Claudine Douillet

Claudine Douillet,st fondatrice, gérante et rédactrice en chef d'Alliance, premier magazine juif francophone créé sur le web en 1996. Depuis près de trente ans, elle dirige la ligne éditoriale du titre, en assurant une veille quotidienne de l'actualité israélienne et juive internationale, traduite et adaptée pour le lectorat francophone.
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Les articles de Claudine Douillet

NAZA : Yuval Abraham militant antisioniste, efface ses comptes sur les réseaux sociaux -vidéo-

NAZA : Yuval Abraham militant antisioniste, efface ses comptes sur les réseaux sociaux -vidéo-

NAZA : la vidéo qui expose le vrai visage de Yuval Abraham

Alliance - 20 septembre 2026

Une vidéo vieille de dix-huit mois vient de ressurgir, et elle tombe mal pour Yuval Abraham. Le coréalisateur du documentaire à charge NAZA y est filmé en train d'accuser des soldats israéliens de vouloir chasser les Arabes palestiniens, avant de se faire reprocher en face d'avoir menti et bousculé un militaire.

Ce que montre vraiment la vidéo

La scène se déroule dans le secteur de Massafer Yatta, en zone de tir militaire 918. Face à un homme qui l'interroge calmement, Abraham lance que la présence israélienne n'a qu'un but, pousser les Arabes palestiniens hors de la zone. L'homme le remet en cause directement, l'accusant d'avoir menti et bousculé un soldat. Abraham dément, puis accuse à son tour son interlocuteur d'être violent et provocateur, alors que celui-ci se contente de parler, sans le moindre geste agressif visible à l'image.

 

L'ONG Regavim, qui a revendiqué la republication de la séquence, résume Abraham comme un militant antisioniste qui se déguise en journaliste sous couvert de reportages, de sources et de témoignages, en précisant que cette vidéo circule en réalité depuis dix-huit mois.

NAZA, un film à charge contre Tsahal salué par les ennemis d'Israël

Cette vidéo n'est pas un accident isolé, elle s'inscrit dans la ligne de conduite d'un homme qui a fait carrière en accusant Israël.
Son dernier film, NAZA, coréalisé avec Rachel Szor et présenté le 10 septembre à Venise, prétend démontrer que Tsahal utiliserait l'intelligence artificielle pour planifier des frappes à Gaza en anticipant délibérément un nombre élevé de morts civils.
L'accusation repose sur les témoignages de vingt-quatre soldats anonymes, dont l'identité, le grade réel et le niveau d'implication n'ont pu être vérifiés par personne d'indépendant. Le film a été produit avec le concours du quotidien britannique The Guardian, dont l'hostilité envers Israël n'est plus à démontrer.

Sans surprise, cette charge contre l'armée israélienne a été portée aux nues par le public de la Mostra, qui lui a réservé une ovation de vingt-cinq minutes avant de lui décerner le Prix spécial du jury. En Israël, où le film n'a quasiment pas été vu, la réaction a été tout autre.

La riposte ferme de l'État d'Israël

Le ministre de la Culture Miki Zohar a qualifié le film de vil et l'a assimilé à un acte de trahison, engageant une procédure pour révoquer la citoyenneté israélienne d'Abraham et de Szor. Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a annoncé deux projets de loi visant précisément ce type de dérive : l'un permettant de déchoir de leur nationalité les Israéliens qui diffament les soldats de Tsahal, l'autre multipliant par vingt les possibilités de poursuites civiles contre eux.

Le chef d'état-major Eyal Zamir a ordonné une enquête sur d'éventuelles fuites de renseignements classifiés ayant servi à la réalisation du film, et n'exclut pas de poursuites judiciaires. Tsahal a par ailleurs exigé qu'Abraham et Szor rendent le film public dans son intégralité, afin que l'armée puisse répondre point par point à des accusations qu'elle qualifie de non vérifiables.

Une méthode déjà démontée dans son précédent film

Ce n'est pas la première fois que le travail d'Abraham est pris en défaut. Coréalisateur de No Other Land, récompensé par l'Oscar du meilleur documentaire en 2025, il avait déjà été visé par les mêmes accusations de mise en scène. Le conseil régional du Mont Hébron et Regavim avaient publié des images montrant, selon eux, une provocation planifiée contre des soldats israéliens dans cette même zone 918, allant jusqu'à qualifier les militants filmés de figurants rémunérés.

L'organisation Sela Meir est allée plus loin en mettant en cause le montage d'une séquence centrale de No Other Land. Selon son enquête, un raccord aurait fait disparaître un geste d'agression de la victime envers un soldat venu confisquer un générateur, transformant à l'écran une riposte légitime en tir arbitraire. Une méthode qui, selon Sela Meir, révèle un schéma récurrent de mise en scène et de distorsion chez Abraham.

Un homme qui fuit ses responsabilités

Abraham et Szor ne sont toujours pas rentrés en Israël depuis la présentation du film à Venise, et le réalisateur a supprimé ses comptes sur les réseaux sociaux pour échapper aux critiques. Interrogé sur la Chaîne 13 par le journaliste Raviv Drucker, l'un des seuls Israéliens à avoir visionné le film en entier, Abraham a été incapable de dissiper les doutes sur la méthode de vérification employée, notamment sur l'accusation la plus grave, celle de frappes validées en sachant qu'elles tueraient des civils n'ayant même pas répondu à des avertissements d'évacuation.

La vidéo qui refait surface cette semaine n'est donc pas une anecdote. Elle confirme, images à l'appui, ce que l'État d'Israël dénonce depuis des mois : un homme qui construit sa notoriété internationale sur l'accusation systématique de son propre pays, quitte à manier lui-même la provocation et le mensonge qu'il reproche aux autres.

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Veille des médias arabes et iraniens sur Israël 20 septembre 2026 : déclarations hostiles de Téhéran, du Hezbollah et d'Ankara

Veille des médias arabes et iraniens sur Israël 20 septembre 2026 : déclarations hostiles de Téhéran, du Hezbollah et d'Ankara

Veille des médias arabes et iraniens sur Israël — 20 septembre 2026

Ce dimanche, les médias iranien, libanais, turc et pan-arabe suivis par cette veille multiplient les prises de position hostiles à Israël  de Téhéran à Ankara en passant par le Hezbollah sur fond de poursuite des opérations israéliennes à Gaza et dans le sud du Liban, et d'une nouvelle controverse autour des propos d'une rapporteuse de l'ONU comparant Israël aux pratiques nazies.

Iran

 Iran : Araghchi juge illégale l'agression israélienne contre Téhéran

Lors d'un forum virtuel organisé samedi par la Foreign Policy Community of Indonesia, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a affirmé que la sécurité au Moyen-Orient devait être définie par les pays de la région et non imposée de l'extérieur, rapporte Tehran Times. Selon le média, Araghchi a qualifié l'agression américano-israélienne de juin dernier contre l'Iran d'« illégale, injuste, agressive et non provoquée », évoquant une série d'assassinats ciblés visant des responsables iraniens.
Il a également présenté la situation à Gaza comme, selon lui, l'une des manifestations les plus graves de l'échec de l'approche sécuritaire régionale, dénonçant punitions collectives et destructions d'infrastructures civiles — un constat qu'il a, toujours selon Tehran Times, étendu au Liban.

Lien source : https://www.tehrantimes.com/news/530193/Araghchi-ME-security-must-be-shaped-by-regional-countries-not Source et date : Tehran Times, 19 septembre 2026 Mots-clés : Iran, Araghchi, agression israélienne, sécurité régionale, Gaza

Hezbollah / Liban

Liban : le chef du Hezbollah érige Israël en « ennemi » à combattre

Le secrétaire général du Hezbollah, cheikh Naïm Qassem, a déclaré samedi que « la résistance est l'unique voie » pour libérer le territoire, toute autre option étant selon lui une perte de temps, rapporte le média palestinien Palestine Today. Selon la même source, Qassem a reconnu l'absence de parité militaire avec ce qu'il désigne comme « l'ennemi », tout en appelant à poursuivre le combat « quel qu'en soit le prix ». Il a par ailleurs affirmé, toujours selon Palestine Today, que l'agression américano-israélienne de juin contre l'Iran visait à faire tomber le pouvoir à Téhéran, avant d'assurer que « la direction iranienne en est sortie victorieuse ». Qassem a réaffirmé le caractère central de la cause palestinienne pour le Hezbollah.

Lien source : https://paltoday.ps/ar/post/544268/الشيخ-نعيم-قاسم-المقاومة-هي-ال Source et date : Palestine Today (relayant une déclaration du secrétaire général du Hezbollah), 19 septembre 2026 Mots-clés : Hezbollah, Naïm Qassem, résistance, Liban, Iran

Palestine

Al-Aqsa : un chercheur palestinien appelle à faire payer Israël

Le chercheur spécialiste de Jérusalem Abdallah Maarouf a estimé, dans une déclaration à l'agence Shehab, que la situation à la mosquée Al-Aqsa traverse sa phase « la plus sombre depuis 1967 », les incursions de groupuscules revendiquant la construction d'un « Temple » n'étant plus, selon lui, limitées mais visant l'ensemble de l'esplanade. Il a averti, selon Shehab, que ce climat continuerait de se dégrader tant qu'Israël ne rencontrerait pas de « réaction réelle », jugeant que la solution résidait d'abord dans la capacité des Palestiniens à faire comprendre à l'occupation qu'elle ne pourrait « assumer le prix » d'un contrôle prolongé du site. Le gouvernorat de Jérusalem, cité dans le même article, a appelé la communauté internationale à protéger les Lieux saints.

Lien source : https://shehabnews.com/post/164339/معروف-لشهاب-ما-يجري-بالأقصى-من-أسوأ-مراحله-منذ-1967-وسيزداد-سوداوية-ما-دام-الاحتلال-لا-يرى-ردة-فعل-حقيقية Source et date : Shehab News Agency, 19 septembre 2026 Mots-clés : Al-Aqsa, Jérusalem, occupation, Palestine, Lieux saints

Médias pan-arabes

Gaza : une rapporteuse de l'ONU compare Israël aux pratiques nazies

La rapporteuse spéciale de l'ONU sur les territoires palestiniens occupés, Francesca Albanese, a comparé samedi les tueries d'enfants par Israël à Gaza aux pratiques nazies durant la Shoah, rapporte Al-Quds Al-Arabi, citant une dépêche de l'agence turque Anadolu. Selon le quotidien, Albanese réagissait sur X aux propos d'un mannequin israélien affirmant qu'un enfant « qui pleure » pourrait, si rien n'était fait, « devenir un terroriste » en grandissant ; un argument qui, selon la rapporteuse, « avait aussi été avancé par des responsables nazis lors des procès de Nuremberg » pour justifier le meurtre d'enfants. Al-Quds Al-Arabi rappelle qu'Albanese a fait l'objet de sanctions américaines en 2025, et cite un bilan de plus de 21 500 enfants tués avancé par le bureau des médias du gouvernement de Gaza — un chiffre qui n'est pas vérifié de façon indépendante.

Lien source : https://www.alquds.co.uk/%D8%A3%D9%84%D8%A8%D8%A7%D9%86%D9%8A%D8%B2%D9%8A-%D8%AA%D8%B4%D8%A8%D9%87-%D9%82%D8%AA%D9%84-%D8%A5%D8%B3%D8%B1%D8%A7%D8%A6%D9%8A%D9%84-%D8%A3%D8%B7%D9%81%D8%A7%D9%84-%D8%BA%D8%B2%D8%A9-%D8%A8%D9%85/ Source et date : Al-Quds Al-Arabi (citant l'agence Anadolu), 20 septembre 2026 Mots-clés : ONU, Francesca Albanese, Gaza, enfants, Al-Quds Al-Arabi

Turquie

 Turquie : le président du Parlement accuse Israël de semer la discorde

Le président du Parlement turc, Numan Kurtulmuş, a affirmé samedi qu'Israël cherchait à « attiser la discorde » entre les peuples de la région pour les pousser à s'entre-déchirer, au service d'un projet de « Terre promise », rapporte TRT Arabi. S'exprimant devant des représentants de la société civile à Kırşehir, il a soutenu qu'Israël avait multiplié ces dernières années les attaques contre la Palestine, l'Iran, l'Irak, la Syrie, le Liban, le Yémen et le Qatar, et a présenté les organisations qualifiées de « terroristes » comme des instruments utilisés par des « puissances impérialistes », au premier rang desquelles Israël selon lui. Kurtulmuş a assuré, toujours selon TRT Arabi, que la Turquie œuvrait au contraire à « rassembler » la région.

Lien source : https://www.trtarabi.com/article/7165dbd43b41 Source et date : TRT Arabi, 19 septembre 2026 Mots-clés : Turquie, Kurtulmuş, TRT Arabi, discorde régionale, politique étrangère

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En Dordogne, une famille israélienne ouvre sa ferme aux voyageurs pour dormir et se régaler

En Dordogne, une famille israélienne ouvre sa ferme aux voyageurs pour dormir et se régaler

Le gîte de Rotem et Ouri Bar en Dordogne : manger et dormir chez la famille de Lior Dayan

Rotem et Ouri Bar ont quitté Israël voici plus de dix ans pour un domaine de huit hectares en Dordogne, sans parler un mot de français ni détenir de passeport européen. Le couple qui a élevé Lior Dayan depuis sa petite enfance a construit dans le Périgord une ferme d'accueil et un potager florissant, où fils adoptif, petits-enfants et voyageurs du monde entier se retrouvent chaque année.

Le fils d'Assi Dayan a grandi dans leur foyer

L'histoire de Rotem et Ouri Bar est indissociable de celle de Lior Dayan. Rotem avait 22 ans quand une habitante du kibboutz voisin de Dvir lui a demandé d'accueillir, pour quelques mois seulement, un bambin d'un an et dix mois.
Cet enfant était le fils d'Assi Dayan et de Caroline Langford. Assi Dayan, réalisateur, acteur et scénariste, était l'une des figures les plus marquantes du cinéma israélien avant sa mort en 2014, et le plus jeune fils du général et ministre de la Défense Moshe Dayan et de la militante pour la paix Ruth Dayan. Caroline Langford, comédienne et seconde épouse d'Assi Dayan, s'est éteinte récemment après un combat contre le cancer.

Les quelques mois d'accueil ne se sont jamais achevés. Lior a grandi chez Rotem et Ouri comme leur propre fils, aux côtés de Neta et Sitav, nés par la suite. Aujourd'hui adulte et père de deux enfants, il reste extrêmement proche du couple, que ses propres enfants considèrent comme leurs grands-parents. Une chambre à l'étage de la maison du Périgord lui reste toujours réservée, ainsi qu'à ses enfants.

Un rêve né en 1984, réalisé trente ans plus tard

Le projet de vivre en France a germé lors d'un voyage du couple en 1984. Il aura fallu attendre 2014, quand Rotem avait 52 ans et Ouri 60, pour qu'ils quittent le moshav Avigdor, dans le sud d'Israël, et se lancent dans cette nouvelle vie.
Leur première étape, en Limousin, s'est révélée décevante à cause d'un hiver interminable. Ils ont alors sillonné pendant trois mois le sud-ouest de la France et la côte atlantique, avec l'idée que ce qui les séduirait en hiver les séduirait plusieurs fois plus en été.

C'est à Brantôme, petite cité du Périgord traversée par la rivière Dronne, qu'ils ont eu le coup de cœur décisif, autour d'un café pris dans un bar du village.
Brantôme doit sa réputation à une ancienne abbaye bénédictine fondée en 769, désaffectée depuis la Révolution française, dont les reliques attirent encore de nombreux pèlerins. Ses frontières se confondent avec celles d'une île entièrement cernée par les bras de la Dronne, ce qui lui vaut son surnom de Venise verte du Périgord. Le village attire aujourd'hui plus de 120 000 visiteurs par an et reste très animé grâce à son marché hebdomadaire du vendredi, complété l'été par un second marché le mardi.

Une installation sans visa facilitée par une boutique de cosmétiques

S'installer en France passé la cinquantaine, sans nationalité européenne et sans parler français, a demandé de l'ingéniosité. Pour obtenir un titre de séjour, le couple a ouvert une boutique d'importation de produits de la mer Morte à Brantôme. La vente en boutique s'est vite révélée être ce que Rotem détestait le plus au monde. La situation s'est débloquée lorsque Ouri a obtenu la nationalité portugaise, ce qui leur a permis de fermer le commerce et de se consacrer entièrement à la recherche de leur domaine et au développement de leur activité touristique, entre chambre d'hôtes, visites guidées et repas.

Une maison trouvée grâce à un pommier

Ce n'est pas une agence immobilière qui leur a permis de trouver leur maison, mais un pommier. Une voisine leur a parlé d'un couple anglo-américain âgé qui peinait à récolter les fruits d'un arbre imposant dans son jardin. Rotem et Ouri se sont proposés pour aider à la cueillette, ont partagé un café avec les propriétaires et sont tombés sous le charme des lieux, huit hectares en partie boisés à seulement trois kilomètres du bourg mais complètement isolés. Quand les propriétaires ont expliqué vouloir s'installer plus près du centre-ville par crainte de ne plus pouvoir conduire un jour, Rotem leur a aussitôt proposé de racheter la propriété.

Le domaine comprenait une maison de campagne de deux étages, une cuisine déjà rénovée et un gîte indépendant baptisé Home in the Dordogne. Le couple y a fait creuser une piscine, destinée à la fois à sa famille et à ses hôtes.

Un potager et un verger qui nourrissent la maison au fil des saisons

Malgré un sol rocailleux au sommet de la colline, Rotem et Ouri ont transformé leur terrain en un jardin d'abondance. Le verger compte pommiers, pêchers, cognassiers, cerisiers, pruniers, poiriers, abricotiers, un pacanier, des oliviers, des figuiers et des vignes, sans oublier quelques kiwis et bananiers. Le potager fournit selon la saison tomates, concombres, poivrons, courgettes, aubergines, haricots, poireaux, patates douces et herbes aromatiques, complétés par un champ de pommes de terre à proximité. Le poulailler donne des œufs frais, les poules étant considérées comme des compagnes plutôt que comme de la volaille destinée à l'assiette.

La maison de 140 mètres carrés s'organise autour de la cuisine de Rotem, qui a étudié l'architecture d'intérieur au Technion. Elle y prépare confits de foie gras d'oie et de canard, confitures maison, gâteaux et plats traditionnels, en pratiquant les techniques de conservation des légumes et des fruits pour lesquelles le Périgord est réputé.

De l'accueil à la ferme aux tournées gastronomiques

Les hôtes du gîte, israéliens comme voyageurs internationaux, profitent d'une expérience de la ferme à la table, avec des repas de bienvenue organisés autour des produits du domaine. Certains préfèrent cuisiner eux-mêmes dans le gîte équipé après avoir fait leurs courses au marché local, d'autres choisissent une visite culinaire guidée par Rotem, ou encore un repas payant directement chez le couple.

C'est cette activité d'accueil qui a donné naissance à la nouvelle spécialité de Rotem, les tournées culinaires guidées. La région se prête particulièrement à ce type d'expérience, avec ses marchés villageois hebdomadaires où producteurs locaux proposent fromages, miel, noix, légumes et produits artisanaux, ainsi que la possibilité de faire du canoë sur la Dronne ou une croisière fluviale commentée pour découvrir le patrimoine local. Rotem emmène des couples ou de petits groupes de huit personnes maximum à la rencontre de marchés paysans authentiques, de fromagers artisanaux, de producteurs de champignons, d'un élevage de caviar local et d'une huilerie à noix vieille de sept siècles qui fonctionne toujours à la force de l'eau.

Comment s'y rendre depuis Israël

Avant la pandémie de Covid-19, des vols directs reliaient Israël à Bordeaux, à environ 120 kilomètres du domaine. Brantôme se trouve à environ 60 kilomètres de Bergerac et 69 kilomètres de Limoges. Pour les voyageurs israéliens, la solution la plus pratique reste de rejoindre Paris, puis de louer une voiture ou de prendre le TGV jusqu'à Angoulême, à environ deux heures et demie de la capitale, avant de terminer le trajet en voiture de location en une heure environ.

Un bilan sans regrets malgré les crises

Plus de dix ans après leur installation, Rotem et Ouri Bar regardent le chemin parcouru avec sérénité. La pandémie a fermé le ciel alors que leur gîte affichait complet un an à l'avance, puis la guerre en Israël et les turbulences internationales ont suivi, sans jamais entamer leur tranquillité intérieure. Ils n'ont pas fait fortune, mais ce n'était pas leur objectif : ils ont gagné dix années calmes et pleines, où il suffit toujours d'aller cueillir une tomate fraîche au jardin.

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Grâce présidentielle controversée : Herzog efface le casier d'Elor Azaria contre l'avis de Tsahal

Grâce présidentielle controversée : Herzog efface le casier d'Elor Azaria contre l'avis de Tsahal

Affaire Hébron : dix ans après, Herzog gracie Azaria en pleine veille de Kippour

Le président de l'État Isaac Herzog a signé, samedi soir à la veille de Yom Kippour, la décision de raccourcir la période de radiation du casier judiciaire d'Elor Azaria, l'ancien soldat condamné pour homicide à Hébron. Cette mesure de clémence, adoptée contre l'avis unanime du chef d'état-major et de la hiérarchie militaire, relance dix ans après les faits une controverse qui n'avait jamais totalement disparu.

Une décision prise en pleine période de pardon

La présidence a justifié ce choix par l'esprit des jours redoutables et de la période de miséricorde et de pardon qui précède Kippour. Dans les motifs avancés, Herzog évoque le temps considérable écoulé depuis les faits, près d'une décennie, ainsi que l'exécution complète de la peine de prison prononcée contre Azaria et l'écoulement du délai de prescription. La présidence met également en avant la situation familiale et médicale complexe traversée par la famille du soldat, ainsi que sa volonté de lever les obstacles professionnels qui pèsent encore sur lui.

Le dossier souligne enfin qu'Azaria, aujourd'hui père de deux enfants, a affirmé dans sa demande que les valeurs de Tsahal lui restent chères et qu'il élève ses enfants selon ces principes, tout en exprimant des regrets quant aux conséquences de l'affaire. Herzog a néanmoins tenu à préciser que l'institution de la grâce reste un acte de clémence et non une instance d'appel, et que cette décision ne remet nullement en cause les jugements de la justice militaire ni le principe de pureté des armes qui encadre l'usage de la force par les soldats israéliens.

Le commandement militaire s'oppose frontalement

La décision présidentielle intervient au terme d'un désaccord frontal et particulièrement vif entre le ministre de la Défense et l'état-major de Tsahal. Dans son avis officiel, le chef d'état-major Eyal Zamir avait tranché sans ambiguïté contre la demande de radiation. La position de l'armée, appuyée par le chef du personnel et la procureure militaire générale adjointe, insistait sur le caractère exceptionnel d'une telle mesure et relevait qu'Azaria s'était abstenu d'exprimer des remords ou d'assumer la responsabilité de ses actes, même dix ans après sa condamnation par le tribunal militaire. L'armée notait également l'absence de circonstances nouvelles suffisamment significatives pour justifier une exception.

Le ministre Katz avait poussé pour la grâce

À l'opposé, le ministre de la Défense Israël Katz avait déposé un avis totalement inverse, appelant à radier immédiatement le casier judiciaire. Il avait justifié sa position en estimant qu'il n'était pas raisonnable qu'un combattant distingué, condamné pour une infraction commise dans le cadre de son service opérationnel, continue de payer un prix aussi lourd dix ans après les faits. Katz appuyait également son raisonnement sur les bouleversements sécuritaires survenus depuis le 7 octobre et sur la libération de centaines de terroristes dans le cadre des accords sur les otages, mettant en garde contre le message négatif que continuerait d'envoyer le maintien du casier judiciaire aux combattants de Tsahal.

Après la publication de la décision samedi soir, le ministre Katz a salué le choix du président Herzog d'adopter sa recommandation, qualifiant la mesure de décision juste, humaine et appropriée, à la veille de Kippour, porteuse selon lui de l'esprit du pardon et de la possibilité d'ouvrir une nouvelle page. Il a ajouté que cette grâce envoie un message important aux combattants de Tsahal et à leurs familles, affirmant que l'État n'abandonne pas ses soldats.

Une affaire qui avait divisé Israël en 2016

L'affaire remonte à mars 2016, lorsqu'Elor Azaria, alors médecin militaire en service à Hébron, avait tiré une balle mortelle sur un assaillant palestinien déjà neutralisé et immobilisé au sol, plusieurs minutes après une attaque au couteau contre des soldats israéliens. La scène, filmée et largement diffusée, avait provoqué une onde de choc dans l'opinion publique israélienne, divisant profondément la société entre soutien au soldat et défense stricte des règles d'engagement militaires. Azaria avait été condamné par le tribunal militaire pour homicide involontaire et dégradé de son grade, avant de purger une peine de prison.

Un acte de clémence aux implications symboliques fortes

En choisissant de signer cette décision à la veille de Yom Kippour, jour le plus solennel du calendrier religieux juif consacré au repentir et au pardon, le président Herzog inscrit ce geste dans un registre hautement symbolique. La présidence insiste sur le fait que cette mesure de grâce ne constitue en rien une remise en cause du verdict judiciaire, mais reste circonscrite à un allègement administratif du casier judiciaire d'Azaria, dans un cadre légal distinct de toute révision du procès.

Cette décision intervient dans un contexte où le débat sur le statut d'Elor Azaria n'a cessé de resurgir dans le débat public israélien, certains responsables politiques et militaires réclamant régulièrement sa réhabilitation, tandis que d'autres continuent de défendre fermement les principes disciplinaires et éthiques de Tsahal face à ce type de dérive sur le terrain. Le désaccord affiché ouvertement entre le ministre de la Défense et le commandement militaire illustre la persistance de ces tensions internes, une décennie après les faits.

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Veille mondiale de l'antisémitisme du 17 au 19 septembre 2026

Veille mondiale de l'antisémitisme du 17 au 19 septembre 2026

 

Veille mondiale antisémitisme du 17 au 19 septembre 2026

Cette édition est dominée par l'Allemagne, où une synagogue a été visée par une tentative d'incendie à l'approche de Yom Kippour, provoquant une réponse politique immédiate à Hambourg. Aux États-Unis, deux polémiques distinctes — les propos d'un streamer très suivi et l'affaire opposant Robert Kraft à Macklemore — ont relancé le débat sur la frontière entre critique d'Israël et discours antisémite.

Europe

Allemagne : tentative d'incendie contre la synagogue de Wuppertal. Selon le Congrès juif européen (EJC), un homme a jeté le 18 septembre plusieurs sacs remplis de liquide inflammable contre une porte latérale de la synagogue Bergische, à Wuppertal, avant d'y mettre le feu, trois jours avant Yom Kippour. Le personnel sur place a éteint les flammes en quelques minutes ; aucun blessé n'est à déplorer et les dégâts matériels sont limités. Un suspect a été interpellé rapidement par la police, qui évoque des propos antisémites tenus sur les lieux sans avoir encore établi de mobile officiel. Le président du Conseil central des Juifs d'Allemagne, Josef Schuster, a dénoncé une "normalisation de l'antisémitisme", rappelant la récurrence des attaques visant des synagogues pendant les grandes fêtes juives.
La région de Rhénanie-du-Nord-Westphalie a enregistré une hausse de 17% des actes antisémites en 2025 par rapport à 2024.
Source : https://eurojewcong.org/news/communities-news/germany/suspect-arrested-after-attempted-arson-attack-on-wuppertal-synagogue/

Allemagne : la CDU de Hambourg présente un plan en douze points. Deux jours après la tentative d'incendie de Wuppertal, la CDU de Hambourg a dévoilé le 18 septembre un plan en douze mesures contre l'antisémitisme, élaboré avec l'ancien délégué municipal à ce dossier, Stefan Hensel. Le texte prévoit notamment de transformer ce poste en fonction à temps plein dotée de moyens élargis, d'intégrer la lutte contre l'antisémitisme dans la formation des enseignants, d'imposer à chaque élève une visite de synagogue durant sa scolarité et de nommer des référents dédiés dans les universités. L'initiative intervient alors que l'Allemagne a recensé 8 725 actes antisémites en 2025, une hausse de 248% depuis 2022 selon les chiffres cités par la presse spécialisée.
Source : https://www.algemeiner.com/2026/09/18/germanys-cdu-party-unveils-new-antisemitism-initiative-amid-wave-attacks-jews/

Amérique du Nord

États-Unis : l'ADL pointe les propos du streamer Hasan Piker. Dans un entretien diffusé le 18 septembre par Axios, le streamer et commentateur politique Hasan Piker, crédité d'environ 11 millions d'abonnés cumulés selon l'Anti-Defamation League (ADL), est revenu sur des propos tenus en août selon lesquels les juifs américains s'exposeraient eux-mêmes à des représailles s'ils continuaient, selon lui, à se montrer "singulièrement investis" dans la défense d'Israël. Relancé sur ce point, il a réaffirmé qu'"Israël rend les juifs moins en sécurité" selon lui. L'ADL, qui consacre une fiche de suivi à Hasan Piker, rappelle qu'il a par ailleurs qualifié par le passé le drapeau du Hezbollah de "son préféré" et défendu des organisations classées terroristes. Ces déclarations ont suscité des critiques bipartisanes, y compris de l'ancien conseiller démocrate Rahm Emanuel.
Source : https://www.adl.org/resources/article/hasan-piker-what-you-need-know

États-Unis : la polémique Kraft-Macklemore continue d'agiter le débat sur Israël. La controverse déclenchée par les prises de position de Macklemore se poursuit cette semaine dans la presse américaine. Lors de récents concerts au MetLife Stadium, le rappeur avait accusé Israël de "génocide" à Gaza et lancé des appels au "Free Palestine" devant son public. Le milliardaire Robert Kraft a confirmé avoir fait pression sur Ed Sheeran pour l'écarter de sa tournée, invoquant selon ses propres termes un "historique de rhétorique antisémite" qu'il attribue à l'artiste. Macklemore a rejeté ces accusations, estimant que "vouloir l'égalité de traitement pour tous les humains ne devrait jamais être controversé". L'épisode illustre, selon plusieurs commentateurs cités par la presse américaine, la difficulté à distinguer critique d'Israël et rhétorique jugée antisémite.
Source : https://www.jpost.com/diaspora/antisemitism/article-908605

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Panique en Arabie saoudite : les Houthis frappent l'aéroport de Riyad

Panique en Arabie saoudite : les Houthis frappent l'aéroport de Riyad

Panique en Arabie saoudite : les Houthis frappent l'aéroport de Riyad

Explosions nocturnes et alerte au raid aérien

Dans la nuit de vendredi à samedi (19 septembre 2026), les habitants de Riyad ont été réveillés par une alerte de risque d'attaque, suivie de deux fortes explosions. C'est la première fois depuis la reprise des hostilités entre l'Arabie saoudite et les Houthis du Yémen que la capitale saoudienne est directement visée de cette manière. Des flammes et de la fumée noire ont été observées samedi près de l'aéroport de Riyad par des habitants de la capitale.

L'aéroport international King Khalid touché

Un journaliste de l'AFP présent près de l'aéroport a constaté qu'un réservoir de carburant appartenant au géant pétrolier saoudien Aramco était en feu, des pompiers luttant contre les flammes. Selon une source locale, des drones auraient visé l'aéroport international King Khalid, et Reuters rapporte que les principaux réservoirs de kérosène ont été touchés.

Perturbations du trafic aérien

Le site spécialisé Flightradar24 a signalé des « perturbations majeures » à l'aéroport international, avec des retards importants et des vols annulés.

Les Houthis n'ont pas revendiqué, pour l'instant

Fait notable, les Houthis n'ont revendiqué aucune attaque en Arabie saoudite au cours des dernières heures précédant cette nuit d'explosions, ce qui laisse planer une part d'incertitude sur l'origine exacte des frappes. Il est également rapporté qu'un général houthi aurait été tué par une frappe aérienne des forces saoudiennes.

Un contexte de reprise du conflit yéméno-saoudien

Cette escalade s'inscrit dans une remontée des tensions amorcée cet été. Le 13 juillet 2026, une attaque contre l'aéroport de Sanaa, capitale sous contrôle houthi, avait ravivé le conflit après des années de trêve relative négociée par l'ONU en 2022. Les rebelles yéménites avaient alors promis des représailles et diffusé des images satellite d'aéroports et de ports saoudiens présentés comme des cibles.

Le 20 août, les Houthis avaient annoncé avoir visé un aéroport saoudien ainsi qu'une installation appartenant à la compagnie pétrolière Aramco, tandis que les Gardiens de la révolution iraniens mettaient en garde Riyad, jugeant le royaume incapable de contenir les Houthis ou de se prémunir contre leurs attaques. Un blocus maritime en mer Rouge avait également été annoncé par les rebelles contre les navires, aéroports et installations pétrolières saoudiennes.

Plus récemment, le 14 septembre 2026, le mouvement houthi a revendiqué une opération de grande ampleur contre la base aérienne King Khalid, à Khamis Mushait, dans le sud-ouest du royaume, mobilisant selon son porte-parole militaire des dizaines de missiles balistiques et de drones. Cette base est considérée par les Houthis comme une cible militaire prioritaire, Riyad l'utilisant pour ses opérations aériennes contre le Yémen.

Un royaume déjà fragilisé par la guerre régionale

La capitale saoudienne n'en est pas à sa première frappe. Elle avait déjà été visée au plus fort de la guerre régionale déclenchée fin février 2026 par l'attaque américano-israélienne contre l'Iran, l'ambassade américaine dans le quartier diplomatique ayant notamment été touchée par un drone en mars. Riyad bombarde quotidiennement les zones sous contrôle houthi au Yémen, sans toutefois parvenir à enrayer leurs avancées militaires sur le terrain, les rebelles contrôlant désormais l'ensemble du littoral yéménite depuis leur offensive éclair de début septembre.

Enjeux économiques pour Riyad

La multiplication de ces attaques contre les aéroports, installations énergétiques et bases militaires saoudiennes fragilise la stratégie de Riyad, qui mise sur son image de destination stable et sécurisée pour attirer les capitaux internationaux dans le tourisme, les nouvelles technologies, le sport et les grands projets d'infrastructures, dans le cadre de sa diversification hors pétrole.

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Yitzhar sous tension : alerte à l'infiltration terroriste, puis retour au calme

Yitzhar sous tension : alerte à l'infiltration terroriste, puis retour au calme

Une alerte à l'infiltration terroriste a plongé samedi soir la localité de Yitzhar, en Samarie, dans l'angoisse. Le Commandement du front intérieur a finalement annoncé la levée du danger, après plusieurs minutes de confinement pour les habitants.

Une alerte déclenchée en pleine soirée de Shabbat

Samedi 19 septembre 2026, en fin d'après-midi, les habitants de Yitzhar ont reçu l'ordre de se confiner dans les espaces protégés de leurs habitations. Le Commandement du front intérieur venait de signaler une crainte d'infiltration terroriste dans le secteur de cette localité juive de Samarie, connue pour son implantation sensible à proximité de Naplouse. L'alerte est tombée aux alentours de 19h26, plongeant la communauté dans une attente angoissante, à peine quelques jours après Roch Hachana.

Les forces de sécurité ont été déployées immédiatement dans la zone pour effectuer des ratissages et vérifier l'origine du signalement. Les habitants, eux, sont restés cloîtrés, comme le veut la procédure en pareille circonstance, sans savoir si un homme armé se trouvait réellement à proximité de leurs foyers.

Une levée de l'alerte après une quinzaine de minutes

Le soulagement est venu rapidement. Dès 19h39, soit une treizaine de minutes après la première alerte, le Commandement du front intérieur a annoncé que la crainte d'un événement d'infiltration avait été écartée. Les habitants de Yitzhar ont été autorisés à quitter leurs espaces protégés et à circuler librement dans la localité, sans aucune restriction. Aucune arrestation ni aucun blessé n'a été rapporté à l'issue de cet épisode.

Ce type de fausse alerte n'est pas isolé dans l'histoire récente de Yitzhar. La localité, régulièrement visée par des tensions avec les villages arabes environnants, a déjà connu plusieurs alertes similaires ces dernières années, la plupart du temps déclenchées par des mouvements suspects rapidement identifiés comme inoffensifs, sans lien avec une réelle intention terroriste.

Une Samarie sous très haute tension depuis des mois

Si cette alerte s'est révélée infondée, elle s'inscrit dans un climat sécuritaire particulièrement lourd en Judée-Samarie. Le secteur a connu cet été une escalade marquante, avec notamment l'attentat meurtrier survenu en juillet près de la ferme de Gilad, dans le secteur de la brigade de Samarie, où un Israélien a été tué et deux autres blessés après qu'un Palestinien eut dérobé l'arme d'un agent de sécurité pour ouvrir le feu sur des promeneurs. Le terroriste avait été neutralisé sur place, et Tsahal avait déployé d'importants renforts pour boucler la zone et traquer d'éventuels complices.

Les autorités militaires évoquent depuis plusieurs mois une intensification des incitations au terrorisme en provenance d'Iran et de Turquie, ainsi que des financements provenant de Jordanie, alimentant le développement de cellules locales et semi-militaires à Naplouse et à Jénine. Ce contexte explique la nervosité persistante des localités juives de Samarie, où chaque mouvement suspect près d'une clôture périphérique peut déclencher une mobilisation immédiate des forces de sécurité.

Une vigilance accrue à l'approche de Kippour

L'alerte de Yitzhar survient également alors que Tsahal a relevé son niveau de vigilance à l'approche de Yom Kippour, dans un climat régional par ailleurs tendu, entre les combats qui se poursuivent au Liban et les développements en cours en Europe de l'Est. Le même samedi, deux soldats israéliens ont été légèrement blessés dans le sud du Liban après qu'un véhicule du génie eut roulé sur une charge explosive posée par le Hezbollah, provoquant une riposte de Tsahal contre plusieurs infrastructures terroristes dans la région.

Cette accumulation d'incidents, bien que sans gravité immédiate à Yitzhar, rappelle la fragilité persistante de la situation sécuritaire en Judée-Samarie, où les habitants vivent au rythme des alertes, réelles ou infondées, dans une atmosphère de veille permanente.

Le calme revenu, la vigilance reste de mise

Pour l'heure, la vie a repris son cours normal à Yitzhar. Aucun suspect n'a été interpellé et aucune trace d'une réelle tentative d'infiltration n'a été confirmée par les forces de sécurité. Les autorités locales appellent néanmoins les habitants à rester vigilants, dans un secteur où la proximité avec les villages palestiniens environnants continue de générer des frictions régulières, entre incidents de jets de pierres, tensions autour de terres agricoles et opérations de sécurité menées par Tsahal.

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Revue de presse israélienne 19 septembre 2026 — Netanyahou, Trump, Ryad, Bergman

Revue de presse israélienne d'Alliance Magazine du 20 septembre 2026

 

Revue de presse israélienne 19 septembre 2026

Washington prend ses distances avec Benjamin Netanyahou à l'approche de l'Assemblée générale des Nations unies et fait avancer une vente de F-35 à l'Arabie saoudite sans lien avec une normalisation avec Israël, tandis que les Houthis frappent Ryad et que Tsahal riposte au Liban et à Gaza. Une enquête journalistique relance par ailleurs la question des avertissements reçus par le premier ministre avant le 7 octobre.

Sécurité

Les Houthis visent Ryad pour la première fois depuis l'escalade avec l'Arabie saoudite. Des sirènes d'alerte ont retenti samedi à Ryad et dans la ville d'Al-Kharj, une première depuis l'intensification des attaques houthies contre le royaume. Un journaliste de Reuters a rapporté avoir entendu deux détonations dans le quartier d'Olaya, tandis que fumée noire et flammes étaient visibles près de l'aéroport international du roi Khaled. La défense civile saoudienne a ensuite levé l'alerte. Ces frappes interviennent quelques heures après que les Houthis, qui contrôlent désormais l'essentiel de la côte yéménite de la mer Rouge, ont affirmé avoir déjoué des « tentatives criminelles » à Sanaa, accusant Ryad et promettant une riposte. Aucune réaction officielle saoudienne n'a pour l'instant été communiquée. (The Jerusalem Post, https://www.jpost.com/middle-east/article-909094)

Deux soldats israéliens légèrement blessés au Liban-Sud, Tsahal riposte. Deux combattants ont été légèrement blessés samedi lorsque leur véhicule du génie a heurté un engin explosif du Hezbollah dans la zone de sécurité au Liban-Sud. Ils ont été évacués pour recevoir des soins, leurs familles informées. En réponse, l'armée israélienne a frappé plusieurs infrastructures utilisées par des combattants du Hezbollah dans le sud du pays, dont des postes d'observation. L'incident illustre la persistance de tirs sporadiques le long de la frontière malgré l'accalmie officielle. (Ynet, https://www.ynet.co.il/news/article/s1imil2kze)

Des images satellite montrent le renforcement d'un site souterrain iranien lié au nucléaire. De nouvelles images satellite, citées par l'Institute for Science and International Security, montrent que l'Iran continue de renforcer un complexe souterrain situé près du site nucléaire de Natanz, récemment désigné par Donald Trump comme cible potentielle. Les clichés du 11 septembre montrent des talus de terre bloquant l'accès aux tunnels et un épaississement des couches de protection au-dessus des entrées, à une profondeur estimée à plus de cent mètres. Des travaux de camouflage ont aussi été repérés sur un site sensible à Parchin. Téhéran affirme qu'aucune activité nucléaire n'y a lieu. (Channel 14, https://www.c14.co.il/article/1707311)

Nouvelles frappes à Gaza : trois Palestiniens tués, une fillette de 10 ans meurt de ses blessures. Selon des sources palestiniennes, trois Palestiniens ont été tués samedi matin dans des frappes israéliennes à Gaza, dont Bassir al-Barsh, présenté par l'armée comme un membre de la branche armée du Hamas et identifié localement comme le fils du directeur du ministère de la Santé de Gaza. Haaretz précise en outre qu'une fillette de 10 ans, blessée par des tirs israéliens, est décédée le même jour. D'autres titres israéliens n'ont mentionné que la mort du responsable présumé du Hamas, sans évoquer la fillette, une différence de traitement notable sur le bilan civil de l'opération. (Haaretz, https://www.haaretz.co.il/news/politics/2026-09-19/ty-article/.premium/000001a0-b96b-da3d-afb5-fb6f66740000)

Diplomatie

Trump ne devrait pas rencontrer Netanyahou lors de l'Assemblée générale de l'ONU. Selon des responsables de la Maison-Blanche, Donald Trump ne devrait pas rencontrer Benjamin Netanyahou en marge de l'Assemblée générale des Nations unies la semaine prochaine à New York. D'après le calendrier actuel, la présence du premier ministre sur place sera limitée en raison de la période électorale en Israël, et il n'arriverait à New York qu'après le départ du président américain. Ni la Maison-Blanche ni le bureau du premier ministre n'ont commenté davantage. (Israel Hayom, https://www.israelhayom.co.il/israelnow/article/21452685)

Washington fait avancer la vente de F-35 à l'Arabie saoudite sans exiger de normalisation avec Israël. Le département d'État américain a annoncé jeudi l'avancement d'une possible vente de 48 avions F-35A à l'Arabie saoudite, pour un montant estimé à 24,3 milliards de dollars, ouvrant une période d'examen au Congrès. Le geste marque un tournant pour Israël, qui espérait lier un tel accord à une normalisation saoudo-israélienne. Washington affirme que la transaction ne modifiera pas l'équilibre militaire régional et que la loi américaine impose de préserver l'avantage militaire qualitatif d'Israël, seul pays de la région à opérer le F-35 dans sa version « Adir ». L'accord n'est pas encore définitif. (The Jerusalem Post, https://www.jpost.com/middle-east/article-909111)

L'Union européenne demande à Washington de revenir sur le blocage de la délégation palestinienne à l'ONU. L'Union européenne a exprimé son regret face à la décision américaine de prolonger le refus de visas aux membres de la délégation palestinienne devant se rendre à l'Assemblée générale à New York. Bruxelles a appelé Washington à reconsidérer cette décision, sans réaction publique des autorités américaines pour l'instant. (Israel Hayom, https://www.israelhayom.co.il/israelnow/article/21453362)

Selon Londres, Israël aurait indiqué que la construction dans la zone E1 n'avancerait pas avant les élections. Des sources britanniques citées par le New York Times affirment que le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar aurait laissé entendre à son homologue britannique, le secrétaire au Foreign Office Ed Miliband, qu'aucun appel d'offres ne serait lancé dans la zone d'implantation E1 avant les élections du 27 octobre. Cette zone relierait Maalé Adoumim à Jérusalem et couperait la continuité territoriale entre Ramallah et Bethléem. Israël dément cette version. Une semaine après cet échange, décrit comme tendu, Israël a annoncé la construction de 1 200 logements supplémentaires dans cette même zone. (Ynet, https://www.ynet.co.il/news/article/synbdlhkfg)

Trump signe une loi étendant les sanctions contre la Russie et prolongeant celles visant l'Iran. Le président américain a signé une nouvelle loi, portant le nom du sénateur Lindsey Graham, qui élargit le cadre légal permettant d'imposer sanctions, droits de douane et interdictions à la Russie, tout en prolongeant les sanctions existantes contre l'Iran. Selon la Maison-Blanche, le texte, déjà validé par le Congrès, autorise de nouvelles mesures économiques contre Moscou sans préciser lesquelles seront appliquées immédiatement. (Walla, https://news.walla.co.il/break/3868828)

Politique

Une enquête journalistique relance la question des avertissements reçus par Netanyahou avant le 7 octobre. Une enquête du journaliste Ronen Bergman, diffusée dans l'émission « Oulpan Shishi », affirme que Benjamin Netanyahou aurait reçu, dans les années précédant le 7 octobre, une série d'avertissements sécuritaires, notamment via un message transmis par le dirigeant émirati Mohammed ben Zayed dix jours avant l'attaque, sans les transmettre aux services de sécurité. Sur le plateau, l'éditorialiste Amnon Abramovitch, habituellement critique des dossiers judiciaires visant le premier ministre, a estimé que ceux-ci devraient être classés au profit d'une enquête pénale centrée spécifiquement sur la gestion du 7 octobre. Le bureau du premier ministre n'a pas réagi. (Maariv, https://www.maariv.co.il/culture/tv/article-1368881)

Économie

La Turquie démantèle un réseau de fraude à l'investissement de 3 milliards de dollars dirigé par des citoyens israéliens. Le parquet d'Istanbul a annoncé qu'un réseau international de fraude à l'investissement opérant depuis la Turquie, ayant causé plus de 3 milliards de dollars de préjudice à des victimes dans le monde entier, aurait été dirigé par des citoyens israéliens. L'opération, menée avec le ministère turc de l'Intérieur, les services de renseignement et Interpol, a permis l'arrestation de 191 suspects, dont neuf ressortissants israéliens désignés par la justice turque comme organisateurs du réseau. Selon le ministre turc de la Justice, les sociétés utilisées auraient été gérées par des responsables israéliens ayant recruté des gérants locaux dans plusieurs pays. (The Jerusalem Post, https://www.jpost.com/international/article-909103

Société

Une chaîne de télévision française s'excuse après une simulation montrant une frappe nucléaire sur Tel-Aviv. La chaîne française RMC Découverte a présenté ses excuses et retiré de toutes ses plateformes un documentaire consacré à l'avenir de l'armement français, après la découverte qu'une animation en 3D censée illustrer une frappe nucléaire hypothétique représentait en réalité Tel-Aviv comme cible. La chercheuse Éloïse Fayet, spécialiste des questions nucléaires à l'Institut français des relations internationales, a identifié la ville et alerté la chaîne. Une société de production indépendante aurait utilisé, semble-t-il involontairement, des images d'explosion issues d'un jeu vidéo. Ynet, https://www.ynet.co.il/news/article/bkh0i0ikmg

Al Jazeera licencie 24 employés de son équipe à Gaza dans le sillage d'une plainte évoquant des liens avec le Hamas. La chaîne qatarie a licencié 24 journalistes et membres de son personnel ayant travaillé à Gaza, dans le contexte d'une plainte déposée aux États-Unis en février 2025 par l'organisation Shurat HaDin, soutenue par StandWithUs, qui accuse certains employés d'avoir eu des liens avec le Hamas ou le Jihad islamique. Le Committee to Protect Journalists avait déjà retiré en juin 20 noms de sa base de données de journalistes tués, après avoir confirmé que ces personnes travaillaient en réalité pour ces organisations. (The Jerusalem Post, https://www.jpost.com/middle-east/article-909098

Jérusalem-Est : un suspect arrêté après la découverte du corps d'une femme disparue. La famille de Fatma al-Rajabi, disparue depuis plusieurs jours puis retrouvée morte à Jérusalem-Est, a déclaré que la victime aurait été tuée par un suspect à qui elle réclamait le remboursement d'une dette de 60 000 shekels. Selon des proches, l'homme, endetté à cause de jeux d'argent, aurait dissimulé le corps dans une grotte près de son domicile, dans le quartier d'A-Tur, après avoir dérobé les bijoux, l'argent et la carte bancaire de la victime. L'enquête policière se poursuit. (Ynet, https://www.ynet.co.il/news/article/byii1x2fzl)

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Veille des médias arabes et iraniens sur Israël 19 septembre 2026 : Gaza, Liban-Sud, tensions à Jérusalem

Veille des médias arabes et iraniens sur Israël 20 septembre 2026 : déclarations hostiles de Téhéran, du Hezbollah et d'Ankara

 

Veille des médias arabes et iraniens sur Israël — 19 septembre 2026

Ce samedi 19 septembre 2026, les médias iraniens, libanais et palestiniens consultés relatent surtout des frappes israéliennes à Gaza et au Liban-Sud, tandis que la pression diplomatique s'intensifie autour du refus américain d'accorder des visas à la délégation palestinienne pour l'Assemblée générale de l'ONU.
Les médias panarabes et turcs, eux, mettent en avant les tensions croissantes autour des lieux saints de Jérusalem et les remous provoqués dans le monde arabe par la normalisation israélo-marocaine.

Iran

Washington refuse un visa à la délégation palestinienne, Téhéran y voit un obstacle à la paix (Tehran Times) Le média d'État iranien Tehran Times rapporte que le Département d'État américain a de nouveau interdit à la délégation de l'Autorité palestinienne, dont le président Mahmoud Abbas, de se rendre à l'Assemblée générale des Nations unies à New York la semaine prochaine. Le journal affirme qu'il s'agit de la deuxième année consécutive qu'une telle mesure est prise et qu'elle "contrevient" selon lui aux principes de paix et au droit à un État palestinien. Tehran Times relie cet épisode à la pression plus large exercée par Washington sur les dossiers israélo-palestinien et iranien. Il souligne que la mesure intervient alors que, selon d'autres médias consultés ce jour, plusieurs dizaines de pays réclament la levée de cette interdiction. Press TV et Fars News, également autorisés dans le cadre de cette veille, étaient inaccessibles au moment de la recherche. Lien : https://tehrantimes.com/news/530154/Denying-Palestinians-visa-for-UN-summit-contravenes-peace-and

Hezbollah/Liban

Al-Manar rapporte une nouvelle salve de tirs israéliens sur le Liban-Sud La chaîne du Hezbollah Al-Manar fait état, samedi, d'un pilonnage d'artillerie qu'elle attribue à "l'ennemi sioniste" contre plusieurs localités du Liban-Sud, dont Zawtar al-Charqiyya dans le caza de Nabatiyé. Selon son correspondant, ces tirs s'inscrivent dans une série de violations quasi quotidiennes qu'Al-Manar impute à l'armée israélienne malgré l'accord de cessez-le-feu en vigueur au Liban. La chaîne évoque, dans ses bulletins du jour, d'autres incidents similaires visant Hadatha et la vallée de Zibqin, ainsi qu'une explosion près de Mays el-Jabal. Al-Manar relaie également une annonce de l'armée israélienne elle-même faisant état de deux soldats blessés par l'explosion d'un engin artisanal dans le sud du Liban. Ces bilans et attributions proviennent exclusivement de la chaîne et de sources militaires citées par elle, sans vérification indépendante d'Alliance. Lien : https://almanar.com.lb/article/1190602/

Palestine

Le fils du directeur général du ministère de la Santé de Gaza tué dans un bombardement à Jabaliya (Palestine Today) Palestine Today, média proche du Jihad islamique, rapporte la mort de Bassir al-Boursh, fils de Mounir al-Boursh, directeur général du ministère de la Santé à Gaza, tué samedi dans un bombardement israélien sur Jabaliya. Le média inscrit cette frappe dans une série plus large de bombardements ayant fait plusieurs morts samedi à Jabaliya et Chuja'iya, dont une fillette décédée de ses blessures dans le centre de la bande de Gaza. Palestine Today ne précise pas la source militaire ou humanitaire exacte de ce bilan, qui provient des autorités sanitaires de Gaza citées par le média et n'est pas vérifié de façon indépendante par Alliance. Lien : https://paltoday.ps/ar/post/544235/استشهاد-نجل-منير-البرش-مدير-عا

Palestine Today : Trump menace d'une reprise de l'escalade militaire contre l'Iran Palestine Today rapporte que le président américain Donald Trump a évoqué la possibilité d'une reprise de l'escalade militaire contre l'Iran, agitant selon le média la perspective d'une "grande décision" à venir sans en préciser le calendrier. Le média y voit un signal de fragilité de la trêve régionale entre Washington, Téhéran et Israël. Palestine Today rapporte le même jour que Doha a démenti des "allégations israéliennes" qu'il qualifie de mensongères concernant Gaza et le Hamas, sans détailler la nature exacte de ces allégations. Lien : https://paltoday.ps/ar/post/544231/ترامب-يهدد-بعودة-التصعيد-العسك

Wafa : nouvelle vague de violences attribuées à des habitants des implantations en Judée SamarieL'agence officielle palestinienne Wafa recense samedi plusieurs incidents qu'elle attribue à des habitants des implantations israéliennes en Cisjordanie : des tirs à balles réelles visant des habitations à al-Mughayyir, la coupure d'une conduite d'eau alimentant le village d'Adaqiqa près de Yatta, et une tentative d'incendie d'une maison à Burqa, à l'est de Ramallah, également rapportée par l'agence Shehab. Wafa fait aussi état d'un mort et de plusieurs blessés après qu'un véhicule a été visé, selon elle, par l'armée israélienne à Gaza-ville, ainsi que de trois morts, dont une fillette, dans des frappes sur plusieurs secteurs de la bande de Gaza. L'agence évoque par ailleurs des arrestations et des incursions militaires à Tulkarem, Deir Ballout, Battir et Toubas. Ces informations, provenant de l'agence de l'Autorité palestinienne, ne sont pas corroborées de façon indépendante par Alliance. Lien : https://wafa.ps/news/2026/9/19/شهيد-ومصابون-جراء-استهداف-الاحتلال-مركبة-في-مدينة-غزة-154268

Médias pan-arabes

Al-Quds Al-Arabi : le ministre Ben Gvir accomplit un rituel talmudique au mur des Bouraq Le quotidien panarabe Al-Quds Al-Arabi, basé à Londres, rapporte que le ministre israélien de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir a accompli samedi un rituel talmudique au mur des Bouraq, également appelé mur des Lamentations, Kotel.
Le journal inscrit ce geste dans une série d'actes politico-religieux qu'il relie à l'approche des élections à la Knesset de 2026 et à sa couverture plus large des tensions croissantes autour des lieux saints de Jérusalem durant la période des fêtes juives, un sujet également traité ce jour par le média turc TRT Arabi. Al-Quds Al-Arabi ne mentionne pas de réaction officielle immédiate des autorités palestiniennes ou jordaniennes à ce geste précis. Lien : https://www.alquds.co.uk/بن-غفير-يؤدي-طقوسا-تلمودية-عند-حائط-الب/

Al-Quds Al-Arabi relaie une charge de Moncef Marzouki contre l'échange d'ambassadeurs entre Rabat et Tel-Aviv Al-Quds Al-Arabi rapporte les propos de l'ancien président tunisien Moncef Marzouki, qui qualifie la décision marocaine d'échanger des ambassadeurs avec Israël de "coup de poignard dans le dos d'un peuple qu'on égorge chaque jour devant le monde". Le journal restitue cette déclaration sans en atténuer la charge, dans le cadre de sa couverture des réactions arabes à la normalisation diplomatique israélo-marocaine. Al-Quds Al-Arabi ne précise pas le cadre exact — interview, tribune ou déclaration publique — dans lequel ces propos ont été tenus. Al Jazeera, également autorisé dans le cadre de cette veille, s'est révélé inaccessible aujourd'hui malgré une tentative via son flux RSS. Lien : https://www.alquds.co.uk/المرزوقي-قرار-الرباط-تبادل-السفراء-مع/

Turquie

TRT Arabi : une analyse alerte sur la pression croissante des groupes du Temple sur l'esplanade d'Al-Aqsa Le média d'État turc TRT Arabi publie une analyse affirmant que les fêtes juives sont devenues, selon ses termes, "plus dangereuses qu'auparavant" pour l'esplanade d'Al-Aqsa à Jérusalem. TRT Arabi y décrit le rôle croissant des groupes dits "du Temple", qui chercheraient non seulement à multiplier les incursions de fidèles juifs sur le site durant les fêtes, mais aussi à normaliser une présence et des rituels juifs à Jérusalem.
Le média présente cette dynamique comme un facteur d'escalade potentielle autour du troisième lieu saint de l'islam. Il s'agit d'une analyse de la rédaction de TRT Arabi, qui ne cite pas de source officielle israélienne à l'appui de cette lecture. Lien : https://trtarabi.com/article/a5e566b77258

Anadolu : l'armée israélienne maintient le siège de 47 familles palestiniennes à Toubas pour un cinquième jour L'agence turque Anadolu rapporte que l'armée israélienne maintient depuis cinq jours un bouclage visant 47 familles palestiniennes dans la région de Toubas, en Cisjordanie occupée. L'agence évoque aussi, le même jour, une escalade de violences qu'elle attribue à des habitants des implantations, avec un Palestinien blessé et des agriculteurs arrêtés. Anadolu relie ces informations à sa couverture de la pression diplomatique européenne sur Washington concernant le refus de visas à la délégation palestinienne pour l'Assemblée générale de l'ONU, un dossier également suivi ce jour par Wafa, Palestine Today et Tehran Times. Lien : https://www.aa.com.tr/ar/الدول-العربية/الضفة-الجيش-الإسرائيلي-يحاصر-47-عائلة-فلسطينية-بطوباس-لليوم-الخامس/4061825

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Pédophilie : pourquoi ce n’est pas un crime en soi, mais peut conduire à 45 ans de prison

Pédophilie : pourquoi ce n’est pas un crime en soi, mais peut conduire à 45 ans de prison

Pédophilie : pourquoi ce n’est pas un crime en soi, mais peut conduire à 45 ans de prison

La pédophilie n’est pas, juridiquement, un crime. Ni en Israël, ni en France. Ce qui est pénalement sanctionné, ce sont les actes commis sur des enfants.
Le cas de Gabriel Turgeman, condamné en Israël à 45 ans de prison pour avoir violé et agressé cinq fillettes, illustre avec une rare brutalité cette distinction entre une attirance, qui relève de la sphère psychique, et le passage à l’acte, qui relève du droit pénal.

Pédophilie : une attirance, pas une infraction pénale

Le terme « pédophilie » est couramment utilisé pour désigner les personnes qui éprouvent une attirance sexuelle envers des enfants prépubères. Mais juridiquement, le mot ne désigne pas, à lui seul, une infraction.

C’est précisément ce que rappelle une récente enquête de Mako consacrée à Gabriel Turgeman, surnommé en Israël le « pédophile insaisissable ». Le média israélien souligne que la pédophilie, définie comme une attirance sexuelle d’un adulte pour des enfants qui n’ont pas atteint la puberté, n’est pas une infraction en soi. Le droit pénal ne condamne pas une pensée ou une attirance : il sanctionne des comportements interdits par la loi.

Cette distinction est essentielle : être pédophile au sens clinique ne signifie pas nécessairement avoir agressé un enfant, et une personne qui agresse sexuellement un enfant n’est pas nécessairement pédophile au sens clinique. Les deux notions ne se recouvrent donc pas automatiquement.

La criminologue israélienne Dana Kaiser, résume cette distinction : il n’existe pas dans le droit israélien d’infraction appelée « pédophilie ». Ce sont les actes — notamment les agressions sexuelles et les viols — qui constituent les infractions pénales.

Et en France ? La pédophilie n’est pas davantage une infraction

La situation juridique française repose sur le même principe.

Le Code pénal français ne prévoit pas une infraction intitulée « pédophilie ». En revanche, il réprime très lourdement les actes sexuels commis sur des mineurs.

Ainsi, l’article 227-25 du Code pénal prévoit que le fait, pour un majeur, de commettre une atteinte sexuelle sur un mineur de quinze ans est puni de sept ans d’emprisonnement et de 100 000 euros d’amende. Dans certaines circonstances aggravantes, la peine atteint dix ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende.

Lorsqu’il s’agit d’un viol, les conséquences pénales sont encore plus lourdes. Le Code pénal français qualifie notamment de viol tout acte de pénétration sexuelle commis par un majeur sur un mineur de quinze ans lorsque la différence d’âge entre l’auteur et le mineur est d’au moins cinq ans, hors les cas déjà prévus par les autres dispositions relatives au viol. Le viol est un crime puni de peines de réclusion criminelle.

La France sanctionne également la sollicitation d’images pornographiques auprès d’un mineur, la corruption de mineur ainsi que la détention, l’acquisition, la consultation habituelle ou la diffusion d’images pornographiques représentant des mineurs.
La simple consultation habituelle ou la détention de telles images constitue ainsi une infraction pénale distincte de toute agression physique.

Autrement dit, la loi française ne punit pas une personne pour ce qu’elle ressent ; elle punit ce qu’elle fait lorsque ce comportement entre dans le champ d’une infraction définie par la loi.

Gabriel Turgeman : 45 ans de prison, mais pas « pour pédophilie »

C’est précisément là que le parcours judiciaire de Gabriel Turgeman prend toute sa portée.

Entre 2002 et 2004, plusieurs fillettes âgées de six à dix ans avaient été victimes d’agressions sexuelles dans le sud d’Israël. Le mode opératoire était similaire : le conducteur les attirait dans son véhicule, parfois avec de l’argent, parfois sous la menace ou par la force, avant de les conduire dans un endroit isolé.

Une enquête spéciale fut mise en place. Les enquêteurs exploitèrent notamment des témoignages d’enfants, des éléments matériels, des traces biologiques et des prélèvements ADN. Ces éléments finirent par conduire les policiers à Gabriel Turgeman

Les enquêteurs soupçonnaient Turgeman d’être impliqué dans environ dix agressions. Mais le parquet ne retint finalement que cinq dossiers pour lesquels les éléments de preuve étaient suffisamment solides.

En 2008, Turgeman fut reconnu coupable de viol, actes de sodomie et enlèvement destiné à permettre la commission d’infractions sexuelles. Un an plus tard, il fut condamné à 45 années de prison, peine présentée par Mako comme la plus lourde jamais prononcée à l’époque en Israël contre un délinquant sexuel.

La nuance juridique est capitale : Turgeman n’a pas été condamné à 45 ans parce qu’il était « pédophile ». Il a été condamné parce que les tribunaux ont établi qu’il avait commis des crimes sexuels extrêmement graves contre des enfants.

Une distinction juridique qui change tout

Cette différence peut sembler sémantique. Elle ne l’est absolument pas.

Si la simple attirance sexuelle envers les enfants constituait en elle-même une infraction, le droit pénal punirait un état psychique avant même qu’un acte interdit ait été commis.

Or le principe du droit pénal est différent : une personne ne peut être condamnée que pour un comportement auquel la loi attache une sanction.

C’est pourquoi un individu peut présenter une attirance pédophile sans avoir commis d’infraction sexuelle, tandis qu’un individu peut être condamné pour avoir agressé un enfant sans que le diagnostic clinique de pédophilie soit établi.

Le cas Turgeman montre donc exactement où se situe la frontière : la pensée n’est pas le crime ; le passage à l’acte peut l’être.

Le droit français punit les actes, et parfois très lourdement

En France, cette distinction ne signifie évidemment pas que le droit serait indulgent envers les auteurs d’infractions sexuelles sur mineurs.

Au contraire, l’arsenal pénal distingue de nombreuses infractions et prévoit des peines pouvant aller jusqu’à la réclusion criminelle pour les faits les plus graves. Les infractions sexuelles commises contre les mineurs font l’objet de dispositions spécifiques du Code pénal, parallèlement aux règles sanctionnant les viols, agressions sexuelles et autres atteintes à l’intégrité sexuelle.

Le droit français prévoit également des délais de prescription spécifiques et particulièrement longs pour les infractions sexuelles commises contre des mineurs. Pour certains crimes, notamment le viol, le délai de prescription peut atteindre trente ans à compter de la majorité de la victime.

La logique est donc claire : la pédophilie n’est pas le nom juridique d’un crime. Les crimes sont les actes sexuels interdits commis contre les enfants.

« Pédophile » et « agresseur sexuel d’enfant » : deux notions à ne pas confondre

L’affaire Turgeman permet également de comprendre pourquoi l’utilisation systématique du terme « pédophile » pour désigner tout auteur d’une infraction sexuelle contre un enfant peut être juridiquement et médicalement imprécise.

Selon l’experte interrogée  certaines personnes présentant une attirance sexuelle envers les enfants ne passent jamais à l’acte. À l’inverse, certaines personnes qui agressent sexuellement des enfants ne présentent pas nécessairement une attirance pédophile durable. Les motivations et les profils peuvent être différents.

Cela ne change évidemment rien à la gravité des actes commis contre les victimes.

Et c’est précisément la force de la distinction juridique : le tribunal n’a pas besoin de condamner une « pédophilie » pour condamner un crime sexuel. Il lui suffit d’établir les faits constitutifs de l’infraction.

45 ans de prison : la conséquence des crimes, pas d’une attirance

Le paradoxe apparent est donc simple à résoudre.

Oui, la pédophilie n’est pas, en elle-même, un crime en Israël.

Oui, elle n’est pas davantage une infraction pénale autonome en France.

Mais cela ne crée aucune protection juridique pour celui qui passe à l’acte.

Viol, agression sexuelle, atteinte sexuelle sur mineur, corruption de mineur, sollicitation d’images sexuelles, détention ou diffusion d’images pédopornographiques : chacun de ces comportements relève d’infractions définies et sanctionnées par la loi française.

Gabriel Turgeman en est l’illustration la plus spectaculaire : 45 ans de prison non pas pour une pensée, une attirance ou un diagnostic, mais pour des crimes commis contre cinq fillettes.

La distinction peut sembler subtile. Elle est pourtant fondamentale : le droit ne juge pas une attirance ; il juge un acte. Et lorsque l’acte est un viol ou une agression sexuelle contre un enfant, la réponse pénale peut être extrêmement lourde.

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