Israël : la ministre Orit Strook visée par de graves accusations d’abus sexuels familiaux - vidéo-

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Israël : la ministre Orit Strook visée par de graves accusations d’abus sexuels familiaux - vidéo-

En avril 2025, Shoshana Strook accuse sa mère,(vidéo) la ministre israélienne Orit Strook, de viols incestueux à caractère rituel. Une enquête a été ouverte par Lahav 433 sous interdiction de publication. Ces accusations font écho à des révélations déjà relayées par Alliance en juin 2025 sur les abus sexuels occultes dénoncés à la Knesset.

Orit Strook, ministre israélienne, visée par des accusations d’abus sexuels : ce que l’on sait

Une affaire familiale aux répercussions politiques

En avril 2025, Shoshana Strook, fille de la ministre israélienne Orit Strook, a publié sur les réseaux sociaux un témoignage bouleversant dans lequel elle accuse ses deux parents ainsi que l’un de ses frères d’abus sexuels répétés pendant son enfance.
L’affaire, encore sous le sceau du secret en Israël, suscite une onde de choc tant par la gravité des accusations que par la stature politique de la ministre concernée.

Les déclarations de Shoshana Strook

Dans un message vidéo diffusé en ligne, Shoshana Strook déclare :

« J’ai été victime d’abus sexuels de la part de mes deux parents et de l’un de mes frères. Ces actes ont été filmés, répétés et ritualisés. »

Installée en Italie depuis plusieurs années, elle affirme avoir déposé une plainte formelle auprès des autorités italiennes, avant de transmettre des éléments de son dossier aux autorités israéliennes. Elle précise que les faits se seraient déroulés durant sa jeunesse, dans un cadre familial fermé, et évoque l’existence de vidéos à caractère pédopornographique.

Ouverture d’une enquête en Israël : la police saisie

Selon plusieurs sources, dont TRT World et Wikipedia, le dossier a été confié à Lahav 433, l’unité d’élite de la police israélienne spécialisée dans les crimes complexes, la corruption et les abus graves. Toutefois, l’enquête est actuellement soumise à une interdiction totale de publication (gag order), ce qui empêche les médias israéliens de fournir des détails sur les investigations en cours.

Aucune information ne filtre donc des autorités judiciaires, et aucun commentaire public n’a été fait ni par Orit Strook, ni par un représentant de sa famille ou de son parti.

Qui est Orit Strook ? Une figure de l’extrême droite religieuse

Orit Strook est une personnalité politique bien connue en Israël. Issue du mouvement sioniste religieux, elle occupe depuis décembre 2022 le poste de ministre des Missions nationales, un portefeuille créé dans le cadre des accords de coalition du gouvernement dirigé par Benjamin Netanyahou.

Elle s’est fait connaître pour ses positions très fermes en faveur des implantations en Judée-Samarie, son hostilité envers les organisations de défense des droits des Palestiniens, et plus récemment pour avoir affirmé que le Hamas avait utilisé le viol comme arme de guerre lors de l’attaque du 7 octobre 2023.

Le silence officiel et la circulation virale en ligne

Alors qu’en Israël le dossier reste verrouillé juridiquement, plusieurs vidéos circulent sur les réseaux sociaux internationaux, notamment sur TikTok, Facebook et YouTube Shorts, dans lesquelles des extraits du témoignage de Shoshana Strook sont diffusés.

Ces vidéos ne sont pas publiées par des médias reconnus et aucune enquête journalistique indépendante ne les accompagne, ce qui rend leur contenu difficile à authentifier de manière formelle. Toutefois, l’existence de la plainte en Italie et la confirmation d’une enquête en Israël ont été relayées par plusieurs sources internationales, comme The New Arab ou Kayhan.

Dans sa vidéo témoignage, Shoshana Strook indique avoir pris contact avec une femme nommée Naama Goldberg, à qui elle attribue une connaissance des « contenus d’abus rituels » incluant des vidéos pornographiques exploitées.
Elle confie que Goldberg lui a laissé entendre qu’un réseau criminel organisé détient ces images et pourrait les diffuser publiquement, ce qui l’a poussée à craindre pour sa sécurité et à saisir la police.

Cette Naama Goldberg est reconnue en Israël comme directrice de l’ONG Lo Omdot MeNegged, spécialisée dans l’accueil de victimes d’abus sexuels ritualisés.
Elle a témoigné devant le parlement israélien en juin 2025, semblant corroborer l’existence de cérémonies sexuelles organisées et filmées dans des contextes religieux  .

Ces déclarations s’inscrivent dans un contexte plus large. En juin 2025, lors d’une session exceptionnelle de la Knesset, plusieurs survivants ont témoigné de violences sexuelles rituelles perpétrées en Israël, dans des cadres fermés, parfois à prétention mystique ou religieuse. Le site Alliance a rapporté ces témoignages, relayés également par l’ONG Lo Omdot MeNegged, dirigée par Naama Goldberg.

Cette dernière est également mentionnée dans le témoignage de Shoshana Strook, qui dit l’avoir contactée au sujet de vidéos pédopornographiques rituelles la concernant. Cette convergence renforce la crédibilité d’un système d’abus organisé, au moins à l’étude par les institutions israéliennes.

Des rituels occultes d’Israël dévoilés à la lumière et dénoncés à la Knesset Article  du 17/06/2025 à lire cliquez-ici

 Une instrumentalisation politique ?

Certains commentateurs évoquent la possibilité que cette affaire soit instrumentalisée pour nuire à la coalition actuelle. Le profil d’Orit Strook – très polarisant – pourrait en effet faire d’elle une cible idéale dans le cadre d’une tentative de déstabilisation politique.

Cependant, aucun élément tangible ne permet aujourd’hui de conclure à une manipulation. Le silence de la ministre et le cadre judiciaire imposé par l’interdiction de publication laissent l’affaire dans une zone grise juridique et médiatique, propice à toutes les spéculations.

Une affaire sensible à fort potentiel explosif

L’impact de cette affaire, si elle venait à être étayée par des preuves judiciaires, pourrait être considérable. Non seulement elle mettrait en cause l’intégrité d’une ministre en poste, mais elle soulèverait aussi des questions sur le traitement des affaires d’abus sexuels au sein des familles religieuses ultraorthodoxes, et sur la capacité de l’État israélien à gérer les conflits d’intérêts politiques dans des affaires aussi sensibles.

Pour l’instant, aucune inculpation n’a été annoncée, aucune preuve publique n’a été dévoilée, et la parole de la victime présumée n’a pas encore été confrontée au processus judiciaire.

En résumé : ce que l’on peut affirmer

  • Shoshana Strook accuse ses parents et son frère d’abus sexuels.

  • Une plainte a été déposée en Italie, puis transmise à la police israélienne.

  • L’enquête est menée par Lahav 433, sous interdiction de publication.

  • Orit Strook n’a fait aucune déclaration publique.

  • Aucun média israélien ne peut actuellement couvrir l’affaire en détail.

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