« Nous soignions les terroristes du Nakba » : un réserviste israélien brise le silence face au film NAZA

Actualités, Alyah Story, Antisémitisme/Racisme, Contre la désinformation, International, Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest
« Nous soignions les terroristes du Nokhba » : un réserviste israélien brise le silence face au film NAZA

NAZA contre le terrain : le témoignage d'un réserviste israélien qui a soigné les terroriste du 7-Octobre

Trois jours après le triomphe du documentaire NAZA à la Mostra de Venise, un réserviste israélien publie un témoignage à visage découvert pour contredire les accusations de crimes de guerre portées contre Tsahal.

Un film ovationné vingt-cinq minutes, une armée qui dément

Présenté le 10 septembre à la Mostra de Venise par les journalistes d'investigation israéliens Yuval Abraham et Rachel Szor, déjà coréalisateurs du film oscarisé No Other Land, le documentaire NAZA (acronyme hébraïque de « nezek agvi », dommage collatéral) a reçu une ovation de vingt-cinq minutes, la plus longue jamais enregistrée dans l'histoire du festival. Produit par le réalisateur britannique Jonathan Glazer et le journal The Guardian, le film rassemble les témoignages, pour la plupart anonymes, de vingt-quatre militaires et anciens membres du renseignement israélien ayant servi à Gaza. Il a reçu le Prix spécial du jury le 12 septembre et concourait pour le Lion d'or.

Le porte-parole de Tsahal a publié une réfutation détaillée, estimant que le film s'appuie sur des témoignages dont l'identité et le rôle réel des intervenants ne peuvent être vérifiés. L'armée conteste en particulier l'allégation selon laquelle une frappe susceptible de tuer cinq cents civils aurait été autorisée, la qualifiant de fausse, et affirme que certaines accusations portent sur des choix stratégiques dépassant le niveau de connaissance de militaires de rang subalterne. Le ministre de la Culture et des Sports, Miki Zohar, a de son côté accusé les réalisateurs de trahison et annoncé vouloir leur retirer la citoyenneté israélienne, bien qu'aucune base légale ne le permette. Yuval Abraham a répondu en appelant le public israélien à regarder le film avant de le juger.

Un réserviste sort de l'anonymat

Dans ce climat de controverse, un réserviste du nom d'Erez « HaKatan » Barak a choisi de témoigner à visage découvert, photographie à l'appui, sur le compte Instagram push.il. Barak affirme avoir accompli plus de quatre cents jours de service de réserve et avoir occupé, durant cette période, la fonction de soignant auprès de terroristes et de détenus du commando Nukhba incarcérés après les massacres du 7-Octobre.

Selon son récit, il distribuait chaque matin les traitements médicaux réguliers aux détenus, organisait des visites médicales pour plus d'un millier de prisonniers et restait disponible vingt-quatre heures sur vingt-quatre pour tout besoin, des malaises aux douleurs en passant par toute urgence sanitaire. Il précise que des médecins étaient présents en permanence sur place et que les détenus recevaient soins et médicaments, alors que lui-même et son équipe devaient parfois travailler des nuits entières pour traiter diverses pathologies. Barak décrit une période éprouvante, dont les séquelles se manifestent encore aujourd'hui sous forme de cauchemars.

« Voilà la vérité »

Aux côtés d'une photographie le montrant en train d'administrer un médicament à un détenu, Erez Barak s'en prend directement aux accusations portées sur les scènes européennes.
Il écrit ne pas accepter qu'on affirme, sur des tribunes en Europe, que l'armée israélienne commet un génocide, et ajoute donner à voir la vérité : lui-même apportant un médicament à un terroriste, ce qui, selon lui, est présenté comme une preuve de génocide.

Ce témoignage s'inscrit dans une contre-mobilisation plus large de militaires et de responsables israéliens depuis la présentation du film. Le chef d'état-major, le général Eyal Zamir, doit convoquer une réunion sur le sujet, et la réponse de Tsahal en anglais publiée sur X a dépassé les trois cent soixante-dix mille vues en quelques heures.

Les réactions publiées jusqu'ici viennent de Tsahal en tant qu'institution, du ministre Zohar et du réalisateur lui-même. Je continue à chercher d'autres témoignages individuels si tu le souhaites.

POUR S'INSCRIRE A LA NEWSLETTER D'ALLIANCE ET AVOIR ACCES AUX INFORMATIONS EN UN COUP D'OEIL CLIQUEZ ICI :https://alliance-magazine.com/?p=subscribe&id=1

 

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi