Claudine Douillet

Claudine Douillet,st fondatrice, gérante et rédactrice en chef d'Alliance, premier magazine juif francophone créé sur le web en 1996. Depuis près de trente ans, elle dirige la ligne éditoriale du titre, en assurant une veille quotidienne de l'actualité israélienne et juive internationale, traduite et adaptée pour le lectorat francophone.
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Les articles de Claudine Douillet

Revue de presse israélienne 19 septembre 2026 — Netanyahou, Trump, Ryad, Bergman

Revue de presse israélienne du 21 octobre 2026 par Alliance Magazine

 

Revue de presse israélienne 19 septembre 2026

Washington prend ses distances avec Benjamin Netanyahou à l'approche de l'Assemblée générale des Nations unies et fait avancer une vente de F-35 à l'Arabie saoudite sans lien avec une normalisation avec Israël, tandis que les Houthis frappent Ryad et que Tsahal riposte au Liban et à Gaza. Une enquête journalistique relance par ailleurs la question des avertissements reçus par le premier ministre avant le 7 octobre.

Sécurité

Les Houthis visent Ryad pour la première fois depuis l'escalade avec l'Arabie saoudite. Des sirènes d'alerte ont retenti samedi à Ryad et dans la ville d'Al-Kharj, une première depuis l'intensification des attaques houthies contre le royaume. Un journaliste de Reuters a rapporté avoir entendu deux détonations dans le quartier d'Olaya, tandis que fumée noire et flammes étaient visibles près de l'aéroport international du roi Khaled. La défense civile saoudienne a ensuite levé l'alerte. Ces frappes interviennent quelques heures après que les Houthis, qui contrôlent désormais l'essentiel de la côte yéménite de la mer Rouge, ont affirmé avoir déjoué des « tentatives criminelles » à Sanaa, accusant Ryad et promettant une riposte. Aucune réaction officielle saoudienne n'a pour l'instant été communiquée. (The Jerusalem Post, https://www.jpost.com/middle-east/article-909094)

Deux soldats israéliens légèrement blessés au Liban-Sud, Tsahal riposte. Deux combattants ont été légèrement blessés samedi lorsque leur véhicule du génie a heurté un engin explosif du Hezbollah dans la zone de sécurité au Liban-Sud. Ils ont été évacués pour recevoir des soins, leurs familles informées. En réponse, l'armée israélienne a frappé plusieurs infrastructures utilisées par des combattants du Hezbollah dans le sud du pays, dont des postes d'observation. L'incident illustre la persistance de tirs sporadiques le long de la frontière malgré l'accalmie officielle. (Ynet, https://www.ynet.co.il/news/article/s1imil2kze)

Des images satellite montrent le renforcement d'un site souterrain iranien lié au nucléaire. De nouvelles images satellite, citées par l'Institute for Science and International Security, montrent que l'Iran continue de renforcer un complexe souterrain situé près du site nucléaire de Natanz, récemment désigné par Donald Trump comme cible potentielle. Les clichés du 11 septembre montrent des talus de terre bloquant l'accès aux tunnels et un épaississement des couches de protection au-dessus des entrées, à une profondeur estimée à plus de cent mètres. Des travaux de camouflage ont aussi été repérés sur un site sensible à Parchin. Téhéran affirme qu'aucune activité nucléaire n'y a lieu. (Channel 14, https://www.c14.co.il/article/1707311)

Nouvelles frappes à Gaza : trois Palestiniens tués, une fillette de 10 ans meurt de ses blessures. Selon des sources palestiniennes, trois Palestiniens ont été tués samedi matin dans des frappes israéliennes à Gaza, dont Bassir al-Barsh, présenté par l'armée comme un membre de la branche armée du Hamas et identifié localement comme le fils du directeur du ministère de la Santé de Gaza. Haaretz précise en outre qu'une fillette de 10 ans, blessée par des tirs israéliens, est décédée le même jour. D'autres titres israéliens n'ont mentionné que la mort du responsable présumé du Hamas, sans évoquer la fillette, une différence de traitement notable sur le bilan civil de l'opération. (Haaretz, https://www.haaretz.co.il/news/politics/2026-09-19/ty-article/.premium/000001a0-b96b-da3d-afb5-fb6f66740000)

Diplomatie

Trump ne devrait pas rencontrer Netanyahou lors de l'Assemblée générale de l'ONU. Selon des responsables de la Maison-Blanche, Donald Trump ne devrait pas rencontrer Benjamin Netanyahou en marge de l'Assemblée générale des Nations unies la semaine prochaine à New York. D'après le calendrier actuel, la présence du premier ministre sur place sera limitée en raison de la période électorale en Israël, et il n'arriverait à New York qu'après le départ du président américain. Ni la Maison-Blanche ni le bureau du premier ministre n'ont commenté davantage. (Israel Hayom, https://www.israelhayom.co.il/israelnow/article/21452685)

Washington fait avancer la vente de F-35 à l'Arabie saoudite sans exiger de normalisation avec Israël. Le département d'État américain a annoncé jeudi l'avancement d'une possible vente de 48 avions F-35A à l'Arabie saoudite, pour un montant estimé à 24,3 milliards de dollars, ouvrant une période d'examen au Congrès. Le geste marque un tournant pour Israël, qui espérait lier un tel accord à une normalisation saoudo-israélienne. Washington affirme que la transaction ne modifiera pas l'équilibre militaire régional et que la loi américaine impose de préserver l'avantage militaire qualitatif d'Israël, seul pays de la région à opérer le F-35 dans sa version « Adir ». L'accord n'est pas encore définitif. (The Jerusalem Post, https://www.jpost.com/middle-east/article-909111)

L'Union européenne demande à Washington de revenir sur le blocage de la délégation palestinienne à l'ONU. L'Union européenne a exprimé son regret face à la décision américaine de prolonger le refus de visas aux membres de la délégation palestinienne devant se rendre à l'Assemblée générale à New York. Bruxelles a appelé Washington à reconsidérer cette décision, sans réaction publique des autorités américaines pour l'instant. (Israel Hayom, https://www.israelhayom.co.il/israelnow/article/21453362)

Selon Londres, Israël aurait indiqué que la construction dans la zone E1 n'avancerait pas avant les élections. Des sources britanniques citées par le New York Times affirment que le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar aurait laissé entendre à son homologue britannique, le secrétaire au Foreign Office Ed Miliband, qu'aucun appel d'offres ne serait lancé dans la zone d'implantation E1 avant les élections du 27 octobre. Cette zone relierait Maalé Adoumim à Jérusalem et couperait la continuité territoriale entre Ramallah et Bethléem. Israël dément cette version. Une semaine après cet échange, décrit comme tendu, Israël a annoncé la construction de 1 200 logements supplémentaires dans cette même zone. (Ynet, https://www.ynet.co.il/news/article/synbdlhkfg)

Trump signe une loi étendant les sanctions contre la Russie et prolongeant celles visant l'Iran. Le président américain a signé une nouvelle loi, portant le nom du sénateur Lindsey Graham, qui élargit le cadre légal permettant d'imposer sanctions, droits de douane et interdictions à la Russie, tout en prolongeant les sanctions existantes contre l'Iran. Selon la Maison-Blanche, le texte, déjà validé par le Congrès, autorise de nouvelles mesures économiques contre Moscou sans préciser lesquelles seront appliquées immédiatement. (Walla, https://news.walla.co.il/break/3868828)

Politique

Une enquête journalistique relance la question des avertissements reçus par Netanyahou avant le 7 octobre. Une enquête du journaliste Ronen Bergman, diffusée dans l'émission « Oulpan Shishi », affirme que Benjamin Netanyahou aurait reçu, dans les années précédant le 7 octobre, une série d'avertissements sécuritaires, notamment via un message transmis par le dirigeant émirati Mohammed ben Zayed dix jours avant l'attaque, sans les transmettre aux services de sécurité. Sur le plateau, l'éditorialiste Amnon Abramovitch, habituellement critique des dossiers judiciaires visant le premier ministre, a estimé que ceux-ci devraient être classés au profit d'une enquête pénale centrée spécifiquement sur la gestion du 7 octobre. Le bureau du premier ministre n'a pas réagi. (Maariv, https://www.maariv.co.il/culture/tv/article-1368881)

Économie

La Turquie démantèle un réseau de fraude à l'investissement de 3 milliards de dollars dirigé par des citoyens israéliens. Le parquet d'Istanbul a annoncé qu'un réseau international de fraude à l'investissement opérant depuis la Turquie, ayant causé plus de 3 milliards de dollars de préjudice à des victimes dans le monde entier, aurait été dirigé par des citoyens israéliens. L'opération, menée avec le ministère turc de l'Intérieur, les services de renseignement et Interpol, a permis l'arrestation de 191 suspects, dont neuf ressortissants israéliens désignés par la justice turque comme organisateurs du réseau. Selon le ministre turc de la Justice, les sociétés utilisées auraient été gérées par des responsables israéliens ayant recruté des gérants locaux dans plusieurs pays. (The Jerusalem Post, https://www.jpost.com/international/article-909103

Société

Une chaîne de télévision française s'excuse après une simulation montrant une frappe nucléaire sur Tel-Aviv. La chaîne française RMC Découverte a présenté ses excuses et retiré de toutes ses plateformes un documentaire consacré à l'avenir de l'armement français, après la découverte qu'une animation en 3D censée illustrer une frappe nucléaire hypothétique représentait en réalité Tel-Aviv comme cible. La chercheuse Éloïse Fayet, spécialiste des questions nucléaires à l'Institut français des relations internationales, a identifié la ville et alerté la chaîne. Une société de production indépendante aurait utilisé, semble-t-il involontairement, des images d'explosion issues d'un jeu vidéo. Ynet, https://www.ynet.co.il/news/article/bkh0i0ikmg

Al Jazeera licencie 24 employés de son équipe à Gaza dans le sillage d'une plainte évoquant des liens avec le Hamas. La chaîne qatarie a licencié 24 journalistes et membres de son personnel ayant travaillé à Gaza, dans le contexte d'une plainte déposée aux États-Unis en février 2025 par l'organisation Shurat HaDin, soutenue par StandWithUs, qui accuse certains employés d'avoir eu des liens avec le Hamas ou le Jihad islamique. Le Committee to Protect Journalists avait déjà retiré en juin 20 noms de sa base de données de journalistes tués, après avoir confirmé que ces personnes travaillaient en réalité pour ces organisations. (The Jerusalem Post, https://www.jpost.com/middle-east/article-909098

Jérusalem-Est : un suspect arrêté après la découverte du corps d'une femme disparue. La famille de Fatma al-Rajabi, disparue depuis plusieurs jours puis retrouvée morte à Jérusalem-Est, a déclaré que la victime aurait été tuée par un suspect à qui elle réclamait le remboursement d'une dette de 60 000 shekels. Selon des proches, l'homme, endetté à cause de jeux d'argent, aurait dissimulé le corps dans une grotte près de son domicile, dans le quartier d'A-Tur, après avoir dérobé les bijoux, l'argent et la carte bancaire de la victime. L'enquête policière se poursuit. (Ynet, https://www.ynet.co.il/news/article/byii1x2fzl)

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Veille des médias arabes et iraniens sur Israël 19 septembre 2026 : Gaza, Liban-Sud, tensions à Jérusalem

Veille des médias arabes et iraniens sur Israël d'Alliance magazine — 27 septembre 2026

 

Veille des médias arabes et iraniens sur Israël — 19 septembre 2026

Ce samedi 19 septembre 2026, les médias iraniens, libanais et palestiniens consultés relatent surtout des frappes israéliennes à Gaza et au Liban-Sud, tandis que la pression diplomatique s'intensifie autour du refus américain d'accorder des visas à la délégation palestinienne pour l'Assemblée générale de l'ONU.
Les médias panarabes et turcs, eux, mettent en avant les tensions croissantes autour des lieux saints de Jérusalem et les remous provoqués dans le monde arabe par la normalisation israélo-marocaine.

Iran

Washington refuse un visa à la délégation palestinienne, Téhéran y voit un obstacle à la paix (Tehran Times) Le média d'État iranien Tehran Times rapporte que le Département d'État américain a de nouveau interdit à la délégation de l'Autorité palestinienne, dont le président Mahmoud Abbas, de se rendre à l'Assemblée générale des Nations unies à New York la semaine prochaine. Le journal affirme qu'il s'agit de la deuxième année consécutive qu'une telle mesure est prise et qu'elle "contrevient" selon lui aux principes de paix et au droit à un État palestinien. Tehran Times relie cet épisode à la pression plus large exercée par Washington sur les dossiers israélo-palestinien et iranien. Il souligne que la mesure intervient alors que, selon d'autres médias consultés ce jour, plusieurs dizaines de pays réclament la levée de cette interdiction. Press TV et Fars News, également autorisés dans le cadre de cette veille, étaient inaccessibles au moment de la recherche. Lien : https://tehrantimes.com/news/530154/Denying-Palestinians-visa-for-UN-summit-contravenes-peace-and

Hezbollah/Liban

Al-Manar rapporte une nouvelle salve de tirs israéliens sur le Liban-Sud La chaîne du Hezbollah Al-Manar fait état, samedi, d'un pilonnage d'artillerie qu'elle attribue à "l'ennemi sioniste" contre plusieurs localités du Liban-Sud, dont Zawtar al-Charqiyya dans le caza de Nabatiyé. Selon son correspondant, ces tirs s'inscrivent dans une série de violations quasi quotidiennes qu'Al-Manar impute à l'armée israélienne malgré l'accord de cessez-le-feu en vigueur au Liban. La chaîne évoque, dans ses bulletins du jour, d'autres incidents similaires visant Hadatha et la vallée de Zibqin, ainsi qu'une explosion près de Mays el-Jabal. Al-Manar relaie également une annonce de l'armée israélienne elle-même faisant état de deux soldats blessés par l'explosion d'un engin artisanal dans le sud du Liban. Ces bilans et attributions proviennent exclusivement de la chaîne et de sources militaires citées par elle, sans vérification indépendante d'Alliance. Lien : https://almanar.com.lb/article/1190602/

Palestine

Le fils du directeur général du ministère de la Santé de Gaza tué dans un bombardement à Jabaliya (Palestine Today) Palestine Today, média proche du Jihad islamique, rapporte la mort de Bassir al-Boursh, fils de Mounir al-Boursh, directeur général du ministère de la Santé à Gaza, tué samedi dans un bombardement israélien sur Jabaliya. Le média inscrit cette frappe dans une série plus large de bombardements ayant fait plusieurs morts samedi à Jabaliya et Chuja'iya, dont une fillette décédée de ses blessures dans le centre de la bande de Gaza. Palestine Today ne précise pas la source militaire ou humanitaire exacte de ce bilan, qui provient des autorités sanitaires de Gaza citées par le média et n'est pas vérifié de façon indépendante par Alliance. Lien : https://paltoday.ps/ar/post/544235/استشهاد-نجل-منير-البرش-مدير-عا

Palestine Today : Trump menace d'une reprise de l'escalade militaire contre l'Iran Palestine Today rapporte que le président américain Donald Trump a évoqué la possibilité d'une reprise de l'escalade militaire contre l'Iran, agitant selon le média la perspective d'une "grande décision" à venir sans en préciser le calendrier. Le média y voit un signal de fragilité de la trêve régionale entre Washington, Téhéran et Israël. Palestine Today rapporte le même jour que Doha a démenti des "allégations israéliennes" qu'il qualifie de mensongères concernant Gaza et le Hamas, sans détailler la nature exacte de ces allégations. Lien : https://paltoday.ps/ar/post/544231/ترامب-يهدد-بعودة-التصعيد-العسك

Wafa : nouvelle vague de violences attribuées à des habitants des implantations en Judée SamarieL'agence officielle palestinienne Wafa recense samedi plusieurs incidents qu'elle attribue à des habitants des implantations israéliennes en Cisjordanie : des tirs à balles réelles visant des habitations à al-Mughayyir, la coupure d'une conduite d'eau alimentant le village d'Adaqiqa près de Yatta, et une tentative d'incendie d'une maison à Burqa, à l'est de Ramallah, également rapportée par l'agence Shehab. Wafa fait aussi état d'un mort et de plusieurs blessés après qu'un véhicule a été visé, selon elle, par l'armée israélienne à Gaza-ville, ainsi que de trois morts, dont une fillette, dans des frappes sur plusieurs secteurs de la bande de Gaza. L'agence évoque par ailleurs des arrestations et des incursions militaires à Tulkarem, Deir Ballout, Battir et Toubas. Ces informations, provenant de l'agence de l'Autorité palestinienne, ne sont pas corroborées de façon indépendante par Alliance. Lien : https://wafa.ps/news/2026/9/19/شهيد-ومصابون-جراء-استهداف-الاحتلال-مركبة-في-مدينة-غزة-154268

Médias pan-arabes

Al-Quds Al-Arabi : le ministre Ben Gvir accomplit un rituel talmudique au mur des Bouraq Le quotidien panarabe Al-Quds Al-Arabi, basé à Londres, rapporte que le ministre israélien de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir a accompli samedi un rituel talmudique au mur des Bouraq, également appelé mur des Lamentations, Kotel.
Le journal inscrit ce geste dans une série d'actes politico-religieux qu'il relie à l'approche des élections à la Knesset de 2026 et à sa couverture plus large des tensions croissantes autour des lieux saints de Jérusalem durant la période des fêtes juives, un sujet également traité ce jour par le média turc TRT Arabi. Al-Quds Al-Arabi ne mentionne pas de réaction officielle immédiate des autorités palestiniennes ou jordaniennes à ce geste précis. Lien : https://www.alquds.co.uk/بن-غفير-يؤدي-طقوسا-تلمودية-عند-حائط-الب/

Al-Quds Al-Arabi relaie une charge de Moncef Marzouki contre l'échange d'ambassadeurs entre Rabat et Tel-Aviv Al-Quds Al-Arabi rapporte les propos de l'ancien président tunisien Moncef Marzouki, qui qualifie la décision marocaine d'échanger des ambassadeurs avec Israël de "coup de poignard dans le dos d'un peuple qu'on égorge chaque jour devant le monde". Le journal restitue cette déclaration sans en atténuer la charge, dans le cadre de sa couverture des réactions arabes à la normalisation diplomatique israélo-marocaine. Al-Quds Al-Arabi ne précise pas le cadre exact — interview, tribune ou déclaration publique — dans lequel ces propos ont été tenus. Al Jazeera, également autorisé dans le cadre de cette veille, s'est révélé inaccessible aujourd'hui malgré une tentative via son flux RSS. Lien : https://www.alquds.co.uk/المرزوقي-قرار-الرباط-تبادل-السفراء-مع/

Turquie

TRT Arabi : une analyse alerte sur la pression croissante des groupes du Temple sur l'esplanade d'Al-Aqsa Le média d'État turc TRT Arabi publie une analyse affirmant que les fêtes juives sont devenues, selon ses termes, "plus dangereuses qu'auparavant" pour l'esplanade d'Al-Aqsa à Jérusalem. TRT Arabi y décrit le rôle croissant des groupes dits "du Temple", qui chercheraient non seulement à multiplier les incursions de fidèles juifs sur le site durant les fêtes, mais aussi à normaliser une présence et des rituels juifs à Jérusalem.
Le média présente cette dynamique comme un facteur d'escalade potentielle autour du troisième lieu saint de l'islam. Il s'agit d'une analyse de la rédaction de TRT Arabi, qui ne cite pas de source officielle israélienne à l'appui de cette lecture. Lien : https://trtarabi.com/article/a5e566b77258

Anadolu : l'armée israélienne maintient le siège de 47 familles palestiniennes à Toubas pour un cinquième jour L'agence turque Anadolu rapporte que l'armée israélienne maintient depuis cinq jours un bouclage visant 47 familles palestiniennes dans la région de Toubas, en Cisjordanie occupée. L'agence évoque aussi, le même jour, une escalade de violences qu'elle attribue à des habitants des implantations, avec un Palestinien blessé et des agriculteurs arrêtés. Anadolu relie ces informations à sa couverture de la pression diplomatique européenne sur Washington concernant le refus de visas à la délégation palestinienne pour l'Assemblée générale de l'ONU, un dossier également suivi ce jour par Wafa, Palestine Today et Tehran Times. Lien : https://www.aa.com.tr/ar/الدول-العربية/الضفة-الجيش-الإسرائيلي-يحاصر-47-عائلة-فلسطينية-بطوباس-لليوم-الخامس/4061825

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Pédophilie : pourquoi ce n’est pas un crime en soi, mais peut conduire à 45 ans de prison

Pédophilie : pourquoi ce n’est pas un crime en soi, mais peut conduire à 45 ans de prison

Pédophilie : pourquoi ce n’est pas un crime en soi, mais peut conduire à 45 ans de prison

La pédophilie n’est pas, juridiquement, un crime. Ni en Israël, ni en France. Ce qui est pénalement sanctionné, ce sont les actes commis sur des enfants.
Le cas de Gabriel Turgeman, condamné en Israël à 45 ans de prison pour avoir violé et agressé cinq fillettes, illustre avec une rare brutalité cette distinction entre une attirance, qui relève de la sphère psychique, et le passage à l’acte, qui relève du droit pénal.

Pédophilie : une attirance, pas une infraction pénale

Le terme « pédophilie » est couramment utilisé pour désigner les personnes qui éprouvent une attirance sexuelle envers des enfants prépubères. Mais juridiquement, le mot ne désigne pas, à lui seul, une infraction.

C’est précisément ce que rappelle une récente enquête de Mako consacrée à Gabriel Turgeman, surnommé en Israël le « pédophile insaisissable ». Le média israélien souligne que la pédophilie, définie comme une attirance sexuelle d’un adulte pour des enfants qui n’ont pas atteint la puberté, n’est pas une infraction en soi. Le droit pénal ne condamne pas une pensée ou une attirance : il sanctionne des comportements interdits par la loi. ⁠

Cette distinction est essentielle : être pédophile au sens clinique ne signifie pas nécessairement avoir agressé un enfant, et une personne qui agresse sexuellement un enfant n’est pas nécessairement pédophile au sens clinique. Les deux notions ne se recouvrent donc pas automatiquement.

La criminologue israélienne Dana Kaiser, résume cette distinction : il n’existe pas dans le droit israélien d’infraction appelée « pédophilie ». Ce sont les actes — notamment les agressions sexuelles et les viols — qui constituent les infractions pénales. ⁠

Et en France ? La pédophilie n’est pas davantage une infraction

La situation juridique française repose sur le même principe.

Le Code pénal français ne prévoit pas une infraction intitulée « pédophilie ». En revanche, il réprime très lourdement les actes sexuels commis sur des mineurs.

Ainsi, l’article 227-25 du Code pénal prévoit que le fait, pour un majeur, de commettre une atteinte sexuelle sur un mineur de quinze ans est puni de sept ans d’emprisonnement et de 100 000 euros d’amende. Dans certaines circonstances aggravantes, la peine atteint dix ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende.

Lorsqu’il s’agit d’un viol, les conséquences pénales sont encore plus lourdes. Le Code pénal français qualifie notamment de viol tout acte de pénétration sexuelle commis par un majeur sur un mineur de quinze ans lorsque la différence d’âge entre l’auteur et le mineur est d’au moins cinq ans, hors les cas déjà prévus par les autres dispositions relatives au viol. Le viol est un crime puni de peines de réclusion criminelle.

La France sanctionne également la sollicitation d’images pornographiques auprès d’un mineur, la corruption de mineur ainsi que la détention, l’acquisition, la consultation habituelle ou la diffusion d’images pornographiques représentant des mineurs.
La simple consultation habituelle ou la détention de telles images constitue ainsi une infraction pénale distincte de toute agression physique.

Autrement dit, la loi française ne punit pas une personne pour ce qu’elle ressent ; elle punit ce qu’elle fait lorsque ce comportement entre dans le champ d’une infraction définie par la loi.

Gabriel Turgeman : 45 ans de prison, mais pas « pour pédophilie »

C’est précisément là que le parcours judiciaire de Gabriel Turgeman prend toute sa portée.

Entre 2002 et 2004, plusieurs fillettes âgées de six à dix ans avaient été victimes d’agressions sexuelles dans le sud d’Israël. Le mode opératoire était similaire : le conducteur les attirait dans son véhicule, parfois avec de l’argent, parfois sous la menace ou par la force, avant de les conduire dans un endroit isolé.

Une enquête spéciale fut mise en place. Les enquêteurs exploitèrent notamment des témoignages d’enfants, des éléments matériels, des traces biologiques et des prélèvements ADN. Ces éléments finirent par conduire les policiers à Gabriel Turgeman

Les enquêteurs soupçonnaient Turgeman d’être impliqué dans environ dix agressions. Mais le parquet ne retint finalement que cinq dossiers pour lesquels les éléments de preuve étaient suffisamment solides.

En 2008, Turgeman fut reconnu coupable de viol, actes de sodomie et enlèvement destiné à permettre la commission d’infractions sexuelles. Un an plus tard, il fut condamné à 45 années de prison, peine présentée par Mako comme la plus lourde jamais prononcée à l’époque en Israël contre un délinquant sexuel.

La nuance juridique est capitale : Turgeman n’a pas été condamné à 45 ans parce qu’il était « pédophile ». Il a été condamné parce que les tribunaux ont établi qu’il avait commis des crimes sexuels extrêmement graves contre des enfants.

Une distinction juridique qui change tout

Cette différence peut sembler sémantique. Elle ne l’est absolument pas.

Si la simple attirance sexuelle envers les enfants constituait en elle-même une infraction, le droit pénal punirait un état psychique avant même qu’un acte interdit ait été commis.

Or le principe du droit pénal est différent : une personne ne peut être condamnée que pour un comportement auquel la loi attache une sanction.

C’est pourquoi un individu peut présenter une attirance pédophile sans avoir commis d’infraction sexuelle, tandis qu’un individu peut être condamné pour avoir agressé un enfant sans que le diagnostic clinique de pédophilie soit établi.

Le cas Turgeman montre donc exactement où se situe la frontière : la pensée n’est pas le crime ; le passage à l’acte peut l’être.

Le droit français punit les actes, et parfois très lourdement

En France, cette distinction ne signifie évidemment pas que le droit serait indulgent envers les auteurs d’infractions sexuelles sur mineurs.

Au contraire, l’arsenal pénal distingue de nombreuses infractions et prévoit des peines pouvant aller jusqu’à la réclusion criminelle pour les faits les plus graves. Les infractions sexuelles commises contre les mineurs font l’objet de dispositions spécifiques du Code pénal, parallèlement aux règles sanctionnant les viols, agressions sexuelles et autres atteintes à l’intégrité sexuelle.

Le droit français prévoit également des délais de prescription spécifiques et particulièrement longs pour les infractions sexuelles commises contre des mineurs. Pour certains crimes, notamment le viol, le délai de prescription peut atteindre trente ans à compter de la majorité de la victime.

La logique est donc claire : la pédophilie n’est pas le nom juridique d’un crime. Les crimes sont les actes sexuels interdits commis contre les enfants.

« Pédophile » et « agresseur sexuel d’enfant » : deux notions à ne pas confondre

L’affaire Turgeman permet également de comprendre pourquoi l’utilisation systématique du terme « pédophile » pour désigner tout auteur d’une infraction sexuelle contre un enfant peut être juridiquement et médicalement imprécise.

Selon l’experte interrogée  certaines personnes présentant une attirance sexuelle envers les enfants ne passent jamais à l’acte. À l’inverse, certaines personnes qui agressent sexuellement des enfants ne présentent pas nécessairement une attirance pédophile durable. Les motivations et les profils peuvent être différents.

Cela ne change évidemment rien à la gravité des actes commis contre les victimes.

Et c’est précisément la force de la distinction juridique : le tribunal n’a pas besoin de condamner une « pédophilie » pour condamner un crime sexuel. Il lui suffit d’établir les faits constitutifs de l’infraction.

45 ans de prison : la conséquence des crimes, pas d’une attirance

Le paradoxe apparent est donc simple à résoudre.

Oui, la pédophilie n’est pas, en elle-même, un crime en Israël.

Oui, elle n’est pas davantage une infraction pénale autonome en France.

Mais cela ne crée aucune protection juridique pour celui qui passe à l’acte.

Viol, agression sexuelle, atteinte sexuelle sur mineur, corruption de mineur, sollicitation d’images sexuelles, détention ou diffusion d’images pédopornographiques : chacun de ces comportements relève d’infractions définies et sanctionnées par la loi française. ⁠

Gabriel Turgeman en est l’illustration la plus spectaculaire : 45 ans de prison non pas pour une pensée, une attirance ou un diagnostic, mais pour des crimes commis contre cinq fillettes.

La distinction peut sembler subtile. Elle est pourtant fondamentale : le droit ne juge pas une attirance ; il juge un acte. Et lorsque l’acte est un viol ou une agression sexuelle contre un enfant, la réponse pénale peut être extrêmement lourde.

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7 octobre : l'officier qui a ignoré les avertissements du Hamas définitivement renvoyé

7 octobre : l'officier qui a ignoré les avertissements du Hamas définitivement renvoyé

 

Le lieutenant-colonel qui dirigeait le renseignement de la division de Gaza le 7 octobre 2023, et qui avait qualifié d'"imaginaire" un avertissement détaillé sur l'attaque imminente du Hamas, a été formellement démis de ses fonctions au sein de Tsahal le jeudi 17 septembre 2026. Trois ans après le massacre qui a coûté la vie à environ 1 200 personnes et vu 251 otages enlevés, cette décision referme l'un des derniers dossiers disciplinaires ouverts contre les responsables militaires de l'époque.

Un avertissement écrit ignoré trois semaines avant l'attaque

Identifié uniquement par la lettre hébraïque "Aleph" en raison d'une interdiction de publication toujours en vigueur, cet officier occupait le poste de chef du renseignement de la division de Gaza avant et pendant l'attaque du 7 octobre 2023.
Le 19 septembre 2023, soit près de trois semaines avant le massacre, l'unité 8200 avait remis un dossier détaillant un plan d'invasion du Hamas baptisé "Jericho Wall".
Ce document décrivait des exercices d'infiltration de localités israéliennes, la prise d'otages de soldats et de civils, ainsi que les conditions dans lesquelles ces otages pourraient être exécutés.

Dans les jours suivants, une sous-officière du renseignement de l'unité 8200, désignée sous le nom de code "Vav", avait envoyé un courriel à plusieurs responsables, dont Aleph, les pressant d'agir. Elle y écrivait que "l'épée arrive" et appelait à "prévenir la population" tant qu'il était encore temps, précisant que les exercices repérés montraient que le plan "Jericho Wall" était opérationnel et que le Hamas disposait déjà de forces entraînées prêtes à l'exécuter dès réception de l'ordre. Aleph avait répondu que le scénario décrit était "totalement imaginaire".

Des soldats d'observation avaient également alerté sans être entendus

Au moins trois mois avant l'attaque, des soldats affectés à la base de Nahal Oz, située à un kilomètre de la frontière de Gaza, avaient signalé une activité inhabituelle : des entraînements répétés d'opérateurs du Hamas plusieurs fois par jour, le creusement de trous et la mise en place d'explosifs le long de la frontière. Selon leurs témoignages, aucune mesure n'avait été prise à la suite de ces signalements.

Contrairement à d'autres hauts gradés, Aleph n'a jamais démissionné

Après l'attaque du 7 octobre 2023, plusieurs responsables militaires de haut rang avaient reconnu leur part de responsabilité et quitté leurs fonctions, parmi lesquels le chef d'état-major de l'époque, le chef du renseignement militaire Aharon Haliva et le commandant de la division de Gaza. Aleph, lui, n'a ni démissionné ni assumé publiquement de responsabilité. Il est resté en poste jusqu'à la fin de son mandat prévu à la tête du renseignement de la division de Gaza, avant d'être affecté à l'unité 9900, spécialisée dans le renseignement visuel (VISINT).

En janvier 2025, l'armée avait dû geler cette nouvelle affectation après qu'un reportage radiophonique l'a révélée publiquement, provoquant un tollé au sein de l'opinion et des familles de victimes du 7 octobre.

Une procédure de licenciement bloquée pendant des mois par un recours judiciaire

En novembre 2025, le chef d'état-major de Tsahal, le lieutenant-général Eyal Zamir, avait ordonné le limogeage de plusieurs officiers supérieurs pour leur rôle dans les défaillances ayant conduit au 7 octobre, Aleph figurant parmi eux.
L'officier avait alors contesté cette décision devant la justice, obtenant temporairement le gel de la procédure ainsi qu'une ordonnance de confidentialité empêchant la publication des détails de l'affaire.

Le 30 juin 2026, le tribunal a tranché en faveur de l'armée, jugeant la procédure de licenciement légale et entièrement conforme aux prérogatives de Tsahal, et rejetant l'ensemble des recours d'Aleph.
La commission militaire chargée du dossier s'est ensuite réunie, et sur la base de ses conclusions, le chef de la direction du personnel de Tsahal, le général de division Dado Bar Kalifa, a ordonné le jeudi 17 septembre 2026 la libération définitive d'Aleph du service militaire. L'officier a été informé de la décision, qu'il peut encore contester en appel auprès du chef d'état-major Eyal Zamir.

Une identité toujours protégée malgré une large diffusion en ligne

Bien que le nom complet d'Aleph circule depuis des mois sur les réseaux sociaux et dans certains médias étrangers, son identité reste officiellement protégée par une interdiction de publication en Israël. L'officier a en effet saisi la Cour suprême pour s'opposer à la divulgation officielle de son nom par la presse israélienne, une procédure toujours pendante à ce jour.

Fait notable, le père d'Aleph est régulièrement interrogé à la télévision israélienne sur des questions de sécurité, sans que son lien de parenté avec l'officier limogé ne soit systématiquement précisé aux téléspectateurs. Il s'était par ailleurs déclaré publiquement opposé à la création d'une commission d'enquête d'État sur les événements du 7 octobre.

Un dossier qui continue d'alimenter le débat public à l'approche des élections

Cette annonce intervient alors que la presse israélienne a également diffusé de nouveaux enregistrements de communications interceptées de terroristes du Hamas, dans lesquels on les entend plaisanter pendant le déroulement de l'attaque du 7 octobre. Le même jour, Mira Shoshani, l'une des agentes les plus haut placées du Shin Bet, a livré un témoignage poignant sur la façon dont elle avait entendu sa fille mourir ce jour-là au kibboutz Kfar Aza.

Trois semaines avant les élections législatives du 27 octobre 2026, ces révélations successives entretiennent un débat toujours vif en Israël sur les responsabilités individuelles et institutionnelles dans l'échec sécuritaire du 7 octobre, un sujet qui continue de peser lourdement sur la scène politique et sur la confiance du public envers l'armée et les services de renseignement.

 

Revue de presse israélienne d'Alliance premier magazine juif : édition 17 et 18 septembre

Revue de presse israélienne du 21 octobre 2026 par Alliance Magazine

Revue de presse israélienne jeudi 17 et vendredi 18 septembre 2026

Israël traverse une séquence particulièrement tendue à quelques semaines des élections législatives du 27 octobre.

Netanyahou attaque ses rivaux à un mois du scrutin, un scandale de faux comptes touche son compte Instagram, la commission d'enquête de l'ONU accuse les États-Unis de crimes de guerre en Iran, et un attentat visant un centre de données déjoué à Ra'anana .

Bavure policière contestée à Umm al-Fahm, tollé politique autour du documentaire "NAZA" présenté à Venise, sondage donnant le bloc Netanyahu en recul, menace américaine de reprise des frappes sur l'Iran, poursuite de la colonisation en Cisjordanie : voici les informations les plus commentées de la presse israélienne ces dernières 24 heures, avec leurs sources.

Netanyahou accuse Eisenkot d'avoir épargné Nasrallah "par scrupule moral"

Lors d'un événement du Likoud à l'Expo de Tel-Aviv jeudi soir, le Premier ministre Benjamin Netanyahou a violemment attaqué ses adversaires politiques à cinq semaines des élections. Il a averti les électeurs qu'"il ne faut pas voter pour un parti qui ne franchit pas le seuil d'éligibilité" et qu'"il ne faut pas voter pour celui qui transférera ses voix à Liberman", visant sans le nommer Ofer Winter, président du parti Amcha Yisrael. Netanyahou s'en est aussi pris à Gadi Eisenkot, président du parti Yashar, l'accusant de "se vanter de ne pas avoir éliminé Nasrallah pour des considérations morales". Il a par ailleurs déclaré que son gouvernement avait "sauvé Israël de la destruction" et qualifié le parti d'Eisenkot de "bluff". Source : Haaretz, https://www.haaretz.co.il/news/dailynews/2026-09-17

Le Shin Bet dans la tourmente pour avoir ouvert une page gouvernementale au profit du Likoud

Le Shin Bet a alloué une page d'inscription sur un site gouvernemental pour l'événement du Likoud organisé jeudi soir à l'Expo de Tel-Aviv, en présence du Premier ministre.
Cette page a été retirée après une plainte déposée auprès du juge Noam Sohlberg, président de la commission centrale des élections, qui a jugé que la requête "soulevait de réelles questions". Selon une source proche du dossier, le Shin Bet aurait alloué cette page sur le réseau gouvernemental sans autorisation ni conseil juridique préalable. Source : Haaretz, https://www.haaretz.co.il/news/dailynews/2026-09-17

Meta supprime 17 000 faux comptes de l'Instagram de Netanyahou après une enquête de Ynet

Le réseau social Meta a retiré 17 000 comptes robots ("bots") suivant le compte Instagram du Premier ministre Benjamin Netanyahou, à la suite d'une enquête publiée par Ynet mettant en lumière cette manipulation d'audience. L'ampleur du nettoyage, révélée en pleine campagne électorale, relance les interrogations sur l'utilisation des réseaux sociaux par les responsables politiques israéliens et la fiabilité de leurs statistiques d'engagement en ligne. Source : Ynet, https://www.ynet.co.il/topics

Procès Netanyahou : la défense veut convoquer l'ex-procureur général Mandelblit avant les élections

Les avocats de Benjamin Netanyahou, toujours jugé dans le cadre des dossiers de corruption, ont demandé à convoquer l'ancien procureur général Avichai Mandelblit comme témoin, une démarche qui interviendrait à quelques semaines seulement du scrutin du 27 octobre. Cette requête relance le débat sur le calendrier judiciaire du Premier ministre en pleine campagne. Source : Walla, https://www.walla.co.il et Kan, https://www.kan.org.il/lobby/news

Eisenkot promet des révélations explosives du Shin Bet sur le 7 octobre

Dans une interview accordée à la chaîne publique Kan, Gadi Eisenkot, ancien chef d'état-major devenu chef du parti Yashar, a averti que "lorsque le Shin Bet publiera ce qui est connu sur le 7 octobre, les montants de porte trembleront", une formule imagée signifiant que les révélations à venir seront extrêmement graves pour certains responsables. Cette déclaration intervient alors que le dossier des responsabilités du 7 octobre continue d'alimenter la campagne électorale, notamment avec le limogeage cette même semaine d'un officier du renseignement de la division de Gaza. Source : Kan, https://www.kan.org.il/lobby/news

Un habitant de Kafr Qasem inculpé pour avoir planifié un attentat contre le centre de données d'Amdocs

Selon Walla, un habitant de Kafr Qasem doit être inculpé pour avoir planifié un attentat visant la ferme de serveurs de la société technologique Amdocs à Ra'anana. L'affaire s'inscrit dans une série de dossiers sécuritaires visant des cibles israéliennes stratégiques, alors que les services de sécurité multiplient les arrestations préventives à quelques semaines des élections. Source : Walla, https://www.walla.co.il

L'ONU accuse les États-Unis de possibles crimes de guerre en Iran

Une commission d'enquête des Nations unies a publié un rapport selon lequel il existe des "motifs raisonnables" de croire que les États-Unis ont commis des crimes de guerre lors de leurs frappes contre l'Iran, dans le cadre du conflit qui oppose Israël et son allié américain à Téhéran depuis février 2026. Cette conclusion, largement reprise par la chaîne publique Kan, pourrait compliquer davantage la position diplomatique de Washington et de Jérusalem à l'approche de l'Assemblée générale de l'ONU. Source : Kan, https://www.kan.org.il/lobby/news

Israéliens masqués attaquent le village de Burqa pour la troisième fois de la semaine

Des Israéliens masqués ont de nouveau été filmés en train d'attaquer le village palestinien de Burqa en Cisjordanie, un incident que Haaretz qualifie de troisième du genre en une semaine. Ces violences répétées surviennent alors qu'Israël vient d'ajouter un appel d'offres pour plus de 2 000 logements dans le plan de colonisation d'E1, intensifiant les tensions dans les territoires à l'approche des élections. Source : Haaretz, https://www.haaretz.co.il/news/dailynews/2026-09-17

Hécatombe routière : 321 morts sur les routes depuis le début de 2026

Ynet rapporte que 321 personnes ont perdu la vie sur les routes israéliennes depuis le début de l'année 2026, dont cinq rien que dans les dernières 24 heures. Parmi les victimes récentes figurent deux hommes d'une trentaine d'années tués dans un accident près des collines de Bar dans le Néguev, un chauffeur de taxi d'environ 70 ans mort sur l'autoroute Ayalon, et un motard tué dans une collision à Kiryat. Ce bilan alarmant relance le débat sur la sécurité routière en Israël. Source : Ynet, https://www.ynet.co.il/news

Tragédie à Kiryat Yam : un enfant de deux ans meurt après une chute du quatrième étage

Un enfant de deux ans est décédé après avoir chuté d'une hauteur de quatre étages à Kiryat Yam, vraisemblablement depuis la fenêtre d'un abri sécurisé (mamad). Le tout-petit a été transporté à l'hôpital Rambam de Haïfa alors que les équipes médicales pratiquaient une réanimation cardio-pulmonaire, mais n'a pas survécu. Source : Ynet, https://www.ynet.co.il/news et Kan, https://www.kan.org.il/lobby/news

Je peux, si tu le souhaites, transformer l'un de ces sujets en article complet type Alliance, comme nous l'avons fait pour l'affaire Aleph.

Umm al-Fahm : la version de la police mise en cause par les caméras de sécurité

Un policier des gardes-frontières a été interrogé par la Division des enquêtes internes de la police après avoir tué par balle un homme arabe israélien de 38 ans, Alaa Mahameed, jeudi à Umm al-Fahm, au terme d'une course-poursuite entamée sur la route 65.
La police affirme que le conducteur, sommé de s'arrêter, se serait jeté sur l'agent qui aurait alors fait feu.

Mais la scène a été filmée par une caméra de sécurité, et selon des proches de l'officier cités par Haaretz, également par sa caméra corporelle. Le journal rapporte que l'enquête de la DIPI a établi que Mahameed n'était pas armé au moment des faits. Yousef Jabareen, chef du parti arabe La Liste unifiée, affirme que les images "contredisent la version policière" et que des témoins locaux assurent que l'homme ne représentait aucune menace. Il réclame la suspension immédiate de l'agent et une commission d'enquête indépendante, dénonçant un climat d'incitation antiarabe entretenu selon lui par le gouvernement.
Lien https://www.timesofisrael.com/liveblog-september-18-2026/

"NAZA" : le documentaire sur Gaza qui embrase la campagne électorale

Le film "NAZA", consacré aux accusations de frappes israéliennes assistées par IA contre des civils à Gaza, a reçu une ovation de 25 minutes à sa présentation au Festival de Venise, où il a remporté le prix spécial du jury.
Ses réalisateurs, les Israéliens Yuval Abraham et Rachel Szor, sont accusés de trahison par le ministre de la Culture Miki Zohar, qui veut engager une procédure pour leur retirer la citoyenneté israélienne. Benjamin Netanyahu a promis une loi permettant de déchoir de leur nationalité les Israéliens jugés coupables d'avoir "sali" Tsahal à l'étranger.
Le ministre de la Culture a par ailleurs demandé au Shin Bet d'enquêter sur une possible implication du Hamas dans la réalisation du film.
Source : timesofisrael.com/israel-and-the-region

Sondage choc : le bloc Netanyahu tombe à 51 sièges à cinq semaines du scrutin

Un nouveau sondage du Times of Israël montre le bloc soutenant Benjamin Netanyahu reculer à 51 sièges à la Knesset, tandis que le nouveau parti du chef d'état-major Ofer Winter n'atteindrait pas le seuil d'éligibilité. Une majorité des sondés favorables au Premier ministre disent privilégier un gouvernement d'union nationale en cas d'absence de majorité claire après le vote du 27 octobre, quand les opposants à Netanyahu penchent plutôt pour un gouvernement minoritaire. Le président de l'État a par ailleurs appelé les électeurs à trancher clairement entre les blocs, prévenant qu'un nouveau passage aux urnes ne devrait intervenir qu'en tout dernier recours.Source : timesofisrael.com/liveblog-september-18-2026

Trump évoque une reprise des frappes de grande ampleur contre l'Iran

De retour à Washington, Donald Trump a déclaré qu'une "grande décision" concernant l'Iran était imminente, laissant planer la possibilité d'une reprise à grande échelle des frappes américaines.
Le président affirme qu'il rencontrera des dirigeants du Golfe lors de l'Assemblée générale de l'ONU avant de déterminer la suite des opérations. Washington a par ailleurs annoncé sanctionner une plateforme iranienne de cryptomonnaie, tout en confirmant que la délégation iranienne serait autorisée à assister à l'Assemblée générale de l'ONU, contrairement à celle de l'Autorité palestinienne dont le président Mahmoud Abbas se voit une nouvelle fois refuser un visa d'entrée et devra s'exprimer par visioconférence.

Source : timesofisrael.com/trump-weighs-return-to-large-scale-iran-strikes

Images satellites : l'Iran reconstruit à toute vitesse un site nucléaire bombardé par Israël

Des images satellites de la société Vantor Technologies, analysées par l'Institute for Science and International Security, montrent que l'Iran travaille activement à la reconstruction de l'installation de Taleghan 2, sur le complexe militaire de Parchin, à une trentaine de kilomètres au sud-est de Téhéran. Ce site avait été visé par les frappes israéliennes durant la guerre qui oppose les deux pays depuis février dernier.
Le directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique a par ailleurs signalé des constructions observées sur le site souterrain de Pickaxe Mountain, à Natanz, probablement destiné au stockage de matières nucléaires selon des services de renseignement occidentaux. Trump a averti Téhéran de ne "pas s'amuser" avec ce site. Sur le plan diplomatique, la Russie et la Chine ont opposé leur veto à une résolution américaine visant à prolonger le mandat des experts de l'ONU chargés de surveiller l'application des sanctions contre l'Iran, freinant la stratégie d'isolement économique poursuivie par Washington. Source : timesofisrael.com/satellite-images-show-iran-rapidly-working-to-rebuild-nuclear-site-bombed-by-israel

Nouvelles implantations en Judée-Samarie.nouveau tender pour plus de 2 000 logements à E1, colons filmés bloquant des Palestiniens

Israël a ajouté un appel d'offres portant sur 2 167 unités de logement au plan de colonisation controversé d'E1, selon une organisation de défense des droits humains. Ce tender doit s'ouvrir deux jours avant les élections. Le même jour, des colons masqués ont été filmés bloquant l'accès à des Palestiniens dans le village de Burqa, après y avoir mis le feu selon des habitants, tandis que d'autres colons étaient filmés empêchant des familles palestiniennes de rejoindre leurs propres maisons dans le village de Sinjil, en zone B sous juridiction civile de l'Autorité palestinienne.
Le groupe militant "Looking the Occupation in the Eye" dénonce un "nettoyage ethnique" et un "crime contre l'humanité au regard du droit international". Par ailleurs, la Cour a gelé une étape clé du processus gouvernemental controversé d'enregistrement des terres en Cisjordanie, tandis que des Palestiniens de la vallée du Jourdain affirment que la construction d'une nouvelle barrière de sécurité les coupe de leurs habitations.
Source : timesofisrael.com/israel-adds-tender-for-2167-housing-units-to-e1-settlement-plan

Le 7 octobre continue de hanter Tsahal : pourquoi l'officier du renseignement "Aleph" a été limogé

Un lieutenant-colonel du renseignement militaire, identifié uniquement par la lettre hébraïque "Aleph" pour protéger son identité, a été formellement démis de ses fonctions au sein de Tsahal jeudi, au terme d'une procédure de plusieurs mois.
Cet officier occupait le poste de chef du renseignement de la division de Gaza le 7 octobre 2023. Dans les jours précédant l'attaque, une sous-officière du renseignement, surnommée "Vav", lui avait adressé un e-mail avertissant que "l'épée arrive" et pressant ses destinataires de "prévenir la population" tant qu'il en était encore temps.
Parallèlement, la presse israélienne a diffusé de nouveaux enregistrements de communications interceptées de terroristes du 7 octobre, où on les entend plaisanter pendant l'attaque. Mira Shoshani, l'une des agentes les plus haut placées du Shin Bet, a livré un témoignage bouleversant sur la façon dont elle a entendu sa fille mourir ce jour-là à Kfar Aza. Ces révélations s'inscrivent dans un climat où le débat sur les responsabilités du 7 octobre continue d'alimenter la campagne électorale.

Source : https://www.timesofisrael.com/gaza-division-intel-officer-on-october-7-formally-dismissed-from-the-idf/

 

7 octobre : « ma mère criblée de balles, des bonbons dans les mains »la colère des rescapés face à NAZA

7 octobre : « ma mère criblée de balles, des bonbons dans les mains »la colère des rescapés face à NAZA

 

NAZA fait le tour du monde, le massacre du 7 octobre reste ignoré : trois témoignages

Le documentaire NAZA, consacré aux accusations de tirs délibérés de Tsahal contre des civils à Gaza, connaît un succès international retentissant depuis son ovation à la Mostra de Venise. Pour Liora Ben-Tzur, Eran Mess et Ofer Lieberman, trois témoins du massacre du 7 octobre 2023, cette exposition ravive une autre colère : celle de voir le monde se passionner pour Gaza pendant que leur propre tragédie reste, selon eux, ignorée.

7 octobre 2023 : une naissance trente heures avant le massacre du Hamas

Le 5 octobre 2023, Liora Ben-Tzur, habitante du kibboutz Ein HaShlosha, donne naissance à sa troisième fille, Assif, à l'hôpital Assuta d'Ashdod. Son mari Dor, ses enfants et sa mère, Marcel Talia, viennent la voir avant de rentrer au kibboutz. Liora reste seule à l'hôpital avec son nouveau-né.

À 6h29, les sirènes du 7 octobre retentissent. Malgré le shabbat, elle comprend que quelque chose d'anormal se produit et tente de joindre les siens.
Sa mère, hébergée dans un logement à une centaine de mètres de la maison familiale, ne répond pas. Liora parvient à joindre Dor, réfugié avec les enfants dans la pièce sécurisée, et improvise depuis son lit d'hôpital une cellule de coordination, suivant les informations sur Telegram pour tenter de comprendre comment sauver sa famille.

Le témoignage de Liora Ben-Tzur sur le massacre d'Ein HaShlosha

Les deux frères de Liora quittent le sud du mont Hébron pour rejoindre Ein HaShlosha. Ils retrouvent Dor et les enfants vivants dans l'abri, qui leur indique où se trouve leur mère.
Ils découvrent Marcel Talia criblée de balles de kalachnikov, une femme de 65 ans, en pyjama, pieds nus, baignant dans son sang. Elle tenait encore des bonbons destinés à ses petits-enfants, réfugiés à cent mètres d'elle.
Le père de Liora était mort des années plus tôt dans un accident de tracteur. Dor, resté dans l'abri avec un simple couteau de cuisine pour seule protection, n'a jamais vu les terroristes entrer chez lui. Sa belle-mère, elle, a été assassinée à cent mètres de là.

Liora dénonce une vision du 7 octobre qui, selon elle, s'efface trop vite de l'attention mondiale, rappelant que les terroristes sont venus, pendant une fête juive, pour tuer, massacrer et torturer. Après avoir témoigné aux États-Unis, elle affirme avoir reçu des messages selon lesquels sa mère aurait mérité son sort parce que ses deux enfants avaient servi dans l'armée israélienne.
Face au succès international de NAZA, elle demande aux réalisateurs de venir rencontrer les familles endeuillées du 7 octobre et de présenter leurs excuses.

Eran Mess, réserviste de Tsahal, témoin du massacre de la rave Nova

Eran Mess, 48 ans, de Kiryat Ata, lieutenant-colonel de réserve, n'avait aucune raison de se trouver dans le Sud ce matin du 7 octobre. Alerté par son frère, il enfile son uniforme, prend son arme personnelle et roule seul vers le sud sans attendre d'ordre.
À Patish, il trouve des centaines de jeunes fuyant la rave Nova, certains blessés, et improvise un poste de commandement pour recenser les disparus.

En se rendant sur le site de la fête, il découvre des corps sur la route et croise des terroristes du Hamas, dont il affirme avoir abattu deux avec son arme de poing.
Sur place, il aperçoit ce qu'il prend d'abord pour un tas de bois en feu : ce sont des corps brûlés vifs, dont l'un lui tend la main dans un dernier geste avant de succomber.

Rejoint par des soldats, il continue à chercher des survivants avant de rassembler, à l'aide d'un tracteur trouvé sur place, environ une centaine de corps de victimes du massacre.

Depuis le 7 octobre, Eran Mess parcourt le monde pour témoigner et se heurte, dit-il, à des négations répétées de ce qu'il a vu de ses propres yeux. Il précise ne pas chercher la vengeance, mais s'inquiète de voir un film sur Gaza recueillir une ovation mondiale pendant que son propre témoignage peine à trouver le même écho.

Ofer Lieberman et les ouvriers de Gaza sauvés à Nir Am

À Nir Am, Ofer Lieberman a dirigé pendant trente ans l'agriculture du kibboutz, en collaboration avec des ouvriers venus de Gaza, certains employés depuis le début des années 1980.
Le matin du 7 octobre, un entrepreneur l'informe que des tirs ont visé ses ouvriers, blessant trois d'entre eux, avant que sa fille, membre du dispositif de sécurité du kibboutz, ne confirme la présence de terroristes dans la zone.

Dans l'après-midi, Lieberman participe avec une escouade d'intervention au sauvetage de dix ouvriers palestiniens de Gaza pris entre deux feux dans les champs. Ils sont extraits vivants, mais l'expérience le marque durablement. Sans preuve directe que ces ouvriers aient transmis des informations au Hamas, il estime que la précision des renseignements détenus par les terroristes sur les kibboutzim frontaliers a ébranlé une confiance construite pendant des décennies.

Lieberman juge honteux que la polémique autour de NAZA occupe autant l'espace public pendant que le 7 octobre s'efface du débat international. Il reconnaît que s'y opposer donne au film une tribune supplémentaire, mais rappelle que la première scène leur a été offerte par d'autres, non par les familles endeuillées. Pour lui, les faits du matin du 7 octobre restent simples : ils ont tiré sur nous et nous avons riposté, ils ne sont pas venus pour partager un café.

Pourquoi le succès du film NAZA ravive la colère des familles du 7 octobre

Les trois récits diffèrent, tout comme leurs réactions au film NAZA. Mais tous partagent le même constat : pendant que le documentaire sur Gaza recueille une ovation record à Venise et une attention politique mondiale, le massacre du 7 octobre 2023, ses pièces sécurisées, ses kibboutzim, ses routes et le site de la rave Nova, continue selon eux de disparaître des priorités internationales.

 

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NAZA : 10 shekels par victime ? L’accusation choc que personne n’a encore pu vérifier -vidéo-

NAZA : 10 shekels par victime ? L’accusation choc que personne n’a encore pu vérifier

NAZA : 10 shekels par victime ? L’accusation choc que personne n’a encore pu vérifier

Un témoin anonyme affirme que les producteurs de NAZA auraient rémunéré leurs sources en fonction du nombre de morts palestiniens annoncés. Dix shekels par victime supplémentaire : l’accusation est explosive. Mais derrière le scandale, une question demeure entière : qui est ce témoin, a-t-il réellement participé au film et qui a vérifié son récit ?

Un témoin masqué accuse NAZA de payer pour gonfler les bilans

La vidéo, publiée par Shmulik Maman, dirigeant de Quentin Investigations, montre un jeune homme au visage dissimulé affirmant avoir participé à NAZA.
Selon lui, les réalisateurs auraient proposé 10 shekels pour chaque décès supplémentaire déclaré : un témoignage faisant état de 500 morts aurait ainsi rapporté 5 000 shekels.

Le jeune homme conteste également les chiffres avancés dans le film, notamment l’affirmation selon laquelle 400 à 500 civils auraient été tués lors d’un même incident. Selon son propre récit, le bilan le plus élevé qu’il connaissait concernant des dommages collatéraux était celui de la frappe ayant tué le chef militaire du Hamas, Mohammed Deif, qui aurait fait environ 90 morts, dont, affirme-t-il, près de la moitié étaient des membres du Hamas. Il dit aujourd’hui regretter sa participation au documentaire et accuse ses réalisateurs d’avoir été guidés par des motivations idéologiques et financières.

Mais une réserve majeure demeure : aucune preuve de ces accusations n’a été produite. Interrogé par Walla, Shmulik Maman a reconnu n’avoir ni vérifié ni cherché à vérifier les déclarations de son interlocuteur, expliquant que son rôle était de lui offrir une plateforme.

Ni le témoin, dont l’identité reste cachée, ni Quentin Investigations n’ont publié de document établissant sa participation au film ou confirmant les paiements allégués.

Cette vidéo ajoute ainsi une nouvelle pièce à la controverse qui entoure NAZA, le documentaire de Yuval Abraham et Rachel Szor récompensé du Prix spécial du jury à Venise et vivement contesté en Israël pour ses accusations visant Tsahal. L’accusation est spectaculaire ; sa démonstration, elle, reste à faire.

 

Dix shekels pour chaque mort supplémentaire ?

Alors que NAZA, le documentaire de Yuval Abraham et Rachel Szor, continue de provoquer une violente controverse en Israël après son Prix spécial du jury à la Mostra de Venise, une nouvelle accusation vient jeter le trouble sur les méthodes employées pour réaliser le film.

Un jeune homme, présenté comme ayant participé au documentaire, a accepté de témoigner devant le cabinet d’enquête privé Quentin Investigations, dirigé par Shmulik Maman. Son visage est dissimulé et son identité n’est pas révélée.

Son accusation est spectaculaire : selon lui, la production aurait proposé 10 shekels pour chaque victime supplémentaire déclarée. Autrement dit, annoncer 400 morts aurait rapporté 4 000 shekels, 500 morts 5 000.
Si elle était démontrée, une telle pratique modifierait radicalement la portée des accusations portées par le documentaire.
Mais c’est précisément là que commence le problème.

Le témoin affirme. La preuve, elle, manque

Le témoignage a bien été diffusé. L’accusation existe donc bel et bien. Mais aucun élément indépendant publié à ce jour ne permet d’établir que cet homme a effectivement participé au film, ni qu’il a reçu les sommes qu’il affirme avoir été proposées.

Le média israélien Walla a rapporté l’entretien et souligné l’absence de preuve permettant d’établir la participation du jeune homme au documentaire ou le paiement qu’il évoque.
Plus troublant encore : Shmulik Maman lui-même reconnaît ne pas avoir vérifié les affirmations de son interlocuteur.
L’enquêteur explique qu’il a essentiellement offert une plateforme au témoin pour qu’il puisse parler.

Autrement dit, la chaîne de vérification s’arrête avant même d’avoir commencé : un homme masqué formule une accusation extraordinairement grave, un enquêteur la filme sans authentifier son récit, puis l’accusation est reprise dans l’espace médiatique.
Cela ne prouve pas que l’homme ment.
Mais cela ne prouve pas davantage qu’il dit vrai.

Un témoin invisible face à vingt-quatre témoins invisibles

C’est ici que la polémique prend une tournure particulièrement singulière.
NAZA repose lui-même sur 24 témoignages anonymisés de personnes présentées comme des militaires ou des membres des services de renseignement israéliens. Leurs visages et leurs voix ont été modifiés afin de protéger leur identité.

Les réalisateurs présentent cet anonymat comme une nécessité pour permettre à des sources sensibles de parler.
Tsahal, de son côté, conteste précisément cette possibilité de vérification et rejette les principales accusations du documentaire.
Plusieurs responsables israéliens ont également demandé que les affirmations du film fassent l’objet d’un examen.
Et voici maintenant qu’une accusation destinée à fragiliser NAZA arrive elle aussi sous la forme d’un témoin dont personne ne peut vérifier publiquement l’identité.
Même procédé de protection.
Même impossibilité pour le public de connaître la source.
Mais avec une différence décisive : dans cette nouvelle affaire, l’enquêteur qui diffuse le témoignage reconnaît ne pas l’avoir vérifié.

Le documentaire est déjà confronté à des démentis officiels

Il serait toutefois faux de réduire la controverse autour de NAZA à ce seul témoignage.
Le documentaire affirme notamment qu’une frappe pouvait être autorisée alors que les responsables savaient qu’elle risquait de tuer plusieurs centaines de civils.
L’un des exemples les plus spectaculaires évoque jusqu’à 500 victimes civiles anticipées.

Tsahal a formellement rejeté cette affirmation, la qualifiant de fausse, et affirme n’avoir jamais planifié, autorisé ou exécuté une frappe dans laquelle 500 civils — ou un nombre comparable — auraient été considérés comme des victimes attendues.

Cette contestation officielle ne constitue évidemment pas, à elle seule, une démonstration de l’inexactitude de tout le documentaire. Mais elle établit une chose : les affirmations centrales de NAZA font l’objet de contestations factuelles précises et vérifiables.

Le documentaire repose par ailleurs sur des témoignages anonymes, ce qui rend leur vérification publique impossible. Reuters et l’Associated Press ont également rapporté que les autorités israéliennes contestent les accusations du film, tandis que les réalisateurs défendent leurs sources et leur travail journalistique.

Alors, qui dit vrai ?

C’est précisément la question que la vidéo de Quentin Investigations ne permet pas de trancher.
Le jeune homme affirme avoir participé à NAZA.
Il affirme avoir été confronté à un système de rémunération indexé sur le nombre de victimes.
Il affirme que les chiffres pouvaient être artificiellement gonflés.
Mais aucun contrat, aucun échange avec la production, aucun document financier, aucun enregistrement antérieur ni aucun élément indépendant permettant d’établir son rôle dans le film n’a été rendu public avec son témoignage.
Son récit peut être vrai.
Il peut être faux.
Il peut aussi contenir des éléments exacts et d’autres inexacts.
À ce stade, personne ne peut honnêtement transformer cette déclaration en preuve.
Et c’est précisément ce qui rend l’affaire intéressante.

Le doute porte désormais dans les deux sens

NAZA demande au public de croire des témoins qu’il ne peut pas identifier.
La nouvelle accusation demande au public de croire un témoin que lui non plus ne peut pas identifier.
Dans les deux cas, la question de la vérification devient centrale.
Le documentaire affirme présenter des témoignages de militaires et de membres des services de renseignement qui auraient été directement confrontés aux mécanismes décrits dans le film.
Son contradicteur présente un homme qui affirme avoir été l’un de ces participants.
Mais lorsqu’on demande : qui est-il ? Quand a-t-il participé ? À quel titre ? Avec qui ? Quelle preuve de sa participation existe ? A-t-il réellement reçu de l’argent ?, les réponses publiques restent absentes.
C’est là que le doute s’installe.
Non pas parce que l’accusation serait démontrée fausse.
Mais parce qu’elle n’est pas démontrée vraie.

Une affaire qui exige des preuves, pas seulement des récits

La polémique autour de NAZA est donc loin d’être close.
Le film a été récompensé à Venise et bénéficie d’une importante exposition internationale. Il est simultanément contesté par Tsahal et par des responsables politiques israéliens, tandis que ses auteurs défendent leurs sources anonymes et leur démarche journalistique.
À cette controverse vient désormais s’ajouter une accusation extrêmement précise : 10 shekels pour chaque mort supplémentaire annoncé.
Si cette accusation est exacte, des preuves doivent pouvoir apparaître.
Si elle est fausse, les éléments permettant de le démontrer devraient également pouvoir être produits.
Pour l’instant, le public dispose surtout d’un homme masqué, d’un récit explosif et d’un enquêteur qui reconnaît ne pas avoir vérifié son témoin.
Dans une affaire où chacun accuse l’autre de manipuler la réalité, une seule chose peut réellement faire la différence : les preuves.

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Fauda saison 5 : l'accusation d'indécence de Libération ne résiste pas aux faits

 Fauda saison 5 : l'accusation d'indécence de Libération ne résiste pas aux faits

Libération juge Fauda saison 5 indécente sur le 7 octobre. Les faits montrent l'inverse : la série a tout minimisé face à la réalité documentée.

Fauda saison 5 : pourquoi l'accusation d'indécence de Libération ne tient pas

Libération juge la saison 5 de Fauda indécente dans sa représentation du 7 octobre, notamment dans les épisodes 7 et 8. L'examen des scènes réellement diffusées sur Netflix montre l'inverse : la série a choisi la retenue là où la réalité documentée dépassait de loin ce qui apparaît à l'écran.

Que reproche Libération à Fauda saison 5 ?

Dans sa critique du 8 septembre intitulée "En intégrant le 7 octobre, la saison 5 de Fauda entre dans la bataille des récits", Libération reproche à la série, portée par Lior Raz et disponible en France sur Netflix depuis le 8 septembre, un manque de pudeur. Les épisodes 7 et 8 reconstituent l'attaque du 7 octobre à travers le personnage d'Eli et de sa famille, avec l'exécution de ses deux enfants par des terroristes puis le viol de sa femme par le commandant du commando avant son assassinat. C'est cette séquence que le journal qualifie d'indécente.

Ce que la série n'a pas montré

Vivre en Israël et avoir traversé le 7 octobre donne une mesure précise de l'écart entre la fiction et les faits documentés. Rien, dans les épisodes visés par Libération, ne montre les viols collectifs suivis d'immolations, les mutilations génitales, les yeux arrachés, les mains et les pieds d'enfants tranchés, ou les corps de femmes éventrées.
Le site 7octobre2023.org, qui rassemble les témoignages et documents établis sur cette journée, permet à quiconque de vérifier l'ampleur de ce qui a été délibérément écarté du scénario. Fauda a choisi de transmettre un ressenti, celui de la terreur et du traumatisme, sans reconstituer les actes les plus barbares commis ce jour-là.

Pourquoi l'accusation d'indécence ne tient pas face aux faits

Libération juge la scène indécente parce qu'elle montre l'exécution des enfants d'Eli et le viol suivi du meurtre de sa femme. Mais ces images ne représentent qu'une infime partie de ce qui s'est réellement passé le 7 octobre, comme le documente 7octobre2023.org.
La série n'a rien inventé ni exagéré, elle a choisi de montrer très peu par rapport à la réalité. Accuser Fauda d'indécence revient à lui reprocher d'avoir évoqué le 7 octobre, pas d'en avoir trop montré.

Le vrai sujet que Libération évite

Qualifier d'indécente une scène qui se limite à l'exécution d'enfants et au viol suivi du meurtre d'une mère pose la question de ce que Libération aurait attendu d'une représentation jugée pudique. La retenue éditoriale du journal sur les termes employés pour décrire les crimes du 7 octobre, constatée depuis trois ans dans sa couverture du conflit, éclaire davantage cette critique que la série elle-même.

Ce que Fauda a réellement choisi de taire

Fauda saison 5 n'a pas franchi la ligne de l'indécence, elle s'est arrêtée bien en deçà de ce que les faits documentés auraient permis de montrer. L'accusation de Libération repose sur une lecture qui ignore l'écart entre la scène diffusée et la réalité attestée par les sources disponibles, notamment 7octobre2023.org. Le vrai manque de pudeur n'est pas dans ce que Fauda a montré à l'écran, mais dans ce que le Hamas et des civils palestiniens ont fait subir à des civils israéliens innocents.

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Massacres et pogroms des Juifs : 2 483 crimes recensés, 33 siècles de haine mis à nu sur Zakhor.ai

Massacres et pogroms des Juifs : 2 483 crimes recensés, 33 siècles de haine mis à nu sur Zakhor.ai

 

Massacres des Juifs et pogroms à travers l'histoire : le catalogue qui construit la mémoire juive

2 483 pogroms et massacres des Juifs, de l'Égypte pharaonique aux attentats de 2025, sans oublier le pogrom du 7 octobre 2023 en Israël, sont aujourd'hui recensés ligne par ligne sur Zakhor.ai. Ce travail de mémoire juive, unique par son ampleur, appelle chacun à y ajouter le nom de sa propre communauté.

Un catalogue des massacres des Juifs sans précédent

Sur Zakhor.ai existe désormais une page qui ne se lit pas d'une traite : Massacres et pogroms. Elle recense, événement après événement, ce qui a été fait aux Juifs parce qu'ils étaient juifs. Pour chaque entrée, une date, un lieu, un bilan, établis à partir des sources historiques disponibles.

Le compteur affiche aujourd'hui 2 483 événements. Trente-trois siècles d'histoire y sont couverts, depuis l'ordre d'infanticide de Pharaon, douze siècles et demi avant notre ère, jusqu'aux attentats de 2025. Près d'une centaine de pays et territoires sont représentés.
Le chiffre donne le vertige, et il reste pourtant incomplet : des milliers d'épisodes locaux ne survivent que dans une ligne de chronique, ou ont disparu de toute mémoire écrite. Pour la Shoah seule, chaque bourgade d'Europe de l'Est a connu sa propre Aktion, et seuls les sites et opérations majeurs figurent dans la liste actuelle.

C'est pourquoi la plateforme fait appel à chacun. Une archive familiale, un livre du souvenir, l'histoire orale d'une communauté suffisent à proposer un événement manquant depuis la page elle-même. Chaque contribution est relue avant publication. Chaque ligne ajoutée redonne un nom à une communauté effacée.

Ce que révèlent les pogroms recensés depuis trois mille ans

Mis bout à bout, ces 2 483 événements dessinent une mécanique qui se répète, d'un siècle et d'un continent à l'autre, avec une régularité glaçante.

Une accusation précède presque toujours le massacre : un incendie imputé à Antioche en l'an 70, un enfant prétendument assassiné à Norwich en 1144 puis à Blois, Fulda, Lincoln et Trente, une hostie profanée, des puits empoisonnés en 1321 puis en 1348. L'accusation est absurde, mais on la « prouve » sous la torture avant de la faire circuler de ville en ville.

Une crise précède presque toujours la violence : peste, guerre civile, croisade, mort d'un roi, changement de dynastie. À Strasbourg, en février 1349, la communauté est brûlée deux jours avant que la peste n'atteigne seulement la ville. Le bouc émissaire n'attend pas la catastrophe, il la précède.

Le calendrier et l'argent reviennent sans cesse. Les violences éclatent volontiers à la Semaine sainte, un jour de chabbat ou de fête. Et la dette apparaît presque toujours en arrière-plan : à York en 1190, les émeutiers brûlent les registres de créances dans la cathédrale, juste après avoir exterminé la communauté.

Le pouvoir se montre ambivalent. Des évêques et des princes protègent, parfois au péril de leur propre autorité. Mais les mêmes souverains taxent, confisquent, expulsent, rappellent contre rançon puis expulsent à nouveau. Quand la foule gronde, la protection cède presque toujours. Le refuge devient alors un piège : à Worms, Mayence, York ou Nemirov, le palais de l'évêque ou la tour du château, censés protéger, deviennent le lieu même du massacre.

Tout commence par le marquage : la rouelle, le vêtement distinctif, le mellah, le ghetto préparent le terrain. Et certaines villes sont frappées encore et encore : Kitzingen, en Franconie, voit sa communauté détruite trois fois en un demi-siècle, à chaque fois reconstruite par des Juifs revenus.

Le foyer de la violence se déplace à travers les âges, de la Judée romaine à la Rhénanie des croisades, puis à l'Espagne de 1391 et 1492, à l'Ukraine de 1648 et 1768, à l'Empire russe, à l'Europe entière, au monde arabe, et enfin au terrorisme mondialisé d'aujourd'hui. Il suit les exilés vers leurs refuges successifs. Les justifications changent, théologiques puis économiques puis raciales puis politiques, mais la mécanique demeure identique.

Pourquoi la mémoire juive ne peut pas être sélective

On pourrait objecter que la mémoire devrait célébrer la vie plutôt que compter les morts. Mais dans la tradition juive, le commandement de mémoire n'a jamais été sélectif.

Zakhor, souviens-toi : le verbe traverse la Bible comme un fil conducteur. Au Deutéronome, il s'applique précisément au souvenir d'une agression, celle d'Amalek, à travers deux injonctions pour un même devoir, l'une active et l'autre négative. Se souvenir du mal subi n'est pas une complaisance, c'est une obligation.

Le peuple juif l'a traduit en pratiques concrètes à chaque génération. Après les massacres rhénans de 1096, les communautés composent la prière Av HaRahamim, encore récitée chaque chabbat dans les synagogues ashkénazes.
Des Memorbücher consignent les noms des martyrs pour qu'ils soient lus à voix haute.
Après le bûcher de Blois en 1171, Rabbenou Tam institue un jeûne le 20 Sivan, renouvelé par le Conseil des Quatre Pays après 1648.
La liturgie de Yom Kippour pleure les dix martyrs de l'époque d'Hadrien, et les kinot de Tisha beAv, jour auquel se rattache aussi l'expulsion d'Espagne, rassemblent en une seule journée de deuil des siècles de destructions.
Au vingtième siècle, les survivants ont écrit des centaines de livres du souvenir, les Yizker-bikher, un par shtetl anéanti. Le catalogue de Zakhor.ai s'inscrit modestement dans cette même lignée.

Se souvenir, c'est d'abord rendre un nom à ce que le bourreau voulait effacer. C'est ensuite comprendre : les schémas révélés par ce catalogue, l'accusation fantasmatique, la crise, le bouc émissaire, la protection qui cède, se reconnaissent encore aujourd'hui.
La mémoire est une forme de vigilance. C'est enfin refuser le dernier mot au persécuteur, car oublier les victimes reviendrait à les tuer une seconde fois.

Une précaution s'impose toutefois. L'historien Salo Baron mettait en garde contre une conception larmoyante de l'histoire juive, qui la réduirait à une suite de malheurs. Il avait raison : ce catalogue n'est pas l'histoire juive, il en est l'ombre portée. C'est pourquoi il voisine sur Zakhor.ai avec les familles, les généalogies et les grands livres, c'est-à-dire avec la vie elle-même.

Comment les massacres des Juifs ont façonné le judaïsme

Il existe une raison plus profonde encore de se souvenir. On ne comprend ni la pensée juive, ni la sociologie juive, ni sans doute le judaïsme tel qu'il se pratique aujourd'hui, sans ces événements. Le judaïsme n'a pas été « fait » par les persécutions, mais il a répondu à chacune d'elles, et ses réponses l'ont transformé.

Quand Rome rase le Temple en l'an 70 puis écrase Bar Kokhba, les sages de Yavné font le choix de la reconstruction par l'étude : la prière remplace le sacrifice, la synagogue remplace le Temple, la mise par écrit de la Mishna puis du Talmud répond en partie à la peur de voir la tradition orale se perdre dans la tourmente.
Sous les persécutions d'Hadrien, les sages réunis à Lod fixent les limites du martyre et font naître le Kiddouch ha-Chem comme catégorie de la loi juive ; mille ans plus tard, Maïmonide répondra de la même manière aux conversions forcées almohades.

Après l'expulsion d'Espagne en 1492, les exilés se retrouvent à Safed, où Joseph Karo compose le Choulhan Aroukh, code qui unifie encore aujourd'hui la pratique juive, tandis qu'Isaac Louria y élabore une kabbale de la réparation du monde que l'historien Gershom Scholem a lue comme une réponse au traumatisme de l'exil.

Les massacres de 1648 laissent le monde juif d'Europe orientale exsangue, ouvrant la voie à la ferveur messianique de Sabbataï Tsvi puis, dans les mêmes terres meurtries, à la naissance du hassidisme.
Après les pogroms russes de 1881, plus de deux millions de Juifs quittent l'Europe orientale ; Léon Pinsker publie Autoémancipation en 1882, les premiers pionniers partent pour la Palestine, et le poème de Bialik après le pogrom de Kichinev en 1903 nourrit l'autodéfense juive.
Le sionisme politique n'est pas réductible à une réponse aux persécutions, mais il en reste inséparable. Après la Shoah, l'État d'Israël naît trois ans après la libération des camps, tandis que la philosophie juive se reconstruit autour de la catastrophe, entre le « 614ᵉ commandement » d'Emil Fackenheim et le témoignage devenu vocation chez Elie Wiesel.

Ces épreuves ont aussi façonné une véritable sociologie de la survie.
Une communauté expulsée ne peut emporter ses terres, elle emporte son savoir, d'où la valeur accordée à l'étude et aux métiers transportables.
Une minorité menacée s'organise en kehila, avec ses caisses, sa justice, sa solidarité, et fait du rachat des captifs une obligation prioritaire.

L'Alliance israélite universelle naît en 1860 dans le sillage de l'affaire de Damas et de l'affaire Mortara.
La géographie juive elle-même, de Salonique à Amsterdam, de la Pologne à New York et Tel-Aviv, dessine une carte des refuges successifs.
L'historien Yosef Hayim Yerushalmi a analysé cette recherche séculaire de la protection du pouvoir central contre la foule, cette « alliance royale » dont la faillite au vingtième siècle fut tragique.
C'est d'ailleurs à Yerushalmi, et à son ouvrage Zakhor, que le site doit son nom : il y montrait que le peuple juif a longtemps entretenu moins une histoire qu'une mémoire, liturgique, rituelle, collective. Le catalogue de Zakhor.ai tente de réconcilier les deux, en apportant la rigueur de l'historien, dates, lieux, bilans jamais arrondis, au service d'une mémoire qui refuse l'oubli.

Participez à la mémoire juive : ajoutez le nom manquant

Ce catalogue de pogroms et de massacres des Juifs ne sera jamais complet, et c'est précisément pour cela qu'il doit rester vivant. Parcourez-le. Cherchez-y la ville de vos ancêtres. Et si un nom manque, si une date ou une communauté échappe encore à la liste, proposez-la sur Zakhor.ai.

Chaque ligne ajoutée répond, à travers les siècles, à l'injonction la plus ancienne de la tradition juive.

Zakhor. Souviens-toi.

Participer à la construction de ce catalogue en vous inscrivant 

 

À Paris, le drapeau israélien vandalisé ne sera pas remplacé : La France capitule

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Drapeau israélien vandalisé à Paris : Israël dénonce, la France se tait

Le drapeau israélien vandalisé à la Bastille ne sera pas remplacé. L'ambassade d'Israël dénonce une capitulation face à un acte antisémite

 Drapeau israélien vandalisé à Paris : l'ambassade dénonce une capitulation face à un acte antisémite

Le drapeau israélien vandalisé à Paris ne sera pas remplacé. Place de la Bastille, au cœur d'une installation célébrant l'unité des nations, le drapeau d'Israël a été arraché puis effacé plutôt que restauré. Un acte que l'ambassade d'Israël en France qualifie sans détour de geste antisémite.

 Un acte antisémite au cœur de la Paris Design Week

L'installation « La Re-prise de la Bastille », présentée dans le cadre de la Paris Design Week, réunissait les drapeaux de tous les États membres et observateurs de l'ONU, confectionnés à partir de vêtements recyclés par les artistes Claire Renard et Jean-Sébastien Blanc. Un seul emblème a été pris pour cible dans cet espace pourtant placé sous surveillance : celui d'Israël. La dégradation du drapeau israélien à Paris n'a rien d'un fait divers isolé. Elle vise le seul drapeau juif présent dans une œuvre censée célébrer l'unité entre les peuples.

 L'ambassade d'Israël propose un nouveau drapeau, la France refuse

Face à cette dégradation ciblée, l'ambassade d'Israël en France a immédiatement proposé de fournir un nouveau drapeau aux dimensions requises. La Ville de Paris, le Centre des monuments nationaux, la Paris Design Week et les artistes eux-mêmes ont préféré laisser l'emplacement vide, invoquant la crainte de nouvelles dégradations. Un choix qui revient à céder devant ceux qui ont voulu faire disparaître la présence d'Israël de l'espace public parisien.

 Pourquoi l'ambassade d'Israël parle de capitulation

Dans un communiqué, l'ambassade d'Israël en France qualifie ce choix de « capitulation inacceptable ». En effaçant le drapeau israélien plutôt qu'en le remplaçant, les institutions françaises accordent aux auteurs de cet acte antisémite exactement ce qu'ils recherchaient. L'ambassade réclame une enquête pour identifier les responsables et comprendre comment un site sous surveillance a pu être profané sans réaction immédiate.

 Un nouveau renoncement français face à l'antisémitisme

Cette affaire du drapeau israélien vandalisé à Paris illustre un pays qui, face à la haine antisémite montante, choisit trop souvent l'esquive plutôt que la fermeté.
Quel message envoie-t-on à ceux qui s'en prennent aux symboles juifs, sinon qu'il suffit de s'attaquer à un drapeau israélien pour obtenir sa disparition définitive ? La France affiche ses valeurs de tolérance sur le papier, mais recule quand il s'agit de défendre concrètement la présence d'Israël dans l'espace public.

Ce que révèle l'affaire du drapeau de la Bastille

Une offre de réparation immédiate, refusée. Une administration qui préfère la disparition du symbole juif à sa protection. Une ambassade contrainte de rappeler publiquement à la France ses obligations face à un acte antisémite. Tant que ce type de renoncement restera sans conséquence, les prochains actes de ce genre ne se feront pas attendre.

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