Iran : sous le couvert du cessez-le-feu, le régime se prépare à frapper à nouveau

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Iran : sous le couvert du cessez-le-feu, le régime se prépare à frapper à nouveau

Iran : sous le couvert du cessez-le-feu, le régime se prépare à frapper à nouveau

La guerre entre les États-Unis, Israël et l'Iran s'est officiellement arrêtée du moins sur le papier. Soixante jours se sont écoulés depuis le début des hostilités, le 28 février dernier, déclenchant automatiquement les dispositions du War Powers Resolution Act, cette loi américaine qui interdit au président de maintenir des forces engagées dans un conflit sans l'aval du Congrès au-delà de ce délai. Un haut responsable de l'administration Trump a confirmé à Reuters : "La guerre contre l'Iran est terminée." Mais derrière ce silence des armes, Téhéran s'active. Frénétiquement.

Des missiles exhumés en secret

Selon un rapport diffusé par la chaîne américaine NBC News, l'Iran exploite la trêve pour mener une opération de récupération d'armement à grande échelle.

Des équipes creusent le sol pour exhumer des missiles balistiques et des munitions dissimulés avant les combats ou enterrés sous les décombres laissés par les frappes américaines. Trois sources dont un responsable américain et deux personnes au fait des détails opérationnels ont confirmé ces informations.
Washington est convaincu que le régime cherche à reconstituer au plus vite ses capacités en matière de drones et de missiles balistiques, afin de pouvoir, si Donald Trump décide de reprendre les hostilités, frapper à nouveau des cibles à travers le Moyen-Orient. Le message est limpide : le cessez-le-feu n'est pas une paix, c'est une pause de réarmement.

Trump : "La puissance du blocus est colossale"

Le président américain, lui, ne cache pas sa satisfaction. Dans une déclaration mercredi soir, il a affirmé : "La puissance du blocus est colossale, je ne sais pas si nous aurons besoin de reprendre le combat." Mais il a immédiatement ajouté une mise en garde sur la confusion qui règne à Téhéran : "Je ne sais pas trop qui sont leurs dirigeants, c'est un peu un problème. Vous savez, les dirigeants ont été éliminés, avec leur armée."
Avant de conclure sur ce qui reste pour lui une ligne rouge absolue : "Il est impossible de permettre à l'Iran d'obtenir des armes nucléaires, et leur économie est en train de s'effondrer."

Sur le plan militaire, l'Amiral Brad Cooper, commandant du CENTCOM, et le Général Dan Cain, chef d'état-major interarmées, ont briefé Trump pendant 45 minutes dans la nuit pour lui présenter de nouveaux plans opérationnels de frappes contre l'Iran. La guerre est "terminée" légalement, mais les options sont soigneusement préparées.

Chaos au sommet du pouvoir iranien

Pendant que les généraux américains planifient, c'est la pagaille dans les couloirs du pouvoir à Téhéran.
La chaîne Iran International, proche de l'opposition, a rapporté vendredi que le président iranien Massoud Pezeshkian et le président du Parlement Mohammad-Baqer Qalibaf souhaitent tous deux limoger le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi.

Le motif ? Son comportement jugé inacceptable durant les négociations avec Washington.
Selon les sources, les deux hommes estiment qu'Araghchi "a agi moins comme le représentant du gouvernement et davantage comme l'assistant personnel du commandant des Gardiens de la Révolution", Ahmad Vahidi, l'homme fort du régime. Pezeshkian aurait confié à ses proches qu'Araghchi ne l'informait pas correctement du déroulement des négociations, agissant directement via Vahidi, et qu'il le révoquera "si cela continue".

Une fracture au grand jour entre les institutions civiles et le pouvoir militaire des Gardiens, à un moment où chaque décision peut avoir des conséquences irréversibles.

Un arsenal détruit, une menace qui mute

Le tableau militaire iranien est sombre. Selon le Wall Street Journal, environ 90 % de la flotte navale iranienne a été détruite lors des opérations américaines, ce qui rend extrêmement difficile pour Téhéran toute confrontation directe avec les navires de guerre américains qui maintiennent un blocus maritime serré.

Pourtant, des responsables iraniens ont averti que l'Iran pourrait recourir à des armes encore jamais utilisées pour s'en prendre aux navires américains "des sous-marins et même des dauphins porteurs de mines", selon les termes rapportés par le WSJ.

Des menaces qui témoignent moins d'une force réelle que d'un régime acculé, cherchant à terroriser là où il ne peut plus frapper frontalement.

Israël transfère un système laser aux Émirats

Enfin, un élément discret mais révélateur de la recomposition stratégique régionale : selon des informations publiées dans la nuit, Israël aurait transféré aux Émirats arabes unis un système laser militaire de pointe durant la période de guerre avec l'Iran.
Un geste qui en dit long sur la profondeur de la coopération sécuritaire entre Tel-Aviv et Abu Dhabi une alliance de fait qui continue de se consolider sous les radars diplomatiques, quand bien même aucun accord de paix formel n'est affiché.

Un cessez-le-feu, pas une paix

La situation au 1er mai 2026 ressemble moins à un armistice qu'à une phase d'attente tendue, où chacun repositionne ses pièces. L'Iran réarme en sous-sol. L'Amérique planifie de nouvelles frappes. Israël transfère ses technologies à ses alliés du Golfe. Et au cœur du régime iranien, les rivalités internes éclatent au grand jour. Tout indique que la prochaine séquence ne sera pas diplomatique.

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