La planète ARKA : Avant la NASA, le Zohar connaissait déjà les sept mondes habités de l’univers

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La planète ARKA : Avant la NASA, le Zohar connaissait déjà les sept mondes habités de l’univers

ARKA — אַרְקָא

I -La planète oubliée de la Torah : ce que le judaïsme sait des autres mondes habités

Par une synthèse des sources bibliques, du Zohar et de la tradition kabbalistique

Il existe dans la Torah un verset que presque personne ne remarque. Un verset isolé, seul de son espèce, rédigé dans une langue différente du reste du livre.
Un verset qui parle d'un monde que nous n'habitons pas. Ce verset est la porte d'entrée vers l'un des secrets les mieux gardés du judaïsme : l'existence d'une autre Terre, habitée, gouvernée, distincte de la nôtre  que la tradition appelle Arka.

 Le verset énigmatique de Jérémie :  Jérémie 10:11

Le prophète Jérémie écrit son livre en hébreu. Mais soudain, au chapitre 10, verset 11, la langue change sans explication. Ce verset unique est rédigé en araméen  la langue du Zohar, la langue des mystères.

Les traductions courantes donnent ceci :
"Vous leur direz : Les dieux qui n'ont fait ni les cieux ni la terre disparaîtront de la terre et de sous les cieux."

Mais la traduction littérale mot à mot de l'araméen révèle quelque chose de radicalement différent. Le texte ne dit pas simplement "la terre"  il emploie deux mots distincts : Arqa (אַרְקָא) et Area (אַרְעָא). Or en araméen, le mot normal pour désigner notre terre est Area.
Alors pourquoi Arqa ?

La traduction exacte devient : "Ces dieux qui n'ont créé ni les cieux ni Arka disparaîtront de Area"  c'est-à-dire : ils seront bannis de notre monde, notre Terre.
Arka et notre Terre sont donc deux choses distinctes.

Pourquoi Jérémie a-t-il écrit ce verset en araméen ? Le Zohar l'explique : afin que les anges ne le comprennent pas. Car si les anges avaient entendu ce verset en hébreu, ils auraient cru que "ces dieux" les désignaient eux, et ils auraient attaqué les hommes par jalousie. L'araméen est ici une langue de protection, un voile jeté sur un secret cosmique.

II. La cosmologie des sept Terres Zohar, Béréchit 40a

Pour comprendre Arka, il faut d'abord comprendre que le judaïsme du moins dans sa dimension ésotérique ne conçoit pas la réalité comme un monde unique et plat.
Le Zohar enseigne qu'il existe sept Terres, emboîtées comme les couches d'un oignon, chacune avec ses habitants, ses lois, sa lumière propre.

Ces sept niveaux ont des noms :

Eretz — Le niveau le plus bas, le plus dépouillé, plongé dans les ténèbres permanentes.
C'est là qu'Adam fut relégué après l'expulsion du Jardin d'Éden. Ne vous méprenez pas sur ce nom : Eretz utilisé ici comme nom propre dans ce système n'est pas notre "Eretz Israël" du langage courant c'est le nom technique du niveau le plus bas dans la hiérarchie ésotérique.

Adamah — La "terre rouge", monde intermédiaire sombre. Dam veut dire sang en hébreu

Gay — La vallée, le creux.

Neschia — La terre de l'oubli.

Tzia — La terre aride, desséchée.

ArkaLa sixième Terre. Le monde de Caïn et de ses descendants.

Tevel — La septième et plus haute Terre. Notre monde. Celui où nous vivons.

Voilà pourquoi le Zohar dit que nous vivons en Tevel, et non en Eretz au sens ésotérique : dans cette classification, Eretz désigne le niveau le plus bas, et Tevel le plus élevé. Quand vous dites Eretz Israël dans la vie courante, vous utilisez le mot hébreu ordinaire.
Quand le Zohar dit Eretz, il parle d'un plan d'existence inférieur au nôtre. Ce sont deux registres de langage qui ne se contredisent pas ils ne parlent simplement pas de la même chose.

Chacun de ces sept mondes est habité.
Le Zohar précise : "En chacun de ces endroits, il y a des créatures qui connaissent l'existence de D.ieu, sans pour autant être capables d'atteindre notre niveau de connaissance. Les créatures qui y vivent sont différentes les unes des autres.
Certaines sont revêtues de vêtements, d'autres d'écorces. Certaines écorces sont rouges, d'autres noires, blanches, ou bariolées."

III. Arka — Description physique d'un autre monde

Ce que le Zohar dit d'Arka est d'une précision saisissante pour un texte ésotérique.

La géographie de la lumière. Arka est divisée en deux parties permanentes : l'une constamment inondée de lumière, l'autre perpétuellement plongée dans les ténèbres.
Pas de jours, pas de nuits au sens où nous les connaissons une dualité figée, absolue.
Cela ressemble étrangement à ce que la science moderne appelle une planète en rotation synchrone  une planète dont une face est toujours tournée vers son soleil, l'autre toujours dans l'ombre. Comme la Lune face à la Terre.

Les constellations. "Vue d'Arka, la disposition des constellations est différente de celle que nous apercevons de notre Terre." Voilà un détail remarquable.
Les constellations changent de forme et de position selon l'endroit d'où on les observe dans l'univers. Ce fait astronomique, énoncé dans un texte ancien, implique qu'Arka se situe à une position différente de la nôtre dans l'espace.

Les saisons. "Les saisons et les semailles y sont différentes des nôtres ; elles ne s'y renouvellent qu'au bout d'un nombre considérable d'années et de siècles."
Une année sur Arka correspondrait à des dizaines, voire des centaines d'années terrestres.
Cela suggère une orbite immensément plus longue autour de son étoile une planète lointaine, froide pour sa face sombre, brûlante pour sa face illuminée.

Les deux chefs. Avant l'arrivée de Caïn, deux êtres gouvernaient Arka l'un régnant sur la partie lumineuse, l'autre sur la partie sombre et ils étaient en guerre permanente l'un contre l'autre. Arka était un monde en conflit intérieur perpétuel, miroir cosmique de la dualité.

IV. Caïn sur Arka Pourquoi ? Comment ?

La Genèse dit que Caïn, après avoir tué Abel, fut exilé "au pays de Nod" (Genèse 4:16). Le Zohar dit quelque chose de bien plus vertigineux : "Caïn se trouva soudainement sur Arka, sans savoir par qui il avait été transporté."

Ce n'est pas un voyage. Ce n'est pas une marche vers l'est. C'est une translation soudaine et involontaire vers un autre plan d'existence.

Pourquoi Arka ? Dans la pensée kabbalistique, l'âme habite le monde qui correspond à sa densité spirituelle. Caïn a commis le premier meurtre de l'histoire il a éteint le "souffle" (Hevel, son frère dont le nom même signifie vapeur éphémère).
Par cet acte, son âme a subi une chute vers un niveau inférieur au nôtre. Non pas l'enfer Arka n'est pas la Géhenne. Mais un monde de dualité, de conflits, de conscience limitée. Un monde à son image spirituelle du moment.

Il y a aussi une logique profonde : Caïn était lui-même un être de dualité. Il avait offert à D.ieu, puis il avait tué. Il était capable de lumière et de ténèbres. Arka, monde coupé en deux  une moitié de lumière perpétuelle, une moitié d'ombre éternelle est le monde qui lui correspond.

Il y arrive et, fait extraordinaire, unifie les deux chefs en guerre.
Lui, l'homme de la dualité, réconcilie les deux forces antagonistes d'Arka.
Les deux chefs réalisent alors qu'ils lui doivent leur existence qu'ils sont en quelque sorte ses "enfants spirituels." Ils fusionnent en un seul être à deux têtes, alternant entre lumière et ombre selon les cycles d'Arka.

Caïn engendre sur Arka une descendance. Mais il a également laissé une descendance sur Tevel notre monde. Genèse 4:17 mentionne qu'il "connut sa femme" et eut un fils nommé Hénoch. Ces deux lignées celle d'Arka et celle de Tevel coexistent. Ce sont deux humanités parallèles issues du même ancêtre.

V. Qui habite Arka aujourd'hui ?

Les habitants actuels d'Arka sont, selon le Zohar, les descendants de Caïn engendrés sur ce monde êtres humanoïdes, conscients de D.ieu mais d'une spiritualité limitée. Ils vivent sous l'influence des deux chefs fusionnés, oscillant entre lumière et ombre à chaque cycle.

Le Zohar ajoute un détail troublant : les deux chefs remontent régulièrement vers notre monde. "Ils traversent le grand océan, s'élèvent dans les airs et vont visiter pendant la nuit Naamah, la mère des démons. Puis ils retournent à Arka où ils excitent les petits-fils de Caïn, en leur suggérant des pensées de luxure." Il y a donc une circulation entre les mondes  Arka n'est pas hermétiquement close. Ses gouvernants viennent sur Tevel. Ils en repartent.

Naamah est ici une figure cruciale. Sur Tevel, dans la lignée terrestre de Caïn, il y a une femme nommée Naamah, sœur de Tubal-Caïn  le premier forgeron des armes de fer et d'airain. Le Zohar fait d'elle la mère des démons, l'être qui séduit et corrompt les hommes depuis le déluge jusqu'à nos jours. La lignée caïnite terrestre, avec ses géants de la technologie (Tubal-Caïn invente les armes) et ses séductrices (Naamah), et la lignée d'Arka, peuplée de descendants aux écorces bariolées, sont les deux bras d'un même héritage spirituel lourd.

VI. La rencontre — Zohar, Béréchit 157a

Il y a dans le Zohar un passage que l'on peut qualifier de premier récit de contact de la littérature sacrée.

Deux sages de l'ère de la Michna Rabbi Hiya et Rabbi Yossé voyagent. Ils s'arrêtent pour se reposer sur un rocher fendu. Soudain, un homme surgit de la fissure du rocher. Il leur raconte qu'il vient d'Arka. Il pose aux sages des questions sur notre monde.

Rabbi Yossé lui répond : "Le nom de notre Terre est Erets, car c'est ici que réside la vie, c'est d'ici que naît le pain."

Aussitôt qu'il eut cessé de parler, l'habitant d'Arka disparut dans la fissure du rocher.

Ce texte est d'une sobriété stupéfiante. Pas d'élaboration dramatique, pas de miracle une rencontre brève, factuelle, entre deux sages et un être d'un autre monde.
La fissure du rocher est le passage ce que nous appellerions aujourd'hui un point de contact entre dimensions. La communication est possible mais fugace, non maîtrisable, non reproductible à volonté.

Le Zohar ne donne aucune méthode pour provoquer ce contact. Il ne s'agit pas d'une technique  ni de méditation, ni de prière spéciale, ni de cérémonie. Le contact survient. C'est tout. Ce qui suggère qu'il relève d'une disposition providencielle, pas d'un accès humain ordinaire.

VII. Extra-terrestres ou Sous-terrestres ?

La question que tout le monde pose aujourd'hui est : les habitants d'Arka sont-ils des extraterrestres ?

Le Rav Zamir Cohen, autorité rabbinique contemporaine, aborde directement cette question. Il cite le Zohar et conclut avec humour : "On se demande s'il y a des extraterrestres. Le Zohar répond qu'il y a des sous-terrestres." Arka n'est pas au-dessus de nous dans l'espace elle est en dessous de nous dans l'échelle spirituelle de l'existence.

Mais plusieurs penseurs modernes posent une question légitime : ces "niveaux" spirituels ne pourraient-ils pas aussi correspondre à des localisations physiques dans l'univers ?
Le Zohar décrit Arka avec des caractéristiques astronomiques très précises constellations différentes, années d'une durée considérable, planète en rotation synchrone. Ce ne sont pas des métaphores. Ce sont des données.

En 2017, la NASA a découvert le système TRAPPIST-1, à 39 années-lumière, composé de sept planètes rocheuses. Plusieurs sont en rotation synchrone avec leur étoile une face toujours éclairée, une face toujours sombre. Les saisons y durent des durées sans commune mesure avec les nôtres. La ressemblance avec la description du Zohar a été relevée par plusieurs commentateurs contemporains.

La Torah, rappellent les sages, n'a pas pour vocation de faire de la science. Mais la science, parfois, rejoint la Torah.

 

VIII -Le paradoxe de Tevel : pourquoi le monde le plus élevé abrite-t-il les pires individus ?

On pourrait légitimement s'interroger : si Tevel est le monde le plus élevé des sept terres, pourquoi y côtoie-t-on les individus les plus malfaisants, les plus profondément corrompus ?
La réponse est précisément dans cette élévation. Tevel est le seul monde où existe le libre arbitre authentique le bechira.
Sur les six autres terres, les créatures sont ce qu'elles sont, fixées dans leur nature, sans possibilité réelle de choix.
Sur Arka, les descendants de Caïn vivent sous l'emprise de leurs deux chefs, conscients de D.ieu mais incapables de s'en rapprocher davantage  ils ne peuvent ni s'élever ni chuter vraiment.

Tevel seul autorise ce mélange vertigineux du pire et du meilleur, parce que c'est ici, et nulle part ailleurs, qu'un être peut traverser ses propres ténèbres pour choisir la lumière.
Le malfaisant qui prospère sur Tevel n'y est pas par erreur divine il y est parce que tant qu'il vit, la porte de la Téchouva, du retour et de la réparation, lui reste ouverte.

L'expédier sur un monde inférieur serait lui retirer cette chance. C'est donc paradoxalement parce que Tevel est le plus haut qu'il contient les plus grands saints et les pires criminels : l'amplitude des extrêmes est le prix de la liberté, et la liberté est la condition de tout sens.

IX. Ce que le judaïsme retient  et ce qu'il écarte

Face à ces textes, la tradition rabbinique maintient une position nuancée.

D'un côté, elle ne nie pas. Elle ne peut pas nier  les textes sont là, dans le Zohar, dans les Préliminaires du folio 9a, commentés par des autorités de premier rang. L
e Rav Pinchas Eliyahou de Vilna, auteur du Sefer HaBrit au XVIIIe siècle, est l'un des premiers à en tirer explicitement la conclusion qu'il pourrait exister des formes de vie ailleurs.

De l'autre, la tradition met en garde contre une fascination qui détournerait de l'essentiel. Le seul monde dont nous sommes responsables est Tevel notre monde. Arka nous concerne dans la mesure où elle éclaire notre propre nature, notre propre dualité, notre propre héritage caïnite.

Car au fond, le grand message d'Arka n'est pas cosmologique il est moral. Chaque être humain porte en lui la même dualité qu'Arka : une face de lumière, une face d'ombre. Caïn n'est pas seulement un ancêtre lointain  il est une possibilité inscrite dans chaque âme. La question posée par ces textes n'est pas "existe-t-il d'autres mondes ?" mais "dans quel monde intérieur habitons-nous ?"

Sources primaires

Jérémie 10:11 — Verset araméen, seul dans le livre, mentionnant Arqa distincte de Area.

Zohar, Béréchit, folio 9a-9b — Description des sept terres, exil de Caïn sur Arka, les deux chefs, la géographie duale, les constellations différentes.

Zohar, Béréchit, folio 40a — Liste des sept terres : Eretz, Adamah, Gay, Neschia, Tzia, Arka, Tevel.

Zohar, Béréchit, folio 157a — La rencontre de Rabbi Hiya et Rabbi Yossé avec un habitant d'Arka.

Sefer HaBrit, Rabbi Pinchas Eliyahou de Vilna, ch. 3 §3 — Commentaire sur Juges 5:23, la malédiction de Méroz et ses habitants, et la possibilité d'une vie sur d'autres astres.

Tikounei Zohar, Pata'h Eliyahou — Cité par le Rav Charabi pour affirmer que la vie telle que nous la connaissons n'existe que sur Tevel.

Cet article ne prétend pas résoudre ce que deux millénaires de commentateurs ont laissé ouvert. Il prétend seulement restituer fidèlement ce que les textes disent et laisser au lecteur le soin de mesurer la profondeur du silence qui suit.

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