Cessez-le-feu au Liban : le Hezbollah contraint de plier

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Cessez-le-feu au Liban : le Hezbollah contraint de plier

Cessez-le-feu au Liban : le Hezbollah contraint de plier

Dans la nuit du mercredi 4 juin, Israël, le Liban et les États-Unis ont annoncé conjointement un accord de cessez-le-feu total au Liban. La condition centrale : le Hezbollah doit cesser tout tir contre Israël et retirer l'intégralité de ses combattants des territoires situés au sud du fleuve Litani. C'est, de fait, une capitulation militaire que l'organisation terroriste est sommée d'accepter.

Des zones pilotes sous contrôle exclusif de l'armée libanaise

Sous l'égide des États-Unis, les parties ont convenu d'établir rapidement des zones pilotes où l'armée libanaise exercera un contrôle exclusif sur le terrain. Tous les acteurs « non étatiques » — autrement dit le Hezbollah — en seront formellement exclus. Ces mesures, précise la déclaration commune, doivent permettre de progresser « vers un accord global de paix et de sécurité ». Les trois pays ont par ailleurs rejeté toute tentative d'une puissance extérieure de prendre le Liban en otage — allusion transparente à l'Iran.

Un cadre sécuritaire négocié au Pentagone

Le dispositif s'appuie sur des discussions tenues au Pentagone le 29 mai dernier. Son objectif : garantir durablement la souveraineté, la sécurité et l'intégrité territoriale des deux pays. Il prévoit le désarmement complet des groupes armés non étatiques et la prévention de toute réémergence. Les négociations politiques et sécuritaires reprendront la semaine du 22 juin en vue d'un accord définitif.

Ce que dit chaque capitale

Washington a posé une règle sans ambiguïté : tout accord sur la cessation des hostilités doit être conclu directement entre les deux gouvernements, sous médiation américaine, sans canal parallèle. Les États-Unis ont également annoncé leur soutien au renforcement des capacités des forces armées libanaises pour qu'elles exercent une souveraineté effective sur l'ensemble du territoire.

Jérusalem a été sans détour : la sécurité d'Israël ne peut être garantie que par le désarmement total du Hezbollah et le démantèlement de l'ensemble de ses infrastructures au Liban. Beyrouth, de son côté, a réaffirmé l'exigence du respect mutuel des frontières reconnues internationalement et s'est engagé à renforcer ses forces armées avec l'appui américain.

Le message d'avertissement d'Israël

L'ambassadeur israélien aux États-Unis, Yechiel Leiter, a tenu à dissiper tout malentendu dès l'annonce de l'accord : « Qu'on ne s'y trompe pas : si le Hezbollah pense que ce résultat lui confère l'immunité, il se trompe. » Le cessez-le-feu, a-t-il précisé, est conditionné à l'arrêt total des tirs sur Israël et au démantèlement complet du Hezbollah et de son infrastructure terroriste.

L'Iran dans le viseur des trois pays

Fait diplomatique notable : les trois parties ont conjointement condamné les attaques de l'Iran contre des États de la région et ses activités déstabilisatrices au Moyen-Orient. Une prise de position commune rare, qui consacre Téhéran comme l'obstacle central à toute stabilité régionale durable.

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