Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
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En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

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Mon expérience est le résultat de 22 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

« Il m'a dit que j'allais recevoir un tikoun » : comment un couple violait des femmes au nom de Dieu

« Il m'a dit que j'allais recevoir un tikoun » : comment un couple violait des femmes au nom de Dieu

Sous couvert de pouvoirs surnaturels et de rituels de « purification », un couple de Kiryat Shmouna a méthodiquement violé des femmes en détresse, avec la bénédiction — et la participation active — de l'épouse.

Des femmes croyantes, fragilisées, cherchant une aide spirituelle, ont été manipulées, contraintes à des actes sexuels présentés comme des commandements divins, puis condamnées au silence par la menace céleste.
Ce n'est pas une dérive sectaire isolée : c'est un système. Un système où la foi devient une arme, où la souffrance des victimes est le carburant de la prédation, et où une femme aide son mari à en violer d'autres.

Aujourd'hui, un nouveau témoignage brise le silence — et confirme que l'affaire Rubinstein n'a pas fini de révéler l'étendue de ses ravages.

Il était allongé nu sur son lit , il ma dit que j'allais recevoir un tikoun -réparation-important
Un nouveau témoignage accablant vient d'éclater dans l'affaire Rubinstein. Une femme, qui ignorait jusqu'à récemment l'existence même d'un acte d'accusation, révèle avoir été victime du même couple déjà mis en examen pour viols collectifs perpétrés sous couvert de « guérison spirituelle ».

Un couple de Kiryat Shmouna se faisant passer pour des justes cachés

En septembre 2024, un acte d'accusation a été déposé contre David Rubinstein (80 ans) et son épouse Vicky Mor Yossef Rubinstein (72 ans), résidents de Kiryat Shmouna.
Le couple, d'anciens laïcs reconvertis au courant 'habad, se présentait comme des tsadikim nistarim des justes cachésdotés de pouvoirs de guérison exceptionnels.

David se faisait appeler « rabbi David ben Perla ».
Ensemble, ils affirmaient pouvoir résoudre les problèmes des vivants et des morts par un « traitement spirituel » nommé tikoun, et prétendaient que la semence de David avait le pouvoir de délivrer les femmes de leurs souffrances.

L'acte d'accusation leur impute de multiples viols par tromperie commis en complicité, des actes de sodomie par tromperie et des attouchements contraints, au préjudice d'une femme ultra-orthodoxe dans la trentaine. Depuis leur arrestation à l'été 2024, les deux époux sont assignés à résidence à Yitzhar, en Samarie. Le dossier est toujours en cours d'instruction.

« J'avais confiance, ce sont des justes cachés »

Noémie (prénom d'emprunt) a rencontré le couple en 2020, orientée par le rabbin Yossef Chouvli — lui-même mis en cause dans une enquête précédente de Mako pour des faits similaires, et dont David était un proche. « Je traversais une période difficile. Le rabbin Chouvli m'a dit qu'au marché de Safed, chaque mercredi, siège un juste caché du nom de rabbi David, doté de capacités de guérison hors du commun. Il m'a proposé de le rencontrer. »

Que s'est-il passé lors de ce premier contact ? « Je suis allée le voir au marché. Il portait un chapeau noir, un manteau noir, une chemise blanche, des lunettes, une canne. Il m'a regardée et dit qu'il voyait que je traversais une période difficile, que je souffrais — j'ai eu l'impression qu'il me lisait. Il m'a bénie, j'ai été très impressionnée. Je lui ai donné mon numéro de téléphone, et c'est ainsi que notre relation a commencé. »

Avec le temps, le contact est devenu quotidien. David lui a présenté Vicky, elle aussi décrite comme une juste cachée aux puissants pouvoirs. Le couple l'appelait constamment. Noémie leur rendait visite, leur faisait des dons, les invitait chez elle, leur présentait ses enfants.

« Vicky m'a dit que j'avais été choisie pour un tikoun spécial »

Lorsque Noémie confie traverser une crise conjugale, Vicky l'appelle et lui propose un « tikoun spécial pour l'âme » censé tout arranger. Noémie accepte et se rend à leur appartement de Kiryat Shmouna, situé derrière la gare routière, au troisième étage — une porte ornée d'un autocollant « Vive notre maître, notre seigneur et rabbi, roi du Messie pour l'éternité ».

Qu'a dit Vicky ? « Elle m'a demandé si je croyais vraiment qu'ils étaient des justes cachés. J'ai dit oui. Elle a alors dit qu'elle allait me parler du tikoun pour lequel j'avais été choisie, mais que je devais d'abord jurer le secret — que j'accepte ou non. Si je parlais, j'aurais à en répondre devant le Ciel. J'ai accepté. »

Et en quoi consistait ce tikoun ? « Elle m'a demandé combien d'hommes j'avais eu étant laïque, et dit que pour chacun, je devais recevoir un tikoun. J'ai demandé lequel. Elle a dit "supérieur et inférieur" — c'est-à-dire que je devais avoir des relations complètes avec David et lui faire une fellation. »

Ce n'était pas ce à quoi vous vous attendiez, j'imagine.
« J'étais sous le choc, horrifiée, je ne savais pas quoi dire. Ils me regardaient d'un air pesant et ont dit : "Tu crois que nous sommes des justes, oui ou non ?"
J'ai dit oui. Vicky m'a souri : "Je suis sa femme, si je renonce à lui, c'est pour toi, pour ton tikoun, pour que tu ailles bien." Je lui ai dit que j'étais mariée, que c'était interdit. Ils ont répondu que ce n'était pas de l'adultère, que c'est un traitement que les justes cachés ont le droit de faire. Vicky a insisté, m'a convaincue que c'était le seul moyen de résoudre mes problèmes. »

Noémie n'a pas cédé ce jour-là. Mais dans les jours suivants, dans un état de dépression profond, elle a reconsidéré. Vicky lui avait martelé qu'elle avait « la chance immense de participer à un tikoun sacré ». Avant de se rendre à l'appartement, Vicky lui avait demandé d'acheter une pilule du lendemain et de l'apporter.

« Vicky était là, elle m'a calmée, m'a dit que je faisais ça pour ma famille. Elle a vérifié que j'avais bien pris la pilule, puis m'a dit d'attendre quelques minutes avant d'entrer dans la chambre de David. »

« Je suis sortie dans le couloir. Vicky m'attendait avec un sourire »

« Je suis entrée dans la chambre, tout était sombre. David était allongé sur son lit, nu de la ceinture. Il m'a demandé d'enlever tous mes vêtements. C'était difficile, j'avais honte, mais il m'a encouragée et dit que tout allait bien, que j'allais recevoir un tikoun très important. » Noémie décrit ensuite avoir accompli des actes sexuels jusqu'à l'éjaculation. « Quand c'était fini, je me suis rhabillée, je me suis nettoyée dans les toilettes et je suis sortie dans le couloir. Vicky m'attendait en souriant. Elle m'a dit "bravo, tu as mérité ton tikoun", mais que pour le compléter, il faudrait revenir encore quelques fois. »

Comment vous sentiez-vous ? « Heureuse et horrifiée à la fois. C'était difficile et répugnant, mais dans ma tête j'avais réussi quelque chose, j'avais l'impression d'avoir fait ce qu'il fallait. »

Quelques mois plus tard, Vicky l'invite à revenir. Noémie achète à nouveau la pilule et se rend à l'appartement. Cette fois, les actes sexuels sont complets. « Je me suis contractée, j'avais des haut-le-cœur. J'ai fermé les yeux en demandant à Dieu de m'aider, je me sentais si mal. » En sortant, Vicky l'attendait en souriant : « Elle a dit que le tikoun avait réussi et que désormais tout allait s'arranger pour moi. »

« Sur le chemin du retour, je me suis arrêtée à une station-service et j'ai vomi. Je n'arrêtais pas de pleurer. Je voulais en parler à quelqu'un, mais j'avais juré le silence jusqu'à la mort. J'avais peur que si je rompais ma promesse, David et Vicky me punissent depuis les Cieux. »

Vicky vous a proposé d'autres séances ? « Oui, mais j'ai refusé. J'ai dit que c'était trop dur. Elle a accepté. »

En 2021, Noémie bloque les deux numéros et enfouit l'histoire. Jusqu'au mois dernier, lorsqu'elle tombe sur le reportage de Mako consacré au rabbin Chouvli. « L'un des témoins racontait que Chouvli présentait les actes sexuels comme un service divin, qu'il croyait accomplir une mitsva. C'est exactement ce que j'ai vécu. J'ai lu l'article et j'ai commencé à pleurer. Tout m'est revenu. J'ai compris qu'on m'avait trompée, que j'avais subi des violences sexuelles graves. Je me suis effondrée. Je suis en colère contre moi-même, je me sens stupide d'avoir cru à ce qu'ils me vendaient. »

Noémie souffre depuis lors d'anxiété chronique, de dépression, de cauchemars et d'un dysfonctionnement général au quotidien. Sur conseil de son médecin, elle prend des somnifères et des anxiolytiques. Elle vient de déposer plainte auprès de la police.

Un mécanisme de manipulation rodé

L'acte d'accusation décrit d'autres scènes qui donnent la mesure de l'emprise exercée. Le couple s'est un jour rendu à l'hôpital où une victime veillait un proche hospitalisé. Vicky lui a dit d'entrer avec David dans les toilettes et de « toucher son sexe du bout du doigt pour que le malade guérisse ». La victime a obéi. Dans un autre cas, David a remis à une femme un sachet contenant du papier imbibé de sa semence, en lui disant de l'appliquer sur le corps d'un proche malade « pour le guérir », avant de jeter le sachet.

Ce qui se présentait comme un chemin spirituel était en réalité un mécanisme sophistiqué de contrôle, d'exploitation et d'agression sexuelle — rendu possible par la détresse des victimes, leur foi sincère, et la complicité active des deux époux à chaque étape.

La police israélienne a indiqué : « À la réception de la plainte la semaine dernière, une enquête a été ouverte et toutes les mesures nécessaires sont en cours afin d'établir la vérité. »

L'avocat de la défense, Meni Albeir, a répondu : « La procédure se déroule à huis clos avec interdiction de publication. Nous respectons les décisions des tribunaux. C'est le tribunal, et non la presse, qui rend les verdicts. »

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L'uranium introuvable : quand Trump révèle et abandonne un plan d'opération terrestre en Iran

L'uranium introuvable : quand Trump révèle et abandonne un plan d'opération terrestre en Iran

L'uranium introuvable : quand Trump révèle et abandonne un plan d'opération terrestre en Iran

Trump a bel et bien envisagé d'envoyer des soldats américains en Iran pour s'emparer physiquement du stock d'uranium enrichi.
Le Pentagone lui a soumis un plan opérationnel complet : forces spéciales, équipements de terrassement, construction d'une piste d'atterrissage en territoire iranien, deux semaines d'occupation du site.
C'est Trump lui-même qui a confirmé l'existence de ce plan et qui a publiquement expliqué y avoir renoncé. Ce retournement, révélé lors d'un entretien avec Sean Hannity sur Fox News le 14 mai 2026 depuis Pékin, constitue l'un des aveux stratégiques les plus déstabilisants de sa présidence en cours.

Depuis les frappes conjointes américano-israéliennes de juin 2025 sur les installations nucléaires iraniennes, une question hante Washington : que faire de l'uranium hautement enrichi qui n'a pas été détruit ? Au fil des semaines, Donald Trump a lui-même mis au jour — puis relativisé — un plan d'opération terrestre d'une audace sans précédent pour s'en emparer.

Le stock que les bombes n'ont pas détruit

Les frappes américaines de juin 2025 sur Fordow, Natanz et Isfahan ont endommagé les sites nucléaires iraniens, mais un rapport préliminaire classifié de la Defense Intelligence Agency a conclu qu'elles n'avaient repoussé le programme nucléaire que de quelques mois, sans détruire l'intégralité du stock d'uranium enrichi. 

L'essentiel de ce stock est désormais localisé dans le site nucléaire d'Isfahan, enfoui dans une installation souterraine. Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a précisé qu'environ 200 kilogrammes d'uranium hautement enrichi s'y trouvent probablement encore, avec des quantités supplémentaires à Natanz.

Selon le Wall Street Journal, citant des responsables américains, l'Iran détient au total environ 970 livres — soit quelque 440 kilogrammes — d'uranium enrichi à 60 %, dont la majeure partie est stockée à Isfahan. Pour atteindre le seuil des armes, ce matériau devrait encore être enrichi jusqu'à 90 %, une étape que des responsables américains jugent relativement accessible si les centrifugeuses iraniennes sont encore opérationnelles.

Le plan commando : construire une piste d'atterrissage au cœur de l'Iran

Le Washington Post a révélé que l'armée américaine a soumis au président un plan visant à s'emparer de près de 450 kilogrammes d'uranium hautement enrichi en Iran — une opération qui impliquerait l'acheminement d'équipements de terrassement et la construction d'une piste d'atterrissage pour des avions cargo chargés d'évacuer le matériau radioactif. Deux sources familières du dossier ont confirmé l'existence de ce plan, présenté à Trump la semaine précédant la publication, le 1er avril 2026.

D'anciens responsables de la défense consultés par The Hill ont précisé que l'opération nécessiterait une couverture aérienne rapprochée continue, un soutien satellitaire et l'ensemble du spectre des capacités offensives et défensives américaines pour protéger le périmètre et permettre au JSOC — le Commandement des opérations spéciales interarmées — d'excaver méthodiquement les tunnels, de récupérer les matières nucléaires et de vérifier qu'aucune quantité n'a été omise. La durée estimée de l'opération oscillerait entre quelques jours et plusieurs semaines, compte tenu de la profondeur des tunnels.

Le site de Natanz, quant à lui, abrite probablement des caches supplémentaires dans son installation fortifiée dite de Pickaxe Mountain, dont la profondeur est estimée, selon des sources israéliennes, à environ 100 mètres sous la base de la montagne — soit plus de 10 mètres en dessous du site d'enrichissement de Fordow.

La Tulsi Gabbard confirme, Israël nuance

La directrice du renseignement national, Tulsi Gabbard, a indiqué devant des élus de la Chambre des représentants que la communauté du renseignement avait une « haute confiance » dans sa connaissance de la localisation précise de l'uranium enrichi iranien.

Mais un responsable israélien cité par le New York Times a tempéré les affirmations triomphalistes de Trump, révélant qu'une partie de l'uranium enrichi à Fordow et Natanz avait survécu aux frappes et demeurait potentiellement accessible — ajoutant toutefois que tout tentative iranienne de récupérer et transporter ce matériau serait presque certainement détectée par les satellites de surveillance américains et israéliens, et déclencherait de nouvelles frappes.

L'aveu de Trump : « J'y ai pensé dès le début »

C'est lors d'un entretien accordé à Sean Hannity sur Fox News, depuis Pékin, le 14 mai 2026, que Trump a levé le voile sur ses propres hésitations stratégiques. Interrogé sur le stock de quelque 970 livres d'uranium hautement enrichi toujours enfoui sous les installations bombardées, Trump a déclaré : « Je me sens mieux si je l'obtiens, en fait, mais je pense que c'est davantage une question de relations publiques que d'autre chose. » Il a précisé que les États-Unis disposaient de neuf caméras surveillant les sites en permanence et que « personne ne s'en est même approché ».

Trump a estimé qu'une opération de récupération du matériau prendrait « une semaine et demie », ce qu'il a qualifié de « long moment en territoire ennemi ». Tout en laissant entendre que cela lui procurerait une plus grande assurance, il a finalement minimisé l'enjeu stratégique : « Je ne pense pas que ce soit nécessaire, sauf du point de vue des relations publiques. » Il a ajouté : « Nous avons nos yeux dessus. Nous savons exactement ce qui se passe là-bas. »

Interrogé par Hannity sur l'option consistant à « entomber » l'uranium plutôt qu'à l'extraire, Trump a semblé y voir une alternative valable — tout en présentant la récupération physique comme une question de symbole davantage que d'impératif militaire. « Non, je ne pense pas que ce soit nécessaire, sauf du point de vue des relations publiques », a-t-il tranché.

Le retournement stratégique qui a stupéfié les négociateurs

Analystes et commentateurs ont immédiatement relevé la portée de cet aveu : en quelques mots — « Je ne pense pas que ce soit nécessaire » —, Trump semblait abandonner une position présentée jusqu'alors comme la justification centrale de la guerre. Le stock d'uranium iranien, enrichi à 60 % et estimé capable de produire entre 10 et 12 bombes nucléaires selon des experts, avait été invoqué comme la raison d'être du conflit. La déclaration de Trump était exactement le genre de signal que les négociateurs iraniens allaient s'empresser de noter.

La contradiction n'avait pas échappé aux observateurs : Trump lui-même avait auparavant affirmé être « celui qui a dit que nous allions l'obtenir »

Surveillance spatiale et menace résiduelle

Sur Truth Social, Trump avait écrit que le stock d'uranium iranien se trouvait « sous une surveillance satellitaire très précise (Space Force !) » et que « rien n'a été touché depuis la date de l'attaque ». Option diplomatique ou frappe de rappel, le président a néanmoins maintenu la pression : « L'autre chose que nous pourrions faire, c'est le bombarder à nouveau, le rendre absolu », a-t-il déclaré, laissant ouverte la possibilité de frappes supplémentaires si l'Iran tentait de récupérer son uranium.

Mojtaba Khamenei dans le viseur diplomatique

En parallèle de ces considérations militaires, Trump a ouvert une piste diplomatique inattendue. Lors du même entretien avec Hannity, il a déclaré que l'Iran pouvait soit conclure un accord, soit « être anéanti », ajoutant qu'« une personne sensée ferait un accord, mais ils sont peut-être fous ». Selon les informations recueillies, Trump a également indiqué qu'il ne refuserait pas de rencontrer Mojtaba Khamenei — le fils du Guide suprême Ali Khamenei — s'il s'avérait être un interlocuteur sérieux.

Chronologie

Juin 2025 : Frappes conjointes américano-israéliennes (Opération Midnight Hammer) sur Fordow, Natanz et Isfahan. Le stock d'uranium n'est pas détruit.

28 février 2026 : Lancement de l'Opération Epic Fury, second cycle de frappes américano-israéliennes sur les infrastructures nucléaires iraniennes.

1er avril 2026 : Le Washington Post révèle l'existence d'un plan militaire américain pour s'emparer physiquement de l'uranium, incluant la construction d'une piste d'atterrissage en Iran.

6 avril 2026 : Trump propose une coopération avec Téhéran pour extraire conjointement l'uranium enfoui.

14 mai 2026 : Depuis Pékin, Trump admet lors d'un entretien avec Sean Hannity sur Fox News avoir envisagé puis renoncé à l'opération terrestre, la qualifiant désormais de question « de relations publiques ».

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Féminicide à la voiture piégée : Lia Cohen Malka assassinée sur l’autoroute Ayalon sous les yeux d’Israël

Féminicide à la voiture piégée : Lia Cohen Malka assassinée sur l’autoroute Ayalon sous les yeux d’Israël

ISRAËL – FÉMINICIDE

Lia Cohen Malka, 35 ans, mère d'un enfant en bas âge, assassinée dans une voiture piégée sur l'autoroute Ayalon

Le 4 juin 2026, en pleine heure de pointe matinale, une bombe a déchiré le silence de l'autoroute Ayalon, l'une des artères les plus fréquentées d'Israël.
Dans le véhicule en feu, une jeune femme de 35 ans : Lia Cohen Malka, originaire de Rishon LeZion, mère d'un enfant de deux ans, assassinée par un engin explosif d'une demi-kilo placé dans sa voiture alors qu'elle était immobilisée dans les embouteillages près de l'échangeur de Holon. 

Les équipes du MDA n'ont pu que constater son décès sur place. Le véhicule — celui de son frère, qu'elle conduisait ce matin-là — a été entièrement ravagé par les flammes. Les équipes de United Hatzalah et les pompiers ont opéré sur les lieux pour maîtriser l'incendie, tandis que la police a immédiatement confirmé que l'acte était d'ordre criminel et ouvert une enquête.

Un mari suspect, un divorce en cours

La police soupçonne l'ex-mari de 32 ans d'être à l'origine du meurtre, dans le contexte d'un divorce difficile. Il avait récemment été convoqué pour des menaces proférées contre des proches de la victime. Placé en garde à vue dans les heures suivant le drame, la police prévoit de le présenter formellement devant le tribunal pour prolonger sa détention.  Israel

L'enquête révèle un tableau glaçant : depuis plusieurs mois, des plaintes pour menaces avaient été déposées contre le mari. En mars, Lia Cohen Malka elle-même avait alerté les autorités. Son père, Yaakov, avait également porté plainte fin avril pour des menaces répétées. Selon le père, Yaakov, lui-même et son épouse avaient déposé une plainte contre le mari pour menaces, mais rien n'avait été fait. Il déclare sobrement : « Les disputes entre mari et femme ont atteint un point de non-retour et ont abouti à une telle tragédie. »

Un portrait de femme ordinaire, broyée par un système défaillant

Lia Cohen Malka était comptable, sans casier judiciaire, employée depuis quatorze ans dans un grand cabinet. Une femme stable, discrète, au parcours sans faille. Son père, Yaakov Malka, est propriétaire du restaurant Patricks à Bat Yam. Sa mère était autrefois policière. Rien, dans ce tableau de famille ordinaire, ne laissait présager un tel dénouement si ce n'est les avertissements répétés, ignorés.

L'ombre portée des signaux d'alerte

Ce meurtre illustre une réalité que les associations féministes dénoncent depuis des années : les signaux d'alarme existaient, les plaintes avaient été déposées, les aveux arrachés. Et pourtant. Deux fois, le suspect avait reconnu les faits. Deux fois, l'affaire avait été classée ou suspendue à des conditions de mise en liberté levées. Dans les semaines précédant le drame, la police s'apprêtait à déposer une plainte formelle. Trop tard.

Le commissaire Haim Sargaroff, commandant du district de Tel Aviv, a souligné que la bombe avait explosé à l'heure de pointe, représentant un « grave danger pour les passants ». La dimension publique de cet assassinat — commis en plein trafic, sur l'une des routes les plus passantes du pays — signe l'impunité ressentie par l'auteur présumé, et interroge brutalement sur les failles d'un système judiciaire qui, une fois de plus, n'a pas protégé.

L'enquête a été transférée au commissariat central (Yamar), en raison de la résidence des personnes impliquées dans le quartier de Shephelah.

Lia Cohen Malka laisse derrière elle un enfant de deux ans.

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Il a passé 29 ans à être musulman. 5 minutes pour devenir Juif. Et 2,5 millions de dollars pour s'en remettre

Il a passé 29 ans à être musulman. 5 minutes pour devenir Juif. Et 2,5 millions de dollars pour s'en remettre

Il voulait juste savoir d'où il venait. Il ne s'attendait pas à changer d'identité 

À 29 ans, un test ADN commandé sur internet lui apprend que son père biologique n'est pas l'homme qui l'a élevé  et que le sperme utilisé pour le concevoir en 1992 appartenait à un donneur juif. Lui qui a grandi musulman se retrouve propulsé, sans crier gare, au cœur d'une des équations identitaires les plus explosives du Moyen-Orient. Ce n'est pas un roman, ce n'est pas une série Netflix — c'est une affaire judiciaire en cours à Tel-Aviv, et elle vaut 7,3 millions de shekels.

Quand le test ADN devient une bombe à retardement

Il pensait connaître son histoire. Il avait une famille, un nom, des racines. Et puis, à 29 ans, une simple analyse génétique a tout fait exploser. Né en août 1992 à Tel-Aviv d'un couple musulman ayant eu recours à l'insémination artificielle, cet homme vient d'apprendre que le sperme utilisé pour le concevoir n'était pas celui de son père  un homme décédé depuis  mais celui d'un donneur juif. Erreur médicale, négligence, ou simple aléa d'une époque où les protocoles de FIV étaient moins stricts qu'aujourd'hui ? C'est précisément ce que le tribunal de district de Tel-Aviv doit désormais trancher.

7,3 millions de shekels pour une identité volée

La plainte pour faute médicale a été déposée devant le tribunal de district en février dernier. Elle réclame 7,3 millions de shekels — soit environ 2,5 millions de dollars — à l'encontre du gynécologue obstétricien qui avait pris en charge le couple au début des années 1990. Le praticien, aujourd'hui âgé de 96 ans, est désormais atteint de démence sévère et placé sous tutelle de sa famille. Une situation qui complique singulièrement la procédure. 

Car au-delà du scandale médical, c'est un vrai feuilleton judiciaire qui se joue en coulisses. Peu après le dépôt de la plainte, les enfants et l'épouse du médecin ont demandé à être désignés tuteurs de l'ensemble de ses affaires, au motif de sa démence avancée. Le tribunal de la famille de Tel-Aviv a accepté leur demande et a rendu une ordonnance permanente les nommant responsables de ses affaires personnelles, médicales et financières.

Une tutelle qui sent le conflit d'intérêts

La mère et le fils, parties au procès en réparation, ont alors tenté de faire annuler cette tutelle familiale — ou d'obtenir la nomination d'un tuteur externe indépendant. Ils ont exprimé la crainte que l'épouse et les enfants du médecin, en leur qualité de tuteurs, agissent pour préserver le patrimoine à la lumière du procès engagé contre lui. Autrement dit : que la famille fasse le ménage dans les comptes avant qu'un éventuel jugement condamnatoire ne tombe.

Sauf que le juge Tomer Shalem ne l'a pas entendu de cette oreille. Il a rejeté leur requête, expliquant qu'une demande d'annulation d'une tutelle ou de nomination d'un tuteur neutre ne peut être déposée par un tiers qui ne répond pas à la définition légale d'un « proche » soit une personne ayant un lien de sang ou conjugal. Logique juridique implacable : on ne peut pas se glisser dans une procédure de tutelle simplement parce qu'on a un procès en cours contre l'intéressé. 

Le magistrat a également estimé que si les plaignants souhaitaient empêcher une dissipation d'actifs, ils devaient déposer une demande de mesure conservatoire appropriée devant le tribunal saisi de l'affaire principale. Bref : chaque chose en son lieu, chaque tribunal son affaire.

Une erreur qui traverse trois décennies

Ce qui frappe dans cette histoire, c'est moins la faute médicale elle-même — aussi grave soit-elle — que le temps qu'il a fallu pour que la vérité éclate. Trente-deux ans de silence. Un père adoptif de facto qui élève un enfant sans jamais savoir, une mère qui n'a peut-être jamais eu de doutes, et un jeune homme qui, en cochant une case sur un formulaire de test génétique grand public, se retrouve soudainement avec une identité à reconstruire de zéro.

Le test génétique réalisé par le fils à l'âge de 29 ans a révélé que l'homme qui l'avait élevé n'était pas son père biologique, et que la grossesse avait été obtenue avec le sperme d'un donneur juif. On imagine sans peine l'onde de choc — humaine, religieuse, culturelle — que représente une telle découverte pour un homme élevé dans la foi musulmane.

Un médecin hors d'atteinte, une justice qui tâtonne

Le dossier illustre une réalité souvent occultée dans les affaires de faute médicale ancienne : les présumés responsables vieillissent, oublient, disparaissent — parfois derrière un diagnostic de démence qui les met à l'abri de toute confrontation directe. Le praticien au cœur de ce scandale ne comparaîtra vraisemblablement jamais à la barre. Il ne se souvient probablement plus de rien. Et c'est précisément ce vide mémoriel qui rend la quête de justice aussi nécessaire que frustrante.

L'affaire est désormais entre les mains du tribunal de district de Tel-Aviv. Elle posera inévitablement des questions qui dépassent largement le cas individuel : quelles étaient les normes de traçabilité des dons de sperme en Israël dans les années 1990 ? Qui contrôlait quoi, comment, et avec quelle rigueur ? Et surtout : combien d'autres familles portent, sans le savoir, une vérité similaire enfouie dans leur patrimoine génétique ?

À l'heure des tests ADN vendus en grande surface, ces questions ne sont plus théoriques.

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Exile to Hollywood : un acte de mémoire et de célébration à vivre en concert le 23 juin -vidéos-

Exile to Hollywood : un acte de mémoire et de célébration à vivre en concert le 23 juin

Un album, un duo, une histoire qui bouleverse.

Huit compositeurs juifs arrachés à l'Europe par la barbarie nazie. Une fuite vers l'inconnu qui allait, contre toute attente, enfanter le plus grand âge d'or de la musique de cinéma. Exile to Hollywood, le nouvel album d'Isabelle Durin et Michaël Ertzscheid — paru chez NoMadMusic et déjà salué par France Inter et France Musique — ressuscite en quinze arrangements originaux pour violon et piano toute la splendeur de ce répertoire hors norme.
Un disque qui est bien plus qu'un disque : un acte de mémoire autant qu'une célébration. À écouter absolument et à vivre en concert le 23 juin au Festival des Cultures Juives.

Exile to Hollywood : quand des compositeurs juifs en exil ont inventé le son du cinéma américain

Un nouvel album du duo Isabelle Durin et Michaël Ertzscheid rend hommage aux génies de la musique de film hollywoodienne — et à l'histoire bouleversante qui se cache derrière leurs chefs-d'œuvre.

Il y a dans certains disques bien plus qu'une simple tracklist. Exile to Hollywood, paru chez NoMadMusic, est de ceux-là. Derrière les mélodies familières de Autant en emporte le vent, Fenêtre sur cour ou Ben-Hur se dissimule une histoire collective d'une intensité rare : celle de compositeurs juifs arrachés à l'Europe par la montée du nazisme, contraints à l'exil, et qui allaient, depuis les studios hollywoodiens, forger le son d'une époque entière.

De Vienne à Hollywood, l'exil comme destin

Franz Waxman, violemment agressé en pleine rue par des SA en 1934, quitte Berlin le lendemain même. Erich Wolfgang Korngold, dont la carrière est alors au sommet, se retrouve aux États-Unis au moment de l'Anschluss — un contrat avec la Warner Bros lui sauve littéralement la vie.
André Previn, enfant, fuit l'Allemagne en 1938, quelques semaines avant la Nuit de Cristal. Miklós Rózsa, Max Steiner, Irving Berlin, Dimitri Tiomkin : ils sont russes, autrichiens, hongrois, polonais, ukrainiens — et tous juifs. Tous partagent ce même déracinement brutal, cette même traversée de l'ombre vers la lumière.

L'Amérique leur tend les bras. Hollywood s'impose comme une nouvelle terre promise, fantasmée et bien réelle à la fois, où tout semble soudain possible. Ces héritiers de Wagner, Mahler et Strauss — Korngold et Steiner avaient tous deux été adoubés par Mahler en personne — vont y inventer quelque chose d'inédit : le symphonisme hollywoodien, alliance du post-romantisme germanique et du creuset culturel américain.
Du jazz de Broadway aux idiomes hongrois de Rózsa, des accents yiddishs d'Irving Berlin au lyrisme slave de Tiomkin dans ses westerns, leur musique est un syncrétisme éblouissant. En trois décennies à peine — les années 1930 à 1950 —, leurs noms sont gravés en lettres d'or dans l'histoire du 7e Art.

Un duo au service d'un répertoire hors norme

C'est cette épopée que la violoniste Isabelle Durin et le pianiste Michaël Ertzscheid ont choisi de faire revivre dans Exile to Hollywood, quatrième collaboration discographique d'un duo dont la complicité artistique n'est plus à démontrer. Quinze arrangements originaux — signés par les deux musiciens eux-mêmes — traversent les œuvres majeures de huit compositeurs : de la valse envoûtante de Jezebel à la suite épique de Ben-Hur, du thème hitchcockien de Fenêtre sur cour à la grandeur de Gone with the Wind. La palette est immense, le projet musical ambitieux et cohérent.

Enregistré en février 2025 aux studios de l'Orchestre national d'Île-de-France, l'album a déjà suscité l'enthousiasme de France Inter, France Musique et de nombreux médias spécialisés.

À ne pas manquer

Le concert du 23 juin à 20h30, précédé d'un apéro dînatoire à 19h45, dans le cadre du Festival des Cultures Juives — une soirée qui promet d'être aussi festive qu'émouvante. L'album est disponible sur toutes les plateformes.

Située à la croisée du monde d'hier et de la modernité américaine, leur musique restera pour ces hommes un passeport universel. De leur exil, ils ont su tirer une force ; de leur judéité, non plus un destin d'anéantissement, mais un élan vital et créateur — au pays du Happy End.

Gone wothe the wind : Max Steiner 
Isabelle Durin 


🎙On en parle:

 France Inter/ Laurent Delmas:

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/delmas-fait-son-cinema/delmas-fait-son-cinema-du-samedi-09-mai-2026-1106748

France Musique: Max Dozolme:

https://www.radiofrance.fr/francemusique/podcasts/le-concert-du-soir/michelle-merrill-et-l-ondif-dans-un-programme-americain-avec-stravinski-gershwin-et-amy-beach-8672476

France Musique/ Musique Matin: Jean-Baptise Urbain:

https://www.radiofrance.fr/francemusique/podcasts/la-table-ronde-du-vendredi/la-table-ronde-du-vendredi-du-vendredi-22-mai-2026-4966994

Sababa medias

https://sababa-medias.com/2026/05/25/exile-to-hollywood-les-traces-dune-histoire-collective/

https://sababa-medias.com/2026/04/20/isabelle-durin-portrait-dune-presence/

Blog Jean-Christophe Manuceau: https://lightofmylife.fr/

Pizzicato journal: https://www.pizzicato.lu/eingespieltes-duo-fur-filmmusik-des-goldenen-zeitalters/

A venir: Total Trax , interview - Olivier Desbrosses et Rafik Djoumi. pour les abonnés ici: 

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Acte criminel sur l'autoroute en Israël : Une voiture explose sur l'autoroute Ayalon, 1 mort -vidéo-

Acte criminel sur l'autoroute en Israël : Une voiture explose sur l'autoroute Ayalon, 1 mort -vidéo-

Une voiture explose sur l'autoroute Ayalon : un mort

Ce jeudi matin, à 9h20, une explosion retentit sur la voie rapide la plus fréquentée d'Israël. Un véhicule saute à l'échangeur de Holon, sur la route 20. En quelques secondes, l'habitacle est en flammes. À l'arrivée des secours, l'homme qui se trouvait à bord est sans pouls, sans souffle, couvert de brûlures. Le Magen David Adom constate son décès sur place.

Règlement de comptes ou « accident de travail » ?

La police est formelle : le mobile est criminel. Les enquêteurs du district d'Ayalon et les démineurs de la région de Tel-Aviv ont aussitôt ouvert une enquête. Mais une question centrale reste sans réponse : s'agit-il d'un assassinat ciblé — une bombe placée dans le véhicule par des tiers — ou d'une « accident de travail », selon l'expression cynique usitée dans les milieux policiers israéliens pour désigner un criminel tué par sa propre charge explosive ?

Les premiers secouristes, arrivés à moto depuis l'unité d'urgence du MDA, décrivent une scène saisissante : « Nous avons vu la voiture en feu. À proximité, un homme gisait, sans signes vitaux, avec des brûlures sévères sur le corps. Nous avons effectué les gestes médicaux nécessaires, mais les blessures étaient trop graves. Nous n'avons eu d'autre choix que de constater le décès. »

 

Une autoroute comme terrain de crime

Ce n'est pas la première fois que l'Ayalon devient le théâtre d'un règlement de comptes. En mars 2025, une explosion similaire, à l'échangeur La Guardia, avait blessé deux personnes dont un ancien maire de Bat-Yam. En mai 2024, un minibus avait explosé près du carrefour Wolfson, entre Tel-Aviv et Holon. Même scénario, même contexte : crime organisé.

Le phénomène dit de la « bombe sous la voiture » s'est banalisé en Israël ces dernières années. Les guerres de clans entre familles criminelles — souvent arabes israéliennes, parfois liées à des réseaux juifs — font des dizaines de victimes chaque année, dans une relative impunité. Les charges sont posées la nuit, les voitures explosent le matin, et les témoins se taisent.

Une heure de pointe, une ville entière figée

L'explosion s'est produite en pleine heure de pointe d'un jeudi — l'un des moments de circulation les plus denses de la semaine en Israël. Le trafic sur l'Ayalon a été paralysé pendant de longues heures, provoquant des embouteillages en cascade dans tout le centre du pays. Des dizaines de milliers d'automobilistes ont vécu ce matin comme un film — sans savoir que derrière les flammes et la fumée se jouait, une fois encore, l'insoluble crise de la violence criminelle organisée en Israël.

L'identité de la victime n'a pas encore été rendue publique. L'enquête se poursuit.

 

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Agression antisémite dans le métro de New York : étranglée, frappée, ses cheveux arrachés -vidéo

Agression antisémite dans le métro de New York : étranglée, frappée, ses cheveux arrachés -vidéo

Agression antisémite dans le métro de New York : une jeune femme étranglée, frappée, ses cheveux arrachés

Le dimanche 1er juin 2026, une jeune Juive de 23 ans a été violemment agressée dans le métro new-yorkais, en pleine journée, sur une rame bondée. La scène, filmée et relayée par CBS New York, glace le sang.

La suspecte, identifiée comme Diana Smith, une résidente du Bronx, a commencé par proférer des propos haineux à l'encontre des Juifs à bord d'une rame de la ligne C traversant le bas Manhattan, vers 14h15, avant de s'en prendre physiquement à la victime, une jeune femme de 23 ans du Upper West Side.

La victime, infirmière originaire de Montréal, a indiqué qu'elle était montée dans le métro à la station Jay Street et ne prévoyait de voyager qu'un seul arrêt lorsque Smith est montée à bord et a commencé à parler à un couple des "dangers que représentent les Juifs qui volent la richesse".

Avant de porter les mains sur sa victime, Smith avait hurlé dans la rame une accusation d'une violence symbolique glaçante : "Les Juifs mangent des enfants !" — une calomnie médiévale, le "meurtre rituel", exhumée et vociférée en plein Manhattan en 2026, devant des dizaines de témoins silencieux.

Puis la violence a éclaté.

Agression antisémite dans le métro de New York : étranglée, frappée, ses cheveux arrachés -vidéo

La victime, qui a demandé à garder l'anonymat par crainte pour sa sécurité, a décrit l'attaque sans détour : "Elle s'est jetée sur moi. Elle m'a étranglée deux fois. Elle m'a frappée. Elle m'a arraché les cheveux." Avant de conclure : "C'était un crime de haine contre la communauté juive. Cela ne serait pas arrivé si je n'avais pas été juive."

La victime a également confié au New York Post : "J'étais comme une poupée de chiffon et je ne pouvais pas me défendre — il aurait dû y avoir une barrière humaine autour de moi."

Une foule de témoins, et presque personne pour agir

Ce qui aggrave le caractère traumatisant de l'événement, c'est le silence des témoins. La victime a déclaré qu'elle avait été choquée par l'inaction des passagers présents : "Personne ne faisait rien, au point où j'ai été frappée jusqu'à tomber à terre. Les gens sont bien plus forts en communauté." Seules deux personnes sont brièvement intervenues.

Arrestation et inculpation

Diana Smith, 23 ans, a été arrêtée. Elle est poursuivie pour plusieurs chefs d'accusation, dont crime de haine et harcèlement aggravé.

Un contexte alarmant

Cette agression ne survient pas dans le vide. Elle s'inscrit dans une explosion des crimes antisémites à New York.

En mai 2026 seulement, 41 crimes antisémites ont été confirmés par le NYPD, soit une hausse de 71 % par rapport au même mois en 2025. Les Juifs, qui représentent 10 % de la population new-yorkaise, ont été les cibles de 60 % de l'ensemble des crimes de haine recensés ce mois-là. Depuis le début de l'année, 152 crimes antisémites ont été confirmés dans la ville.

Lisa Katz, directrice des affaires gouvernementales du Combat Antisemitism Movement, tire la sonnette d'alarme : "L'antisémitisme est passé des mots à la violence réelle. Nous avons recensé 193 incidents antisémites à New York depuis le début de l'année jusqu'au 31 mai, soit plus d'un par jour."À l'échelle nationale, le tableau n'est pas plus rassurant. Selon le rapport annuel de l'ADL, 2025 a été la première année depuis 2019 au cours de laquelle des Juifs ont été tués aux États-Unis dans des attaques antisémites. Les agressions physiques, y compris celles impliquant des armes, restent en hausse.

L'heure des comptes

Cette agression dans le métro new-yorkais rappelle une réalité que beaucoup préfèrent ignorer : la haine antijuive ne se limite plus aux marges. Elle frappe en plein jour, dans un wagon plein, face à des voyageurs qui regardent sans réagir. Le mensonge millénaire selon lequel "les Juifs mangent des enfants" — vieille calomnie médiévale recyclée par les complotistes contemporains — a servi de prétexte à une violence physique caractérisée.

La question n'est plus de savoir si la société est prête à nommer ce phénomène. Elle est de savoir combien de temps elle continuera à le laisser prospérer.

Israël : La Knesset vote des avantages fiscaux pour les résidents de Judée-Samarie

Israël : La Knesset vote des avantages fiscaux pour les résidents de Judée-Samarie

La Knesset vote des avantages fiscaux pour les résidents de Judée-Samarie

C'est fait. Dans la nuit de mercredi à jeudi, la Knesset a adopté en deuxième et troisième lecture la loi accordant des avantages fiscaux aux résidents des localités de la « zone de confrontation orientale » — autrement dit, les implantations de Judée et de Samarie. Le texte, porté par le député Tzvi Sukkot (Sionisme religieux), est passé par 32 voix contre 23.

Un crédit d'impôt pour ceux qui tiennent la ligne

Concrètement, tout résident établi dans une localité éligible pendant l'intégralité d'une année fiscale bénéficiera d'un crédit d'impôt. La loi s'appliquera rétroactivement à compter du 1ᵉʳ janvier 2026, pour une durée couvrant les années 2023 à 2026.

Le principe est simple : aligner le traitement fiscal des résidents de Judée-Samarie sur celui dont bénéficient déjà les habitants des zones frontalières du nord et du sud.

Smotrich : « La fin d'une discrimination de longue date »

Le ministre des Finances Bezalel Smotrich, président du Sionisme religieux, n'a pas caché sa satisfaction : « Cette nuit, nous avons fait justice. Les résidents de Judée et Samarie, qui se trouvent en première ligne et servent de bouclier protecteur à l'État d'Israël, ne seront plus des citoyens de seconde zone. »

Pour lui, il s'agit d'une promesse tenue et d'une doctrine claire : une même politique fiscale pour toutes les lignes de confrontation — nord, sud et est.

Un vote aux allures de revanche politique

Derrière la technique fiscale, c'est un signal politique fort que la droite nationaliste israélienne envoie. Les partisans de la loi parlent ouvertement de « correction d'une injustice historique ». Sukkot, qui a mené la bataille législative depuis la commission de l'éducation, a évoqué « des années de discrimination pour des raisons purement politiques, malgré le sang versé ».

Plus de 500 000 Israéliens vivent aujourd'hui en Judée-Samarie. Longtemps exclus des dispositifs d'aide applicables aux autres zones sensibles du pays, ils obtiennent désormais une reconnaissance formelle de leur situation dans le droit fiscal israelien.

Le contexte : une bataille qui n'est pas finie

Cette adoption intervient après des semaines de bras de fer législatif. Une longue nuit de débats à la commission des Finances s'était conclue sans vote, Smotrich ayant refusé d'élargir le dispositif à davantage de communautés du nord menacées par le Hezbollah. Le ministre a finalement obtenu la version qu'il défendait : ciblée, concentrée sur les implantations de Cisjordanie, sans extension jugée trop coûteuse.

Pour l'opposition, c'est précisément là que le bât blesse : une loi taillée sur mesure pour une base électorale, au détriment d'une logique sécuritaire cohérente et équitable pour tous les Israéliens en première ligne.

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Jérusalem : Amit Peretz hétéro et membre du Likoud à la tête de la Maison ouverte LGBT

Jérusalem : un hétéro et membre du Likoud à la tête de la Maison ouverte LGBT

Jérusalem : un hétéro à la tête de la Maison ouverte LGBT

Il ne correspond en rien au profil attendu. Amit Peretz, 34 ans, nouveau directeur général de la Maison ouverte pour la fierté et la tolérance à Jérusalem, est hétérosexuel, marié, père d'un enfant de deux ans, issu d'une famille nationaliste-religieuse et fils de l'ancien maire de Tibériade  élu sous l'étiquette du Likoud. Sa nomination, quelques jours avant la Marche des fierté de la capitale, a fait grincer des dents. Lui assume, et il s'explique pour la première fois.

Six ans de silence

Tout commence avec son frère aîné, de sept ans son cadet, qui fait son coming out à 18 ans. Pendant six ans, Amit ne le mentionne à personne. « Je ne me sentais tout simplement pas dans un environnement où je pouvais dire : "j'ai un frère gay". » C'est lors d'une année préparatoire militaire à Jérusalem, au contact de l'organisation de jeunesse LGBT Iggy, qu'il en parle publiquement pour la première fois. « Ce fut un moment très puissant. Je voulais que mon frère se sente libre dans mes cercles, qu'il comprenne qu'il n'y a aucune raison d'avoir honte. Ça m'a libéré. »

Ce jour-là, c'est lui aussi qui sort du placard pas sur son orientation sexuelle, mais sur ses convictions et son engagement comme allié.

Jérusalem, une obsession

Arrivé à l'Université hébraïque en 2014 pour étudier la gestion et les relations internationales, Peretz est vite happé par la vie associative et civique de la ville. Il crée « Le Rectangle », une série de soirées festives destinée à retenir les jeunes à Jérusalem et qui tourne depuis huit ans. « Je voulais montrer qu'il y a de la vie ici, des gens, une raison de rester. »

Après son service militaire comme combattant et commandant dans la 50e brigade Nahal  qu'il décrit, contre toute attente, comme un environnement pluraliste et ouvert , il plonge dans la politique municipale. Aux dernières élections, il se présente sur la liste du maire Moshé Lion comme représentant des jeunes.

Un allié au poste le plus exposé

Sa nomination à la Maison ouverte soulève une question légitime : qu'est-ce qu'un hétéro vient faire là ? Sa réponse est directe. « Je n'aurais jamais postulé si la communauté ne m'avait pas elle-même sollicité. Je ne suis pas là pour parler en son nom, mais pour amplifier ses voix. » Il connaît ses limites, dit-il, et sait qu'il a encore beaucoup à apprendre. Mais il mise sur sa capacité à construire des ponts entre communautés, à atteindre des décideurs inaccessibles à d'autres.

La Maison ouverte n'est pas une simple association militante : c'est à la fois un espace communautaire, un centre de soutien psychologique, un organe d'éducation et une tribune politique — dans une ville où 20 % des signalements d'agressions LGBTphobes recensés en Israël proviennent de Jérusalem et de ses environs.

Moshé Lion, la coalition et les limites du possible

Sur Moshé Lion, le maire de Jérusalem réputé peu progressiste, Peretz choisit ses mots avec soin. « Je vois en lui quelqu'un qui, sans sa dépendance à la coalition ultra-orthodoxe, ferait avancer beaucoup de ce que je défends. » Transports publics le Shabbat, logement accessible, entreprises attirées dans la ville : pour lui, l'avenir de la communauté LGBT à Jérusalem — comme celui des laïcs — se joue d'abord sur ces questions concrètes. « Sans emplois et sans logements abordables pour les jeunes familles, même la plus belle vision reste en l'air. »

La Marche, pas un simple défilé

Ce jeudi, la Marche des fiertés de Jérusalem empruntera un nouveau parcours pour s'achever au Jardin des roses, face à la Knesset. Un symbole délibéré. « La Marche ici est différente de toutes les autres, dit Peretz. Elle est protestataire, elle renforce et elle rassemble des gens très différents. » Dans la capitale israélienne, défiler, c'est encore un acte politique.

Amit Peretz entre en fonctions à un moment charnière. La communauté LGBT de Jérusalem se bat aujourd'hui sur tous les fronts : législation, sécurité, parentalité, reconnaissance, budget. Lui ne prétend pas tout incarner. « Je suis là pour amplifier les voix », répète-t-il. Dans une ville où chaque identité devient vite une question politique, c'est déjà une position courageuse.

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Cessez-le-feu au Liban : le Hezbollah contraint de plier

Cessez-le-feu au Liban : le Hezbollah contraint de plier

Cessez-le-feu au Liban : le Hezbollah contraint de plier

Dans la nuit du mercredi 4 juin, Israël, le Liban et les États-Unis ont annoncé conjointement un accord de cessez-le-feu total au Liban. La condition centrale : le Hezbollah doit cesser tout tir contre Israël et retirer l'intégralité de ses combattants des territoires situés au sud du fleuve Litani. C'est, de fait, une capitulation militaire que l'organisation terroriste est sommée d'accepter.

Des zones pilotes sous contrôle exclusif de l'armée libanaise

Sous l'égide des États-Unis, les parties ont convenu d'établir rapidement des zones pilotes où l'armée libanaise exercera un contrôle exclusif sur le terrain. Tous les acteurs « non étatiques » — autrement dit le Hezbollah — en seront formellement exclus. Ces mesures, précise la déclaration commune, doivent permettre de progresser « vers un accord global de paix et de sécurité ». Les trois pays ont par ailleurs rejeté toute tentative d'une puissance extérieure de prendre le Liban en otage — allusion transparente à l'Iran.

Un cadre sécuritaire négocié au Pentagone

Le dispositif s'appuie sur des discussions tenues au Pentagone le 29 mai dernier. Son objectif : garantir durablement la souveraineté, la sécurité et l'intégrité territoriale des deux pays. Il prévoit le désarmement complet des groupes armés non étatiques et la prévention de toute réémergence. Les négociations politiques et sécuritaires reprendront la semaine du 22 juin en vue d'un accord définitif.

Ce que dit chaque capitale

Washington a posé une règle sans ambiguïté : tout accord sur la cessation des hostilités doit être conclu directement entre les deux gouvernements, sous médiation américaine, sans canal parallèle. Les États-Unis ont également annoncé leur soutien au renforcement des capacités des forces armées libanaises pour qu'elles exercent une souveraineté effective sur l'ensemble du territoire.

Jérusalem a été sans détour : la sécurité d'Israël ne peut être garantie que par le désarmement total du Hezbollah et le démantèlement de l'ensemble de ses infrastructures au Liban. Beyrouth, de son côté, a réaffirmé l'exigence du respect mutuel des frontières reconnues internationalement et s'est engagé à renforcer ses forces armées avec l'appui américain.

Le message d'avertissement d'Israël

L'ambassadeur israélien aux États-Unis, Yechiel Leiter, a tenu à dissiper tout malentendu dès l'annonce de l'accord : « Qu'on ne s'y trompe pas : si le Hezbollah pense que ce résultat lui confère l'immunité, il se trompe. » Le cessez-le-feu, a-t-il précisé, est conditionné à l'arrêt total des tirs sur Israël et au démantèlement complet du Hezbollah et de son infrastructure terroriste.

L'Iran dans le viseur des trois pays

Fait diplomatique notable : les trois parties ont conjointement condamné les attaques de l'Iran contre des États de la région et ses activités déstabilisatrices au Moyen-Orient. Une prise de position commune rare, qui consacre Téhéran comme l'obstacle central à toute stabilité régionale durable.

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