Claudine Douillet

Claudine Douillet,st fondatrice, gérante et rédactrice en chef d'Alliance, premier magazine juif francophone créé sur le web en 1996. Depuis près de trente ans, elle dirige la ligne éditoriale du titre, en assurant une veille quotidienne de l'actualité israélienne et juive internationale, traduite et adaptée pour le lectorat francophone.
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Les articles de Claudine Douillet

7 octobre : les écoutes téléphoniques qui accablent un terroriste et sa femme réfugiés en Louisiane

7 octobre : les écoutes téléphoniques qui accablent un terroriste et sa femme réfugiés en Louisiane

7 octobre : les écoutes téléphoniques qui accablent un terroriste et sa femme réfugiés en Louisiane

Des transcriptions d'appels interceptés le matin du 7 octobre viennent d'être versées à un dossier judiciaire américain.
On y entend des membres d'un commando gazaoui rire et se féliciter en direct de l'attaque, tout en anticipant froidement les destructions à venir sur Gaza

L'accusé et son dossier

Mahmoud Amin Ya'qub Al-Muhtadi, 33 ans, arrêté en octobre 2025 à Lafayette en Louisiane où il travaillait dans un restaurant, est accusé d'avoir participé au massacre du 7 octobre au sein des Brigades de résistance nationale, branche armée du Front démocratique de libération de la Palestine. Inculpé pour soutien matériel au terrorisme ayant entraîné la mort et pour fraude au visa, il encourt la perpétuité. Il a plaidé non coupable. La procureure générale Pam Bondi l'avait qualifié de « monstre » lors de son arrestation.

Ce que révèlent les écoutes

À 8h12 le 7 octobre, Al-Muhtadi appelle un complice pour lui dire que « les frontières sont ouvertes ». Une demi-heure plus tard, il rit avec un autre interlocuteur et lance sa phrase la plus glaçante : « D'ici cet après-midi, la moitié de Gaza sera perdue, il ne restera rien à part mon kiosque. »
Il évoque les Israéliens « encore ivres » de leur fête de Simhat Torah, plaisante sur les otages déjà capturés, qu'il qualifie de « bon jeu », puis se projette sur une possible « troisième guerre mondiale » impliquant la Syrie et le Liban.
À 9h33, il annonce en riant être entré en Israël et ordonne aux siens d'éteindre leurs téléphones. Son portable se connectera peu après à une antenne près de Kfar Aza.

Improvisation et logistique de commando

Entre deux plaisanteries, les appels révèlent surtout l'amateurisme des préparatifs : recherche d'un poste à souder, manque de place dans le véhicule, hésitation à fermer les commerces. Un membre du groupe dit rejoindre Israël sans arme, faute d'en avoir trouvé une.

Kfar Aza, cible privilégiée

Ce kibboutz de 950 habitants a été submergé en moins d'une heure par 250 terroristes, qui y ont tué 62 résidents et 18 membres des forces de sécurité, et enlevé 19 civils.
Le dossier y rattache aussi le meurtre de Joshua Mollel, étudiant tanzanien tué à l'arme blanche puis par balle par un membre du commando.

Un sentiment d'impunité aux États-Unis

Entré aux États-Unis en septembre 2024 via Dallas avec un visa frauduleux, Al-Muhtadi écrit sur Facebook à un proche qui le met en garde contre la surveillance : « Il y a la démocratie ici, il y a la liberté. »

Son épouse également inculpée

Nieama Hsnein Al-Ghazzawi, citoyenne américaine, est poursuivie pour fraude au visa : elle aurait sciemment menti sur l'appartenance de son mari au groupe armé et organisé une cagnotte GoFundMe ayant récolté plus de 13 000 dollars pour financer son départ vers les États-Unis.

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7 octobre : l'exfiltration d'une haute responsable du Shin Bet piégée dans un kibboutz de Gaza

7 octobre : l'exfiltration d'une haute responsable du Shin Bet piégée dans un kibboutz de Gaza

 

Elle savait que si le Hamas la capturait vivante, ses propres collègues auraient dû la tuer. Deux ans après le 7 octobre, une haute responsable du Shin Bet, prise au piège dans un kibbutz de la ceinture de Gaza, raconte pour la première fois à visage découvert la course contre la montre menée par des combattants d'élite pour l'exfiltrer avant qu'elle ne tombe entre les mains des terroristes, sans jamais sacrifier les familles retranchées dans leurs abris.

Une menace jugée existentielle pour la sécurité de l'État

C'est une histoire restée scellée pendant deux ans. Ce mercredi soir, après le journal principal de Kechet 12, une responsable du Shin Bet a accepté de témoigner à visage découvert sur les événements du 7 octobre 2023. Ce jour-là, elle résidait dans un kibbutz situé sur la frontière avec Gaza, en pleine zone d'invasion des commandos du Hamas. Sa fonction au sein du renseignement intérieur israélien faisait d'elle une cible d'une valeur inestimable pour les terroristes, et sa capture vivante aurait constitué, selon les mots mêmes des responsables sécuritaires interrogés, un désastre stratégique pour Israël.

Le témoignage a été recueilli pour "Uvda", l'émission d'investigation phare de la journaliste Ilana Dayan, diffusée sur Kechet 12.

L'ancien chef de la division Sud du Shin Bet, qui s'exprime lui aussi dans le document, résume l'enjeu en une comparaison saisissante. Selon lui, la perdre équivaudrait à voir le chef de la division de reconnaissance d'AMAN, le renseignement militaire, tomber aux mains de l'ennemi. Il insiste sur l'ampleur des connaissances que détenait cette femme, sur son niveau d'accès et sur l'intimité de ses liens avec des dossiers sensibles, autant d'éléments qui faisaient d'elle ce que le jargon sécuritaire israélien appelle un "actif à extraction obligatoire".

"Il était clair pour tout le monde qu'il aurait fallu me tuer"

Le témoignage de la commandante elle-même donne la mesure du danger qu'elle représentait à ses propres yeux. Elle explique avoir compris, dès les premières heures de l'attaque, que sa capture vivante n'était pas une option envisageable pour ses collègues. Sa phrase, reprise par plusieurs médias israéliens ce mercredi, est sans détour : si elle tombait aux mains du Hamas, il aurait fallu la tuer plutôt que de la laisser être emmenée à Gaza, tant les informations qu'elle détenait auraient pu, entre les mains des terroristes, causer un dommage considérable à la sécurité d'Israël.

Ce niveau de lucidité, exprimé à froid deux ans après les faits, donne une idée du degré de préparation mentale exigé des agents de haut rang du renseignement israélien confrontés à un scénario d'enlèvement. Le document rappelle que cette réalité n'était pas propre à cette seule commandante, mais qu'elle s'imposait à tout officier détenant un niveau d'habilitation comparable, présent ce jour-là dans les kibboutzim de la ceinture de Gaza.

Un combattant de l'unité Tequila raconte l'arbitrage impossible

Le récit prend une dimension supplémentaire grâce au témoignage d'un combattant de l'unité Tequila, une unité d'intervention conjointe entre le Shin Bet et la police, aujourd'hui réserviste après avoir combattu ce jour-là. Il décrit une mission aux priorités contradictoires, où il fallait à la fois organiser au plus vite l'exfiltration de la commandante et, simultanément, porter secours à des familles retranchées dans leur pièce sécurisée, en train de résister physiquement aux terroristes qui tentaient d'en forcer la porte.

Selon son témoignage, la doctrine adoptée sur le terrain était claire : la commandante devait sortir le plus tôt possible et ne devait en aucun cas tomber entre les mains du Hamas, tant la quantité d'informations sensibles qu'elle détenait rendait sa capture inacceptable. Mais il précise aussitôt que cette exfiltration ne pouvait pas se faire au détriment des familles en danger immédiat de mort, en train de lutter physiquement contre des terroristes cherchant à pénétrer dans leur abri. La priorité, insiste-t-il, restait la vie des civils avant toute autre considération opérationnelle, y compris la protection d'un actif stratégique du renseignement.

Un document qui éclaire les arbitrages du 7 octobre

Ce témoignage vient s'ajouter à la masse déjà considérable de récits individuels publiés depuis deux ans sur les événements du 7 octobre, mais il apporte un éclairage rare sur la manière dont les unités d'élite israéliennes ont dû hiérarchiser leurs interventions en temps réel, au cœur du chaos, entre la protection d'agents détenteurs de secrets d'État et le sauvetage de civils en danger de mort immédiat. Il illustre aussi la nature des dilemmes auxquels ont été confrontés, dans les toutes premières heures de l'invasion, des combattants souvent livrés à eux-mêmes, sans chaîne de commandement clairement établie.

L'identité complète de la commandante n'a pas encore été rendue publique au moment de la diffusion, l'interview mettant l'accent sur son parcours et sur la reconstitution des événements plutôt que sur les détails biographiques permettant de l'identifier précisément. Le document devait être diffusé ce mercredi soir sur Kechet 12, immédiatement après le grand journal télévisé de la chaîne.

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Rabbi Meïr Baal Haness : vos dons en France arrivent-ils vraiment jusqu’à sa tombe à Tibériade ?

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Rabbi Meïr Baal Haness : tombe à Tibériade, bénédictions, dons et collectes en France

Rabbi Meïr Baal Haness est l’un des tsadikim les plus vénérés du judaïsme séfarade. Son nom est associé depuis des générations aux miracles, à la prière et à la tsédaka. Mais derrière les caisses de Rabbi Meïr, les demandes de bénédiction et les collectes organisées en France, une question essentielle mérite d’être posée : lorsque vous donnez « pour Rabbi Meïr », qui reçoit réellement votre don et qui accomplit la prière demandée sur sa tombe à Tibériade ?
Bénédictions sur sa tombe et dons assurés en Israël , à Tibériade, une seule adresse https://www.benediction-rabbimeir.com/

Qui était Rabbi Meïr Baal Haness ?

Rabbi Meïr fut l’un des plus grands maîtres de la Michna et du Talmud, au IIe siècle de l’ère commune. Disciple de Rabbi Akiva, il appartient à cette génération de sages qui ont assuré la transmission de la Torah après les grandes persécutions romaines.

Le Talmud rapporte l’immense profondeur de son enseignement. Rabbi Yéhouda Hanassi, son élève, reconnaissait lui-même la difficulté de saisir toute l’étendue de son savoir.
Une tradition rapporte également que Rabbi Meïr descendait d’une famille de convertis liée à l’empereur romain Néron.
Mais c’est surtout son intervention pour sauver sa belle-sœur emprisonnée par les Romains qui a marqué la mémoire populaire. Pour convaincre le gardien de la libérer, Rabbi Meïr lui promit qu’en cas de danger il prononcerait la formule « Élaha deMeïr Anéni », « Dieu de Meïr, réponds-moi ».
Le gardien accepta. La suite de l’histoire donnera à Rabbi Meïr son surnom : Baal Haness, le maître du miracle.
Depuis, cette formule accompagne des générations de fidèles qui invoquent le mérite du tsadik dans les moments d’épreuve.

« Élaha deMeïr Anéni » : pourquoi cette phrase est-elle encore prononcée aujourd’hui ?

Dans les familles séfarades, et particulièrement chez les Juifs originaires de Tunisie, « Élaha deMeïr Anéni » n’est pas une formule oubliée dans un livre ancien.
Elle appartient au quotidien.
On la prononce lors d’une difficulté, pour accompagner une prière, lors d’un événement familial ou au moment de déposer une pièce dans une caisse de tsédaka dédiée à Rabbi Meïr.
Cette pratique explique aussi la longévité d’une tradition qui associe étroitement Rabbi Meïr Baal Haness, la prière, le miracle et la charité.
Le don n’est donc pas simplement financier. Il s’inscrit dans une tradition religieuse où la tsédaka devient elle-même un acte accompli au mérite du tsadik.

Pourquoi Rabbi Meïr occupe une place particulière chez les Juifs de Tunisie

L’attachement des Juifs tunisiens à Rabbi Meïr Baal Haness possède une histoire particulière.
À Djerba, le calendrier des pèlerinages et des commémorations associe traditionnellement Rabbi Meïr Baal Haness à Rabbi Shimon Bar Yohaï.
La célébration de Rabbi Meïr intervient autour du 14 Iyar, avant les cérémonies liées à Lag Baomer.
Pendant des générations, cette tradition a mêlé prière, pèlerinage, transmission familiale et tsédaka.
Dans de nombreux foyers tunisiens, la boîte de Rabbi Meïr était une présence familière. On y déposait une pièce à l’occasion d’une naissance, d’une réussite, d’une difficulté ou simplement par habitude familiale.
Ce geste a survécu à l’exil et à la dispersion des communautés.
Des familles installées en France, en Israël ou ailleurs continuent aujourd’hui encore à donner au mérite de Rabbi Meïr.

La tombe de Rabbi Meïr Baal Haness se trouve à Tibériade

La tombe de Rabbi Meïr se trouve en Israël, à Tibériade, au bord du lac de Galilée, sur le site associé à l’ancienne Hamat.
Pour les fidèles qui souhaitent associer une prière, une bougie ou une demande de bénédiction au mérite de Rabbi Meïr, ce lieu constitue naturellement le point central de cette tradition.
C’est aussi ici que se pose une question devenue particulièrement importante avec la multiplication des collectes sur Internet :
qui accomplit réellement à Tibériade ce que le donateur français pense avoir demandé ?
Une association située à Paris peut collecter un don pour elle-même sans aucun doute.
 Mais elle ne peut pas, matériellement, être présente simultanément sur la tombe de Rabbi Meïr.

Pour ne pas vous tromper Alliance a créer sur la demande de l'institution de la Tombe de Rabbi Meîr le site pour demande de bénédictions et de dons avec un lien via whats app pour un interlocuteur en français , Sarah .
Alliance se porte garant des bénédictions physiques sur la tombe de Rabbi Meîr
Voici le lien : https://www.benediction-rabbimeir.com/

Rabbi Meïr Baal Haness : le problème des collectes en France

Le succès populaire de Rabbi Meïr Baal Haness a entraîné la création de nombreuses collectes, associations et structures utilisant son nom en France.
Le problème n’est pas l’existence de ces organismes.
Le problème commence lorsque le donateur ne sait plus exactement qui reçoit son argent et qui exécute l’action annoncée.
Lorsqu’une collecte propose une bougie allumée sur la tombe de Rabbi Meïr, une lecture de Tehilim, une prière nominative ou une demande de bénédiction à Tibériade, quelques questions devraient systématiquement être posées :
Qui reçoit juridiquement le don ?
Quelle institution en Israël reçoit les fonds ?
Qui se trouve réellement sur place à Tibériade ?
Qui récite les noms des donateurs ?
Qui allume les bougies ?
Quel est le lien entre l’organisme français et l’institution présente sur le site de la tombe ?
Ce ne sont pas des questions de méfiance. Ce sont des questions de transparence.

Donner pour Rabbi Meïr : à qui va réellement votre tsédaka ?

La tradition de Rabbi Meïr Baal Haness est historiquement indissociable de la tsédaka.
C’est même l’un des éléments les plus importants de sa mémoire religieuse : donner en son mérite pour venir en aide aux nécessiteux.
Depuis des générations, des caisses portant son nom ont permis de soutenir des populations pauvres en Terre d’Israël.
Le sens du geste est donc très concret.
Le donateur ne remet pas seulement de l’argent « pour obtenir un miracle ». Il accomplit une mitzvah de tsédaka en associant son acte au mérite d’un grand sage.
C’est pourquoi la destination des fonds est essentielle.
Un don destiné à la tsédaka doit pouvoir être suivi.
Et lorsqu’une demande est présentée comme étant accomplie sur la tombe de Rabbi Meïr à Tibériade, le donateur doit pouvoir comprendre comment cette demande arrive effectivement jusqu’au lieu saint.

Institution française ou institution de Tibériade : pourquoi cette distinction compte

C’est ici que la confusion devient problématique.
Le nom Rabbi Meïr Baal Haness peut apparaître sur une association, une caisse, une campagne de financement ou une plateforme de dons. Mais le nom du tsadik ne suffit pas, à lui seul, à établir le lien entre cette structure et les institutions qui agissent à Tibériade.
Deux organismes peuvent utiliser le même nom sans pour autant être juridiquement ou financièrement liés.
Pour le donateur, la différence est fondamentale.
Donner à une structure française qui utilise le nom de Rabbi Meïr n’est pas  la même chose que donner directement à une institution située en Israël avec un interlocteur français.
La transparence consiste donc à ne pas laisser croire qu’un nom commun équivaut automatiquement à une affiliation.

Les bénédictions sur la tombe de Rabbi Meïr : une question de confiance

La demande de bénédiction constitue aujourd’hui une part importante des collectes liées à Rabbi Meïr Baal Haness.
Un fidèle peut souhaiter faire lire son nom, celui d’un proche, demander une prière pour la santé, la réussite, la naissance d’un enfant ou la résolution d’une difficulté.
Dans ce cas, le lieu prend évidemment toute son importance.
Si le donateur pense que sa demande sera déposée sur la tombe de Rabbi Meïr à Tibériade, il est légitime qu’il sache qui la transmet et qui l’accomplit.
Plus le circuit est long, plus il devient difficile pour le donateur de distinguer ce qui relève de la collecte, de la transmission de la demande et de son exécution sur place.
La confiance est indispensable. La transparence l’est tout autant.

Pourquoi revenir directement à Tibériade ?

Pour ceux qui souhaitent associer leur don et leur prière directement au lieu où repose Rabbi Meïr Baal Haness, le choix d’un canal clairement identifié permet de réduire les intermédiaires.
Il faut alors vérifier précisément l’identité de l’organisme bénéficiaire, son lien avec le site de Tibériade et la destination des fonds.
Certaines plateformes internationales permettent également à des donateurs français de contribuer à des organismes israéliens tout en bénéficiant, selon les conditions applicables, de dispositifs fiscaux adaptés.
L’important est de ne pas confondre facilité de paiement, utilisation du nom de Rabbi Meïr et lien institutionnel réel.

Rabbi Meïr Baal Haness : une tradition qui mérite la transparence

Le succès de Rabbi Meïr Baal Haness ne doit rien au hasard.
Son nom traverse les siècles parce qu’il réunit trois dimensions profondément ancrées dans la tradition juive : la Torah, la prière et la tsédaka.
Chez les Juifs tunisiens, cette mémoire possède en outre une dimension familiale exceptionnelle. Une petite caisse dans une maison, une pièce déposée dans un geste presque machinal, quelques mots prononcés dans l’espoir d’une délivrance : « Élaha deMeïr Anéni ».
Mais une tradition aussi forte mérite d’être protégée de la confusion.
Lorsqu’un organisme français utilise le nom de Rabbi Meïr Baal Haness pour collecter des fonds ou proposer des prières à Tibériade, le donateur doit pouvoir savoir précisément qui collecte, qui reçoit et qui agit sur place.
C’est finalement la question la plus simple qui soit :
quand je donne au nom de Rabbi Meïr, où va mon don et qui accomplit ma demande ?
Pour une tradition vieille de près de deux millénaires, exiger cette réponse n’a rien d’excessif.
C’est au contraire la meilleure manière de respecter le nom de Rabbi Meïr Baal Haness.
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« JUIF ! » de Nicolas CROCHOT

« JUIF ! »

 

Je suis un incroyant, mais j'ai reçu le baptême ; ainsi je suis catholique. Le christianisme est né du judaïsme et en cela je suis un enfant du judaïsme.

JE SUIS JUIF !

Ce message n'est pas celui d'un Juif, mais celui d'un Chrétien.

Je l'affirme sans précaution oratoire : je suis Chrétien de religion, mais Juif de cœur, et je t'écris depuis ce pays des droits de l'Homme qui s'est montré complice de la Shoah.

Être Juif durant la Shoah, c'était l'extermination pensée, organisée, industrialisée, méthodique, jusqu'à l'effacement du souvenir.

Je n'ai pas hérité de la mémoire juive par le sang, ni porté un nom que mes ancêtres durent dissimuler pour survivre à l'atrocité perpétrée par le genre humain.

Être Juif aujourd'hui, c'est dangereux, c'est subir l'exil, être réduit au murmure et au silence, mais c'est aussi résister, se reconstruire, célébrer la vie, avoir des enfants, rire et chanter de nouveau, prier, avancer, se souvenir et ne jamais oublier.

Depuis 1948, Israël est un refuge arraché à l'inhumanité de l'Histoire et ne demande pas aux Juifs d'être reconnaissants.

C'est une terre imparfaite, sans cesse menacée, mais résistante au mal et résiliente face à la souffrance.

Je propose maintenant un exercice aux chrétiens et aux musulmans. Prononce ces mots à haute voix : CHRÉTIEN, JUIF, MUSULMAN.

Si le mot « JUIF » te met mal à l'aise lorsque tu le lis ou le prononces de vive voix, interroge ta conscience.

Personnellement, je le prononce à voix haute. JUIF ! Je le prononce sans malaise ni crainte.

Quiconque a un problème avec les Juifs a un problème avec moi. Quiconque est l'ennemi des Juifs est mon ennemi.

Je ne serai jamais un murmure complice ni un silence coupable. Je ne rendrai jamais invisible un peuple sommé de disparaître de la surface de la Terre, de sa Terre et qui répond obstinément par la vie.

À toi qui n'es pas Juif et qui crains de montrer ta solidarité : reste dans l'ombre, reste chez toi, prends un miroir et contemple la peur et ta complicité par le silence.

Le peuple juif ne te demande rien. Le peuple juif ne me demande rien, et pourtant je me lève et je fais un pas en avant, car je ne serai jamais de ceux qui regardent sans réagir.

Je ne serai jamais complice, jamais silencieux. Je ne suis pourtant pas courageux, mais la peur ne sauvera personne.

Chrétien, Musulman, où es-tu ? Attends-tu une manifestation de soutien au peuple juif pour te dissimuler dans l'anonymat de la foule ? Préfères-tu l'ombre d'un murmure ? Le silence coupable ?

Et si tu faisais preuve de courage en te déclarant Juif de cœur ? Ne serait-ce qu'une fois.

Amis Juifs, vous trouverez toujours en moi un soutien, un allié et un ami, chez moi un espace de repos, un lieu d'accueil, un refuge.

Mon entrée est ornée d'un boîtier de mezouza, en signe de reconnaissance. Mon lieu de vie contient une hanoukia, en signe de soutien. C'est peu, mais c'est important.

Me suis-je montré maladroit dans ce manifeste ? C'est possible. Ai-je été offensant ? Je veux croire que non.

Que puis-je attendre de ce message ? Du courage des Chrétiens et des Musulmans.

Nicolas CROCHOT

Les insolites de la semaine en Israël d'Alliance magazine du 16 septembre

Faits divers et insolites en Israël du magazine Alliance : édition du 16 septembre

Le Guinness boude Israël, puis change d'avis sous la pression
Depuis novembre 2023, l'organisme Guinness World Records refusait d'homologuer tout record tenté en Israël, invoquant le climat "sensible" de la guerre.
Le déclic est venu d'une association caritative israélienne, Matnat Chaim, qui voulait faire certifier un rassemblement de 2 000 donneurs de rein bénévoles à Jérusalem.
Sous la menace d'une action en justice pour discrimination, Guinness a repris les candidatures israéliennes le 15 janvier 2026.
Fin janvier, plus de 1 000 donneurs se sont effectivement réunis à Jérusalem pour ce record.
https://www.jpost.com/israel-news/article-884568

Un major de l'armée de l'air transforme des secrets militaires en gains sur une plateforme de paris en cryptomonnaies
Un acte d'accusation rendu public a révélé l'une des affaires les plus insolites jugées ces derniers mois par la justice israélienne. Un major de réserve de l'armée de l'air, présent lors d'un briefing classifié deux jours avant le début de l'opération Lion montant contre l'Iran en juin 2025, aurait averti un ami par WhatsApp que la frappe aurait lieu dans la nuit, lui conseillant d'augmenter significativement sa mise sur Polymarket, une plateforme de paris en cryptomonnaies où l'on pouvait parier sur la question « une opération militaire israélienne contre l'Iran aura-t-elle lieu avant juillet ? ». Le duo aurait empoché plus de 160 000 dollars sur ce seul pari, puis récidivé en septembre 2025 avec des informations sur une frappe au Yémen. Les deux hommes sont poursuivis pour transmission de secrets d'État, corruption et obstruction à la justice.
https://www.jpost.com/israel-news/crime-in-israel/article-891398

Les corbeaux qui terrorisent une crèche à Tel-Aviv
Une série d'attaques de corbeaux inquiète parents et enfants devant une école maternelle du centre de Tel-Aviv. Plusieurs personnes ont été blessées, dont une journaliste de la chaîne Kan, touchée au cuir chevelu. La municipalité renvoie la responsabilité vers l'Autorité israélienne de la nature et des parcs, invoquant un phénomène saisonnier lié à la protection des oisillons entre avril et juin.
https://fr.timesofisrael.com/tel-aviv-des-corbeaux-attaquent-des-enfants-et-des-adultes-dans-une-creche/

Deux fois en deux ans, les mêmes jumeaux deviennent pères le même jour dans le même hôpital
À la maternité de Shaare Zedek, à Jérusalem, le personnel a d'abord cru halluciner en voyant deux fois le même père se présenter le même jour. Moshe et Yosef Mizrahi, frères jumeaux, avaient déjà vécu cette coïncidence en 2024, lorsque leurs épouses avaient accouché de filles le même jour dans le même établissement. Début juin 2026, l'histoire s'est reproduite à l'identique, cette fois avec la naissance de deux garçons. La responsable du service maternité et nouveau-nés de l'hôpital a expliqué que le personnel évite habituellement de placer dans la même chambre des mères portant le même nom de famille pour prévenir tout risque de confusion, une précaution qui a pris tout son sens dans ce cas précis.
https://www.israelnationalnews.com/news/428413

Un hommage sous-marin, 115 ans après le naufrage d'un cargo britannique au large de Nahariya
Pendant des décennies, plongeurs et pêcheurs israéliens croyaient explorer l'épave d'un vieux navire turc au large de Nahariya, un nom resté collé à ce site sans que personne ne sache vraiment pourquoi. Des recherches archivistiques menées par le professeur Ehud Galili et le photographe sous-marin Amir Weizman ont révélé sa véritable identité : il s'agit de l'Ardo, un cargo charbonnier britannique parti de Newport avec 10 000 tonnes de charbon à destination de Haïfa, qui s'était échoué sur un récif lors d'une tempête en décembre 1911, provoquant la mort de sept marins. Mi-août 2026, une cérémonie a réuni sur le site, à une dizaine de mètres de profondeur, le vice-ambassadeur britannique en Israël Thomas Phipps et des plongeurs du club de Gesher Haziv, qui ont déposé une gerbe sur l'épave pour honorer la mémoire des disparus, plus d'un siècle après le naufrage.
https://www.ynetnews.com/article/rkinakvpfx

Un tunnel dissimulé dans une citerne antique, découvert près de Jérusalem
Ynet, Jerusalem Post — 11 septembre 2026

Le 28 août, la police des frontières a repéré, près des localités de Givon et Givat Zeev au nord-ouest de Jérusalem, un tunnel en cours de creusement partant du village palestinien d'Al-Jib. Ce qui rend l'affaire singulière : l'entrée du tunnel avait été dissimulée à l'intérieur d'une citerne à eau antique et asséchée, un stratagème qui a permis de masquer le bruit et la terre extraite pendant des semaines. Une expertise archéologique a été menée sur place pour comprendre comment le site avait été utilisé. Les creuseurs avaient déjà atteint un point situé à environ cinq mètres seulement de la barrière de sécurité. Un suspect a été arrêté en possession d'outils de creusement, et le tunnel a été définitivement scellé dans la nuit du 9 au 10 septembre par la police des frontières et l'armée.
https://www.ynetnews.com/article/ry7mnmxfzg

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NAZA : Pourquoi tant de bruit sur la riposte, si peu sur le 7 octobre qui l'a rendue nécessaire

NAZA : Pourquoi tant de bruit sur la riposte, si peu sur le 7 octobre qui l'a rendue nécessaire

Un film primé à Venise accuse Tsahal de tuer délibérément des civils à Gaza. Son réalisateur entretient depuis 2019 un partenariat assumé avec un responsable d'une organisation soupçonnée de liens avec le Hamas.
Trois ans après le 7 octobre, un film primé à Venise ressort l'argument des "dégâts collatéraux" pour accuser Tsahal de crimes de guerre.
Derrière ce procès, une seule question compte : pourquoi tant de bruit sur la riposte, et si peu sur le massacre qui l'a rendue nécessaire ?

Un film construit pour accabler, pas pour informer

"NAZA" a remporté le Prix spécial du jury à la Mostra de Venise samedi, après une ovation de vingt-cinq minutes qui en dit long sur le public auquel il s'adresse. Le film, réalisé par Yuval Abraham et Rachel Szor, s'appuie sur les témoignages anonymes de vingt-quatre militaires et agents du renseignement israéliens pour accuser Tsahal d'avoir sciemment tué un nombre disproportionné de civils à Gaza, en utilisant l'intelligence artificielle et la surveillance téléphonique pour cibler des proches du Hamas jusque dans leurs foyers.

Le titre du film reprend l'acronyme hébreu désignant, dans le jargon militaire israélien, le nombre de victimes civiles collatérales anticipées avant une frappe.

Le problème n'est pas que ce nombre existe. Le problème est de faire croire qu'un nombre nul serait possible, et que son existence prouve une intention criminelle.

Aucune armée au monde, confrontée à un ennemi qui se retranche systématiquement sous des habitations, des écoles et des hôpitaux, ne mène de guerre sans dommages collatéraux.

C'est précisément l'inverse qui devrait interroger : en trois ans de guerre contre une organisation qui utilise sa propre population comme bouclier humain, le bilan revendiqué par le Hamas lui-même s'élève à environ 75 000 morts. Avec l'une des armées les mieux équipées et les plus technologiquement avancées du monde, une armée capable de raser des villes entières en quelques jours si elle le choisissait, ce chiffre est la preuve d'un ciblage d'une precision inédite, pas d'une politique de destruction aveugle. C'est justement parce que Tsahal a cherché à distinguer, frappe après frappe, le combattant du civil, que ce bilan n'est pas dix fois supérieur.

Un réalisateur dont le passé mérite d'être connu

Ce que "NAZA" ne raconte pas, c'est qui est réellement Yuval Abraham. Le chercheur en sources ouvertes Eitan Fischberger a documenté dimanche une relation ancienne et jamais démentie entre le cinéaste et Ahmed Alnaouq, qu'il présente comme un membre du Hamas.

Les deux hommes ont fondé ensemble en 2019 le projet médiatique "Across the Wall", destiné à traduire en hébreu des récits palestiniens à destination du public israélien. Abraham lui-même a décrit Alnaouq comme son "partenaire" non seulement dans ce projet mais dans une véritable "trajectoire politique" commune, selon les propos rapportés par Fischberger.

Cette relation prend un relief particulier au regard du poste actuel d'Alnaouq. Il siège comme trésorier et vice-président du comité de l'Euro-Mediterranean Human Rights Monitor, une organisation régulièrement accusée par Israël d'entretenir des liens avec le Hamas. Que le coréalisateur d'un film qui accuse Tsahal de crimes de guerre ait construit sa trajectoire personnelle et professionnelle aux côtés d'un cadre d'une organisation suspectée par Israël de servir de relais au Hamas n'est pas un détail anecdotique. C'est une information que le public qui a applaudi vingt-cinq minutes à Venise aurait mérité de connaître avant de se forger une opinion.

La colère d'un rescapé du 7 octobre

Face à ce film, une voix mérite d'être entendue en priorité : celle d'Eliya Cohen, 28 ans, enlevé lors du massacre du festival Nova et détenu 505 jours à Gaza avant d'être libéré pendant le cessez-le-feu de février 2025. Cohen a vivement condamné le documentaire, reprochant à ses auteurs de discréditer les soldats de Tsahal qui ont risqué leur vie pour tenter de le libérer. Le film a été construit à partir d'entretiens avec vingt-quatre militaires israéliens anonymes ayant servi à Gaza, dont l'identité et les motivations restent impossibles à vérifier de manière indépendante. Un ancien otage, qui a vécu dans sa propre chair l'engagement de ces soldats, a une légitimité que n'auront jamais des témoignages anonymes montés en récit à charge.

Une riposte à la hauteur de l'enjeu

Le chef d'état-major Eyal Zamir a instruit lundi le conseiller juridique en chef de l'armée d'examiner des poursuites contre les auteurs du film, qu'il qualifie de "libelle de sang" et de "distorsion délibérée de la réalité", tout en ordonnant une enquête sur la fuite de documents classifiés ayant servi à sa production.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a dénoncé une "incitation antisémite choquante", regrettant que "deux réalisateurs israéliens dépeignant Tsahal en criminels de guerre reçoivent des applaudissements au festival de Venise" pendant qu'Israël combat l'antisémitisme dans le monde. Le ministre de la Culture Miki Zohar est allé plus loin en réclamant la déchéance de la citoyenneté israélienne des deux cinéastes.

Cette fermeté est justifiée. Un film qui prétend documenter la réalité du terrain sans jamais mentionner que son coréalisateur a bâti sa carrière aux côtés d'un responsable d'une organisation soupçonnée de relais avec le Hamas n'est pas un documentaire équilibré.
C'est un plaidoyer déguisé, servi à un public occidental qui n'a ni les moyens ni le temps, ni la volonté de vérifier,ce qu'on lui présente comme une vérité incontestable et il faut le dire , ravie un public déjà conquis à la cause dite palestinienne

La communauté doit rester vigilante face à ces productions qui, sous couvert de courage journalistique, alimentent la campagne de délégitimation d'Israël au moment même où ses soldats continuent de payer le prix du sang pour la sécurité du pays.

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Revue de presse israélienne du premier magazine juif sur le net : édition 15 et 16 septembre

Revue de presse israélienne du 21 octobre 2026 par Alliance Magazine

Guerre à Gaza / Tsahal

Le commandant de la brigade Rafah du Hamas éliminé dans une frappe ciblée
Tsahal et le Shin Bet ont confirmé mardi avoir tué Nael Abu Obeid, commandant de la brigade Rafah du Hamas et responsable des opérations de l'aile militaire de l'organisation, dans une frappe menée dans le sud de la bande de Gaza. Abu Obeid, qui dirigeait auparavant les bataillons de Tel al-Shultan et de Yibna, avait joué un rôle opérationnel direct dans le commandement des forces lors des massacres du 7 octobre et des combats qui ont suivi.

Il avait été promu à ce poste après l'élimination de son prédécesseur, Mohammad Sabaneh, ce qui en faisait l'une des figures les plus recherchées de la hiérarchie militaire du Hamas.
Le ministre de la Défense Katz a saisi l'occasion pour réaffirmer la doctrine du gouvernement : "nous éliminons les terroristes et nous n'attaquons pas les civils ni les innocents, contrairement au libelle de sang fabriqué par les créateurs du film NAZA contre nos soldats héroïques. Aucun terroriste n'est à l'abri, et le Hamas ne restera pas à Gaza."
https://www.jpost.com/israel-news

Polémique intérieure majeure autour du documentaire "NAZA"

Le chef d'état-major engage une procédure judiciaire contre les réalisateurs
Le lieutenant-général Eyal Zamir a ordonné lundi au conseiller juridique en chef de l'armée d'examiner les possibilités d'action en justice contre "NAZA", documentaire de 80 minutes réalisé par Yuval Abraham et Rachel Szor, primé du Prix spécial du jury à la Mostra de Venise après une ovation de 25 minutes.
Le film, dont le titre reprend un acronyme d'un terme militaire israélien désignant les "dommages collatéraux" attendus, s'appuie sur des témoignages anonymes de militaires et de responsables du renseignement affirmant que des frappes assistées par IA à Gaza ont fait un nombre disproportionné de victimes civiles.

Zamir a qualifié le film de "libelle de sang" et de "distorsion délibérée de la réalité", estimant qu'il constitue une attaque contre l'État d'Israël lui-même, et a parallèlement ouvert une enquête sur la fuite de documents classifiés ayant servi à sa production. L'armée précise n'avoir vu que des extraits diffusés en ligne et a demandé aux réalisateurs une projection complète pour pouvoir répondre "de manière substantielle".
https://www.timesofisrael.com/idf-chief-floats-legal-action-against-naza-film-orders-probe-of-leaked-material/

Netanyahu dénonce une "incitation antisémite choquante", le ministre de la Culture menace de retirer la citoyenneté
Dans une vidéo publiée sur Telegram, le Premier ministre a qualifié le film de "choquant", affirmant que "deux réalisateurs israéliens dépeignant Tsahal en criminels de guerre reçoivent des applaudissements au festival de Venise" pendant qu'Israël combat "l'incitation antisémite mondiale".
Netanyahu a également exhorté le chef du parti Yashar, Gadi Eisenkot, à rompre ses liens avec Yair Golan (Démocrates), l'accusant d'avoir "ouvert la voie" à ce type de film en affirmant que l'armée "tue des bébés comme passe-temps".
Le ministre de la Culture et des Sports Miki Zohar est allé plus loin en menaçant de révoquer la citoyenneté israélienne des deux cinéastes. Plus de 1 500 professionnels du cinéma israélien ont signé en retour une pétition de solidarité avec Abraham et Szor.
https://www.jta.org/2026/09/15/israel/israeli-army-weighs-legal-action-against-naza-film-makers-amid-calls-to-revoke-their-citizenship

Un ancien otage du Hamas accuse les cinéastes de "dégrader" les soldats qui l'ont sauvé

Eliya Cohen, 28 ans, enlevé lors du massacre du festival Nova et détenu 505 jours à Gaza avant d'être libéré pendant le cessez-le-feu de février 2025, a vivement condamné le film. Il reproche aux réalisateurs de discréditer les soldats de Tsahal qui ont risqué leur vie pour tenter de le libérer, dans un documentaire construit à partir d'entretiens avec 24 militaires israéliens anonymes ayant servi à Gaza.
https://www.algemeiner.com/2026/09/15/former-hamas-hostage-slams-naza-filmmakers-degrading-idf-soldiers-who-fought-bring-me-home/

Front budgétaire : la sécurité prise en otage par les tensions de coalition

La réunion Netanyahu–Lapid sur le budget de la défense tourne court
Le Premier ministre a convoqué le chef de l'opposition Yair Lapid pour une réunion sécuritaire, espérant obtenir son soutien à la réouverture du budget de l'État afin de dégager des fonds supplémentaires pour le ministère de la Défense, dont le budget 2026 déjà porté à 143 milliards de shekels contre 111 initialement prévus  pourrait grimper jusqu'à 183 milliards.

Lapid s'est dit favorable au renforcement de Tsahal mais a exigé que ces fonds proviennent de l'annulation des budgets de coalition destinés à financer l'exemption de service militaire des haredim, plutôt que d'un nouvel endettement ou d'une hausse d'impôts touchant la classe moyenne et les réservistes.

Netanyahu a refusé, et la rencontre s'est achevée sans accord.
Le Likoud accuse depuis l'opposition de "mettre en danger la sécurité d'Israël", tandis que Gadi Eisenkot a soutenu la position de Lapid, jugeant que les besoins de l'armée pourraient être couverts jusqu'aux élections en coupant simplement les fonds de coalition.
https://fr.timesofisrael.com/impasse-sur-des-fonds-supplementaires-necessaires-au-budget-de-larmee/

Front iranien et crise pétrolière régionale

Vance : le conflit avec l'Iran va entrer dans "une phase très différente"
Le vice-président américain JD Vance a déclaré à New York que la confrontation entre les États-Unis et l'Iran connaîtrait une évolution majeure dans les deux prochains mois, alors que Washington continue de faire pression sur Téhéran pour rétablir la libre circulation dans le détroit d'Ormuz, fermé depuis plusieurs mois et à l'origine d'une flambée mondiale des prix du pétrole.
https://tass.com/world/2188107

Le pipeline saoudien Est-Ouest hors service pour plusieurs semaines, les Houthis progressent en mer Rouge
Après une attaque par drones lancée depuis l'Irak et attribuée par Riyad à des milices pro-iraniennes, l'oléoduc reliant le Golfe à la mer Rouge — conçu justement pour contourner le détroit d'Ormuz — restera hors d'usage pendant plusieurs semaines. Dans le même temps, les rebelles houthis ont saisi l'île stratégique de Perim (Mayyun), au cœur du détroit de Bab-el-Mandeb, leur donnant la capacité de frapper directement les navires avec de l'artillerie conventionnelle et pas seulement des drones. Les analystes évoquent une perte pouvant atteindre 4 % de l'approvisionnement pétrolier mondial tant que le détroit d'Ormuz reste largement bloqué.
https://www.rte.ie/news/middle-east/2026/0915/1591559-houthi-saudi-world/

Front nord

Tsahal découvre une position abandonnée du Hezbollah dans la zone tampon libanaise
Des troupes opérant dans la zone tampon du sud-Liban ont localisé un poste de combat du Hezbollah comprenant un lance-roquettes armé de 32 roquettes et un puits de tunnel, laissés sur place avant l'entrée en vigueur du cessez-le-feu au Liban, selon l'armée.
https://www.timesofisrael.com/liveblog-september-15-2026/

 

Israël : Une pierre de 750 kg dévoile la réforme religieuse du roi Ézéchias -vidéo-

Une pierre de 750 kg dévoile la réforme religieuse du roi Ézéchias -vidéo-

Tel Eiton : la massebah qui raconte la fin des rites domestiques en Judée

Une découverte extraordinaire du royaume de Juda. À Tel Iton, un monument rituel, démantelé, déposé au sol puis délibérément intégré à une plateforme de pierre plusieurs années avant la destruction du site par les Assyriens, a été mis au jour.
Cette découverte pourrait éclairer d'un jour nouveau le débat sur les changements religieux attribués à Ézéchias, roi de Juda à partir de la fin du VIIIe siècle avant notre ère.

Une pierre dressée de 750 kilogrammes, volontairement couchée puis ensevelie dans une plateforme de pierre, vient de livrer un témoignage rare sur la manière dont la réforme religieuse du roi Ézéchias s'est imposée jusque dans les foyers de la Judée antique, il y a près de 2 700 ans.

À quoi servait une massebah

Une massebah est une pierre dressée, brute ou à peine taillée, qui ne représente aucune figure humaine ou animale. Dans le monde israélite comme plus largement cananéen, elle marquait la présence divine ou commémorative en un lieu, sans passer par une image sculptée : elle rendait un dieu ou une alliance « visible » sans le représenter.
On en dressait pour sceller un pacte, marquer une théophanie, honorer un ancêtre ou un défunt, ou simplement signaler un lieu de culte. Dans le cas de Tel Eiton, la position de la pierre dans la pièce principale de la maison, face à l'entrée, suggère qu'elle constituait le point focal d'un culte domestique : la famille s'y adressait à la divinité chez elle, sans passer par un sanctuaire.

Les "hauts lieux" : un culte parallèle au Temple

Ces pratiques domestiques s'inscrivaient dans un paysage religieux plus large que la Bible appelle les bamot, les « hauts lieux ». On y trouvait généralement, ensemble, des masseboth (pierres dressées), des autels de sacrifice, parfois des autels à encens, et des poteaux sacrés appelés asherim, associés à la déesse Ashéra.
Ces hauts lieux existaient aussi bien dans des sanctuaires collectifs, souvent situés en hauteur, que dans la sphère privée des maisons, comme semble le montrer Tel Eiton. Le livre des Rois précise d'ailleurs que même des rois considérés comme fidèles avant Ézéchias  Asa, Josaphat, Joas, Amatsia avaient laissé subsister ces hauts lieux, preuve que la pratique était courante et tolérée depuis longtemps.

Le bouleversement introduit par Ézéchias

Ézéchias, à la fin du VIIIe siècle avant notre ère, rompt avec cette tolérance. Selon le second livre des Rois (18:4), il est le premier roi à faire disparaître systématiquement les hauts lieux, à briser les pierres dressées et à couper les poteaux d'Ashéra, dans le but de concentrer le culte exclusivement autour du Temple de Jérusalem.
Ce geste religieux avait aussi une dimension politique : centraliser le culte revenait à centraliser l'autorité royale et sacerdotale, au moment même où le royaume de Juda affrontait la pression croissante de l'empire assyrien et cherchait à resserrer son identité collective. C'est cette rupture, jusque-là documentée surtout par le texte biblique, que la pierre couchée et enterrée de Tel Eiton vient illustrer archéologiquement dans l'intimité d'un foyer, et non plus seulement dans les grands sanctuaires.

 

Une découverte au cœur d'une demeure de la Shéphélah

C'est à Tel Eiton, site archéologique situé dans la Shéphélah de Judée, que les fouilleurs ont mis au jour cette massebah, une pierre dressée à vocation cultuelle, haute d'environ 1,40 mètre.
L'objet ne se trouvait pas dans un temple ni dans un espace public, mais dans la plus grande pièce d'une demeure imposante datant de l'époque du Premier Temple. Sa position, face à l'entrée de la pièce, indique qu'elle occupait initialement une place centrale et visible, probablement au cœur d'un culte domestique pratiqué par les habitants de la maison.

Une transformation qui trahit un basculement religieux

À un moment donné, cette pierre autrefois érigée a été couchée puis intégrée à une plateforme de pierre, un geste que les chercheurs interprètent comme le signe d'une transformation délibérée et non d'un simple effondrement accidentel. Selon le professeur Avraham Faust, du département d'histoire générale de l'université Bar-Ilan, ce traitement de la massebah pourrait correspondre à la période de bouleversement religieux associée aux réformes attribuées au roi Ézéchias, à la fin du VIIIe siècle avant notre ère. Le monarque judéen est décrit dans la tradition biblique comme ayant œuvré à l'abolition des cultes pratiqués hors du Temple de Jérusalem.

Le culte domestique, un angle mort de l'archéologie

L'intérêt de cette découverte, publiée dans la revue Jerusalem Journal of Archaeology, dépasse la simple confirmation d'un changement religieux à la fin du VIIIe siècle avant notre ère. Elle attire surtout l'attention sur une dimension longtemps négligée par la recherche archéologique, celle du culte pratiqué au sein même des foyers.
Le professeur Faust souligne que ce type de témoignage est presque introuvable dans les fouilles, pour deux raisons principales. D'une part, les maisons d'habitation "ordinaires" suscitent généralement peu d'attention de la part des chercheurs.
D'autre part, lorsqu'un culte domestique était abandonné, les objets cultuels mobiliers étaient simplement emportés, sans laisser de trace claire du lieu où ils avaient été utilisés, ni du moment où cet usage avait cessé.

Un témoignage rare sur la réforme dans l'intimité des foyers

La massebah de Tel Eiton offre ainsi une exception précieuse. Parce qu'elle a été couchée et volontairement dissimulée dans une plateforme plutôt que retirée, elle a échappé à la disparition qui frappe habituellement ce genre d'objets.
Elle permet aux archéologues d'observer, pour la première fois de façon aussi tangible, comment une réforme religieuse décidée au sommet du royaume de Juda a pu se traduire concrètement dans la pratique quotidienne d'une famille, loin des temples et des lieux de culte officiels.

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Insolite en Israël : arrêtée 22 fois, la pierre d'Ézéchias et le chauffard fantôme d'Eilat

22 fois arrêtée, cette pierre de 750 kg et le roi Ézéchias, les insolites israéliennes

À Tibériade, une professeure arrêtée 22 fois revient toujours au même endroit

Une professeure d’anglais titulaire d’un master a été arrêtée à 22 reprises après avoir pénétré à plusieurs reprises dans la cour du domicile de la rabbanit Leah Kook, à Tibériade. Au total, elle aurait déjà passé plus de 400 jours en détention ou en prison. Le plus étonnant est qu’à chaque libération, elle revient au même endroit, malgré les interdictions qui lui sont imposées. Son avocat souligne qu’il s’agit d’une femme instruite qui commet ces infractions en pleine connaissance de cause. La police et la justice semblent, elles, confrontées à un phénomène qu’elles ne parviennent pas à enrayer.

Lire l'enquête de ynet

Une pierre de 750 kilos pourrait apporter un nouvel indice sur les réformes religieuses du roi Ézéchias

À Tel Eiton, dans la Shéphélah de Judée, les archéologues ont retrouvé une massebah — une pierre dressée à vocation probablement cultuelle — haute d’environ 1,40 mètre et pesant quelque 750 kilos. Elle se trouvait dans la plus grande pièce d’une imposante demeure de l’époque du Premier Temple, placée face à l’entrée, donc bien en évidence. Puis, à un moment donné, elle a été couchée et intégrée à une plateforme en pierre. Pour l’archéologue Avraham Faust, cette transformation pourrait correspondre à une période de bouleversement religieux associée aux réformes attribuées au roi Ézéchias à la fin du VIIIᵉ siècle avant notre ère. La découverte est particulièrement intéressante parce qu’elle montre éventuellement la réforme à l’intérieur d’une maison, dans la pratique religieuse quotidienne, et pas seulement dans les temples ou les espaces publics.
Lire l'article ⁠

À Eilat, un homme qui n’a jamais eu de permis fuit la police… en voiture, puis à pied

À Eilat, un homme d’une trentaine d’années, qui n’a jamais obtenu le moindre permis de conduire, a été poursuivi après avoir pris le volant alors qu’il était déjà sous le coup d’une interdiction judiciaire de conduire. Lorsque les policiers lui ont ordonné de s’arrêter, il a accéléré, avant de percuter un îlot de circulation. Il a alors abandonné son véhicule et poursuivi sa fuite à pied, escaladant notamment la clôture d’une école et montant sur la guérite du gardien. Arrêté, il aurait ensuite menacé un policier et sa famille. Selon l’acte d’accusation, il s’agit déjà de sa troisième affaire pour conduite sans permis et de sa troisième conduite malgré interdiction.
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Les Houthis frappés au cœur de leur commandement : Israël cherche à savoir qui a survécu

Une autre affaire beaucoup plus stratégique mais particulièrement intrigante concerne les frappes israéliennes contre les dirigeants houthis à Sanaa. Israël cherche notamment à déterminer si le ministre de la Défense houthi Mohammed al-Atifi et le chef d’état-major Mohammed Abd al-Karim al-Ghamari ont été éliminés. La frappe aurait visé plusieurs hauts responsables réunis dans la capitale yéménite, au moment même où le chef houthi Abd al-Malik al-Houthi prononçait son discours. Le détail intéressant pour une brève est celui-ci : les Israéliens eux-mêmes n’avaient pas immédiatement la certitude du résultat de la frappe.
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Le mystérieux silence d’un haut responsable houthi qui bombardait Israël de messages
Un membre de la direction politique des Houthis, particulièrement actif sur X et connu pour publier des messages en hébreu hostiles à Israël, a soudainement disparu des réseaux. Sa dernière publication remonte aux dernières frappes américaines contre les Houthis. Des sources saoudiennes ont parallèlement rapporté la mort possible d’un haut responsable houthi dans une frappe à Sanaa. 
Lire l'article de ynet⁠

Une rabbanit qui prie chaque jour sur les tombes des Justes pour hâter la délivrance

Le site consacré au rabbin Dov Kook donne un aperçu assez étonnant de l’activité de son épouse, la rabbanit Leah Kook. Selon sa présentation officielle, elle se rend chaque jour sur des tombes de Justes, conformément à une demande de son mari, afin de prier pour rapprocher la délivrance et faire disparaître les décrets frappant le peuple juif. Elle invite également d’autres femmes à venir prier avec elle. Cette dimension religieuse permet de replacer l’affaire de la femme arrêtée 22 fois dans son contexte particulier : la cour de la rabbanit est un lieu autour duquel s’est constitué un véritable univers de pèlerinage et de prière.
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NAZA : les liens du réalisateur Yuval Abraham avec le Hamas exposés au grand jour

NAZA : les liens du réalisateur Yuval Abraham avec le Hamas exposés au grand jour

Une enquête du journaliste Eitan Fischberger révèle que Yuval Abraham, réalisateur du documentaire NAZA tout juste récompensé à Venise, entretient depuis des années un partenariat étroit avec Ahmed Alnaouq, cadre dirigeant d'une organisation qu'Israël identifie comme une vitrine du Hamas en Europe. Un dossier qui éclaire d'un jour nouveau les intentions réelles d'un cinéaste déjà accusé de trahison par le gouvernement israélien.

Un partenaire d'affaires directement lié au Hamas

L'enquête publiée dimanche par Eitan Fischberger met au jour une relation ancienne et assumée entre Yuval Abraham et Ahmed Alnaouq. Dès 2019, Abraham a contacté Alnaouq pour recueillir des témoignages à Gaza, avant de fonder avec lui Across the Wall, une plateforme conçue pour diffuser en hébreu des récits palestiniens et influencer directement l'opinion publique israélienne.

Ahmed Alnaouq n'est pourtant pas un simple contact journalistique. Il occupe aujourd'hui les fonctions de responsable de la sensibilisation et de trésorier au sein d'Euro-Med Human Rights Monitor, où le registre du commerce suisse le désigne également comme vice-président.

Son appartenance à la mouvance du Hamas ne relève pas de la simple suspicion : Alnaouq a lui-même déclaré, en juin dernier au média Novara, que son frère Ayman, tué en 2014, était un « membre de la résistance ». Les brigades Al-Qassam, bras armé du Hamas, avaient publié à l'époque un hommage à Ayman Alnaouq, le montrant en treillis, une arme à la main, coiffé du bandeau du mouvement terroriste. Le partenaire de longue date du réalisateur de NAZA évolue donc au cœur même de l'écosystème du Hamas, jusque dans sa cellule familiale.

Euro-Med Monitor, une officine identifiée de longue date par Israël

L'organisation qui emploie Ahmed Alnaouq n'a rien d'une ONG humanitaire ordinaire.
Son prédécesseur, Euro-Mid Observer for Human Rights, a été interdit en Israël dès 2015 en tant qu'association non autorisée, avant d'être formellement désigné en 2016 au titre de la loi antiterroriste.
Le ministère israélien de la Diaspora a interdit en mai dernier l'entrée du territoire à une quarantaine de ses collaborateurs, les accusant d'avoir alimenté devant la Cour internationale de justice les accusations de génocide contre Israël et d'avoir mené une campagne de désinformation dans les médias internationaux.

Le fondateur et président d'Euro-Med, Ramy Abdu, est directement désigné par le ministère israélien de la Défense comme un opérateur du Hamas et a fait l'objet en 2020 d'un ordre de saisie administrative.
Son prédécesseur à la tête de l'organisation, Mazen Kahel, figurait dès 2013 sur la liste israélienne des principaux opérateurs du Hamas en Europe.
Les deux hommes ont été photographiés aux côtés d'Ismail Haniyeh, ancien chef du bureau politique du Hamas à Gaza. C'est cette structure, identifiée depuis plus d'une décennie par les services israéliens comme un relais du Hamas en Europe, qui a formé l'un des plus proches collaborateurs de Yuval Abraham.

Une consécration à Venise qui prend un tout autre sens

Ces révélations tombent quelques jours seulement après que NAZA a reçu le Prix spécial du jury à la 83e Mostra de Venise, dans un climat d'ovation qui traduit l'appétit d'une partie de la critique internationale pour les récits à charge contre Tsahal.

Le film s'appuie sur des témoignages anonymes, dont l'identité et les fonctions réelles n'ont jamais pu être vérifiées, pour accuser l'armée israélienne d'avoir causé des pertes civiles massives à Gaza. Son titre reprend, de façon délibérément provocatrice, l'acronyme militaire israélien désignant les « dommages collatéraux ». L'armée israélienne a catégoriquement rejeté ces accusations, pointant l'absence totale de vérifiabilité des sources.

Le ministre de la Culture Miki Zohar a immédiatement dénoncé un « acte de trahison envers l'État » et annoncé une procédure pour retirer la citoyenneté israélienne à Yuval Abraham et à sa coréalisatrice Rachel Szor.
Le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir est allé plus loin, assurant sur X que les cinéastes seraient accueillis « à bras ouverts » par leurs « amis du Hamas à Gaza », une formule qui prend aujourd'hui une résonance particulière à la lumière de l'enquête de Fischberger. Yuval Abraham s'était déjà illustré en 2024 avec No Other Land, documentaire consacré aux expulsions de communautés palestiniennes en Cisjordanie, primé aux Oscars en 2025 malgré une orientation tout aussi orientée contre Israël.

Un réseau qui ne doit plus rien au hasard

Loin d'un simple contact professionnel isolé, le lien entre Yuval Abraham et Ahmed Alnaouq dessine un partenariat construit et durable avec un homme personnellement rattaché, par sa fonction comme par son histoire familiale, à la mouvance du Hamas. À l'heure où NAZA est célébré par une partie du monde du cinéma comme une œuvre courageuse, cette enquête rappelle que son auteur évolue depuis des années dans l'orbite directe d'une organisation qu'Israël considère comme l'un des relais du Hamas en Europe

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