Claudine Douillet

Claudine Douillet,st fondatrice, gérante et rédactrice en chef d'Alliance, premier magazine juif francophone créé sur le web en 1996. Depuis près de trente ans, elle dirige la ligne éditoriale du titre, en assurant une veille quotidienne de l'actualité israélienne et juive internationale, traduite et adaptée pour le lectorat francophone.
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Les articles de Claudine Douillet

Bilan de Yom Kippour en Israël : accidents mortels, 368 malaises et 155 accouchements

Bilan de Yom Kippour en Israël : accidents mortels, 368 malaises et 155 accouchements

Le Magen David Adom a pris en charge 3 322 personnes à travers Israël durant les vingt-cinq heures de Yom Kippour, dont trois sont mortes et 2 268 ont dû être évacuées vers des hôpitaux.

Le Jour du Grand Pardon, célébré du dimanche 20 au lundi 21 septembre, s'est refermé sur un bilan humain particulièrement chargé pour les services de secours israéliens. Selon les chiffres communiqués par le Magen David Adom au sortir du jeûne, 3 322 personnes ont nécessité une intervention médicale à travers tout le pays, un total qui place cette édition parmi les plus sollicitantes de la dernière décennie pour l'organisation d'urgence.

Deux morts sur les routes, un troisième dans une agression

Les secouristes ont annoncé la mort de deux hommes, âgés de 35 et 45 ans, tués dans des accidents de la circulation survenus pendant la fête. Quarante-six autres personnes ont été blessées dans ces mêmes accidents : une personne se trouve dans un état critique avec un traumatisme crânien, une autre est dans un état grave, trois ont été modérément touchées et les trente-neuf restantes souffrent de blessures légères.
Ce phénomène récurrent s'explique par la quasi-absence de circulation automobile pendant Yom Kippour, qui pousse de nombreux Israéliens laïques à investir les routes et autoroutes désertées à vélo, en trottinette, en rollers ou en skateboard. Cette année encore, 299 personnes ont dû être soignées après une chute ou une collision dans le cadre de ces activités, une pratique devenue une véritable tradition parallèle du Grand Pardon pour une partie de la population non pratiquante.

Le troisième décès de la journée n'a rien à voir avec la route. Le Magen David Adom a fait état d'un homme tué dans un incident violent survenu à Umm al-Fahm, dans le nord d'Israël. Quarante autres personnes ont par ailleurs été blessées dans divers actes de violence recensés à travers le pays au cours de la fête, un chiffre qui rappelle que le jeûne et la trêve religieuse ne suspendent pas toujours les tensions locales.

Le jeûne lui-même, cause de centaines de malaises

Au-delà des accidents et des violences, c'est le jeûne lui-même, observé pendant vingt-cinq heures sans nourriture ni eau par une large majorité de la population juive d'Israël, qui a généré la part la plus significative des interventions.
Le Magen David Adom a recensé 368 personnes prises en charge pour un évanouissement, un malaise ou des signes de déshydratation liés à l'abstinence prolongée. Ce chiffre, conforme aux moyennes observées les années précédentes, illustre l'ampleur de l'effort collectif fourni chaque année par les pratiquants, des adolescents aux personnes âgées, dans un pays où le respect du Grand Pardon reste très largement majoritaire y compris chez une partie des Israéliens qui se définissent comme laïques.

Des naissances sous surveillance médicale

Parmi les interventions les plus délicates de la journée figurent celles concernant les femmes enceintes. 155 d'entre elles ont dû être transportées vers des hôpitaux à travers le pays pour y accoucher, la fête tombant, comme chaque année, sans égard pour le calendrier des naissances. Cinq de ces femmes ont finalement donné naissance avec l'aide directe des équipes du Magen David Adom, avant même d'atteindre l'établissement hospitalier, une prouesse logistique répétée chaque année par les ambulanciers et sages-femmes de terrain mobilisés en nombre pour cette journée particulière.

Une mobilisation exceptionnelle des équipes de secours

Yom Kippour figure traditionnellement parmi les journées les plus exigeantes de l'année pour le Magen David Adom. L'organisation déploie pour l'occasion des centaines de personnels supplémentaires, médecins, secouristes et bénévoles, répartis sur l'ensemble du territoire afin de faire face à la conjonction inhabituelle d'une population presque entièrement immobilisée par le jeûne et d'une minorité active profitant des routes vides pour circuler à vélo. Sur les 3 322 personnes prises en charge, 2 268 ont dû être évacuées vers des établissements hospitaliers pour y recevoir des soins plus approfondis, un taux d'hospitalisation qui confirme la gravité relative de plusieurs des cas recensés cette année, notamment sur le volet routier.

Un climat sécuritaire renforcé en amont de la fête

Cette édition de Yom Kippour s'est par ailleurs déroulée dans un contexte sécuritaire tendu. Les forces de sécurité israéliennes avaient renforcé leur dispositif en Judée-Samarie à la veille de la fête, après un attentat terroriste meurtrier survenu près d'une source d'eau proche de la localité d'Alei Zahav, où un père de famille de six enfants a été abattu par un tireur qui a pris la fuite avant d'être capturé par l'armée. L'aéroport Ben Gourion et l'espace aérien israélien avaient également fermé pour la durée du jeûne, tandis que les transports publics à travers le pays étaient suspendus, comme le veut la tradition observée chaque année.

Le bilan communiqué par le Magen David Adom, bien que lourd, reste dans la fourchette haute des chiffres habituellement enregistrés lors du Grand Pardon, une fête qui continue de mobiliser une écrasante majorité de la population juive d'Israël malgré les tensions sécuritaires et les défis logistiques inhérents à une journée où le pays tout entier ralentit son activité.

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Revue de presse israélienne du 21 septembre et bilan de Yom Kippour

Revue de presse israélienne du 21 octobre 2026 par Alliance Magazine

Revue de presse israélienne du 21 septembre 2026 : attentat meurtrier à Nevé Tsouf en plein Yom Kippour, frappe américaine contre les Houthis annulée au dernier moment et vive controverse autour de la grâce d'Elor Azaria

Bilan de Yom Kippour : trois morts et plus de 3 300 prises en charge médicales

Le Magen David Adom a pris en charge 3 322 personnes à travers Israël durant les vingt-cinq heures de jeûne de Yom Kippour, dont 368 pour malaise. Trois personnes sont mortes, principalement dans des accidents de la route survenus pendant la fête, tandis que 155 femmes ont été conduites en maternité et que cinq accouchements ont été assistés par les équipes de secours. Ce bilan, dans la moyenne des années précédentes, confirme la forte mobilisation des services d'urgence pendant le jour le plus sacré du calendrier juif. (Walla, https://news.walla.co.il/break/3869135)

Alliance | Publié le 21/09/2026 à 22h00| Mis à jour le 21/09/2026 à 09h30

Un attentat meurtrier a frappé Nevé Tsouf au cœur de la veillée de Yom Kippour, tandis que Washington annulait in extremis une frappe contre les Houthis et qu'une synagogue canadienne essuyait des tirs en pleine prière. En toile de fond, la grâce accordée à Elor Azaria continue de diviser la classe politique à cinq semaines des élections.

Sécurité

Washington annule au dernier moment une frappe contre les Houthis

Washington a annulé au tout dernier moment une frappe militaire d'ampleur déjà engagée contre les rebelles houthis du Yémen. Selon le New York Times, les listes de cibles avaient été validées et les bombes chargées sur les avions de combat américains lorsque le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane est intervenu personnellement auprès de Donald Trump pour le convaincre de suspendre l'opération.
Riyad craignait qu'une escalade militaire directe n'expose davantage le royaume, déjà visé par des tirs de missiles et de drones houthis ces derniers jours. L'Arabie saoudite se retrouve de fait seule face aux milices soutenues par l'Iran, les États-Unis ayant choisi la retenue. (Jerusalem Post, https://www.jpost.com/international/article-909202)

Attentat meurtrier à Nevé Tsouf : la victime identifiée, le terroriste capturé

Un homme armé a ouvert le feu dimanche soir près d'un point d'eau à Nevé Tsouf, dans le secteur de Binyamin, tuant Netanel Chkroun, 40 ans, père de six enfants originaire d'Eli Zahav. Le tireur a pris la fuite au volant d'un véhicule avant de l'abandonner près d'un hôpital de Ramallah, où des combattants de l'unité Duvdevan l'ont localisé et capturé après qu'un pisteur l'a neutralisé d'un tir. Tsahal a ensuite mené des opérations de ratissage dans plusieurs localités de Cisjordanie. Le premier ministre Benjamin Netanyahou a promis de « rendre des comptes à tous les responsables ». (The Jerusalem Post, https://www.jpost.com/israel-news/defense-news/article-909173)

Un policier blessé dans une fusillade près d'une synagogue au Canada, en pleine prière de Kippour

Un policier a été blessé dimanche lors d'une fusillade survenue près d'une synagogue de l'Ontario, au Canada, en pleine prière de Yom Kippour. Le suspect a été maîtrisé sur place et des fidèles ont raconté avoir été mis à l'abri par leur rabbin, qui les a fait s'allonger au sol dans la synagogue le temps de l'intervention policière. L'épisode s'ajoute à une série d'incidents antisémites recensés dans le monde pendant la fête la plus sainte du calendrier juif, ravivant les inquiétudes des communautés juives de la diaspora sur leur sécurité lors des grands offices. (The Jerusalem Post, https://www.jpost.com/diaspora/antisemitism/article-909199)

Tsahal frappe des infrastructures du Hamas à Gaza après une violation du cessez-le-feu

Tsahal frappe des infrastructures du Hamas à Gaza après une violation du cessez-le-feu

Un bulldozer blindé D9 de Tsahal a déclenché un engin explosif dans le secteur de la « ligne jaune » à Gaza, sans faire de blessé parmi les soldats. Un porte-parole de l'armée israélienne a attribué la pose de cet engin au Hamas, y voyant une violation flagrante du cessez-le-feu, tout en précisant ne pas savoir s'il s'agissait d'un engin ancien, posé avant l'entrée en vigueur de l'accord, ou récent. Tsahal a répliqué en frappant des infrastructures utilisées selon elle par le mouvement islamiste pour reconstituer ses capacités opérationnelles. Des sources palestiniennes ont fait état de frappes israéliennes dans les secteurs de Gaza-ville et de Khan Younès dans la foulée. (Israel Hayom, https://www.israelhayom.co.il/israelnow/article/21460574)

Politique

Itamar Ben Gvir relance le débat sur la peine de mort pour les terroristes

Le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir a relancé, lors d'une réunion restreinte avec le premier ministre quelques heures avant l'entrée de Kippour, l'idée d'appliquer la peine de mort à l'auteur de l'attentat de Nevé Tsouf. Benjamin Netanyahou a demandé à connaître la position de l'armée sur le sujet et ne l'a pas exclue, selon des proches du dossier. La proposition ravive un débat récurrent sur l'application effective de la loi sur la peine de mort pour actes de terrorisme, votée mais jamais mise en œuvre jusqu'ici. (Channel 14, https://www.c14.co.il/article/1708188)

La grâce accordée à Elor Azaria par le président Herzog continue de diviser

La grâce accordée samedi par le président Isaac Herzog à Elor Azaria, condamné pour homicide involontaire après avoir tué un assaillant déjà neutralisé à Hébron en 2016, continue de susciter une vive controverse. Dans une tribune publiée ce dimanche, le juriste Mordechai Kremnitzer accuse le président d'avoir cédé aux slogans populistes plutôt qu'à la position de l'armée et à la norme juridique, et estime que cette décision fragilise un peu plus l'image internationale d'Israël et expose ses soldats à des poursuites devant des juridictions étrangères. La polémique intervient à cinq semaines des élections du 27 octobre. (Haaretz, https://www.haaretz.co.il/news/law/2026-09-21/ty-article/.premium/000001a0-be0c-d4e3-a1b1-fe5ebd750000)

Diplomatie

Le Qatar dément avoir financé le Hamas et rejette la responsabilité sur Israël

Le Qatar a rejeté dimanche les accusations selon lesquelles il aurait financé la branche militaire du Hamas, affirmant que si une partie de son aide destinée à Gaza avait fini entre les mains du mouvement islamiste, la responsabilité en incomberait à Israël, chargé de superviser les mécanismes de distribution. Cette sortie intervient alors que la presse israélienne a révélé ces derniers jours que Benjamin Netanyahou aurait été averti dès 2019 des transferts qataris vers le Hamas, une affaire devenue un enjeu de la campagne électorale. (Ynet, https://www.ynet.co.il/news/article/bj1tjkyqze)

Washington prépare des sanctions contre la Cour pénale internationale

L'administration Trump prépare de nouvelles sanctions visant la Cour pénale internationale, selon des sources citées par la presse américaine, dans la foulée des mandats d'arrêt émis contre Benjamin Netanyahou et l'ex-ministre de la Défense Yoav Gallant. Washington chercherait à paralyser financièrement l'institution de La Haye, prolongeant une ligne de confrontation ouverte de longue date entre l'administration républicaine et la CPI sur les dossiers israélien et afghan. (The Jerusalem Post, https://www.jpost.com/international/article-909200)

Économie

Washington approuve de nouvelles ventes d'armes à Israël pour plusieurs milliards de dollars

Selon une enquête du quotidien économique TheMarker, le gouvernement américain a approuvé une nouvelle vente d'armements de plusieurs milliards de dollars à Israël, qui consacre déjà chaque année 2 à 3 milliards de dollars de son budget de défense, en plus de l'aide américaine, à l'achat de matériel militaire aux États-Unis. Cette approbation illustre, selon l'article, l'absence de source budgétaire identifiée pour financer la doctrine dite « Sparte » de Benjamin Netanyahou, censée renforcer l'autonomie industrielle militaire d'Israël, et souligne l'enjeu des négociations en cours sur un nouvel accord d'aide avec Washington. (Haaretz, https://www.haaretz.co.il/tmr/news/security/2026-09-21/ty-article/.premium/000001a0-aec2-d91d-afeb-eec2c9410000)

Washington envisagerait d'investir 5 milliards de dollars dans la reconstruction énergétique régionale

L'administration américaine envisagerait d'investir cinq milliards de dollars dans un nouveau fonds destiné à aider les pays du Moyen-Orient à reconstruire les infrastructures énergétiques endommagées par la guerre avec l'Iran, selon des informations relayées par la presse israélienne. L'initiative viserait aussi à réduire la dépendance régionale au détroit d'Ormuz pour l'acheminement du pétrole et du gaz, dans un contexte de tensions persistantes avec Téhéran. (Israel Hayom, https://www.israelhayom.co.il/israelnow/article/21460678)

La Turquie démantèle un réseau de fraude de 3 milliards de dollars présenté comme un « réseau du Mossad »

Le parquet d'Istanbul a annoncé le démantèlement d'un vaste réseau international de fraude aux investissements, à l'origine d'un préjudice estimé à plus de trois milliards de dollars pour des victimes à travers le monde. Plus de deux cents suspects ont été interpellés, dont neuf ressortissants israéliens présentés par les autorités turques comme des organisateurs clés du réseau. Une partie des médias turcs a présenté cette affaire comme un « réseau du Mossad », une qualification qui n'a pas été étayée par des éléments officiels du dossier. (The Jerusalem Post, https://www.jpost.com/israel-news/article-909197)

 

Veille des médias arabes et iraniens sur Israël 21 septembre 2026

Veille des médias arabes et iraniens sur Israël d'Alliance magazine — 27 septembre 2026

Revue de presse — Médias arabes et iraniens (20-21 septembre 2026)

Ce lundi, la couverture des médias iraniens et pan-arabes suivis par cette veille reste dominée par la nouvelle incursion du ministre israélien Itamar Ben Gvir dans l'esplanade d'Al-Aqsa, qui déclenche une vague de condamnations de la Jordanie au Qatar en passant par l'Arabie saoudite, le Koweït et le Hamas, tandis que Téhéran multiplie les charges contre Israël — entre réquisitoire diplomatique à la veille de l'Assemblée générale de l'ONU et exécution d'un homme condamné pour espionnage au profit du Mossad.

L'Iran accuse Israël de « génocide » à Gaza avant l'ONU

Source et date : Press TV, 21 septembre 2026

L'Iran a accusé Israël d'avoir commis l'un des plus grands génocides de l'histoire moderne à Gaza, dans un communiqué du ministère iranien des Affaires étrangères diffusé à la veille de l'Assemblée générale de l'ONU.

Une charge contre la crédibilité de l'ONU
Téhéran affirme que l'occupation, le terrorisme et les crimes commis par le régime israélien dans les territoires palestiniens ont porté les coups les plus sévères à la crédibilité de l'institution onusienne. Le communiqué dénonce aussi ce qu'il qualifie d'insulte de Benjamin Netanyahu envers la mosquée al-Aqsa et la profanation du mur des Lamentations, et réclame que les responsables israéliens soient traduits en justice. Pour la diplomatie iranienne, ces actes relèvent d'un plan visant à effacer la Palestine par le colonialisme, sous couvert de l'immunité que lui garantirait Washington.

Lien source : presstv.co.uk – Israel's terrorism, unprecedented atrocities...

Jordanie, Qatar, Arabie saoudite : Israël condamné à Al-Aqsa

Source et date : Anadolu Agency (A News), 21 septembre 2026

Israël a de nouveau été condamné par la Jordanie, le Qatar, l'Arabie saoudite et le Koweït après l'entrée dimanche du ministre israélien de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir dans l'enceinte de la mosquée al-Aqsa, à Jérusalem-Est occupée, accompagné de colons sous protection policière.

Une « violation flagrante » dénoncée en chœur
La diplomatie jordanienne y voit une atteinte au statu quo historique du lieu saint et une profanation de sa sacralité. Le Koweït parle d'une violation du droit international humanitaire, tandis que le Qatar évoque une provocation inacceptable visant les musulmans du monde entier — position reprise par Riyad, qui appelle la communauté internationale à agir contre ces pratiques israéliennes. Le Hamas a affirmé que la mosquée resterait un lieu exclusivement islamique, rejetant toute tentative israélienne d'en modifier le statut.

Lien source : A News (Anadolu Agency) – Arab states condemn Ben-Gvir's storming of Al-Aqsa

 458 Israeliens  prennent d'assaut Al-Aqsa sous protection israélienne

Source et date : WAFA (Agence de presse palestinienne), 21 septembre 2026

Israël a de nouveau resserré son emprise sur l'esplanade d'al-Aqsa, rapporte l'agence palestinienne Wafa : 458 colons ont pris d'assaut lundi le site par la porte des Maghrébins, sous protection des forces d'occupation israéliennes.

Bouclage de Jérusalem et « black-out médiatique »
Cette irruption fait suite à celle de la veille, menée par le ministre Itamar Ben Gvir et des centaines de colons ayant accompli des rituels talmudiques dans la partie orientale de l'esplanade. Selon Wafa, les autorités d'occupation ont imposé un black-out médiatique sur les événements se déroulant dans l'enceinte, tout en restreignant la circulation et en fermant commerces et institutions à Jérusalem, sous prétexte des fêtes juives. Le Parlement arabe et l'Arabie saoudite ont dénoncé ces incursions répétées, appelant la communauté internationale à y mettre fin.

Lien source : WAFA – 458 مستعمرا يقتحمون المسجد الأقصى

 

Charlie Kirk assassiné : une tribune sur la liberté d'expression et le wokisme

Charlie Kirk assassiné : une tribune sur la liberté d'expression et le wokisme

L'assemblée de l'homme libre : Tribune libre de YATES EMANI 

Abattu sur un campus américain pour avoir défendu le débat contradictoire, Charlie Kirk laisse une leçon que l'Occident refuse d'entendre.

Un homme qui tendait la main au désaccord

L'esprit vif, connaissant impeccablement ses dossiers, doté d'un sens de la répartie qui laissait son challenger K.O. debout, il se rendait dans les campus américains pour y débattre et convaincre de nouveaux électeurs de rendre à leur pays son éclat. Après avoir écourté ses études, il rencontre un conseiller en affaires qui l'encourage et le seconde dans la fondation d'une association, Turning Point USA, pour combattre l'emprise du wokisme sur les universités.

Protestant, animé d'une foi de feu, fervent défenseur d'Israël, observant le Shabbat, Charlie se fit connaître pendant la dernière campagne de Donald J. Trump en se rendant sur les campus avec trois mots : « Prove me wrong ! » Prouve-moi que j'ai tort !

Hôte attendu d'un jour, il s'asseyait à table et des campusards se succédaient pour lui jeter le gant et croiser le fer sur différents sujets sociétaux, idéologiques, politiques. Et pourtant, un après-midi de septembre 2025, tout ça prit fin.

Un assassinat qui a divisé le monde

Abattu lâchement par un militant woke sur un campus de l'Utah, Charlie Kirk, touché d'une balle au larynx, s'effondra, laissant derrière lui une femme dévastée, un fils et une petite fille qui, depuis, lui demande : « Où est leur papa ? »

L'annonce de sa mort provoqua une onde de choc à travers le monde, certains le pleurant, d'autres jubilant. Charles Kirk, le conservateur, Charles Kirk, le trumpiste, Charles Kirk, le « fasciste », cible de choix des antifas, prisait l'idée de laisser s'exprimer d'autres points de vue que le sien.

Charles vient de l'ancien haut allemand « karal » et signifie « homme libre ». Kirk est d'origine scandinave et veut dire « église, assemblée ».
On peut donc entendre son nom comme « l'assemblée de l'homme libre ».
Libre de se réunir, de s'exprimer, d'échanger, libre d'être en désaccord sans se sentir menacé pour son point de vue. Et c'est pour cela qu'il fut exécuté. Sa passion pour la différence d'opinion représentait un danger pour ceux qui n'en tolèrent qu'une seule, la leur. On peut ne pas tout apprécier en Charlie Kirk, mais qui peut nier qu'il était un jeteur de ponts, une liaison, un dresseur de tente sous laquelle se rencontraient des points de vue qui, sans lui, ne se seraient jamais croisés ?

L'idéolâtrie occidentale

Or, si l'Occident, du latin ob cadere, objet descendant, déclinant, porte si bien son nom, c'est qu'il s'enlise dans des idéologies arcboutées sur des convictions.
Prenons l'exemple d'un militant arborant fièrement son keffieh qui croit que les enfants de Gaza sont sacrifiés par un État juif assoiffé de leur sang.
Son compagnon, acquis aux mêmes certitudes, milite pour le Hamas, convaincu que les Israéliens sont des colons qui devraient rentrer chez eux en Europe. Ce couple refusera systématiquement d'entendre les faits qui ébranleraient ses convictions.

Il ne veut pas entendre qu'une armée génocidaire ne déplace pas la population qu'elle souhaite éradiquer. Il ne veut pas entendre qu'un pays aux intentions génocidaires ne livre pas deux millions de tonnes de nourriture à la population qu'il souhaite exterminer, ni ne lui fournit plus d'un million de vaccins contre la polio.

L'idéolâtrie repose sur une représentation finie, limitée, absolue, pétrifiée d'un sujet, d'une situation, d'un comportement, d'une personne. Elle ne laisse aucune place à l'inconnu, à l'éventualité d'une autre perspective. L'interprétation devient le point de vue, le émet, la vérité, et supplante le Divin.

Remettre du Divin dans nos rapports

Cette moraline woke qui sature la tendance intellectuelle occidentale procède, selon moi, d'une rupture totale avec le Divin, advenant au terme de siècles de fermentation idéologique s'oxydant dans le matérialisme.

Mettre du divin dans nos rapports, c'est ménager une place à l'inconnu, et cela peut se décliner dans bien des domaines : la représentation qu'on se fait d'une personne, l'interprétation d'une information, d'un événement, d'un comportement.
Et s'il y avait quelque chose que j'ignorais dans ce qui m'est donné de juger ?
Un angle invisible qui complèterait ma vision ? C'est cela, convier le Divin dans nos considérations. Ménager une place à l'inconnu, comme nous y invite la tradition dans le Birkat Hamazon, où l'on nous rappelle cette part de nourriture réservée à l'inconnu, ou en lui laissant notre porte ouverte à Pessah pour l'inclure à la table du Seder. « Au fond de l'inconnu pour y trouver du nouveau », disait un autre Charles, celui des Fleurs du mal.

« Quand on arrête de se parler, c'est là que commence la violence qui entraîne une guerre civile », disait Charlie Kirk. Quand on arrête de se parler, c'est qu'il faut convier יהוה dans nos rapports, serais-je tenté d'ajouter.

Pour Charlie Kirk et sa famille, que sa mémoire soit une bénédiction et un enseignement.

Tribune libre de YATES EMANI 

Mafia en Israël : une famille arabe fait plier ses racket­teurs après dix jours de résis­tance

Mafia en Israël : une famille arabe fait plier ses racket­teurs après dix jours de résis­tance

Pro­tec­tion en Israël : une famille arabe fait plier ses racket­teurs après dix jours de résis­tance

À Baqa al-Gharbiyye, les Abou-Mokh ont refusé de payer et ont gagné

Des tirs contre un supermarché n'ont pas suffi à faire céder une famille. À Baqa al-Gharbiyye, dans le centre d'Israël, les Abou-Mokh viennent de démontrer qu'il est possible de résister à la pègre et à la loi du racket qui gangrène une partie de la société arabe israélienne.

Des coups de feu pour faire plier un commerçant

Tout commence par une fusillade. Des inconnus tirent une rafale de balles contre le supermarché « Habib », propriété d'Issa Shafik Abou-Mokh. Le motif : son refus de verser des centaines de milliers de shekels de « dmei hassout », ces sommes que des réseaux criminels extorquent aux commerçants sous la menace de représailles violentes. En Israël, le refus de payer se solde trop souvent par des passages à tabac, voire des meurtres.

Dix jours de mobilisation familiale

Face à la menace, la famille Abou-Mokh choisit l'épreuve de force plutôt que la soumission. Pendant dix jours, jeunes et anciens interrompent leur activité professionnelle, acceptent les pertes financières et se rassemblent chaque jour sur place. Des centaines de membres de la famille manifestent, scandent des slogans contre le racket et organisent une surveillance de l'endroit vingt-quatre heures sur vingt-quatre, par crainte de nouvelles agressions.

« Nous avons décidé de ne pas céder, même pour un seul shekel »

Les Abou-Mokh ont confié à Ynet le sens de leur combat : « Ce combat était nécessaire. Nous avons décidé de ne pas céder au racket, même s'il s'agissait d'un seul shekel. On ne peut plus continuer à se taire face à ce phénomène. Nous l'avons affronté de toutes nos forces, et finalement, ceux qui réclamaient l'argent de la protection se sont excusés auprès de nous et se sont engagés à ne plus s'approcher de nous. »

Une victoire qui fait exemple

Pour la famille, cette issue dépasse le cas individuel. Elle y voit la preuve qu'une mobilisation collective et publique peut faire reculer des phénomènes aussi ancrés que le racket et la violence criminelle dans certaines localités arabes d'Israël. Un signal rare, dans un contexte où la peur pousse habituellement les victimes au silence et au paiement.

James Chambers, l'héritier communiste accusé d'avoir financé le Hamas pour 7,5 millions de dollars

James Chambers, l'héritier communiste accusé d'avoir financé le Hamas pour 7,5 millions de dollars

James Chambers, l'héritier communiste accusé d'avoir financé le Hamas

Un arrière-petit-fils de gouverneur américain, à la tête d'une fortune de plusieurs centaines de millions de dollars, est visé par une demande d'extradition américaine pour blanchiment d'argent lié au Hamas. Converti à l'islam et marxiste-léniniste revendiqué, James "Fergie" Chambers mise sur l'Espagne de Pedro Sánchez pour échapper à la justice de son pays

Arrêté à Ibiza, jugé mardi à Madrid

Le 10 juillet, la police espagnole arrête James Chambers, 41 ans, sur une route près d'Ibiza, en présence de son épouse, l'actrice Stella Schnabel, et de leur fils de cinq ans. Motif : une demande d'extradition américaine pour blanchiment d'argent. Depuis, il est détenu à la prison d'Aranjuez, près de Madrid. Ce mardi, le conseil des ministres espagnol doit décider si la procédure peut passer au stade judiciaire. Chambers a par ailleurs entamé une demande d'asile politique, arguant qu'un retour aux États-Unis l'exposerait à des représailles pour ses positions pro-palestiniennes.

Soupçonné d'avoir blanchi 7,5 millions de dollars pour le Hamas

Selon le mandat d'Interpol, Chambers est accusé d'avoir blanchi 7,5 millions de dollars destinés, selon l'accusation, à soutenir matériellement le Hamas, ainsi que de troubles à l'ordre public liés à des actions contre le groupe de défense israélien Elbit Systems, dont il s'était enchaîné à un bureau dans le Massachusetts en 2023. Il encourt jusqu'à trente ans de prison. C'est le premier cas connu où Washington cherche à extrader un citoyen pour soutien allégué au Hamas. Son avocat, l'ex-juge Baltasar Garzón, dénonce un dossier "purement politique". Chambers n'a pas été condamné. Après le 7 octobre, il avait écrit qu'"aucune faction de la résistance palestinienne n'a rien fait de mal" et affirmé qu'"Israël n'a aucun droit d'exister".

Un héritier de l'empire Cox devenu révolutionnaire

Arrière-petit-fils de James M. Cox, fondateur du conglomérat médiatique Cox Enterprises (environ 20 milliards de dollars de chiffre d'affaires annuel), Chambers a rompu avec sa famille en 2023 et revendu ses parts pour environ 250 millions de dollars.
Devenu marxiste-léniniste, tatoué de Staline et de Mao, il a converti une partie de cette fortune au financement de causes pro-palestiniennes après s'être converti à l'islam et installé à Sidi Bou Saïd, en Tunisie, pays sans traité d'extradition avec les États-Unis. Sa défense affirme que les 7,5 millions de dollars visés par l'enquête ont servi à éponger les dettes du club de football tunisien Club Africain, et non à financer le Hamas.

Un soutien politique qui pèse sur Madrid

En Espagne, environ 150 personnalités, dont Richard Gere, Greta Thunberg et Judith Butler, ont signé un appel contre son extradition. Le parti Sumar, partenaire de coalition de Pedro Sánchez, a lui aussi demandé au gouvernement de rejeter la demande américaine. Rien n'engage officiellement Madrid, mais le climat politique, marqué par la reconnaissance d'un État palestinien et des tensions répétées avec l'administration Trump, joue en faveur de Chambers.
La loi espagnole permet de bloquer une extradition jugée politiquement motivée. La décision de mardi ne tranchera pas le fond du dossier, mais déterminera si James Chambers reste en détention ou retrouve la liberté en attendant une procédure qui pourrait durer plus d'un an.

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Kol Nidré et Kaddish : comment l'araméen est devenu la langue sacrée du judaïsme

Kol Nidré et Kaddish : comment l'araméen est devenu la langue sacrée du judaïsme

L'araméen, langue morte pour l'immense majorité des fidèles, occupe pourtant une place centrale dans les moments les plus solennels de la liturgie juive.
De l'ouverture de Yom Kippour à la prière des endeuillés, ce dialecte parlé par les Juifs il y a plus de mille ans continue de résonner dans les synagogues du monde entier, sans que la plupart des pratiquants n'en comprennent le sens littéral. Retour sur une énigme linguistique et théologique qui traverse l'histoire juive.

Une déclaration qui ouvre le jour le plus saint

Des fidèles vêtus de blanc, enveloppés dans leur talit, se pressent à la synagogue. L'arche sainte s'ouvre, les rouleaux de la Torah sont sortis, et c'est alors que retentit une formule en araméen : "Kol Nidré". Cette déclaration, qui ouvre traditionnellement les prières du jour le plus sacré du calendrier juif, annonce publiquement l'annulation des vœux et des serments prononcés par la communauté. Plusieurs versions en existent, avec de légères variantes selon les rites. Les spécialistes s'accordent à situer l'apparition de cette formule vers le neuvième siècle, à l'époque des Gueonim, et expliquent son usage de l'araméen par le simple fait qu'il s'agissait alors de la langue parlée par les Juifs.

Kol Nidré n'est qu'un exemple parmi d'autres de la présence de l'araméen dans les synagogues et les rituels juifs. La prière la plus célèbre rédigée dans cette langue reste le Kaddish, dont l'essentiel consiste en une demande d'exaltation et de sanctification du nom divin dans le monde. D'autres textes liturgiques, comme "Brikh Chemé" ou "Yekoum Pourkan", sont eux aussi en araméen. Cette langue apparaît en outre au début comme à la fin des mariages juifs orthodoxes, intégrée à la fois dans la ketouba et dans le texte du guet, ainsi que dans la Haggada de Pessah, à travers le passage "Ha Lahma Ania".

Quand les Sages voulaient écarter cette langue

Le rabbin Dr Ido Fachter, vice-président de l'institut Beit Morasha, qui a consacré des recherches à ce sujet, rappelle que l'araméen figure déjà dans la Bible, notamment dans les livres de Daniel et d'Esdras. Il souligne toutefois que la littérature rabbinique classique contient des sources où les Sages ont tenté d'écarter l'usage de cette langue pendant la prière. Le Talmud de Babylone rapporte ainsi une parole de Rav Yehouda au nom de Rav selon laquelle il ne faut jamais formuler ses besoins en araméen, et une déclaration de Rabbi Yohanan affirmant que celui qui prie dans cette langue ne bénéficie pas de l'assistance des anges ministres, ces derniers ne comprenant pas l'araméen.

Fachter précise cependant que la prière collective a fait exception : on a autorisé l'usage de l'araméen lorsque la communauté priait ensemble, considérant qu'une prière publique était plus forte qu'une prière individuelle et n'avait pas besoin de l'intercession des anges pour parvenir jusqu'au Créateur. Il note aussi, avec une pointe d'ironie, qu'il n'était sans doute tout simplement pas possible d'exiger d'une population entière qu'elle renonce à sa langue quotidienne pendant l'office.

Une langue intime, échappant aux anges

Avec le temps, le regard porté sur l'araméen s'est inversé. Fachter explique qu'un retournement remarquable s'est produit dans la littérature halakhique tardive : les mêmes arguments qui servaient à l'origine à écarter cette langue ont fini par être utilisés pour la valoriser. Là où les Sages affirmaient que les anges ne comprenaient pas l'araméen pour justifier son interdiction, des commentateurs plus tardifs y ont vu au contraire la raison même de l'employer, puisque la prière échappe alors à tout intermédiaire angélique et parvient directement au Saint béni soit-Il, seul à en saisir le sens.

La rabbin Dalia Marx, professeure de liturgie au Hebrew Union College, compare ce phénomène à des parents qui changent de langue pour ne pas être compris de leurs enfants. Selon elle, il ne s'agit sans doute pas de la véritable explication historique de l'usage de l'araméen dans la prière, mais d'une justification donnée après coup, présentant cette langue comme le canal intime de la relation entre l'homme et Dieu, à l'abri du regard des anges, avec lesquels la tradition juive entretient une relation complexe, ces derniers étant incapables de pécher mais tout aussi incapables d'agir pour la justice dans le monde.

Un lien avec la magie et les incantations

La professeure Marx établit également un lien entre Kol Nidré et l'univers de la magie, cette croyance selon laquelle il serait possible d'agir sur la réalité au moyen de formules ou d'incantations. Elle évoque l'hypothèse selon laquelle ce texte se serait inspiré des bols magiques, ces récipients sur lesquels on inscrivait en araméen diverses formules destinées à éloigner esprits et démons, et dont certaines expressions rappellent étrangement le style de Kol Nidré. Ce texte, en apparence purement juridique et aride, plongerait ainsi ses racines dans un univers bien plus foisonnant.

Le rabbin Fachter relève par ailleurs que la traduction araméenne de la Torah, attribuée à Onkelos, a elle aussi fini par acquérir un statut sacré, comme en témoigne la coutume de lire chaque semaine la portion hebdomadaire deux fois dans le texte original et une fois dans sa traduction araméenne. Le Talmud affirme que cette traduction fut donnée à Moïse au Sinaï puis oubliée avant d'être restituée par Onkelos, une affirmation que certains ont interprétée de façon littérale, faisant ainsi de la langue araméenne elle-même une langue d'origine sacrée.

Le Kaddish, prière la plus connue en araméen

Le Kaddish reste la prière juive en araméen la plus répandue, avec plusieurs formes selon les circonstances, dont le Kaddish des orphelins, récité par les endeuillés. La professeure Marx explique qu'il aurait été énoncé à l'origine dans la maison d'étude plutôt qu'à la synagogue, après les séances d'apprentissage elles-mêmes conduites en araméen, ce qui expliquerait naturellement la langue de cette prière. Des passages plus tardifs, rédigés dans un araméen artificiel, ont ensuite été rattachés au Zohar. Selon elle, le fait même de ne pas saisir pleinement le sens du texte confère à la prière une force particulière, non verbale, qu'elle compare au son du chofar à Roch Hachana, capable de toucher l'âme autrement que par les mots.

Le rabbin Fachter confie qu'il pensait, plus jeune, qu'il faudrait traduire le Kaddish en hébreu. Il a changé d'avis en faisant l'expérience du deuil, découvrant en récitant cette prière pour sa mère toute la puissance contenue dans cette langue qu'il ne maîtrisait pas pleinement, précisément parce qu'elle n'est pas comprise de la majorité, ce qui lui confère la dimension d'un texte secret, relié à quelque chose de supérieur et de sacré.

Un texte qui a valu bien des ennuis aux Juifs

Kol Nidré a aussi été instrumentalisé par des courants antisémites, certains y voyant la preuve qu'on ne pouvait faire confiance à la parole des Juifs, puisqu'ils annuleraient chaque année, lors d'un rite obscur, tous leurs engagements. La professeure Marx qualifie cette lecture d'absurde, rappelant que Kol Nidré n'annule en aucun cas les engagements entre un homme et son prochain, mais uniquement ceux qui relient l'individu à Dieu.

De nombreux sages se sont d'ailleurs opposés, au fil des siècles, à la récitation de Kol Nidré, contestant sur le fond l'idée même d'une annulation collective des vœux, indépendamment de la langue employée. Rav Amram Gaon estimait ainsi qu'il s'agissait d'une coutume insensée, à proscrire. Ironie de l'histoire, c'est justement grâce à son propre livre de prières, rédigé au neuvième siècle, que subsiste la plus ancienne version connue de Kol Nidré, en hébreu, conservée dans le rite des Juifs d'Italie. Tout indique que cet usage est né du peuple lui-même, qui lui a conféré son statut sacré, ce qui laisse penser que ces prières en araméen resteront durablement ancrées dans le monde juif.

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Avant Kippour, le Magen David Adom appelle les Israéliens à repérer leur abri

Avant Kippour, le Magen David Adom appelle les Israéliens à repérer leur abri

 

À la veille de Yom Kippour, une frappe du Hezbollah a blessé deux soldats israéliens au Sud-Liban tandis que le Magen David Adom appelle la population à repérer son abri le plus proche, un signe de la vigilance sécuritaire qui entoure le jeûne cette année.

Un engin du Hezbollah blesse deux soldats au Sud-Liban

Le porte-parole de Tsahal a confirmé qu'un véhicule du génie de l'armée israélienne avait déclenché, samedi, un engin explosif posé par le Hezbollah dans la zone de sécurité du Sud-Liban. Deux soldats ont été légèrement blessés et évacués pour recevoir des soins, leurs familles ayant été informées. L'armée cherche à déterminer à quel moment l'engin a été posé, le village concerné ayant déjà été détruit lors du précédent round de combats de 2024.

Représailles aériennes à Nabatiyeh

En réponse, l'aviation israélienne a frappé plusieurs infrastructures terroristes utilisées par le Hezbollah dans différents secteurs du Sud-Liban, dont des postes d'observation. Le porte-parole de Tsahal a précisé que les forces israéliennes restent déployées dans la zone de sécurité conformément à l'accord de cessez-le-feu et continueront d'agir avec fermeté contre les tentatives répétées du mouvement chiite de porter atteinte aux troupes israéliennes.

Le Magen David Adom en alerte renforcée pour le jeûne

Cette tension s'ajoute au dispositif sanitaire déployé chaque année pour Kippour. Le Magen David Adom prévoit de mobiliser près de 39 000 employés et bénévoles et s'attend à plus de 3 000 appels durant le jeûne, principalement pour des malaises liés au jeûne, des déshydratations et des accidents de la route impliquant piétons, cyclistes et trottinettes. Fait notable cette année, l'organisation a demandé au public, compte tenu de la situation sécuritaire, de repérer à l'avance l'emplacement de l'abri le plus proche partout où il se trouvera pendant la fête.

Un jeûne qui s'ouvre ce dimanche soir

Yom Kippour 2026 débute dimanche soir avant le coucher du soleil et s'achève lundi soir à la sortie des étoiles. Les horaires d'entrée et de sortie du jeûne varient selon les villes, Tel-Aviv entrant en Kippour à 18h18 et en sortant à 19h15.

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Défense aérienne : la Tchéquie dévoile sa première batterie israélienne SPYDER

Défense aérienne : la Tchéquie dévoile sa première batterie israélienne SPYDER

Défense aérienne : la Tchéquie dévoile sa première batterie israélienne SPYDER

La République tchèque est devenue le premier pays de l'OTAN à présenter publiquement une batterie complète du système israélien SPYDER. La cérémonie s'est tenue le 19 septembre à Ostrava, lors des NATO Days, en présence du Premier ministre tchèque.

Une première dans l'OTAN

Deux des quatre batteries SPYDER commandées par la République tchèque à Rafael sont déjà sur son territoire. La production de l'ensemble du contrat, conclu en 2021 pour environ 520 millions d'euros, est achevée. La Tchéquie devient ainsi le premier État membre de l'OTAN doté d'un système israélien complet de défense aérienne, selon le site spécialisé Israel Defense.

Une ambition tchèque de défense aérienne nationale intégrée

Au-delà des quatre batteries déjà commandées, le programme pourrait évoluer vers une capacité de défense aérienne nationale complète et intégrée, couvrant des portées allant du court au long rayon d'action, selon Israel Defense.
Parmi les développements envisagés figurent un système de commandement et de contrôle à l'échelle nationale, une capacité de défense contre les missiles balistiques, des intercepteurs dédiés aux drones ainsi que des technologies fondées sur le laser.

Des dirigeants tchèques présents à Ostrava

Le Premier ministre Andrej Babiš et le ministre de la Défense Jaromír Zůna ont assisté à la cérémonie, aux côtés du président de Rafael, Yuval Steinitz. Babiš a déclaré que la sécurité des citoyens passe avant tout et que l'Europe a besoin d'une protection contre les missiles balistiques. Zůna a qualifié l'événement de saut technologique majeur pour la défense de l'espace aérien tchèque.

Un système déjà éprouvé

Développé par Rafael, le SPYDER est mobile et intercepte avions, hélicoptères, drones et missiles de croisière grâce aux missiles Python et I-Derby. Le programme pourrait s'étendre vers une défense aérienne nationale intégrée, incluant systèmes antimissiles et capacités laser, sans qu'aucune commande supplémentaire ne soit encore actée.

Une percée israélienne en Europe

Cette livraison tchèque s'inscrit dans une dynamique plus large de percée des systèmes israéliens de défense aérienne sur le continent européen.
Le site économique Globes a récemment révélé que Rafael serait proche de finaliser un nouvel accord avec la République tchèque, portant sur des systèmes SPYDER supplémentaires et des systèmes de commandement et de contrôle, un contrat qui viendrait s'ajouter à la vente récente de systèmes SPYDER à la Roumanie pour environ deux milliards d'euros. Cette accélération des commandes européennes intervient alors que plusieurs pays du continent cherchent à diversifier leurs fournisseurs de défense aérienne et à renforcer rapidement leurs capacités face à la menace grandissante des drones.

Sources : Israel Defense, Globes, Hidabrot.

 

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Guerre en Ukraine, guerre à Gaza : deux poids, deux mesures dans l'indignation internationale

Guerre en Ukraine, guerre à Gaza : deux poids, deux mesures dans l'indignation internationale

Deux morts, une vingtaine de blessés, un immeuble de 21 étages évacué en pleine nuit avec 400 habitants dont 70 enfants : l'attaque massive de drones ukrainiens sur la région de Moscou dans la nuit de samedi à dimanche a frappé des civils sans que la communauté internationale ne s'en émeuve outre mesure.

Une nuit d'attaque sans précédent sur la capitale russe

Selon les autorités russes, plus de 1 600 drones ont été abattus depuis samedi, dont environ 450 visaient directement Moscou. Une raffinerie du quartier de Kapotnia, dans le sud-est de la capitale, a été touchée : elle assurerait à elle seule près de 40 % des besoins énergétiques de la région moscovite. Des images diffusées par des médias ukrainiens montrent des colonnes de fumée s'élevant de plusieurs points du site.

Mais ce sont les frappes sur des zones résidentielles qui frappent le plus. Un drone a percé le toit d'un immeuble de 21 étages à Ramenskoïe, dans la banlieue de Moscou, provoquant un incendie et l'évacuation de 400 personnes, parmi lesquelles 70 enfants. Une femme de 44 ans a péri dans un immeuble de trois étages touché ailleurs dans la même localité, et un autre civil est mort chez lui, directement visé.

Une frappe qui vise aussi le calendrier électoral russe

L'offensive ukrainienne survient le dernier jour des élections législatives russes à la Douma, qui coïncident dans la région de Moscou avec un scrutin parlementaire local. Le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, également candidat sur la liste du parti au pouvoir Russie unie, a dénoncé sur les réseaux sociaux "une attaque sans précédent destinée à faire dérailler les élections", assurant que "l'ennemi a échoué". L'administration municipale a de son côté affirmé que "le jour du scrutin s'est déroulé sans incident".

Cette frappe intervient une semaine après un appel du président américain Donald Trump à son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, lui demandant de cesser de viser des raffineries en profondeur du territoire russe, un geste qui, selon Trump, alimenterait une pénurie mondiale de carburant et une hausse des prix de l'énergie. Zelensky n'a pas cédé, répondant que les infrastructures énergétiques ukrainiennes sont, elles, quotidiennement bombardées par la Russie, tout comme les ports, la logistique et jusqu'aux entrepôts de nourriture et de médicaments.

Le silence qui interroge

Voici l'essentiel : des enfants évacués en pleine nuit d'un immeuble en feu, des civils tués chez eux, une infrastructure énergétique vitale pour des millions de personnes prise pour cible. Aucune session d'urgence à l'ONU, aucune enquête internationale annoncée, aucune tribune dans la presse occidentale exigeant des comptes. L'affaire est traitée comme un fait de guerre parmi d'autres, un développement du conflit russo-ukrainien, rien de plus.

Comparez ce silence à la mécanique qui s'enclenche systématiquement dès qu'un civil est blessé dans une opération israélienne contre le Hamas ou le Hezbollah. Rapports d'ONG en quelques heures, résolutions à l'ONU, appels au boycott, tribunes dénonçant des "crimes de guerre". La différence de traitement ne tient pas à la gravité des faits, elle tient à qui les commet. Une frappe qui tue des civils reste une tragédie, qu'elle survienne à Ramenskoïe ou à Gaza. Mais seule l'une des deux mobilise les tribunaux internationaux, les unes de presse et les indignations sélectives.

Une guerre qui continue aussi côté ukrainien

L'Ukraine, de son côté, n'a pas été épargnée cette nuit-là non plus : une mère et ses deux enfants ont été tués dans une frappe russe sur la région de Kiev, et de lourds dégâts ont touché des biens civils. La veille, quatre personnes avaient péri dans une attaque russe visant un véhicule dans la région de Soumy, tandis qu'un centre commercial de la région de Dnipro était directement touché, faisant au moins cinq blessés.

Une escalade qui pourrait s'aggraver

Ces développements surviennent alors que l'Europe redoute une nouvelle escalade du conflit une fois les élections russes achevées, avec une majorité écrasante attendue pour les candidats soigneusement sélectionnés par le Kremlin. Selon certaines estimations, Moscou pourrait annoncer une mobilisation élargie pour renforcer ses tentatives de conquête de nouveaux territoires ukrainiens, voire ouvrir un second front face à l'Europe occidentale.

Le quotidien britannique The Telegraph rapporte que des services de renseignement occidentaux observent des préparatifs administratifs permettant au Kremlin d'élargir rapidement le nombre de mobilisés si une telle décision était prise. Une source citée décrit une mise en ordre destinée à permettre la mesure "si telle devait être la décision", estimant que Moscou intensifie déjà ce qui est qualifié en Occident de "mobilisation silencieuse" : extension du recrutement de soldats sous contrat et repérage de populations sur lesquelles une pression à l'engagement peut être exercée.

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