En route pour Israël : 175 activistes s'amusent sur le navire de la marine nationale -vidéo-

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En route pour Israël : 175 activistes s'amusent sur le navire de la marine nationale -vidéo-

La "Flottille de la liberté" interceptée : la marine israélienne s'empare de 20 navires, 175 militants arrêtés

Dans la nuit du mercredi au jeudi 30 avril 2026, les commandos d'élite de la Flotille 13  l'unité des forces spéciales navales israéliennes — ont mené une opération éclair en Méditerranée orientale, aux eaux internationales au large de la Grèce.
En quelques heures, ils ont pris le contrôle de plus de vingt navires appartenant à ce que ses organisateurs appellent la "Flottille de la Liberté", partie dix jours plus tôt de Barcelone en direction de Gaza. Une source bien informée a confié à la chaîne N12 : "Ce fut une nuit réussie."

Une opération qui a dépassé ses propres objectifs

Le plan initial de la marine israélienne prévoyait l'abordage de dix embarcations. Dans les faits, les combattants de la Flotille 13 ont pris le contrôle de plus du double.
L'opération a ciblé en priorité les navires lourds les grandes unités qui constituaient le cœur du convoi  laissés ensuite en pleine mer pendant que leurs équipages et passagers étaient transférés.
Au total, quelque 175 militants pro-palestiniens ont été interpellés et placés à bord d'un bâtiment israélien servant de "prison flottante", actuellement en route vers les côtes d'Israël.

Selon des témoignages de participants publiés durant la nuit, les premières alertes ont précédé
l'assaut : des perturbations des systèmes de communication ont été signalées, puis des "navires militaires non identifiés" ont commencé à encercler la flottille. "Les activistes se préparaient à l'éventualité d'une intrusion illégale à bord des bâtiments", ont-ils rapporté avant d'être neutralisés.

L'avertissement de Tsahal

Avant l'abordage, un représentant de la marine israélienne a diffusé un message sans ambiguïté à l'intention des passagers :
"Ceci est la marine israélienne. Changez de cap et retournez à votre point de départ. Si vous avez besoin d'aide humanitaire, vous êtes invités à vous diriger vers le port d'Ashdod. Si vous tentez de poursuivre vers Gaza, nous prendrons toutes les mesures à notre disposition pour vous empêcher d'enfreindre la loi. Il est dangereux pour vous de continuer sur cette trajectoire. Si vous le faites, vous serez arrêtés et les procédures légales nécessaires seront engagées. Vous êtes responsables de vos actes."

Cet avertissement n'ayant pas été suivi d'effet, les commandos sont passés à l'action.

La pique du ministère des Affaires étrangères

Dès le matin, le ministère israélien des Affaires étrangères a publié des images des militants arrêtés, visiblement détendus à bord des bateaux de la marine, accompagnées d'un communiqué au ton mordant : "Environ 175 militants de plus de 20 bateaux de la 'flottille des préservatifs' font maintenant leur chemin pacifiquement vers Israël. Dans la vidéo : les activistes profitent du voyage à bord de bâtiments de la marine israélienne."

Le ministère a par ailleurs diffusé des images de ce qu'il présente comme des drogues et des préservatifs saisis à bord de l'un des navires, commentant que c'était là "l'aide médicale" transportée par cette "flottille de relations publiques."

Environ 40 petits bateaux encore en route

L'opération nocturne n'a pas mis un terme définitif à la tentative de forcer le blocus. Une quarantaine de petites embarcations, parties de Sicile et faisant également partie du convoi, continuent de naviguer en direction d'Israël. Parallèlement,
une nouvelle flottille de dizaines de bâtiments s'apprêterait à appareiller depuis la Turquie. Un responsable sécuritaire a été catégorique : "Ces bateaux n'arriveront pas non plus en Israël."

La "Flottille de la Liberté" : rappel des faits

Le convoi qui vient d'être intercepté rassemblait environ 58 embarcations de types divers, à bord desquelles 404 militants anti-israéliens avaient pris place. Parti de Barcelone il y a une dizaine de jours, il avait fait escale en Sicile puis mis le cap vers la Crète, d'où les organisateurs espéraient rallier les côtes de Gaza. Comme lors des tentatives précédentes, les promoteurs de l'opération affirmaient vouloir "briser le blocus naval" imposé par Israël sur l'enclave palestinienne.

Un précédent qui resurgit

Cette interception s'inscrit dans une longue série d'affrontements entre Israël et les flottilles pro-palestiniennes en Méditerranée, dont la plus célèbre reste celle du Mavi Marmara en 2010, qui avait fait neuf morts et provoqué une crise diplomatique majeure. Cette fois, l'opération semble s'être déroulée sans violence physique signalée, Israël cherchant visiblement à gérer l'incident sur le plan de la communication autant que sur le plan opérationnel — d'où les images de militants confortablement installés sur les ponts israéliens, et le sarcasme assumé du communiqué officiel.

La question qui demeure ouverte est celle des suites juridiques et diplomatiques : le sort des 175 personnes interpellées, leur nationalité, les éventuelles poursuites engagées contre eux, et les réactions des pays dont ils sont ressortissants n'ont pas encore été précisés au moment de la publication de cet article.

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