Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 22 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

DOSSIER D'ALERTE : La prostitution des enfants en Israël — Réalité, chiffres et témoignages

DOSSIER D'ALERTE : La prostitution des enfants en Israël — Réalité, chiffres et témoignages

DOSSIER D'ALERTE : La prostitution des enfants en Israël — Réalité, chiffres et témoignages

Sources : Ynet, Israel Hayom, Walla, N12, Maariv, Knesset — 2024-2025

Des incidents récents qui ont déclenché l'alerte

Incident 1 — Le chauffeur de bus (Jérusalem, 2025)

Un chauffeur de bus de 29 ans, habitant de Jérusalem-Est, arabe, a été arrêté pour avoir amené des mineurs à se prostituer.
Les actes se déroulaient à l'intérieur même du bus, dans la zone de la gare centrale.
Les mineurs impliqués avaient environ 14 et 16 ans et offraient des services sexuels occasionnels contre de l'argent. Le suspect a comparu devant le tribunal de paix de Jérusalem dans le cadre d'une demande de prolongation de détention.

Incident 2 — La femme étrangère et les jeunes filles (2025)

Une femme étrangère a abordé des jeunes filles qui attendaient à l'entrée d'un cours extrascolaire. Elle leur a posé des questions personnelles et les a photographiées. Selon l'une des fillettes, elle l'a touchée et a soulevé son t-shirt. Une mère présente a soupçonné quelque chose, a questionné les filles et contraint la femme à partir. La police a été alertée la suspecte a été arrêtée et relâchée sous conditions restrictives.

Incident 3 — Pédo-criminalité en ligne, nord d'Israël (avril 2025)
Un suspect nommé Eliezer Vaknin, habitant de Hatzor HaGlilit, a été arrêté après une enquête sous couverture. Les enquêteurs ont découvert des soupçons d'abus sexuels graves et répétés commis contre une mineure dans la région nord du pays.
La police a lancé un appel public : "Toute personne ayant connaissance d'autres cas impliquant ce suspect est priée de déposer plainte dans n'importe quel poste de police du pays." Maariv

Incident 4 — Réseau de traite de femmes, Tel Aviv (novembre 2024)
À l'issue d'une enquête secrète menée avec l'unité Yahalom de l'Autorité fiscale, des dizaines de suspects ont été arrêtés dont dix membres d'une même famille pour implication dans un réseau de traite de femmes venues d'Europe de l'Est à des fins de prostitution.
Le réseau utilisait des dizaines de sites Internet pour recruter et gérer les femmes.
Les sommes détournées sont estimées à des dizaines de millions de shekels, blanchis via l'achat de voitures de luxe et de biens immobiliers.

Incident 5 — Infractions sexuelles graves, Holon (décembre 2025) Le tribunal de district de Tel Aviv a condamné Aviad Grossi, 32 ans, à 22 ans de prison pour avoir commis pendant 9 ans des viols et des actes indécents sur 9 mineurs membres de sa famille.
Le tribunal a écrit dans son jugement : "La violence contre des mineurs constitue une exploitation cruelle de leur âge, de leur incapacité à s'opposer et de leur incompréhension totale de ce qui se passe à leur corps."

Le Profil des enfants victimes en Israël

C'est l'un des points les plus importants pour alerter les parents, car contrairement aux idées reçues, aucun milieu n'est épargné.

Le phénomène touche toutes les communautés sans exception : juifs et arabes, laïques et religieux, nouveaux immigrants, mineurs sans statut légal, réfugiés et demandeurs d'asile, et membres de la communauté LGBT.

Entre 20 % et 25 % des mineurs impliqués dans l'exploitation sexuelle commerciale sont des garçons. Environ 10 % de tous les jeunes dans la prostitution sont des personnes sans statut légal en Israël réfugiés ou enfants palestiniens. Maariv

L'âge moyen d'entrée dans l'exploitation descend régulièrement : il se situe aujourd'hui entre 13 et 14 ans, mais des mineurs de 11 et 12 ans ont déjà été arrêtés en tant que victimes. Des cas d'exploitation sexuelle virtuelle depuis le domicile  via webcam et paiement par carte bancaire ont également été documentés par les professionnels du secteur. Maariv

Selon le rapport annuel 2025 de l'association des centres d'aide aux victimes d'agression sexuelle : 28 % des signalements concernent des abus survenus avant l'âge de 12 ans, et 30 % entre 13 et 18 ans. Fait alarmant : 71 % des abus sur les enfants de moins de 12 ans sont commis par un membre de la famille.
En 2024, seulement 10 % des victimes ont choisi de porter plainte à la police. Israel Hayom

Les chiffres officiels : une réalité alarmante

La prostitution des mineurs en Israël en 2025

Environ 14 000 femmes et hommes se trouvent aujourd'hui dans le milieu de la prostitution en Israël, dont environ 3 000 mineurs et mineures et les chiffres ne font qu'augmenter, selon les données du Quartier général de lutte contre la traite des femmes et la prostitution, révélées lors d'une audition à la commission de sécurité nationale de la Knesset. Israel Hayom

Un rapport du Quartier général de lutte contre la traite des femmes et la prostitution révèle que parmi les personnes se prostituant en Israël, 95 % sont des femmes, et 62 % d'entre elles sont mères d'enfants. Israel Hayom

Selon ce même rapport, l'âge moyen d'entrée dans la prostitution est de 12 ans.

Ce que dit l'enquête de Ynet et Yedioth Ahronoth

Selon le ministère du Bien-être, dans chaque école en Israël, il y aurait en moyenne au moins cinq mineures et deux mineurs exposés au risque de se retrouver dans le circuit de la prostitution.

Concernant l'application de la loi : en 2021, la police distribuait des centaines d'amendes par mois contre les consommateurs de prostitution. Depuis 2023, ce chiffre est tombé à quelques amendes par mois, et en 2024, seulement 173 amendes ont été distribuées pour toute l'année.

Les enfants disparus en Israël

Depuis la création de l'État en 1948 jusqu'en 2024, environ 600 personnes demeurent portées disparues dans des dossiers non résolus, dont 57 étaient des mineurs au moment de leur disparition. Au total, depuis la fondation de l'État, 92 169 dossiers de disparitions ont été enregistrés.

Chaque année, entre 4 000 et 5 000 dossiers de disparition sont ouverts à la police. Dans la grande majorité des cas, il s'agit de disparitions de courte durée, les personnes étant retrouvées en quelques heures ou jours.

Une tendance alarmante : au premier trimestre 2025, 332 enfants ont déjà été signalés disparus  ce qui, si ce rythme se maintient, conduirait à plus de 1 328 enfants disparus cette année, soit une hausse de 20 % par rapport à 2024 et 34 % par rapport à 2023.

Témoignages et voix d'alerte

La députée Katy Shitrit a ouvert une audition à la commission des droits de l'enfant de la Knesset en 2025 par ces mots : "Dans l'État d'Israël de 2025, il y a des enfants qui sont contraints de vendre leur corps pour survivre."

Yelena Divaine, co-fondatrice de l'organisation "Voix des survivantes de la prostitution en Israël", a témoigné : "Avant même mes 10 ans, j'ai reçu des propositions d'hommes adultes, et elles n'ont fait qu'empirer." Elle a pointé du doigt le risque qui guette même les enfants issus de familles ordinaires, qui reçoivent des propositions sur des plateformes numériques comme OnlyFans, "sugar daddy", et des chats suspects sur les réseaux sociaux. Keif

 "Je suis entrée dans le continuum de la prostitution à l'âge de 10 ans, j'ai travaillé dans la plupart des clubs de strip-tease de Tel Aviv jusqu'à ce que je m'en sorte." X

"Personne ne m'a cru assez pour que je puisse faire face à ces pédophiles qui m'ont dit à mes 10 ans : 'Tu viens d'une famille brisée, tu es une pauvre enfant, au moins tu peux gagner de l'argent.'" Elle précise avoir subi des abus sexuels, de l'inceste, de la négligence parentale et des violences et que c'est ce qui l'a conduite à travailler dans des clubs de strip-tease pendant quatre ans et demi.

Les responsables du Quartier général de lutte contre la traite des femmes ont averti que l'application de la loi contre les consommateurs de prostitution de mineurs est quasi inexistante, et que depuis son adoption, seules quelques dizaines d'actes d'accusation ont été présentés.

La menace numérique : le nouveau terrain de chasse

En mai 2025, des centaines de plaintes ont été transmises à l'unité nationale de protection des enfants sur Internet (Lahav 433) concernant des pages de "shaming" sexuel de mineurs sur Instagram et TikTok, qui publiaient des photos et vidéos de jeunes dans des situations intimes, y compris des textes diffamants révélant leur identité réelle.

La loi contre la consommation de prostitution "s'applique au monde physique et non à Internet", expliquent les experts elle ne couvre pas le continuum numérique de la prostitution, et l'application en ligne est quasiment absente.

Des centaines de sites israéliens publient ouvertement des services sexuels avec photos, lieux et numéros de téléphone, presque sans aucune application de la loi.
Entre 2021 et 2024, seulement 16 sites ont été bloqués par les autorités. Israel Hayom

En 2024, 667 actes d'accusation ont été présentés pour infractions sexuelles mais seulement 10 % des victimes ont porté plainte. Cela signifie que la réalité est très probablement 10 fois supérieure aux chiffres judiciaires. Israel Hayom

La guerre aggrave la situation : Les experts du Conseil national pour la protection de l'enfance avertissent que la tendance à la hausse des disparitions d'enfants  +34 % par rapport à 2023  est probablement liée aux séquelles psychologiques de la guerre, augmentant les états de détresse et la vulnérabilité. Walla

 Le cadre légal et ses lacunes

La loi d'interdiction de consommation de la prostitution, adoptée comme mesure provisoire il y a cinq ans, était sur le point d'expirer en juillet 2025. Elle devait être soumise à un vote pour devenir une loi permanente inscrite dans le droit israélien.

En droit pénal israélien, le proxénétisme et le recrutement à la prostitution commis contre des mineurs sont punis de 7 ans de prison  peine plus sévère que pour les adultes.

 Ce que les parents doivent savoir : signaux d'alerte

Sur la base des rapports des travailleurs sociaux et des organisations de terrain en Israël, voici les facteurs de risque identifiés :

  • Recrutement dans des espaces publics : gares, abords d'écoles, entrées de cours parascolaires
  • Approche sur les réseaux sociaux : Instagram, TikTok, Telegram, applications de rencontres
  • Propositions de "sponsors" ou de cadeaux contre des faveurs
  • Isolement progressif de l'enfant de sa famille et de ses amis
  • Changements soudains de comportement, nouveaux téléphones ou objets de valeur inexpliqués
  • Absences scolaires répétées sans justification

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Service Contact
Police 100
Aide sociale à l'enfance (משרד הרווחה) 118
Ligne nationale contre la violence et les abus 1201
Lahav 433 – Crimes sur Internet Via le site de la police
Quartier général de lutte contre la traite tfht.org

Hôpital Hadassah : Matan Shaul se déguisait en médecin pour abuser sexuellement des patients

Hôpital Hadassah : Matan Shaul se déguisait en médecin pour abuser sexuellement des patients

Un imposteur dans les couloirs de l'hôpital

Dans la nuit du 24 décembre 2025, à 1h45 du matin, un jeune homme de 22 ans pénètre dans l'hôpital Hadassah Ein Kerem de Jérusalem. Il porte une chemise bleu-vert et un pantalon blanc  les couleurs du personnel soignant. Il s'appelle Matan Shaul. Il n'est ni médecin, ni infirmier. Il est là pour abuser de la confiance absolue que les patients accordent, dans leur vulnérabilité, à ceux qui les soignent.

Un déguisement soigneusement préparé

Dès son entrée dans le service des urgences pédiatriques, Shaul enfile un masque chirurgical et des gants, s'empare d'une chemise à pince et de feuilles sur le comptoir des infirmières. L'équipement est minimal, mais suffisant : dans un hôpital, la posture fait tout.
Il déambule pendant de longues minutes dans les couloirs, écarte les rideaux des chambres, se présente comme un soignant à ceux qui l'interpellent. La mise en scène est rodée, le sang-froid déconcertant.

Le tribunal de paix de Jérusalem vient de le déclarer coupable d'attentat à la pudeur par consentement obtenu par tromperie et de tentative d'attentat à la pudeur, dans le cadre d'un accord de plaider-coupable. Sa condamnation repose sur ses propres aveux.

Un adolescent de 15 ans pris pour cible

Vers 2 heures du matin, Shaul pénètre dans le service de chirurgie cardiothoracique et de neurochirurgie. Il entre dans la chambre d'un garçon de 15 ans, hospitalisé après une intervention médicale. Le père de l'enfant dort à son chevet. Shaul s'approche du jeune patient, lui demande pourquoi il est éveillé, puis lui annonce, d'une voix assurée, qu'il doit lui faire subir un "examen intime". Il lui propose de le pratiquer dans le lit ou aux toilettes. L'adolescent, convaincu d'avoir affaire à un médecin, choisit les toilettes.

En chemin, la poche de perfusion se décroche et le garçon commence à saigner de la main. Shaul ne s'arrête pas. Une fois la porte des toilettes fermée, il ordonne à l'enfant de se coller contre le mur, lui dit qu'il doit "produire du sperme", lui saisit les testicules et frotte son sexe pendant plusieurs minutes. Lorsqu'il voit le sang s'accumuler sur le sol, il prend peur, quitte les toilettes en prétextant aller chercher du personnel pour réparer la perfusion  et va jusqu'à se présenter au comptoir des infirmières comme le cousin du garçon pour demander de l'aide. Il revient ensuite à la chambre tenter une "seconde vérification", mais le père, réveillé, refuse. Shaul s'enfuit.

D'autres victimes dans la même nuit

Il ne s'arrête pas là. Plus tard dans la nuit, il s'approche d'un homme endormi dans le service des urgences, soulève la couverture qui le couvrait et tente de l'éveiller pour l'emmener aux toilettes sans succès. Il se tourne ensuite vers un autre homme présent aux urgences, l'entraîne dans une pièce annexe et, sous couvert d'un prétendu examen médical, lui demande de se déshabiller et touche ses parties génitales par-dessus ses vêtements.

L'exploitation d'une confiance sacrée

L'affaire a été instruite par les avocates Bracha Ben Adret-Zarchia et Hadar Rubinstein du parquet du district de Jérusalem. Dans leurs conclusions, les procureurs ont insisté sur la nature particulièrement grave des faits : Shaul a délibérément et méthodiquement exploité la confiance que les patients accordent instinctivement au personnel médical.
Dans un environnement hospitalier, cette confiance est totale et souvent inconditionnelle un patient alité en pleine nuit, affaibli, ne remet pas en question l'autorité de celui qui se présente en blouse. C'est précisément cette faille, humaine et structurelle à la fois, que l'accusé a instrumentalisée.

Un fait divers qui pose des questions systémiques

Au-delà de l'acte criminel individuel, cette affaire révèle une réalité inconfortable : comment un inconnu peut-il circuler librement pendant des heures dans les couloirs d'un grand hôpital universitaire, de nuit, sans être identifié ni interpellé ?
Les hôpitaux sont des espaces ouverts, traversés en permanence par des dizaines de personnes en tenue médicale. Cette porosité, inhérente à leur fonctionnement, constitue une faille que des individus malintentionnés peuvent exploiter avec une facilité troublante.

Le tribunal de paix de Jérusalem vient de le déclarer coupable d'attentat à la pudeur par consentement obtenu par tromperie et de tentative d'attentat à la pudeur, dans le cadre d'un accord de plaider-coupable. Sa condamnation repose sur ses propres aveux.

Matan Shaul sera condamné à une peine dont les modalités seront fixées prochainement. Il a 22 ans. Ses victimes, elles, devront vivre longtemps avec ce qui s'est passé cette nuit-là dans les couloirs censés être les plus sûrs qui soient — ceux d'un lieu de soin.

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Trump légalise les psychédéliques contre le stress post-traumatique — Israël dit oui, mais

Trump légalise les psychédéliques contre le stress post-traumatique — Israël dit oui, mais

Trump signe, Rogan pousse : les psychédéliques à la conquête de la médecine psychiatrique

Un décret présidentiel, une poignée de SMS entre Joe Rogan et Donald Trump, et soudain le destin de substances interdites depuis des décennies bascule.

Le 18 avril 2026, depuis le Bureau ovale, Trump a officiellement ordonné l'accélération des recherches et des autorisations de mise sur le marché pour les thérapies psychédéliques. Ibogaïne, psilocybine, LSD, MDMA ces molécules longtemps classées parmi les drogues les plus dangereuses sont désormais au cœur d'une ambition médicale colossale. Révolution thérapeutique ou pari risqué ? La communauté scientifique, elle, reste partagée.

Quand Joe Rogan dicte la politique de santé

L'histoire a de quoi faire sourire, ou inquiéter selon le camp où l'on se trouve. Le célèbre podcasteur Joe Rogan, ardent défenseur de l'ibogaïne comme traitement pour les vétérans souffrant de stress post-traumatique, a envoyé un simple message à Trump.
La réponse fut lapidaire : "Ça me semble bien, tu veux une approbation FDA ? Allons-y." Trump lui-même a confirmé l'anecdote, ajoutant avec une légèreté qui a fait tiquer les psychiatres :
"Je peux en avoir un peu ? S'il vous plaît ? Je n'ai pas le temps d'être déprimé."

Au-delà de l'anecdote, le décret est concret et lourd de conséquences. Il prévoit l'allocation de 50 millions de dollars pour la recherche via le programme ARPA-H, à condition que les États américains abondent à parts égales, en se concentrant principalement sur l'ibogaïne.
Le directeur de la FDA, le Dr Marty Makary, a affiché une ambition fracassante : dans ce nouveau cadre, les médicaments pourront recevoir une autorisation en quelques semaines, et non plus en un an ou davantage.

Un contexte de crise profonde

Derrière l'agitation médiatique, il y a une réalité dramatique. Plus de 14 millions d'Américains adultes souffrent de maladies mentales graves. Les vétérans militaires présentent un taux de suicide deux fois supérieur à celui de la population générale, avec plus de 6 000 cas par an depuis plus de vingt ans consécutifs.

C'est précisément pour cette population que l'ibogaïne, extraite d'une plante africaine, suscite le plus d'espoir et que le secrétaire à la Santé Robert F. Kennedy Jr. a jugé "préoccupant" que des milliers de vétérans soient contraints de voyager à l'étranger pour y accéder.

Le décret ouvre également la voie au réexamen du statut légal de ces substances, actuellement classées en "Schedule I" la catégorie la plus restrictive, réservée aux drogues sans usage médical reconnu et à fort potentiel d'abus. Le ministère de la Justice et la DEA devront envisager une reclassification pour les molécules qui réussissent des essais cliniques avancés.

Ce que la science dit vraiment

La psilocybine le principe actif des "champignons hallucinogènes" a démontré un réel potentiel contre la dépression résistante aux traitements.
La FDA l'a d'ailleurs déjà qualifiée de "thérapie révolutionnaire". Stanford, Harvard et Johns Hopkins mènent des recherches actives sur ces traitements.
En 2025, le Texas a lancé un consortium dédié à l'ibogaïne.

Le LSD fait l'objet d'études dans le traitement de l'anxiété. Les données existent, et elles sont encourageantes dans certains contextes.

Mais le tableau est loin d'être uniformément lumineux. La demande d'autorisation pour la MDMA a été rejetée il y a deux ans en raison de lacunes méthodologiques dans les études, notamment la difficulté à distinguer l'effet du médicament de celui de la psychothérapie associée.

Quant à l'ibogaïne, le risque est encore plus élevé : la molécule est associée à des arythmies cardiaques potentiellement mortelles et à des décès documentés.

Le Pr Oliver Howes, président du comité de psychopharmacologie du Collège royal de psychiatrie britannique, a résumé la situation avec précision : il existe une quantité considérable d'activité et les essais sont prometteurs, mais la complexité est tout aussi immense  ce qui impose une science rigoureuse et prudente. Il soulève par ailleurs un problème méthodologique majeur : les participants aux essais savent généralement s'ils ont reçu la vraie substance, ce qui soulève la question de l'effet placebo.

Les psychiatres tirent la sonnette d'alarme

Le Dr Oren Tene, chef du département psychiatrique de l'hôpital Ichilov à Tel Aviv et directeur de l'Institut Mentalics, reconnaît que l'interdiction généralisée des substances psychoactives pendant des décennies était une erreur mais il met en garde contre l'excès inverse.

"La médecine devrait être moins une affaire de mode, et davantage une affaire de science fondée sur des preuves", dit-il.
Des patients peuvent réagir de manière imprévisible, avec une aggravation de l'anxiété, des fluctuations brutales de l'humeur, voire des épisodes psychotiques.
Des études documentent déjà des événements psychiatriques significatifs, y compris des pensées suicidaires et des comportements d'automutilation à des taux accrus.

Ce qui rend la situation encore plus délicate, c'est le décalage temporel de ces effets indésirables : ils n'apparaissent pas nécessairement au cours du traitement, mais des semaines ou des mois après.
Une approbation en quelques semaines ne permet tout simplement pas d'identifier qui est exposé à quel risque sur la durée.

Le Dr Tene insiste également sur un point souvent occulté dans le débat public : ces substances ne sont pas des traitements en elles-mêmes, mais des composantes d'un processus thérapeutique complexe exigeant une préparation rigoureuse, un accompagnement intensif et un travail d'intégration psychologique après chaque séance. Sans ce cadre, le danger augmente considérablement.

L'Europe avance, mais prudemment

Le Vieux Continent observe avec intérêt mais sans précipitation. Le premier essai clinique financé par l'Union européenne sur la psilocybine a déjà démarré.
La République tchèque est devenue le premier pays européen à inscrire dans sa législation un traitement psychédélique encadré.
L'Allemagne a lancé des programmes d'accès compassionnel pour les patients en situation grave.

Mais une autorisation large et rapide n'est pas à l'ordre du jour en Europe, où les experts recommandent unanimement que ces substances ne soient administrées que dans un cadre psychiatrique strict, sous supervision médicale et avec une équipe pluridisciplinaire.

La vraie question en suspens

Au fond, la tension qui traverse ce débat est ancienne : jusqu'où peut-on accélérer la science sans compromettre la sécurité des patients ? Le décret de Trump fournit une impulsion politique et budgétaire, mais les défis psychiatriques nécessité d'une psychothérapie étroite et d'un suivi rigoureux ne disparaissent pas par décret.

 La vraie question que se pose désormais la communauté médicale est de savoir si la FDA saura résister à la pression politique sans sacrifier les standards scientifiques qui protègent les patients.

"En médecine, on avance par les preuves, pas par l'enthousiasme", conclut le Dr Tene. Une mise en garde qui vaut, peut-être, autant pour Washington que pour le reste du monde.

Alan Garber : président de Harvard sidéré par l'ignorance des étudiants pro-palestiniens

Alan Garber : président de Harvard sidéré par l'ignorance des étudiants pro-palestiniens

Le président juif de Harvard déplore le « niveau d'ignorance » des étudiants pro-palestiniens sur le campus

19 avril 2026

Le président de l'université Harvard, le professeur Alan Garber, a vivement critiqué cette semaine les étudiants pro-palestiniens du prestigieux établissement.
En tant que président juif, il a dit avoir été profondément déçu par le « niveau d'ignorance » d'étudiants qui expriment des positions catégoriques sur le conflit israélo-palestinien sans en connaître les faits, l'histoire ni la complexité et parfois sans même avoir la volonté de les apprendre.

Lors d'un événement organisé au centre juif 92NY à Manhattan, le professeur Garber a déclaré que ce qui le préoccupe le plus n'est pas simplement le manque de connaissance en lui-même, mais la combinaison de cette ignorance avec un refus d'engager un dialogue ouvert avec ceux qui pensent différemment. « Si l'on tient des positions aussi affirmées sur un sujet, on serait en droit d'attendre qu'à l'université, on fasse également preuve de curiosité pour apprendre les faits », a-t-il lancé.

Un campus sous tension depuis le 7 octobre

Ces propos ont été tenus dans le contexte des tensions prolongées qui agitent Harvard depuis l'attaque terroriste du Hamas, et dans le cadre du bras de fer public, politique et juridique autour des accusations d'antisémitisme et de discrimination envers les étudiants juifs et israéliens sur le campus.

Selon un rapport récemment publié par Alliance des anciens élèves juifs de Harvard, la proportion d'étudiants juifs en licence est tombée à environ 7 % seulement le chiffre le plus bas jamais enregistré dans l'établissement depuis l'avant-Seconde Guerre mondiale.

Ces derniers mois, le président n'a cessé de mettre en garde contre la dégradation de la liberté d'expression à l'université et contre la manière dont certains enseignants intègrent leurs positions personnelles dans leurs cours, ce qui nuit, selon lui, à la capacité des étudiants à débattre et forger leurs propres opinions. Lors de l'événement de Manhattan, il a cette fois dirigé sa critique directement vers les étudiants eux-mêmes.

« Ce que j'ai ressenti comme le plus préoccupant, aussi bien en tant que président juif qu'en tant que personne profondément attachée aux sujets dont il était question, c'est le niveau d'ignorance de personnes de tous bords sur cette question », a-t-il déclaré.
« L'absence de connaissances et le manque de volonté à mener un dialogue ouvert me font encore plus mal. »

Des slogans sans fond

Bien que ses propos aient été formulés en référence à « tous les côtés », le professeur Garber a principalement mis en cause le camp pro-palestinien, qui s'est illustré par des manifestations, des campements et de vives accusations contre Israël. Il a cité en exemple un étudiant qui se définissait comme « anti-sioniste » au motif qu'il soutenait... la solution à deux États.

Garber a qualifié cet exemple de « stupéfiant », car la solution à deux États a longtemps été une position centrale et largement acceptée en Israël  « au moins jusqu'au 7 octobre ».
Selon lui, cet exemple illustre à quel point le discours politique sur le campus repose davantage sur des slogans et des appartenances de camp que sur une connaissance élémentaire de la réalité israélienne et palestinienne.

Il a également évoqué le cas d'un étudiant brillant venu de Chine, qui se sentait contraint de prendre position pour l'un des deux camps alors qu'il n'avait aucune opinion arrêtée un cas qui illustre, à ses yeux, combien il reste peu de place à l'université pour le doute, la complexité ou le simple fait de ne pas savoir.

Harvard dans la tourmente politique

L'université Harvard se trouve en première ligne dans la bataille que mène l'administration Trump contre les grandes institutions de l'académie américaine.

En mars dernier, le ministère de la Justice a déposé une plainte contre l'université, l'accusant de ne pas avoir protégé convenablement les étudiants juifs et israéliens.

Parallèlement se poursuit un bras de fer autour du gel du financement fédéral alloué à la recherche à Harvard quelque 2,7 milliards de dollars après qu'un tribunal fédéral a jugé en septembre que ce gel était inconstitutionnel.
Harvard a rétorqué que l'administration cherchait à rejouer une bataille judiciaire qu'elle avait déjà perdue, tout en soulignant avoir pris des mesures concrètes contre l'antisémitisme.

Garber lui-même a tenté de tenir deux lignes à la fois : reconnaître l'existence d'un antisémitisme réel sur le campus qu'il a qualifié de « longtemps nié » tout en dénonçant l'instrumentalisation de cette question par l'administration Trump à des fins politiques plus larges.
À ses yeux, la solution passe avant tout par le renforcement d'une culture du débat, la clarification des règles et la transformation du climat général sur le campus.

Il a à ce titre évoqué deux rapports exhaustifs de groupes de travail internes, portant sur les discriminations envers les Juifs, les Israéliens, les Musulmans, les Arabes et les Palestiniens à Harvard plus de 500 pages documentant des cas concrets et proposant des réformes. Garber a estimé que les progrès accomplis avaient été plus rapides que prévu.

Mais ses mots à Manhattan, et en particulier ce constat cinglant sur le « niveau d'ignorance » des étudiants qui proclament des certitudes sans les fonder, témoignent que la crise à Harvard est loin d'être résolue.

Israël doit agir pour se détacher de l'Europe et se tourner vers l'Est par Michael Oren

Israël doit agir pour se détacher de l'Europe et se tourner vers l'Est par Michael Oren

Israël doit agir pour se sevrer de l'Europe

Par Michael Oren

Cette semaine, à l'occasion du Jour de la Shoah, une amie m'a raconté comment son père, jeune juif en Libye, avait été arrêté par les Italiens, puis, après la conquête nazie de l'Italie, désigné pour la déportation vers Bergen-Belsen.
Une heure plus tard, alors que je participais à un débat télévisé sur la Shoah, j'apprenais que la Première ministre italienne de droite, Giorgia Meloni, suspendait l'accord de défense de son pays avec Israël.

L'annonce de Meloni l'une des meilleures alliées d'Israël en Europe, et l'une des dernières depuis la défaite électorale de Viktor Orbán en Hongrie a constitué une sorte de coup de grâce pour les relations d'Israël avec le continent.

Elle est intervenue après des années de mesures anti-israéliennes de la part de la majorité des gouvernements européens : suspension des ventes d'armes, exclusion d'Israël des salons de défense, reconnaissance d'un État palestinien. Dans presque chaque pays d'Europe, l'antisémitisme a bondi de plusieurs centaines de pourcents.

Les relations euro-israéliennes, déjà très tendues avant février, ont atteint un point de rupture avec le déclenchement des frappes américano-israéliennes contre l'Iran. Bien que la majeure partie de leurs critiques ait visé le président Trump de concert avec leur refus de permettre aux forces américaines d'utiliser leurs bases et leur espace aérien,des dirigeants européens n'ont pas non plus ménagé Israël.

« Il ne peut y avoir d'immunité pour ces actes criminels », a déclaré le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, appelant à un embargo commercial international contre Israël.

« La France condamne fermement les frappes israéliennes indiscriminées au Liban », a affirmé le président Emmanuel Macron. Les 6 000 roquettes tirées par le Hezbollah sur les localités du nord d'Israël n'ont, elles, quasiment pas été mentionnées.

Pas dans le vide

Une telle hostilité ne peut être analysée dans le vide.
Elle s'inscrit dans près de deux mille ans d'une relation où le peuple juif a offert à l'Europe ses arts, ses sciences, sa philosophie et sa médecine et reçu en retour des pogroms, des inquisitions, des ghettos et le plus grand massacre de masse de l'Histoire. On aurait pu croire qu'après tant de siècles d'ingratitude et de haine, les Juifs auraient compris le message et cessé de quémander l'approbation de l'Europe.

Les Européens d'aujourd'hui ne sont pas des alliés fiables.
Beaucoup semblent déterminés, quatre-vingts ans après la Shoah, à se décharger de leur culpabilité pour le génocide de leurs Juifs en nous imputant à nous, faussement, un génocide du peuple palestinien.

Il est temps d'un réalignement au sens propre du terme : un pivot vers l'Est.
Dans les années à venir, Israël doit agir pour se sevrer de l'Europe et concentrer ses efforts sur le renforcement de ses relations avec l'Inde et d'autres pays asiatiques.
Nous devons diversifier notre portefeuille de politique étrangère, et rechercher de nouvelles alliances, notamment en Afrique et en Amérique du Sud. Si nous pouvons maintenir des liens économiques et technologiques avec l'Europe et des pays qui nous restent amis comme l'Allemagne, la Bulgarie ou la Grèc, nous devons tenir à distance les États européens semi-hostiles ou franchement hostiles.

Comme aurait pu le chanter le grand ténor italien Andrea Bocelli : il est temps de dire au revoir. Et aussi au revoir, adiós, et ciao. Après deux mille ans, il est grand temps.

Michael Oren est ancien ambassadeur d'Israël aux États-Unis et ancien membre de la Knesset.

Mort ou processus réversible ? Le cerveau peut survivre plusieurs jours après un décès constaté

Mort ou processus réversible ? Le cerveau peut survivre plusieurs jours après un décès constaté

La mort n'est peut-être pas une fin — ce que la science révèle

Et si la frontière entre la vie et la mort n'était pas un mur, mais une porte ?

Pendant des décennies, la médecine a posé une règle d'or : au-delà de dix minutes sans oxygène, le cerveau est perdu. Cette certitude vient d'être ébranlée par des recherches rigoureuses, publiées dans les revues les plus sérieuses au monde.

Ce que les chercheurs ont découvert

Le Dr Sam Parnia, professeur associé à la NYU Langone Medical Center et directeur de la recherche en réanimation cardiorespiratoire, a mené l'étude AWARE II la plus grande du genre sur 567 patients victimes d'arrêt cardiaque dans 25 hôpitaux américains et britanniques.

Le résultat est stupéfiant : chez les patients ayant survécu à une réanimation, près de 40 % ont présenté une activité cérébrale revenue à la normale, ou presque, jusqu'à une heure après l'arrêt du cœur. 

Ce n'est pas anecdotique. Alors que les médecins pensaient depuis longtemps que le cerveau subissait des dommages permanents environ 10 minutes après l'arrêt de l'apport en oxygène, ces travaux montrent que le cerveau peut manifester des signes de récupération électrique bien au-delà de ce seuil, y compris pendant une réanimation active. 

Selon Parnia, des études menées au cours des cinq dernières années suggèrent que le cerveau humain reste "récupérable non seulement pendant des heures, mais possiblement pendant des jours" après la mort. 

Des expériences de mort vécues… et mesurées

Un autre volet de l'étude interroge directement notre conception de la conscience.
Une personne sur cinq ayant survécu à un arrêt cardiaque et à une réanimation rapporte des expériences lucides au moment de la mort : sentiment de séparation du corps, observation des événements sans douleur ni détresse, évaluation profonde de ses actes et de ses relations. 

Ces témoignages ne sont pas des hallucinations. Des électroencéphalogrammes (EEG) ont capté, pendant ces expériences, des pics d'ondes gamma, delta, thêta, alpha et bêta — précisément celles associées aux fonctions mentales supérieures.

Les outils qui repoussent la limite

Sur le plan technique, deux avancées majeures changent la donne.

D'abord, l'ECMO (oxygénation par membrane extracorporelle), une machine qui prend en charge la circulation sanguine et l'oxygénation quand le cœur s'arrête. Le premier essai clinique mondial basé sur l'ECMO a montré que les patients étaient six fois plus susceptibles de survivre à un arrêt cardiaque avec cette technologie qu'avec les traitements standards avec des résultats si probants que l'essai a été interrompu prématurément pour des raisons éthiques. University of Minnesota Medical School

Ensuite, des cocktails médicamenteux de réanimation associations de molécules destinées à protéger le cerveau pendant et après l'arrêt sont en cours d'évaluation pour prolonger et optimiser la fenêtre de réanimation.

Ce que cela change, concrètement

La science de la réanimation indique désormais que la mort par critères cardiorespiratoires ne peut plus être considérée comme un moment précis, mais plutôt comme un processus potentiellement réversible survenant après une défaillance sévère des organes vitaux. ResearchGate

Dit autrement : la mort n'est peut-être pas un événement. C'est un processus et un processus, ça se traite.

Cela ne signifie pas que tout le monde peut être ramené à la vie. Les contraintes logistiques, éthiques et biologiques restent immenses. Mais la question n'est plus "peut-on repousser la mort ?" Elle est désormais : "Combien de temps avons-nous et comment l'utilisons-nous ?"

 

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MYSTÈRE AU CŒUR DE L'AMÉRIQUE NUCLÉAIRE : 10 SCIENTIFIQUES MORTS OU DISPARUS, TRUMP ORDONNE UNE ENQUÊTE

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MYSTÈRE AU CŒUR DE L'AMÉRIQUE NUCLÉAIRE : 10 SCIENTIFIQUES MORTS OU DISPARUS, TRUMP ORDONNE UNE ENQUÊTE

Depuis 2023, dix chercheurs et hauts responsables ayant accès aux secrets les mieux gardés des États-Unis nucléaire, spatial, fusion ont disparu ou sont morts dans des circonstances inexpliquées. La Maison-Blanche est désormais en alerte maximale.

Une série de cas qui défie toute explication

Ce n'est pas le scénario d'une série Netflix. C'est une réalité qui secoue Washington depuis plusieurs semaines. Depuis 2023, dix scientifiques et hauts responsables ayant accès à certains des secrets nucléaires et spatiaux les mieux gardés d'Amérique sont morts ou ont disparu sans laisser de traces. Ynet News

Les profils sont élitaires, les institutions ultra-sensibles : Los Alamos National Laboratory, le NASA Jet Propulsion Laboratory et le MIT Plasma Science and Fusion Center des institutions au cœur du développement des armes nucléaires américaines, des systèmes de propulsion avancés et des technologies énergétiques de nouvelle génération.

Trump brise le silence : "C'est du sérieux"

Face à la pression publique croissante, le président américain Donald Trump a finalement pris la parole jeudi. Trump a laissé entendre que quelque chose de sinistre pourrait se cacher derrière la disparition ou la mort de ces dix agents gouvernementaux liés à des technologies nucléaires ou spatiales sensibles.  Ses mots exacts, devant les journalistes : "J'espère que c'est une coïncidence, mais nous le saurons d'ici une semaine et demie."

La veille, la porte-parole de la Maison-Blanche Karoline Leavitt avait été interrogée sur l'existence d'une enquête des services de renseignement pour établir un lien entre ces affaires. Elle avait répondu qu'elle n'avait pas encore consulté les agences concernées, mais qu'elle le ferait, ajoutant que si les informations étaient avérées, l'administration considérerait la question comme méritant une investigation.

Les 10 cas vérifiés : les faits bruts

Voici ce que les médias américains — CBS News, Newsweek, Fox News — ont documenté et vérifié :

Steven Garcia, 48 ans Disparu le 28 août 2025 Ce sous-traitant gouvernemental lié au Kansas City National Security Campus a disparu le 28 août 2025. Il a été vu pour la dernière fois quittant son domicile d'Albuquerque à pied, vers 9h du matin, portant une arme de poing. Il a laissé derrière lui son téléphone, son portefeuille, ses clés et sa voiture.
Le campus produit la grande majorité des composants non nucléaires de l'arsenal nucléaire américain.

Général Neil McCasland, 68 ans Disparu le 27 février 2026 Ce général de division à la retraite de l'US Air Force a été vu pour la dernière fois à son domicile d'Albuquerque le matin du 27 février 2026. Son portefeuille et son revolver calibre .38 semblaient manquer, tandis que son téléphone et ses lunettes de prescription avaient été laissés sur place.
McCasland avait commandé le Phillips Research Site de l'Air Force Research Laboratory à Kirtland Air Force Base au Nouveau-Mexique, ainsi que l'Air Force Research Laboratory à Wright-Patterson Air Force Base en Ohio.

Anthony Chavez, 79 ans Disparu le 8 mai 2025 Ancien employé du Los Alamos National Laboratory, il a disparu le 8 mai 2025.

Melissa Casias, 54 ans  Disparue le 26 juin 2025 Employée administrative au Los Alamos National Laboratory, disparue le 26 juin 2025. Comme les autres, elle est partie à pied en abandonnant tous ses effets personnels.

Monica Reza, 60 ans  Disparue le 22 juin 2025 Directrice des matériaux de traitement au NASA Jet Propulsion Laboratory, dont le travail sur les matériaux avancés pour fusées était financé en partie par l'Air Force Research Laboratory elle a disparu lors d'une randonnée en Californie. Des recherches sont toujours en cours.

Nuno Loureiro, 47 ans Tué le 16 décembre 2025 Ce physicien du MIT et directeur du Plasma Science and Fusion Center de l'université a été abattu à son domicile de Brookline, Massachusetts, en décembre 2025.Des enquêteurs indépendants ont noté que ses travaux révolutionnaires sur la fusion nucléaire avaient pu faire de lui une cible.
Le suspect identifié par les autorités de Boston, Claudio Neves Valente, a été retrouvé mort par suicide dans un garde-meuble à Salem, New Hampshire, le 16 décembre.

 Carl Grillmair, 67 ans Tué le 16 février 2026 Cet astrophysicien de Caltech, reconnu pour ses travaux sur les exoplanètes et la découverte d'eau sur des mondes lointains, a été abattu devant son domicile californien. Il avait passé des décennies à travailler sur les missions NASA Hubble et Spitzer. Les autorités ont arrêté un suspect de 29 ans, inculpé de meurtre ainsi que de carjacking et de cambriolage dans des affaires distinctes.

Michael David Hicks, 59 ans  Décédé le 30 juillet 2023 Ce chercheur vétéran au NASA Jet Propulsion Laboratory, spécialisé dans les comètes et astéroïdes, notamment sur des missions de défense planétaire, est mort à l'âge de 59 ans. Aucune cause officielle de décès n'a été rendue publique.

 Frank Maiwald Décédé en 2024 Ce scientifique du NASA Jet Propulsion Laboratory impliqué dans l'instrumentation spatiale avancée est décédé en 2024, sans cause rendue publique. Aucune autopsie n'a été rapportée.

ason Thomas  Retrouvé mort le 17 mars 2026 Ce chercheur pharmaceutique chez Novartis, qui travaillait sur des traitements contre le cancer, a été retrouvé mort dans un lac du Massachusetts le 17 mars 2026, après avoir disparu trois mois plus tôt.

Ce que disent les autorités : pas de lien établi, mais une veille active

C'est ici que l'affaire prend toute sa complexité. Les autorités américaines n'ont à ce jour établi aucune connexion entre les cas mais elles ne les écartent pas non plus.

Selon une source gouvernementale bien placée ayant parlé à CBS News, le FBI n'enquête pas sur ces disparitions et décès comme faisant partie d'un schéma suspect. C'est le Département de l'Énergie, qui supervise le Jet Propulsion Laboratory et Los Alamos, qui se penche sur la question. Le porte-parole du FBI Ben Williamson a qualifié la situation de "situation en développement" et précisé : "Le FBI est informé et fournit toute l'assistance demandée."

Dans un communiqué à CBS News, une porte-parole de la National Nuclear Security Administration (NNSA) a indiqué que l'agence était attentive aux craintes que ces affaires soient liées.

L'avertissement d'un ex-patron du FBI

Chris Swecker, ancien directeur adjoint du FBI, a déclaré à NewsNation qu'il ne croyait pas que les experts disparus avaient été enlevés par des extraterrestres. "Je pense qu'il y a une explication rationnelle. Si ce n'est pas une série d'actes aléatoires, c'est de l'espionnage moderne", a-t-il affirmé.
Il a ajouté que son ancienne agence examinait probablement les cas, sans confirmation publique : "Ce sont des affaires classifiées. Nous ne devrions pas en entendre parler si une enquête est en cours."

Le contexte géopolitique qui inquiète

Ces incidents surviennent alors même que la Maison-Blanche a émis de nouvelles directives pour accélérer le développement de réacteurs nucléaires spatiaux par la NASA et le Pentagone. L'accès de ces individus à des technologies de pointe  fusion nucléaire, défense planétaire, propulsion spatiale, armement nucléaire  place leur disparition dans un contexte de compétition technologique mondiale exacerbée entre les États-Unis, la Russie et la Chine.

Le représentant républicain Eric Burlison du Missouri a d'ores et déjà réclamé l'implication du FBI dans ce qu'il qualifie de "schéma profondément préoccupant".

Ce que l'on ne sait pas encore

Aucune agence de maintien de l'ordre n'a publiquement lié ces affaires à une menace coordonnée unique ou à une conspiration plus large. Les autorités insistent sur le traitement au cas par cas, tout en reconnaissant les recoupements professionnels entre les victimes.

Trump a promis des réponses dans les dix prochains jours. Le monde scientifique et sécuritaire américain retient son souffle.

Sources vérifiées : CBS News, Newsweek, Fox News / LiveNOW, TRT World, International Business Times, Los Alamos Today, Bernalillo County Sheriff's Office, déclarations officielles FBI et NNSA.

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Le plus vieux "OK boomer" de l'Histoire vient d'être retrouvé en Israël

Le plus vieux "OK boomer" de l'Histoire vient d'être retrouvé en Israël

ARCHÉOLOGIE | ISRAËL

« Apprends ta leçon » : une fronde vieille de 2 100 ans dévoile l'humour sarcastique des anciens défenseurs de Hippos

Une équipe d'archéologues de l'Université de Haïfa vient de mettre au jour un projectile de fronde hellénistique portant une inscription grecque unique au monde. Une découverte publiée dans la revue scientifique Israël Exploration Quarterly.

Le projectile, datant du IIe siècle avant notre ère, a été retrouvé dans une nécropole longeant une ancienne route à Hippos  une cité aujourd'hui connue sous le nom de Parc national de Sussita, sur la rive orientale de la mer de Galilée. Hippos fut fondée comme cité grecque au IIe siècle avant J.-C. et le site, également appelé Antiochia Hippos ou Sussita en araméen, fut fondé après la bataille de Panion (vers 199 av. J.-C.), soit par Antiochos III le Grand, soit par Antiochos IV Épiphane.

Une arme, un mot, un message

La balle de fronde est de forme ellipsoïdale et mesure 3,2 × 1,95 cm. Bible Archaeology Elle pèse 38 grammes soit environ 45 grammes à l'origine et porte une inscription grecque ténue qui se traduit par le mot « Apprends ».

Le projectile porte le mot grec « ΜΑΘΟΥ », que les chercheurs lisent comme « Apprends » ou, en contexte, quelque chose de plus proche de « Retiens la leçon ».

Selon Michael Eisenberg, archéologue à l'Université de Haïfa et auteur principal de l'étude, cette inscription représente « l'humour sarcastique local des défenseurs de la cité, qui souhaitaient donner une leçon à leurs ennemis avec un clin d'œil : 'Retiens la leçon !' »

Une première mondiale

À Hippos seul, 69 projectiles similaires ont été identifiés jusqu'à présent, mais c'est le premier au monde à porter l'inscription « Apprends ». D'autres balles de fronde inscrites sont connues sur d'autres sites, portant souvent des formules dirigées contre l'ennemi telles que « Goûte à ça ! », « Reçois ça ! » ou « Prends-le ! »  mais jamais ce mot, dans cette construction grammaticale particulière.

Eisenberg précise que « cette structure très étrange n'existe qu'en grec », comme si la fronde se disait à elle-même : 'J'apprends mon travail en frappant l'ennemi.' 

Un contexte de guerre

Selon les chercheurs, ce projectile en forme d'amande « aurait pu être utilisé lors de l'une des plusieurs batailles qui ont eu lieu à Hippos durant la période hellénistique »  et plus précisément lors de la confrontation entre la cité grecque et l'armée hasmonéenne du roi Alexandre Jannée en 101 av. J.-C. Un tireur à la fronde habile, utilisant une balle légère, pouvait atteindre une cible à 400 mètres, bien que les distances de combat régulières aient généralement été plus courtes.

Hippos, un site décidément prolifique

La découverte vient s'ajouter à une série de trouvailles majeures sur le site de Hippos : les fouilles ont notamment mis au jour l'année dernière un centre de soins chrétien vieux de 1 600 ans pour les personnes âgées, possiblement la plus ancienne maison de retraite du monde, ainsi qu'un trésor de bijoux anciens et de pièces d'or.

Source : Dr. Michael Eisenberg, Université de Haïfa - Israël  Exploration Quarterly, 2026

 

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Combattantes au front, coupables en civil : la dérive orthodoxe qui punit les soldates israéliennes

Combattantes au front, coupables en civil : la dérive orthodoxe qui punit les soldates israéliennes

ISRAËL · ARMÉE

Jeans et débardeur le jour de la démob : trois soldates israéliennes condamnées à l'amende pour « tenue indécente »

Après deux ans de service militaire, elles venaient chercher leur libération. Elles en sont reparties avec une amende de 1 200 shekels l'équivalent de leur dernière solde. Le scandale enflamme l'opinion israélienne.

Lundi matin, dans un camp de base de Tsahal. Quatre jeunes femmes arrivent en civil pour accomplir le dernier geste symbolique de leur service : la coupure du ceinturon.
Elles portent un jean, un débardeur, une veste. Rien d'extravagant. Mais au lieu de la libération attendue, c'est un tribunal disciplinaire qui les attend.

Sur les quatre soldates venues se faire démobiliser, trois ont été traduites en justice au motif de leur tenue vestimentaire. Chacune a écopé d'une amende de 1 200 shekels. Israel Hayom Une somme qui, selon la mère de l'une d'elles, correspond exactement à la dernière paie de sa fille celle qui était destinée à financer le voyage traditionnel de l'après-armée.

C'est cette mère, Shira Kuperman, qui a mis le feu aux poudres en publiant un post virulent sur Facebook. Elle y décrit une officière supérieure transformant ce moment de fête en « procès-spectacle », humiliant les jeunes femmes avec des formules condescendantes : « Je suis déçue de toi », ou encore « Si je pouvais, la sanction serait… »

Tsahal a répondu que « l'incident s'est déroulé dans une base de formation de la Military Police, consacrée à la discipline et à l'éducation militaire », et que « l'apparence des commandantes constitue une violation des règlements en vigueur » Maariv  précisant que la possibilité de faire appel reste ouverte.

La question que tout le monde se pose, posée par la mère elle-même, est simple et cinglante : des soldats hommes venus en tenue similaire auraient-ils subi le même sort ?

Ce n'est pas un cas isolé. La Lobby des femmes en Israël gère depuis plusieurs années une ligne d'assistance dédiée aux soldates victimes de règles de "modestie imposées" de façon abusive Mako, avec des dizaines de plaintes documentées.

Deux ans de service, des sacrifices, des missions. Et pour finir, une amende et une humiliation. Tsahal a un sérieux problème à régler pas avec les jeans, mais avec l'égalité.

La réaction politique est immédiate et forte

Des députées de la Knesset ont vivement réagi, qualifiant la sanction de « punition sans autorité légale » et avertissant contre ce qu'elles appellent « une révolution conservatrice et religieuse qui s'infiltre rampante dans les rangs de l'armée ». La députée Naama Lazimi a déclaré : « Sanctionner des soldates le jour de leur libération à cause de leur tenue civile, c'est de la folie et rien de moins qu'une régression rétrograde qu'il faut stopper. » Israel Hayom

Ce n'est pas un incident isolé c'est un phénomène documenté

Depuis plusieurs années, le Réseau des Femmes en Israël documente des dizaines de témoignages de soldates soumises à des règles de « modestie » absurdes : interdiction de porter des chemises blanches, interdiction de retirer leur soutien-gorge, voire interdiction de fumer en présence de soldats pour ne pas constituer une « tentation féminine » pour les soldats religieux.

Parmi les cas signalés : des monitrices de sport physique interdites de démontrer des exercices sur leur propre corps en présence de soldats religieux ; l'obligation de porter un short par-dessus un collant lors des entraînements ; l'interdiction des chemises blanches, au motif qu'elles pourraient être transparentes. Mako

Une tension structurelle entre féminisation et orthodoxisation de l'armée

Depuis que la Cour suprême israélienne a ordonné en 1995 l'intégration des femmes dans toutes les unités, la montée en puissance des soldats religieux qui exigent des accommodements comme des quartiers séparés et des règles de modestie imposées aux femmes  a généré une colère croissante dans la société israélienne laïque. 

En 2002, Tsahal avait adopté une « Ordonnance d'intégration correcte » encadrant le service mixte, mais les soldates se sont rapidement plaintes que ce texte était détourné pour restreindre leurs opportunités. En 2016, une nouvelle ordonnance a réaffirmé le droit des femmes à servir, tout en permettant aux soldats religieux de demander à être affectés dans des unités exclusivement masculines.

Le contexte paradoxal : des femmes en première ligne, sanctionnées en jeans

En 2025, environ 8 500 soldates servaient dans des rôles de combat à Tsahal  une hausse de près de 240 % par rapport à 2015 représentant 21,2 % des troupes de combat. The Times of Israel Des femmes qui combattent, mais qui ne peuvent pas choisir leur tenue civile le jour de leur démobilisation.

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L'enquête choc : comment le Hamas a transformé l'aide humanitaire en commerce sexuel à Gaza

Gaza : le Hamas exploite sexuellement les femmes les plus vulnérables -enquête-

Gaza : le Hamas exploite sexuellement les femmes les plus vulnérables

Des témoignages rares parvenus au Daily Mail via la plateforme arabe Jussour News lèvent le voile sur un système organisé d'abus et de chantage sexuel exercé par des membres du Hamas contre des veuves et des divorcées de Gaza, contraintes d'échanger des faveurs sexuelles contre de la nourriture ou quelques shekels.
Des pratiques que la peur du mouvement islamiste, la honte sociale et l'effondrement des structures civiles maintiennent dans un silence presque total.

Sous les décombres, une autre guerre

Tandis que l'attention internationale se concentre sur les tensions régionales, une réalité d'une autre nature émerge des profondeurs de la bande de Gaza.
Des habitants brisent le silence et décrivent un schéma répété d'extorsion et d'exploitation sexuelle, perpétré par des membres du Hamas qui continuent d'exercer leur mainmise sur le territoire depuis le cessez-le-feu avec Israël.
Les victimes sont principalement des veuves et des divorcées, condamnées à se battre chaque jour pour obtenir de la nourriture et une aide minimale.

Ces témoignages, recueillis par le Daily Mail britannique depuis la plateforme arabophone Jussour News, pointent vers l'implication directe d'individus affiliés au Hamas, ainsi que vers des tentatives répétées d'étouffer les affaires.

L'effondrement des systèmes civils, l'aggravation de la crise humanitaire et la montée des mariages précoces et des grossesses de jeunes filles forment le terreau de cette réalité où la peur et la dépendance réduisent la plupart des victimes au silence.
Des organisations de défense des droits humains à Gaza estiment que jusqu'à 60 000 femmes se trouvent actuellement en situation de risque.

"On leur demandait des actes sexuels en échange d'un colis alimentaire"

Un habitant de Gaza, qui a témoigné sous couvert d'anonymat, a décrit comment il a découvert une veuve déplacée agressée sexuellement à l'intérieur d'une tente par un groupe de membres de la branche armée du Hamas avant d'être mis en garde de ne pas parler.

"La femme d'un ami s'est tournée vers un commandant de la branche militaire pour obtenir de l'aide. Il en a abusé", raconte-t-il.

"Nous avons enquêté et nous l'avons retrouvée dans une tente dans le quartier de Ghrebalı, à Deir al-Balah, au centre de la bande. Un groupe de membres de la branche armée l'exploitait. Nous avons signalé le cas à la direction on nous a ordonné de nous taire."

Un autre habitant rapporte un cas similaire survenu à sa voisine, victime d'une organisation caritative liée au Hamas. "Ils lui ont demandé d'accomplir des actes sexuels en échange d'un colis de nourriture, d'un bon d'aide ou de 100 shekels", dit-il.

Un troisième homme, se présentant lui-même comme membre de la branche armée du Hamas, a confirmé que de tels faits touchaient aussi les veuves : il avait signalé à la direction que des activistes abusaient de femmes dans une tente de Deir al-Balah, mais on lui avait intimé de se taire. Hors de lui, il a arraché la tente de ses propres mains.

Abdullah nom d'emprunt, journaliste de Jussour News qui a recueilli ces témoignages, s'exprimait depuis une cachette, craignant d'être localisé par le Hamas.

"Il y a malheureusement beaucoup de cas, c'est très répandu", dit-il. "Dans chaque secteur, de nombreuses femmes sont exploitées, en particulier les veuves et les divorcées, parce qu'elles n'ont pas de soutien et pas de revenus. On profite de leur vulnérabilité et la situation s'aggrave de jour en jour."

Nour : "Il m'a dit : tu ne peux pas m'exposer, je suis le gouvernement ici"

Nour  prénom d'emprunt , mère divorcée de quatre enfants déplacée de chez elle par la guerre, a parlé à voix basse au téléphone avec le Daily Mail, de peur d'être entendue. Elle décrit une coercition sexuelle déguisée en aide, après qu'un homme se réclamant d'une autorité religieuse a commencé à la harceler alors qu'elle était au plus bas.

"Je n'avais reçu aucune aide, alors je me suis tournée vers une organisation caritative. Là-bas, il y avait un homme qui semblait respectable et pieux, et qui m'a promis de m'aider", raconte-t-elle. "Je suis mère de quatre enfants, j'ai été déplacée à cause de la guerre et je n'appartiens à aucun camp officiel de déplacés c'est pourquoi je ne recevais pas d'aide.

Je me suis adressée à une organisation caritative islamique qui distribuait des secours aux nécessiteux. J'ai été reçue par un homme qui ressemblait à un cheikh. En apprenant que j'étais séparée, il m'a dit : 'Séparée ? Une belle femme comme toi ?'"

Il a pris son numéro de téléphone, lui faisant croire qu'il allait l'aider. À la place, il lui a proposé un appel vidéo nocturne. "Dès le début, ça ressemblait à du harcèlement. Il était bien plus âgé que moi. Je lui faisais confiance comme à une figure paternelle mais il m'a harcelée. J'avais évidemment peur, et il me pourchassait." Lorsqu'elle l'a menacé de le dénoncer, sa réponse a été sans équivoque : "Tu ne peux pas m'exposer je suis le gouvernement ici."

Pour Nour, il s'agit d'un phénomène systémique : les femmes vulnérables, sans ressources ni soutien, sont délibérément ciblées. "Ils exploitent le besoin des femmes d'être aidées. Mais les femmes ont trop peur pour parler."

"Ils trompent des femmes désespérées pour un peu de sucre ou un grain de riz"

Un rapport du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) a mis en évidence une forte hausse des mariages précoces et des grossesses chez des adolescentes à Gaza.
Avant la guerre, le taux de mariages de mineures avait chuté à 11 % en 2022, contre 26 % en 2009  un progrès désormais inversé.
Selon le rapport, au moins 400 jeunes filles âgées de 14 à 16 ans ont été enregistrées comme mariées en l'espace de quatre mois seulement, en 2025. L'UNFPA prévient toutefois qu'il ne s'agit là que d'une infime partie de la réalité, compte tenu de la sous-déclaration et de l'effondrement des systèmes d'état civil.

"Nous assistons au démantèlement de l'avenir d'une génération entière", a déclaré Nestor Owusu-Agyemang, représentant de l'UNFPA dans les territoires palestiniens, attribuant cette tendance à la guerre et à la dégradation de la situation humanitaire.

Une femme âgée de Gaza a confié à Jussour News, sous couvert d'anonymat : "Pour dire la vérité, ils trompent les femmes. Il y a des organisations caritatives qui exploitent les femmes. Ils trompent des femmes désespérées désespérées pour un peu de sucre ou un grain de riz."

Une autre femme témoigne : "Un jeune homme vous dit : 'Viens, on a un colis d'aide pour toi.' Il représente une organisation islamique un mouvement politique dont je tairai le nom. 'Si tu viens avec moi et que tu fais ceci, je te donnerai cela'  et des femmes sans expérience de vie se retrouvent exploitées." Elle ajoute : "Une organisation caritative à Gaza est, à mon grand regret, le pire contrevenant. Du président jusqu'au gardien à l'entrée  tout le monde est impliqué, tous les employés et membres. On dirait une organisation conçue pour le harcèlement sexuel, la violence psychologique et l'intimidation des jeunes femmes."

Des victimes condamnées au silence

L'agence Associated Press a documenté plusieurs cas similaires en 2025, dont celui d'une femme de 38 ans qui croyait avoir trouvé une issue en cherchant de l'aide pour ses six enfants.

Après des semaines d'épuisement, on lui avait dit qu'un homme pouvait l'aider en nourriture, en aide et même en travail. Séparée de son mari et contrainte de fermer son commerce, elle s'est rendue à son invitation. Il l'a conduite dans un appartement vide, l'a complimentée et lui a demandé de retirer son voile. Il a prétendu l'aimer et ne vouloir lui imposer aucun acte mais ne lui a pas permis de partir. Un contact sexuel a eu lieu. Elle a refusé d'en dire davantage, exprimant honte et terreur. "

Je devais suivre le mouvement parce que j'avais peur, je voulais juste sortir de là", a-t-elle confié à l'AP. Avant de la laisser partir, il lui a donné 100 shekels. Deux semaines plus tard, elle a reçu une boîte de médicaments et une boîte de nourriture. Le travail promis n'a jamais eu lieu.

L'écrivain et auteur gazaoui Hamza Khawidi, auteur du livre Coquillages sur la plage de Gaza, tire la sonnette d'alarme :

"Les femmes à Gaza subissent aujourd'hui des violences sexuelles encore plus importantes qu'en temps de guerre." Il alerte sur le mutisme des victimes, écrasées par la stigmatisation et la peur des représailles sociales.

"Le Hamas ment sur tout"

Abdullah, le journaliste de Jussour News qui risque sa vie pour recueillir ces témoignages, est sans détour : "Le Hamas a exploité les canaux de communication pour diffuser des données exagérées ou mensongères. Ils ont menti sur tout ils ont détourné l'aide, ils ont fabriqué un récit de famine et l'Occident naïf les croit. Ils n'ont de respect pour personne." Il décrit des menaces pesant sur sa propre vie  des hommes armés se sont un jour rendus à l'endroit où il se cachait. "Si j'avais été là, ils m'auraient abattu", dit-il. Il continue pourtant à témoigner, malgré les risques.

Ahmed Fouad al-Khatib, directeur de l'organisation Realign for Palestine, confirme que nombreux sont ceux qui n'osent pas parler par peur du Hamas.
"J'ai vu des vidéos dans lesquelles des femmes sont dissimulées et vendues sous couvert d'aide à la recherche d'un mari", dit-il.

"Beaucoup de femmes à Gaza ont subi des abus, mais aucun organisme central ne documente ces cas. De nombreuses organisations censées défendre les droits des femmes sont incapables d'agir, soit parce qu'elles craignent le Hamas, soit en raison du narratif qu'il impose selon lequel les femmes de Gaza vivent bien sous son autorité."

Le Daily Mail précise avoir contacté l'organisation ONU Femmes, qui n'a pas répondu dans l'immédiat. Deux autres organisations de défense des droits humains à Gaza ont été sollicitées ; l'une d'elles a affirmé n'avoir aucune connaissance d'exploitation de femmes.

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