Claudine Douillet

Claudine Douillet,st fondatrice, gérante et rédactrice en chef d'Alliance, premier magazine juif francophone créé sur le web en 1996. Depuis près de trente ans, elle dirige la ligne éditoriale du titre, en assurant une veille quotidienne de l'actualité israélienne et juive internationale, traduite et adaptée pour le lectorat francophone.
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Les articles de Claudine Douillet

RMC Découverte s'excuse mais n'a rien modifié : une frappe nucléaire française visait Tel-Aviv

RMC Découverte s'excuse : une frappe nucléaire française visait Tel-Aviv dans un documentaire

La chaîne RMC Découverte a présenté ses excuses et retiré de toutes ses plateformes un documentaire consacré à l'avenir de l'armement français, après avoir découvert qu'une simulation de frappe nucléaire censée illustrer une capacité hypothétique représentait en réalité Tel-Aviv comme ville visée.
La société de production du documentaire est Pernel Media.

Un documentaire sur le Rafale F5 au cœur de la polémique

Le film incriminé, intitulé "Nouveau Rafale, drones et canons : la révolution dans l'armement français", a été diffusé le 1er septembre 2026 à 21h10 sur le canal 24 de la TNT, devant environ 241 000 téléspectateurs.
Réalisé par Alex Gary, habitué des documentaires militaires, il présentait les futurs équipements de l'armée française, notamment le chasseur Rafale F5 et le missile de croisière hypersonique nucléaire ASN4G, dont la puissance annoncée atteindrait dix à vingt fois celle de la bombe d'Hiroshima, pour une portée dépassant les mille kilomètres. Ce missile, conçu pour équiper le Rafale F5, n'existe pas encore de façon opérationnelle.

Pour illustrer les capacités du futur armement, le documentaire recourait à une modélisation en trois dimensions montrant un avion de chasse larguant une bombe sur une ville côtière, suivie d'un champignon nucléaire s'élevant au-dessus des immeubles.
La séquence se voulait purement démonstrative, appuyée sur une ville fictive. Ce n'est que dix-sept jours après la diffusion que l'erreur a été identifiée : la ville représentée n'avait rien d'imaginaire, il s'agissait bien de Tel-Aviv.

La découverte d'une chercheuse spécialiste du nucléaire

C'est la chercheuse Éloïse Fayet, spécialiste des questions nucléaires à l'Institut français des relations internationales (IFRI), qui a identifié la ville visée dans l'animation et alerté la chaîne. L'affaire a ensuite pris une ampleur diplomatique lorsque l'ambassadeur d'Israël en France, Joshua Zarka, a partagé la séquence sur X en la décrivant comme une démonstration animée d'une frappe nucléaire française sur Tel-Aviv, tout en précisant ne pas croire à une intention malveillante de la part de la chaîne.

RMC Découverte reconnaît l'erreur et retire le documentaire

Face à la controverse, RMC Découverte a publié le 18 septembre 2026 un communiqué sur X, plutôt que sur son site officiel, annonçant retirer immédiatement le documentaire de l'ensemble de ses plateformes et suspendre toute nouvelle diffusion. La chaîne du groupe RMC BFM y confirme explicitement que la simulation utilise une image de Tel-Aviv et non celle d'une ville fictive, et présente ses sincères excuses aux téléspectateurs.

Selon les explications fournies par la chaîne, la séquence provenait d'une banque d'images professionnelle, qui l'avait incorrectement identifiée et référencée. Une société de production indépendante aurait ainsi utilisé, semble-t-il sans le savoir, des images d'explosion issues d'un jeu vidéo, cataloguées de façon erronée dans cette base de données. RMC Découverte a également annoncé qu'elle envisageait d'engager toute procédure judiciaire appropriée contre les responsables de cette erreur, et qu'une version corrigée du documentaire, expurgée de la séquence litigieuse, serait mise en ligne ultérieurement.

Le réalisateur dit son incompréhension

Le réalisateur Alex Gary s'est dit profondément choqué par la découverte. Il assure qu'aucun élément ne permettait d'identifier une ville réelle dans les images utilisées, et qu'il n'aurait jamais conservé cette séquence dans son montage s'il avait su qu'elle représentait Tel-Aviv. Cette version rejoint celle de la chaîne, qui pointe une défaillance dans le référencement des images par le fournisseur, plutôt qu'un choix éditorial délibéré.

Une erreur symptomatique dans un contexte sensible

L'incident intervient dans un climat où toute association visuelle entre la France, l'arme nucléaire et Israël suscite une sensibilité particulière, sur fond de tensions régionales persistantes au Proche-Orient. Le fait qu'un documentaire consacré à la modernisation de l'arsenal français ait, même involontairement, mis en scène Tel-Aviv comme cible d'une frappe atomique illustre les risques que font peser des bibliothèques d'images mal cataloguées sur la production audiovisuelle, y compris dans des programmes à vocation informative diffusés en prime time.

La rapidité de la réaction diplomatique israélienne, via l'ambassadeur Joshua Zarka, contraste avec le délai de dix-sept jours qu'il a fallu à la chaîne pour réagir après la diffusion initiale, un décalage qui alimente les interrogations sur les processus de vérification en amont de la diffusion de ce type de contenu.

Un article israélien précise seulement que la séquence provenait d'un jeu vidéo et avait été intégrée par une société de production indépendante, sans nommer ni le jeu, ni le studio, ni la société de production elle-même.

À ce stade, RMC Découverte n'a pas communiqué de calendrier précis pour la republication de la version corrigée du documentaire, ni précisé l'identité de la banque d'images professionnelle mise en cause. L'affaire reste suivie de près, tant du côté des autorités françaises de régulation audiovisuelle que des relations diplomatiques entre la
entre la France et Israël.

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Fraude à 3 milliards de dollars : la Turquie démantèle un réseau dirigé par des Israéliens

Fraude à 3 milliards de dollars : la Turquie démantèle un réseau dirigé par des Israéliens

Un réseau international d'escroquerie aux investissements, actif depuis près de dix ans et responsable de plus de trois milliards de dollars de préjudice, vient d'être démantelé par les autorités turques.
Neuf ressortissants israéliens figurent parmi les principaux organisateurs présumés de cette organisation, qui exploitait des centres d'appel dissimulés sous couvert de sociétés de conseil ou de tourisme.

Une opération coordonnée à grande échelle

Le parquet d'Istanbul a annoncé vendredi le démantèlement d'un vaste réseau international de fraude à l'investissement, à l'issue d'une opération menée conjointement avec le ministère turc de l'Intérieur, les services de renseignement nationaux, la police cybercriminelle et Interpol. Deux cent trente-neuf mandats d'arrêt avaient été délivrés, et deux cent une personnes ont été interpellées lors de perquisitions simultanées menées dans deux cent quatre-vingt-six adresses réparties entre Istanbul et la province de Muğla, dans le sud-ouest du pays. Les enquêteurs poursuivent leurs recherches pour localiser les suspects encore en fuite, notamment ceux résidant à l'étranger.

Des Israéliens présentés comme les organisateurs du réseau

Parmi les personnes arrêtées figurent quarante-cinq ressortissants étrangers originaires d'une vingtaine de pays, dont neuf Israéliens, onze Pakistanais et deux Marocains, ainsi que des citoyens azerbaïdjanais, syriens, jordaniens, ukrainiens, thaïlandais et indonésiens.
Selon le parquet d'Istanbul, les neuf Israéliens occupaient les postes de direction du réseau. Le ministre turc de la Justice, Akın Gürlek, a précisé que l'examen des structures de propriété des sociétés impliquées faisait apparaître une nette prédominance d'entités liées à Israël. L'enquête décrit une organisation structurée, dirigée selon les termes des procureurs turcs par des figures expérimentées du secteur de la fraude financière, qui auraient désigné des gestionnaires dans plusieurs pays pour créer des sociétés écrans et des centres de services servant de façade aux opérations frauduleuses.

Un mécanisme classique de fraude aux faux rendements

Le mode opératoire suivait un schéma désormais bien documenté par les autorités financières internationales. Des sociétés présentées comme des centres de conseil, de trading ou de tourisme démarchaient des investisseurs potentiels via les réseaux sociaux, en leur promettant des rendements élevés sur des placements en devises étrangères ou en cryptomonnaies. Les victimes commençaient par verser une somme modeste. Une fausse interface leur affichait ensuite des bénéfices fictifs destinés à les convaincre d'investir des montants toujours plus importants. Lorsqu'elles tentaient de récupérer leur argent, leur compte était bloqué et de nouvelles sommes leur étaient réclamées, sous prétexte de taxes ou de frais de déblocage. Les fonds collectés n'étaient jamais réellement investis mais transférés vers des comptes bancaires et des portefeuilles de cryptomonnaies contrôlés par le réseau.

Israéliens et Américains volontairement épargnés

Fait notable relevé par l'enquête turque, l'organisation évitait délibérément de cibler des citoyens israéliens et américains, concentrant ses activités sur des victimes situées en Malaisie, aux Émirats arabes unis, en Russie, au Royaume-Uni, au Canada, en Australie, en Irlande, en Chine et en Suisse. Cette sélection géographique des cibles limitait le risque de plaintes susceptibles de remonter jusqu'aux autorités israéliennes ou américaines et de déclencher une coopération judiciaire rapide avec la Turquie.

Une discipline interne digne du crime organisé

L'enquête a également mis en évidence un degré de clandestinité inhabituel au sein des centres d'appel. Les employés étaient soumis à des tests polygraphiques réguliers, interdits d'utiliser leur téléphone portable sur leur lieu de travail et même sommés de ne pas parler hébreu dans les locaux, afin de dissimuler l'origine du réseau à d'éventuels visiteurs ou autorités locales. Selon plusieurs médias israéliens, ce type d'organisation prolonge une filière plus ancienne, celle des options binaires, un secteur qui a employé pendant des années des milliers d'Israéliens et détourné des milliards de dollars à travers le monde avant que la pratique ne soit interdite en Israël. Une partie de ces anciens opérateurs se serait reconvertie dans les offres initiales de jetons numériques ou aurait délocalisé ses activités vers Chypre ou la Turquie.

Une affaire qui relance le débat sur la régulation israélienne

Ce nouveau dossier turc relance en Israël le débat récurrent sur la responsabilité de l'État dans l'exportation de ces pratiques frauduleuses. Malgré l'interdiction des options binaires votée par la Knesset en 2017, une partie du savoir-faire et des réseaux humains constitués durant cette période semble avoir migré vers d'autres juridictions et d'autres produits financiers, échappant ainsi à la surveillance des régulateurs israéliens. Les autorités turques ont indiqué que les investigations se poursuivaient pour identifier l'ensemble des ramifications financières du réseau et localiser les avoirs dissimulés, en coopération avec Interpol.

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Revue de presse israélienne d'Alliance Magazine du 20 septembre 2026

Revue de presse israélienne du 21 octobre 2026 par Alliance Magazine

Revue de presse israélienne du 20 septembre 2026 : alerte sécuritaire américaine face aux Houthis, grâce d'Elor Azaria et révélations sur le 7 octobre

Alliance| Publié le 20/09/2026 à 06h00 | Mis à jour le 20/09/2026 à 09h30

Washington resserre ses mesures de sécurité et Donald Trump écourte son séjour à Camp David sur fond d'escalade avec les Houthis, tandis qu'en Israël la grâce accordée à Elor Azaria et de nouvelles révélations sur des avertissements ignorés avant le 7 octobre relancent le débat politique à cinq semaines des élections.

Sécurité

Washington resserre ses mesures de sécurité, Trump écourte son séjour à Camp David

Le président américain Donald Trump est rentré précipitamment à la Maison-Blanche dimanche matin après une nuit à Camp David, tandis que son secrétaire à la Défense Pete Hegseth quittait dans l'urgence un événement sportif au Texas. Selon CNN, Washington prépare une opération militaire d'ampleur contre les rebelles houthis du Yémen, en représailles à leurs attaques répétées contre l'Arabie saoudite. Le département d'État a diffusé une alerte de voyage mondiale inhabituelle, évoquant un « potentiel d'escalade imprévisible » et invitant les ressortissants américains au Moyen-Orient à la vigilance face à d'éventuelles annulations de vols ou fermetures d'espace aérien. L'ambassade américaine en Israël a relayé cette mise en garde à ses ressortissants sur place. Les autorités américaines redoutent des représailles iraniennes contre des intérêts, représentations diplomatiques ou commerces américains dans le monde.
(Israel Hayom, https://www.israelhayom.co.il/news/world-news/middle-east/article/21457145)

Les Houthis revendiquent des tirs de missiles et de drones sur Riyad

Les rebelles houthis du Yémen ont affirmé avoir visé samedi des sites « sensibles » dans la capitale saoudienne ainsi qu'une installation d'Aramco à Yanbu, sur la mer Rouge, en représailles à une frappe menée sur Sanaa. D'importantes colonnes de fumée noire ont été observées près de l'aéroport international du roi Khaled, où un incendie s'est déclaré dans une zone de stockage de carburant. La coalition dirigée par l'Arabie saoudite affirme avoir intercepté un missile visant Riyad et déjoué d'autres attaques dirigées contre des civils à Bish, Farasan et Taëf. Ryad n'a pas confirmé si les sites revendiqués par les Houthis avaient réellement été touchés. Des alertes avaient été envoyées par la défense civile saoudienne dans la nuit avant d'être levées samedi matin.
(The Jerusalem Post, https://www.jpost.com/middle-east/article-909128)

Tsahal élimine à Khan Younes un commandant du Hamas impliqué dans le 7 octobre

L'armée israélienne a annoncé avoir éliminé jeudi dans le secteur de Khan Younes Mohammed Souleiman Bayouk, un commandant de la branche armée du Hamas qui avait pénétré en territoire israélien lors de l'attaque du 7 octobre. Selon le porte-parole de Tsahal, cet homme s'employait ces derniers mois à poser des engins explosifs dans la bande de Gaza pour viser les forces israéliennes et à reconstituer les capacités opérationnelles du Hamas, en violation répétée du cessez-le-feu en vigueur. Il aurait également œuvré à la préparation de nouveaux attentats contre des soldats et des civils israéliens. L'armée précise que ses troupes, déployées dans la zone conformément à l'accord en vigueur, poursuivront leurs opérations pour lever toute menace immédiate.
(Channel 14, https://www.c14.co.il/article/1707478)

Politique

Le président Herzog gracie Elor Azaria et efface son casier judiciaire

Le président israélien Isaac Herzog a annoncé samedi accorder une grâce complète à Elor Azaria, effaçant le reste de son casier judiciaire. L'ex-soldat avait été condamné pour homicide involontaire après avoir tué par balle un assaillant palestinien déjà neutralisé à Hébron en 2016, et avait commencé à purger sa peine de prison en 2024.
La présidence justifie sa décision par le temps écoulé, les regrets exprimés par l'intéressé et une volonté de réconciliation à l'approche de Kippour. Le ministre de la Défense Israël Katz, à l'initiative de la recommandation, a salué une décision « juste, humaine et méritée ». Plusieurs médias ont relevé que ce choix intervenait à l'encontre de la position du chef d'état-major, ce qui a suscité des critiques dans une partie de l'opinion.
(The Jerusalem Post, https://www.jpost.com/israel-news/defense-news/article-909127)

Diplomatie

Le Qatar dément avoir financé le Hamas après des révélations sur Netanyahou

Le bureau des médias internationaux du Qatar a démenti vendredi avoir jamais financé le Hamas, en réaction à une enquête du quotidien Yediot Aharonot selon laquelle Benjamin Netanyahou avait été averti dès 2019 que des fonds qataris finançaient la branche militaire du mouvement islamiste. L'enquête, qui cite notamment d'anciens responsables comme Naftali Bennett et Gadi Eisenkot, a suscité de vives critiques envers le premier ministre à cinq semaines des élections du 27 octobre. Le bureau du premier ministre a qualifié ces accusations de « mensonges recyclés » et affirmé que c'est le gouvernement Bennett-Lapid qui avait rétabli les transferts qataris après leur suspension. Doha, de son côté, dénonce une manœuvre électorale israélienne visant à en faire un « bouc émissaire commode ».
(The Jerusalem Post, https://www.jpost.com/middle-east/article-909138)

La bataille des récits autour d'un avertissement émirati avant le 7 octobre s'intensifie

Un site d'information émirati proche du pouvoir a affirmé cette nuit que le président des Émirats arabes unis Mohammed ben Zayed n'avait jamais averti Benjamin Netanyahou d'une attaque imminente du Hamas avant le 7 octobre, contredisant une révélation du quotidien Haaretz. Celle-ci affirmait, sur la base d'une enquête menée pour un livre consacré aux otages, qu'un appel de 45 minutes avait eu lieu entre les deux dirigeants dix jours avant le massacre, durant lequel le dirigeant émirati aurait alerté Netanyahou des intentions de Yahya Sinouar. Le cabinet du premier ministre avait catégoriquement démenti toute conversation de ce type, tandis que les Émirats s'étaient jusqu'ici bornés à évoquer un « échange direct et ouvert » entre les deux pays sans infirmer ni confirmer l'appel. Le site qui dément aujourd'hui l'existence d'un avertissement appartient au frère du dirigeant émirati et est réputé aligné sur la position du gouvernement, ce qui alimente une bataille des récits sur cet épisode à l'approche des élections.
(Haaretz, https://www.haaretz.co.il/news/politics/2026-09-20/ty-article/000001a0-bb72-d91d-afeb-fb72155e0000)

Économie

La Banque du Japon relève ses taux à leur plus haut niveau depuis 31 ans

La Banque centrale du Japon a annoncé vendredi soir le relèvement de son taux directeur à 1,25 %, son niveau le plus élevé depuis 1995, dans un contexte mondial de resserrement monétaire lié à la flambée des prix de l'énergie provoquée par la guerre en Iran. Cette sixième hausse en deux ans et demi marque une rupture pour l'archipel, qui affichait encore un taux négatif en 2024. La décision fait suite à celles de la Réserve fédérale américaine et de la Banque centrale européenne, également contraintes de relever leurs taux ces dernières semaines. Des analystes soulignent que l'une des dernières sources mondiales de crédit bon marché est en train de disparaître, ce qui pourrait fragiliser davantage le yen déjà sous pression. Le Japon, très dépendant des importations d'énergie du Moyen-Orient, reste particulièrement exposé aux perturbations du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz.
(Israel Hayom, https://www.israelhayom.co.il/business/article/21452833)

Société

Le ministère de la Défense retarde des protections d'urgence pour personnes âgées et handicapées

Le ministère de la Défense continue de repousser la signature des règlements devant garantir la prise en charge des personnes handicapées en temps de guerre, invoquant l'absence de budget identifié pour leur mise en œuvre. Ces textes, votés par la Knesset en juillet après vingt ans d'attente et validés par la commission des Affaires sociales il y a deux mois, prévoient notamment l'accessibilité des nouveaux abris publics et la fourniture de biens essentiels aux personnes à mobilité réduite en cas d'alerte.
Des associations de défense des droits des personnes handicapées alertent sur le risque de laisser des centaines de milliers de personnes âgées ou handicapées sans protection en cas de nouvelle escalade militaire. Le point de blocage porterait sur le financement des « référents communautaires » chargés d'assister ces populations, une mission qu'il est désormais prévu de confier à des volontaires du service civique.
(Ynet, https://www.ynet.co.il/news/article/sjvexgtymg)

Tensions entre Tsahal et les habitants des implantations autour de la dotation en armes

Une controverse a éclaté dimanche entre des habitants d'implantations de Judée-Samarie et le commandement militaire du centre, après l'approbation politique de la création de plus d'une centaine de nouvelles implantations et d'environ cent quarante fermes isolées dans la région. Des résidents, notamment dans le secteur d'Etsion, affirment que le renouvellement de leur armement individuel par de nouveaux fusils s'accompagne dans les faits d'une réduction du nombre d'armes distribuées par localité, ce qui fragiliserait leur capacité à se défendre en cas d'infiltration, en particulier dans les localités dépourvues de clôture périphérique. Le commandement du centre rejette cette critique et assure que la répartition suit strictement les barèmes opérationnels fixés avec le ministère de la Défense. Les autorités militaires reconnaissent toutefois un manque persistant d'effectifs le long de la ligne de couture, malgré le renforcement de la division de Judée-Samarie.
(Walla, https://news.walla.co.il/item/3868933)

La Turquie démantèle un réseau de fraude de 3 milliards de dollars dirigé par des Israéliens

Le parquet d'Istanbul a annoncé vendredi le démantèlement d'un vaste réseau international d'escroquerie aux investissements, qui aurait causé plus de trois milliards de dollars de préjudice à des victimes dans le monde entier. L'opération, menée avec le ministère turc de l'Intérieur, les services de renseignement et Interpol, a permis l'arrestation de cent quatre-vingt-onze suspects, dont neuf ressortissants israéliens présentés par les autorités turques comme les organisateurs du réseau. Selon l'enquête, des sociétés présentées comme des centres de conseil ou de tourisme démarchaient des investisseurs via les réseaux sociaux en leur promettant des rendements élevés sur des placements en devises ou en cryptomonnaies. Le ministre turc de la Justice a indiqué que l'examen des structures de propriété des sociétés impliquées révélait une nette prédominance d'entités liées à Israël.
(The Jerusalem Post, https://www.jpost.com/international/article-909103)

 

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NAZA : Yuval Abraham militant antisioniste, efface ses comptes sur les réseaux sociaux -vidéo-

NAZA : Yuval Abraham militant antisioniste, efface ses comptes sur les réseaux sociaux -vidéo-

NAZA : la vidéo qui expose le vrai visage de Yuval Abraham

Alliance - 20 septembre 2026

Une vidéo vieille de dix-huit mois vient de ressurgir, et elle tombe mal pour Yuval Abraham. Le coréalisateur du documentaire à charge NAZA y est filmé en train d'accuser des soldats israéliens de vouloir chasser les Arabes palestiniens, avant de se faire reprocher en face d'avoir menti et bousculé un militaire.

Ce que montre vraiment la vidéo

La scène se déroule dans le secteur de Massafer Yatta, en zone de tir militaire 918. Face à un homme qui l'interroge calmement, Abraham lance que la présence israélienne n'a qu'un but, pousser les Arabes palestiniens hors de la zone. L'homme le remet en cause directement, l'accusant d'avoir menti et bousculé un soldat. Abraham dément, puis accuse à son tour son interlocuteur d'être violent et provocateur, alors que celui-ci se contente de parler, sans le moindre geste agressif visible à l'image.

 

L'ONG Regavim, qui a revendiqué la republication de la séquence, résume Abraham comme un militant antisioniste qui se déguise en journaliste sous couvert de reportages, de sources et de témoignages, en précisant que cette vidéo circule en réalité depuis dix-huit mois.

NAZA, un film à charge contre Tsahal salué par les ennemis d'Israël

Cette vidéo n'est pas un accident isolé, elle s'inscrit dans la ligne de conduite d'un homme qui a fait carrière en accusant Israël.
Son dernier film, NAZA, coréalisé avec Rachel Szor et présenté le 10 septembre à Venise, prétend démontrer que Tsahal utiliserait l'intelligence artificielle pour planifier des frappes à Gaza en anticipant délibérément un nombre élevé de morts civils.
L'accusation repose sur les témoignages de vingt-quatre soldats anonymes, dont l'identité, le grade réel et le niveau d'implication n'ont pu être vérifiés par personne d'indépendant. Le film a été produit avec le concours du quotidien britannique The Guardian, dont l'hostilité envers Israël n'est plus à démontrer.

Sans surprise, cette charge contre l'armée israélienne a été portée aux nues par le public de la Mostra, qui lui a réservé une ovation de vingt-cinq minutes avant de lui décerner le Prix spécial du jury. En Israël, où le film n'a quasiment pas été vu, la réaction a été tout autre.

La riposte ferme de l'État d'Israël

Le ministre de la Culture Miki Zohar a qualifié le film de vil et l'a assimilé à un acte de trahison, engageant une procédure pour révoquer la citoyenneté israélienne d'Abraham et de Szor. Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a annoncé deux projets de loi visant précisément ce type de dérive : l'un permettant de déchoir de leur nationalité les Israéliens qui diffament les soldats de Tsahal, l'autre multipliant par vingt les possibilités de poursuites civiles contre eux.

Le chef d'état-major Eyal Zamir a ordonné une enquête sur d'éventuelles fuites de renseignements classifiés ayant servi à la réalisation du film, et n'exclut pas de poursuites judiciaires. Tsahal a par ailleurs exigé qu'Abraham et Szor rendent le film public dans son intégralité, afin que l'armée puisse répondre point par point à des accusations qu'elle qualifie de non vérifiables.

Une méthode déjà démontée dans son précédent film

Ce n'est pas la première fois que le travail d'Abraham est pris en défaut. Coréalisateur de No Other Land, récompensé par l'Oscar du meilleur documentaire en 2025, il avait déjà été visé par les mêmes accusations de mise en scène. Le conseil régional du Mont Hébron et Regavim avaient publié des images montrant, selon eux, une provocation planifiée contre des soldats israéliens dans cette même zone 918, allant jusqu'à qualifier les militants filmés de figurants rémunérés.

L'organisation Sela Meir est allée plus loin en mettant en cause le montage d'une séquence centrale de No Other Land. Selon son enquête, un raccord aurait fait disparaître un geste d'agression de la victime envers un soldat venu confisquer un générateur, transformant à l'écran une riposte légitime en tir arbitraire. Une méthode qui, selon Sela Meir, révèle un schéma récurrent de mise en scène et de distorsion chez Abraham.

Un homme qui fuit ses responsabilités

Abraham et Szor ne sont toujours pas rentrés en Israël depuis la présentation du film à Venise, et le réalisateur a supprimé ses comptes sur les réseaux sociaux pour échapper aux critiques. Interrogé sur la Chaîne 13 par le journaliste Raviv Drucker, l'un des seuls Israéliens à avoir visionné le film en entier, Abraham a été incapable de dissiper les doutes sur la méthode de vérification employée, notamment sur l'accusation la plus grave, celle de frappes validées en sachant qu'elles tueraient des civils n'ayant même pas répondu à des avertissements d'évacuation.

La vidéo qui refait surface cette semaine n'est donc pas une anecdote. Elle confirme, images à l'appui, ce que l'État d'Israël dénonce depuis des mois : un homme qui construit sa notoriété internationale sur l'accusation systématique de son propre pays, quitte à manier lui-même la provocation et le mensonge qu'il reproche aux autres.

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Veille des médias arabes et iraniens sur Israël 20 septembre 2026 : déclarations hostiles de Téhéran, du Hezbollah et d'Ankara

Veille des médias arabes et iraniens sur Israël d'Alliance magazine — 27 septembre 2026

Veille des médias arabes et iraniens sur Israël — 20 septembre 2026

Ce dimanche, les médias iranien, libanais, turc et pan-arabe suivis par cette veille multiplient les prises de position hostiles à Israël  de Téhéran à Ankara en passant par le Hezbollah sur fond de poursuite des opérations israéliennes à Gaza et dans le sud du Liban, et d'une nouvelle controverse autour des propos d'une rapporteuse de l'ONU comparant Israël aux pratiques nazies.

Iran

 Iran : Araghchi juge illégale l'agression israélienne contre Téhéran

Lors d'un forum virtuel organisé samedi par la Foreign Policy Community of Indonesia, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a affirmé que la sécurité au Moyen-Orient devait être définie par les pays de la région et non imposée de l'extérieur, rapporte Tehran Times. Selon le média, Araghchi a qualifié l'agression américano-israélienne de juin dernier contre l'Iran d'« illégale, injuste, agressive et non provoquée », évoquant une série d'assassinats ciblés visant des responsables iraniens.
Il a également présenté la situation à Gaza comme, selon lui, l'une des manifestations les plus graves de l'échec de l'approche sécuritaire régionale, dénonçant punitions collectives et destructions d'infrastructures civiles — un constat qu'il a, toujours selon Tehran Times, étendu au Liban.

Lien source : https://www.tehrantimes.com/news/530193/Araghchi-ME-security-must-be-shaped-by-regional-countries-not Source et date : Tehran Times, 19 septembre 2026 Mots-clés : Iran, Araghchi, agression israélienne, sécurité régionale, Gaza

Hezbollah / Liban

Liban : le chef du Hezbollah érige Israël en « ennemi » à combattre

Le secrétaire général du Hezbollah, cheikh Naïm Qassem, a déclaré samedi que « la résistance est l'unique voie » pour libérer le territoire, toute autre option étant selon lui une perte de temps, rapporte le média palestinien Palestine Today. Selon la même source, Qassem a reconnu l'absence de parité militaire avec ce qu'il désigne comme « l'ennemi », tout en appelant à poursuivre le combat « quel qu'en soit le prix ». Il a par ailleurs affirmé, toujours selon Palestine Today, que l'agression américano-israélienne de juin contre l'Iran visait à faire tomber le pouvoir à Téhéran, avant d'assurer que « la direction iranienne en est sortie victorieuse ». Qassem a réaffirmé le caractère central de la cause palestinienne pour le Hezbollah.

Lien source : https://paltoday.ps/ar/post/544268/الشيخ-نعيم-قاسم-المقاومة-هي-ال Source et date : Palestine Today (relayant une déclaration du secrétaire général du Hezbollah), 19 septembre 2026 Mots-clés : Hezbollah, Naïm Qassem, résistance, Liban, Iran

Palestine

Al-Aqsa : un chercheur palestinien appelle à faire payer Israël

Le chercheur spécialiste de Jérusalem Abdallah Maarouf a estimé, dans une déclaration à l'agence Shehab, que la situation à la mosquée Al-Aqsa traverse sa phase « la plus sombre depuis 1967 », les incursions de groupuscules revendiquant la construction d'un « Temple » n'étant plus, selon lui, limitées mais visant l'ensemble de l'esplanade. Il a averti, selon Shehab, que ce climat continuerait de se dégrader tant qu'Israël ne rencontrerait pas de « réaction réelle », jugeant que la solution résidait d'abord dans la capacité des Palestiniens à faire comprendre à l'occupation qu'elle ne pourrait « assumer le prix » d'un contrôle prolongé du site. Le gouvernorat de Jérusalem, cité dans le même article, a appelé la communauté internationale à protéger les Lieux saints.

Lien source : https://shehabnews.com/post/164339/معروف-لشهاب-ما-يجري-بالأقصى-من-أسوأ-مراحله-منذ-1967-وسيزداد-سوداوية-ما-دام-الاحتلال-لا-يرى-ردة-فعل-حقيقية Source et date : Shehab News Agency, 19 septembre 2026 Mots-clés : Al-Aqsa, Jérusalem, occupation, Palestine, Lieux saints

Médias pan-arabes

Gaza : une rapporteuse de l'ONU compare Israël aux pratiques nazies

La rapporteuse spéciale de l'ONU sur les territoires palestiniens occupés, Francesca Albanese, a comparé samedi les tueries d'enfants par Israël à Gaza aux pratiques nazies durant la Shoah, rapporte Al-Quds Al-Arabi, citant une dépêche de l'agence turque Anadolu. Selon le quotidien, Albanese réagissait sur X aux propos d'un mannequin israélien affirmant qu'un enfant « qui pleure » pourrait, si rien n'était fait, « devenir un terroriste » en grandissant ; un argument qui, selon la rapporteuse, « avait aussi été avancé par des responsables nazis lors des procès de Nuremberg » pour justifier le meurtre d'enfants. Al-Quds Al-Arabi rappelle qu'Albanese a fait l'objet de sanctions américaines en 2025, et cite un bilan de plus de 21 500 enfants tués avancé par le bureau des médias du gouvernement de Gaza — un chiffre qui n'est pas vérifié de façon indépendante.

Lien source : https://www.alquds.co.uk/%D8%A3%D9%84%D8%A8%D8%A7%D9%86%D9%8A%D8%B2%D9%8A-%D8%AA%D8%B4%D8%A8%D9%87-%D9%82%D8%AA%D9%84-%D8%A5%D8%B3%D8%B1%D8%A7%D8%A6%D9%8A%D9%84-%D8%A3%D8%B7%D9%81%D8%A7%D9%84-%D8%BA%D8%B2%D8%A9-%D8%A8%D9%85/ Source et date : Al-Quds Al-Arabi (citant l'agence Anadolu), 20 septembre 2026 Mots-clés : ONU, Francesca Albanese, Gaza, enfants, Al-Quds Al-Arabi

Turquie

 Turquie : le président du Parlement accuse Israël de semer la discorde

Le président du Parlement turc, Numan Kurtulmuş, a affirmé samedi qu'Israël cherchait à « attiser la discorde » entre les peuples de la région pour les pousser à s'entre-déchirer, au service d'un projet de « Terre promise », rapporte TRT Arabi. S'exprimant devant des représentants de la société civile à Kırşehir, il a soutenu qu'Israël avait multiplié ces dernières années les attaques contre la Palestine, l'Iran, l'Irak, la Syrie, le Liban, le Yémen et le Qatar, et a présenté les organisations qualifiées de « terroristes » comme des instruments utilisés par des « puissances impérialistes », au premier rang desquelles Israël selon lui. Kurtulmuş a assuré, toujours selon TRT Arabi, que la Turquie œuvrait au contraire à « rassembler » la région.

Lien source : https://www.trtarabi.com/article/7165dbd43b41 Source et date : TRT Arabi, 19 septembre 2026 Mots-clés : Turquie, Kurtulmuş, TRT Arabi, discorde régionale, politique étrangère

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En Dordogne, une famille israélienne ouvre sa ferme aux voyageurs pour dormir et se régaler

En Dordogne, une famille israélienne ouvre sa ferme aux voyageurs pour dormir et se régaler

Le gîte de Rotem et Ouri Bar en Dordogne : manger et dormir chez la famille de Lior Dayan

Rotem et Ouri Bar ont quitté Israël voici plus de dix ans pour un domaine de huit hectares en Dordogne, sans parler un mot de français ni détenir de passeport européen. Le couple qui a élevé Lior Dayan depuis sa petite enfance a construit dans le Périgord une ferme d'accueil et un potager florissant, où fils adoptif, petits-enfants et voyageurs du monde entier se retrouvent chaque année.

Le fils d'Assi Dayan a grandi dans leur foyer

L'histoire de Rotem et Ouri Bar est indissociable de celle de Lior Dayan. Rotem avait 22 ans quand une habitante du kibboutz voisin de Dvir lui a demandé d'accueillir, pour quelques mois seulement, un bambin d'un an et dix mois.
Cet enfant était le fils d'Assi Dayan et de Caroline Langford. Assi Dayan, réalisateur, acteur et scénariste, était l'une des figures les plus marquantes du cinéma israélien avant sa mort en 2014, et le plus jeune fils du général et ministre de la Défense Moshe Dayan et de la militante pour la paix Ruth Dayan. Caroline Langford, comédienne et seconde épouse d'Assi Dayan, s'est éteinte récemment après un combat contre le cancer.

Les quelques mois d'accueil ne se sont jamais achevés. Lior a grandi chez Rotem et Ouri comme leur propre fils, aux côtés de Neta et Sitav, nés par la suite. Aujourd'hui adulte et père de deux enfants, il reste extrêmement proche du couple, que ses propres enfants considèrent comme leurs grands-parents. Une chambre à l'étage de la maison du Périgord lui reste toujours réservée, ainsi qu'à ses enfants.

Un rêve né en 1984, réalisé trente ans plus tard

Le projet de vivre en France a germé lors d'un voyage du couple en 1984. Il aura fallu attendre 2014, quand Rotem avait 52 ans et Ouri 60, pour qu'ils quittent le moshav Avigdor, dans le sud d'Israël, et se lancent dans cette nouvelle vie.
Leur première étape, en Limousin, s'est révélée décevante à cause d'un hiver interminable. Ils ont alors sillonné pendant trois mois le sud-ouest de la France et la côte atlantique, avec l'idée que ce qui les séduirait en hiver les séduirait plusieurs fois plus en été.

C'est à Brantôme, petite cité du Périgord traversée par la rivière Dronne, qu'ils ont eu le coup de cœur décisif, autour d'un café pris dans un bar du village.
Brantôme doit sa réputation à une ancienne abbaye bénédictine fondée en 769, désaffectée depuis la Révolution française, dont les reliques attirent encore de nombreux pèlerins. Ses frontières se confondent avec celles d'une île entièrement cernée par les bras de la Dronne, ce qui lui vaut son surnom de Venise verte du Périgord. Le village attire aujourd'hui plus de 120 000 visiteurs par an et reste très animé grâce à son marché hebdomadaire du vendredi, complété l'été par un second marché le mardi.

Une installation sans visa facilitée par une boutique de cosmétiques

S'installer en France passé la cinquantaine, sans nationalité européenne et sans parler français, a demandé de l'ingéniosité. Pour obtenir un titre de séjour, le couple a ouvert une boutique d'importation de produits de la mer Morte à Brantôme. La vente en boutique s'est vite révélée être ce que Rotem détestait le plus au monde. La situation s'est débloquée lorsque Ouri a obtenu la nationalité portugaise, ce qui leur a permis de fermer le commerce et de se consacrer entièrement à la recherche de leur domaine et au développement de leur activité touristique, entre chambre d'hôtes, visites guidées et repas.

Une maison trouvée grâce à un pommier

Ce n'est pas une agence immobilière qui leur a permis de trouver leur maison, mais un pommier. Une voisine leur a parlé d'un couple anglo-américain âgé qui peinait à récolter les fruits d'un arbre imposant dans son jardin. Rotem et Ouri se sont proposés pour aider à la cueillette, ont partagé un café avec les propriétaires et sont tombés sous le charme des lieux, huit hectares en partie boisés à seulement trois kilomètres du bourg mais complètement isolés. Quand les propriétaires ont expliqué vouloir s'installer plus près du centre-ville par crainte de ne plus pouvoir conduire un jour, Rotem leur a aussitôt proposé de racheter la propriété.

Le domaine comprenait une maison de campagne de deux étages, une cuisine déjà rénovée et un gîte indépendant baptisé Home in the Dordogne. Le couple y a fait creuser une piscine, destinée à la fois à sa famille et à ses hôtes.

Un potager et un verger qui nourrissent la maison au fil des saisons

Malgré un sol rocailleux au sommet de la colline, Rotem et Ouri ont transformé leur terrain en un jardin d'abondance. Le verger compte pommiers, pêchers, cognassiers, cerisiers, pruniers, poiriers, abricotiers, un pacanier, des oliviers, des figuiers et des vignes, sans oublier quelques kiwis et bananiers. Le potager fournit selon la saison tomates, concombres, poivrons, courgettes, aubergines, haricots, poireaux, patates douces et herbes aromatiques, complétés par un champ de pommes de terre à proximité. Le poulailler donne des œufs frais, les poules étant considérées comme des compagnes plutôt que comme de la volaille destinée à l'assiette.

La maison de 140 mètres carrés s'organise autour de la cuisine de Rotem, qui a étudié l'architecture d'intérieur au Technion. Elle y prépare confits de foie gras d'oie et de canard, confitures maison, gâteaux et plats traditionnels, en pratiquant les techniques de conservation des légumes et des fruits pour lesquelles le Périgord est réputé.

De l'accueil à la ferme aux tournées gastronomiques

Les hôtes du gîte, israéliens comme voyageurs internationaux, profitent d'une expérience de la ferme à la table, avec des repas de bienvenue organisés autour des produits du domaine. Certains préfèrent cuisiner eux-mêmes dans le gîte équipé après avoir fait leurs courses au marché local, d'autres choisissent une visite culinaire guidée par Rotem, ou encore un repas payant directement chez le couple.

C'est cette activité d'accueil qui a donné naissance à la nouvelle spécialité de Rotem, les tournées culinaires guidées. La région se prête particulièrement à ce type d'expérience, avec ses marchés villageois hebdomadaires où producteurs locaux proposent fromages, miel, noix, légumes et produits artisanaux, ainsi que la possibilité de faire du canoë sur la Dronne ou une croisière fluviale commentée pour découvrir le patrimoine local. Rotem emmène des couples ou de petits groupes de huit personnes maximum à la rencontre de marchés paysans authentiques, de fromagers artisanaux, de producteurs de champignons, d'un élevage de caviar local et d'une huilerie à noix vieille de sept siècles qui fonctionne toujours à la force de l'eau.

Comment s'y rendre depuis Israël

Avant la pandémie de Covid-19, des vols directs reliaient Israël à Bordeaux, à environ 120 kilomètres du domaine. Brantôme se trouve à environ 60 kilomètres de Bergerac et 69 kilomètres de Limoges. Pour les voyageurs israéliens, la solution la plus pratique reste de rejoindre Paris, puis de louer une voiture ou de prendre le TGV jusqu'à Angoulême, à environ deux heures et demie de la capitale, avant de terminer le trajet en voiture de location en une heure environ.

Un bilan sans regrets malgré les crises

Plus de dix ans après leur installation, Rotem et Ouri Bar regardent le chemin parcouru avec sérénité. La pandémie a fermé le ciel alors que leur gîte affichait complet un an à l'avance, puis la guerre en Israël et les turbulences internationales ont suivi, sans jamais entamer leur tranquillité intérieure. Ils n'ont pas fait fortune, mais ce n'était pas leur objectif : ils ont gagné dix années calmes et pleines, où il suffit toujours d'aller cueillir une tomate fraîche au jardin.

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Grâce présidentielle controversée : Herzog efface le casier d'Elor Azaria contre l'avis de Tsahal

Grâce présidentielle controversée : Herzog efface le casier d'Elor Azaria contre l'avis de Tsahal

Affaire Hébron : dix ans après, Herzog gracie Azaria en pleine veille de Kippour

Le président de l'État Isaac Herzog a signé, samedi soir à la veille de Yom Kippour, la décision de raccourcir la période de radiation du casier judiciaire d'Elor Azaria, l'ancien soldat condamné pour homicide à Hébron. Cette mesure de clémence, adoptée contre l'avis unanime du chef d'état-major et de la hiérarchie militaire, relance dix ans après les faits une controverse qui n'avait jamais totalement disparu.

Une décision prise en pleine période de pardon

La présidence a justifié ce choix par l'esprit des jours redoutables et de la période de miséricorde et de pardon qui précède Kippour. Dans les motifs avancés, Herzog évoque le temps considérable écoulé depuis les faits, près d'une décennie, ainsi que l'exécution complète de la peine de prison prononcée contre Azaria et l'écoulement du délai de prescription. La présidence met également en avant la situation familiale et médicale complexe traversée par la famille du soldat, ainsi que sa volonté de lever les obstacles professionnels qui pèsent encore sur lui.

Le dossier souligne enfin qu'Azaria, aujourd'hui père de deux enfants, a affirmé dans sa demande que les valeurs de Tsahal lui restent chères et qu'il élève ses enfants selon ces principes, tout en exprimant des regrets quant aux conséquences de l'affaire. Herzog a néanmoins tenu à préciser que l'institution de la grâce reste un acte de clémence et non une instance d'appel, et que cette décision ne remet nullement en cause les jugements de la justice militaire ni le principe de pureté des armes qui encadre l'usage de la force par les soldats israéliens.

Le commandement militaire s'oppose frontalement

La décision présidentielle intervient au terme d'un désaccord frontal et particulièrement vif entre le ministre de la Défense et l'état-major de Tsahal. Dans son avis officiel, le chef d'état-major Eyal Zamir avait tranché sans ambiguïté contre la demande de radiation. La position de l'armée, appuyée par le chef du personnel et la procureure militaire générale adjointe, insistait sur le caractère exceptionnel d'une telle mesure et relevait qu'Azaria s'était abstenu d'exprimer des remords ou d'assumer la responsabilité de ses actes, même dix ans après sa condamnation par le tribunal militaire. L'armée notait également l'absence de circonstances nouvelles suffisamment significatives pour justifier une exception.

Le ministre Katz avait poussé pour la grâce

À l'opposé, le ministre de la Défense Israël Katz avait déposé un avis totalement inverse, appelant à radier immédiatement le casier judiciaire. Il avait justifié sa position en estimant qu'il n'était pas raisonnable qu'un combattant distingué, condamné pour une infraction commise dans le cadre de son service opérationnel, continue de payer un prix aussi lourd dix ans après les faits. Katz appuyait également son raisonnement sur les bouleversements sécuritaires survenus depuis le 7 octobre et sur la libération de centaines de terroristes dans le cadre des accords sur les otages, mettant en garde contre le message négatif que continuerait d'envoyer le maintien du casier judiciaire aux combattants de Tsahal.

Après la publication de la décision samedi soir, le ministre Katz a salué le choix du président Herzog d'adopter sa recommandation, qualifiant la mesure de décision juste, humaine et appropriée, à la veille de Kippour, porteuse selon lui de l'esprit du pardon et de la possibilité d'ouvrir une nouvelle page. Il a ajouté que cette grâce envoie un message important aux combattants de Tsahal et à leurs familles, affirmant que l'État n'abandonne pas ses soldats.

Une affaire qui avait divisé Israël en 2016

L'affaire remonte à mars 2016, lorsqu'Elor Azaria, alors médecin militaire en service à Hébron, avait tiré une balle mortelle sur un assaillant palestinien déjà neutralisé et immobilisé au sol, plusieurs minutes après une attaque au couteau contre des soldats israéliens. La scène, filmée et largement diffusée, avait provoqué une onde de choc dans l'opinion publique israélienne, divisant profondément la société entre soutien au soldat et défense stricte des règles d'engagement militaires. Azaria avait été condamné par le tribunal militaire pour homicide involontaire et dégradé de son grade, avant de purger une peine de prison.

Un acte de clémence aux implications symboliques fortes

En choisissant de signer cette décision à la veille de Yom Kippour, jour le plus solennel du calendrier religieux juif consacré au repentir et au pardon, le président Herzog inscrit ce geste dans un registre hautement symbolique. La présidence insiste sur le fait que cette mesure de grâce ne constitue en rien une remise en cause du verdict judiciaire, mais reste circonscrite à un allègement administratif du casier judiciaire d'Azaria, dans un cadre légal distinct de toute révision du procès.

Cette décision intervient dans un contexte où le débat sur le statut d'Elor Azaria n'a cessé de resurgir dans le débat public israélien, certains responsables politiques et militaires réclamant régulièrement sa réhabilitation, tandis que d'autres continuent de défendre fermement les principes disciplinaires et éthiques de Tsahal face à ce type de dérive sur le terrain. Le désaccord affiché ouvertement entre le ministre de la Défense et le commandement militaire illustre la persistance de ces tensions internes, une décennie après les faits.

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Veille mondiale de l'antisémitisme du 17 au 19 septembre 2026

Veille mondiale antisémitisme 4 octobre 2026 d'Alliance Magazine

 

Veille mondiale antisémitisme du 17 au 19 septembre 2026

Cette édition est dominée par l'Allemagne, où une synagogue a été visée par une tentative d'incendie à l'approche de Yom Kippour, provoquant une réponse politique immédiate à Hambourg. Aux États-Unis, deux polémiques distinctes — les propos d'un streamer très suivi et l'affaire opposant Robert Kraft à Macklemore — ont relancé le débat sur la frontière entre critique d'Israël et discours antisémite.

Europe

Allemagne : tentative d'incendie contre la synagogue de Wuppertal. Selon le Congrès juif européen (EJC), un homme a jeté le 18 septembre plusieurs sacs remplis de liquide inflammable contre une porte latérale de la synagogue Bergische, à Wuppertal, avant d'y mettre le feu, trois jours avant Yom Kippour. Le personnel sur place a éteint les flammes en quelques minutes ; aucun blessé n'est à déplorer et les dégâts matériels sont limités. Un suspect a été interpellé rapidement par la police, qui évoque des propos antisémites tenus sur les lieux sans avoir encore établi de mobile officiel. Le président du Conseil central des Juifs d'Allemagne, Josef Schuster, a dénoncé une "normalisation de l'antisémitisme", rappelant la récurrence des attaques visant des synagogues pendant les grandes fêtes juives.
La région de Rhénanie-du-Nord-Westphalie a enregistré une hausse de 17% des actes antisémites en 2025 par rapport à 2024.
Source : https://eurojewcong.org/news/communities-news/germany/suspect-arrested-after-attempted-arson-attack-on-wuppertal-synagogue/

Allemagne : la CDU de Hambourg présente un plan en douze points. Deux jours après la tentative d'incendie de Wuppertal, la CDU de Hambourg a dévoilé le 18 septembre un plan en douze mesures contre l'antisémitisme, élaboré avec l'ancien délégué municipal à ce dossier, Stefan Hensel. Le texte prévoit notamment de transformer ce poste en fonction à temps plein dotée de moyens élargis, d'intégrer la lutte contre l'antisémitisme dans la formation des enseignants, d'imposer à chaque élève une visite de synagogue durant sa scolarité et de nommer des référents dédiés dans les universités. L'initiative intervient alors que l'Allemagne a recensé 8 725 actes antisémites en 2025, une hausse de 248% depuis 2022 selon les chiffres cités par la presse spécialisée.
Source : https://www.algemeiner.com/2026/09/18/germanys-cdu-party-unveils-new-antisemitism-initiative-amid-wave-attacks-jews/

Amérique du Nord

États-Unis : l'ADL pointe les propos du streamer Hasan Piker. Dans un entretien diffusé le 18 septembre par Axios, le streamer et commentateur politique Hasan Piker, crédité d'environ 11 millions d'abonnés cumulés selon l'Anti-Defamation League (ADL), est revenu sur des propos tenus en août selon lesquels les juifs américains s'exposeraient eux-mêmes à des représailles s'ils continuaient, selon lui, à se montrer "singulièrement investis" dans la défense d'Israël. Relancé sur ce point, il a réaffirmé qu'"Israël rend les juifs moins en sécurité" selon lui. L'ADL, qui consacre une fiche de suivi à Hasan Piker, rappelle qu'il a par ailleurs qualifié par le passé le drapeau du Hezbollah de "son préféré" et défendu des organisations classées terroristes. Ces déclarations ont suscité des critiques bipartisanes, y compris de l'ancien conseiller démocrate Rahm Emanuel.
Source : https://www.adl.org/resources/article/hasan-piker-what-you-need-know

États-Unis : la polémique Kraft-Macklemore continue d'agiter le débat sur Israël. La controverse déclenchée par les prises de position de Macklemore se poursuit cette semaine dans la presse américaine. Lors de récents concerts au MetLife Stadium, le rappeur avait accusé Israël de "génocide" à Gaza et lancé des appels au "Free Palestine" devant son public. Le milliardaire Robert Kraft a confirmé avoir fait pression sur Ed Sheeran pour l'écarter de sa tournée, invoquant selon ses propres termes un "historique de rhétorique antisémite" qu'il attribue à l'artiste. Macklemore a rejeté ces accusations, estimant que "vouloir l'égalité de traitement pour tous les humains ne devrait jamais être controversé". L'épisode illustre, selon plusieurs commentateurs cités par la presse américaine, la difficulté à distinguer critique d'Israël et rhétorique jugée antisémite.
Source : https://www.jpost.com/diaspora/antisemitism/article-908605

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Panique en Arabie saoudite : les Houthis frappent l'aéroport de Riyad

Panique en Arabie saoudite : les Houthis frappent l'aéroport de Riyad

Panique en Arabie saoudite : les Houthis frappent l'aéroport de Riyad

Explosions nocturnes et alerte au raid aérien

Dans la nuit de vendredi à samedi (19 septembre 2026), les habitants de Riyad ont été réveillés par une alerte de risque d'attaque, suivie de deux fortes explosions. C'est la première fois depuis la reprise des hostilités entre l'Arabie saoudite et les Houthis du Yémen que la capitale saoudienne est directement visée de cette manière. Des flammes et de la fumée noire ont été observées samedi près de l'aéroport de Riyad par des habitants de la capitale.

L'aéroport international King Khalid touché

Un journaliste de l'AFP présent près de l'aéroport a constaté qu'un réservoir de carburant appartenant au géant pétrolier saoudien Aramco était en feu, des pompiers luttant contre les flammes. Selon une source locale, des drones auraient visé l'aéroport international King Khalid, et Reuters rapporte que les principaux réservoirs de kérosène ont été touchés.

Perturbations du trafic aérien

Le site spécialisé Flightradar24 a signalé des « perturbations majeures » à l'aéroport international, avec des retards importants et des vols annulés.

Les Houthis n'ont pas revendiqué, pour l'instant

Fait notable, les Houthis n'ont revendiqué aucune attaque en Arabie saoudite au cours des dernières heures précédant cette nuit d'explosions, ce qui laisse planer une part d'incertitude sur l'origine exacte des frappes. Il est également rapporté qu'un général houthi aurait été tué par une frappe aérienne des forces saoudiennes.

Un contexte de reprise du conflit yéméno-saoudien

Cette escalade s'inscrit dans une remontée des tensions amorcée cet été. Le 13 juillet 2026, une attaque contre l'aéroport de Sanaa, capitale sous contrôle houthi, avait ravivé le conflit après des années de trêve relative négociée par l'ONU en 2022. Les rebelles yéménites avaient alors promis des représailles et diffusé des images satellite d'aéroports et de ports saoudiens présentés comme des cibles.

Le 20 août, les Houthis avaient annoncé avoir visé un aéroport saoudien ainsi qu'une installation appartenant à la compagnie pétrolière Aramco, tandis que les Gardiens de la révolution iraniens mettaient en garde Riyad, jugeant le royaume incapable de contenir les Houthis ou de se prémunir contre leurs attaques. Un blocus maritime en mer Rouge avait également été annoncé par les rebelles contre les navires, aéroports et installations pétrolières saoudiennes.

Plus récemment, le 14 septembre 2026, le mouvement houthi a revendiqué une opération de grande ampleur contre la base aérienne King Khalid, à Khamis Mushait, dans le sud-ouest du royaume, mobilisant selon son porte-parole militaire des dizaines de missiles balistiques et de drones. Cette base est considérée par les Houthis comme une cible militaire prioritaire, Riyad l'utilisant pour ses opérations aériennes contre le Yémen.

Un royaume déjà fragilisé par la guerre régionale

La capitale saoudienne n'en est pas à sa première frappe. Elle avait déjà été visée au plus fort de la guerre régionale déclenchée fin février 2026 par l'attaque américano-israélienne contre l'Iran, l'ambassade américaine dans le quartier diplomatique ayant notamment été touchée par un drone en mars. Riyad bombarde quotidiennement les zones sous contrôle houthi au Yémen, sans toutefois parvenir à enrayer leurs avancées militaires sur le terrain, les rebelles contrôlant désormais l'ensemble du littoral yéménite depuis leur offensive éclair de début septembre.

Enjeux économiques pour Riyad

La multiplication de ces attaques contre les aéroports, installations énergétiques et bases militaires saoudiennes fragilise la stratégie de Riyad, qui mise sur son image de destination stable et sécurisée pour attirer les capitaux internationaux dans le tourisme, les nouvelles technologies, le sport et les grands projets d'infrastructures, dans le cadre de sa diversification hors pétrole.

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Yitzhar sous tension : alerte à l'infiltration terroriste, puis retour au calme

Yitzhar sous tension : alerte à l'infiltration terroriste, puis retour au calme

Une alerte à l'infiltration terroriste a plongé samedi soir la localité de Yitzhar, en Samarie, dans l'angoisse. Le Commandement du front intérieur a finalement annoncé la levée du danger, après plusieurs minutes de confinement pour les habitants.

Une alerte déclenchée en pleine soirée de Shabbat

Samedi 19 septembre 2026, en fin d'après-midi, les habitants de Yitzhar ont reçu l'ordre de se confiner dans les espaces protégés de leurs habitations. Le Commandement du front intérieur venait de signaler une crainte d'infiltration terroriste dans le secteur de cette localité juive de Samarie, connue pour son implantation sensible à proximité de Naplouse. L'alerte est tombée aux alentours de 19h26, plongeant la communauté dans une attente angoissante, à peine quelques jours après Roch Hachana.

Les forces de sécurité ont été déployées immédiatement dans la zone pour effectuer des ratissages et vérifier l'origine du signalement. Les habitants, eux, sont restés cloîtrés, comme le veut la procédure en pareille circonstance, sans savoir si un homme armé se trouvait réellement à proximité de leurs foyers.

Une levée de l'alerte après une quinzaine de minutes

Le soulagement est venu rapidement. Dès 19h39, soit une treizaine de minutes après la première alerte, le Commandement du front intérieur a annoncé que la crainte d'un événement d'infiltration avait été écartée. Les habitants de Yitzhar ont été autorisés à quitter leurs espaces protégés et à circuler librement dans la localité, sans aucune restriction. Aucune arrestation ni aucun blessé n'a été rapporté à l'issue de cet épisode.

Ce type de fausse alerte n'est pas isolé dans l'histoire récente de Yitzhar. La localité, régulièrement visée par des tensions avec les villages arabes environnants, a déjà connu plusieurs alertes similaires ces dernières années, la plupart du temps déclenchées par des mouvements suspects rapidement identifiés comme inoffensifs, sans lien avec une réelle intention terroriste.

Une Samarie sous très haute tension depuis des mois

Si cette alerte s'est révélée infondée, elle s'inscrit dans un climat sécuritaire particulièrement lourd en Judée-Samarie. Le secteur a connu cet été une escalade marquante, avec notamment l'attentat meurtrier survenu en juillet près de la ferme de Gilad, dans le secteur de la brigade de Samarie, où un Israélien a été tué et deux autres blessés après qu'un Palestinien eut dérobé l'arme d'un agent de sécurité pour ouvrir le feu sur des promeneurs. Le terroriste avait été neutralisé sur place, et Tsahal avait déployé d'importants renforts pour boucler la zone et traquer d'éventuels complices.

Les autorités militaires évoquent depuis plusieurs mois une intensification des incitations au terrorisme en provenance d'Iran et de Turquie, ainsi que des financements provenant de Jordanie, alimentant le développement de cellules locales et semi-militaires à Naplouse et à Jénine. Ce contexte explique la nervosité persistante des localités juives de Samarie, où chaque mouvement suspect près d'une clôture périphérique peut déclencher une mobilisation immédiate des forces de sécurité.

Une vigilance accrue à l'approche de Kippour

L'alerte de Yitzhar survient également alors que Tsahal a relevé son niveau de vigilance à l'approche de Yom Kippour, dans un climat régional par ailleurs tendu, entre les combats qui se poursuivent au Liban et les développements en cours en Europe de l'Est. Le même samedi, deux soldats israéliens ont été légèrement blessés dans le sud du Liban après qu'un véhicule du génie eut roulé sur une charge explosive posée par le Hezbollah, provoquant une riposte de Tsahal contre plusieurs infrastructures terroristes dans la région.

Cette accumulation d'incidents, bien que sans gravité immédiate à Yitzhar, rappelle la fragilité persistante de la situation sécuritaire en Judée-Samarie, où les habitants vivent au rythme des alertes, réelles ou infondées, dans une atmosphère de veille permanente.

Le calme revenu, la vigilance reste de mise

Pour l'heure, la vie a repris son cours normal à Yitzhar. Aucun suspect n'a été interpellé et aucune trace d'une réelle tentative d'infiltration n'a été confirmée par les forces de sécurité. Les autorités locales appellent néanmoins les habitants à rester vigilants, dans un secteur où la proximité avec les villages palestiniens environnants continue de générer des frictions régulières, entre incidents de jets de pierres, tensions autour de terres agricoles et opérations de sécurité menées par Tsahal.

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