyage dans une zone de circulation quotidienne, les jeunes participants ont appelé leurs superviseurs :
« Venez voir ce que nous avons trouvé ». Selon Haim Luo, coordinateur du chantier, les étudiants n’en croyaient pas leurs yeux. Dans le sentier même qu’ils arpentaient chaque jour, un vestige funéraire est apparu, visible à la surface du sol.

 

En retirant la terre, l’équipe est tombée sur une tombe ancienne comportant une inscription en caractères hébraïques, un élément suffisamment rare pour susciter une émotion palpable chez les participants. « Nous avons vu une petite stèle portant un nom que nous n’avons pas encore réussi à déchiffrer clairement, et le nom de famille ‘אלנקווה’ (Elankav) », a expliqué Luo. L’identification précise des inscriptions et de l’âge de la sépulture est en cours, mais il s’agit d’un témoignage direct d’une présence humaine ancienne à cet endroit, dans l’une des zones les plus stratifiées de la Jérusalem antique.

Un site au long passé archéologique

La Ville de David est depuis plus d’un siècle un des lieux les plus intensivement étudiés en Israël, considéré comme le noyau historique de l’ancienne Jérusalem, du Bronze ancien jusqu’à la période romaine. Les fouilles ont mis au jour des structures, des tunnels, des couches d’occupation successives et des artefacts datés de plusieurs millénaires, certains suggérant une continuité d’habitation dès le premier millénaire avant notre ère.

La localité est identifiée par de nombreux spécialistes à l’emplacement de l’ancienne cité de Jébus conquise par le roi David, bien que le débat scientifique sur l’interprétation exacte des vestiges se poursuive.

Dans ce contexte lourdement stratifié, la découverte d’un élément anthropologique ou funéraire, visible sans fouille systématique approfondie, est exceptionnelle. D’ordinaire, les sépultures et autres témoignages humains ne sont identifiés que lors de campagnes de fouilles méthodiques, souvent après avoir retiré plusieurs couches de vestiges plus récents ou perturbés.

Une expérience humaine pour les étudiants

Pour les étudiants impliqués dans les travaux, cette découverte a transformé une journée de corvée archéologique en une rencontre directe avec l’histoire humaine. « C’est un souffle qui nous est donné », a commenté l’un des superviseurs. « Nous étions engagés dans un travail difficile de nettoyage – poussière, tri, répétition – et soudain, le matin, ils trouvent des signes tangibles de leur travail : pas seulement de la poussière ou du tri, mais un lien avec la mort et notre histoire ».

La direction du projet prévoit maintenant de documenter, cartographier et analyser ce secteur précis, avec une équipe d’épigraphistes et d’archéologues spécialisés pour déchiffrer l’inscription et dater précisément la sépulture. Cette étape pourrait éclairer non seulement l’identité éventuelle des personnes inhumées, mais aussi la chronologie et les pratiques funéraires de cette portion méconnue du site.

Un site au centre d’enjeux historiques et politiques

Outre son intérêt strictement scientifique, la Ville de David constitue un carrefour de controverses archéologiques et politiques. Situé aujourd’hui au sein du quartier de Silwan (Wadi Hilweh), le site, géré en grande partie par des autorités israéliennes, a été le théâtre de débats intenses entre archéologues, historiens et responsables politiques sur l’interprétation des vestiges et leur signification symbolique pour les différentes communautés qui revendiquent Jérusalem.

La découverte récente par ces étudiants rappelle que, au-delà des polémiques et des lourdes analyses académiques, l’archéologie est aussi une fenêtre ouverte sur des vies humaines concrètes, enfouies depuis des siècles, qui continuent de surgir au hasard des pioches et des pelles pour nous raconter, pierre par pierre, ce que fut la vie à Jérusalem autrefois.

Enquête en cours : l’autorité archéologique israélienne confirme qu’une étude approfondie du vestige, incluant datation scientifique et lecture complète des inscriptions, devrait être publiée dans les prochaines semaines.

(En savoir plus sur l’histoire et les découvertes du site de la Ville de David : renseignements contextuels disponibles.)

Une star d’Hollywood s’embarque dans la saga israélienne Ba'hourim Tovim 3

Une star d’Hollywood s’embarque dans une saga israélienne Ba'hourim Tovim 3

Une star d’Hollywood s’embarque dans une saga israélienne

L’acteur américain Michael Rapaport, figure bien connue du cinéma et de la télévision outre-Atlantique, s’apprête à rejoindre le tournage du troisième volet de Ba’hourim Tovim (The Good Guys 3), phénomène culturel israélien. Rapaport, 55 ans, est attendu cette semaine en Israël pour entamer les prises de vues qui se dérouleront entre Tel-Aviv et New York. 

Michael Rapaport s’est imposé depuis trois décennies à Hollywood avec des apparitions remarquées dans des séries et films marquants — Friends, Prison Break, Atypical mais aussi dans le stand-up et le cinéma indépendant. 

Un rôle clé au cœur d’un récit culturellement singulier

Dans Ba’hourim Tovim 3, Rapaport incarnera Michael Gerstel, un milliardaire orthodoxe new-yorkais au rôle central dans la dynamique du récit.
Son arrivée dans l’univers du film, où il propose un mariage arrangé pour sa fille contre une somme importante, propulse le protagoniste Baruch Auerbach — jeune entremetteur d’expérience à Bnei Brak — dans un conflit moral entre valeurs spirituelles et tentations matérielles. 

Aux côtés de Rapaport figurent les acteurs israéliens Maor Schweitzer, Niv Sultan et Irit Kaplan, tous déjà emblématiques de la franchise depuis ses débuts, ainsi que de nouveaux visages comme Yadin Gelman, Moshe Ashkenazi et Naya Binenstock. 

Une franchise populaire qui explore des codes sociaux spécifiques

La saga Ba’hourim Tovim tire son origine du film Matchmaking (Bahourim Tovim en hébreu), comédie romantique qui a su capter un large public israélien en mêlant humour, traditions et satire légère autour des pratiques de rencontres arrangées dans la communauté ultra-orthodoxe. 

À l’instar du premier opus, qui a offert au public un regard différent sur ces rituels culturels — comparable à une version orthodoxe du Roméo et Juliette sans tragédie — le troisième film promet de poursuivre cette exploration à travers de nouveaux défis pour ses personnages. 

Rapaport, un engagement personnel qui dépasse le cinéma

L’implication de Michael Rapaport dans ce projet ne se limite pas à un simple rôle de cinéma. L’acteur est devenu, depuis les attaques du 7 octobre 2023, une figure particulièrement vocale du soutien à Israël dans les médias internationaux, multipliant les voyages de solidarité vers le pays, rencontrant familles de victimes et soldats, et s’exprimant publiquement pour défendre ce qu’il considère comme la justice et la sécurité israéliennes. 

Ses prises de position ne sont pas sans controverse : il a critiqué de nombreuses figures du divertissement pour leur silence ou leur indifférence face à la montée de l’antisémitisme et aux événements du conflit, affirmant que son engagement lui a parfois coûté des opportunités professionnelles à Hollywood. 

Une saga qui dépasse le simple divertissement

Depuis sa sortie, le premier Ba’hourim Tovim est devenu un phénomène dans le cinéma israélien, rassemblant des centaines de milliers de spectateurs et installant durablement une franchise rare dans l’industrie locale. Le succès de trois épisodes consécutifs constitue un accomplissement peu fréquent dans l’histoire du cinéma d’Israël. 

Ba’hourim Tovim 3 s’annonce comme une comédie dramatique où l’humour traditionnel israélien et les quiproquos sociaux continuent de questionner la place de l’amour, des valeurs et de la modernité au sein d’un monde encore fortement ancré dans ses traditions. 

 

Le "bébé aryen idéal" des nazis, qui était juive, s'est éteinte à 91 ans

Le "bébé aryen idéal" des nazis, qui était juive, s'est éteinte à 91 ans

Le "bébé aryen idéal" des nazis, qui était juive, s'est éteinte à 91 ans

Hessy Levinsons Taft, dont le portrait d'enfant a servi de symbole à la propagande nazie malgré ses origines juives, est décédée le 14 décembre 2025 à son domicile de San Francisco, à l'âge de 91 ans. Née le 17 mai 1934 à Berlin, elle incarnait une ironie cruelle du régime hitlérien.

Une enfance sous le signe du mensonge racial

Fille de Jacob Levinsons, chanteur d'opéra letton, et de Pauline Levinsons, cantatrice, Hessy est photographiée à six mois par Hans Ballin, un professionnel berlinois.
Sans le savoir initialement, ses parents voient ce cliché soumis à un concours lancé par le ministère de la Propagande de Joseph Goebbels, visant à sélectionner le "bébé aryen parfait" parmi des soumissions de dix photographes. Ballin, conscient des origines juives de l'enfant, inclut la photo pour ridiculiser les nazis.
Goebbels la choisit personnellement, et elle orne la couverture du magazine nazi Sonne ins Haus en juin 1935, avant d'être reproduite sur des cartes postales et des affiches.

La découverte et les craintes familiales

Lorsque Pauline Levinsons aperçoit la photo en kiosque, la panique s'empare de la famille. Craignant que l'identité juive de Hessy ne soit révélée, ils limitent ses sorties publiques. Jacob est brièvement arrêté par la SS, mais libéré. Ballin avoue à Pauline son intention moqueuse : "Je le savais, mais je voulais tourner les nazis en ridicule." Cet épisode accélère leur décision de fuir.

Un exil périlleux à travers l'Europe et au-delà

En 1938, les Levinsons quittent Berlin pour Riga en Lettonie, puis Paris. Avec l'invasion nazie de la France en 1940, ils obtiennent des visas pour Cuba grâce à la Résistance française, y arrivant en 1942. Pauline cache trois exemplaires du magazine dans des partitions musicales durant la fuite. La famille s'établit aux États-Unis en 1949, où Hessy adopte le nom de Taft après son mariage avec Earl Taft, professeur de mathématiques.

Une carrière scientifique remarquable

Aux États-Unis, Hessy étudie la chimie à l'université Columbia et devient professeure à l'université Saint John's de New York, tout en enseignant à Princeton. Mère de deux enfants, elle mène une vie académique épanouie, loin des ombres du passé. En 2014, à 80 ans, elle confie dans une interview : "C'est une revanche. J'aurais aimé le dire plus tôt, quand plus de nazis étaient encore vivants."

L'héritage et le don à la mémoire

En 2014, accompagnée de son mari, Hessy remet un exemplaire original du magazine à Yad Vashem à Jérusalem, dans le cadre de l'opération "Rassembler les fragments" pour collecter des artefacts de la Shoah. Ce geste symbolise sa victoire sur l'absurdité nazie. Son histoire, documentée dans des archives comme celles du United States Holocaust Memorial Museum, rappelle les failles grotesques du racisme hitlérien.

Les circonstances du décès

Le décès est survenu le jour du Nouvel An, sans que les sources officielles n'aient communiqué de cause précise. L'information a été rendue publique quelques jours plus tard, le 9 janvier 2026, avec la publication d'une nécrologie détaillée dans le New York Times. Wikipedia et d'autres références ont rapidement mis à jour sa biographie pour indiquer la date du 1er janvier 2026 comme date de décès, à San Francisco, où elle résidait depuis de nombreuses années.

Une vie marquée par l'ironie de l'histoire

Cette disparition clôt une existence exceptionnelle : née le 17 mai 1934 à Berlin de parents juifs lettons (Jacob et Pauline Levinsons), Hessy fut photographiée à six mois par Hans Ballin. Ce dernier, conscient de ses origines juives, soumit le cliché à un concours nazi visant à désigner le « plus beau bébé aryen ». Joseph Goebbels en personne choisit la photo, qui orna la couverture du magazine Sonne ins Haus en 1935 et fut largement diffusée.

La famille, terrifiée par les risques, cacha l'enfant et accéléra son exil (Lettonie, France, Cuba puis États-Unis en 1949). Hessy, devenue chimiste et professeure (diplômée de Barnard College et Columbia University), transforma cet épisode en symbole de revanche. Elle déclara notamment : « C’est une bonne revanche » et, en 2014, fit don d’un exemplaire original du magazine à Yad Vashem.

Son mari, le mathématicien Earl Taft, l’avait précédée en 2021. Hessy Levinsons Taft laisse derrière elle deux enfants et une histoire qui illustre, avec une ironie tragique, l’absurdité du racisme nazi

New York : premier revers judiciaire pour le maire Zohran Mamdani face à un investisseur israélien

New York : premier revers judiciaire pour le maire Zohran Mamdani face à un investisseur israélien

New York : premier revers judiciaire pour le maire Zohran Mamdani face à un investisseur israélien

Un camouflet dès les premiers jours

À peine investi, le 1er janvier 2026, Zohran Mamdani essuie sa première défaite majeure.
Un juge fédéral des faillites a rejeté, le 8 janvier, la demande de la Ville de New York de suspendre la vente de plus de 5 100 appartements à loyer stabilisé, permettant à Summit Properties USA – filiale américaine du groupe israélien Summit Real Estate Holdings, coté à la Bourse de Tel-Aviv et contrôlé par Zohar Levy – de remporter l’enchère pour 451,3 millions de dollars.

Un portefeuille en détresse chronique

Les 5 100 logements, répartis dans une centaine d’immeubles à Brooklyn, Manhattan, dans le Bronx et le Queens, appartenaient au Pinnacle Group de Joel Wiener.
Placée en chapitre 11 en mai 2025, l’entreprise n’a pu rembourser plus de 500 millions de dollars de dettes et traîne des milliers de violations au code du logement : fuites, infestations, absence de chauffage, plafonds effondrés. Les locataires, majoritairement issus de communautés modestes, vivent depuis des années dans des conditions indignes.

L’offensive symbolique du nouveau maire

Élu sur un programme socialiste et de défense des locataires, Zohran Mamdani a fait de ce dossier son premier combat médiatique. Le jour de son investiture, il s’est rendu dans un immeuble de Flatbush, à Brooklyn, s’agenouillant devant les caméras pour constater l’état du parquet et des robinets rouillés. La Ville a immédiatement déposé une motion demandant un report de trente jours de l’enchère afin d’identifier un repreneur alternatif, idéalement une structure à but non lucratif ou un opérateur social. Les avocats municipaux ont souligné que Summit Properties USA affichait déjà plus de 780 violations ouvertes sur son parc new-yorkais, dont près de 300 classées dangereuses, et que Pinnacle devait encore 12,7 millions de dollars d’amendes à la Ville.

La décision implacable du juge

Le juge fédéral des faillites a refusé la suspension demandée et autorisé l’enchère à se tenir le lendemain. Summit Properties USA l’a emportée sans surenchère significative. La transaction, validée depuis, efface plus de 275 millions de dollars de dettes grevant les immeubles et libère des liquidités pour les réparations, selon l’acquéreur.

Les réactions des deux camps

Leila Bozorg, adjointe au maire chargée du logement, a déclaré que la municipalité « examinait toutes les options » et continuerait d’exiger du nouveau propriétaire le respect strict des normes et des loyers stabilisés.

De son côté, Zohar Levy, président de Summit, a salué une « bonne nouvelle pour les locataires » : « Cette acquisition apporte la stabilité financière nécessaire pour investir massivement dans la rénovation et la maintenance, négligées pendant des années. » L’entreprise affirme que les violations existantes sur son parc actuel sont en cours de traitement.

Ce revers judiciaire, intervenu moins de dix jours après l’entrée en fonction de Zohran Mamdani, met déjà à l’épreuve sa capacité à tenir ses promesses en matière de logement abordable.

« Il est sioniste » : appels au boycott du live-action « Raiponce » de Disney

« Il est sioniste » : appels au boycott du live-action « Raiponce » de Disney

« Il est sioniste » : appels au boycott du live-action « Raiponce » de Disney en raison de la star juive principale

Juste après l’annonce par Disney du casting de son adaptation en prise de vue réelle de Raiponce, une vague d’appels au boycott du film a déferlé sur les réseaux sociaux. Le choix de l’acteur Milo Manheim, accusé de soutenir Israël depuis le 7 octobre, est au cœur de la polémique.

Un casting qui divise au-delà des fans

Le choix de l’acteur judéo-américain Milo Manheim – révélé dans la saga Zombies – pour incarner Flynn Rider dans la version live-action de Raiponce (Tangled) a d’abord enthousiasmé de nombreux fans. Mais l’annonce officielle de Disney a rapidement pris une tournure politique inattendue.

Quelques heures après la révélation du casting, des internautes ont lancé des appels au boycott du film, reprochant à l’acteur d’être « sioniste » et de soutenir Israël.

Des publications de 2023 pointées du doigt

Les critiques visant Milo Manheim portent principalement sur ses prises de position passées et son activité sur les réseaux sociaux en lien avec le conflit israélo-palestinien. Des internautes ont notamment exhumé un post publié fin 2023, dans lequel il exprimait sa solidarité avec les victimes israéliennes du 7 octobre. Ses détracteurs lui reprochent de n’avoir jamais publiquement équilibré ce message en évoquant la situation à Gaza.

Captures d’écran et interprétations

Des captures d’écran de ses interactions sur les réseaux – likes, commentaires, abonnements, partages – ont également circulé, certains y voyant des indices supplémentaires de ses convictions. À ce stade, l’acteur n’a pas commenté directement la controverse.

Le choix de ce rôle emblématique a encore attisé le débat : certains fans estiment que cette polémique jure avec l’esprit de Flynn Rider, perçu comme un personnage rebelle, anti-establishment et proche du peuple.

#BoycottTangled prend de l’ampleur

Le tournage de Raiponce doit débuter début 2026. Pendant ce temps, le hashtag #BoycottTangled (« Boycott Raiponce ») gagne du terrain sur les réseaux.

« Les gens sont scandalisés par le casting de Milo “le sioniste” Manheim dans Raiponce, comme si Disney ne versait pas déjà des millions à Israël », ironise un utilisateur sur X, avant d’ajouter : « On parle de boycotter maintenant, alors que selon eux, il aurait fallu commencer en 2023. »

D’autres voix similaires s’élèvent : « Je ne suis même pas surpris que Disney soutienne Israël et choisisse son “sioniste” préféré. » La controverse, encore naissante, pourrait bien accompagner le projet tout au long de sa production

« Ils ont frappé un enfant de 11 ans » : agression antisémite contre des judokas israéliens en Pologne

« Ils ont frappé un enfant de 11 ans » : agression antisémite contre des judokas israéliens en Pologne

« Ils ont frappé un enfant de 11 ans » : une délégation israélienne de judo agressée lors d’un tournoi en Pologne

Une grave agression visant une délégation israélienne lors d’un tournoi de judo en Pologne

Une grave incident a visé une importante délégation israélienne lors d’un tournoi de judo réservé aux enfants et adolescents en Pologne. Alors que les entraîneurs contestaient calmement une décision arbitrale, ils ont été victimes d’insultes et de violences physiques sous les yeux des jeunes sportifs. La délégation israélienne a finalement été expulsée de la compétition et s’est retranchée dans son hôtel, craignant pour sa sécurité.

Le témoignage d’un entraîneur : une escalade raciste

Daniel Barshadsky, l’un des entraîneurs de la délégation, a raconté l’incident dans le journal du matin :

« Nous étions venus pour un stage d’entraînement suivi du tournoi. L’arbitrage était clairement biaisé en faveur des Polonais à plusieurs reprises. Nous avons demandé, très posément, à revoir certaines décisions et à consulter les vidéos. Les entraîneurs polonais se sont alors approchés, ont commencé à nous bousculer physiquement. Les organisateurs ont ensuite lancé des insultes antisémites en polonais. C’est là que la situation a dégénéré en violence ouverte. »

Un fond antisémite incontestable

Interrogé sur l’origine de cette violence – simple chauvinisme sportif ou antisémitisme –, Daniel Barshadsky répond sans hésitation :

« C’était clairement antisémite. On a entendu des “Free Palestine” et des injures contre les Juifs. Tout s’est déroulé devant les enfants. Des bouteilles ont volé, certains ont essayé de nous séparer. Nous nous sommes défendus, mais avec mesure. »

Selon lui, l’absence de sécurité efficace a aggravé la situation. À l’arrivée des forces de l’ordre, ce sont les Israéliens qui ont été emmenés, traités comme les agresseurs. « On nous a disqualifiés sous les applaudissements nourris d’un millier de personnes. C’était extrêmement pénible », raconte-t-il.

« Nous sommes partis la tête haute »

L’entraîneur souligne que la venue avait été préparée avec soin : « Nous avions vérifié que la Pologne était un lieu sûr pour des Israéliens. Les organisateurs avec qui nous avions échangé s’étaient montrés courtois. Ils savaient d’où nous venions ; nous concourions sous drapeau israélien. Malgré tout, ils ont poussé et frappé un enfant de 11 ans. J’ai tenu à dire aux enfants de sortir la tête haute, de ne pas avoir honte d’être israéliens. »

Perspectives d’avenir compromises

Le stage d’entraînement prévu en Pologne a été annulé. Les clubs locaux refusent désormais d’accueillir des Israéliens. « L’ambassadeur intervient pour nous trouver d’autres lieux d’entraînement », conclut Daniel Barshadsky, soulignant la déception profonde après un incident

Trump vs Khamenei : "On Va Commencer à Tirer" – L'Iran au Bord du Collapse Régime et de la Guerre

Trump vs Khamenei : "On Va Commencer à Tirer" – L'Iran au Bord du Collapse Régime et de la Guerre

Crise Iranienne : Un Soulèvement Populaire Réprimé dans le Sang

Les rues d'Iran s'embrasent à nouveau. Depuis fin décembre 2025, des millions d'Iraniens descendent dans les villes comme Téhéran et Mashhad, défiant le régime théocratique de l'ayatollah Khamenei.
Ces manifestations, déclenchées par une crise économique dévastatrice – inflation galopante à plus de 42 % et effondrement du rial – ont évolué en un appel massif pour un changement de régime. Alors que le pouvoir répond par une répression violente, les États-Unis brandissent la menace d'une intervention militaire, alimentant une tension géopolitique explosive. Voici un bilan documenté, basé sur des sources fiables internationales, qui révèle l'ampleur humaine de cette crise.

Les Manifestations : Une Révolte Économique Devenue Politique

Les protestations ont débuté le 28 décembre 2025 face à la détérioration des conditions de vie : prix en hausse, chômage massif et corruption endémique. Rapidement, les slogans "Mort au dictateur" et "Vive le Shah" ont résonné, symbolisant un rejet profond de la République islamique.
Des millions de manifestants ont envahi les rues, brûlant des banques, des mosquées et des bâtiments gouvernementaux dans plus de 50 incidents vérifiés. Le régime a imposé un blackout internet total depuis le 8 janvier 2026, l'un des plus sévères jamais enregistrés, pour masquer l'étendue des violations des droits humains.

Ce soulèvement représente la plus grande menace pour le régime depuis 1979, forçant Khamenei à accuser les États-Unis et Israël d'ingérence étrangère. Pourtant, les racines sont internes : une population exaspérée par des décennies d'isolement et de sanctions.

Bilan Humain : Morts, Blessés et Arrestations Massives

Le coût humain est tragique et sous-estimé en raison du blackout. Selon l'agence HRANA, au moins 65 personnes ont été tuées et 2 311 arrêtées depuis le début des protestations.
Des rapports plus récents d'activistes et de médias indépendants portent ce bilan à 116 morts confirmés, dont au moins 9 enfants, avec des estimations jusqu'à 217 décès dans les hôpitaux de Téhéran seuls. Les forces de sécurité utilisent des armes à feu en rafale, des gaz lacrymogènes et même des armes lourdes contre les foules désarmées.

Les blessés se chiffrent en centaines, voire plus : des hôpitaux débordés à Téhéran ont reçu plus de 70 corps en une seule journée, avec des centaines d'autres traités pour des blessures par balles ou des impacts de gaz. Amnesty International et Iran Human Rights dénoncent des crimes contre l'humanité, incluant des attaques sur les établissements médicaux et des arrestations arbitraires de plus de 2 600 personnes, dont des leaders protestataires armés selon la version officielle – une affirmation contestée par les observateurs indépendants.

Ces chiffres, vérifiés par des ONG comme HRANA et des médias comme BBC et CBS, soulignent une escalade meurtrière : le régime est passé de la qualification de "émeutiers" à "terroristes", justifiant une répression sans merci.

La Réponse du Régime : Blackout et Menaces Internes

Face à l'ampleur des manifestations, l'Iran a activé un "kill switch" internet pour isoler la population et cacher les atrocités. L'armée a rejoint la police dans la répression, avec des promesses de "dialogue" pour les griefs légitimes mais des vœux de fermeté contre les "rioters". Khamenei a accusé Trump d'avoir "les mains tachées de sang iranien", rejetant toute ingérence extérieure tout en intensifiant les arrestations et les tirs à balles réelles.

Menaces Américaines : Discussions Militaires et Avertissements de Trump

De l'autre côté de l'Atlantique, l'administration Trump ne reste pas inactive. Le président a renouvelé ses avertissements : si la répression continue, les États-Unis pourraient "commencer à tirer" ou lancer des frappes contre des sites militaires iraniens.

Des responsables américains ont tenu des discussions préliminaires sur des options militaires, incluant des bombardements aériens à grande échelle, bien que le CENTCOM insiste sur l'absence de plans immédiats ou de mouvements de troupes hostiles.
Ces repositionnements – comme des B-52 et des porte-avions dans le Golfe – sont qualifiés de "routiniers", mais ils exacerbent les tensions.

Trump a promis de soutenir le peuple iranien, transformant une crise interne en un dilemme stratégique régional impliquant Israël et les alliés sunnites.

Conséquences Géopolitiques : Un Point de Non-Retour ?

Cette crise risque d'embraser le Moyen-Orient. L'ONU a lancé un avertissement contre un bain de sang supplémentaire, tandis que des analystes comme ceux de l'Institute for the Study of War soulignent le risque d'une intervention étrangère si la violence s'intensifie. Le blackout internet complique la vérification, mais les rapports indépendants peignent un tableau de chaos : un régime aux abois face à un peuple déterminé.

Appel à la Vigilance Internationale

Le monde ne peut ignorer ce cri de liberté. Avec des morts s'accumulant, des blessés par centaines et des arrestations massives, l'Iran est à un tournant historique. Les démocraties doivent exiger la transparence, soutenir les droits humains et surveiller les mouvements militaires. Toute escalade – que ce soit la répression iranienne ou une intervention américaine – pourrait redessiner la carte géopolitique mondiale. La communauté internationale doit agir maintenant pour prévenir un désastre plus vaste.

Cet article est basé sur des rapports vérifiés au 11 janvier 2026 de sources comme Amnesty International, HRANA, BBC, CBS, WSJ et Iran Human Rights. La situation évolue rapidement ; des mises à jour sont essentielles.