Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 22 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

Tournant historique : la mort de Ali Larijani par Israël affaiblit le leadership iranien

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 L’élimination d’Ali Larijani confirmée par l’armée israélienne

L’armée israélienne a annoncé mardi soir avoir éliminé Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien et considéré comme le dirigeant de facto du régime après la mort d’Ali Khamenei. Selon la déclaration de l’État‑major, l’opération aérienne menée à Téhéran a visé Larijani alors qu’il se trouvait dans la capitale. Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a confirmé sa mort dans la nuit.

 Un chef stratégique du régime iranien ciblé au cœur de Téhéran

D’après les forces de défense israéliennes (IDF), la frappe a été exécutée avec une précision fondée sur le renseignement de l’Aman pour atteindre Larijani, qui était décrit comme l’un des principaux architectes de la politique stratégique et sécuritaire de l’Iran. Sa responsabilité incluait la coordination des actions politico‑militaires du régime, ainsi que la direction des opérations contre Israël et les États de la région, selon le communiqué.

Un responsable clé dans la répression des manifestations

L’armée israélienne a aussi souligné que Larijani avait dirigé des mesures de répression sévères lors des récentes vagues de manifestations en Iran, supervisant une répression violente contre des manifestants. Ces aspects de son rôle interne ont été mis en avant pour souligner l’impact de son élimination sur la structure de pouvoir iranienne.

 Dans le cadre d’une campagne plus large

L’annonce s’inscrit dans le cadre de l’opération dite « Rugissement du Lion », une campagne israélienne destinée à affaiblir la direction politique et militaire iranienne. L’armée précise que Larijani a été visé aux côtés du commandant en chef de la force Basij et d’autres hauts responsables, tous tués lors des frappes nocturnes. Selon les autorités israéliennes, ces actions visent à réduire la capacité de l’Iran à planifier et exécuter des opérations hostiles contre Israël.

Un tournant dans le conflit régional

La mort de Larijani représenterait, est un coup majeur porté à l’appareil décisionnel de la République islamique, le plaçant au même niveau que l’assassinat de l’ancien guide suprême Ali Khamenei quelques semaines plus tôt. À ce stade, aucune confirmation officielle iranienne n’a été publiée, et certains rapports internationaux indiquent une absence de réaction de Téhéran.

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L'atterrissage d'urgence d'un KC-135 à Ben Gourion 12 mars 2026

L'atterrissage d'urgence d'un KC-135 à Ben Gourion 12 mars 2026

 

Atterrissage d'urgence d'un KC-135 à Ben Gourion — 12 mars 2026

Ce qui s'est passé

Un KC-135 Stratotanker américain impliqué dans un incident a déclaré une urgence en vol et atterri à l'aéroport Ben Gourion, pendant que des opérations de sauvetage étaient en cours pour l'autre appareil. Defence Blog

Les données de suivi de vol indiquent que cet avion a transmis un code transpondeur 7700 le signal d'urgence internationalement reconnu utilisé par les aéronefs en situation critique. Defence Blog

Des images circulant sur les réseaux sociaux montrent l'avion posé en Israël avec des dommages structurels visibles. Le journaliste de défense israélien Itay Blumental a écrit que l'appareil avait perdu une grande partie de son stabilisateur vertical.

Le contexte : une collision en vol au-dessus de l'Irak

Le US Central Command a confirmé que les six membres d'équipage ont péri après qu'un KC-135 s'est écrasé en Irak lors d'un apparent accident impliquant un autre avion-ravitailleur. L'armée a indiqué que les circonstances sont en cours d'investigation.

L'avion effectuait une mission de combat dans la zone de responsabilité du CENTCOM. Les autorités ont précisé que l'accident s'est produit en espace aérien amical, et que les premières évaluations ne montrent aucune preuve de tir hostile ou de tir ami.

Les deux appareils identifiés

L'appareil qui a atterri sain et sauf à Ben Gourion porte le numéro de série 63-8017, une version KC-135R assignée au 314th Air Refueling Squadron, une unité de l'Air Force Reserve Command de la 940th Air Refueling Wing basée à Beale Air Force Base, en Californie.

L'autre KC-135, celui qui s'est écrasé, avait à bord trois membres d'équipage appartenant à la 121st Air Refueling Wing de l'Ohio National Guard, basée à Columbus.

Les victimes

Les décès portent le total des militaires américains tués dans la guerre contre l'Iran à 13. Le Pentagone a identifié les six victimes comme appartenant au 99th Air Refueling Squadron.

Le cadre opérationnel

Selon le CENTCOM, l'incident s'est produit en espace aérien amical durant l'Opération Epic Fury.

Dans le contexte plus large, plus de 85 ravitailleurs et plus de 170 avions cargo américains s'étaient déployés dans la région depuis mi-février, dans le cadre d'un soutien aux opérations contre l'Iran.

Pourquoi l'info semblait "censurée"

Israël n'a fait aucun commentaire sur le déploiement militaire américain à son principal aéroport civil. De plus, le CENTCOM avait initialement demandé de la patience pour rassembler les détails et assurer la notification des familles avant toute communication publique  ce qui peut donner une impression de censure dans les premières heures, mais il s'agissait d'une procédure standard.

 

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Netanyahou n’est pas mort — la vidéo du café le prouve, rumeurs et désinformation incluses

Netanyahou n’est pas mort — la vidéo du café le prouve, rumeurs et désinformation incluses

Netanyahou n’est pas mort — la vidéo du café le prouve, rumeurs et désinformation incluses

Au cœur d’une guerre asymétrique de l’information qui accompagne l’escalade du conflit entre Israël et l’Iran, une rumeur s’est propagée ces derniers jours comme une traînée de poudre numérique : le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, aurait été tué ou gravement blessé, et des vidéos circulant sur les réseaux sociaux auraient servi de preuve de sa mort. Cette accusation, répétée notamment par des médias proches de l’État iranien, s’est rapidement transformée en une fake news virale sans fondement vérifiable. 

Face à cette désinformation, Netanyahou a lui‑même pris la parole de manière inattendue : dans une vidéo filmée dans un café, il montre qu’il est en vie, se sert un café et plaisante sur le fait d’être “mort… pour un café”, tout en montrant ses deux mains pour dissiper les allégations les plus farfelues qui affirmaient qu’il avait six doigts une des “preuves” avancées par les partisans de la rumeur. 

Une publication officielle, pas une rumeur isolée

Cette séquence n’est pas sortie de nulle part : elle a été publiée par les comptes officiels de Netanyahou, notamment sur Telegram, au lendemain de la propagation de ces rumeurs.
Dans la vidéo, enregistrée dans une brasserie de la périphérie de Jérusalem, le Premier ministre répond avec humour à son assistant qui lui mentionne les rumeurs de mort en cours sur les réseaux. Il répond en hébreu, en faisant un jeu de mots : « Je meurs pour un café. Et je meurs pour mon peuple »  une expression idiomatique qui signifie qu’on aime quelque chose avec intensité, destinée à souligner qu’il est bien vivant. 

Reuters a par ailleurs vérifié l’authenticité du lieu et de la date, en comparant les images de la vidéo avec des photos et vidéos publiées par le café lui‑même. Cela confirme qu’il s’agit bien d’une visite réelle et récente, et non d’un montage anonyme circulant sans contrôle. 

Pourquoi ces rumeurs ont‑elles pris de l’ampleur ?

La rumeur a trouvé un terrain fertile dans un contexte de forte tension entre Israël et l’Iran, marquée par des échanges de frappes, des annonces contradictoires et une circulation intensive de clips générés ou manipulés par des intelligences artificielles.
Un premier incident viral, où Netanyahou apparaissait dans une intervention publique avec ce qui semblait être “six doigts”, avait été interprété par certains comme indice d’un deepfake, alimentant l’hypothèse que l’original avait été remplacé ou que l’homme n’était plus vivant. 

Cette dynamique démontre à quel point l’environnement informationnel actuel est propice à la désinformation : une simple anomalie visuelle, combinée à un climat de guerre et à une méfiance généralisée envers les médias traditionnels, suffit à produire des narratifs entiers sur la mort d’une figure politique majeure.

Le rôle des fact‑checkers et des médias

Dès que ces allégations ont circulé, plusieurs organisations de vérification de Snopes à PolitiFact  ont analysé les vidéos incriminées, concluant que l’apparente “anomalie” des doigts provenait d’artefacts visuels ou d’une mauvaise qualité d’image, et non d’une preuve de manipulation générée par IA. 

Dans ce contexte, la réponse de Netanyahou  montrer qu’il est bien vivant, boire un café et publier la vidéo sur ses propres canaux officiels a été la seule preuve directe et vérifiable qu’il n’est ni mort, ni blessé criticement, ni remplacé par une intelligence artificielle.

L’attention médiatique s’est aussi portée ailleurs

Ce qui rend l’histoire encore plus symptomatique de l’ère de l’information fracturée, c’est que beaucoup d’utilisateurs sur les réseaux ont davantage commenté la jeune serveuse qui lui a servi le café que le message politique lui‑même.
Aucun des grands médias de référence n’a toutefois identifié cette personne comme une figure publique, ni établi qu’elle ait un rôle officiel dans cette séquence au‑delà du simple fait qu’elle servait le café sur place manifestation d’une capacité des réseaux sociaux à détourner l’attention des faits vérifiables. 

Les rumeurs sur la mort de Benjamin Netanyahou n’ont aucune base factuelle solide. Le Premier ministre est en vie, il a été filmé dans un lieu public, il a interagi avec des personnes présentes, et son propre message — publié par ses services officiels — est la preuve la plus directe de sa vitalité. Les anomalies visuelles utilisées pour alimenter les théories ne résistent pas à une lecture critique ni à une vérification des faits. 

Dans un monde saturé de formes de désinformation sophistiquées, le café peut être une preuve de vie plus convaincante qu’un long discours politique — et c’est précisément ce que cette séquence a illustré.

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3 530 Israéliens blessés dans les attaques iraniennes : le vrai bilan confirmé par les autorités israéliennes

3 530 Israéliens blessés dans les attaques iraniennes : le vrai bilan confirmé par les autorités israéliennes

3 530 Israéliens blessés dans les attaques iraniennes : le vrai bilan confirmé par les autorités israéliennes

Selon les données officielles du ministère de la Santé israélien, 3 530 personnes ont été prises en charge et évacuées vers des hôpitaux depuis le début des hostilités entre Israël et l’Iran, le 28 février dernier. Ce chiffre, rendu public par des autorités médicales et relayé dans la presse internationale, inclut un spectre large de blessures, de légères à plus graves. Parmi ces patients, 86 restent hospitalisés à ce jour, dont huit dans un état grave, seize dans un état modéré et soixante avec des blessures légères. Deux autres personnes sont suivies pour des troubles liés à l’anxiété provoqués par les frappes et les alertes successives. 

Sur les dernières 24 heures, le ministère rapporte une hausse des admissions : 70 nouveaux patients ont été enregistrés, dont plusieurs pour des blessures légères et des cas d’anxiété. Ces chiffres montrent que, malgré l’efficacité de l’interception des missiles par les systèmes de défense israéliens, les retombées des attaques continuent à engendrer un nombre significatif de victimes, souvent traumatisées ou blessées par des éclats ou des chutes lors d’alertes. 

Ce bilan ne distingue pas publiquement la cause précise de chaque blessure, ni le type de projectile ayant causé l’impact — qu’il s’agisse de missiles balistiques, de drones ou de débris d’interception — et l’armée israélienne, comme l’a rappelé le gouvernement, maintient une censure stricte sur certains détails opérationnels et les pertes civiles directes pour des raisons de sécurité. 

En comparaison, les épisodes antérieurs du conflit avaient déjà montré une disproportion importante entre le nombre de blessés et le nombre de morts en Israël, en grande partie grâce au système d’alerte et aux abris renforcés, mais aussi aux capacités d’interception comme le Dôme de Fer. 

Contexte des hostilités

Depuis la fin février, une série de frappes iraniennes en représailles à des opérations militaires israéliennes et américaines contre des cibles en Iran ont déclenché un cycle d’escalade. Les autorités israéliennes ont décrété l’état d’alerte maximale sur l’ensemble du territoire, multiplié les procédures d’évacuation et renforcé les structures médicales pour faire face à l’afflux de blessés. 

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Guerre contre l’Iran : Washington hésite entre sortie stratégique et escalade assumée

Guerre contre l’Iran : Washington hésite entre sortie stratégique et escalade assumée

« Points de sortie » ou escalade : Washington hésite sur la fin de la guerre contre l’Iran

Une réflexion engagée après plus de deux semaines de combats

Après plus de deux semaines d’affrontements face à l’Iran, les États-Unis concentrent désormais leur attention sur la question de la fin de la guerre. Le président américain Donald Trump a indiqué que le conflit « ne se terminera probablement pas cette semaine, mais bientôt », alors que des discussions avancées sont en cours autour d’une stratégie de sortie. 

Des scénarios de sortie présentés à Trump

Selon un rapport de NBC relayé dans l’article, des responsables militaires ont présenté au président américain plusieurs « points de sortie » possibles. Ces scénarios s’inscrivent dans une planification continue de la guerre et sont accompagnés d’options parallèles d’escalade. La décision finale reste entre les mains de la Maison-Blanche. 

Un responsable impliqué précise que le calendrier de fin des opérations « peut changer chaque jour » en fonction de l’évolution de la situation sur le terrain et des décisions politiques. Il souligne également que la possibilité de mettre fin aux combats existe à chaque étape, tout en laissant ouverte l’option d’une intensification de la pression contre Téhéran. 

Une durée initiale toujours assumée par la Maison-Blanche

La Maison-Blanche maintient son évaluation initiale. La porte-parole Karoline Leavitt rappelle que le Pentagone avait estimé, au début de la guerre, qu’il faudrait entre quatre et six semaines pour atteindre les objectifs militaires. 

Elle précise que la fin de l’opération dépendra d’une décision du commandant en chef, une fois que les objectifs seront pleinement atteints et que la menace iranienne aura été levée.

Des pressions économiques et régionales croissantes

À mesure que le conflit se prolonge, les pressions économiques et diplomatiques s’intensifient. La possibilité d’un blocage du détroit d’Ormuz et ses conséquences sur les marchés énergétiques mondiaux suscitent des inquiétudes au sein de l’administration américaine et chez ses alliés. 

Certains conseillers poussent ainsi pour une fin rapide des hostilités afin de limiter la hausse des prix du pétrole et l’instabilité économique.

Désaccords internes sur la stratégie à suivre

Des divergences apparaissent au sein même du camp américain. Certains responsables voient dans la situation actuelle une opportunité d’accentuer la pression sur le régime iranien et d’affaiblir durablement ses capacités régionales. 

À l’inverse, d’autres voix plaident pour une sortie du conflit. Le conseiller David Sacks a notamment déclaré qu’il s’agissait d’un « bon moment pour déclarer victoire et sortir », estimant qu’une telle décision pourrait également stabiliser les marchés. 

Des conditions américaines rejetées par Téhéran

Donald Trump a laissé entendre que la fin de la guerre pourrait être conditionnée à des exigences majeures, telles qu’un changement de régime, une capitulation sans conditions ou encore le démantèlement du programme nucléaire iranien. 

Ces conditions sont rejetées par l’Iran. Le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi affirme que Téhéran n’a pas demandé l’arrêt des combats et qu’il poursuivra la lutte « sans hésitation ».

Une décision toujours en suspens

À ce stade, aucune décision finale n’a été prise. Les États-Unis continuent d’examiner différentes options, dans un contexte où les considérations militaires, économiques et politiques s’entrecroisent. Le calendrier de fin de la guerre reste ouvert et dépendra directement des développements sur le terrain.

 

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Manger, c’est aussi résister : le restaurant druze casher de Julis à découvrir absolument

Manger, c’est aussi résister : le restaurant druze casher de Julis à découvrir absolument

En Galilée, un restaurant druze devenu casher attire désormais soldats et gourmets chez Bustan HaGalil 300 Grammes

Dans le village druze de Julis, au nord d’Israël, un petit restaurant familial est devenu bien plus qu’une adresse gourmande : il est aujourd’hui casher, refuge pour les soldats, et mémoire vivante du sergent Or Damri, tombé au combat.

Entre les sirènes, les alertes et la guerre qui rode, la cuisine généreuse de Basma Hano continue de rassembler, offrant des plats druzes et moyen-orientaux authentiques, parfumés, généreux — un lieu où l’on vient autant pour le goût que pour l’histoire. Venez y partager un repas et découvrir un symbole de résilience et de vie qui continue malgré tout.

Une guerre qui a vidé les restaurants du nord

Dans le village druze de Julis, en Galilée, une histoire singulière transforme un simple restaurant familial en lieu de mémoire et de rencontre.
Depuis le début de la guerre au nord, l’établissement de Basma Hano est devenu bien plus qu’une adresse gourmande : un refuge pour les soldats, un symbole de solidarité entre communautés… et désormais un restaurant casher.

La décision n’a rien d’un calcul commercial. Elle est née d’une réalité brutale : la guerre a vidé les salles à manger du nord d’Israël. Les groupes ont annulé leurs réservations, les touristes ont disparu et les habitants sortent peu, rythmés par les alertes et les sirènes. Dans ces conditions, maintenir un restaurant ouvert tient presque du défi. Pourtant, la cuisine de Basma Hano ne s’est jamais arrêtée.

La décision inattendue de rendre la cuisine casher

Très vite après le début du conflit, des soldats stationnés dans la région ont commencé à venir manger dans son établissement. Certains arrivaient directement du terrain, couverts de poussière, épuisés après des journées passées près de la frontière libanaise. Beaucoup d’entre eux étaient pratiquants et ne pouvaient pas manger dans un restaurant non casher.

La restauratrice a alors pris une décision radicale : transformer son établissement en restaurant casher afin que les soldats puissent s’y attabler librement. Ce choix a exigé une réorganisation complète de la cuisine, des équipements et des approvisionnements. Mais pour elle, c’était une évidence. Depuis, son restaurant est devenu un lieu où soldats, habitants du nord et visiteurs viennent partager une table simple et généreuse.

Le souvenir du sergent Or Damri

Derrière cette histoire se cache aussi une mémoire douloureuse. Parmi les soldats liés à ce restaurant figure le sergent Or Damri. Ce jeune soldat avait été tué par des tirs du Hezbollah alors qu’il participait à une mission de remorquage d’un char dans le sud du Liban. Sa mort a profondément marqué les habitants de la région et ceux qui avaient croisé sa route.

Or Damri était un habitué de cette table lorsqu’il était en permission ou stationné dans la région. Comme beaucoup de soldats, il venait y manger un vrai repas, loin des bases militaires et des rations de terrain.

Depuis sa mort, son nom revient souvent dans les conversations autour des tables. Pour Basma Hano, continuer à cuisiner pour les soldats est aussi une manière de faire vivre la mémoire de ceux qui ne reviendront plus s’asseoir dans la salle.

Dans la cuisine de Basma, son souvenir n’est pas abstrait. Il est présent dans les conversations, dans les repas servis aux soldats et dans cette volonté de continuer à cuisiner pour ceux qui défendent le pays.

Une cuisine druze généreuse qui mérite le détour

La cuisine de la maison est à l’image de cette histoire : authentique, généreuse et profondément ancrée dans la tradition druze et moyen-orientale. Sur les tables arrivent de grands plats familiaux, faits pour être partagés. Le mansaf d’agneau, longuement mijoté et parfumé d’épices, est l’un des plats emblématiques de la maison. La viande est tendre, servie sur un lit de riz chaud nappé d’une sauce riche et parfumée.

Le taboulé, finement ciselé, apporte la fraîcheur indispensable avec son persil abondant, ses tomates mûres et son citron vif. Les kubbeh arrivent brûlants, croustillants à l’extérieur et fondants à l’intérieur, farcis de viande et d’épices. Les sambousek à la viande complètent la table, dorés et parfumés, à peine sortis de la friture. Tout est cuisiné comme dans une grande maison familiale : des portions généreuses, des plats à partager, une cuisine qui ne cherche pas l’effet mais la sincérité.

Une table devenue symbole de résilience

Pour encourager les familles de la région à sortir malgré la situation, la restauratrice a même imaginé des formules complètes pour quatre personnes à 200 Nis afin que les habitants puissent retrouver un moment de normalité autour d’un vrai repas. Car ici, manger n’est pas seulement un plaisir gastronomique. C’est une manière de résister.

L'Arche d'Alliance enfouie sous la mosquée la plus surveillée du monde ?

L'Arche d'Alliance enfouie sous la mosquée islamique la plus surveillée du monde ?

L'Arche d'Alliance — Analyse complète : origines de la disparition, toutes les hypothèses, probabilités

 LA DISPARITION : REMONTER À L'ORIGINE

La dernière mention certaine dans les textes

La dernière mention de l'emplacement de l'Arche dans les Écritures remonte au règne du roi Josias, qui ordonna aux Lévites de la remettre dans le Temple. C'est donc autour de 609 av. J.-C. que l'on perd sa trace textuelle.

Le Temple sera détruit par les Babyloniens de Nabuchodonosor en 586 av. J.-C.
Le second livre des Rois donne la liste des objets emportés par les Chaldéens, mais il n'y a pas de trace de l'Arche.
Lorsque le Temple fut rebâti en 515 av. J.-C., le Saint des Saints resta vide.
Ni le Grec Antiochos en 143 av. J.-C., qui emporta tout ce qui était or ou argent, ni Pompée en 63 av. J.-C., qui profana le Temple, n'ont mentionné l'Arche. Pompée s'étonna même du vide qui régnait dans le sanctuaire.

Ce silence est le premier indice majeur : l'Arche n'était déjà plus là quand Nabuchodonosor frappa. Elle avait donc soit été cachée, soit disparue avant 586 av. J.-C.

Flavius Josèphe, historien juif et témoin oculaire de la destruction du Second Temple en 70 ap. J.-C. par les Romains, décrit en détail les trésors emportés lors du défilé triomphal à Rome la table en or, le chandelier, la Loi mais ne mentionne nulle part l'Arche, qui avait déjà disparu des siècles auparavant.

La question Josias : a-t-il volontairement caché l'Arche ?

Un texte très énigmatique dans les Chroniques (2 Ch 35,3) montre que, sous le règne de Josias, le roi ordonne aux Lévites de cesser de porter l'Arche pour la placer dans le Temple de Salomon. Cela serait impossible si Salomon l'y avait déjà installée des siècles plus tôt. Le professeur Thomas Römer propose que Josias ait récupéré l'Arche à Qiryath-Yearim, dans le territoire de Benjamin, pour la faire venir à Jérusalem.

Les talmudistes prétendent que l'Arche fut cachée par Josias dans un lieu souterrain que Salomon avait fait préparer dans ce but, par suite de révélation divine. Cette thèse a une logique implacable : Josias, voyant venir la menace babylonienne, aurait organisé la mise en sécurité de l'Arche sous le Temple même.

 II. TOUTES LES HYPOTHÈSES — CLASSÉES PAR PROBABILITÉ

HYPOTHÈSE 1 — Sous le Mont du Temple à Jérusalem

Probabilité historique : HAUTE

C'est la théorie la plus sérieusement défendue par les chercheurs académiques.

L'architecte archéologique néerlandais Leen Ritmeyer a publié en 1996 une étude proposant que le Saint des Saints du Premier Temple se situe sous le Dôme du Rocher*, et que l'Arche pourrait encore se trouver à l'intérieur.
Il identifie une dépression rectangulaire taillée dans le roc dont les dimensions correspondraient exactement aux mesures bibliques de l'Arche. Le Saint des Saints n'était accessible qu'une fois par an au Grand Prêtre, ce qui expliquerait l'absence de toute mention ultérieure dans la littérature juive.

Les rabbins Shlomo Goren et Yehuda Getz affirment que l'Arche est cachée sous le Mont du Temple, où elle aurait été enfouie avant que Nabucadnetsar ne puisse la prendre. Le Mont du Temple est aujourd'hui occupé par le Dôme du Rocher, un lieu saint islamique, et la communauté musulmane locale refuse d'y laisser faire des fouilles.

L'absence de l'Arche dans les listes de pillage babylonien, la logique de la cacher sous l'édifice même, et les indices architecturaux de Ritmeyer convergent vers ce scénario. L'impossibilité de fouiller demeure le seul mais absolu obstacle à toute vérification.

HYPOTHÈSE 2 Le Mont Nébo, en Jordanie (selon 2 Maccabées)

Probabilité historique : MOYENNE

Le second livre des Macchabées rapporte que l'Arche fut retirée du Temple par le prophète Jérémie et mise en sécurité dans une caverne dissimulée sous une montagne : averti par une révélation, le prophète fit emporter avec lui le Tabernacle et l'Arche, lorsqu'il se rendit à la montagne où Moïse était monté et avait contemplé l'héritage de Dieu.
À son arrivée, Jérémie trouva une chambre en forme de caverne, il y transporta l'Arche, le Tabernacle et l'autel des parfums, et en obstrua l'entrée. Cette montagne ne peut être que le mont Nébo, en Jordanie actuelle.

Certains érudits croient que le Rouleau de Cuivre des manuscrits de la Mer Morte une étrange carte au trésor recensant des objets précieux retirés du Temple avant l'arrivée des Babyloniens pourrait correspondre au récit de 2 Maccabées décrivant la cachette de Jérémie.

Il s'agit d'une source textuelle ancienne datant du IIe siècle av. J.-C., cohérente chronologiquement. Sa principale limite est que 2 Maccabées n'est pas un livre canonique juif, et que le texte lui-même admet que le lieu restera inconnu jusqu'à la fin des temps.

HYPOTHÈSE 3 — Éthiopie, Aksoum

Probabilité historique : FAIBLE — Force traditionnelle : TRÈS HAUTE

Selon la tradition éthiopienne codifiée dans le Kebra Nagast, des compagnons de Ménélik I — fils présumé de Salomon et de la reine de Saba auraient emporté l'Arche à leur insu lors du retour de Ménélik à Aksoum. L'Arche serait aujourd'hui gardée à l'église Notre-Dame de Sion à Aksoum par un moine unique, qui ne peut jamais quitter l'enceinte et est le seul autorisé à la voir.

Il est possible que cette tradition vienne d'une confusion entre l'Arche et son équivalent éthiopien : chaque église éthiopienne est construite sur le modèle du Temple de Jérusalem et possède en son centre un tabot, coffre en bois ou pierre contenant une réplique de l'Arche. Selon le témoignage de plusieurs gardiens, la relique conservée à Aksoum ne serait pas l'Arche originale, mais un tabot vénéré depuis des siècles.

Le second livre des Chroniques (35, 3) nous apprend que l'Arche se trouvait encore à Jérusalem au temps du roi Josias, qui régna bien après Salomon ce qui invalide chronologiquement la version du voyage de Ménélik.

HYPOTHÈSE 4 — Détruite ou emportée à Babylone

Probabilité historique : MOYENNE

L'Arche a probablement été perdue ou détruite lors du sac de Jérusalem par les Babyloniens en 587 av. J.-C. Si des Juifs l'avaient cachée, elle aurait certainement été utilisée dans le Second Temple or Josèphe précise explicitement qu'elle n'y était pas.

D'autres sources affirment qu'elle fut prise par Nabuchodonosor et portée à Babylone. On trouve dans le quatrième livre d'Esdras qu'elle tomba au pouvoir des Chaldéens lors du pillage du Temple.

Si elle avait été effectivement emmenée à Babylone, les Juifs exilés en auraient presque certainement fait mention dans leurs textes ce qui n'est pas le cas, rendant ce scénario moins convaincant.

HYPOTHÈSE 5 — Pharaon Sheshonq, Égypte, vers 930 av. J.-C.

Probabilité historique : FAIBLE

Une hypothèse suggère que c'est l'armée égyptienne du pharaon Sheshonq Ier, appelé Sisak dans la Bible, qui aurait emporté l'Arche lors de son expédition militaire en Judée
vers 930 av. J.-C.

Cependant, si Shishak avait réussi à prendre l'Arche, pourquoi Josias aurait-il demandé aux Lévites de la ramener dans le Temple ? Les Lévites ne l'auraient pas possédée et n'auraient pas pu la ramener. Cet argument logique disqualifie largement cette théorie, rendue célèbre par le film Les Aventuriers de l'Arche perdue mais historiquement peu défendable.

HYPOTHÈSE 6 — Les Templiers, Chartres, le Vatican

Probabilité historique : TRÈS FAIBLE

Certains chercheurs ont inspecté les moindres recoins de la cathédrale de Chartres parce qu'on y trouve une inscription mentionnant l'Arche, et parce que les Templiers ont été soupçonnés d'avoir dissimulé la précieuse relique dans cette enceinte.

D'autres suggèrent que l'Arche fut découverte par les Chevaliers Templiers pendant les Croisades et transportée en Europe, à Rosslyn Chapel en Écosse ou dans les archives secrètes du Vatican. Ces théories sont considérées comme relevant du complot, faute de preuves concrètes.

HYPOTHÈSE 7 — La colline de Tara, Irlande

Probabilité historique : INFIME

Entre 1899 et 1902, la British-Israel Association of London mena des fouilles sur la colline de Tara en Irlande à la recherche de l'Arche. Une enquête non invasive menée entre 1992 et 1995 par l'archéologue Conor Newman ne trouva aucune preuve de sa présence. Cette théorie, fondée sur une tradition irlandaise marginale, est aujourd'hui totalement abandonnée par la communauté scientifique.

HYPOTHÈSE 8 — Dans le ciel (perspective théologique)

L'Apocalypse (11:19) mentionne l'Arche comme se trouvant dans le temple céleste. Certains croient que Jean voit l'Arche terrestre que Dieu a préservée et emportée au ciel ; d'autres estiment qu'il s'agit de son équivalent céleste, l'Arche terrestre n'étant qu'une copie et une ombre du sanctuaire céleste, selon l'Épître aux Hébreux.

III. CE QUE L'HISTOIRE PERMET DE DIRE

Lorsque le roi Salomon édifia le Premier Temple, il fit construire une alcôve secrète dans les profondeurs du Mont du Temple, spécialement prévue pour y dissimuler l'Arche en cas de danger. Cette précaution, rapportée par les sources talmudiques, témoigne d'une volonté de protéger l'Arche bien au-delà de la durée du Temple lui-même.

Vers la fin de la période du Premier Temple, le roi Josias, entre 640 et 609 av. J.-C., retrouve l'Arche  vraisemblablement dissimulée depuis l'invasion du pharaon Sheshonq et restée cachée jusqu'à son règne et la dépose définitivement dans cette alcôve souterraine, pressentant la destruction imminente par les Babyloniens. Ce geste n'est pas une mise en danger : c'est une mise à l'abri permanente et intentionnelle, avant que l'ennemi ne puisse s'en emparer.

Après la prise de Jérusalem par Nabuchodonosor II en 586 av. J.-C., l'Arche disparaît des récits bibliques et n'apparaît dans aucune liste des objets pillés par les Chaldéens.

Ce silence est lui-même une confirmation qu'elle ne pouvait pas être trouvée. Mieux encore : le fait que le Second Temple soit resté sans Arche pendant cinq siècles, sans que le peuple juif ne proteste ni ne cherche à en fabriquer une nouvelle, est profondément révélateur. Ce silence n'est pas de l'indifférence c'est la marque d'une connaissance collective de sa cachette. On ne recrée pas ce que l'on sait être en sécurité.

Ce qui se passe ensuite relève d'un paradoxe historique majeur.

Le calife omeyyade Abd al-Malik fit ériger le Dôme du Rocher en 691 ap. J.-C.  soit plus de douze siècles après que l'Arche y aurait été dissimulée. Et contrairement à ce que l'on pourrait croire, ce choix d'emplacement n'est pas le fruit du hasard ni de l'ignorance.

Le lieu était délibérément choisi en raison de sa sacralité juive, associé à David et à Salomon, dont les vestiges des temples étaient encore présents. L'inscription extérieure longue de 240 mètres peut être lue comme un manifeste de la supériorité de l'islam sur les autres religions du Livre, et le prestige de Salomon et David rejaillit directement sur le calife qui bâtit en ce lieu.

Construire sur les ruines du Temple de Salomon était donc un acte pleinement conscient et délibéré un geste de souveraineté religieuse et politique sur le site le plus chargé de sens de l'histoire monothéiste. Le lieu avait été laissé à l'abandon par les chrétiens pour marquer leur triomphe sur le judaïsme et l'islam s'en empara à son tour pour marquer sa victoire sur le christianisme, tout en revendiquant une continuité avec les origines hébraïques.

L'islam savait donc parfaitement ce qu'il faisait en bâtissant là. Ce qu'il ne pouvait pas savoir — ce que personne ne sait avec certitude c'est que l'alcôve de Salomon pourrait encore reposer intacte dans les entrailles de ce même rocher.

La situation contemporaine est, elle, d'une clarté troublante.

Le Mont du Temple est le site le plus sacré du judaïsme et seulement le troisième lieu saint de l'islam. Il est pourtant placé sous administration exclusive du Waqf islamique, fondation religieuse sous juridiction jordanienne.
Depuis 1967, les non-musulmans sont tolérés sur l'esplanade à certaines heures, mais toute prière autre que musulmane y est interdite. La simple visite d'Ariel Sharon sur l'esplanade en 2000 fut jugée suffisamment provocatrice pour déclencher la Seconde Intifada.

Cette inversion de souveraineté produit des situations absurdes : des Juifs ont été filmés se déguisant en musulmans, portant tapis de prière et vêtements arabes, pour tenter de prier clandestinement sur le site le plus sacré de leur propre religion.
En 2025, près de 76 448 Juifs sont montés sur l'esplanade, soit une augmentation de 31 % par rapport à 2024.
En août 2025, le ministre israélien Itamar Ben Gvir pria ouvertement à voix haute sur le Mont du Temple lors de Tisha BeAv  jour de deuil commémorant la destruction des deux Temples  provoquant des réactions alarmées de la Jordanie et de l'Arabie saoudite.

Toute fouille archéologique est dans ce contexte strictement impossible.
L'endroit le plus probable pour la cachette de l'Arche d'Alliance est ainsi, par une ironie que l'histoire seule sait produire, le seul endroit au monde où il est interdit aux héritiers de ceux qui l'y ont cachée de poser les yeux et encore moins d'y chercher.

Israël : quand la « vie normale » devient l’épreuve la plus exigeante

Israël : quand la « vie normale » devient l’épreuve la plus exigeante

Le défi quotidien en Israël : travailler comme si rien ne se passait, vivre comme si rien ne se passait – l’illusion impossible

Travailler et élever des enfants en plein conflit : quand la « vie normale » devient l’épreuve la plus exigeante

« Ce n’est pas seulement une surcharge : c’est une demande irréalisable : travailler comme si la guerre n’existait pas, élever des enfants comme si la guerre n’existait pas. Et la conséquence est là : épuisement, incapacité à se concentrer, nervosité, tension permanente.
La raison ? Un cerveau qui a basculé en mode “économie de batterie” d’urgence. » 

Jeudi dernier, lors d’une conférence Zoom que je donnais à une grande entreprise, tout illustrait ce paradoxe brutal. La réunion commence en retard : plusieurs participants n’ont pas pu se connecter à cause d’une alarme d’attaque dans leur région. Celle qui m’a invitée ouvre la session, salue tout le monde … puis son petit garçon de trois ans surgit à l’écran, réclame un toast. Elle s’excuse, appelle son mari à l’aide, tente de relancer la réunion … mais est immédiatement interrompue par une autre demande d’attention. 

Je suis là, assise devant mon ordinateur, dans l’espace de travail improvisé que j’ai monté chez mes parents, après une nuit entrecoupée de réveils à cause d’alertes d’attaque, puis trois ou quatre réveils pour allaiter mon bébé de deux mois. Dehors, les enfants plus âgés se battent, hurlent, frappent à la porte verrouillée : “Qui a commencé ?” 

À côté, mon téléphone est ouvert, prêt à sonner à la moindre nouvelle alarme. Je me répète : “Concentre‑toi, Judith”. Mais une fois encore, un avion de chasse passe au‑dessus de nos têtes, et je dois changer de diapositive comme si c’était normal. 

Deux systèmes en guerre dans notre tête

Bienvenue dans ce qui ressemble moins à une “surcharge” qu’à un conflit interne constant. Ce n’est pas de la paresse ou de la procrastination : c’est une contradiction profonde entre deux systèmes actifs dans notre cerveau. 

Le protecteur : l’ancienne partie du cerveau qui identifie le danger et garde le corps en alerte ;

Le manager : la partie moderne du cerveau qui planifie, se concentre, maintient l’ordre. 

Le problème est que ces deux fonctions ne sont pas faites pour fonctionner ensemble.
Et aujourd’hui, avec les sirènes, les alarmes, les menaces, les notifications qui surviennent sans cesse, le système protecteur dirige le jeu : il est constamment en alerte, imaginant le pire, prêt à réagir au prochain signal. 

Dans ces conditions, toute tâche qui demande concentration une réunion, un rapport, une simple conversation  devient un défi monumentale. Ouvrir un document équivaut à décoder une langue étrangère. Une interruption, et le cerveau repart de zéro. 

Quand la normalité est épuisante

Le résultat n’est pas l’incompétence. C’est l’épuisement cognitif :

on relit le même e‑mail quatre fois sans se souvenir de ce qu’on a lu ;

on ouvre un fichier et on reste figé devant lui ;

 une notification suffit à faire bondir le cœur. 

Au foyer, c’est l’autre versant de ce stress : moins de patience, plus de disputes, des nuits non réparatrices. Les réactions d’épuisement et d’irritabilité deviennent la norme pas parce que nous sommes faibles, mais parce que notre système nerveux est constamment en mode “danger”. 

Survivre, pas seulement exister

Le plus dur n’est pas d’éliminer l’anxiété c’est irréaliste. Il s’agit d’apprendre à gérer nos ressources limitées. 

Plutôt que de viser une performance parfaite :

réduire les attentes  se concentrer sur trois tâches essentielles maximum par jour ;

donner un sentiment de contrôle au cerveau accomplir une action simple et complète ;

revenir au moment présent  observer ce qui se passe ici et maintenant plutôt que s’inquiéter de l’avenir. 

Comme un téléphone fonctionnant avec 12 % de batterie : ce n’est pas “trop peu”. C’est juste assez pour continuer à fonctionner, lentement mais réellement. 

Ce que vit aujourd’hui la population israélienne n’est pas une simple “adaptation” à la guerre, c’est un entraînement permanent à survivre cognitivement, émotionnellement et physiquement  à travailler quand le cerveau est en alerte permanente, à aimer quand la menace est omniprésente, à être parent quand le danger ne s’arrête jamais.

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Israël : la fille de la ministre Strook meurt après avoir dénoncé des viols familiaux censurés

Israël : la fille de la ministre Strook meurt après avoir dénoncé des viols familiaux censurés

 

 

Israël : Shoshana Strook, la fille de la ministre Orit Strook, retrouvée morte après avoir dénoncé des abus sexuels

Quelques mois après avoir publiquement accusé sa famille de violences sexuelles remontant à son enfance, Shoshana Strook a été retrouvée sans vie à son domicile. Sa mère, la ministre des Implantations Orit Strook, a annoncé son décès sur les réseaux sociaux : « Le cœur brisé ».

C'est une affaire qui secoue le paysage politique israélien depuis plusieurs mois, et qui vient de connaître un dénouement tragique. Shoshana Strook, fille de la ministre israélienne des Implantations Orit Strook, a été retrouvée morte peu après avoir publiquement dénoncé des membres de sa famille et des figures religieuses pour des années d'abus sexuels.

Une parole publique courageuse, restée sans protection

Shoshana Strook avait accusé publiquement ses parents d'abus sexuels et d'exploitation sexuelle de longue durée, remontant à sa petite enfance. Elle affirmait que ces abus avaient continué malgré ses tentatives pour dénoncer la situation, la contraignant à l'exil et à chercher refuge notamment en Italie.

Elle avait ensuite déposé une plainte formelle en Italie contre ses deux parents et l'un de ses frères pour agression sexuelle. La plainte avait également été déposée auprès des autorités israéliennes. Le cas avait fait l'objet d'une ordonnance de censure judiciaire en Israël, interdisant aux médias locaux de publier les détails des accusations ou même de confirmer qu'elles concernaient la ministre Strook une mesure légale rare et particulièrement restrictive.

Shoshana Strook souffrait d'un trouble dissociatif de l'identité et se trouvait en situation de sans-abri au moment de ses appels à l'aide. Ses témoignages, diffusés sur les réseaux sociaux, décrivaient un système d'exploitation mis en place dès l'âge de deux ans et demi.

Suicide présumé, un mois après une nouvelle agression

Selon des informations circulant sur les réseaux sociaux, le décès aurait été un suicide, survenu environ un mois après qu'elle aurait à nouveau été agressée sexuellement par son père et un autre homme venus à son domicile, malgré ses appels désespérés à la police et au public pour obtenir une protection.

Ces informations n'ont pas encore été confirmées par les autorités israéliennes, et aucune enquête officielle n'a été rendue publique à ce stade.

Une famille déjà sous les projecteurs

Le décès de Shoshana Strook a relancé l'examen de la famille politique dont elle était issue. Sa mère, Orit Strook, occupe un poste de premier plan dans le camp politique pro-colonisation en Israël. La famille avait déjà attiré l'attention du public en 2007 lorsque l'un des frères de Shoshana, Zviki Strook, avait été condamné pour l'enlèvement et l'agression d'un adolescent palestinien, laissé grièvement blessé après avoir été battu, déshabillé et attaché dans un champ avant de parvenir à s'échapper.

Orit Strook : un silence politique assourdissant

Orit Strook est ministre des Implantations et des Missions nationales dans le gouvernement Netanyahou VI depuis décembre 2022. Si elle a annoncé le décès de sa fille sur les réseaux sociaux avec les mots « le cœur brisé », elle n'a fait aucune déclaration publique sur les accusations que Shoshana avait portées contre elle.

Note de la rédaction : Cet article rapporte des faits confirmés par plusieurs sources indépendantes. Les accusations portées par Shoshana Strook contre sa famille n'ont pas donné lieu à un verdict judiciaire à ce jour. Les causes exactes du décès n'ont pas encore été officiellement établies par les autorités compétentes. Cette affaire reste sous enquête.

Israël : la ministre Orit Strook visée par de graves accusations d’abus sexuels familiaux - vidéo-

Mojtaba Khamenei : le successeur fantôme de l'Iran serait sérieusement blessé

Mojtaba Khamenei : le successeur fantôme de l'Iran serait sérieusement blessé

Mojtaba Khamenei : le successeur fantôme de l'Iran

Blessé, invisible, contesté — le nouveau Guide suprême plonge la République islamique dans l'incertitude

TÉHÉRAN / WASHINGTON / TEL AVIV — 15 mars 2026

L'Iran traverse une crise de pouvoir sans précédent. Depuis le 28 février, date à laquelle des frappes conjointes israélo-américaines ont décimé le sommet du régime, un seul nom hante les chancelleries du monde entier : Mojtaba Khamenei, 56 ans, nouveau Guide suprême de la République islamique — et pourtant toujours invisible.

Le 28 février : la nuit qui a tout changé

Le 28 février 2026, les frappes israélo-américaines déclenchant la guerre contre l'Iran ont coûté la vie à l'ayatollah Ali Khamenei Wikipedia, dirigeant de la République islamique depuis près de 37 ans. La mère, l'épouse, la sœur et le beau-frère de Mojtaba ont également péri dans cette même frappe. Un deuil familial brutal, au cœur même de la tourmente nationale.

Une succession dynastique sous pression des Gardiens

Les Gardiens de la révolution (CGRI) ont tenté d'imposer rapidement un nouveau Guide suprême dès le 28 février, contournant le processus formel impliquant l'Assemblée des Experts. Les commandants du CGRI ont ensuite fait pression sur les membres de l'Assemblée pour qu'ils votent en faveur de Mojtaba Khamenei lors d'une réunion en ligne le 3 mars.

Le 8 mars, Mojtaba Khamenei a pris la suite de son père, devenant le troisième Guide suprême de la République islamique. Une désignation contestée en interne : des personnalités comme Ali Larijani et Ali Asghar Hijazi se seraient opposées à cette nomination, et Ali Khamenei lui-même avait refusé, de son vivant, que son fils lui succède, souhaitant éviter toute dérive dynastique.

L'opposition en exil a été cinglante. Maryam Rajavi, présidente du Conseil national de la résistance iranienne, a dénoncé une transformation du système clérical en monarchie héréditaire.

Portrait d'un homme de l'ombre

Mojtaba Khamenei n'a jamais occupé de poste officiel dans le gouvernement. Il ne s'exprime pas en public, ne donne pas de prières du vendredi, et une grande partie des Iraniens n'a jamais entendu sa voix. R Pourtant, des câbles diplomatiques américains publiés par WikiLeaks le décrivaient comme « la puissance derrière les robes ».

Sur le plan économique, une enquête approfondie de Bloomberg révèle qu'il possède un empire immobilier allant du Moyen-Orient à l'Europe, d'une valeur de plusieurs centaines de millions de dollars, comprenant des propriétés sur la célèbre « Billionaires' Row » à Londres et une villa dans les Emirates Hills à Dubaï — la plupart dissimulées derrière des sociétés-écrans.

Blessé : ce que disent les médias

Depuis sa prise de pouvoir, Mojtaba Khamenei n'a pas fait une seule apparition publique. Ce silence total alimente une cascade de spéculations contradictoires.

Washington : CNN, citant une source familière avec la situation, indique que Mojtaba Khamenei a subi une fracture de la jambe, des coupures au visage et une contusion autour de l'œil gauche lors des premières frappes

Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, est allé plus loin : lors d'une conférence de presse au Pentagone, il a affirmé que le nouveau Guide suprême était « blessé et probablement défiguré ». Donald Trump a de son côté estimé qu'il était « probablement toujours en vie », mais « affaibli ».

Israël : Les responsables de la sécurité israéliens estiment que Mojtaba Khamenei est toujours en vie, mais qu'il aurait été blessé lors de la frappe le ciblant.  La chaîne Canal 12 a confirmé qu'il avait été visé directement.

Iran : L'ambassadeur iranien à Chypre, Ali Reza Salarian, a déclaré avoir entendu que « ses jambes, ses mains et ses bras avaient été touchés » et qu'il « pense qu'il est hospitalisé ». Téhéran, officiellement, nie tout. Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a affirmé qu'il n'y avait « pas de problème » avec le nouveau Guide suprême.

Un message sans voix ni visage

Le 12 mars, la télévision d'État iranienne a diffusé un premier message attribué à Mojtaba Khamenei mais lu par une présentatrice, accompagné d'une simple image d'archive générée par intelligence artificielle, sans vidéo récente, sans photographie, sans enregistrement audio.  Dans ce texte, le nouveau Guide suprême a rendu hommage à son père, annoncé que le détroit d'Ormuz resterait fermé et menacé les pays voisins hébergeant des bases militaires américaines.

Les États-Unis ont également annoncé une récompense de 10 millions de dollars pour toute information sur le sort des dirigeants iraniens, ciblant en particulier Mojtaba Khamenei.

Un régime fragilisé, mais debout

La nomination de Mojtaba Khamenei a fait bondir les cours du pétrole au-delà de 120 dollars le baril, leur plus haut niveau depuis 2022, signalant la gravité géopolitique perçue par les marchés.

Son ascension confirme que les factions ultraconservatrices conservent la main à Téhéran, et laisse présager peu de velléité de négociation à court terme.  Un ancien ambassadeur israélien aux États-Unis a résumé ainsi la situation : « Les Iraniens montrent leur défi en choisissant le fils de Khamenei. Cela signifie continuité — et que cet homme sera probablement animé par un désir de vengeance. » 

En attendant une réapparition qui tarde, Mojtaba Khamenei reste l'énigme la plus surveillée de la planète. Un dirigeant fantôme à la tête d'une puissance nucléaire en guerre — une équation explosive dont le dénouement engage l'avenir du Moyen-Orient tout entier.

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