« Ogives d’une tonne » : l’Iran intensifie ses frappes de missiles contre Israël

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« Ogives d’une tonne » : l’Iran intensifie ses frappes de missiles contre Israël

« Ogives d’une tonne » : l’Iran intensifie ses frappes de missiles contre Israël

La menace iranienne franchit un nouveau seuil stratégique. Le 9 mars 2026, le commandant des forces aérospatiales des Gardiens de la Révolution islamique (IRGC), le général Majid Mousavi, a déclaré que les futurs tirs seraient effectués avec des missiles équipés d’ogives d’au moins une tonne, annonçant une intensification des hostilités et une escalade directe envers Israël.

Le Khorramshahr‑4 : arme centrale de la menace

Le missile visé dans cette escalade est le Khorramshahr‑4, présenté comme le plus avancé de l’arsenal iranien. Ce missile balistique de moyenne portée peut atteindre des cibles situées jusqu’à 2 000 kilomètres, et certains experts estiment sa portée potentielle à 4 000 km, couvrant l’ensemble du Proche‑Orient. Sa charge utile exceptionnelle, jusqu’à une tonne, en fait une arme capable de causer des destructions massives dans les zones urbaines et infrastructures stratégiques.

La mise en application de cette menace n’est pas théorique. Le 5 mars 2026, lors de la 19ᵉ vague de l’opération « True Promise 4 », les forces aérospatiales du CGRI ont lancé des Khorramshahr‑4 à ogive d’une tonne en direction de Tel‑Aviv, de l’aéroport Ben Gourion et d’une base aérienne israélienne. Ces tirs ont été combinés à l’utilisation de drones, permettant de contourner les défenses aériennes israéliennes et démontrant la capacité iranienne à mener des frappes coordonnées de grande ampleur.

Une déclaration qui annonce l’escalade

Le général Majid Mousavi a précisé :

« Désormais, aucun missile avec une ogive plus légère qu’une tonne ne sera tiré ; la longueur d’onde des tirs et le niveau des vagues seront plus grands, et l’amplitude en sera plus large. »

Cette formulation métaphorique indique une stratégie de vagues d’attaques successives, visant à saturer les systèmes de défense israéliens et à élargir la zone d’impact des missiles.

Le contexte : le conflit armé entre l’Iran et Israël, soutenu par les États-Unis, est entré dans sa deuxième semaine après des frappes conjointes contre les installations balistiques et nucléaires iraniennes, provoquant des représailles plus lourdes de la part de Téhéran.

Les autres capacités iraniennes mises en avant

Outre le Khorramshahr‑4, l’IRGC dispose de missiles comme le Kheibar Shekan (portée 1 450 km) et le Sejjil‑2, ainsi que de munitions à sous‑munitions capables de disperser des projectiles sur un rayon de huit kilomètres. Les déclarations officielles font état d’une intensification des frappes : 20 % d’augmentation pour les drones, 40 % pour les missiles balistiques, et l’introduction d’ogives super‑lourdes.

Israël face à une menace accrue

Israël considère ces missiles comme une menace directe et élargie, capable de couvrir davantage de zones stratégiques. Des officiers ont souligné la dangerosité du Khorramshahr‑4 pour sa précision et sa charge. L’IRGC a explicitement ciblé des bases israéliennes et américaines, et a répété que toute attaque contre l’Iran serait suivie de frappes contre Israël.

Ripostes israéliennes et américaines

En réponse, Israël et les États‑Unis ont mené des frappes sur le quartier général aérospatial de l’IRGC, les sites de lancement de missiles, les arsenaux balistiques et les systèmes de défense aérienne iraniens. Ces opérations ont détruit plusieurs centres de commandement et réduit le stock de missiles, estimé à moins de 3 000 unités, compliquant toute reconstitution rapide.

Un conflit aux conséquences régionales

Le conflit s’étend déjà au-delà du champ de bataille direct. Attaques contre des infrastructures et ambassades, menaces de fermeture du détroit d’Ormuz, et alertes de l’ONU sur les risques pour les civils montrent l’ampleur de la crise. Les États-Unis justifient leurs frappes par la menace nucléaire et balistique iranienne, tandis que Téhéran affirme vouloir expulser les Américains de la région et détruire Israël.

Des déclarations de plus en plus alarmantes

Le commandant Mohammad Pakpour a averti : « notre doigt est sur la gâchette » face à toute erreur israélienne ou américaine. L’IRGC continue de menacer les dissidents iraniens, assimilés à des agents d’Israël, et affiche clairement ses objectifs stratégiques.

L’usage des Khorramshahr‑4, déjà testé le 5 mars, illustre que l’Iran franchit un palier inédit dans la guerre de missiles contre Israël, avec des armes lourdes et des tactiques coordonnées. La vigilance reste maximale.

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