Claudine Douillet

Claudine Douillet,st fondatrice, gérante et rédactrice en chef d'Alliance, premier magazine juif francophone créé sur le web en 1996. Depuis près de trente ans, elle dirige la ligne éditoriale du titre, en assurant une veille quotidienne de l'actualité israélienne et juive internationale, traduite et adaptée pour le lectorat francophone.
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Les articles de Claudine Douillet

Une mémoire juive mondiale est-elle possible ? Bernard Bensaid, le fondateur de Zakhor, relève le défi

Une mémoire juive mondiale est-elle possible ? Bernard Bensaid, le fondateur de Zakhor, relève le défi

Et si l’on pouvait défier le passé… et même la mort ? C’est le pari vertigineux de Zakhor.ai : relier les fragments épars de la mémoire juive :  noms, visages, tombes, archives, photographies, lettres et témoignages pour reconstituer des histoires que le temps croyait avoir condamnées à disparaître.
Non pas conserver le passé sous cloche, mais le faire parler aux générations qui ne sont pas encore nées.
Car derrière chaque nom se cache une vie, derrière chaque vie une famille, et derrière chaque famille une histoire qui mérite d’être retrouvée.
Avec l’intelligence artificielle comme outil, Bernard Bensaid s’attaque à une question aussi simple que vertigineuse : peut-on reconstruire la mémoire avant que la mort n’emporte ceux qui la portent encore ?

Une mémoire juive mondiale est-elle possible ? Bernard Bensaïd, le fondateur de Zakhor, relève le défi

Alliance :  L’urgence — Que risque de disparaître dans les vingt prochaines années ?

Bernard Bensaïd : Ce n’est pas d’abord les documents qui disparaissent. C’est la capacité de les lire. Trois couches s’effacent en même temps, et à des vitesses différentes.
La première, ce sont les voix. Il reste, aujourd’hui, des personnes capables de regarder une photographie et de dire : celui-là, c’est le frère de ton arrière-grand-père, il boitait, on l’appelait par un surnom qui n’est écrit nulle part.
Cette compétence-là ne se transmet pas par le papier. Elle s’éteint avec la personne. La fenêtre se compte en années, pas en décennies.

La deuxième, ce sont les objets. Une lettre, une ketuba, un carnet, une liasse de photographies non légendées. Le moment exact de la perte est presque toujours le même : une succession.
Un appartement qu’on vide, des enfants qui ne lisent ni l’hébreu ni le judéo-arabe ni le yiddish, une benne. Cela n’arrive pas dans vingt ans : cela arrive chaque semaine, partout.
La troisième, ce sont les pierres. Les cimetières juifs s’érodent, se ferment, se réaffectent, au Maghreb, au Levant, en Asie centrale, en Inde, dans l’Europe des communautés détruites, et aussi dans des villes où il n’y a plus personne pour payer une concession.
La matzeva est l’archive la plus démocratique que nous ayons : tout le monde en a une.
Pour des centaines de milliers de personnes, c’est le seul document qui existe encore.
Le chiffre qui me tient éveillé n’est pas le nombre de pierres que nous avons relevées  456 144. C’est le nombre d’épitaphes que nous avons réellement lues : 2 358. Le reste attend. Et les pierres, elles, n’attendent pas.

 Ce que nous perdons, ce n’est pas l’archive. C’est le lien entre l’archive et un nom.

Alliance : Le paradoxe — Pourquoi sommes-nous encore incapables de relier tout cela ?

Bernard Bensaïd :
Parce que rien de ce qui existe n’a été construit pour répondre à la question que pose une famille.

Les archives ont été classées par institution et par État, pas par personne. Chaque fonds répond à la question de celui qui l’a produit : un registre fiscal veut savoir qui paie, un registre militaire qui sert, une liste de déportation qui part.
Aucun ne demande : qui était cette personne, de qui descendait-elle, qu’a-t-elle laissé.
Le nom n’y est pas le sujet, il est une colonne.
Ensuite, parce que le nom n’est pas un identifiant. Une même personne traverse plusieurs alphabets, plusieurs administrations, plusieurs orthographes.
Nous avons aujourd’hui 19 257 graphies pour 7 403 lignées. Cohen mène à Kahn, à Kogan, à Cahen, à כהן. Tant qu’aucun système ne tient ces métamorphoses ensemble, chaque fonds reste une île.

Il y a aussi une raison prosaïque : le coût. Relier un nom à un autre demandait une heure de chercheur. Multipliez par des centaines de milliers. Ce n’était pas une question de volonté, c’était une impossibilité économique. Elle vient tout juste de tomber.

Et une dernière, plus grave : le seuil de notoriété. Les encyclopédies, y compris les meilleures, retiennent qui a laissé une trace jugée suffisante. Appliquez ce filtre au peuple juif, et vous effacez précisément les communautés que nous voulons préserver.
Nous avons donc écarté la notoriété comme critère. Le nôtre est traçologique : une attestation externe, une continuation indépendante de l’effet.

Est-ce que Zakhor répond au paradoxe ? Il l’attaque. Il ne l’a pas résolu.
Nous tenons un peu plus de 505 000 personnes. L’ordre de grandeur du peuple juif depuis Abraham, tel que l’établit Sergio DellaPergola, est de 120 millions.
Je préfère dire cela franchement : nous sommes au commencement.
Ce qui est acquis, ce n’est pas le volume, c’est l’architecture, une chaîne où la personne mène à sa tombe, sa tombe à sa lignée, sa lignée à son lieu, son lieu à sa communauté, et chaque lien se parcourt dans les deux sens.

Les archives ont été faites pour répondre aux questions des États. Pas à celles des familles.

Alliance : L’IA à contre-pied — Pourquoi confier la mémoire à une machine ?

Bernard Bensaïd : Je n’ai confié aucune mémoire à une machine. La mémoire reste chez ceux qui la portent. La machine fait le travail que la mémoire ne peut pas faire : lire, normaliser, comparer, proposer.
Prenons l’arithmétique. Un lecteur compétent transcrit et traduit une épitaphe hébraïque en une vingtaine de minutes, quand la pierre est lisible. Pour 456 144 sépultures, cela représente environ 150 000 heures quatre-vingts ans de travail à plein temps pour une personne. Nous n’avons pas quatre-vingts ans.
Ce n’est pas un choix entre la mémoire humaine et la machine.
C’est un choix entre une mémoire assistée et l’oubli.
Ce que fait l’assistant chez nous est délibérément étroit.
Il lit une pierre et propose une lecture. Il rapproche deux graphies et propose un rapprochement. Il cherche des archives à citer jamais à inventer. Il ne publie rien.
Entre l’analyse et le Grand Livre, il y a une étape de relecture humaine qui ne se contourne pas, et ce qui est corrigé est versionné, jamais écrasé.

Il faut se souvenir que l’écriture elle-même a été suspectée d’abîmer la mémoire c’est l’argument de Socrate dans le Phèdre. Le judaïsme a fait le pari inverse : il a fait du livre l’instrument même de la transmission. Nous sommes dans ce geste-là, pas contre lui.

La machine ne se souvient pas. Elle rend lisible ce dont d’autres se souviennent.

Alliance : Une IA peut-elle raconter une famille sans la dénaturer ? Comment distinguez-vous les registres ?

Bernard Bensaïd : Seule, non. Et c’est exactement pourquoi elle ne raconte rien seule.
Mais la vraie réponse n’est pas dans la relecture. Elle est dans l’architecture. Chez nous, un fait ne circule jamais nu. Il porte toujours deux choses.
D’abord son registre : mémoire ou histoire. C’est notre principe constitutionnel premier, et il a une conséquence que les gens trouvent parfois surprenante aucun des deux n’est supérieur à l’autre. Un témoignage familial n’est pas une histoire dégradée.
C’est un document d’un autre ordre, avec sa propre dignité, et il entre dans les collections sous son nom.
Ensuite son statut, parmi quatre : établi, probable, transmis, conjecturé.

Un exemple, parce qu’il revient sans arrêt. Une famille raconte que le nom a été changé à l’arrivée à Ellis Island par un fonctionnaire pressé. C’est presque toujours faux : les noms étaient fixés en Europe, par les employés des compagnies maritimes, avant l’embarquement.

Que faisons-nous ? Nous ne supprimons pas le récit. Il est publié en registre mémoire, statut transmis, attribué à celui qui le rapporte. Et à côté, sous son propre registre, ce que la liste de passagers établit. Les deux coexistent sur la même fiche. Le lecteur voit ce qu’il lit.

Même discipline sur les patronymes. Nos catalogues onomastiques orientent, ils n’établissent jamais une filiation. Un patronyme identique n’implique pas la parenté ; un patronyme différent ne l’exclut pas. Nous refusons de faire dire à un nom ce qu’il ne dit pas.

Je dois ajouter une limite, parce que je préfère afficher nos chantiers que les lisser : cette dualité mémoire/histoire est aujourd’hui une pratique éditoriale et n’est pas encore encodée dans le schéma de la base. Le champ qui existe décrit la provenance documentaire, pas le registre. C’est le chantier structurant de l’année.

Nous ne racontons pas une famille. Nous disons qui dit quoi, et sous quel régime de preuve.

Alliance : La boîte de famille — Que pouvez-vous en faire que la famille ne peut pas ?

Bernard Bensaïd : Une famille sait garder une boîte. Elle ne sait généralement pas faire quatre choses.
Lire. Une date au calendrier hébraïque, une épitaphe, une lettre en judéo-arabe ou en yiddish, un colophon. Il n’y a souvent plus personne autour de la table qui puisse les déchiffrer.
Situer. La ville de la photographie avait-elle une communauté, une hevra kaddisha, une école, un cimetière — et ce cimetière existe-t-il encore ?

Nous documentons 3 064 lieux, 800 communautés, 747 institutions. Une boîte devient intelligible quand on lui rend son décor.
Relier. Un prénom dans une lettre peut correspondre à une pierre relevée à trois mille kilomètres, ou à un arbre déposé par une famille qui ne sait pas qu’elle est cousine.
Aucune famille ne peut faire cette recherche seule. C’est précisément ce que sait faire un corpus déjà constitué.
Restituer. À la fin, la famille ne reçoit pas une fiche. Elle reçoit un Grand Livre : composé, sourcé, traduit, imprimable en exemplaire relié. Une base de données qui ne produit pas un livre lisible n’a rien transmis.

Et il y a la grand-mère. Ses histoires ne sont pas l’annexe sentimentale du dossier. Elles entrent comme témoignage, signées de son nom ou de son lien de parenté, versionnées, jamais écrasées. C’est ce que nous appelons la parité épistémique. Sa parole est une source.
Ce que nous ne ferons pas : décider qu’elle avait raison.
Nous ne validons pas son récit, nous le déposons — et un récit déposé survit à la succession suivante. C’est déjà, en soi, le plus grand service qu’on puisse rendre à une boîte.

Une famille n’obtient pas une fiche. Elle obtient son livre — et peut l’augmenter.

Alliance : Dans cinquante ans — Que voudriez-vous qu’un jeune Juif trouve ?

Bernard Bensaïd :
Qu’il trouve un livre, pas une ligne.
Concrètement : où son arrière-grand-père est enterré, avec la photographie de la pierre et la date hébraïque telle qu’elle est gravée.
Les graphies de son nom à travers les langues et les frontières. La communauté où il a vécu, ses institutions, ce qui s’y faisait. Ce qui l’atteste, source par source.
Et, en toutes lettres, qui a déposé chaque élément et à quelle date parce que savoir d’où vient une information fait partie de l’information.
Qu’il voie aussi les quatre statuts. Qu’il sache distinguer ce que l’archive établit de ce que sa famille transmet, sans qu’on ait choisi à sa place.
Qu’il trouve un bouton pour ajouter. Le livre d’aujourd’hui doit être la trouvaille de quelqu’un demain.

Et je veux dire l’autre partie, celle qu’on n’aime pas dire. Pour beaucoup de noms, il trouvera peu, ou rien. Il faut que la fiche le dise explicitement. Un manque documenté est une information ; un récit plausible fabriqué pour combler un vide est une falsification. Si nous devions choisir entre les deux, je choisirais le vide.

Le plus important, peut-être : qu’il découvre que son arrière-grand-père n’était ni rabbin ni héros, qu’il était tailleur ou porteur d’eau ou personne en particulier — et que cela suffise. Le grain élémentaire de Zakhor n’est pas l’élite rabbinique. C’est la personne, riche ou pauvre, savante ou illettrée, à égalité.

Qu’il découvre un homme ordinaire, et que ce soit assez pour faire un livre.

Alliance :  Au-delà d’une plateforme — Qu’êtes-vous en train de construire ?

Bernard Bensaïd : Une plateforme est un moyen, et les moyens meurent. Une société se vend. Un serveur cesse d’être payé. Une technologie devient illisible en quinze ans.
Si Zakhor n’est qu’une plateforme, alors tout ce que nous rassemblons est adossé à la survie d’une entreprise et c’est une garantie que je refuse de donner.

Ce que nous essayons de construire, c’est une institution. D’où les dispositions juridiques, qui ne sont pas des détails : un fonds de dotation destiné à recevoir la marque et le corpus ; un corpus publié sous licence libre ; une licence perpétuelle et irrévocable sur le logiciel, avec dépôt du code, pour que le non-effacement ne dépende pas du sort de la société ; un comité scientifique indépendant. Le gardien du corpus ne doit pas être son exploitant.

Quant à savoir si cela n’existe nulle part : les bases de données juives existent, et certaines sont admirables, Yad Vashem a montré ce que signifie nommer à grande échelle.
Ce qui n’existe pas, c’est un lieu où le témoignage d’une famille et un responsum rabbinique tiennent ensemble sans que l’un soit subordonné à l’autre. Où la pierre d’un anonyme ouvre sur la même chaîne que le manuscrit d’un grand rabbin. C’est cela que nous tentons.
Yerushalmi l’a formulé mieux que je ne saurais le faire : zakhor est un impératif adressé à un peuple, pas une fonction d’archivage. La tradition biblique compte peu et nomme beaucoup — elle toledot, bemispar chemot, yad va-shem.
Nous sommes dans cette lignée-là.
Et pour être exact : le fonds de dotation n’est pas encore créé. Il est en préparation. Tant qu’il ne l’est pas, la garantie que je décris est une intention, pas un fait.

Une base de données appartient à quelqu’un. Une mémoire n’appartient à personne — il faut donc lui construire un gardien qui ne soit pas une entreprise.

Alliance : Avant qu’il ne soit trop tard — Que pouvons-nous encore sauver ?

Bernard Bensaïd : Commençons par ce qui est perdu. Il l’est. Les communautés dont les registres ont brûlé, les cimetières rasés, les générations qu’on n’a pas enregistrées quand elles parlaient encore rien ne les rendra. Je ne veux pas consoler là-dessus. Ce constat est le moteur du reste.
Ce qui reste est considérable, et se hiérarchise par urgence.

Les voix vivantes. C’est la fenêtre la plus courte : cinq à quinze ans. Nous avons volontairement fait de cette porte la plus simple du site  on n’écrit pas un livre, on dit qui était quelqu’un, en quelques phrases, signées comme on veut. Cela prend dix minutes et c’est irremplaçable.

Les pierres. Elles tiennent encore quelques décennies, mais elles s’effacent. Les photographier ne coûte presque rien et n’importe qui peut le faire avec un téléphone. Les lire est le gisement le plus riche et le moins exploité de tout le corpus : 2 358 inscriptions transcrites sur 456 144. C’est là que se trouve, aujourd’hui, le meilleur rapport entre effort et mémoire sauvée.
Les papiers de famille. Le moment de la perte, encore une fois, c’est la succession. Déposer avant que l’appartement soit vidé.

Les archives associatives. Beaucoup de communautés ont leurs registres chez une personne, dans une cave, sans successeur désigné.

Des fonds entiers dépendent de la survie et de la capacité d’une seule personne à les conserver Les corpus déjà numérisés mais illisibles. Le fonds Paul Jacobi en est l’exemple parfait : environ 400 études et 114 cahiers dactylographiés, incomplètement indexés. Rien à sauver physiquement — tout à rendre interrogeable. C’est le type de chantier que notre chaîne d’agents sait mener.

Alors oui, Zakhor peut encore sauver quelque chose. À une condition, et elle n’est pas technique : que les gens déposent. Photographier une pierre. Enregistrer un grand-parent. Déposer un nom. Trois gestes.
Notre génération est dans une position qui ne se reproduira pas : la dernière à tenir une mémoire vivante, la première à disposer d’outils capables de la traiter à l’échelle. Ce qui n’est pas déposé maintenant ne le sera jamais.

Nous sommes la dernière génération à pouvoir entendre, et la première à pouvoir tout relier. Cela ne se reproduira pas.

Pour découvrir le projet : Zakhor.ai — préserver et transmettre la mémoire du Peuple du Livre⁠

De Herzliya à Tel-Aviv : cinq faits divers qui ont secoué Israël entre le 7 et le 9 septembre

22 fois arrêtée, cette pierre de 750 kg et le roi Ézéchias, les insolites israéliennes

 

Entre le 7 et le 9 septembre, Israël a connu son lot de faits divers glaçants et insolites. Un policier inculpé pour avoir torturé un adolescent dans un foyer de Herzliya, une fusillade en plein jour à Tamra, une chienne enragée qui a mordu des enfants avant d'être capturée en Samarie, un portail d'école soudé en pleine nuit à Bnei Brak, et une vague de vols de téléphones sur les plages de Tel-Aviv composent le tableau de ces trois journées.

Taser sur la tempe et caméra éteinte : un policier inculpé pour avoir torturé un adolescent à Herzliya

La division des enquêtes sur les policiers dépose un acte d'accusation sévère contre Amir Mazigit, quarante-cinq ans, appelé à intervenir dans un foyer de réhabilitation pour jeunes à risque à Herzliya. Selon l'accusation, l'adolescent de dix-huit ans qu'il devait calmer se retrouve plaqué sur un lit, étranglé d'une main jusqu'à suffocation, giflé au visage, puis menacé d'un pistolet Taser collé contre la tempe avec la promesse de "l'électrocuter". Avant de passer à l'acte, le policier aurait pris soin d'éteindre volontairement sa caméra corporelle, qu'il ne rallume qu'une fois la scène terminée, avant de rédiger un rapport omettant délibérément les violences commises. Les faits, survenus le 7 octobre 2025, ne sont révélés que ce 7 septembre avec le dépôt du dossier au tribunal de première instance de Haïfa.

Source : Israel Hayom

Une chienne enragée sème la panique en Samarie : onze personnes sous traitement d'urgence

Le ministère de la Santé lance une alerte pour rage après la découverte de deux animaux contaminés en Samarie. À Eli, une chienne de type cananéen erre plusieurs jours dans les quartiers résidentiels avant de mordre des enfants et d'être capturée le 5 septembre ; le test confirme qu'elle est porteuse du virus. À Beit Arieh, un chien de race mixte est également retrouvé positif après avoir été en contact avec neuf personnes. Au total, onze habitants, dont plusieurs mineurs mordus ou griffés, sont placés sous traitement préventif d'urgence, tandis que treize chiens du voisinage reçoivent un rappel vaccinal. "Pour la rage, la rapidité de réaction est déterminante", souligne le docteur Michael Ettinger, président de l'association des vétérinaires israéliens.

Source : Walla

Fusillade en plein jour à Tamra : deux hommes grièvement blessés

Deux hommes dont l'identité n'a pas encore été communiquée sont touchés par balles ce lundi 7 septembre en pleine ville de Tamra, en Galilée. L'un est transporté à l'hôpital dans un état grave, l'autre entre la vie et la mort. Les policiers dépêchés sur place ouvrent aussitôt des recherches pour retrouver les auteurs des tirs et entament l'enquête sur les circonstances de cette fusillade, dont l'arrière-plan est présumé criminel.

Source : Walla

Le portail soudé en pleine nuit : une école mixte de Bnei Brak prise pour cible

Les élèves de l'école publique-religieuse "Afikim", dans le quartier de Kiryat Herzog à Bnei Brak, découvrent ce lundi matin que le portail en fer de leur établissement a été soudé et verrouillé pendant la nuit, les laissant bloqués dehors avec leurs parents. La police doit intervenir avec une disqueuse pour forcer l'accès. Les parents dénoncent une nouvelle étape dans une série de brimades visant l'école depuis des mois, en raison de son caractère mixte, où garçons et filles étudient ensemble aux côtés d'élèves de classes d'éducation spécialisée. La municipalité de Bnei Brak dément toute implication et pointe "un riverain extrémiste", tandis que des habitants évoquent l'opposition de milieux ultra-orthodoxes du quartier à la mixité scolaire.

Source : Ynet

Deux minutes d'inattention, un téléphone envolé : la vague de vols sur les plages de Tel-Aviv devant la justice

Trois actes d'accusation déposés ce mardi 8 septembre remettent en lumière un fléau bien connu des baigneurs de Tel-Aviv. Sur la plage de Frishman, tôt le matin, deux hommes profitent de l'inattention de trois vacanciers pour s'emparer de leurs téléphones laissés sur le sable, un Samsung noir, un iPhone 14 Pro Max et un iPhone 15 Pro Max, avant d'être repérés par une passante qui alerte la police. Un scénario similaire se répète sur la plage de Bograshov. "Deux minutes, je n'ai pas fait attention, et le téléphone avait disparu", raconte Roni, l'une des victimes. Ni les avertissements diffusés par les maîtres-nageurs ni la présence policière ne semblent dissuader les voleurs, qui continuent d'écumer le littoral tel-avivien.

Source : Israel Hayom

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7 /10 : l'appel du 27 septembre 2023 que Netanyahou a caché à Tsahal et au Shin Bet

Le 07/10 : Netanyahou a été alerté par les émirats arabes et par l'Egypte le 23/09/2023

 

Une enquête de Haaretz publiée le 8 septembre révèle que le président des Emirats arabes unis Mohammed ben Zayed a personnellement averti Benyamin Netanyahou, dix jours avant le 7 octobre 2023, que le chef du Hamas Yahya Sinouar préparait une opération majeure. L'Egypte aurait transmis une mise en garde similaire. Le cabinet du Premier ministre dément « catégoriquement ».

Une enquête de Haaretz, publiée le 8 septembre 2026, jour même de la clôture des listes électorales pour le scrutin du 27 octobre, relance avec une force inédite la controverse sur les responsabilités précédant le 7 octobre 2023.

Haaretz s'appuie sur les révélations du livre à paraître « Hostages : 843 Days of Abandonment », coécrit par les journalistes Shlomi Eldar et Ruti Yuval, pour affirmer que Benyamin Netanyahou a été personnellement et explicitement averti, environ dix jours avant le massacre, qu'une attaque majeure du Hamas se préparait. 

Des pourparlers secrets à l'alerte du président émirati

Selon la reconstitution de Haaretz, l'origine de l'affaire remonte à des négociations indirectes menées durant l'été 2023 entre Israël, le Hamas et le Fatah, portant sur la restitution des corps des soldats Hadar Goldin et Oron Shaul et sur la libération des captifs civils Hisham Al-Sayed et Avera Mengistu.
Ces pourparlers, conduits par l'intermédiaire d'un responsable du Fatah surnommé « Black Eyes », proche à la fois du Hamas et du Shin Bet, visaient une trêve de longue durée, une
« hudna ». Les discussions se seraient enlisées dès le mois d'août 2023, Netanyahou ayant, selon l'enquête, retardé à plusieurs reprises la convocation du comité ministériel chargé d'approuver les libérations de prisonniers.

Début septembre 2023, Yahya Sinwar se serait retiré des négociations et aurait chargé l'intermédiaire de transmettre un avertissement : il déclencherait un « zilzal », un « tremblement de terre », si le processus restait bloqué.
Il aurait ensuite qualifié ce qu'il préparait de « mère de toutes les surprises » et d'« opération terrifiante ». Ce message serait parvenu au président émirati Mohammed ben Zayed par l'intermédiaire d'un conseiller palestinien proche de l'émir d'Abou Dabi, avant d'être transmis au Shin Bet le 15 septembre 2023.

Une réunion de sécurité sans décision, puis un appel direct resté sans suite

D'après Haaretz, le chef du Shin Bet de l'époque, Ronen Bar, aurait informé Netanyahou de cette alerte, ce qui aurait conduit à une réunion de sécurité le 17 septembre 2023, au cours de laquelle une opération visant à éliminer Sinwar aurait été évoquée puis repoussée.
Bar aurait alors averti qu'Israël se trouvait « sur une trajectoire de collision » et recommandé soit une action offensive d'ampleur, soit un renforcement défensif autour de Gaza et de la Judée-Samarie avant les fêtes juives. Aucune décision n'aurait été arrêtée à l'issue de cette réunion.

Constatant, selon l'enquête, qu'Israël n'avait pas réagi de façon adéquate à l'information transmise, Mohammed ben Zayed aurait alors décidé de contacter directement Netanyahou. Lors d'un appel téléphonique de quarante-cinq minutes, environ dix jours avant le 7 octobre, le président émirati aurait mis en garde le Premier ministre israélien : Sinwar préparait une opération majeure susceptible de provoquer un bain de sang et de déstabiliser la région. Netanyahou aurait réagi « avec un calme relatif », assurant à son interlocuteur qu'Israël était préparé à tout scénario.

Une alerte égyptienne parallèle

L'enquête de Haaretz établit un parallèle avec des informations déjà rapportées durant les premiers jours de la guerre par la journaliste de Yedioth Ahronoth Smadar Perry, selon lesquelles le chef du renseignement égyptien de l'époque, le général Abbas Kamel, aurait lui aussi averti le cabinet de Netanyahou, à peu près à la même période, qu'une « opération inhabituelle et terrible » se préparait.
Le Premier ministre aurait répondu : « A Gaza, nous maîtrisons la situation, nous contrôlons les choses ». Ni l'alerte émiratie ni l'alerte égyptienne n'auraient été mentionnées lors d'une réunion de sécurité tenue le 1er octobre 2023, consacrée pourtant au Hamas et à Gaza.

L'enquête précise en outre que l'ancien chef d'état-major Herzi Halevi et l'ancien chef du Shin Bet Ronen Bar affirment n'avoir jamais été informés de l'appel direct entre Mohammed ben Zayed et Netanyahou, à la différence de l'alerte transmise via l'intermédiaire palestinien le 15 septembre, dont Bar avait bien eu connaissance.

Un démenti catégorique du cabinet du Premier ministre

Le bureau de Benyamin Netanyahou a réagi avec vigueur, qualifiant les révélations de Haaretz de « mensonge absolu ». Le communiqué affirme que « le Premier ministre Netanyahou n'a pas parlé avec le président des Emirats arabes unis durant la période en question et n'a reçu de lui aucun avertissement ».

Une opposition à l'offensive à sept semaines du scrutin

Les réactions de l'opposition n'ont pas tardé. L'ancien Premier ministre Naftali Bennett a affirmé : « Mohammed ben Zayed, des Emirats, a averti Netanyahou que Sinwar préparait une opération. Abbas Kamel, le chef du renseignement général égyptien, a lui aussi averti Netanyahou, quelques jours avant le massacre, qu'une opération majeure se préparait ».

Il a ajouté que Netanyahou portait une « responsabilité directe » dans le désastre, « pas seulement une responsabilité ministérielle du fait de sa fonction de Premier ministre, mais une responsabilité directe ».

Gadi Eisenkot, chef du parti Yashar et principal challenger de Netanyahou dans les sondages, a estimé que ce rapport montrait que le Premier ministre avait « conduit Israël à l'aveugle » vers les défaillances du 7 octobre, et a renouvelé son engagement à créer une commission d'enquête d'Etat, indépendante et présidée par un juge de la Cour suprême, s'il est élu.

Les dirigeants des principaux partis d'opposition ont publié une déclaration commune réclamant une investigation immédiate et approfondie. Près de trois ans après l'attaque, Netanyahou continue de résister aux demandes des familles endeuillées et des rescapés du 7 octobre en faveur d'une commission d'enquête indépendante sur les défaillances sécuritaires et renseignement ayant permis au Hamas de mener son opération.

La publication de cette enquête, intervenue le jour même de la clôture des listes de candidats pour les élections du 27 octobre, place la question du 7 octobre au cœur d'une campagne déjà marquée par l'escalade militaire face à l'Iran et par la controverse internationale autour des implantations. A cinquante jours du scrutin, elle promet de peser durablement sur le débat électoral israélien.

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Revue de presse sur l'antisémitisme mondial d'Alliance premier magazine juif sur le net du 09/09/26

Revue de presse sur l'antisémitisme mondial d'Alliance premier magazine juif sur le net du 10/09/26

Revue de presse sur l'antisémitisme mondial d'Alliance premier magazine juif sur le net du 09/09/26

Australie : un restaurant grec de Melbourne menacé d'attentat après avoir organisé un dîner de Shabbat
ANTISÉMITISME · AUSTRALIE · 8 SEPTEMBRE 2026
La Mediterranean Greek Tavern d'Elsternwick, qui accueillait une soirée réunissant les communautés juive et grecque autour du Shabbat Club Australia, a reçu une vague de messages haineux après avoir publié des photos de l'événement, dont un appel à l'expulsion des juifs d'Australie et une menace explicite de faire exploser l'établissement. Le gérant Perry Le Greco a qualifié la menace d'« insensée » et affirmé que le restaurant ne cèderait pas à la haine. L'incident a été signalé à la police.
https://greekherald.com.au/news/melbourne-greek-restaurant-stands-firm-after-antisemitic-abuse/

Suède : le Parti de gauche exclut huit nouveaux candidats pour antisémitisme à une semaine des élections
ANTISÉMITISME · SUÈDE · 7 SEPTEMBRE 2026
Le Vänsterpartiet a retiré huit candidats supplémentaires de ses listes après une enquête du journal Expressen, portant à 33 le nombre total d'exclusions liées à l'antisémitisme depuis le début de l'année. Parmi les publications reprochées figurent une vidéo reprenant le mythe médiéval du meurtre rituel accusant les juifs d'enlever des enfants, ainsi qu'un message qualifiant Hitler de personnage ayant eu raison « à leur sujet ». D'autres candidats avaient fait l'éloge de responsables du Hamas.
https://www.jpost.com/diaspora/antisemitism/article-907999

Canada : McGill et York recalées dans une évaluation inédite du climat antisémite sur les campus
ANTISÉMITISME · CANADA · 8 SEPTEMBRE 2026
B'nai Brith Canada a publié son premier « bulletin » universitaire consacré à la vie juive sur les campus, attribuant la note F à McGill et à York, et un D à l'Université de Toronto et à Queen's. L'évaluation, fondée sur 28 critères, examine non seulement les incidents antisémites recensés mais aussi la réponse institutionnelle des universités face au harcèlement et aux perturbations d'événements.
https://www.jpost.com/diaspora/antisemitism/article-907729

États-Unis : Macklemore scande « Free Palestine » en première partie d'Ed Sheeran, une pétition réclame son éviction de la tournée
ANTISÉMITISME · ÉTATS-UNIS · 6 SEPTEMBRE 2026
Le rappeur Macklemore a interpellé le public du MetLife Stadium en accusant Israël de « génocide » et d'« apartheid » avant d'interpréter son titre engagé « Hind's Hall ». L'Israeli-American Council, qui représente plus de 150 000 Israélo-Américains, a lancé une pétition demandant à Ed Sheeran de le retirer du reste de sa tournée. Macklemore a rejeté toute intention antisémite.
https://www.jta.org/2026/09/06/culture/israel-american-council-urges-ed-sheeran-to-toss-macklemore-from-tour-after-criticizing-israel-onstage

États-Unis : une cour d'appel relance la procédure contre un programme scolaire jugé antisémite à Los Angeles
ANTISÉMITISME · ÉTATS-UNIS · 8 SEPTEMBRE 2026
La Cour d'appel du neuvième circuit a annulé le rejet d'une plainte déposée par des parents et enseignants juifs contre le district scolaire de Los Angeles au sujet du programme d'études ethniques dit « libéré », jugé porteur de préjugés antisionistes et antisémites. L'organisation Deborah Project, à l'origine du recours, a salué une décision reconnaissant que la haine générée en classe « se propage et mute » à travers tout le système scolaire.
https://www.jns.org/news/u-s-news/appeals-court-reviving-challenge-to-los-angeles-ethnic-studies-materials-changes-everything-deborah-project-says

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Revue de presse israélienne Alliance, le premier magazine juif sur le net, du 08 et 09-09-2026

Revue de presse israélienne du 21 octobre 2026 par Alliance Magazine

Revue de presse israélienne Alliance, le premier magazine juif sur le net, du 08 et 09-09-2026

L'actualité israélienne des 8 et 9 septembre 2026 se joue sur trois fronts qui s'entrechoquent : la clôture des listes électorales avant le scrutin du 27 octobre, éclipsée par la révélation d'une alerte émiratie à Netanyahou avant le 7 octobre, l'offensive diplomatique de plusieurs pays occidentaux contre les implantations et la fermeture par Israël de son consulat britannique, et une nouvelle escalade militaire entre les États-Unis, l'Iran et ses relais régionaux.

The Times of Israel : Sa'ar ferme le consulat britannique, Herzog met en garde Londres

The Times of Israel a suivi, le 8 septembre, la décision du ministre des Affaires étrangères Gideon Sa'ar de fermer le consulat britannique non accrédité de Jérusalem-Est et d'expulser les représentants de Gaza et de l'Autorité palestinienne, en réponse à l'annonce britannique d'un embargo commercial sur les implantations.
Le président Isaac Herzog a averti que cette mesure, si elle était suivie par d'autres pays, constituerait « une lourde erreur de calcul, une décision du mauvais côté de l'histoire ».
Le site a également relayé la confirmation par une source émiratie de l'alerte transmise à Netanyahou avant le 7 octobre, ainsi que les propos du secrétaire d'État américain Marco Rubio écartant toute participation de Washington aux sanctions britanniques.
https://www.timesofisrael.com/liveblog-september-8-2026/

The Jerusalem Post : une enquête de Haaretz relance la controverse sur le 7 octobre

Le Jerusalem Post a repris, le 8 septembre, l'enquête de Haaretz selon laquelle le président émirati Mohammed ben Zayed aurait averti Netanyahou, lors d'un appel de quarante-cinq minutes fin septembre 2023, que le Hamas préparait une opération majeure.
Le quotidien précise que le Premier ministre n'en aurait informé ni le chef d'état-major ni les têtes du Shin Bet et du Mossad. Le journal a par ailleurs couvert l'ouverture à Washington du sommet MEAD réunissant vingt-quatre pays sur les dossiers iranien, libanais et gazaoui, ainsi qu'un sondage indiquant que 31,3 % des Israéliens envisagent de quitter le pays.
http://www.jpost.com/israel-news

Israel Hayom : Jérusalem prépare une « réponse ferme » aux sanctions britanniques

Israel Hayom a annoncé, avant même l'officialisation de l'embargo britannique sur les implantations, que Jérusalem préparait une « réponse ferme » à cette mesure.
Le journal a également repris les détails de l'avertissement émirati à Netanyahou avant le 7 octobre, tel que rapporté dans l'ouvrage des journalistes Shlomi Eldar et Ruth Yuval, en soulignant que l'Égypte avait transmis un message similaire par l'intermédiaire de son ministre du Renseignement.
https://www.israelhayom.com/2026/09/08/uae-warning-netanyahu-october-7-report-opposition/

Haaretz : l'enquête qui secoue la campagne électorale

C'est Haaretz qui a publié, le 8 septembre, jour limite de dépôt des listes électorales, l'enquête à l'origine de la controverse sur l'alerte émiratie ignorée par Netanyahou avant le 7 octobre 2023. Les chefs de l'opposition ont aussitôt réclamé une commission d'enquête, tandis que l'entourage du Premier ministre a dénoncé un « mensonge total ».
Le quotidien a également fait état d'une frappe iranienne sur la Jordanie visible depuis Israël, ainsi que d'une annonce des rebelles houthis évoquant une vaste opération militaire contre l'Arabie saoudite, avec des frappes revendiquées sur des installations pétrolières d'Aramco à Abha, Najran et Jizan et sur une base aérienne à Khamis Mushait.
https://www.haaretz.co.il/

Ynet : missiles iraniens vers la Jordanie, ingénieurs russes pour les missiles de Téhéran

Ynet a documenté, le 8 septembre, l'attaque de missiles iraniens visant la Jordanie et visibles depuis Eilat, où des habitants ont signalé des interceptions et des bruits d'explosions. Le site a également relayé une enquête du Financial Times selon laquelle des ingénieurs russes se seraient rendus à plusieurs reprises en Iran depuis 2023 pour aider Téhéran à développer des missiles rapides et manœuvrables capables d'emporter une charge nucléaire. Un tribunal a par ailleurs autorisé, avec sursis d'exécution en attendant un appel, la publication de l'identité de l'officier de renseignement de la division de Gaza en poste le 7 octobre 2023.
https://www.ynet.co.il

i24NEWS : Eisenkot crédité de huit sièges, le Likoud recule dans les sondages

i24NEWS a publié, pour sa première apparition dans une enquête d'opinion, les résultats attribuant huit sièges à la formation de l'ancien chef d'état-major Gadi Eisenkot, tandis que le Likoud de Benjamin Netanyahou recule à vingt-six mandats. Le site a également suivi le lancement officiel à Jérusalem du nouveau parti du général de réserve Ofer Winter, aux côtés de Yoseph Haddad et Laly Derai, ainsi que les propos de l'émissaire américain Jared Kushner selon lesquels Washington et Israël restent alignés sur Gaza malgré certains choix israéliens jugés « irrationnels » à l'approche du scrutin.
https://www.i24news.tv/fr/actu/elections-legislatives-2026

Walla : frappes de Tsahal au Liban, la marine iranienne s'empare d'un drone naval américain

Le site Walla a rapporté, le 8 septembre au soir, de nouvelles frappes de Tsahal sur une série de cibles dans le sud du Liban, ainsi que les propos du général de réserve Ofer Winter accusant l'état-major, sous le commandement de Gadi Eisenkot, d'avoir « menti à l'échelon politique pour éviter une action à Gaza ». La rédaction a également fait état de la prise de contrôle par les Gardiens de la révolution iraniens d'un engin naval sans pilote américain à l'entrée du détroit d'Ormuz, et de l'annonce de Gideon Sa'ar sur la fermeture du consulat britannique de Jérusalem-Est.
https://www.walla.co.il/

Zman Israel : le calendrier électoral se resserre avant le scrutin d'octobre

Zman Israel a rappelé, le 8 septembre, les prochaines échéances du calendrier électoral fixé pour le scrutin du 27 octobre, dans un climat marqué par la publication du rapport de Haaretz sur l'alerte émiratie ignorée avant le 7 octobre. Le site a souligné combien cette révélation, intervenue le jour même de la clôture des listes de candidats, risque de peser sur la dernière ligne droite de la campagne du Likoud.
https://www.zman.co.il/

Maariv : Ben Gvir répond aux sanctions britanniques en évoquant les Malouines

Maariv a rapporté, le 8 septembre, la réaction du ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir aux informations sur l'embargo commercial britannique visant les implantations, ce dernier appelant Israël à reconnaître les îles Malouines comme un « territoire argentin sous occupation ». Le site a également suivi la décision de la Haute Cour de justice suspendant provisoirement la nomination du prochain directeur de la division chargée des enquêtes sur la police, dans l'attente d'une décision de la procureure générale.
https://www.maariv.co.il/

Arutz Sheva (Canal 7) : le grand rabbin Mirvis condamne les sanctions britanniques

Arutz Sheva a rapporté, le 9 septembre, le tir de missiles iraniens vers deux bases militaires jordaniennes, visibles au-dessus d'Israël sans le viser directement, ainsi que la mise en garde du secrétaire d'État américain Marco Rubio promettant une riposte à toute nouvelle attaque contre des intérêts américains.
Le site a également relayé la condamnation par le grand rabbin d'Angleterre Ephraim Mirvis des sanctions britanniques visant les Juifs de Judée-Samarie, qu'il juge susceptibles de « nourrir l'extrémisme et un discours de plus en plus hostile envers Israël ».
https://www.israelnationalnews.com/

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Prière Rabbi Meir : vos demandes directement au Kever de Rabbi Meir

Prière Rabbi Meir : vos demandes directement au Kever de Rabbi Meir

Prière Rabbi Meir : vos demandes directement au Kever de Rabbi Meir

Vous souhaitez faire une prière pour vous-même, pour un proche, pour la santé, la réussite, la protection ou la délivrance ? Vous souhaitez qu’une demande de bénédiction soit déposée au Kever de Rabbi Meir Baal Haness à Tibériade ?
Désormais, vous pouvez transmettre votre demande directement au service chargé de sa prise en charge sur place.

Face à l’augmentation considérable des demandes venues d’Israël, de France et du monde entier, le Kever de Rabbi Meir s’organise pour répondre directement aux personnes qui souhaitent faire déposer une prière ou une demande de bénédiction sur le tombeau du Tanna Rabbi Meir Baal Haness.

Votre prière directement au Kever de Rabbi Meir

Jusqu’à présent, de nombreuses personnes avaient recours à différents intermédiaires pour faire parvenir une demande de prière au Kever de Rabbi Meir.
Aujourd’hui, le principe est simple : réduire le nombre d’intermédiaires et permettre aux demandes d’être prises en charge directement sur place.

Grâce à benediction-rabbimeir.com, vous pouvez transmettre votre demande de prière et les noms des personnes pour lesquelles vous souhaitez qu’une prière soit dite au Kever de Rabbi Meir.

Que votre demande concerne la santé d’un proche, la réussite, la protection, la paix familiale, une situation difficile ou simplement une demande de bénédiction, elle peut être transmise au service qui assure sa prise en charge sur place.

Pourquoi passer directement par benediction-rabbimeir.com ?

Lorsqu’une personne demande une prière ou fait un don, elle souhaite naturellement savoir où va sa demande et à qui elle la confie.

C’est précisément la vocation de ce dispositif : permettre aux personnes qui souhaitent prier au Kever de Rabbi Meir ou soutenir le lieu par un don de disposer d’un accès direct aux responsables sur place.

Plus besoin de chercher un intermédiaire. Plus besoin de multiplier les contacts. Votre demande est centralisée et destinée directement au Kever de Rabbi Meir.

Un contact WhatsApp direct en français

Pour les francophones, un contact direct avec les responsables est également disponible par WhatsApp et en français.

 

Vous pouvez poser vos questions, transmettre les informations nécessaires à votre demande de prière et échanger directement avec les personnes chargées de son traitement.

Cette possibilité est particulièrement importante pour les familles françaises, belges, suisses, canadiennes et pour tous les francophones qui souhaitent faire parvenir une prière au Kever de Rabbi Meir sans passer par plusieurs intermédiaires.

Et vos dons à Rabbi Meir Baal Haness ?

La transparence est également essentielle lorsqu’il s’agit de dons.

Lorsqu’un donateur apporte son soutien au Kever de Rabbi Meir, il doit pouvoir identifier clairement le destinataire de son don et le circuit par lequel celui-ci est transmis.

Le dispositif mis en place autour de benediction-rabbimeir.com vise précisément à établir ce contact direct avec les responsables.

Vous donnez pour Rabbi Meir : vous devez savoir à qui vous donnez.

Demandez une prière pour vous ou pour vos proches

Vous n’êtes pas à Tibériade ? Vous ne pouvez pas vous rendre au Kever de Rabbi Meir ? Vous pouvez néanmoins transmettre votre demande.

Depuis la France, Israël ou n’importe quel autre pays, vous pouvez faire parvenir les noms des personnes pour lesquelles vous souhaitez qu’une prière soit dite.

Un nom, une demande, une prière au Kever de Rabbi Meir.

Votre présence physique n’est pas nécessaire pour transmettre votre demande.

Pourquoi faire votre demande maintenant ?

Les demandes de prières et de bénédictions adressées au Kever de Rabbi Meir sont de plus en plus nombreuses. Cette augmentation rend indispensable une organisation permettant de centraliser les demandes et de les prendre en charge directement sur place.

Si vous souhaitez faire une prière pour vous-même ou pour un proche, ne cherchez plus plusieurs intermédiaires : transmettez directement votre demande.

Vous pouvez également soutenir le Kever de Rabbi Meir par un don en passant par le dispositif dédié.

Rabbi Meir Baal Haness : un lieu de prière pour des générations

Le Kever de Rabbi Meir Baal Haness, à Tibériade, est depuis des générations un lieu majeur de prière et de recueillement pour le peuple juif.

Des fidèles venus d’Israël et du monde entier viennent y prier, demander une bénédiction et invoquer le mérite de Rabbi Meir.

La tradition a notamment conservé la formule « Elaha deMeir aneni », associée à Rabbi Meir Baal Haness et traditionnellement invoquée dans les moments de difficulté.

Aujourd’hui, grâce au dispositif mis en place autour de benediction-rabbimeir.com, ceux qui sont loin de Tibériade peuvent eux aussi transmettre une demande de prière destinée à être prise en charge sur place.

Votre demande de bénédiction directement au Kever de Rabbi Meir

Vous souhaitez une prière pour vous ? Pour votre famille ? Pour un enfant ? Pour un parent ? Pour un proche ?

Faites votre demande directement.

Rendez-vous sur benediction-rabbimeir.com, transmettez les informations nécessaires et, si vous avez besoin d’aide, contactez directement les responsables par WhatsApp en français.

Votre prière mérite d’arriver directement au Kever de Rabbi Meir.

Votre don mérite un circuit clairement identifié.

Votre demande mérite d’être prise en charge sur place.

👉 benediction-rabbimeir.com

Zakhor.ai : quand l’intelligence artificielle se met au service de la mémoire juive

Zakhor.ai : quand l’intelligence artificielle se met au service de la mémoire juive

Zakhor.ai : quand l’intelligence artificielle se met au service de la mémoire juive

Zakhor. Souviens-toi. Un mot hébreu devenu aujourd’hui le nom d’un projet inédit : Zakhor.ai, une plateforme qui utilise l’intelligence artificielle pour préserver, documenter et transmettre l’histoire du peuple juif. Son ambition est considérable : rassembler des familles, des généalogies, des communautés, des archives, des témoignages et des fragments d’histoire aujourd’hui dispersés dans le monde entier.

Zakhor : un commandement qui ne s’achève jamais

Dans la Torah, Zakhor signifie « souviens-toi ». Le mot ouvre notamment les commandements liés au shabbat et à Amalek. Il ne demande pas simplement de conserver un souvenir : il impose de ne pas laisser disparaître.
C’est une nuance essentielle.
Une archive peut être conservée pendant des siècles sans jamais être consultée. Un document peut dormir dans une bibliothèque, une photographie dans une boîte, une lettre dans un grenier. La mémoire ne vit véritablement que lorsqu’elle est retrouvée, interrogée et transmise.
C’est sur cette idée que repose Zakhor.ai.

Le problème : l’histoire juive est partout, mais rarement réunie

Une famille juive qui cherche ses origines se heurte souvent au même obstacle : les traces existent, mais elles sont dispersées.
Un registre peut se trouver en France, une tombe en Tunisie, une ketouba en Israël, un document familial au Maroc, une photographie au Canada et un arbre généalogique dans un logiciel informatique.
Les documents sont rédigés dans différentes langues et différents alphabets. Certains fonds sont numérisés, d’autres non. Certains ont été étudiés, beaucoup ne l’ont jamais été à partir du nom précis que recherche une famille.
Et puis il y a ce qui n’existe dans aucune archive : ce que racontait une grand-mère, le souvenir d’un grand-père, une histoire transmise oralement, un nom oublié.
Le savoir n’a pas nécessairement disparu. Il n’est simplement jamais arrivé au même endroit.
Zakhor.ai veut précisément créer cet endroit.

Les Grands Livres : transformer une recherche en véritable histoire

Sur Zakhor.ai, une lignée, une communauté, un lieu, une grande figure ou une œuvre peut devenir un Grand Livre.
Ce ne sont pas de simples fiches. Ce sont de véritables ouvrages, généralement d’une dizaine de pages ou davantage, construits à partir de sources et accompagnés d’une bibliographie.
Ils sont traduits dans les treize langues du site, dont l’hébreu et le yiddish. Ils peuvent être lus, enrichis, corrigés et exportés en PDF.
La plateforme transforme ainsi une information dispersée en une histoire structurée, consultable et transmissible.

Ce que l’intelligence artificielle rend enfin possible

Une telle entreprise aurait été presque impossible à réaliser manuellement.
Les Grands Livres sont produits avec l’aide de Claude Opus 5, le modèle « Frontier » d’Anthropic. Rédiger manuellement 1 349 ouvrages documentés, puis les traduire en treize langues, aurait représenté des dizaines d’années de travail pour une équipe de chercheurs.
L’intelligence artificielle permet ici autre chose qu’un simple gain de temps : elle change l’échelle du travail historique.

Une famille qui n’aurait jamais pu financer des années de recherche peut désormais commencer à disposer d’un ouvrage consacré à son histoire.
Mais cette puissance impose une règle absolue : l’IA ne doit pas transformer une hypothèse en vérité.

Une intelligence artificielle sous surveillance

Chaque Grand Livre fait l’objet d’une seconde lecture destinée à rechercher les erreurs : date douteuse, personnage insuffisamment documenté, affirmation sans source ou formulation hagiographique.
Une source unique ne transforme pas automatiquement une information en certitude. Une photographie n’est utilisée que lorsque son rattachement peut être vérifié. Un homonyme ne doit jamais être confondu avec la personne recherchée.

Et lorsque l’information manque, Zakhor.ai doit pouvoir dire : nous ne savons pas.
Dans un projet consacré à la mémoire, cette règle est fondamentale. Une erreur historique peut être corrigée. Une erreur introduite dans l’histoire d’une famille peut, elle, devenir un faux souvenir transmis pendant plusieurs générations.

Ce que l’IA ne saura jamais : votre mémoire familiale

C’est ici que le rôle des familles devient irremplaçable.
L’intelligence artificielle peut retrouver un document. Elle peut comparer des noms, traduire une inscription ou rapprocher des informations. Mais elle ne sait pas ce que votre grand-mère racontait lorsqu’elle était enfant.
Elle ne connaît pas le surnom d’un arrière-grand-père, l’histoire racontée lors des repas de famille, la raison pour laquelle une photographie a été conservée ou le souvenir d’un voisin aujourd’hui disparu.
Une partie de l’histoire juive n’est donc détenue ni par les archives ni par les institutions. Elle est encore dans nos maisons.

Une fonctionnalité particulièrement étonnante : faire revivre la mémoire d’un proche

Zakhor.ai propose également une fonctionnalité qui ouvre une nouvelle dimension dans la conservation de la mémoire familiale.

Il est possible de réunir dans un dossier privé les lettres, photographies, papiers, enregistrements et souvenirs concernant un proche disparu.
L’intelligence artificielle peut alors analyser ces documents et permettre à la famille de poser des questions sur cette personne.
Mais il ne s’agit pas de fabriquer un personnage.

Le système ne doit répondre qu’à partir des éléments déposés. Lorsque l’information n’existe pas dans le dossier, il doit dire qu’il ne la connaît pas.

Cette limite est essentielle. Sur une personnalité historique, une approximation peut être corrigée. Sur une grand-mère morte à Constantine, une phrase inventée pourrait devenir un souvenir familial impossible à défaire.

Trois règles encadrent donc cette fonctionnalité : aucun fait qui ne provienne du dossier, aucune parole inventée attribuée au défunt et un espace réservé aux personnes disparues.
Le dossier et les conversations restent privés. Le dépôt éventuel d’un document dans le corpus public est une décision séparée, laissée à la famille.

La généalogie juive peut enfin commencer à se relier

Zakhor.ai permet également d’importer des arbres généalogiques au format GEDCOM, notamment depuis Heredis, Geneanet, MyHeritage ou Gramps.

L’intérêt est considérable : des arbres construits séparément depuis des années peuvent progressivement commencer à se rencontrer.
Deux personnes qui ignorent tout lien familial pourraient découvrir qu’elles descendent du même ancêtre.
La généalogie juive cesse alors d’être seulement une succession de noms et de dates. Elle devient un réseau vivant de familles, de lieux et de générations.

Une Torah oubliée dans une reliure pendant quatre siècles

L’histoire récente des fragments de Torah retrouvés à Vilalba dels Arcs, en Catalogne, résume à elle seule la fragilité et la puissance de la mémoire.
Au début de 2024, deux registres notariaux datant de 1569 et 1628 ont révélé dans leurs reliures deux fragments consécutifs d’un rouleau de Torah.

Le parchemin daterait de la fin du XIVe ou du début du XVe siècle. Il s’agit des deux premiers parchemins hébreux recensés dans les Terres de l’Èbre.

Les Archives de la Terra Alta les ont restaurés et présentés au public en juin 2026.
Le plus extraordinaire est que personne ne les avait conservés volontairement comme patrimoine juif. Le relieur qui les avait découpés cherchait simplement un matériau solide pour renforcer ses registres.

Le propriétaire de la maison, Joaquín Ferrer, a fait don de 33 volumes aux archives. Deux contenaient ces fragments oubliés.
Une mémoire vieille de plusieurs siècles venait de survivre parce que quelqu’un, autrefois, avait utilisé un parchemin au lieu de le jeter.

De Vilalba dels Arcs à la Guenizah du Caire

Cette découverte rappelle l’histoire de la Guenizah du Caire, l’un des plus extraordinaires ensembles documentaires sur la vie des communautés juives médiévales.
Dans la synagogue Ben Ezra de Fustat, les textes susceptibles de porter le Nom ne pouvaient simplement être jetés. Ils étaient mis en réserve. Le terme genizah, issu de la racine hébraïque g-n-z, signifie notamment « cacher » ou « mettre en réserve ».
Dans un cas, la conservation est née d’un geste religieux. Dans l’autre, d’un geste parfaitement utilitaire.
Mais le résultat est comparable : des fragments de vie ont traversé les siècles parce qu’ils n’ont pas été détruits.

C’est peut-être l’une des leçons les plus fortes de Zakhor.ai : ce qui subsiste d’une famille ne se trouve pas toujours dans ce qu’elle avait décidé de transmettre. Il se trouve parfois dans ce qu’elle n’a simplement pas jeté.

Une mémoire qui doit être déposée maintenant

Zakhor.ai compte aujourd’hui 1 349 Grands Livres, 6 644 lignées, 13 773 figures et 31 217 personnes dans les arbres généalogiques.
Cette semaine encore, 84 nouveaux Grands Livres ont été publiés : 60 lignées, 6 grandes figures, 1 communauté, 8 thématiques, 1 lieu, 3 institutions, 2 textes et œuvres et 2 objets.
Parmi les nouvelles entrées figurent notamment les lignées Brodowicz, Werfel, Avitan, Fröhlich, Di Porto, Suessland et 54 autres ; Heinrich Hertz, Benjamin de Tudèle et Yom Tov Tzahalon ; les Juifs de Sfax ; Stuttgart ; les Subbotniks ; la Guenizah du Caire et de nombreux autres sujets.
La plateforme mène également une veille quotidienne dans treize langues. Cette semaine, 135 découvertes ont été identifiées.

Les familles ont une place essentielle dans cette histoire

La mémoire juive ne se construira pas uniquement dans les laboratoires ou les bibliothèques.
Elle se construira aussi avec les familles.
Une photographie de stèle prise récemment. Une lettre en yiddish que personne ne sait plus lire. Une photographie sans légende. Une ketouba. Un document retrouvé dans une boîte. Un témoignage sur un grand-père, une tante ou un voisin.
Ce que vous savez d’une personne n’est peut-être écrit nulle part ailleurs.
Zakhor.ai permet de déposer ces éléments, de témoigner sur un proche et de les rattacher à un arbre généalogique.

Dans dix ans, il sera peut-être trop tard

Zakhor.ai se donne plusieurs horizons.
Dans un an, l’objectif est notamment que les 5 423 fiches qui ne citent actuellement aucune source puissent en citer une vérifiable.
Dans dix ans, le défi sera plus urgent : recueillir les souvenirs des derniers témoins directs du XXe siècle, ceux qui ont connu les mellahs, les shtetls, les départs et les camps.
Dans cent ans, nos descendants pourront chercher leurs origines dans des ouvrages documentés plutôt que dans des fragments de mémoire devenus invérifiables.
Dans mille ans, certaines pages pourront peut-être jouer pour eux le rôle que jouent aujourd’hui les documents de la Guenizah du Caire.
Et dans dix mille ans ? Aucun serveur actuel ne sera probablement là. Aucun format informatique, aucune entreprise, peut-être même aucune langue actuelle.
Mais une méthode a traversé les millénaires : la copie.
Un texte survit parce qu’une génération le considère suffisamment important pour le transmettre à la suivante.
C’est finalement le véritable pari de Zakhor.ai.

Zakhor : souviens-toi, mais surtout transmets

L’intelligence artificielle ne remplacera ni les historiens, ni les archivistes, ni les familles.
Elle peut en revanche leur permettre de travailler à une échelle qui était auparavant inaccessible : lire, traduire, comparer, structurer, rechercher des correspondances et faire émerger des liens dans une masse immense de documents.
Mais elle ne peut pas remplacer un témoin.
Elle ne peut pas inventer honnêtement ce que personne ne lui a transmis.
Et elle ne pourra jamais retrouver demain une photographie que personne n’aura prise aujourd’hui.
Zakhor signifie « souviens-toi ».
Aujourd’hui, ce commandement ancien rencontre un outil nouveau.
Une photo, une lettre, un arbre généalogique, un témoignage ou un nom peuvent sembler insignifiants lorsqu’ils dorment dans un tiroir.
Dans cinquante, cent ou mille ans, ils pourraient devenir la seule trace permettant à quelqu’un de retrouver les siens.
La mémoire juive ne disparaît pas toujours dans les grandes catastrophes. Elle disparaît aussi dans les petits objets que personne n’a pensé à déposer.
Zakhor.ai propose une réponse simple : retrouver, documenter, relier et transmettre.
Parce que derrière chaque nom se trouve une personne, derrière chaque personne une histoire, derrière chaque histoire une famille et derrière chaque famille une part de l’histoire du peuple juif.
Zakhor. Souviens-toi. Et surtout, ne laisse pas disparaître.

Thaïlande : le directeur français du zoo antisémite de Koh Samui est expulsé

Thaïlande : le directeur français du zoo antisémite de Koh Samui est expulsé

 

La Thaïlande a signé lundi l'arrêté d'expulsion de Kevin Dimino, directeur français du zoo Samui Exotic Park à Koh Samui, trois jours après avoir déjà ordonné le départ de l'Israélien impliqué dans le même conflit. Entre drapeau palestinien, interdiction d'entrée aux touristes israéliens et propos ouvertement antisémites, retour sur une affaire qui a agité l'île thaïlandaise pendant tout l'été.

Un panneau interdisant l'entrée aux Israéliens

L'affaire démarre au début du mois d'août. Kevin Dimino, qui exploite le zoo avec sa compagne thaïlandaise, installe à l'entrée du parc un drapeau palestinien accompagné de panneaux interdisant formellement l'accès aux visiteurs israéliens. Un Israélien résidant sur l'île se rend sur place pour exiger le retrait du drapeau. Dimino refuse. La confrontation dégénère et des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux le montrent se jeter sur l'homme et lui donner un coup de tête.

Des propos antisémites assumés

Confronté par l'AFP le mois dernier, Dimino avait justifié le drapeau palestinien par le comportement, selon lui, de certains visiteurs israéliens. Après être devenu viral à la suite de l'altercation filmée, il avait continué de recevoir des menaces en ligne, auxquelles il avait répondu, d'après plusieurs médias, par des déclarations ouvertement antisémites. Le litige a rapidement débordé les grilles du zoo. Dimino affirme avoir reçu, avec sa famille, une vague de menaces, et accuse des inconnus d'avoir incendié la maison de sa mère en France.

Une plainte pour tentative d'agression avec récompense en argent

La police thaïlandaise a par ailleurs ouvert une enquête après qu'un Israélien eut proposé, selon les accusations, 500 000 bahts en échange d'informations permettant de nuire au directeur du parc. Les autorités ont déployé une sécurité renforcée autour du zoo et étudié des mesures contre les personnes impliquées dans le conflit.

L'Israélien expulsé le premier

L'homme impliqué dans la confrontation, Yaakov Ohayon, installé à Koh Samui depuis environ cinq ans, avait été jugé le premier. Le tribunal provincial de Koh Samui l'a reconnu coupable d'avoir provoqué la peur et la panique par des menaces publiées sur Facebook, en vertu de l'article 392 du code pénal thaïlandais. Sa peine, initialement fixée à un mois de prison et 10 000 bahts d'amende, a été réduite de moitié après ses aveux, pour aboutir à quinze jours de prison assortis d'un sursis de deux ans et à une amende de 5 000 bahts. Le ministère de l'Intérieur a estimé que sa conduite portait atteinte à l'ordre public et a signé son expulsion la semaine dernière, une première sous la nouvelle réglementation thaïlandaise sur l'expulsion des touristes étrangers, entrée en vigueur fin août.

Puis le directeur du zoo à son tour

Trois jours plus tard, c'est au tour de Kevin Dimino. Le Premier ministre et ministre de l'Intérieur thaïlandais, Anutin Charnvirakul, a signé personnellement l'arrêté le désignant coupable de menaces, de harcèlement, de violences physiques et d'incitation à la division sur des bases raciales et religieuses. Le texte précise que son comportement était contraire à l'ordre public, aux bonnes mœurs et au bien-être général du pays.

« Que le gouvernement fasse son travail »

Installé en Thaïlande depuis plus de dix ans, Dimino dispose de sept jours pour faire appel de la décision. Interrogé par l'AFP, il s'est montré serein. « Que le gouvernement fasse son travail, il n'y a rien à craindre », a-t-il déclaré. Sa compagne, de son côté, a nié que son mari ait cherché à empêcher les Israéliens de vivre sur l'île, affirmant que le drapeau palestinien visait à protéger leur commerce et leur personnel plutôt qu'à viser une nationalité en particulier.
Elle affirme également avoir reçu des menaces d'incendie visant leur domicile puis le zoo, et avoir remarqué un véhicule tournant à plusieurs reprises autour de leur maison.

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Roch Hachana : à Sdérot, Osem Nestlé et Latet emballent l'espoir pour 350 000 familles -vidéo-

Roch Hachana : à Sdérot, Osem Nestlé et Latet emballent l'espoir pour 350 000 familles -vidéo-

 

À l'approche de Roch Hachana, l'usine Osem Nestlé de Sdérot ouvre ses lignes de production à un geste de solidarité qui dépasse la simple production alimentaire : des centaines de colis de nourriture destinés aux familles israéliennes en situation de précarité.

Une mobilisation qui dure depuis 22 ans

L'opération n'a rien d'improvisé. Elle s'inscrit dans un partenariat vieux de plus de vingt-deux ans entre le géant agroalimentaire Osem Nestlé et l'association Latet, référence israélienne de la lutte contre l'insécurité alimentaire.
Chaque année, plusieurs sessions d'emballage rassemblent employés de l'usine, leurs enfants et bénévoles de l'association autour d'un même objectif : garnir des centaines de colis avant les fêtes de Tichri.

Le directeur général d'Osem Nestlé, Avi Ben Assayag, revendique un engagement permanent : "Nous ne nous arrêtons pas une seule seconde. Que ce soit en temps normal, en période de pandémie ou de guerre, nous devons répondre aux besoins des habitants du pays sans interruption."

 

Des volontaires venus de Los Angeles

Nouveauté cette année : des dizaines de participants du programme Taglit, arrivés spécialement de Los Angeles, ont rejoint les rangs des emballeurs.
Après une visite des lignes de production, ces jeunes juifs américains ont mis la main à la pâte, littéralement, pour remplir les cartons destinés aux familles israéliennes.
Amzi Berkman, participante venue de Californie, résume l'expérience :
"Tout le monde travaille très dur et est ému d'être ici.
C'est une sensation formidable de savoir que j'aide des gens à recevoir de la nourriture pour les fêtes." Eden Fein, autre participant du programme, insiste sur la portée symbolique du geste : "Cet endroit fait tellement de bien, et c'est une magnifique tradition. J'espère qu'ils sauront que nous avons emballé cela avec amour."

350 000 familles touchées par l'insécurité alimentaire

Le constat dressé par Latet est sans appel. Selon Eran Weintrob, directeur général de l'organisation, environ 350 000 familles souffrent aujourd'hui d'une insécurité alimentaire sévère en Israël, un phénomène qui touche l'ensemble du territoire. Latet vient en aide à plus de 100 000 familles, en temps normal comme en période de crise.

"Ce que nous faisons ici aujourd'hui, au-delà de l'aide matérielle, c'est transmettre à ces familles un message d'espoir et d'optimisme pour la nouvelle année", explique-t-il. Il y voit également un enjeu de cohésion nationale : "La solidarité et l'entraide autour de ces questions peuvent contribuer à construire la résilience de la société israélienne."

Un jubilé pour Latet

L'association fête cette année ses trente ans d'existence. Un anniversaire marqué par la reconduction de ce partenariat historique avec Osem Nestlé, présenté par Weintrob comme l'un des piliers financiers et logistiques de son action depuis des années. Vered Karlibach, responsable des ressources humaines du site de Sdérot, décrit une tradition désormais ancrée dans la culture de l'entreprise : "C'est vraiment un événement très émouvant. Nous amenons ici les jeunes de Taglit, nous les emmenons sur les lignes de production, et ce qu'ils ont vu sur ces lignes, ils l'emballent maintenant eux-mêmes."

Au-delà de l'aide alimentaire

Pour la direction d'Osem Nestlé, cette journée d'emballage s'inscrit dans une stratégie plus large de sécurité alimentaire et d'ancrage communautaire. Ben Assayag évoque la volonté de créer des emplois locaux et de participer au développement de la formation industrielle et technologique dans la région de Sdérot, ville frontalière durement marquée par les événements des dernières années. Vadim Mor, directeur du site, confirme l'attachement des équipes à ce rendez-vous annuel : "C'est incroyable de voir chaque année le nombre de personnes qui viennent, et à quel point elles sont émues de faire quelque chose de significatif."

En fin de journée, les centaines de colis préparés à Sdérot ont pris la route vers les familles bénéficiaires à travers tout le pays, nouvelle étape d'une coopération qui prend un relief particulier à la veille de Roch Hachana.

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Plus de 20 000 olim en Israël pour Roch Hachana : la France explose les compteurs

Plus de 20 000 olim en Israël pour Roch Hachana : la France explose les compteurs

 

Plus de 20 000 immigrants ont fait leur alya en Israël pour la nouvelle année juive : la France en deuxième position

Plus de 20 000 juifs venus de près de cent pays ont choisi de rentrer chez eux cette année. La Russie, la France et les États-Unis mènent la marche, et l'appel de la Terre promise résonne plus fort que jamais en Occident.

Une nouvelle année, une nouvelle vie pour 20 000 familles

Ils sont plus de 20 000 à avoir posé leurs valises en Israël au cours de l'année hébraïque écoulée, entre le 23 septembre 2025 et le 3 septembre 2026. Ce chiffre, dévoilé par le ministère de l'Alya et de l'Intégration et l'Agence juive à la veille de Roch Hachana, marque un léger recul par rapport à l'an dernier, où 25 000 olim avaient franchi le pas. Mais derrière cette baisse apparente se cache une réalité bien plus significative : le nombre de dossiers d'alya ouverts dans les pays occidentaux explose.

La Russie en tête, la France juste derrière

La Russie reste le premier pourvoyeur d'immigrants avec 5 685 arrivées, suivie de près par la France, qui a vu 4 364 de ses ressortissants juifs choisir Israël. Les États-Unis complètent le podium avec 3 333 olim, devant le Royaume-Uni (975), l'Ukraine (797), la Biélorussie (491), le Canada (440), l'Australie (247), l'Argentine (243), la Géorgie (241), l'Afrique du Sud (210), l'Allemagne (210) et le Brésil (200).

Une jeunesse qui construit son avenir en Israël

Plus d'un tiers des nouveaux arrivants, soit 35 %, ont entre 18 et 35 ans. Parmi eux, des médecins, des ingénieurs et des professionnels aux compétences recherchées. Les enfants et adolescents jusqu'à 17 ans représentent 24 % des olim et intègrent directement le système scolaire israélien. Les tranches d'âge suivantes se répartissent entre 36 et 50 ans (18 %), 51 à 60 ans (9 %), 61 à 65 ans (5 %) et 66 ans et plus (10 %).

Deux doyens de 102 ans, l'un venu de Russie et l'autre de France, ont fait le voyage cette année. Le plus jeune immigrant n'est âgé que de deux semaines : il est arrivé du Mexique dans les bras de ses parents.

Tel-Aviv, Netanya et Jérusalem en tête des villes d'accueil

Tel-Aviv a accueilli le plus grand nombre de nouveaux immigrants cette année, avec 2 762 arrivées, devant Netanya (2 224), Jérusalem (2 134), Haïfa (1 504), Raanana (1 042), Bat Yam (957), Ashdod (846), Beit Shemesh (680), Ashkelon (534) et Rishon LeZion (450). Plus au nord, Nahariya a intégré 307 olim, tandis qu'Eilat, tout au sud, en a reçu 132. Au total, 31 % des immigrants se sont installés au nord de Hadera ou au sud d'Ashdod, une répartition géographique que les autorités saluent comme un signe de vitalité pour la périphérie.

L'Occident, terreau d'un engouement sans précédent pour l'alya

Si le nombre d'arrivées effectives connaît une légère baisse, l'intérêt pour l'alya bondit dans les pays occidentaux. Plus de 28 000 juifs à travers le monde ont ouvert un dossier d'immigration via le Centre mondial de l'alya de l'Agence juive à Jérusalem.

La France enregistre une hausse de 31,5 % des dossiers ouverts, passant de 5 349 à 7 033 en un an. Aux États-Unis, la progression atteint 17,1 %, avec 6 725 dossiers contre 5 745 précédemment. Le Royaume-Uni affiche un bond spectaculaire de 68 %, avec 2 264 dossiers contre 1 348. Le Canada progresse de 10,7 % et l'Australie explose littéralement avec une hausse de 89,7 %, tandis que l'Afrique du Sud gagne 14,3 %.

Des milliers d'autres juifs ont par ailleurs participé à des salons de l'alya organisés en France, au Royaume-Uni, aux États-Unis, en Argentine, au Brésil, en Azerbaïdjan et en Australie, sous l'égide du ministère de l'Alya, de l'Agence juive, de l'Organisation sioniste mondiale et de plusieurs organismes partenaires.

414 médecins font le choix d'Israël, malgré l'exode du secteur

Fait notable dans un contexte où de nombreux médecins quittent Israël, 414 praticiens venus du monde entier ont choisi cette année de s'y installer, aux côtés d'autres professionnels aux qualifications recherchées. Une réforme fiscale, initiée par le ministre des Finances et le ministre de l'Alya, vise par ailleurs à faciliter leur intégration dans l'économie israélienne. Des programmes de formation professionnelle, des dispositifs de placement et des partenariats avec de grandes entreprises accompagnent également ces nouveaux arrivants sur le marché du travail.

Le nord et le sud, priorités démographiques de l'Agence juive

L'Agence juive a par ailleurs développé des filières d'alya spécifiques vers le nord et le sud du pays, dans le but de renforcer ces régions sur le plan démographique, communautaire et économique. Le modèle des "noyaux d'alya", qui rassemble des groupes de jeunes familles immigrantes s'installant ensemble dans une même localité, illustre cette stratégie.

Une déclaration sioniste forte dans un contexte de guerre

Le ministre de l'Alya et de l'Intégration, Ofir Sofer, a salué l'engagement de ces nouveaux immigrants : "Pour plus de 20 000 nouveaux olim, c'est leur premier Roch Hachana chez eux, dans l'État d'Israël. Dans une année aussi complexe, choisir de monter en Israël et d'y construire son avenir est une déclaration sioniste et nationale forte." Il a souligné que la hausse de l'alya en provenance de France et du Royaume-Uni coïncide avec la guerre en Israël, les bouleversements politiques mondiaux et la montée de l'antisémitisme, une tendance qu'il estime appelée à se poursuivre.

Le président de l'Agence juive, le général de réserve Doron Almog, a de son côté qualifié l'alya d'"expression profonde d'un amour inconditionnel et d'une confiance dans l'avenir de l'État d'Israël". Il a ajouté : "Même dans une année complexe et difficile, des milliers de juifs venus des quatre coins du monde ont choisi de faire le grand pas et d'appeler Israël leur maison. C'est l'essence même du sionisme."

Un sommet international pour accompagner les futurs olim

Ynet Global organise dès demain le Global Aliyah Live Summit, une journée de diffusion internationale entièrement consacrée à l'alya, retransmise en hébreu, en anglais, en russe et en français. L'événement réunira responsables institutionnels, organisations d'accueil et experts de la santé, de la banque, de l'emploi et du logement, aux côtés d'olim ayant vécu le processus de près.

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