Mafia en Israël : une famille arabe fait plier ses racket­teurs après dix jours de résis­tance

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Mafia en Israël : une famille arabe fait plier ses racket­teurs après dix jours de résis­tance

Pro­tec­tion en Israël : une famille arabe fait plier ses racket­teurs après dix jours de résis­tance

À Baqa al-Gharbiyye, les Abou-Mokh ont refusé de payer et ont gagné

Des tirs contre un supermarché n'ont pas suffi à faire céder une famille. À Baqa al-Gharbiyye, dans le centre d'Israël, les Abou-Mokh viennent de démontrer qu'il est possible de résister à la pègre et à la loi du racket qui gangrène une partie de la société arabe israélienne.

Des coups de feu pour faire plier un commerçant

Tout commence par une fusillade. Des inconnus tirent une rafale de balles contre le supermarché « Habib », propriété d'Issa Shafik Abou-Mokh. Le motif : son refus de verser des centaines de milliers de shekels de « dmei hassout », ces sommes que des réseaux criminels extorquent aux commerçants sous la menace de représailles violentes. En Israël, le refus de payer se solde trop souvent par des passages à tabac, voire des meurtres.

Dix jours de mobilisation familiale

Face à la menace, la famille Abou-Mokh choisit l'épreuve de force plutôt que la soumission. Pendant dix jours, jeunes et anciens interrompent leur activité professionnelle, acceptent les pertes financières et se rassemblent chaque jour sur place. Des centaines de membres de la famille manifestent, scandent des slogans contre le racket et organisent une surveillance de l'endroit vingt-quatre heures sur vingt-quatre, par crainte de nouvelles agressions.

« Nous avons décidé de ne pas céder, même pour un seul shekel »

Les Abou-Mokh ont confié à Ynet le sens de leur combat : « Ce combat était nécessaire. Nous avons décidé de ne pas céder au racket, même s'il s'agissait d'un seul shekel. On ne peut plus continuer à se taire face à ce phénomène. Nous l'avons affronté de toutes nos forces, et finalement, ceux qui réclamaient l'argent de la protection se sont excusés auprès de nous et se sont engagés à ne plus s'approcher de nous. »

Une victoire qui fait exemple

Pour la famille, cette issue dépasse le cas individuel. Elle y voit la preuve qu'une mobilisation collective et publique peut faire reculer des phénomènes aussi ancrés que le racket et la violence criminelle dans certaines localités arabes d'Israël. Un signal rare, dans un contexte où la peur pousse habituellement les victimes au silence et au paiement.

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