Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 22 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

Cessez-le-feu au Liban : le Hezbollah contraint de plier

Cessez-le-feu au Liban : le Hezbollah contraint de plier

Cessez-le-feu au Liban : le Hezbollah contraint de plier

Dans la nuit du mercredi 4 juin, Israël, le Liban et les États-Unis ont annoncé conjointement un accord de cessez-le-feu total au Liban. La condition centrale : le Hezbollah doit cesser tout tir contre Israël et retirer l'intégralité de ses combattants des territoires situés au sud du fleuve Litani. C'est, de fait, une capitulation militaire que l'organisation terroriste est sommée d'accepter.

Des zones pilotes sous contrôle exclusif de l'armée libanaise

Sous l'égide des États-Unis, les parties ont convenu d'établir rapidement des zones pilotes où l'armée libanaise exercera un contrôle exclusif sur le terrain. Tous les acteurs « non étatiques » — autrement dit le Hezbollah — en seront formellement exclus. Ces mesures, précise la déclaration commune, doivent permettre de progresser « vers un accord global de paix et de sécurité ». Les trois pays ont par ailleurs rejeté toute tentative d'une puissance extérieure de prendre le Liban en otage — allusion transparente à l'Iran.

Un cadre sécuritaire négocié au Pentagone

Le dispositif s'appuie sur des discussions tenues au Pentagone le 29 mai dernier. Son objectif : garantir durablement la souveraineté, la sécurité et l'intégrité territoriale des deux pays. Il prévoit le désarmement complet des groupes armés non étatiques et la prévention de toute réémergence. Les négociations politiques et sécuritaires reprendront la semaine du 22 juin en vue d'un accord définitif.

Ce que dit chaque capitale

Washington a posé une règle sans ambiguïté : tout accord sur la cessation des hostilités doit être conclu directement entre les deux gouvernements, sous médiation américaine, sans canal parallèle. Les États-Unis ont également annoncé leur soutien au renforcement des capacités des forces armées libanaises pour qu'elles exercent une souveraineté effective sur l'ensemble du territoire.

Jérusalem a été sans détour : la sécurité d'Israël ne peut être garantie que par le désarmement total du Hezbollah et le démantèlement de l'ensemble de ses infrastructures au Liban. Beyrouth, de son côté, a réaffirmé l'exigence du respect mutuel des frontières reconnues internationalement et s'est engagé à renforcer ses forces armées avec l'appui américain.

Le message d'avertissement d'Israël

L'ambassadeur israélien aux États-Unis, Yechiel Leiter, a tenu à dissiper tout malentendu dès l'annonce de l'accord : « Qu'on ne s'y trompe pas : si le Hezbollah pense que ce résultat lui confère l'immunité, il se trompe. » Le cessez-le-feu, a-t-il précisé, est conditionné à l'arrêt total des tirs sur Israël et au démantèlement complet du Hezbollah et de son infrastructure terroriste.

L'Iran dans le viseur des trois pays

Fait diplomatique notable : les trois parties ont conjointement condamné les attaques de l'Iran contre des États de la région et ses activités déstabilisatrices au Moyen-Orient. Une prise de position commune rare, qui consacre Téhéran comme l'obstacle central à toute stabilité régionale durable.

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Des milliers de Palestiniens clandestins travaillent dans les restaurants : les patrons pris en otage

Des milliers de Palestiniens clandestins travaillent dans les restaurants : les patrons pris en otage

Des milliers de Palestiniens clandestins travaillent dans les restos : les patrons pris en otage

La police israélienne multiplie les descentes dans les restaurants, cafés et commerces alimentaires pour débusquer les travailleurs en séjour irrégulier. Résultat : des établissements fermés du jour au lendemain, des propriétaires embarqués en garde à vue — alors qu'ils affirment avoir été trompés.

« J'ai passé la journée menotté »

Mardi matin, le café HaTahtit, institution de Tel-Aviv, a reçu la visite de la police. Deux employés recrutés via une agence d'intérim, munis de tous les documents requis, se sont révélés être des clandestins aux papiers falsifiés. Le propriétaire Assaf Bright a posé un mot sur la porte fermée : « Boaz et moi avons passé la journée en cellule et en interrogatoire. Aller aux toilettes avec les menottes, ce n'est pas quelque chose que je souhaite à quiconque. »

Trente jours de fermeture : un séisme pour un petit commerce

Fermer un café ou un restaurant un mois entier peut suffire à le tuer. Le loyer continue de tomber, la taxe foncière aussi, les fournisseurs réclament leurs paiements — et pendant ce temps, le chiffre d'affaires est à zéro. Les employés restants partent chercher du travail ailleurs. Les clients fidèles prennent de nouvelles habitudes. Un mois de fermeture peut représenter des dizaines de milliers de shekels de pertes, sans compter les honoraires d'avocat — ni le traumatisme du propriétaire, arrêté dans l

Deux ans de cotisations pour un fantôme

Noam Levy, patronne du café Noa'mele rue Ben Yehuda, a vécu pire. Son employé palestinien travaillait chez elle depuis deux ans — et avait usurpé l'identité de quelqu'un d'autre. « J'ai payé ses charges sociales et sa retraite pendant deux ans. Comment suis-je censée savoir qu'il était imposteur ? Je ne suis pas du Shin Bet. » Son établissement est fermé depuis trois semaines. Elle rouvre le 18 juin — et n'embauchera plus d'Arabes.

« Les restaurateurs ne sont pas des agents du renseignement »

L'association « Restaurateurs forts ensemble » a saisi la Knesset en urgence. Son constat est sans appel : depuis le 7 octobre et l'annulation de 2 000 permis de travail palestiniens, une filière sophistiquée de faux documents a prospéré sur la pénurie de main-d'œuvre. « Les restaurateurs ne sont ni enquêteurs ni experts en authentification. Ils n'ont pas les outils pour détecter un faux. » L'association réclame une procédure claire et une interface permettant de vérifier les documents en temps réel.

La police, elle, campe sur ses positions : les employeurs ont l'obligation de contrôler, et doivent signaler tout soupçon. Sans dire comment faire la différence avec un faux parfait.

Une industrie du faux document

Depuis le 7 octobre, quelque 2 000 permis de travail palestiniens dans la restauration ont été annulés. Le secteur, déjà à sec de main-d'œuvre, est devenu une cible pour les filières de faux papiers. L'association « Restaurateurs forts ensemble » réclame un débat parlementaire d'urgence : « Les restaurateurs ne sont ni agents du renseignement ni experts en authentification de documents. »

La police, elle, maintient sa ligne : les employeurs doivent vérifier. Sans préciser comment.

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Israël : 27 morts seuls en un mois, dans l'indifférence totale le cri d'alarme de ZAKA

Israël : 27 morts seuls en un mois, dans l'indifférence totale le cri d'alarme de ZAKA

Israël : 27 morts seuls en un mois, le cri d'alarme de ZAKA

Vingt-sept. C'est le nombre de personnes retrouvées mortes à leur domicile en Israël au cours du seul mois de mai, des jours — parfois des semaines — après leur décès.
Un chiffre que l'organisation de secours ZAKA a rendu public cette semaine, déclenchant une onde de choc dans la société israélienne. Par rapport à mai 2024, la hausse est de 170 %. En un an, le phénomène a presque triplé.

Derrière les statistiques, des visages. Un survivant de la Shoah de 86 ans retrouvé sans vie à Beersheva. Une femme de 54 ans à Dimona, que sa famille croyait hospitalisée. Un homme de 69 ans découvert à Netanya, aux côtés de sa mère démente incapable de donner l'alerte. Une femme de 50 ans, seule dans un refuge d'Eilat sans électricité ni lumière. Vingt-sept destins. Vingt-sept personnes mortes dans l'indifférence générale.

La solitude, maladie mortelle

« Un simple coup à la porte ou un coup de téléphone peut tout changer », martèle Haim Weingarten, directeur adjoint des opérations de ZAKA. Pour lui, ce bilan n'est pas seulement une tragédie humaine — c'est une défaillance collective. Derrière chaque cas, la même réalité : une personne dont l'absence n'a pas été remarquée à temps.

Moti Bookchin, porte-parole de l'organisation, ne prend pas de gants : « La solitude est devenue un véritable danger pour la vie. » Il parle de « signal d'alarme social » et rappelle que ces 27 personnes vivaient parmi nous — dans nos immeubles, nos quartiers, nos villes — avant de mourir dans un silence total.

« Voisin, soyez vigilant si je suis absent »

Face à l'ampleur du phénomène, ZAKA a lancé une campagne de sensibilisation sur les réseaux sociaux. Le message est simple, direct, universel : regardez autour de vous. Un voisin qu'on n'a pas vu depuis quelques jours, une boîte aux lettres qui déborde, une lumière qui ne s'allume plus — autant de signaux qui peuvent sauver une vie.

La campagne intervient dans un contexte social particulièrement tendu en Israël, où la guerre à Gaza et ses répercussions économiques ont accentué les fractures communautaires et l'isolement des personnes vulnérables. Les personnes âgées vivant seules, les individus souffrant de troubles mentaux ou simplement coupés de tout réseau familial constituent les premières victimes de cette épidémie silencieuse.

Ce que ZAKA documente chaque mois n'est pas un fait divers. C'est le miroir d'une société qui regarde ailleurs.

Drones du Hezbollah : Quand un chien vaut mieux qu'un radar , l'innovation de Tsahal

Drones du Hezbollah : Quand un chien vaut mieux qu'un radar l'innovation de Tsahal

Quand un chien vaut mieux qu'un radar

Depuis le 18 avril 2026, date d'entrée en vigueur du cessez-le-feu au Liban-Sud, la guerre s'est métamorphosée. Elle ne se joue plus à coups d'artillerie lourde ni de frappes aériennes spectaculaires, mais au bourdonnement sourd d'un petit engin de quelques centaines de grammes qui plonge en silence vers sa cible. Les drones FPV (First Person View) du Hezbollah sont devenus l'arme la plus redoutée des soldats de Tsahal sur le terrain — et peut-être la plus difficile à contrer.

Une menace venue d'Ukraine, perfectionnée au Liban

Le Hezbollah n'a pas inventé ces engins. Il les a copiés, améliorés, puis industrialisés à partir des leçons du conflit russo-ukrainien, où les drones FPV sont devenus un facteur de létalité majeur dès 2025. La particularité de la version adoptée par le Hezbollah réside dans son câble en fibre optique — aussi fin qu'un fil dentaire — qui relie l'opérateur à l'engin, rendant totalement inopérants les systèmes de guerre électronique et de brouillage sur lesquels reposaient jusqu'ici les défenses israéliennes.
Pas de signal électromagnétique détectable, pas de source géolocalisable, une signature radar quasi nulle : le drone glisse dans les angles morts de l'une des armées les plus technologiquement avancées du monde. 

À Taybeh, les systèmes de défense israéliens à plusieurs milliards de dollars ont été mis en échec par une simple bobine de câble. Lors d'une évacuation médicale d'urgence destinée à secourir des soldats blessés par un premier drone, un second engin fonçait déjà vers l'hélicoptère. Les contre-mesures électroniques ayant échoué, les soldats au sol ont dû pointer leurs fusils vers le ciel, abattant l'engin à quelques mètres de son impact.

Quinze morts, quatre-vingts attaques : le bilan qui alarme Tsahal

Les chiffres sont éloquents. Depuis le début de la campagne en mars 2026 et surtout depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu le 18 avril, plus de quatre-vingts drones explosifs ont été lancés contre les forces de Tsahal, dont une quinzaine ont atteint leur cible, tuant quatre soldats et un civil, et blessant des dizaines d'autres. Selon Yekal, l'unité civile israélienne des maîtres-chiens, le bilan total depuis le début du conflit s'élève à environ quinze soldats et civils israéliens tués par ce type d'attaque.

Le cessez-le-feu a en réalité aggravé la situation : il a laissé les forces terrestres israéliennes occuper une zone tampon allant jusqu'à dix kilomètres à l'intérieur du Liban, une position qui les expose davantage aux frappes de drones. Le Hezbollah a su exploiter cette fenêtre. Il a publié des vidéos de plus de quarante-cinq attaques FPV, dont vingt-huit menées dans les seules quatre semaines suivant le cessez-le-feu.

Tsahal face au mur : filets, fusils de chasse et fumigènes

L'armée israélienne n'est pas restée sans réagir. Le chef du commandement anti-char de Tsahal, le général de brigade Rami Abudraham, a engagé des efforts de procurement pour équiper chars, véhicules blindés, bâtiments et postes avancés de filets flottants destinés à perturber les ogives des drones. Des écrans de fumée dynamiques ont été déployés pour masquer les mouvements de l'infanterie et des blindés lors de leurs déplacements. Certains tireurs d'élite ont également reçu des fusils de chasse pour tenter d'abattre ces engins à vue. En parallèle, les services de renseignement ont intensifié leurs efforts pour localiser et neutraliser les opérateurs de drones à la source.

Mais toutes ces réponses ont un point commun : elles interviennent trop tard, une fois le drone déjà en approche. C'est précisément ce vide — le manque d'alerte précoce — que cherche à combler une unité civile dont on n'attendait pas forcément qu'elle entre dans ce combat.

L'IDU entre en scène : et si un chien entendait ce que le radar rate ?

L'Israel Dog Unit (IDU), une organisation à but non lucratif spécialisée dans les chiens de travail, a lancé un programme pilote inédit visant à entraîner des chiens à détecter et signaler l'approche de drones avant qu'ils n'atteignent leur cible.

L'idée peut paraître décalée face à l'arsenal technologique déployé. Elle est pourtant ancrée dans une logique rigoureuse : les chiens seraient capables de percevoir la signature acoustique distinctive des drones avant même qu'elle ne soit audible pour l'oreille humaine. Des dresseurs travaillent à conditionner les animaux à reconnaître ces fréquences sonores spécifiques et à alerter leur maître dès leur détection.

Le modèle s'inspire notamment de l'expérience indienne, où des chiens sont déjà utilisés à la frontière pakistanaise dans ce rôle de sentinelle anti-drone. Yekal s'appuie sur ses contacts en Inde pour tirer les leçons de cette expérience et a lancé un appel à des experts et partenaires stratégiques à travers le monde.

Yekutiel Ben Yaakov : « Nous sommes dans une course contre la montre »

L'homme derrière ce projet, Yekutiel Ben Yaakov, dirige l'IDU depuis son base de Kfar Tapuach, en Samarie. L'unité, qui compte quelque 400 bénévoles sur tout le territoire, forme et déploie depuis des années des chiens de recherche de personnes disparues, de détection d'explosifs et d'armes, en coopération étroite avec les forces de sécurité israéliennes. Ce passé opérationnel nourrit directement l'ambition du nouveau projet.

« Nous sommes dans une course contre la montre. Presque chaque jour, nous entendons parler d'un autre soldat tombé à cause des drones explosifs. Comme nous avons aidé les forces de sécurité avec des chiens de sauvetage dans le domaine des personnes disparues, et avec des chiens capables de détecter des armes, nous espérons pouvoir aussi aider dans la détection des drones. »

Il ajoute :" Si le programme réussit à prévenir des pertes humaines, ce sera une réalisation significative. "

L'IDU travaille également sur d'autres solutions créatives, non nécessairement liées aux chiens. L'objectif est unique : offrir aux soldats et aux civils exposés quelques secondes supplémentaires le temps, peut-être, de se mettre à l'abri.

Quelques secondes qui peuvent tout changer

Le chef d'état-major a déclaré début mai 2026 qu'aucune dépense ne devait être épargnée pour stopper les drones, mobilisant l'industrie de défense, la Direction de la recherche et du développement (MAFAT) ainsi que de multiples commandements militaires. Israël, qui a su inventer le Dôme de Fer pour contrer les roquettes, cherche aujourd'hui sa réponse à cette nouvelle équation.

L'asymétrie des coûts est au cœur du problème : un drone à quelques centaines de dollars peut contraindre une armée à dépenser exponentiellement plus en détection, protection et précaution opérationnelle. C'est toute la brutalité de la guerre de drones moderne : l'effet n'est pas seulement physique — c'est le cycle de décision entier de l'adversaire qu'on cherche à paralyser.

Dans ce contexte, l'initiative de Yekal n'est pas anecdotique. Elle incarne une vérité que les ingénieurs de défense redécouvrent parfois : face à une menace nouvelle, les solutions les plus efficaces ne sont pas toujours les plus sophistiquées. Parfois, elles ont quatre pattes et une truffe.

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Le « jeudi noir » de la high-tech israélienne : quand le shekel fort et l'IA font trembler la Silicon Wadi

Le « jeudi noir » de la high-tech israélienne : quand le shekel fort et l'IA font trembler la Silicon Wadi

Le « jeudi noir » de la high-tech israélienne : quand le shekel fort et l'IA font trembler la Silicon Wadi

La Start-up Nation licencie. En quelques heures, le 29 mai 2026 restera dans les annales comme le jour où la high-tech israéliennefierté économique du pays, locomotive de sa croissance  a brutalement montré l'autre face de son succès : un shekel si fort qu'il étouffe les entreprises qui l'ont enrichi, une intelligence artificielle si puissante qu'elle détruit les emplois qu'elle était censée multiplier.
Wix, Amdocs, AI21 Labs, Rapyd, ZoomInfo  les fleurons tombent les uns après les autres. Le paradoxe est vertigineux : c'est précisément parce qu'Israël a trop bien réussi que sa tech souffre aujourd'hui.

La high-tech israélienne vient de vivre ce que plusieurs médias économiques ont déjà surnommé un « jeudi noir ». En quelques heures, comme une série de dominos soigneusement alignés depuis des mois, plusieurs entreprises majeures ont annoncé simultanément des licenciements massifs ou des restructurations profondes. Un séisme qui a fini par inquiéter jusqu'au gouvernement.

Wix, symbole d'un modèle qui craque

Le cas Wix résume à lui seul toute la brutalité du moment. Considérée comme l'une des grandes success stories de la high-tech israélienne durant la période du Covid-19, Wix traverse désormais une phase plus compliquée, marquée par les bouleversements provoqués par l'intelligence artificielle dans l'univers du développement logiciel et de la création de sites internet.
Le 28 mai, son cofondateur et PDG Avishai Abrahami a pris la plume — ou plutôt publié sur X — un message à ses salariés qu'il a qualifié lui-même de moment « triste » : la suppression de quelque 1 000 postes, soit 20 % des effectifs mondiaux. Il s'agit du plus important plan de licenciements de son histoire.

Le PDG a mis en avant deux facteurs. « La majorité de nos équipes étant basées en Israël, une part très significative de nos coûts est libellée en shekels, tandis que nos revenus sont en grande partie en dollars », a écrit Abrahami. « Cela crée une pression structurelle sur notre capacité à opérer à l'échelle actuelle. C'est une réalité qui détermine directement ce qui est viable pour notre entreprise. »

Les chiffres sont vertigineux. La devise locale s'est appréciée de plus de 20 % au cours des 12 derniers mois et a atteint son plus haut niveau depuis 33 ans face au dollar. Pour Wix, dont l'essentiel des revenus provient du marché américain, c'est comme subir une hausse de charges sans avoir augmenté ses tarifs. Les actions cotées au Nasdaq ont chuté de près de 50 % depuis janvier 2026.

Ces derniers mois, l'entreprise avait déjà suscité des tensions internes après avoir annoncé la suppression totale du télétravail, obligeant l'ensemble des employés à revenir cinq jours par semaine au bureau. La direction avait justifié cette décision par la nécessité d'accélérer le développement des produits. Selon les médias israéliens, cette mesure faisait en réalité partie d'une vaste réorganisation interne.
Pour tenter de s'adapter à la révolution de l'IA, Wix avait notamment racheté l'an dernier la start-up israélienne Base44 pour environ 80 millions de dollars, seulement six mois après sa création. Pari insuffisant. 

Une vague qui ne s'arrête pas à Wix

Wix n'est que le nom le plus visible d'une vague bien plus large. Amdocs, le géant israélien des logiciels et des télécommunications, se prépare à supprimer 10 % de ses effectifs mondiaux — soit jusqu'à 3 000 employés — sous la houlette de son nouveau PDG Shimie Hortig. AI21 Labs, la start-up spécialisée dans le traitement automatique des langues, réduit ses effectifs d'environ 60 % afin de se concentrer sur son système de gestion d'agents IA, Maestro.

Les américaines ZoomInfo et Shutterfly ont quant à elles fermé purement et simplement leurs centres de développement en Israël, renvoyant des centaines de salariés. PayPal et Intuit ont licencié des dizaines d'employés dans le pays

La fintech Rapyd, star israélienne du paiement en ligne, a elle aussi surpris le marché. Le moment est d'autant plus piquant que deux jours seulement avant l'annonce des licenciements, il était rapporté que le fondateur et PDG de l'entreprise était en train d'acquérir 50 % de Fedanco Sport — dont dépend le club de basket du Maccabi Tel-Aviv.

Le contraste entre cette immense transaction sportive et les lettres de licenciement envoyées à ses propres employés illustre à lui seul la complexité de la période que traverse la high-tech israélienne.

Au total, le tracker de Calcalist répertorie 31 annonces de licenciements liées à la tech israélienne depuis le début de l'année 2026.

Le shekel fort : paradoxe d'un succès qui se retourne

Comment en est-on arrivé là ? Le paradoxe est saisissant. Le shekel s'est renforcé notamment parce que la high-tech israélienne a trop bien réussi — attirant des milliards de dollars de capitaux étrangers qui, convertis en shekels, ont mécaniquement fait monter la monnaie locale. « La high-tech israélienne a connu un tel succès qu'elle en subit aujourd'hui les conséquences : elle a attiré un afflux massif d'investissements en Israël, lequel a fait évoluer le taux de change shekel-dollar, et elle doit désormais s'adapter », a expliqué un représentant de l'Autorité israélienne de l'innovation.

Le problème est structurel et brutal : les entreprises encaissent leurs revenus en dollars, mais paient leurs salaires, leurs loyers et leurs charges en shekels. Quand le dollar dévisse, les coûts restent fixes tandis que les recettes s'évaporent. Selon certains experts, le dollar pourrait descendre à 2,5 shekels d'ici fin 2026, et « rien ne pourra vraiment l'arrêter »

Smotrich interpelle la Banque d'Israël, la Banque d'Israël répond

Face au tollé, le ministre des Finances Bezalel Smotrich a annoncé la création d'une équipe spéciale chargée d'examiner les conséquences du renforcement du shekel sur le secteur.

Mais la tension entre le gouvernement et la Banque centrale est palpable. Smotrich avait qualifié la récente baisse de taux de la Banque d'Israël de « trop peu, trop tard ».

Le gouverneur Amir Yaron n'a pas mâché ses mots en réponse : « Je rappelle que nous sommes en guerre depuis trois ans, ce qui a coûté des dizaines de milliards de shekels. Les guerres longues mènent à l'hyperinflation. En pratique, nous avons une inflation maîtrisée, une économie résiliente, une confiance des marchés et un chômage bas. » Autrement dit : chacun campe sur ses positions pendant que les licenciements s'accumulent.

L'Association des industriels israéliens a estimé que les licenciements chez Wix étaient en partie imputables à l'inaction du gouvernement et de la banque centrale face au shekel fort. Certains économistes appellent à une baisse des taux d'un point entier — et non d'un quart de point — et à des mesures fiscales incitatives pour les investisseurs dans les nouvelles entreprises technologiques.

L'IA : bourreau ou bouc émissaire ?

Le taux de change n'explique pas tout, et les dirigeants de la tech le savent. L'intelligence artificielle est l'autre grand coupable — ou le grand prétexte, selon les sceptiques.

La véritable question est de savoir si ce sont les gains de productivité de l'IA qui justifient réellement ces suppressions de postes, ou si c'est plutôt la peur des conseils d'administration de se laisser distancer qui pousse les CEOs à licencier pour rassurer les investisseurs. Chez Wix, Abrahami a revendiqué les deux : l'IA « permet de construire des choses que la génération précédente ne pouvait littéralement pas imaginer », mais elle impose aussi « moins de couches hiérarchiques et moins d'employés ».

Pour la première fois en dix ans, le nombre d'employés de R&D en Israël a diminué, avec quelque 3 500 postes en moins. En mars 2026, la part des employés basés en Israël dans les entreprises technologiques privées locales s'élevait à seulement 62 %, contre 69 % en 2019 — les start-ups continuant de délocaliser leurs activités hors du pays. La guerre, enfin, pèse de son côté lourdement : les mobilisations prolongées dans la réserve désorganisent les équipes, retardent les projets et compliquent les levées de fonds auprès d'investisseurs étrangers.

Et maintenant ?

La high-tech israélienne ne s'effondre pas. Elle reste le moteur de l'économie nationale, avec des exportations records et une contribution déterminante au PIB. « Notre principal défi consiste à présent non seulement à continuer à innover, mais aussi à veiller à ce que cette innovation demeure source de valeur, d'emplois et de croissance ici, en Israël », résume sobrement l'Autorité de l'innovation.

La vraie question que pose ce « jeudi noir » est celle-là : la transformation en cours se fera-t-elle en maintenant les emplois sur le sol israélien, ou en accélérant les délocalisations vers des pays moins coûteux ? La réponse déterminera si Israël garde le titre de « Start-up Nation » — ou s'il en conserve seulement la légende.

 

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Violence scolaire à Holon : les toilettes transformées en salle de torture, les profs ne disent rien

Violence scolaire à Holon : les toilettes transformées en salle de torture, les profs ne disent rien

Lynchage dans les toilettes d'une école à Holon : « Chaque élève qui posait problème prenait des coups »

Un grave épisode de violence a secoué avant-hier matin un établissement scolaire de Holon. Trois adolescents âgés de 14 et 15 ans ont attiré un camarade dans des toilettes et l'ont roué de coups. Ce que les enquêteurs ont découvert au fil de l'instruction dépasse le simple règlement de comptes : les sanitaires servaient depuis longtemps de salle de punition officieuse, hors de portée des caméras, à l'abri de tout regard adulte.

Un guet-apens dans les toilettes

La victime a livré sa version aux enquêteurs du commissariat de Holon, dans le secteur d'Ayalon. Son témoignage est sans ambiguïté : « Ils m'ont forcé à entrer dans la cabine. Ils m'ont donné des coups de pied dans tout le corps et des coups de poing au visage. »
Après l'agression, le garçon s'est confié à un enseignant, lui signalant qu'il souffrait de vertiges et ne se sentait pas bien. La réponse du professeur laisse sans voix : il lui a conseillé de boire de l'eau et lui a demandé de monter dans le bus pour assister à une représentation théâtrale.

Ce n'est que le soir, au retour à la maison, que les parents ont remarqué les hématomes sur le corps de leur fils. Ils l'ont aussitôt conduit aux urgences. C'est l'équipe médicale, et non l'école, qui a alerté la police.

L'école n'a rien signalé — en violation des procédures

Une source proche du dossier n'a pas mâché ses mots face à la passivité de l'équipe éducative : « Il s'avère qu'aucun responsable de l'école n'a pris la peine de prévenir ni les parents ni la police de cet incident grave. Comment monte-t-on un élève dans un bus pour aller voir un spectacle alors que quelques minutes plus tôt il vient de subir un lynchage dans les toilettes de l'école ? Il avait des marques sur le visage, des rougeurs — personne ne demande ce qui s'est passé ? Comment les professeurs n'ont-ils pas compris qu'il s'agissait d'un événement extrêmement grave ? »

Les enquêteurs de Holon ont ouvert une instruction sans que l'établissement leur ait transmis le moindre signalement, en infraction directe avec les procédures en vigueur.

« On faisait ça là-bas parce qu'il n'y a pas de caméras »

Les investigations ont rapidement permis d'identifier et d'interpeller les trois élèves suspects. Lors des interrogatoires, un détail glaçant est apparu : les mis en cause ont reconnu que les toilettes constituaient pour eux un lieu de punition habituel, un espace où ils envoyaient régler leurs comptes avec les élèves jugés « problématiques ».
L'un d'eux a déclaré sans détour : « Chaque élève qui nous causait des problèmes, on le faisait entrer dans la cabine et on le frappait. On faisait ça là-bas parce qu'il n'y a pas de caméras de surveillance pour nous filmer. Dans certains cas, des élèves ont filmé les coups avec leur téléphone. »

Une enquête qui ne fait que commencer

Pour mesurer l'étendue réelle de la violence pratiquée dans cet établissement, les enquêteurs entendent récupérer l'ensemble des enregistrements des caméras de sécurité de l'école et obtenir des ordonnances de saisie des téléphones portables des personnes impliquées, sur lesquels des scènes de violence auraient été filmées.

La même source proche du dossier a posé la question qui s'impose : « Il est inconcevable que le directeur de l'école ou les enseignants n'aient pas eu connaissance de ce phénomène grave ou n'en aient pas entendu parler.

La question fait l'objet d'un examen par la police auprès des responsables de l'éducation. Les enquêteurs retournent chaque pierre pour instruire l'affaire en profondeur et vérifier d'autres cas de violence survenus dans l'école. La prochaine fois, ça pourrait se terminer en catastrophe. »

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Cancer rare à 29 ans, combat contre la Clalit, espoir brisé : la mort de Niv bouleverse Israël

Cancer rare à 29 ans, combat contre la Clalit, espoir brisé : la mort de Niv bouleverse Israël

« J'ai cru de toute mon âme que ma fille guérirait »

Elle avait 29 ans. Elle s'appelait Niv Haya Hazan, et elle est morte cette nuit, emportée par un cancer rare et violent du col de l'utérus après trois années de lutte acharnée.
Pendant tout ce temps, elle avait partagé son combat avec ses dizaines de milliers d'abonnés, devenant pour beaucoup un symbole vivant d'espoir, de foi et d'une détermination sans faille face aux instants les plus sombres. Ce matin, sa mère Gali a pris la plume. Ce qu'elle a écrit est insupportable à lire — et impossible à taire.

Une fille comme nulle autre

« Qui était ma Niv ? Ma Niv était bien plus qu'une histoire de maladie. Elle était ma fille. Ma vie. Mon cœur. Une enfant exceptionnelle, d'une intelligence rare, drôle, douce, avec un cœur pur, d'une beauté indescriptible. À mes yeux, elle était la plus belle chose que j'aie jamais vue de ma vie. »

Trois ans. Trois ans à refuser de lâcher. Gali le dit sans détour, avec cette précision que seule une mère qui a tout tenté peut avoir : « Il n'y a pas eu un médecin, pas un traitement, pas un endroit en Israël ou dans le monde où nous ne sommes pas allés. Nous avons frappé à chaque porte possible. »

Cancer rare à 29 ans, combat contre la Clalit, espoir brisé : la mort de Niv bouleverse Israël

Cancer rare à 29 ans, combat contre la Clalit, espoir brisé : la mort de Niv bouleverse Israël

 

Un peuple entier debout

Ce qui frappe dans ces mots, c'est la conscience aiguë d'une solidarité hors du commun. Derrière Niv, ce n'était pas seulement sa famille c'était un pays tout entier.
Des inconnus qui donnaient, qui priaient, qui pleuraient avec elles. Des femmes qui préparaient des offrandes rituelles, récitaient des psaumes, prenaient des engagements religieux en son nom. Des messages à n'en plus finir, des étreintes à distance, des voix qui « faisaient trembler les portes du ciel pour ma Niv », comme l'écrit sa mère. « Ils nous ont enveloppées d'un amour que je n'ai pas les mots pour décrire, et pour cela je leur serai reconnaissante toute ma vie. »

Cancer rare à 29 ans, combat contre la Clalit, espoir brisé : la mort de Niv bouleverse Israël

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La promesse d'une mère

Et puis il y a cet aveu, brutal dans sa sincérité : « J'ai cru de toute mon âme que ma fille guérirait. Je lui ai promis sans ciller qu'elle serait en bonne santé. C'est comme ça qu'une mère croit. C'est comme ça qu'une mère se bat. »

Mais derrière la certitude affichée se cachait une réalité que seules elles deux connaissaient vraiment. « Nous seules savons combien elle a souffert. Combien de douleur elle a traversée. Combien elle s'est battue avec un courage que les mots ne peuvent pas contenir. Et moi, qui aurais été prête à prendre sur moi toute cette douleur, je suis restée impuissante devant la souffrance de ma fille. »

Le cœur en miettes

« Mon cœur est brisé. Pulvérisé. Réduit en miettes. Et je me demande sans cesse si j'ai fait assez. Si j'ai assez combattu. Si j'ai raté quelque chose en chemin. Pardonne-moi, ma vie. Je t'avais tellement promis que tu serais en bonne santé. J'y croyais tellement. Et je ne sais pas comment on continue à vivre dans un monde où tu n'es plus. »

Ces phrases ne se commentent pas. Elles tombent, l'une après l'autre, comme autant de pierres.

« Repose-toi, maintenant »

Gali conclut par ces mots d'une dignité déchirante : « Merci pour le privilège d'avoir été ta maman pendant 29 ans. Repose-toi maintenant, amour de ma vie. Assez de souffrance. Assez de douleur. Et s'il y a une chose que j'emporte avec moi pour toujours, c'est la certitude que nous avons combattu pour toi jusqu'au dernier souffle, et qu'un amour comme le tien — comme celui de tout un peuple envers toi — est un amour qui ne s'éteint jamais. »

Niv Haya Hazan avait 29 ans.

Niv Haya Hazan : morte à 29 ans d'un cancer rare, elle avait tenu Israël en haleine pendant trois ans

Elle s'appelait Niv Haya Hazan. Elle était monitrice de Pilates, jeune mariée, et elle rêvait d'avoir des enfants. Elle est morte cette nuit entre mardi et mercredi, emportée à 29 ans par un cancer rare et violent du col de l'utérus contre lequel elle se battait depuis mai 2023. Pendant trois ans, des dizaines de milliers de personnes ont suivi son combat sur les réseaux sociaux, heure par heure, espoir après espoir, rechute après rechute.

Qui était Niv ?

Diagnostiquée en mai 2023 d'un endocervical adenocarcinoma — un type rare et agressif de cancer du col de l'utérus à un stade très avancé, Niv Haya Hazan avait choisi de ne pas se cacher. Elle avait tout partagé : les perfusions, les mauvaises nouvelles, les faux espoirs, les victoires provisoires.
Des dizaines de milliers de personnes avaient décidé de la suivre sur les réseaux sociaux, puisant leur inspiration dans sa détermination et son courage face à cette maladie d'une rare violence.

Malgré la maladie et des traitements épuisants, elle avait choisi de continuer à vivre pleinement et s'était mariée avec l'homme qu'elle aimait pendant une période de rémission. Elle avait partagé son désir de fonder une famille et d'avoir des enfants, et avait même entamé une démarche de gestation pour autrui avant d'être contrainte d'y renoncer face à la dégradation de son état.

Un combat sur tous les fronts

Le parcours de Niv n'a pas été seulement médicalil a été aussi une bataille juridique et administrative. Lorsqu'elle a développé une allergie sévère à la chimiothérapie standard disponible en Israël, se retrouvant sans aucun traitement remboursé applicable, sa mère avait lancé un appel public : le médicament susceptible de lui sauver la vie, le Tivdak, existait bien en Israël, mais n'était pas inclus dans le panier de soins remboursés, accessible seulement à des prix inabordables.

Quand les traitements en Israël ont échoué, la famille a réuni une somme considérable et s'est lancée dans un périple médical international, notamment au MD Anderson à Houston et au Memorial Sloan Kettering à New York. Une biopsie était revenue négative une lueur. Puis le cancer avait repris. Ces derniers mois, son histoire avait provoqué une véritable tempête publique, son mari Yam Avitan révélant que la caisse maladie Clalit refusait d'autoriser le Tivdak, pourtant défini comme un traitement vital

La dernière image

Il y a quelques jours à peine, ses proches avaient réalisé l'un de ses derniers vœux : ils l'avaient amenée sur la plage, entourée de sa famille et de son équipe médicale. Les images de Niv dans son lit médicalisé face aux vagues sont devenues, sans que personne ne le sache encore, ses dernières images dans le monde qu'elle aimait tant.

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Scandale en Europe : la Slovénie interdit l'atterrissage d'un vol israélien violation flagrante du droit

Scandale en Europe : la Slovénie interdit l'atterrissage d'un vol israélien — violation flagrante du droit

Un vol israélien refoulé de Slovénie : incident diplomatique ou simple procédure ?

Un vol de la compagnie israélienne Israir, qui devait atterrir hier à Ljubljana, capitale de la Slovénie, a été contraint de se dérouter vers Zagreb, en Croatie. Les autorités slovènes ont refusé d'autoriser l'appareil à se poser sur leur sol. Un incident rare, aux allures de bras de fer politique.

« Une violation flagrante des accords aériens »

Uri Sirkis, directeur général d'Israir, n'a pas mâché ses mots au lendemain de l'incident. « Le vol Israir prévu pour Ljubljana a dû atterrir à Zagreb, parce que les autorités de Ljubljana — Slovénie — n'autorisent pas les transporteurs israéliens à se poser, en raison de leur opposition politique tranchée à la ligne conduite par le gouvernement israélien », a-t-il déclaré.

Il a poursuivi sans détour : « Il s'agit d'une violation flagrante des accords aériens, des accords de l'Union européenne. Le ministère des Affaires étrangères, l'Autorité de l'aviation civile sont impliqués, mais malheureusement toutes les tentatives pour effectuer le vol se sont soldées par un échec. »

Ljubljana dément, mais reconnaît un blocage

Le ministère slovène des Infrastructures a réfuté les accusations de refus d'autorisation, précisant que la demande d'Israir était toujours « en cours d'examen ». Le retard serait lié à un audit des protocoles de sécurité, consécutif à des décisions gouvernementales prises l'année dernière : interdiction de transit d'armes et de matériel militaire à destination ou en provenance d'Israël, et abrogation d'un décret de 2003 qui permettait aux agents de sécurité israéliens armés de stationner dans le terminal de l'aéroport de Ljubljana — ils ne sont désormais autorisés qu'à rester à bord de l'appareil.

Une pression organisée, un contexte pesant

Derrière ces changements de protocole se dessine un contexte politique lourd. Ces évolutions, ainsi que les pressions visant à suspendre les vols israéliens, sont portées par des organisations pro-palestiniennes et des partis de gauche slovènes, dans le sillage de la situation à Gaza. Ce que Ljubljana présente comme une révision technique n'est donc pas sans arrière-plan idéologique, et la frontière entre exigence administrative et sanction politique semble, en l'occurrence, particulièrement ténue.

Pour les passagers du vol détourné vers Zagreb, la question est plus simple et plus amère : qui paie le prix de ce bras de fer ?

 

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Otage du Ministère de l’Intérieur : le scandale d’une mère juive et de son fils autiste oubliés par l’État

Otage du Ministère de l’Intérieur : le scandale d’une mère juive et de son fils autiste oubliés par l’État

Une femme convertie sous l'autorité du Rabbinat d'Israël, mère de trois enfants dont un fils autiste, attend depuis plus d'un an que le Ministère de l'Intérieur daigne traiter son dossier. Il ne le fait pas. Délibérément. Parce que des fonctionnaires ont choisi d'utiliser le dossier d'une mère de famille comme monnaie d'échange dans leur guerre intestine contre des dayanim du Rabbinat. C'est illégal. C'est documenté. Et personne, jusqu'ici, n'en a parlé.

Ce que dit la loi et ce que le Ministère en fait

La Loi du Retour israélienne, votée en 1950 et amendée en 1970, est sans ambiguïté dans ses termes. Son article premier dispose : « Tout Juif a le droit d'immigrer en Israël. » L'amendement de 1970 précise explicitement qu'est considéré comme Juif toute personne
« née d'une mère juive ou convertie au judaïsme. »
La loi ne réserve au Ministre de l'Intérieur qu'un seul motif de refus : être convaincu que le demandeur mène des activités dirigées contre le peuple juif, risque de porter atteinte à la sécurité de l'État, ou présente un passé criminel dangereux. Rien d'autre. Aucune autre exception n'est prévue. 

La jurisprudence de la Cour suprême israélienne est restée en permanence favorable à une interprétation souple de la loi, refusant systématiquement l'interprétation restrictive que tentent d'en faire les courants orthodoxes les plus radicaux.

Ruth — prénom d'emprunt — a satisfait à toutes les exigences légales.
Sa conversion a été reconnue par le Beth Din régional de Tel-Aviv, sous l'autorité du Rav Zevadia Cohen, Président du Tribunal rabbinique de Tel-Aviv.
L'interprétation de la loi juive et son application sont attribuées par l'État au Rabbinat d'Israël, dont il reconnaît la compétence pour tout ce qui concerne le statut personnel de la population juive. Le Rabbinat a statué. L'État est donc lié par cette décision.

Le Ministère de l'Intérieur n'a ni la compétence ni l'autorité légale pour revenir sur un guiyour validé par l'institution à qui l'État lui-même a délégué cette autorité. 

En ne traitant pas le dossier de Ruth non pas en le rejetant, mais en le laissant délibérément en suspens  le Misrad HaPnim viole l'article 1 de la Loi du Retour, qui confère un droit, et non une faveur discrétionnaire. Il viole également les principes fondamentaux du droit administratif israélien, qui impose à toute administration l'obligation de statuer dans un délai raisonnable sur toute demande régulièrement constituée.

Cinq reports successifs devant le tribunal administratif, sans qu'aucune décision de fond ne soit rendue, constituent une obstruction caractérisée.

Trois ans de Torah à Los Angeles. Un parcours exemplaire. Une guerre qui ne la concerne pas.

Ruth a étudié la Torah pendant trois ans à Los Angeles, avec un engagement que ses maîtres ont qualifié d'exceptionnel.
À l'issue de ce parcours, elle s'est convertie devant un Beth Din orthodoxe.
En 2019, elle quitte les États-Unis et s'installe en Israël avec son premier enfant.
Elle y donne naissance à deux autres. Elle y construit sa vie, sa communauté, son identité.

En 2022, elle dépose une demande d'Alyah. En janvier 2024, elle reçoit une lettre d'expulsion : le Beth Din de Los Angeles où elle s'est convertie ne figurait pas sur la liste des tribunaux reconnus dans le cadre de la Loi du Retour. Coup dur. Mais Ruth ne cède pas. Elle ne part pas. Elle n'a nulle part où aller ni Los Angeles, ni Paris ne sont plus chez elle. Ses enfants ont leur père en Israël. Leur vie entière est là.

Elle fait alors ce que peu auraient eu le courage de faire : elle sollicite elle-même le Rabbinat d'Israël pour ouvrir une nouvelle procédure de guiyour de conversion.

Le Beth Din de Tel-Aviv instruit le dossier avec une rigueur absolue : auditions multiples, enquête approfondie, témoignages de rabbins venus de Los Angeles, Jérusalem et Beit Shemesh, tous attestant qu'elle n'est pas seulement pratiquante elle enseigne la Torah. Ruth et ses enfants se soumettent à l'immersion au mikvé be'houmra, par mesure de rigueur, allant au-delà de ce qui leur était demandé.

Le 17 mars 2025, à Pourim, le Rabbinat d'Israël rend sa décision : Ruth et ses trois enfants sont reconnus juifs. Les certificats sont officiels, tamponnés, signés. Ils sont reproduits dans cet article.

Le Ministère reçoit le dossier. Et choisit de ne rien faire.

Ruth se présente au Misrad HaPnim. Son dossier est ouvert. Et puis  rien. Des semaines passent. Des mois. Six mois d'un silence de plomb. C'est son avocat qui découvrira, à force de démarches et d'appels téléphoniques, ce que le Ministère n'a pas jugé utile de signaler : le dossier a été mis de côté. Délibérément. Sans raison invoquée. Sans notification. Sans délai annoncé.

Ruth réunit alors dans des conditions qui tiennent du miracle 60 000 shekels pour saisir le tribunal administratif de Tel-Aviv. Son avocat est l'un des meilleurs spécialistes du pays en matière de guiyour et d'Alyah. Il a traité environ 1 500 dossiers au cours de sa carrière. Sa conclusion, après examen du cas de Ruth : il n'avait jamais vu une telle situation.

L'affaire est transférée à Jérusalem sans explication cohérente. Le Ministère obtient un délai pour répondre. Puis un autre. Puis un autre. Puis encore un autre. Puis un cinquième. Nous sommes le 2 juin 2026. Cinq reports. Zéro décision.

La vérité que personne ne veut dire officiellement : Ruth est une otage administrative

D'après les éléments recueillis par l'avocat et les personnes suivant le dossier de près, le blocage n'a rien d'une négligence bureaucratique.
Il s'expliquerait par un conflit ouvert entre une faction du Ministère de l'Intérieur et certains dayanim du Rabbinat  un désaccord institutionnel sur le périmètre d'autorité de chaque institution en matière de guiyour.
Dans ce bras de fer, le dossier de Ruth a été utilisé comme levier de pression : un dossier solide, irréprochable sur le fond, et donc parfait pour démontrer qu'on peut bloquer même ce qui est légalement indiscutable.

Dit autrement : des fonctionnaires ont choisi de punir une mère de famille pour envoyer un message à des rabbins.

Un fils autiste sans allocation. Une mère malade sans médecin. Des dettes hospitalières qui s'accumulent.

Les conséquences de ce blocage ne sont pas abstraites. Elles sont quotidiennes, physiques, irréversibles.

Le fils de Ruth est autiste. Sans Teoudat Zéout, elle ne peut percevoir aucune allocation du Bituah Leoumi. Elle n'a accès à aucune Koupat Holim. Elle souffre elle-même d'une maladie diagnostiquée depuis quatre ans pour laquelle elle ne peut être soignée qu'en médecine privée, à des tarifs qu'elle ne peut pas assumer. Obtenir une simple ordonnance d'antibiotiques représente pour elle une démarche complexe et coûteuse. Elle a accumulé des dettes importantes auprès de plusieurs hôpitaux.

Pendant ce temps, elle continue d'enseigner la Torah à des femmes souhaitant se convertir sous l'autorité du Rabbinat d'Israël. Sans être payée. Sans aide. Sans existence légale.

Ce dossier doit être rendu public

La loi donne au Ministre de l'Intérieur le pouvoir de mettre en œuvre la Loi du Retour.
Or, certains ministres ont été membres de partis religieux orthodoxes et ont donc refusé certains immigrants, entraînant des recours devant les tribunaux. Ce n'est pas nouveau. Mais refuser de statuer — ni oui ni non, juste le silence, cinq fois de suite — est une méthode plus perverse encore : elle ne laisse aucune prise légale immédiate, elle épuise financièrement et psychologiquement, et elle démoralise.

Ruth n'a pas failli. Elle a fait mieux que ce qui lui était demandé, à chaque étape, dans chaque institution. C'est l'État qui a failli.

Cette affaire doit être connue. Parce que ce qui est fait à Ruth aujourd'hui peut être fait à n'importe qui demain. Parce que la loi n'est pas une option. Et parce qu'une mère de famille juive dont le fils autiste ne peut pas être soigné à cause d'une guerre de territoire entre bureaucrates — ça ne devrait jamais pouvoir arriver dans l'État d'Israël.

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Hitler admirait l’islam, s’alliait au Mufti pour exterminer les Juifs : qui ose encore inverser l’Histoire ?

Hitler admirait l’islam, s’alliait au Mufti pour exterminer les Juifs : qui ose encore inverser l’Histoire ?

Hitler et l'islam : la fascination secrète du Führer pour une religion de conquérants

Il existe, dans l'histoire du IIIe Reich, une vérité dérangeante que les manuels scolaires passent volontiers sous silence : Adolf Hitler admirait l'islam. Non pas la foi des croyants, non pas sa spiritualité, non pas sa théologie mais ce qu'il croyait y percevoir : une religion de guerriers, de conquérants, d'hommes prêts à mourir pour leur cause. Une religion, selon lui, infiniment supérieure au christianisme qu'il méprisait.

La confidence à Speer : « Nous avons la mauvaise religion »

La source la plus solide de cette admiration est Albert Speer lui-même — architecte personnel du Führer, ministre de l'Armement du Reich, condamné à vingt ans de prison par le tribunal de Nuremberg. Dans ses mémoires publiés en 1969, Inside the Third Reich (Simon & Schuster, New York, page 96), Speer rapporte les propos tenus par Hitler lors d'une conversation privée :

« Voyez-vous, c'est notre malchance d'avoir la mauvaise religion. Pourquoi n'avons-nous pas eu la religion des Japonais, qui considèrent le sacrifice pour la patrie comme le bien suprême ? La religion mahométane aurait été bien plus compatible avec nous que le christianisme. Pourquoi a-t-il fallu que ce soit le christianisme,
avec sa douceur et sa mollesse ? »

La citation est précise, sourcée, vérifiée. Elle ne procède d'aucune rumeur : elle sort de la plume du témoin le plus proche du dictateur, un homme qui l'a côtoyé pendant plus d'une décennie.

La bataille de Poitiers : un regret historique

La fascination de Hitler pour l'islam ne s'arrête pas à ce lamento sur la religion chrétienne. Elle s'étend à une réécriture fantasmée de l'histoire. Dans ce même ouvrage, Speer rapporte que Hitler estimait que si les Arabes avaient remporté la bataille de Poitiers au VIIIe siècle, « le monde serait aujourd'hui musulman »

Dans Hitler's Table Talk, recueil de ses propos tenus à huis clos devant ses proches collaborateurs, Hitler va plus loin encore : « Si Charles Martel n'avait pas été victorieux à Poitiers déjà, vous le voyez, le monde était tombé entre les mains des Juifs, tellement le christianisme était lâche ! alors nous aurions probablement tous été convertis au mahométisme, ce culte qui glorifie l'héroïsme et qui ouvre le septième ciel au seul guerrier courageux. Les peuples germaniques auraient alors conquis le monde. »

Cette vision n'est pas anecdotique. Hitler considérait l'islam comme une religion agressive, militariste et disciplinée, bien mieux adaptée aux peuples germaniques que le christianisme, qu'il balayait comme une religion efféminée, faible et molle. Il croyait, dans sa logique raciste, que si les Arabes — qu'il jugeait racialement inférieurs — avaient conquis l'Europe occidentale, ce seraient les Germains islamisés qui en seraient devenus les maîtres, à l'image des Turcs dans l'histoire réelle.

Une admiration stratégique, pas une conversion

Il faut être précis : Hitler n'a jamais envisagé de convertir l'Allemagne à l'islam. Son admiration était celle d'un idéologue froid qui cherchait des instruments de domination, non d'un croyant. Selon l'historien David Motadel, de l'Université de Cambridge, les efforts de Hitler, Himmler et des autres dirigeants nazis pour forger une alliance avec le monde musulman reposaient avant tout sur des considérations stratégiques, non idéologiques.

Dans son ouvrage de référence Islam and Nazi Germany's War (Harvard University Press, 2014), Motadel explique, à partir de recherches dans les archives de trois continents, comment les responsables allemands ont tenté de promouvoir le IIIe Reich comme protecteur de l'islam. Des milliers de soldats musulmans ont combattu dans l'armée des puissances de l'Axe.

Hitler lui-même déclarait : « Je ne vois aucun danger à former des unités purement mahométanes. » Le Wehrmacht fut le premier à recruter des musulmans, que Hitler considérait comme des soldats fiables. Vers la fin de la guerre, les SS devinrent la principale force de mobilisation des combattants musulmans, exposés à une virulente propagande antisémite.

Le Grand Mufti de Jérusalem : une alliance contre nature

En novembre 1941, Hitler reçut le Grand Mufti de Jérusalem, Amin al-Husseini, pour discuter d'intérêts communs. À l'issue de cette rencontre, al-Husseini aida le service de renseignement allemand en recrutant des milliers de volontaires musulmans pour l'armée allemande.
Il devint un agent secret rémunéré par Berlin, fomenta un coup d'État pro-nazi en Irak et incita activement les régimes européens à déporter les Juifs vers les camps d'extermination.

Atatürk, l'autre modèle

La fascination de Hitler pour l'islam s'inscrit dans un ensemble plus large. Alors que les nazis peinaient à s'imposer dans les années 1920, Atatürk fut pour Hitler une étoile dans l'obscurité, son modèle pour refaire l'Allemagne sur des bases nationalistes, laïques, totalitaires et ethniquement exclusives. Il n'échappa pas non plus à Hitler combien les gouvernements turcs avaient traité sans pitié les minorités arméniennes et grecques — que les nazis comparaient directement aux Juifs allemands. Ce qu'Hitler admirait chez Atatürk, c'est précisément ce qu'il voyait dans l'islam instrumentalisé : la soumission absolue de tout institution à la puissance de l'État, et l'écrasement des minorités gênantes. 

Les limites de la source : un débat d'historiens

L'honnêteté intellectuelle impose de mentionner les controverses entourant certaines sources. L'historien Mikael Nilsson a relevé que les Propos de table ont été lourdement altérés, notamment par François Genoud, qui a également falsifié Le Testament politique d'Hitler et a vraisemblablement inséré des passages pro-arabes pour servir son propre soutien au nationalisme arabe. Speer lui-même signalait que les transcriptions ne restituaient pas fidèlement l'atmosphère de ces monologues.

Cela ne remet pas en cause la citation rapportée directement par Speer dans ses Mémoires, ouvrage distinct des Propos de table et rédigé de sa propre main  source que les historiens considèrent globalement plus fiable.

Ce que révèle cette admiration

Ce que Hitler admirait dans l'islam n'avait rien de religieux au sens spirituel du terme. Il y projetait ses propres obsessions : le culte du sacrifice, la guerre sainte, la discipline de masse, la conversion par la force. Car l'idéologie nazie ne pouvait accepter aucun corps constitué dont la légitimité ne procédait pas du gouvernement : elle exigeait la subordination totale de l'Église à l'État. Le christianisme, avec ses valeurs de miséricorde et son magistère indépendant, représentait tout ce que Hitler voulait détruire. L'islam fantasmé — celui des conquêtes et des épées — était, dans son esprit tordu, ce que la religion aurait dû être.

Un miroir de sa propre barbarie, projeté sur une foi qu'il ne comprenait pas.

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