Emily Damari dévoile des photos inédites de sa captivité à Gaza : « Ma survie est un miracle »- photos-

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Emily Damari dévoile des photos inédites de sa captivité à Gaza : « Ma survie est un miracle »- photos-

Trois ans après son enlèvement, l'ex-otage Emily Damari publie des photos inédites de sa captivité à l'hôpital Shifa de Gaza et parle d'une survie miraculeuse.

Emily Damari dévoile des photos inédites de sa captivité à Gaza : « Ma survie est un miracle »

Par Claudine Douillet I Le 4 octobre 2026

Emily Damari a rompu le silence en images. Trois ans jour pour jour après son enlèvement selon le calendrier hébraïque, l'ex-otage du Hamas a publié sur Instagram des photos jamais montrées de sa détention à Gaza, prises à l'hôpital Shifa. Une chambre couverte de sang, un cadavre au sol, une jambe mal recousue qui a saigné pendant quatre mois : son témoignage glace le sang.

Trois ans après Simhat Torah, le retour des images

Samedi, à la date hébraïque de Simhat Torah, Emily Damari a choisi de revenir sur le jour où sa vie a basculé. « Il y a trois ans, à cette heure-ci, pendant Simhat Torah, j'étais au plus profond de la bande de Gaza », écrit-elle en légende de sa publication, rapporte le Jerusalem Post.

Les clichés la montrent à l'hôpital Shifa peu après son enlèvement, le 7 octobre 2023. La jeune femme y a été soignée, si l'on peut employer ce mot, pour une blessure par balle à la main et une blessure par éclat d'obus à la jambe. Ces photos, jusqu'ici inédites, constituent un document rare sur les conditions dans lesquelles les otages blessés ont été pris en charge par leurs ravisseurs.

Emily Damari dévoile des photos inédites de sa captivité à Gaza : « Ma survie est un miracle »

Emily Damari dévoile des photos inédites de sa captivité à Gaza : « Ma survie est un miracle »

« Dr Hamas » et des kalachnikovs braquées sur sa tête

Le récit d'Emily Damari est sans détour. Elle décrit une pièce répugnante, maculée de sang, avec un corps sans vie étendu au sol à côté d'elle. Un homme se présente alors à elle comme le « Dr Hamas ». Il n'est pas seul : une dizaine d'hommes armés l'accompagnent, kalachnikovs pointées sur sa tête. Elle les appelle des « monstres ».

Ce témoignage pèse lourd. L'hôpital Shifa, le plus grand établissement médical de Gaza, a été au cœur des accusations israéliennes sur l'utilisation des infrastructures civiles par le Hamas. Les images d'Emily Damari, prises dans ses murs avec une otage blessée sous la menace d'hommes armés, apportent une illustration directe de cette réalité.

Une jambe qui a saigné pendant quatre mois

Une jambe qui a saigné pendant quatre mois

Une jambe qui a saigné pendant quatre mois

« Ceux qui connaissent un peu la médecine comprendront, en regardant ces photos, que le fait que je sois encore là aujourd'hui est un miracle », écrit l'ex-otage. Sa jambe a continué de saigner pendant quatre mois. Les points de suture posés sur sa main, censés être retirés au bout de deux semaines, y sont restés une année entière.

Emily Damari avait déjà raconté, lors de précédentes interventions dans les médias, que sa plaie à la jambe avait été mal suturée. En mars 2025, après une opération correctrice de la main, elle expliquait qu'à son réveil le « Dr Hamas » lui avait annoncé la perte de deux doigts, et que sa blessure à la jambe avait été refermée avec seulement quatre points au lieu de seize.

Une jambe qui a saigné pendant quatre mois

Une jambe qui a saigné pendant quatre mois

Deux doigts amputés, devenus un symbole

L'amputation de deux doigts de sa main gauche est devenue, malgré elle, un emblème. Au moment de sa libération, l'image de la jeune femme levant sa main mutilée a fait le tour d'Israël et du monde. Elle a depuis subi une nouvelle intervention chirurgicale sur sa main après son retour.

Originaire du kibboutz Kfar Aza, l'un des plus durement frappés lors du massacre du 7 octobre, Emily Damari, israélo-britannique, a été arrachée à son domicile par les terroristes du Hamas. Elle fait partie des otages dont le sort a mobilisé une campagne internationale, portée notamment par sa mère, Mandy.

471 jours de captivité

Emily Damari a été libérée début 2025, après 471 jours aux mains du Hamas. Elle faisait partie du premier groupe d'otages relâchées dans le cadre de l'accord de cessez-le-feu, aux côtés de Romi Gonen et Doron Steinbrecher. Les images de ses retrouvailles avec sa mère, diffusées par l'armée israélienne, ont ému tout le pays.

Depuis, la jeune femme n'a cessé de témoigner. Ses prises de parole publiques, sur les réseaux sociaux comme dans les médias, contribuent à documenter ce qu'ont vécu les otages et à empêcher que leur souffrance ne soit effacée ou relativisée.

Un mariage à Tel-Aviv en août dernier

La vie a repris ses droits. En août, Emily Damari a épousé sa compagne, l'influenceuse culinaire israélienne Danielle « Dani » Amit, lors d'une célébration à Tel-Aviv. Le couple s'était fiancé en janvier 2026, un an après la libération de la jeune femme.

Lors de la fête, Mandy Damari a pris la parole pour rappeler les 471 jours de captivité de sa fille. Elle a confié que, pendant ces jours et ces nuits sans fin, imaginer un jour la voir vivante, en sécurité, heureuse et aux côtés de la personne qu'elle aime relevait de l'impossible.

Plusieurs anciens otages étaient présents, parmi lesquels Romi Gonen, Doron Steinbrecher, Liri Albag, Daniella Gilboa, Omer Shem Tov, Keith et Aviva Siegel, ainsi que les jumeaux Gali et Ziv Berman.

Témoigner pour ne pas oublier

En publiant ces photos à la date anniversaire de son enlèvement, Emily Damari ne cherche pas l'émotion facile. Elle montre, preuves à l'appui, ce que le Hamas a infligé à une jeune femme blessée et sans défense. Trois ans après le 7 octobre, son témoignage rappelle que la mémoire des otages repose désormais aussi sur ceux qui en sont revenus et qui ont le courage de raconter.

Source : The Jerusalem Post

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