Claudine Douillet

Claudine Douillet,st fondatrice, gérante et rédactrice en chef d'Alliance, premier magazine juif francophone créé sur le web en 1996. Depuis près de trente ans, elle dirige la ligne éditoriale du titre, en assurant une veille quotidienne de l'actualité israélienne et juive internationale, traduite et adaptée pour le lectorat francophone.
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Les articles de Claudine Douillet

Un an après l'agression du rabbin Lemmel, Neuilly rend hommage aux victimes de l'antisémitisme

Un an après l'agression du rabbin Lemmel, Neuilly rend hommage aux victimes de l'antisémitisme

 

Mardi 15 septembre 2026, la Ville de Neuilly-sur-Seine plantera officiellement un olivier en hommage aux victimes de l'antisémitisme, un an après l'agression du rabbin Elie Lemmel sur la place du Marché.

Un hommage annoncé depuis l'été 2025

La cérémonie prévue mardi 15 septembre 2026 à 18h30, au 104 avenue Charles de Gaulle, trouve son origine dans une agression survenue le 6 juin 2025.
Ce jour-là, le rabbin Elie Lemmel avait été violemment frappé au visage à l'aide d'une chaise alors qu'il se trouvait à la terrasse d'un café de la place du Marché, à Neuilly-sur-Seine. L'agresseur, présenté comme un ressortissant palestinien en situation irrégulière, avait été interpellé quelques minutes après les faits grâce à l'intervention de témoins présents sur place.

Cette agression n'était pas isolée. Quelques jours auparavant, le rabbin avait déjà été la cible d'une agression à Deauville, dans le Calvados. La répétition de ces attaques avait suscité une vive émotion dans la communauté juive française et au delà. Le président du Crif avait alors dénoncé ces actes avec force, rappelant que s'en prendre à un rabbin revient à vouloir réduire les Juifs au silence.

Après l'agression, le rabbin Lemmel avait choisi de répondre avec dignité plutôt que par la colère. Il avait tenu à remercier publiquement les Neuilléens qui avaient permis la maîtrise de son agresseur, établissant un parallèle avec les paysans français qui avaient protégé ses grands-parents pendant la Seconde Guerre mondiale.

Une cérémonie de reconnaissance dès août 2025

C'est dans ce contexte que la Ville de Neuilly-sur-Seine avait organisé, dès août 2025, une première cérémonie mettant à l'honneur les habitants ayant permis l'interpellation de l'agresseur. Le maire Jean-Christophe Fromantin y avait dévoilé un olivier, choisi comme symbole de paix. L'arbre n'avait alors pas encore été mis en terre.

Plus d'un an après les faits, cette promesse se concrétise. L'olivier sera officiellement planté ce mardi 15 septembre 2026, lors d'une cérémonie d'hommage élargie aux victimes de l'antisémitisme, et non plus seulement à cet épisode précis. Le choix de l'olivier, arbre associé depuis l'Antiquité à la paix et à l'enracinement, prend une résonance particulière dans une ville qui a vu l'un de ses habitants agressé en pleine rue en raison de son identité juive.

Une mobilisation institutionnelle et communautaire

La cérémonie réunira plusieurs figures institutionnelles et religieuses. Le préfet Alexandre Brugère y participera aux côtés du président du Consistoire de Paris, David Amar, ainsi que d'élus municipaux et de responsables de la communauté juive de Neuilly-sur-Seine. Cette présence conjointe de l'État, des autorités religieuses et des élus locaux traduit la volonté de la municipalité de donner à cet hommage une portée qui dépasse le seul cadre communautaire.

Neuilly-sur-Seine abrite une communauté juive ancienne et structurée, organisée notamment autour de sa synagogue historique, classée monument historique depuis 1993. La ville avait déjà été marquée par les persécutions de la Seconde Guerre mondiale, avec la déportation de ses habitants juifs, dont dix-sept enfants raflés en 1944. L'hommage de mardi s'inscrit ainsi dans une mémoire locale plus large, entre commémoration du passé et réponse aux tensions actuelles.

Une actualité marquée par la recrudescence des actes antisémites

Cet hommage intervient alors que les agressions antisémites se sont multipliées en France ces derniers mois, touchant plusieurs rabbins dans différentes villes. Ces épisodes répétés ont nourri l'inquiétude des communautés juives françaises quant à leur sécurité dans l'espace public, un sentiment que la cérémonie de Neuilly entend, à sa manière, adresser par un geste symbolique et pérenne.

En choisissant de planter cet olivier en présence des autorités préfectorales et religieuses, la Ville de Neuilly-sur-Seine affirme une position claire de soutien à sa communauté juive, tout en inscrivant ce geste dans la durée, au delà de l'émotion suscitée par l'agression de juin 2025.

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Fauda saison 5 : Les épisodes 7 et 8 replongent Israël dans l'horreur du 7 octobre

Fauda saison 5 : Les épisodes 7 et 8 replongent Israël dans l'horreur du 7 octobre

Pour la première fois en onze ans d'existence, Fauda interrompt son intrigue pour montrer frontalement ce que la fiction israélienne n'avait jamais osé filmer : le 7 octobre 2023. Les épisodes 7 et 8 de la cinquième et dernière saison reconstituent le massacre perpétré par le Hamas, avec un avertissement inédit adressé aux spectateurs.
Lior Raz, cocréateur et acteur principal, explique pourquoi il a fallu tout réécrire.

Une saison entièrement réécrite après le massacre

Lior Raz l'a confié à la Douzième chaîne israélienne : la trame initialement prévue pour la saison 5 est devenue irracontable après le 7 octobre. Il avait imaginé, comme dans les saisons précédentes, montrer la vie du camp adverse.
Ce projet est tombé. La série qui en résulte est plus sombre, plus dure, et assume une tonalité qu'il qualifie lui-même de militariste. Raz et son cocréateur Avi Issacharoff s'étaient rendus à Sderot dès le 9 octobre 2023, sous les tirs de roquettes, pour évacuer des familles avec l'organisation de réservistes Frères d'armes. Cette expérience de terrain a directement nourri l'écriture des nouveaux épisodes.

Les épisodes 7 et 8, un tournant sans précédent

Pour la première fois dans l'histoire de la série, le studio de production Yes a publié un avertissement avant la diffusion de ces deux épisodes. Le message est clair : ces séquences reconstituent la journée du 7 octobre et peuvent être extrêmement difficiles à regarder. Les producteurs précisent que les personnes marquées par les événements peuvent les ignorer sans perdre le fil de l'intrigue générale, qui reprend ensuite normalement.
En reconnaissance de leur portée publique, ces deux épisodes ont même été rendus accessibles gratuitement à tout le public israélien sur le site de Yes.

Le New York Times a recueilli les mots de Lior Raz avant la première mondiale sur Netflix : porter cette journée et ses conséquences à l'écran est peut-être, selon lui, le geste d'écriture le plus important de toute sa carrière. Avi Issacharoff a ajouté que ce récit était quelque chose qui les brûlait de l'intérieur, qu'ils sentaient devoir transmettre : la douleur, la perte de proches, la confusion de cette journée, et surtout l'impuissance vécue par les habitants du pourtour de Gaza.

Doron, incarnation d'un pays traumatisé

Dans cette ultime saison, le personnage de Doron, joué par Lior Raz, porte à l'écran les séquelles d'un stress post-traumatique : il est incapable de se souvenir de plusieurs heures du 7 octobre. Le récit suit un commandant de l'unité, Eli, dont la femme et les deux enfants ont été assassinés dans leur maison d'un kibboutz proche de Gaza, ainsi qu'un allié bédouin ayant perdu son fils. Leur traque des responsables les mène jusqu'à Marseille, où la série aborde aussi, en creux, la vague de sentiment anti-israélien qui a suivi les attentats hors d'Israël.

Un tournage marqué par le deuil

La série n'a pas seulement raconté le 7 octobre : elle l'a subi dans ses propres rangs. Le monteur son Lior Waitzman a été tué lors de l'attaque du Hamas. Le producteur Matan Meir est mort dans un tunnel piégé en novembre 2023 alors qu'il servait dans l'armée. L'acteur Idan Amedi, présent dans les saisons précédentes et initialement prévu pour la cinquième, a été grièvement blessé par un éclat d'obus en janvier 2024 en tant que réserviste du génie de combat à Gaza. Il s'est rétabli mais n'apparaît pas dans la nouvelle saison.

Pourquoi cette série doit être vue, juifs et non-juifs confondus

Fauda a toujours occupé une place particulière : diffusée dans 190 pays, y compris dans plusieurs pays arabes, elle a construit sa réputation sur un regard qui refusait la caricature, montrant les deux camps du conflit avec leurs zones d'ombre. C'est précisément cette crédibilité, construite sur onze ans, qui rend son choix de montrer le 7 octobre si significatif. Ce n'est pas une chaîne d'information, ni un documentaire militant : c'est la fiction la plus regardée sur Israël dans le monde qui choisit de reconstituer, à l'écran, ce que les mots seuls peinent à transmettre.

Pour un public non-juif, souvent exposé à une couverture médiatique fragmentée ou contestée du 7 octobre, ces deux épisodes offrent une expérience immersive que ni les statistiques ni les communiqués n'ont réussi à produire. Pour le public juif et israélien, ils constituent une reconnaissance : ce jour-là a existé, il a été filmé avec le sérieux et la retenue que les créateurs revendiquent, refusant délibérément ce qu'ils appellent eux-mêmes le voyeurisme.

Une réception qui ne fait pas l'unanimité

Tous les regards ne saluent pas ce choix. Certains médias, comme Libération, ont jugé la série impudique d'avoir osé montrer les scènes du 7 octobre. Cette critique a suscité de vives réactions, certains observateurs y voyant une gêne face à la représentation directe d'un massacre de civils juifs, quand d'autres sujets bien plus explicites ne suscitent pas la même réserve. Ce débat, à lui seul, illustre pourquoi ces deux épisodes ne laissent personne indifférent.

Une série qui referme et referme mal

Fauda tire sa révérence après cinq saisons et cinquante-neuf épisodes, tournée dans le sud d'Israël et à Budapest. Elle ne s'éteint pas sur une note de fiction confortable, mais sur la reconstitution du jour le plus sombre de l'histoire récente d'Israël. Voir les épisodes 7 et 8, c'est accepter de traverser, l'espace de deux heures, ce que des centaines de familles israéliennes ont vécu réellement. C'est aussi comprendre pourquoi ses créateurs, vétérans eux-mêmes des unités spéciales, ont estimé qu'ils n'avaient pas le droit de se taire.

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Revue de presse israélienne du premier magazine juif sur le net : édition 14 septembre 2026

Revue de presse israélienne du 21 octobre 2026 par Alliance Magazine

 

Le Likoud passe à l'offensive contre les partis arabes avant l'élection
Le parti de Benjamin Netanyahu a annoncé dimanche soir qu'il déposera une requête auprès de la Commission électorale centrale pour exclure la Liste arabe unie (Raam) et la Liste unifiée du scrutin du 27 octobre. Le Likoud accuse ces formations de "nuire aux soldats de Tsahal" et de refuser de qualifier le Hamas et le Hezbollah d'organisations terroristes, reprenant un argument de campagne visant également Gadi Eisenkot, accusé de vouloir s'allier avec elles. Une telle interdiction a peu de chances de résister à un examen de la Cour suprême, qui a déjà annulé des tentatives similaires par le passé. Les sondages actuels ne donnent une majorité nette ni au bloc Netanyahu ni au bloc anti-Netanyahu mené par Eisenkot.
https://www.timesofisrael.com/netanyahus-party-says-it-will-petition-election-panel-to-ban-arab-majority-parties/

Trump minimise les combats à Gaza et annonce un Hamas prêt à désarmer
À bord d'Air Force One, dimanche, le président américain a salué le travail de ses émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner dans le dossier de Gaza, alors que circulaient des informations selon lesquelles Trump chercherait à confier davantage de responsabilités au chef de la CIA John Ratcliffe sur le dossier ukrainien. "Regardez Gaza, par exemple. Regardez le fait que nous avons récupéré tous les otages", a déclaré Trump, ajoutant qu'il n'y avait "plus beaucoup de combats à Gaza" et que "le Hamas est désormais disposé à rendre ses armes". Le même jour, Tsahal a annoncé avoir tué deux ingénieurs du Hamas lors d'une frappe à Gaza, faisant état de treize autres blessés.
https://www.timesofisrael.com/trump-praises-witkoff-kushner-says-gaza-fighting-scant-and-hamas-willing-to-disarm/

L'armée israélienne dément les accusations d'un documentaire sur un ciblage assisté par IA
Dans son point de situation du 14 septembre, le porte-parole de Tsahal a rejeté "catégoriquement" les affirmations du documentaire "NAZA", dont la bande-annonce prétend que l'armée aurait planifié une frappe anticipant 500 morts civils à Gaza durant la guerre contre le Hamas. L'armée affirme que les décisions relatives à la sélection et à l'approbation des cibles sont prises "uniquement par du personnel humain… et non par une intelligence artificielle", et a demandé aux réalisateurs de projeter le film devant l'état-major afin de pouvoir répondre point par point aux accusations.
https://www.timesofisrael.com/liveblog-september-14-2026/

Katz exclut tout retrait du Liban tant que le Hezbollah n'est pas désarmé

Le ministre de la Défense Israël Katz a réaffirmé dimanche qu'Israël ne quittera pas la "zone de sécurité" de 700 kilomètres carrés qu'il contrôle dans le sud du Liban tant que le Hezbollah ne sera pas désarmé sur l'ensemble du territoire libanais et que la menace pesant sur les habitants de la Galilée ne sera pas levée. Cette déclaration intervient alors que Tsahal consolide sa prise de la crête stratégique d'Ali al-Taher, à quinze kilomètres de la frontière, après en avoir chassé des combattants du Hezbollah et détruit un réseau de tunnels.
Elle contredit également des propos tenus par Donald Trump, qui avait laissé entendre qu'un retrait israélien était imminent dans le cadre d'un nouvel accord régional.
https://www.haaretz.com/israel-news/israel-security/2026-09-14/ty-article-live/katz-says-israel-wont-withdraw-from-hezbollah-stronghold-in-southern-lebanon/000001a0-9c95-d9a4-a3a7-9ff71cdb0005

Un habitant de Sakhnin condamné pour financement d'activités militantes en Cisjordanie
Un tribunal israélien a condamné un homme de 38 ans originaire de Sakhnin, dans le nord d'Israël, à quatre ans de prison et à une amende de 200 000 shekels pour avoir transféré plus de 650 000 shekels vers la Cisjordanie afin de financer des activités militantes. Les transferts, effectués en trois versements après le 7 octobre, auraient été réalisés sous la direction d'un ancien prisonnier sécuritaire de Jénine opérant depuis la Turquie pour le compte du Hamas, du Jihad islamique et des Gardiens de la révolution iraniens. L'homme a été reconnu coupable dans le cadre d'un accord de plaidoyer.
https://www.haaretz.com/israel-news/israel-security/2026-09-14/ty-article-live/katz-says-israel-wont-withdraw-from-hezbollah-stronghold-in-southern-lebanon/000001a0-9c95-d9a4-a3a7-9ff71cdb0005

Le chef du nucléaire iranien écarté de la conférence de l'AIEA sous pression américaine
Le secrétaire américain à l'Énergie Chris Wright a confirmé lundi à Vienne que Washington s'était opposé à la présence de Mohammad Eslami, patron de l'organisation iranienne de l'énergie atomique, à la conférence générale de l'AIEA. "C'est un individu sanctionné et nous ne voulons pas que des individus sanctionnés échappent à leurs sanctions. Il a demandé une dérogation, elle lui a été refusée", a déclaré Wright. L'ambassadeur iranien à Vienne, Reza Najafi, a dénoncé une "violation grave" des droits de son pays en tant que membre de l'agence, rejetant toute idée d'erreur administrative mineure.
https://www.timesofisrael.com/liveblog-september-14-2026/

La diplomatie sur le détroit d'Ormuz marque le pas
La réunion prévue lundi entre l'Iran et les pays du Golfe sur la sécurité du détroit d'Ormuz a été reportée à la demande de plusieurs pays de la région, selon l'agence iranienne Fars. Ce report intervient après la décision de l'Arabie saoudite de maintenir fermé, après des frappes de drones vendredi, son oléoduc est-ouest de 1 200 kilomètres, qui permet normalement de contourner le détroit. Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a précisé que même un accord avec Oman ne suffirait pas à faire rouvrir le détroit, Téhéran exigeant au préalable la satisfaction de ses revendications envers Washington. Les prix du pétrole ont bondi à la réouverture des marchés lundi.
https://www.investing.com/news/commodities-news/diplomacy-stumbles-with-postponement-of-meeting-on-strait-of-hormuz-proposal-4898762

La Norvège prépare une loi punissant de prison le commerce avec les implantations
La ministre norvégienne des Affaires étrangères Espen Barth Eide a indiqué à la radio publique NRK qu'elle s'attend à ce que le Storting adopte cet automne une législation prévoyant jusqu'à trois ans de prison pour les particuliers ou entreprises commerçant avec les implantations israéliennes de Judée-Samarie et de Jérusalem-Est. La consultation publique sur le texte s'achève le 19 septembre. Bien que les échanges entre la Norvège et les implantations restent limités, portant surtout sur le vin et des produits agricoles, l'ambassade d'Israël à Oslo a dénoncé "le dernier exemple de l'activisme anti-israélien obsessionnel" de la ministre. Onze autres pays occidentaux, dont la France, le Royaume-Uni et le Canada, envisagent des mesures similaires.
https://www.ynetnews.com/article/hj7pamhkmx

Les Houthis prennent le contrôle du Bab el-Mandeb, un revers stratégique pour Israël
Dans sa chronique du 14 septembre, l'analyste militaire Yoav Limor écrit dans Israel Hayom que la prise de contrôle du détroit stratégique du Bab el-Mandeb par les Houthis renforce la position régionale de l'Iran, expose l'Arabie saoudite et contraint Jérusalem à se préparer à une reprise des combats. Il souligne le retrait américain de son rôle de gendarme mondial, Donald Trump ayant déclaré que "les Houthis nous ont appelés, ils ne veulent pas se battre avec nous", un recul que Limor attribue à la proximité des élections de mi-mandat américaines et à des difficultés logistiques de l'armée américaine. Selon Israel Hayom, l'Arabie saoudite aurait sollicité indirectement Israël via le CENTCOM pour obtenir du renseignement afin d'empêcher le blocage du détroit.
https://www.israelhayom.com/2026/09/14/houthis-grow-stronger-as-trump-turns-his-back-on-us-allies/

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« Nous soignions les terroristes du Nukhba : un réserviste israélien brise le silence face au film NAZA

« Nous soignions les terroristes du Nokhba » : un réserviste israélien brise le silence face au film NAZA

NAZA contre le terrain : le témoignage d'un réserviste israélien qui a soigné les terroriste du 7-Octobre

Trois jours après le triomphe du documentaire NAZA à la Mostra de Venise, un réserviste israélien publie un témoignage à visage découvert pour contredire les accusations de crimes de guerre portées contre Tsahal.

Un film ovationné vingt-cinq minutes, une armée qui dément

Présenté le 10 septembre à la Mostra de Venise par les journalistes d'investigation israéliens Yuval Abraham et Rachel Szor, déjà coréalisateurs du film oscarisé No Other Land, le documentaire NAZA (acronyme hébraïque de « nezek agvi », dommage collatéral) a reçu une ovation de vingt-cinq minutes, la plus longue jamais enregistrée dans l'histoire du festival. Produit par le réalisateur britannique Jonathan Glazer et le journal The Guardian, le film rassemble les témoignages, pour la plupart anonymes, de vingt-quatre militaires et anciens membres du renseignement israélien ayant servi à Gaza. Il a reçu le Prix spécial du jury le 12 septembre et concourait pour le Lion d'or.

Le porte-parole de Tsahal a publié une réfutation détaillée, estimant que le film s'appuie sur des témoignages dont l'identité et le rôle réel des intervenants ne peuvent être vérifiés. L'armée conteste en particulier l'allégation selon laquelle une frappe susceptible de tuer cinq cents civils aurait été autorisée, la qualifiant de fausse, et affirme que certaines accusations portent sur des choix stratégiques dépassant le niveau de connaissance de militaires de rang subalterne. Le ministre de la Culture et des Sports, Miki Zohar, a de son côté accusé les réalisateurs de trahison et annoncé vouloir leur retirer la citoyenneté israélienne, bien qu'aucune base légale ne le permette. Yuval Abraham a répondu en appelant le public israélien à regarder le film avant de le juger.

Un réserviste sort de l'anonymat

Dans ce climat de controverse, un réserviste du nom d'Erez « HaKatan » Barak a choisi de témoigner à visage découvert, photographie à l'appui, sur le compte Instagram push.il. Barak affirme avoir accompli plus de quatre cents jours de service de réserve et avoir occupé, durant cette période, la fonction de soignant auprès de terroristes et de détenus du commando Nukhba incarcérés après les massacres du 7-Octobre.

Selon son récit, il distribuait chaque matin les traitements médicaux réguliers aux détenus, organisait des visites médicales pour plus d'un millier de prisonniers et restait disponible vingt-quatre heures sur vingt-quatre pour tout besoin, des malaises aux douleurs en passant par toute urgence sanitaire. Il précise que des médecins étaient présents en permanence sur place et que les détenus recevaient soins et médicaments, alors que lui-même et son équipe devaient parfois travailler des nuits entières pour traiter diverses pathologies. Barak décrit une période éprouvante, dont les séquelles se manifestent encore aujourd'hui sous forme de cauchemars.

« Voilà la vérité »

Aux côtés d'une photographie le montrant en train d'administrer un médicament à un détenu, Erez Barak s'en prend directement aux accusations portées sur les scènes européennes.
Il écrit ne pas accepter qu'on affirme, sur des tribunes en Europe, que l'armée israélienne commet un génocide, et ajoute donner à voir la vérité : lui-même apportant un médicament à un terroriste, ce qui, selon lui, est présenté comme une preuve de génocide.

Ce témoignage s'inscrit dans une contre-mobilisation plus large de militaires et de responsables israéliens depuis la présentation du film. Le chef d'état-major, le général Eyal Zamir, doit convoquer une réunion sur le sujet, et la réponse de Tsahal en anglais publiée sur X a dépassé les trois cent soixante-dix mille vues en quelques heures.

Les réactions publiées jusqu'ici viennent de Tsahal en tant qu'institution, du ministre Zohar et du réalisateur lui-même. Je continue à chercher d'autres témoignages individuels si tu le souhaites.

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Venise sacre NAZA : influence qatarie, président converti à l’islam, le réseau derrière le récit

Venise sacre NAZA : influence qatarie, président converti à l’islam, le réseau derrière le récit

NAZA à Venise : comment un récit devient une vérité mondiale

De 24 témoignages anonymes aux enquêtes du Guardian, puis de Venise à la distribution mondiale : la trajectoire de NAZA pose une question essentielle. Qui produit le récit, qui le vérifie et comment devient-il, en quelques jours, un phénomène culturel et politique mondial ?

Le documentaire de Yuval Abraham et Rachel Szor, produit notamment par The Guardian et JW Films, vient de franchir en quelques jours toutes les étapes de la consécration internationale. Présenté en compétition officielle à la Mostra de Venise, NAZA a reçu une ovation de près de 25 minutes avant de décrocher le Prix spécial du jury.

Le film repose sur les témoignages anonymisés de 24 militaires et membres des services de renseignement israéliens et formule des accusations extrêmement graves sur la conduite de la guerre à Gaza.
Mais NAZA n’est pas seulement un film controversé. Il est devenu un objet politique international.
Et derrière l’émotion, les récompenses et la couverture médiatique, une question demeure : comment un récit devient-il une vérité mondiale ?

De l’enquête journalistique au grand écran

NAZA ne surgit pas de nulle part.
La Biennale de Venise indique officiellement The Guardian et JW Films parmi les producteurs du documentaire. La distribution internationale est assurée par mk2, qui associe également le film à Placeholder Films et Unseen Hand.

Cette architecture est importante parce que NAZA ne se présente pas comme une fiction politique. Il revendique une démarche d’investigation.
Or une enquête journalistique repose sur une exigence fondamentale : identifier les sources, confronter leurs déclarations et établir les faits.
Dans le cas de NAZA, le cœur du dispositif repose sur 24 témoins anonymes.

Vingt-quatre témoins anonymes

Les réalisateurs expliquent que leurs interlocuteurs ont demandé l’anonymat en raison des risques liés à leurs révélations. Leurs voix et leur apparence ont été modifiées numériquement afin de protéger leur identité.
L’anonymat peut être parfaitement légitime dans une enquête portant sur des informations sensibles. Mais il produit une conséquence évidente : le spectateur ne peut pas vérifier lui-même l’identité des témoins, leur fonction exacte, leur niveau d’accès aux informations ou leurs éventuels biais.
C’est donc la corroboration qui devient déterminante.
Plus les accusations sont graves, plus la question des preuves indépendantes devient centrale.

Que disent les témoins ?

Selon les réalisateurs, les sources décrivent des systèmes de renseignement et de ciblage utilisés pendant la guerre à Gaza, notamment des outils informatiques et des systèmes d’intelligence artificielle destinés à identifier des cibles.
Le documentaire affirme également que des responsables militaires auraient accepté, lors de certaines opérations, des niveaux très élevés de victimes civiles anticipées.
The Guardian rapporte notamment le témoignage d’une source affirmant qu’une opération aurait pu être autorisée avec une estimation de 500 civils tués pour l’élimination d’un seul membre du Hamas.
Nous sommes ici face à des affirmations rapportées par les témoins et présentées par les réalisateurs. Leur gravité impose donc une question simple : quels éléments indépendants permettent d’en vérifier chacune ?
C’est là que se situe la véritable frontière entre témoignage et preuve.

NAZA reprend aussi des révélations déjà publiées

Autre élément essentiel : le documentaire ne prétend pas avoir découvert seul l’ensemble des informations qu’il présente.
La Biennale précise que le film s’appuie notamment sur des révélations publiées auparavant par The Guardian, +972 Magazine et Local Call, entre 2023 et 2025.
Le documentaire transforme donc en récit cinématographique une partie d’un travail journalistique antérieur.
Cette continuité soulève une question rarement posée au grand public : quelles informations ont été vérifiées indépendamment avant leur première publication, lesquelles reposent sur les déclarations des témoins et quelles vérifications supplémentaires le documentaire apporte-t-il ?
La question est d’autant plus importante que The Guardian occupe plusieurs positions dans cette chaîne : média d’enquête, source de plusieurs révélations reprises par le film et producteur de NAZA.

The Guardian : enquêteur et producteur

C’est probablement l’un des éléments les plus importants de toute cette affaire.
The Guardian n’est pas simplement le média qui raconte l’histoire de NAZA. Il participe à sa production.
Le quotidien britannique a publié plusieurs enquêtes dont le documentaire reprend certaines révélations, avant de devenir lui-même producteur du film.
Cela ne suffit pas à invalider les informations publiées.
Mais cela modifie la question journalistique.
Qui enquête ? Qui témoigne ? Qui vérifie ? Qui produit ? Qui distribue ?
Lorsque plusieurs de ces fonctions se retrouvent dans la même chaîne éditoriale, la question de la distance critique devient incontournable.

De 24 témoignages à une ovation historique

Puis intervient Venise.
Présenté dans la compétition officielle, NAZA reçoit une ovation annoncée à 24 minutes et demie, présentée comme la plus longue jamais enregistrée à la Mostra.
Deux jours plus tard, le film remporte le Prix spécial du jury.
La trajectoire est spectaculaire.
Mais une ovation mesure l’émotion produite par une œuvre. Elle ne mesure pas la véracité de ses accusations.
De la même manière, un prix cinématographique consacre une œuvre dans le cadre d’une compétition artistique. Il ne constitue ni une enquête judiciaire ni une décision établissant la véracité de chacune des affirmations contenues dans le film.
En quelques jours pourtant, le documentaire passe du statut d’œuvre engagée à celui de phénomène mondial.
C’est précisément cette transformation qui mérite d’être observée.

L’armée israélienne conteste

L’armée israélienne conteste les accusations formulées dans NAZA et critique notamment le recours à des sources anonymes dont l’identité ne peut être vérifiée publiquement.
Cette contestation n’établit pas que les témoins mentent.
Mais elle introduit dans le débat une donnée essentielle : les accusations doivent être confrontées aux éléments permettant de les confirmer ou de les réfuter.
Le problème n’est donc pas de choisir entre « les témoins disent vrai » et « l’armée israélienne dit vrai ».
Le problème est de déterminer ce qui peut être démontré.

Et le Qatar dans tout cela ?

C’est ici qu’il faut distinguer les faits des hypothèses.
Aucune preuve publique actuellement disponible ne permet d’affirmer que le Qatar, Qatar Museums ou le Doha Film Institute a financé NAZA.
Il serait donc faux de présenter le film comme une production financée par le Qatar.
Mais cela ne signifie pas que la question de l’environnement culturel qatari à Venise soit sans intérêt.
Bien au contraire.
En février 2025, Qatar Museums a annoncé la création d’un pavillon national permanent du Qatar aux Giardini de la Biennale, dans le cadre d’un accord de coopération avec la municipalité de Venise, accord confirmé par la Biennale.
Le Qatar développe ainsi une présence institutionnelle et culturelle croissante à Venise.
Dans les éditions récentes de la Biennale, sa présence aux Giardini est officielle ; en 2026, son pavillon de la Biennale Arte présente notamment des artistes et créateurs issus du monde arabe.
Le réseau culturel existe donc bel et bien.
Ce qui n’est pas établi, c’est son éventuel lien financier avec NAZA.
Cette distinction est fondamentale.

Pietrangelo Buttafuoco, un président de la Biennale au parcours hors norme

À la tête de la Biennale se trouve Pietrangelo Buttafuoco, président pour la période 2024-2028.
Son parcours politique et intellectuel est singulier.
Ancien journaliste marqué par la droite italienne et issu de la mouvance post-fasciste, Buttafuoco s’est converti à l’islam en 2015 et a indiqué vouloir être appelé « Giafar al-Siqilli », en référence à l’histoire islamique de la Sicile.
Sa conversion ne constitue évidemment pas une preuve d’un soutien au Qatar.
Mais son parcours et son rôle institutionnel prennent une autre dimension lorsqu’on examine le rapprochement culturel entre Venise et Doha.
En juin 2024, à propos du protocole de coopération entre la municipalité de Venise et Qatar Museums, Buttafuoco déclarait que la Biennale était historiquement un « thermomètre de la géopolitique », tout en saluant le rôle de Doha dans cette dynamique culturelle.
Il existe donc un rapprochement institutionnel documenté entre Venise et le Qatar.
Ce rapprochement ne démontre pas un financement qatari de NAZA.
Mais il permet de comprendre l’environnement international dans lequel le film arrive aujourd’hui à une visibilité exceptionnelle.

Un réseau d’influence plutôt qu’un « complot »

Le mot « complot » serait ici trop facile.
Le phénomène est plus intéressant que cela.
Un film peut être réalisé par deux cinéastes israéliens, s’appuyer sur 24 sources issues de l’appareil militaire et du renseignement israéliens, reprendre des révélations publiées par plusieurs médias, être produit notamment par l’un de ces médias, être sélectionné par la principale institution cinématographique de Venise, recevoir une ovation exceptionnelle, décrocher un prix, puis bénéficier d’une distribution internationale.
Voilà un réseau.
Pas nécessairement un réseau secret. Pas nécessairement un réseau coordonné.
Mais un réseau de production, de validation culturelle et de diffusion d’un récit.
Et c’est précisément parce qu’il est visible qu’il mérite d’être étudié.

Qui finance réellement NAZA ?

Les informations publiques permettent déjà d’identifier plusieurs acteurs : The Guardian, JW Films, Placeholder Films et Unseen Hand, ainsi que mk2 pour la distribution internationale.
Mais cette liste ne répond pas à toutes les questions.
Quel est le budget total du film ?
Quelles organisations ont apporté des financements ou des subventions ?
Existe-t-il d’autres coproducteurs ou bailleurs de fonds ?
Qui a financé les trois années de travail revendiquées par les réalisateurs ?
Quels contrats encadrent la production ?
Et surtout : existe-t-il un financement qatari direct ou indirect ?
À ce stade, aucune source publique fiable consultée ne permet de répondre oui.
C’est précisément là que l’enquête doit continuer.

Le prix de Venise ne transforme pas une accusation en preuve

Le Prix spécial du jury est une consécration considérable.
Mais il reste un prix de cinéma.
Le jury n’est ni une commission d’enquête ni un tribunal. Il juge une œuvre dans le cadre d’une compétition artistique.
L’ovation de près de 25 minutes est spectaculaire. Elle montre l’impact émotionnel et politique du film sur une partie du public professionnel présent à Venise.
Elle ne constitue pas une pièce supplémentaire au dossier concernant les accusations formulées dans le documentaire.
Cette distinction devrait pourtant être évidente dans la couverture médiatique.

NAZA devient désormais une affaire politique israélienne

Le film ne provoque plus seulement une controverse internationale.
En Israël, l’affaire vient de franchir un nouveau seuil.
Le ministre israélien de la Culture Miki Zohar a appelé le 14 septembre 2026 à retirer leur citoyenneté aux deux réalisateurs, Yuval Abraham et Rachel Szor, les accusant notamment de nuire à Israël.
L’affaire dépasse donc désormais largement le cinéma.
D’un côté, un documentaire réalisé par deux Israéliens accuse des responsables militaires israéliens à partir de témoignages anonymes.
De l’autre, un ministre israélien réclame une sanction exceptionnelle contre ses auteurs.
Entre les deux, Venise récompense le film et lui offre une caisse de résonance internationale considérable.
NAZA est désormais un objet politique mondial.

Ce que l’on peut affirmer aujourd’hui

On peut établir que NAZA existe, qu’il est réalisé par Yuval Abraham et Rachel Szor, qu’il est produit notamment par The Guardian et JW Films, qu’il repose sur les témoignages anonymisés de 24 sources issues de l’appareil militaire et du renseignement israélien, qu’il reprend notamment des révélations publiées auparavant par The Guardian, +972 Magazine et Local Call, qu’il a reçu une ovation exceptionnelle à Venise et qu’il a remporté le Prix spécial du jury.
On peut également établir que le Qatar développe une présence institutionnelle importante à la Biennale de Venise et qu’un rapprochement officiel entre Qatar Museums, Venise et la Biennale est documenté.
Ce que l’on ne peut pas établir aujourd’hui, c’est que le Qatar a financé NAZA.
Mais l’absence de cette preuve ne fait pas disparaître les autres questions.
Elle les rend au contraire plus précises.

Qui vérifie les vérificateurs ?

Le véritable sujet de NAZA n’est finalement pas seulement de savoir si l’on aime ou si l’on déteste le film.
Ce n’est pas non plus de décider que les témoignages anonymes sont forcément vrais ou forcément faux.
La question est beaucoup plus simple et beaucoup plus dérangeante :
quelles preuves indépendantes permettent de vérifier chacune des accusations centrales du film ?
Et parallèlement :
quels sont exactement les circuits financiers, médiatiques et institutionnels qui ont permis à ce récit d’être produit, sélectionné, récompensé puis diffusé dans le monde entier ?
Si les témoignages sont corroborés par des documents et des sources indépendantes, leur anonymat ne suffit évidemment pas à les invalider.
S’ils ne le sont pas, cette absence de corroboration doit également être connue du public.
Car lorsqu’un documentaire prétend révéler les mécanismes secrets d’une guerre, le véritable enjeu n’est pas de savoir combien de temps les spectateurs ont applaudi à Venise.
Le véritable enjeu est de savoir ce qui peut être démontré.
Et dans une époque où les images, les témoignages anonymes et les récits militants circulent à une vitesse jamais atteinte, une question devrait être posée avant d’adhérer à n’importe quelle narration :
qui parle, qui vérifie, qui finance, qui diffuse  et qui bénéficie finalement de la puissance du récit ?

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Allemagne : une survivante de la Shoah de 93 ans menacée de pendaison après la victoire de l'AfD

Allemagne : une survivante de la Shoah de 93 ans menacée de pendaison après la victoire de l'AfD

Allemagne : une survivante de la Shoah de 93 ans menacée de pendaison après la victoire de l'AfD

Un message retrouvé sur un banc public de Munich promet la mort par pendaison à Charlotte Knobloch, présidente de la communauté juive de la ville et rescapée de la Shoah. La menace tombe au lendemain d'une percée électorale historique de l'extrême droite allemande, ravivant en quelques heures les pires souvenirs d'un pays qui pensait avoir tourné la page.

Un banc, une poubelle, une étoile de David

Le parquet de Munich l'a confirmé vendredi : Charlotte Knobloch, 93 ans, présidente de la communauté juive de Munich et de Haute-Bavière, a été la cible de menaces de mort explicites. Le message, retrouvé jeudi dans le Jardin anglais, l'un des parcs les plus fréquentés de la ville, ne laissait planer aucune ambiguïté. Il annonçait la victoire de l'AfD, le parti d'extrême droite allemand, et promettait que Knobloch serait pendue le lendemain. Le même texte a ensuite été retrouvé recopié sur une poubelle publique du parc. Andreas Franck, le magistrat chargé de la lutte contre l'antisémitisme au sein du parquet munichois, a précisé qu'une étoile de David avait été dessinée juste à côté de la menace, ne laissant aucun doute sur la nature du message ni sur l'identité de sa destinataire.

L'information a été transmise sans délai à la police, et le parquet a ouvert une enquête pour incitation présumée à la haine, menaces et dégradation de biens. Sous le choc, Charlotte Knobloch a annulé sa participation à un événement public qui devait se tenir jeudi soir. Sa protection a été renforcée dans la foulée, les autorités bavaroises assumant vouloir éviter tout scénario où la menace pourrait se concrétiser.

Une femme qui a déjà survécu à l'impensable

Charlotte Knobloch n'est pas une figure anonyme de la vie juive allemande. Rescapée de la Shoah, elle dirige depuis des décennies la communauté juive de Munich et de Haute-Bavière, et a présidé par le passé le Conseil central des Juifs d'Allemagne, la plus haute instance représentative de la communauté dans le pays. Sa voix compte, en Allemagne comme au-delà, ce qui rend la menace reçue cette semaine d'autant plus symbolique et d'autant plus inquiétante pour l'ensemble de la communauté juive allemande.

C'est précisément cette autorité morale qui semble avoir motivé l'attaque. Car le message retrouvé dans le Jardin anglais n'était pas un acte isolé et gratuit. Il faisait explicitement référence à la victoire électorale de l'AfD, intervenue la semaine précédente dans le Land de Saxe-Anhalt, à l'est du pays, un scrutin à l'issue duquel le parti d'extrême droite a cherché à former le tout premier gouvernement régional d'extrême droite en Allemagne depuis la Seconde Guerre mondiale.

Une femme qui avait osé dire tout haut ce que beaucoup pensaient tout bas

Charlotte Knobloch n'a jamais caché ses inquiétudes face à la montée de l'AfD. Au lendemain de la victoire du parti en Saxe-Anhalt, elle avait confié avoir du mal à reconnaître son propre pays, ajoutant sans détour que cette situation lui faisait peur. Elle avait affirmé n'avoir jamais imaginé, même dans ses pires cauchemars, qu'un parti d'extrême droite puisse à nouveau remporter des élections de cette ampleur en Allemagne, y voyant le signe que l'intégrité structurelle de la démocratie du pays ne fonctionnait plus. Les électeurs qui avaient choisi l'AfD, avait-elle noté, avaient aussi rejeté les principes mêmes qui permettaient à la communauté juive de continuer à considérer l'Allemagne comme sa patrie.

Un mois plus tôt déjà, en août, Knobloch était allée plus loin encore en appelant publiquement à étudier sérieusement la possibilité d'interdire l'AfD. Elle avait dénoncé l'incohérence d'un système qui laisse s'exprimer sans conséquence des discours de haine venus de responsables politiques, tout en s'interrogeant sur la justice d'une telle impunité. Elle avait également établi un parallèle glaçant avec les débuts du parti nazi, rappelant que celui-ci avait lui aussi connu des commencements modestes en testant patiemment les limites de l'acceptable, une stratégie qu'elle voyait se répéter aujourd'hui avec l'AfD, dont l'influence grandit à mesure que ses discours se radicalisent.

Un climat national qui se tend

La menace contre Charlotte Knobloch ne surgit pas dans le vide. L'AfD, forte de sa victoire en Saxe-Anhalt, cherche désormais des partenaires pour former une coalition régionale, faute de majorité absolue. Son programme prévoit notamment de réduire la place consacrée à l'histoire du nazisme et d'Adolf Hitler dans les programmes scolaires, d'interdire les drapeaux arc-en-ciel dans les bâtiments publics, et d'exiger des artistes et institutions culturelles qu'ils s'engagent formellement à ne pas dénigrer l'Allemagne et sa culture pour continuer à percevoir des financements publics.

Cette progression électorale a provoqué une mobilisation citoyenne d'ampleur. Le samedi suivant l'annonce des résultats, environ 150 000 personnes sont descendues dans les rues d'une vingtaine de villes allemandes, dont Berlin, Hambourg et Munich, à l'appel de l'association Pruef, qui milite pour l'interdiction pure et simple du parti. L'AfD a répondu en organisant sa propre contre-manifestation dans la capitale, à laquelle a notamment pris part Kristin Brinker, tête de liste du parti pour les élections régionales berlinoises prévues le week-end suivant. Le chancelier allemand Friedrich Merz, du parti conservateur CDU, s'est pour sa part montré ouvertement sceptique face à l'hypothèse d'une interdiction, un obstacle politique et juridique de taille que la communauté juive allemande observe avec une inquiétude grandissante.

L'échéance suivante se joue dès ce dimanche, avec des élections municipales dans le Land de Basse-Saxe, considérées comme un premier test de la capacité de l'AfD à transformer sa percée régionale en dynamique nationale. Une semaine plus tard, le parti concentrera ses efforts sur les scrutins régionaux de Berlin et du Mecklembourg-Poméranie occidentale.

Une communauté juive sur le qui-vive

L'épisode munichois s'inscrit dans une longue série d'incidents qui témoignent d'une dégradation continue du climat pour les Juifs d'Allemagne depuis le 7 octobre 2023. Une enquête menée par le Conseil central des Juifs d'Allemagne, publiée en mai dernier, révélait que près de la moitié des cent deux communautés juives du pays avaient été confrontées à un incident antisémite au cours de la seule année écoulée, qu'il s'agisse d'appels téléphoniques menaçants, de propos haineux ou de dégradations visant des lieux de culte. Une proportion significative des responsables communautaires interrogés déclaraient par ailleurs se sentir aujourd'hui moins en sécurité qu'auparavant.

Pour Charlotte Knobloch, la menace de cette semaine confirme des craintes qu'elle exprime depuis des mois avec une constance et une clarté qui n'ont laissé personne indifférent en Allemagne. Reste à savoir si les autorités parviendront à identifier les auteurs du message retrouvé dans le Jardin anglais, et si cet épisode pèsera sur le débat, désormais incontournable outre-Rhin, autour d'une éventuelle interdiction de l'AfD.

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Ouman, Berlin, Chypre , Bat-Yam, la revue de presse des faits divers Israël, 11-14 septembre 2026

Faits divers et insolites en Israël du magazine Alliance : édition du 16 septembre

Pendant que l'attention du pays reste rivée sur le front nord et sur les tractations autour de Gaza, unautre Israël continue de vivre, de trébucher et parfois de sombrer dans l'absurde.
Entre le 11 et le 14 septembre 2026, la chronique judiciaire et les faits divers locaux ont livré leur lot de scènes stupéfiantes :  un hassid assassiné à Ouma, une arnaque à l'assurance qui a vidé les comptes de 97 victimes, un couple israélien pris avec 126 kilos de kétamine planqués dans un pot de peinture à Chypre, une pionnière de la tech condamnée pour avoir menti à ses investisseurs, un accident mortel qui a coupé une voiture en deux près de Rekhassim, et un passager rentré de Thaïlande dont la valise a fait scandale à la douane jordanienne.
Voici ce que la presse israélienne n'a pas caché cette semaine.

Ouman : le mystère du hassid britannique retrouvé mort dans la forêt

C'est l'histoire qui circule depuis dimanche dans toutes les communautés hassidiques du monde, mais que la presse généraliste a largement ignorée. Le rabbin Yits'hak Almakayes, 45 ans, père de sept enfants et résident britannique installé depuis plusieurs semaines à Ouman pour les fêtes, a été retrouvé sans vie dans la forêt jouxtant le tombeau de Rabbi Na'hman de Breslev, avec des marques de violence sur le corps.
Ce sont des hassidim venus s'isoler en pleine nature pour la prière qui ont découvert le corps et alerté les secours. Si la police ukrainienne n'a pas officiellement retenu la piste criminelle, la considérant comme l'une des hypothèses à l'étude parmi d'autres, la communauté juive sur place, elle, ne parle que d'assassinat. La division internationale de Zaka, sous la direction de Baroukh Nidam, s'active pour obtenir la libération du corps et permettre son rapatriement pour l'inhumation. L'affaire prend une résonance particulière cette année : plus de soixante déserteurs de Tsahal, pour beaucoup des ultra-orthodoxes en route pour le pèlerinage annuel, ont été arrêtés ces derniers jours aux points de passage frontaliers, la plupart à l'aéroport Ben Gourion, transformant le traditionnel voyage de Roch Hachana en point de tension explosif au sein de la communauté harédi.

Source : Walla News — https://news.walla.co.il/item/3867505

Berlin : agressée à la bouteille cassée pour avoir porté une étoile de David

Une scène glaçante qui n'a quasiment pas franchi les frontières allemandes. Dans la nuit de jeudi à vendredi dernier, quelques heures avant l'entrée de Roch Hachana, une femme juive de 43 ans marchait dans la rue Torstrasse, au cœur du quartier berlinois de Mitte, lorsque deux hommes ont remarqué le pendentif en forme d'étoile de David qu'elle portait au cou. Ils l'ont d'abord couverte d'insultes antisémites avant que l'un d'eux ne sorte une bouteille en verre brisée et ne l'attaque avec.
La victime, blessée aux mains en tentant de se protéger, a été transportée à l'hôpital. La police berlinoise a classé l'agression comme un acte à caractère antisémite et confié l'enquête à son unité de sûreté de l'État, spécialisée dans les crimes à motivation politique extrémiste ; les deux suspects, dont l'identité reste inconnue, sont activement recherchés. L'ambassade d'Israël en Allemagne a réagi avec amertume : « Encore Berlin. Une femme porte une étoile de David. Elle subit des insultes antisémites et finit agressée à coups de bouteille cassée. » Selon les chiffres des autorités berlinoises, la ville a enregistré 2 268 infractions à caractère antisémite en 2025, soit une hausse de 24,3% par rapport à l'année précédente, dont 64 classées comme actes de violence.

Source : Israel Hayom — https://www.israelhayom.co.il/news/world-news/europe/article/21409505

Munich : menaces de mort contre une rescapée de la Shoah de 93 ans

Charlotte Knobloch, 93 ans, rescapée de la Shoah et présidente de la communauté juive de Munich et de Haute-Bavière, a reçu des menaces de mort après avoir appelé à boycotter l'AfD, le parti d'extrême droite allemand, alors que celui-ci venait d'enregistrer une percée électorale marquante en Saxe-Anhalt. Les messages, retrouvés jeudi dans le Jardin anglais de Munich puis dans une poubelle publique, étaient sans ambiguïté : « L'AfD a gagné. Demain on pendra Knobloch. »
Le parquet de Munich a immédiatement ouvert une enquête, à la fois pour identifier les auteurs et pour assurer la protection de celle qui présida autrefois le Conseil central des Juifs d'Allemagne. Sous le choc, Charlotte Knobloch a annulé sa participation à un événement public prévu de longue date. L'affaire s'inscrit dans une flambée d'actes antisémites outre-Rhin depuis le 7 octobre 2023 : selon une enquête du Conseil central des Juifs d'Allemagne publiée en mai dans Die Zeit, près de la moitié des 102 communautés juives du pays ont subi un incident antisémite au cours de l'année écoulée, et 68% de leurs responsables déclarent se sentir aujourd'hui moins en sécurité qu'avant.

Source : Ynet — https://www.ynet.co.il/judaism/article/sysp006qtfl

Haïfa : la plongée fatale qui endeuille les fêtes

C'est un drame qui a bouleversé toute la ville de Haïfa pendant les jours de fête. Le sergent-major Itaï Parson, 23 ans, membre de l'unité d'élite Yamam de la police des frontières, est entré dans l'eau jeudi dernier pour une plongée libre à la plage des Étudiants, pendant que son oncle l'attendait sur un kayak à environ 1,3 kilomètre du rivage. Il n'est jamais ressorti. Après trois jours de recherches intensives mobilisant des centaines de policiers, de bénévoles, de combattants de la police des frontières, des drones, un hélicoptère, des bateaux et des scooters des mers, son corps a finalement été retrouvé samedi par 800 mètres de fond, à environ 800 mètres du rivage. Les circonstances exactes de la noyade restent inexpliquées à ce stade. Fils d'une juge du tribunal de première instance de Haïfa et d'un dentiste, Parson avait débuté son service militaire par un cours de pilotage avant de rejoindre une unité de combat, puis de s'engager dans la police à demeure au sein du Yamam, où il officiait dans l'équipe d'observation et de drones. Il devait fêter son anniversaire dans trois mois et envisageait ensuite de quitter le service. Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, lui a rendu hommage, saluant un homme qui « a énormément contribué à la sécurité de l'État d'Israël, dans des opérations dont le contenu ne peut être dévoilé ».

Source : Israel Hayom — https://www.israelhayom.co.il/news/local/article/21411678

Bat Yam, capitale discrète de l'arnaque à l'assurance

Elle se faisait appeler Mital ou Avital, parlait vite, ne laissait jamais à sa victime le temps de réfléchir, et connaissait par cœur le dossier d'assurance de chacun de ses interlocuteurs. Pendant près de deux ans, Pariel Ben David, 33 ans, et son compagnon Sahar Abutbul, 26 ans, un couple installé à Bat Yam et parents de deux jeunes enfants, ont dépouillé 97 victimes pour un total de 408 000 shekels, selon l'acte d'accusation déposé devant le tribunal de première instance de Tel-Aviv.
La méthode était rodée. La jeune femme téléphonait en se présentant comme employée de la compagnie Menora ou d'un autre assureur, affirmait pouvoir débloquer une caisse de retraite ou de formation sans les 35% de taxe prévus par la loi, puis demandait un code de retrait bancaire.
Pendant que la victime patientait, croyant récupérer son argent, Abutbul filait en trottinette électrique vers l'un des deux distributeurs habituels près de leur domicile pour vider la somme, avant que le couple ne disparaisse purement et simplement.

L'unité des fraudes du district centre avait ouvert le dossier avec seulement vingt plaintes, majoritairement issues du nord du pays. L'enquête sous couverture a fini par révéler que 96 des 97 victimes appartenaient au secteur arabe israélien, un détail que les enquêteurs eux-mêmes n'ont pas su expliquer.
C'est un tatouage, trois étoiles sous l'œil visibles sur les caméras de sécurité des distributeurs, qui a permis d'identifier Abutbul.
Sa compagne, elle, est restée injointable jusqu'à ce qu'un stratagème d'audition permette de comparer sa voix enregistrée à celle des appels frauduleux. Le commandant de l'unité des fraudes du district centre, Lior Grechet, a résumé l'ampleur du travail policier en une phrase : traiter cette seule enquête, c'était gérer 97 scènes de crime distinctes, chacune nécessitant mandats judiciaires, relevés de caméras et identification vocale. Une des victimes, mère de quatre enfants et unique soutien de famille, a résumé sa colère avec des mots simples : elle lui a volé la nourriture de mes enfants.
Source : Ynet — https://www.ynet.co.il/news/article/syb11ati00ml

Yirka : l'incendie de pneus qui a failli avaler tout un quartier

Un gigantesque panache de fumée noire s'est élevé samedi soir au-dessus de Yirka, en Galilée occidentale, quand un feu de pneus s'est déclaré dans une installation de recyclage jouxtant le centre commercial très fréquenté Big Fashion Outlet.
Poussé par des vents violents, l'incendie s'est mis à progresser dangereusement vers les habitations voisines, forçant la police à évacuer en urgence le centre commercial bondé et à fermer plusieurs axes routiers du secteur. Des renforts de pompiers dépêchés depuis les casernes de Zvoulon, des Kirya, de Haïfa et même de Hadera ont combattu les flammes toute la nuit, avant d'annoncer la maîtrise totale du sinistre à 3h36 du matin.
Aucun blessé n'a été déploré et le feu n'a finalement touché ni le bâtiment du centre commercial ni l'usine de recyclage de pneus elle-même, mais les images du ciel rougeoyant et de la fumée âcre envahissant le ciel de la ville ont marqué les esprits pendant tout le week-end de Roch Hachana. Les circonstances exactes du départ de feu restent à déterminer.

Source : N12 (Mako) — https://www.mako.co.il/news-law/2026_q3/Article-8e5fff1f8d690a1026.htm

Larnaca, la kétamine planquée dans un pot de peinture

Un couple israélien, un homme de 53 ans et une femme de 51 ans, a été interpellé samedi à Chypre dans le cadre d'un vaste réseau de contrebande de drogue par yachts de luxe, en même temps qu'un couple palestinien soupçonné d'être lié au même trafic.
La police chypriote, via son unité antidrogue YKAN en coordination avec le service de renseignement YDAP, a fondé l'opération sur plusieurs mois de filature.
La perquisition menée à Mouttagiaka, dans la banlieue de Limassol, a permis de découvrir une quantité hors norme de 126 kilos de kétamine dissimulée dans un pot de peinture, une prise que l'agence européenne des drogues estime à plus de 2,5 millions d'euros de valeur de revente, un chiffre qui pourrait grimper au-delà des 10 millions d'euros sur le marché mykonien.
Une autre perquisition a permis de saisir 34 grammes de cocaïne, 246,5 grammes supplémentaires de kétamine, 15 grammes de méphédrone, 12 grammes de MDMA, 4 150 euros en liquide, des shekels israéliens, des cigarettes de contrebande, des balances et des téléphones portables.

Les quatre suspects ont été présentés au tribunal de district de Limassol, qui a prolongé leur détention de huit jours sans opposition de la défense. Selon les éléments dévoilés à l'audience, le réseau utilisait des yachts de luxe pour acheminer la marchandise via les marinas de Larnaca et Limassol, la drogue étant maquillée en matériaux de construction et en équipements sanitaires avant d'être stockée dans des habitations privées puis redistribuée. Un enquêteur a par ailleurs indiqué au tribunal qu'une semaine avant les arrestations, environ 70 kilos de cocaïne supplémentaires et une quantité indéterminée de cannabis auraient déjà transité par le port de Limassol.

Source : Walla News — https://news.walla.co.il/item/3867492

New York rattrape la licorne israélienne de l'intelligence artificielle

Elit Raz, 40 ans, ancienne officière de l'unité 8200 devenue fondatrice et directrice générale de la start-up Joonko, a plaidé coupable vendredi devant un tribunal fédéral de Manhattan pour fraude aux valeurs mobilières.
Joonko présentait sa plateforme d'intelligence artificielle comme un outil destiné à aider les entreprises à recruter des candidats issus de milieux sous-représentés, un argument qui a permis de lever environ 27 millions de dollars auprès d'investisseurs entre 2021 et 2022.
Selon le parquet du district sud de New York, Raz a fabriqué de toutes pièces des relevés bancaires et des bons de commande pour convaincre des fonds de capital-risque que la société comptait parmi ses clients une compagnie de cartes de crédit, une marque de vêtements de sport, un site de voyage en ligne et une maison de luxe, alors qu'aucune de ces entreprises n'avait jamais eu de relation commerciale avec Joonko.

Le stratagème a commencé à se fissurer en 2023, lorsqu'un investisseur inquiet a exigé des justificatifs bancaires. Raz lui a transmis un document falsifié affichant un solde moyen supérieur à cinq millions de dollars, alors que la somme réelle était inférieure de plusieurs millions. Elle a ensuite tenté de crédibiliser sa version en envoyant de faux bons de commande. Joonko a depuis été placée en liquidation judiciaire. Raz encourt une peine maximale de vingt ans de prison ; la sentence sera fixée par le juge Alvin Hellerstein, celui-là même qui avait envoyé la fraudeuse Charlie Javice purger sept ans de détention pour son escroquerie contre JPMorgan Chase.

Source : Walla News — https://news.walla.co.il/item/3867281

Le douanier jordanien, la valise et les vingt-huit gadgets intimes

L'histoire, révélée cette semaine par la presse, remonte à novembre 2025 mais vient tout juste de connaître son épilogue judiciaire.
Un voyageur israélien arrivant en Jordanie depuis la Thaïlande avait choisi, à son entrée dans le pays, d'emprunter le couloir vert réservé aux passagers sans marchandise à déclarer.
Mauvais choix : les douaniers ont fouillé ses bagages et y ont découvert 28 jouets sexuels, 15 boîtes de compléments destinés à améliorer les performances masculines et 15 autres pots de miel dit intime, le tout évalué à environ 600 dinars jordaniens.
Poursuivi pour contrebande douanière et évasion fiscale, il avait d'abord été jugé par défaut et condamné à une amende pénale de 1 000 dinars et une amende douanière de 1 400 dinars, en plus de la confiscation pure et simple de la marchandise. Après avoir fait opposition au jugement, l'homme a finalement négocié un arrangement avec les autorités douanières jordaniennes, payé les sommes convenues, et obtenu la clôture de la procédure pénale ainsi que l'annulation de ses conséquences civiles. Le sort de sa marchandise confisquée, lui, reste sans réponse officielle : aucune mention d'une éventuelle restitution des 28 objets n'a filtré dans le communiqué annonçant l'accord.
Source : Walla News — https://news.walla.co.il/item/3867527

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Zakhor.ai : la mémoire juive entre dans l'ère de l'intelligence artificielle

Deux millions de noms juifs retrouvés en cinq mois : la mémoire collective a désormais son site

 

Zakhor, en hébreu, signifie souviens-toi. C'est le nom qu'a choisi Bernard Bensaid pour la première intelligence artificielle et bibliothèque numérique entièrement consacrée à la mémoire, à la généalogie et à l'histoire du peuple juif. Une plateforme déjà forte de plus de 31 000 personnes rattachées à un arbre généalogique collectif, et qui ambitionne de devenir, pour chaque famille juive du monde, le premier réflexe avant que le silence ne l'emporte.

Le silence, premier ennemi de la mémoire familiale

Dans la plupart des familles juives issues de l'exil, de la Shoah, des départs d'Afrique du Nord ou d'Europe de l'Est, un même schéma se répète.
Les grands-parents se taisent, les parents n'osent pas demander, et les enfants grandissent sans ressentir de manque, faute d'avoir jamais su ce qui leur manquait.
Ce silence n'est pas de l'oubli volontaire. C'est le plus souvent de la pudeur, une manière de protéger les plus jeunes d'une douleur jugée trop lourde à transmettre.
Le résultat, cependant, est le même : des pans entiers d'histoires familiales disparaissent avec ceux qui les ont vécues, et les jeunes générations n'ont bien souvent qu'une photographie jaunie ou un document administratif pour amorcer une recherche qu'ils ne savent pas même par où commencer.

C'est précisément ce vide que Zakhor.ai entend combler, non pas en réclamant que les familles parlent, mais en leur donnant un outil pour reconstituer ce qui a été tu.

Une intelligence artificielle au service de la mémoire collective

Zakhor.ai n'est pas un site de généalogie parmi d'autres. C'est une plateforme conçue autour d'une intelligence artificielle capable de générer, à partir des informations déposées par les utilisateurs, ce que la plateforme appelle un Grand Livre : un récit structuré consacré à une lignée familiale, à une grande figure, à une œuvre, à une communauté, à un lieu ou à une thématique entière.
Contrairement à un arbre généalogique classique, figé et purement chronologique, le Grand Livre met en récit la mémoire : il relie des noms, des dates et des lieux à une histoire lisible, transmissible, que l'on peut partager avec ses enfants sans avoir besoin d'être soi-même historien ou généalogiste.

Aujourd'hui, la plateforme recense déjà plus de 31 000 personnes intégrées à un arbre généalogique partagé, plus de 1 400 Grands Livres générés, et plus de 6 600 lignées familiales documentées. L'ensemble est accessible en treize langues, un choix loin d'être anodin pour une mémoire juive dispersée sur tous les continents depuis des siècles.

Retrouver un lieu, une pierre, un nom

L'une des avancées les plus significatives de Zakhor.ai concerne les cimetières juifs. La plateforme a entrepris un relevé systématique de 1 623 sites funéraires répartis dans 44 pays. Parmi eux, 391 cimetières ont déjà été documentés sépulture par sépulture, soit 456 144 stèles répertoriées nom par nom. Près de 120 000 d'entre elles sont d'ores et déjà rattachées à une famille présente sur la plateforme. Pour beaucoup d'utilisateurs, c'est souvent le point de départ le plus concret : retrouver la trace d'un aïeul enterré dans un pays que la famille a quitté depuis longtemps, parfois sans jamais avoir pu s'y recueillir.

Cette dimension funéraire n'est pas présentée sur un registre religieux. La vocation de Zakhor.ai reste résolument mémorielle et culturelle, pensée pour toucher un public large, croyant ou non, pratiquant ou éloigné de la tradition, dès lors qu'il porte en lui le désir de savoir d'où il vient.

Les jeunes générations, moteur de la transmission

Contrairement à une idée reçue, la généalogie juive numérique ne s'adresse pas d'abord aux anciens. Ce sont souvent les plus jeunes qui possèdent les réflexes numériques nécessaires pour rechercher, téléverser une photographie, scanner un document ou explorer un arbre en ligne. Zakhor.ai a été pensé pour eux en priorité : une génération qui n'a peut-être jamais entendu le récit complet de ses grands-parents, mais qui dispose des outils pour aller le reconstituer elle-même, pièce par pièce, à partir de ce que la famille a conservé sans toujours le savoir.

C'est tout l'enjeu du projet porté par Bernard Bensaid, polytechnicien, diplômé de l'ENSAE et ancien de la Banque de France, né à Casablanca en 1961 : transformer une mémoire dispersée, souvent tue, en un patrimoine collectif accessible, vivant et cherchable.

S'inscrire, c'est déjà transmettre

Rejoindre Zakhor.ai ne demande ni compétence en généalogie ni document exceptionnel. Une photographie, un nom, un lieu de naissance suffisent souvent à amorcer une recherche que l'intelligence artificielle de la plateforme prend ensuite en charge, en la reliant à l'arbre collectif déjà constitué par des dizaines de milliers d'utilisateurs à travers le monde. Chaque inscription, chaque document déposé, chaque nom retrouvé enrichit non seulement l'histoire d'une famille, mais celle de tout un peuple.

À l'heure où les derniers témoins directs de certaines pages de l'histoire juive du vingtième siècle disparaissent, Zakhor.ai propose une réponse concrète à une urgence silencieuse : celle de ne pas laisser la mémoire s'effacer faute d'avoir été demandée à temps. S'inscrire sur la plateforme, c'est faire un geste simple, à la portée de chacun, pour que le nom d'un grand-parent, d'un arrière-grand-oncle ou d'une communauté entière continue d'exister au-delà du silence.

 

Le secret caché dans des fragments « vierges » des manuscrits de la mer Morte

Le secret caché dans des fragments « vierges » des manuscrits de la mer Morte

Le secret caché dans des fragments « vierges » des manuscrits de la mer Morte

Pendant près de soixante-dix ans, quatre morceaux de parchemin ont dormi dans des boîtes à Manchester, catalogués comme vierges, jugés trop insignifiants pour intéresser qui que ce soit. Une simple loupe, un œil averti et une technologie d'imagerie de pointe ont suffi à faire mentir cette étiquette : ces fragments des manuscrits de la mer Morte portent bien du texte, resté invisible depuis l'Antiquité.

Des rebuts de laboratoire devenus trésor national

L'histoire commence dans les années 1950, en pleine effervescence des fouilles de Qumrân.
Le gouvernement jordanien remet alors une série de petits fragments de parchemin à Ronald Reed, spécialiste du cuir à l'université de Leeds, afin qu'il en étudie la composition physique et chimique.
Ces morceaux sont considérés comme idéaux pour ce type de tests précisément parce qu'ils sont vierges, donc sans valeur documentaire. Reed et son étudiant John Poole les étudient, les publient dans ce cadre technique, puis les rangent. Personne n'y prête plus attention pendant des décennies.

En 1997, la collection Reed rejoint l'université de Manchester, à l'initiative de George Brooke, professeur de critique biblique et d'exégèse à la bibliothèque John Rylands. Les fragments restent alors soigneusement conservés dans les boîtes originales de Reed, presque intouchés.

Une lettre aperçue à la loupe, et un doute qui ne lâche pas

Le tournant survient lorsque la professeure Joan Taylor, du King's College de Londres, examine ces fragments dans le cadre d'une étude financée par la fondation Leverhulme, menée avec Marcello Fidanzio, de la faculté de théologie de Lugano, et Dennis Mizzi, de l'université de Malte. En observant une pièce à la loupe, elle croit distinguer une lettre minuscule et effacée : un lamed, le « L » de l'alphabet hébreu.

Le doute persiste. Ces fragments étaient censés être vierges, certains avaient même été découpés pour des analyses du cuir. Mais l'hypothèse ne quitte pas la chercheuse, qui décide de photographier systématiquement, en imagerie multispectrale, tous les fragments de plus d'un centimètre qui paraissent vides à l'œil nu.

Cinquante et un fragments passés au crible, quatre livrent leur texte

Cinquante et un fragments sont ainsi photographiés recto verso. Six d'entre eux retiennent l'attention pour un examen approfondi. Au terme de l'analyse, quatre révèlent un texte lisible en hébreu ou en araméen, tracé à l'encre à base de carbone. D'autres morceaux, sans texte complet, laissent apparaître des lignes de réglure ou de minuscules vestiges de lettres.

Le fragment le plus riche conserve les restes de quatre lignes de texte, entre quinze et seize lettres, la plupart partiellement effacées. Mais un mot se détache nettement : « Shabbat ». Ce passage pourrait être lié au livre biblique d'Ézéchiel, dans son chapitre 46. Un autre morceau correspond au bord d'une section de rouleau, avec un fil de couture encore visible, près duquel se lisent les premières lettres de deux lignes de texte.

« Des pièces de puzzle retrouvées sous un canapé »

La professeure Taylor résume l'émotion de la découverte avec une image restée célèbre depuis : « des pièces de puzzle retrouvées sous un canapé ». Peu de lettres subsistent sur chaque fragment, mais chacune complète un peu plus le tableau que les chercheurs tentent de reconstituer depuis des décennies.

Pour l'université de Manchester, l'enjeu dépasse la seule curiosité scientifique. Cette authentification fait de la bibliothèque John Rylands la seule institution du Royaume-Uni à détenir des fragments textuels authentifiés des manuscrits de la mer Morte, dans un contexte où plusieurs affaires de faux ont récemment secoué ce champ d'études. Ici, aucune ambiguïté sur la provenance : toutes ces pièces proviennent des fouilles officielles menées dans les grottes de Qumrân, sans être jamais passées par le marché des antiquités.

Un gardien unique du patrimoine judéo-chrétien

La bibliothèque John Rylands se voit ainsi confirmée dans son rôle de conservatoire majeur des textes judéo-chrétiens, aux côtés de ses fonds déjà considérables. L'équipe de recherche poursuit ses investigations sur ces fragments, en lien avec la bibliothèque et le professeur Brooke, dans le cadre d'un projet plus large consacré aux vestiges de Qumrân conservés à Manchester. Les résultats détaillés doivent faire l'objet d'un rapport à paraître.

De ces bouts de parchemin longtemps relégués au rang de matériel de laboratoire ressurgit ainsi un fragment de mémoire vieux de deux mille ans, preuve que même ce qui paraît vide peut encore avoir quelque chose à dire.

Source : University of Manchester, Dead Sea Scroll fragments thought to be blank reveal text

La mémoire juive s'écrit chaque nuit avec Zakhor.ai - 25 trouvailles inédites

La mémoire juive s'écrit chaque nuit avec Zakhor.ai - 25 trouvailles inédites

Chaque nuit, un outil de veille scrute treize langues d'archives, de presse et de publications savantes pour débusquer ce que le monde juif retrouve ou redécouvre de lui-même. Voici, dans leur intégralité, les vingt-cinq trouvailles recensées par la plateforme Zakhor dans la nuit du 14 septembre 2026.

De Prague à Panama, la mémoire juive s'écrit chaque nuit : 25 trouvailles de la veille Zakhor.ai

Mémoire

Le Parlement tchèque rendra pour la première fois hommage collectif aux 129 Justes parmi les Nations du pays

Pour la première fois de son histoire, le Parlement de la République tchèque rendra hommage aux 129 citoyens tchèques reconnus par Yad Vashem comme « Justes parmi les Nations » pour avoir risqué leur vie afin de sauver des Juifs pendant la Shoah. La cérémonie est prévue le 9 novembre 2026, date qui marque le 88e anniversaire de la Nuit de Cristal. L'initiative a été annoncée après une visite à Prague de Shannon Seban, directrice des affaires européennes du Congrès juif mondial. Lire la source

L'OSE lance un chantier de recherche et un appel à témoignages sur l'accueil en France des enfants juifs d'Afrique du Nord et d'Égypte

L'Œuvre de Secours aux Enfants a annoncé le 20 mai 2026 le lancement d'un nouveau chantier de recherche consacré à un pan méconnu de sa propre histoire : l'accueil et l'accompagnement, en France, des enfants juifs originaires d'Afrique du Nord et d'Égypte entre 1945 et 1980. Cet aspect de l'action de l'OSE n'avait, selon l'association elle-même, jamais fait l'objet d'un véritable travail de recherche scientifique. Pour l'éclairer, l'OSE lance un appel à témoignages. Lire la source

Neshama : le Mémorial de la Shoah lance un réseau européen de jeunes ambassadeurs de la mémoire

Le Mémorial de la Shoah a lancé début 2026, avec le soutien de la Commission européenne, le programme Neshama, un Réseau des Jeunes Ambassadeurs Européens de la Mémoire de la Shoah. Pour sa première édition, le programme réunit des jeunes venus de cinq pays, France, Allemagne, Croatie, Grèce et Pologne, appelés à devenir des relais actifs de la transmission de l'histoire de la Shoah et de la vie juive en Europe. Le dispositif s'appuie sur un consortium de huit institutions. Lire la source

Le YIVO annonce la numérisation d'un manuscrit lié au recueil Tsen Lider d'Abraham Sutzkever (à confirmer)

Le bulletin institutionnel du printemps 2026 de l'Institut YIVO pour la recherche juive annonce la numérisation d'un manuscrit lié au recueil de poèmes Tsen Lider (Dix poèmes) du poète yiddish Abraham Sutzkever. Le document rejoint les collections numériques de l'institut, qui conserve une part importante des archives littéraires et culturelles du monde yiddish d'avant-guerre et de l'après-Shoah. Sutzkever, figure majeure de la poésie yiddish du XXe siècle, a survécu au ghetto de Vilnius. Lire la source

Communautés

Amazonie brésilienne : Cametá et Mocajuba célèbrent 200 ans de présence juive et rouvrent la Sinagoga dos Hebraicos

Le 1er mai 2025, la ville de Mocajuba, dans le nord-est de l'État du Pará, a célébré la réinauguration de la Sinagoga dos Hebraicos, également appelée Beit Shalom (« Maison de la Paix »), marquant deux cents ans de présence juive en Amazonie brésilienne. La synagogue avait été fondée entre 1824 et 1825 dans la ville voisine de Cametá, quelques mois après la promulgation de la Constitution impériale de 1824 qui garantissait la liberté de culte au Brésil. Lire la source

Panama : la congrégation Kol Shearith Israel célèbre ses 150 ans, plus ancienne communauté juive organisée du pays

La Congrégation Kol Shearith Israel, fondée le 14 mai 1876 à Panama par des familles juives séfarades venues des Caraïbes, notamment de Curaçao et de la Jamaïque, a célébré en 2026 le cent cinquantième anniversaire de sa fondation. C'est la plus ancienne communauté juive organisée d'Amérique centrale, antérieure de vingt-cinq ans à la fondation de la République de Panama elle-même, et certains de ses membres ont pris part à l'indépendance du pays en 1903. Lire la source

Espagne : le Tribunal suprême va fixer les critères d'application de la loi sur la nationalité des séfarades, dix ans après son adoption

Le 3 juin 2026, la première chambre civile du Tribunal suprême espagnol a admis un recours en cassation portant sur l'application de la loi 12/2015, qui permet aux descendants de Juifs séfarades expulsés d'Espagne par les Rois Catholiques en 1492 d'obtenir la nationalité espagnole sans résidence légale préalable. Le recours a été introduit par un demandeur d'origine séfarade dont la requête avait été rejetée en instances inférieures malgré, selon lui, le respect des conditions légales. Lire la source

La synagogue de Rákospalota à Budapest doit rouvrir ses portes le 17 septembre 2026 après restauration

La synagogue du quartier de Rákospalota, à Budapest, doit rouvrir ses portes le 17 septembre 2026 à l'issue de travaux de reconstruction menés par l'EMIH, l'Union des communautés juives hongroises. La cérémonie de réouverture doit réunir des descendants de l'ancienne communauté juive du quartier ainsi qu'un chœur, selon les annonces relayées par Neokohn, Népszava, Zsido.com et Zsidoprogramok.hu début septembre 2026. Lire la source

La synagogue de la Prinsessegracht à La Haye célèbre un double jubilé en 2026

La communauté juive de La Haye célèbre en 2026 un double jubilé autour de la synagogue de la Prinsessegracht, associant un anniversaire lié à l'édifice et un autre à la vie communautaire qui s'y déroule. L'organisation Joods Erfgoed Den Haag (Patrimoine juif de La Haye) a détaillé le programme des célébrations, relayé par le quotidien local Dagblad070. Les Archives municipales de La Haye et la librairie Boekhandel Douwes ont également mentionné l'événement. Lire la source

Généalogie

Un ouvrage universitaire consacre un chapitre aux Juifs « baghdadi » d'Inde, de Birmanie et de Malaisie

Oxford University Press a publié le 27 février 2026 l'édition anglaise de l'ouvrage collectif « Jews from Elsewhere: Forgotten Diasporas and Singular Jewish Identities », version étendue du livre français « Juifs d'ailleurs » dirigé par l'anthropologue Edith Bruder. L'ouvrage rassemble des études sur des diasporas juives « oubliées » d'Asie et d'Afrique, dont un chapitre intitulé « The 'Baghdadi' Jews of India, Burma, and Malaya », consacré aux familles juives arabophones parties d'Irak. Lire la source

La reconstitution généalogique d'une famille séfarade scindée entre Alep, Bagdad et Calcutta (à confirmer)

La revue Avotaynu, publication de référence de l'Association internationale des sociétés de généalogie juive, a publié un article de Lucien Gubbay, « Successful Quest for Ancestors in Aleppo and Baghdad and for Kinsmen in Calcutta », retraçant la reconstitution documentaire d'une branche de la famille Gubbay. L'enquête a établi que plusieurs membres de la famille, déclarés nés à Alep auprès des autorités britanniques, avaient en réalité des attaches à Calcutta, où trois générations avaient vécu. Lire la source

Archives

Hambourg : un site numérique réunit virtuellement les archives dispersées des communautés juives (à confirmer)

Le 19 mai 2026, à l'occasion de son 60e anniversaire, l'Institut für die Geschichte der deutschen Juden a inauguré, dans l'atrium de la Bibliothèque d'État de Hambourg, le site « Jewish Congregation Archives Hamburg ». Ce portail accompagne deux projets de numérisation menés en parallèle par les Archives d'État de Hambourg et les Archives centrales pour l'histoire du peuple juif. Lire la source

Manuscrits

La Bibliothèque du Congrès achève la numérisation de 270 manuscrits hébraïques du Xe au XXe siècle

Le 11 septembre 2025, la Library of Congress a célébré, lors de l'événement « From Scroll to Screen », l'achèvement d'un projet de numérisation d'environ deux ans portant sur 270 manuscrits en écriture hébraïque. Financé par une subvention de la David Berg Foundation, le corpus couvre le Xe au XXe siècle et rassemble des textes en hébreu, judéo-arabe, judéo-persan et yiddish : livres de prières, responsa rabbiniques, poésie, magie juive et médecine populaire. Lire la source

Archéologie

Un bol inscrit vieux de 2 700 ans mis au jour près de la source du Guihon, dans la Cité de David (à confirmer)

Le 22 mars 2026, les archéologues Joe Uziel et Nahshon Zenton, de l'Autorité des antiquités d'Israël, ont annoncé la découverte, lors de fouilles menées près de la source du Guihon dans la Cité de David à Jérusalem, d'un tesson de bol en céramique portant une inscription paléo-hébraïque partiellement conservée. L'inscription, gravée sur le pourtour du bol avant sa cuisson, se lit approximativement « …riyahou fils de Benaya », un nom théophore. Lire la source

L'Autorité des antiquités d'Israël lance une base de données archéologique nationale de 4 millions de dossiers

L'Autorité des antiquités d'Israël a mis en ligne début septembre 2026 une base de données archéologique nationale rassemblant environ 4 millions de dossiers issus de fouilles menées sur l'ensemble du territoire depuis plus d'un siècle. La plateforme numérique donne accès à des rapports de fouilles, des photographies et des relevés jusque-là dispersés dans les archives de l'institution. Lire la source

Des fragments des manuscrits de la mer Morte jugés vierges révèlent un texte caché

Des chercheurs de l'Université de Manchester ont annoncé début septembre 2026 avoir détecté du texte auparavant invisible sur des fragments de manuscrits de la mer Morte longtemps considérés comme vierges. Grâce à des techniques d'imagerie multispectrale, l'équipe a révélé des lettres et des mots sur des morceaux de parchemin conservés dans les collections de l'université, issus des rouleaux découverts à Qumrân. Lire la source

Une étude des empreintes digitales sur des bulles de Jérusalem éclaire l'administration judéenne antique

Une équipe de chercheurs a publié une étude analysant les empreintes digitales laissées sur des bulles, des sceaux d'argile, découvertes à Jérusalem, datant de la période du Premier Temple. L'examen des empreintes permet d'estimer l'âge et le sexe des scribes et fonctionnaires ayant manipulé ces documents administratifs il y a environ 2 600 ans. Les résultats suggèrent la participation de femmes et de jeunes dans l'administration du royaume de Juda. Lire la source

Restitution

La bibliothèque universitaire de Francfort restitue pour la première fois des livres à la communauté juive de la ville

L'Université Goethe de Francfort a annoncé en 2026 la toute première restitution de livres identifiés comme butin nazi à la communauté juive de Francfort. Depuis 2020, la bibliothèque universitaire Johann Christian Senckenberg passe systématiquement ses fonds au crible grâce au soutien du Deutsches Zentrum Kulturgutverluste. Les propriétaires légitimes d'origine étaient issus d'une famille juive en vue de Francfort. Lire la source

L'Allemagne ouvre une nouvelle Cour d'arbitrage pour les biens culturels spoliés par les nazis, au délai de dépôt fixé au 15 septembre 2026

La nouvelle Cour d'arbitrage pour les biens culturels spoliés par les nazis, qui remplace l'ancienne Commission consultative allemande, a débuté ses travaux le 1er décembre 2025 à Berlin. Elle tranche les litiges de restitution d'objets, dont de nombreux objets Judaica, pris à des propriétaires persécutés sous le régime national-socialiste, en particulier à des propriétaires juifs, avec un système d'« offre permanente ». Lire la source

Publication

« Hungarian Jewry and Their Ways with Paprika » : un article de la Jewish Quarterly Review marque le passage de la revue en libre accès intégral

Article paru dans le numéro d'hiver 2026 de la Jewish Quarterly Review (JQR 116.1, University of Pennsylvania Press / Katz Center for Advanced Judaic Studies), premier numéro sous le nouveau régime de libre accès intégral de la revue, annoncé pour l'ensemble de ses cent trente-six années d'archives. L'article étudie la culture culinaire, l'usage du paprika, comme marqueur de l'intégration des Juifs dans la Hongrie moderne. Lire la source

« The Grâna Community of Tunis: Names and Origins » (Alexander Beider) : étude onomastique de la communauté grana de Tunis

Article d'Alexander Beider paru dans la revue Jewish Genealogy de l'International Institute for Jewish Genealogy, numéro d'hiver 2026 (Issue 1). L'étude reprend et affine les travaux de Paul Sebag sur les patronymes de la communauté grana de Tunis, les descendants de Juifs livournais (« Gorneyim ») et d'exilés ibériques installés à Tunis aux XVIIe-XVIIIe siècles. Beider répartit les noms en trois groupes documentés, dont environ la moitié de noms ibériques hérités des ancêtres. Lire la source

Wojciech Tworek, « The Polish Exile: Chabad Hasidism in the Interwar Years » : monographie à paraître (McGill-Queen's University Press) (à confirmer)

Monographie académique annoncée pour le 6 octobre 2026 par McGill-Queen's University Press (396 pages), fondée sur des sources d'archives multilingues, retraçant comment le mouvement Habad-Loubavitch s'est redéfini en exil en Pologne durant l'entre-deux-guerres : enseignement théologique, structuration institutionnelle et pratiques rituelles ayant façonné l'orthodoxie hassidique contemporaine. Signalée par l'European Association for Jewish Studies parmi les nouveautés de l'édition académique. Lire la source

Une étude publiée dans De Medio Aevo documente les maisons de familles juives de Castille au Moyen Âge (à confirmer)

La revue De Medio Aevo, éditée par l'Universidad Complutense de Madrid, a publié une étude consacrée aux maisons appartenant à des familles juives dans le royaume de Castille médiéval. L'article s'appuie sur des documents d'archives notariales et fiscales pour reconstituer la localisation, la structure et la transmission de ces biens immobiliers au sein des communautés juives castillanes avant l'expulsion de 1492. Lire la source

Un article de l'AJS Review retrace un scandale ayant touché la communauté juive de Naplouse au XVIIIe siècle (à confirmer)

La revue académique AJS Review (Association for Jewish Studies) a publié un article consacré à un scandale ayant impliqué la petite communauté juive de Naplouse (Sichem) au XVIIIe siècle. L'article, disponible sur la plateforme Project MUSE, s'appuie sur des sources d'archives ottomanes et communautaires pour reconstituer les circonstances de cet épisode. Naplouse abritait alors une communauté juive réduite, aux côtés de la communauté samaritaine, plus importante. Lire la source

Le Musée juif de Moscou publie un catalogue analytique des archives personnelles du rabbi Yossef Yitzchok Schneersohn

Le centre de recherche du Musée juif et Centre de la tolérance de Moscou a publié un ouvrage de description analytique et d'étude des archives personnelles du rabbi Yossef Yitzchok Schneersohn, sixième Rabbi de Loubavitch, disparu en 1950. Le catalogue recense et met en contexte les documents conservés de ce fonds personnel. L'ouvrage a été signalé dans le bulletin des nouvelles acquisitions d'une bibliothèque et référencé au catalogue du libraire Labirint. Lire la source

Une veille en treize langues

Cette synthèse s'appuie sur la veille nocturne de Zakhor, plateforme qui parcourt chaque nuit archives, presse et publications savantes du monde juif en treize langues. L'ensemble des trouvailles du jour est consultable sur la page dédiée du site.

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