L'uranium introuvable : quand Trump révèle et abandonne un plan d'opération terrestre en Iran

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L'uranium introuvable : quand Trump révèle et abandonne un plan d'opération terrestre en Iran

L'uranium introuvable : quand Trump révèle et abandonne un plan d'opération terrestre en Iran

Trump a bel et bien envisagé d'envoyer des soldats américains en Iran pour s'emparer physiquement du stock d'uranium enrichi.
Le Pentagone lui a soumis un plan opérationnel complet : forces spéciales, équipements de terrassement, construction d'une piste d'atterrissage en territoire iranien, deux semaines d'occupation du site.
C'est Trump lui-même qui a confirmé l'existence de ce plan et qui a publiquement expliqué y avoir renoncé. Ce retournement, révélé lors d'un entretien avec Sean Hannity sur Fox News le 14 mai 2026 depuis Pékin, constitue l'un des aveux stratégiques les plus déstabilisants de sa présidence en cours.

Depuis les frappes conjointes américano-israéliennes de juin 2025 sur les installations nucléaires iraniennes, une question hante Washington : que faire de l'uranium hautement enrichi qui n'a pas été détruit ? Au fil des semaines, Donald Trump a lui-même mis au jour — puis relativisé — un plan d'opération terrestre d'une audace sans précédent pour s'en emparer.

Le stock que les bombes n'ont pas détruit

Les frappes américaines de juin 2025 sur Fordow, Natanz et Isfahan ont endommagé les sites nucléaires iraniens, mais un rapport préliminaire classifié de la Defense Intelligence Agency a conclu qu'elles n'avaient repoussé le programme nucléaire que de quelques mois, sans détruire l'intégralité du stock d'uranium enrichi. 

L'essentiel de ce stock est désormais localisé dans le site nucléaire d'Isfahan, enfoui dans une installation souterraine. Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a précisé qu'environ 200 kilogrammes d'uranium hautement enrichi s'y trouvent probablement encore, avec des quantités supplémentaires à Natanz.

Selon le Wall Street Journal, citant des responsables américains, l'Iran détient au total environ 970 livres — soit quelque 440 kilogrammes — d'uranium enrichi à 60 %, dont la majeure partie est stockée à Isfahan. Pour atteindre le seuil des armes, ce matériau devrait encore être enrichi jusqu'à 90 %, une étape que des responsables américains jugent relativement accessible si les centrifugeuses iraniennes sont encore opérationnelles.

Le plan commando : construire une piste d'atterrissage au cœur de l'Iran

Le Washington Post a révélé que l'armée américaine a soumis au président un plan visant à s'emparer de près de 450 kilogrammes d'uranium hautement enrichi en Iran — une opération qui impliquerait l'acheminement d'équipements de terrassement et la construction d'une piste d'atterrissage pour des avions cargo chargés d'évacuer le matériau radioactif. Deux sources familières du dossier ont confirmé l'existence de ce plan, présenté à Trump la semaine précédant la publication, le 1er avril 2026.

D'anciens responsables de la défense consultés par The Hill ont précisé que l'opération nécessiterait une couverture aérienne rapprochée continue, un soutien satellitaire et l'ensemble du spectre des capacités offensives et défensives américaines pour protéger le périmètre et permettre au JSOC — le Commandement des opérations spéciales interarmées — d'excaver méthodiquement les tunnels, de récupérer les matières nucléaires et de vérifier qu'aucune quantité n'a été omise. La durée estimée de l'opération oscillerait entre quelques jours et plusieurs semaines, compte tenu de la profondeur des tunnels.

Le site de Natanz, quant à lui, abrite probablement des caches supplémentaires dans son installation fortifiée dite de Pickaxe Mountain, dont la profondeur est estimée, selon des sources israéliennes, à environ 100 mètres sous la base de la montagne — soit plus de 10 mètres en dessous du site d'enrichissement de Fordow.

La Tulsi Gabbard confirme, Israël nuance

La directrice du renseignement national, Tulsi Gabbard, a indiqué devant des élus de la Chambre des représentants que la communauté du renseignement avait une « haute confiance » dans sa connaissance de la localisation précise de l'uranium enrichi iranien.

Mais un responsable israélien cité par le New York Times a tempéré les affirmations triomphalistes de Trump, révélant qu'une partie de l'uranium enrichi à Fordow et Natanz avait survécu aux frappes et demeurait potentiellement accessible — ajoutant toutefois que tout tentative iranienne de récupérer et transporter ce matériau serait presque certainement détectée par les satellites de surveillance américains et israéliens, et déclencherait de nouvelles frappes.

L'aveu de Trump : « J'y ai pensé dès le début »

C'est lors d'un entretien accordé à Sean Hannity sur Fox News, depuis Pékin, le 14 mai 2026, que Trump a levé le voile sur ses propres hésitations stratégiques. Interrogé sur le stock de quelque 970 livres d'uranium hautement enrichi toujours enfoui sous les installations bombardées, Trump a déclaré : « Je me sens mieux si je l'obtiens, en fait, mais je pense que c'est davantage une question de relations publiques que d'autre chose. » Il a précisé que les États-Unis disposaient de neuf caméras surveillant les sites en permanence et que « personne ne s'en est même approché ».

Trump a estimé qu'une opération de récupération du matériau prendrait « une semaine et demie », ce qu'il a qualifié de « long moment en territoire ennemi ». Tout en laissant entendre que cela lui procurerait une plus grande assurance, il a finalement minimisé l'enjeu stratégique : « Je ne pense pas que ce soit nécessaire, sauf du point de vue des relations publiques. » Il a ajouté : « Nous avons nos yeux dessus. Nous savons exactement ce qui se passe là-bas. »

Interrogé par Hannity sur l'option consistant à « entomber » l'uranium plutôt qu'à l'extraire, Trump a semblé y voir une alternative valable — tout en présentant la récupération physique comme une question de symbole davantage que d'impératif militaire. « Non, je ne pense pas que ce soit nécessaire, sauf du point de vue des relations publiques », a-t-il tranché.

Le retournement stratégique qui a stupéfié les négociateurs

Analystes et commentateurs ont immédiatement relevé la portée de cet aveu : en quelques mots — « Je ne pense pas que ce soit nécessaire » —, Trump semblait abandonner une position présentée jusqu'alors comme la justification centrale de la guerre. Le stock d'uranium iranien, enrichi à 60 % et estimé capable de produire entre 10 et 12 bombes nucléaires selon des experts, avait été invoqué comme la raison d'être du conflit. La déclaration de Trump était exactement le genre de signal que les négociateurs iraniens allaient s'empresser de noter.

La contradiction n'avait pas échappé aux observateurs : Trump lui-même avait auparavant affirmé être « celui qui a dit que nous allions l'obtenir »

Surveillance spatiale et menace résiduelle

Sur Truth Social, Trump avait écrit que le stock d'uranium iranien se trouvait « sous une surveillance satellitaire très précise (Space Force !) » et que « rien n'a été touché depuis la date de l'attaque ». Option diplomatique ou frappe de rappel, le président a néanmoins maintenu la pression : « L'autre chose que nous pourrions faire, c'est le bombarder à nouveau, le rendre absolu », a-t-il déclaré, laissant ouverte la possibilité de frappes supplémentaires si l'Iran tentait de récupérer son uranium.

Mojtaba Khamenei dans le viseur diplomatique

En parallèle de ces considérations militaires, Trump a ouvert une piste diplomatique inattendue. Lors du même entretien avec Hannity, il a déclaré que l'Iran pouvait soit conclure un accord, soit « être anéanti », ajoutant qu'« une personne sensée ferait un accord, mais ils sont peut-être fous ». Selon les informations recueillies, Trump a également indiqué qu'il ne refuserait pas de rencontrer Mojtaba Khamenei — le fils du Guide suprême Ali Khamenei — s'il s'avérait être un interlocuteur sérieux.

Chronologie

Juin 2025 : Frappes conjointes américano-israéliennes (Opération Midnight Hammer) sur Fordow, Natanz et Isfahan. Le stock d'uranium n'est pas détruit.

28 février 2026 : Lancement de l'Opération Epic Fury, second cycle de frappes américano-israéliennes sur les infrastructures nucléaires iraniennes.

1er avril 2026 : Le Washington Post révèle l'existence d'un plan militaire américain pour s'emparer physiquement de l'uranium, incluant la construction d'une piste d'atterrissage en Iran.

6 avril 2026 : Trump propose une coopération avec Téhéran pour extraire conjointement l'uranium enfoui.

14 mai 2026 : Depuis Pékin, Trump admet lors d'un entretien avec Sean Hannity sur Fox News avoir envisagé puis renoncé à l'opération terrestre, la qualifiant désormais de question « de relations publiques ».

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