Féminicide à la voiture piégée : Lia Cohen Malka assassinée sur l’autoroute Ayalon sous les yeux d’Israël

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Féminicide à la voiture piégée : Lia Cohen Malka assassinée sur l’autoroute Ayalon sous les yeux d’Israël

ISRAËL – FÉMINICIDE

Lia Cohen Malka, 35 ans, mère d'un enfant en bas âge, assassinée dans une voiture piégée sur l'autoroute Ayalon

Le 4 juin 2026, en pleine heure de pointe matinale, une bombe a déchiré le silence de l'autoroute Ayalon, l'une des artères les plus fréquentées d'Israël.
Dans le véhicule en feu, une jeune femme de 35 ans : Lia Cohen Malka, originaire de Rishon LeZion, mère d'un enfant de deux ans, assassinée par un engin explosif d'une demi-kilo placé dans sa voiture alors qu'elle était immobilisée dans les embouteillages près de l'échangeur de Holon. 

Les équipes du MDA n'ont pu que constater son décès sur place. Le véhicule — celui de son frère, qu'elle conduisait ce matin-là — a été entièrement ravagé par les flammes. Les équipes de United Hatzalah et les pompiers ont opéré sur les lieux pour maîtriser l'incendie, tandis que la police a immédiatement confirmé que l'acte était d'ordre criminel et ouvert une enquête.

Un mari suspect, un divorce en cours

La police soupçonne l'ex-mari de 32 ans d'être à l'origine du meurtre, dans le contexte d'un divorce difficile. Il avait récemment été convoqué pour des menaces proférées contre des proches de la victime. Placé en garde à vue dans les heures suivant le drame, la police prévoit de le présenter formellement devant le tribunal pour prolonger sa détention.  Israel

L'enquête révèle un tableau glaçant : depuis plusieurs mois, des plaintes pour menaces avaient été déposées contre le mari. En mars, Lia Cohen Malka elle-même avait alerté les autorités. Son père, Yaakov, avait également porté plainte fin avril pour des menaces répétées. Selon le père, Yaakov, lui-même et son épouse avaient déposé une plainte contre le mari pour menaces, mais rien n'avait été fait. Il déclare sobrement : « Les disputes entre mari et femme ont atteint un point de non-retour et ont abouti à une telle tragédie. »

Un portrait de femme ordinaire, broyée par un système défaillant

Lia Cohen Malka était comptable, sans casier judiciaire, employée depuis quatorze ans dans un grand cabinet. Une femme stable, discrète, au parcours sans faille. Son père, Yaakov Malka, est propriétaire du restaurant Patricks à Bat Yam. Sa mère était autrefois policière. Rien, dans ce tableau de famille ordinaire, ne laissait présager un tel dénouement si ce n'est les avertissements répétés, ignorés.

L'ombre portée des signaux d'alerte

Ce meurtre illustre une réalité que les associations féministes dénoncent depuis des années : les signaux d'alarme existaient, les plaintes avaient été déposées, les aveux arrachés. Et pourtant. Deux fois, le suspect avait reconnu les faits. Deux fois, l'affaire avait été classée ou suspendue à des conditions de mise en liberté levées. Dans les semaines précédant le drame, la police s'apprêtait à déposer une plainte formelle. Trop tard.

Le commissaire Haim Sargaroff, commandant du district de Tel Aviv, a souligné que la bombe avait explosé à l'heure de pointe, représentant un « grave danger pour les passants ». La dimension publique de cet assassinat — commis en plein trafic, sur l'une des routes les plus passantes du pays — signe l'impunité ressentie par l'auteur présumé, et interroge brutalement sur les failles d'un système judiciaire qui, une fois de plus, n'a pas protégé.

L'enquête a été transférée au commissariat central (Yamar), en raison de la résidence des personnes impliquées dans le quartier de Shephelah.

Lia Cohen Malka laisse derrière elle un enfant de deux ans.

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