Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 22 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

Yahalom : la première femme officier des opérations de l'unité d'élite du génie combattant

Yahalom : la première femme officier des opérations de l'unité d'élite du génie combattant

Une jeune major de 27 ans commande aujourd'hui les opérations de l'unité Yahalom, le génie de combat spécialisé de Tsahal, une première pour une femme dans ce poste.
Après avoir dirigé des raids contre les tunnels du Hezbollah au Liban et supervisé des interventions à Gaza, elle raconte un parcours qu'elle n'avait jamais anticipé et une équipe désormais largement féminine à la tête de l'unité.

Un engagement qui n'était pas destiné à durer

En août 2017, la major E., originaire de Holon, s'engage dans un cours de sous-officiers au sein de l'unité Magal. Rien, alors, ne laissait présager une carrière militaire longue. Cinq mois seulement après son incorporation, elle commande déjà une section de recrues. C'est là, dit-elle, qu'elle comprend que l'armée est sa place et qu'elle y trouve une véritable vocation.
Un an après son enrôlement, la décision est prise : elle restera.

S'ensuit un parcours classique de postes de commandement et d'état-major, complété par une licence universitaire. Elle choisit ensuite de revenir sur le terrain et devient officier d'entraînement au sein de Yahalom, l'unité du génie de combat dédiée aux missions spéciales.

Le 7 octobre a tout changé

Le 8 octobre 2023, la major E. devait quitter ses fonctions. La guerre qui éclate la veille bouleverse ses plans. Elle prolonge son service au sein de l'unité, puis devient instructrice pour les futurs combattants à la base d'entraînement Bahad 1.
À l'issue de cette mission, elle est nommée au poste qu'elle occupe aujourd'hui : officier des opérations de Yahalom, une fonction jamais occupée par une femme auparavant, ni dans son unité ni dans l'ensemble de Tsahal.

Selon elle, cette nomination s'inscrit dans une dynamique plus large d'intégration des femmes aux postes clés des unités combattantes. Ses deux dernières affectations, souligne-t-elle, sortaient des sentiers classiques de progression réservés aux femmes officiers : un poste d'officier des opérations traditionnellement masculin, et une fonction d'instructrice de combattants totalement inédite, où elle fut la première à ouvrir la filière et à superviser trois bataillons simultanément.

Un état-major devenu majoritairement féminin

Si la major E. incarne elle-même une avancée notable, l'état-major de l'unité qu'elle dirige s'est lui aussi largement féminisé. Elle décrit fièrement une équipe où l'officier des opérations spéciales, l'officier d'entraînement et son assistante sont toutes des femmes, aux côtés d'un officier de sécurité de l'information masculin. Pour elle, cette composition ne relève d'aucune discrimination positive : leur adéquation au poste, insiste-t-elle, repose uniquement sur leurs compétences.

Elle se souvient aussi de fonctions antérieures où elle était l'unique commandante en salle, parfois la seule femme présente lors de réunions stratégiques. Elle affirme n'avoir jamais accordé d'importance à cet isolement, préférant se concentrer sur ce qu'elle pouvait apporter concrètement à la table des discussions, plutôt que sur son environnement.

Des tensions de coordination sur le terrain

La major E. revient sur un incident révélé par Ynet, au cours duquel une opération menée par une équipe de combattantes de Yahalom avait été annulée faute d'accès à une base où servent des soldats de la brigade ultra-orthodoxe Hachmonaïm. Elle évoque un simple défaut de coordination, rapidement corrigé une fois le problème identifié, l'unité ayant su réagir vite pour reprogrammer l'activité et affiner les modalités pratiques.

Elle mentionne également un second épisode, où des combattantes de l'unité s'étaient vues refuser l'accès à un site à Gaza en raison de la présence d'étudiants de yeshiva sur les lieux. Elle reconnaît la complexité de la situation, estimant que certaines pratiques mettent du temps à s'ancrer dans l'institution militaire comme dans un environnement qui n'y est pas toujours habitué, mais que les choses finissent, selon elle, par s'arranger avec le temps.

Elle tient à saluer particulièrement les combattantes de l'unité, rappelant avoir été présente lors de l'arrivée du tout premier groupe pilote de femmes combattantes. Elle décrit des mécanismes de travail extrêmement rodés, un professionnalisme remarquable et une compétence hors norme, précisant que ce jugement ne tient pas à son appartenance à la même unité. Selon elle, lorsque la coordination est bien menée en amont, ce type d'incident ne devrait tout simplement pas se reproduire.

Deux opérations marquantes contre les tunnels du Hezbollah

Pour clore une année particulièrement intense, la major E. retient deux opérations. La première, révélée en avril dernier, concerne une vaste offensive de repérage, de destruction et de neutralisation de tunnels souterrains dans la région de Kantara, dans le sud du Liban. Les forces de la brigade 7, épaulées par les combattants de Yahalom, ont mené des raids ciblés contre un réseau de tunnels du Hezbollah s'étendant sur près de deux kilomètres. Elle décrit une opération d'une ampleur exceptionnelle, à laquelle l'unité s'est consacrée intensément, ses combattants ayant introduit des charges explosives sur le tracé du tunnel pour détruire un réseau représentant un atout stratégique majeur pour l'ennemi.

Le second épisode, dévoilé deux mois plus tard, concerne la destruction d'un tracé souterrain dans la zone du village de Majdal Zoun. Le porte-parole de Tsahal avait alors indiqué que les résultats de l'opération révélaient un village fortifié et truffé d'infrastructures terroristes, avec, outre le tunnel principal détruit, deux tracés supplémentaires neutralisés dans la foulée. La major E. qualifie cet épisode d'événement hautement significatif, illustrant l'ensemble des capacités que l'unité est en mesure de mobiliser pour obtenir des résultats de destruction précis et de haute qualité contre des infrastructures critiques. C'est là, selon elle, ce qui définit véritablement la marque de fabrique de Yahalom.

Une conviction affirmée

Pour la major E., sa nomination dépasse sa propre trajectoire personnelle. Elle y voit un message adressé à l'ensemble de l'institution militaire et aux femmes qui y servent : la capacité à occuper des postes stratégiques ne dépend pas du genre, mais bien des compétences et de ce que chacune est en mesure d'apporter concrètement.

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Le crustacé qui répare les os des soldats : la révolution israélienne du calcium amorphe

Le crustacé qui répare les os des soldats : la révolution israélienne du calcium amorphe

 

Une écrevisse bleue, une usine perdue dans l'Arava et une poignée de chercheurs obsédés par un mystère biologique : voilà les ingrédients improbables d'une découverte médicale qui redonne aujourd'hui la marche à des soldats israéliens gravement blessés. Le calcium amorphe conçu par la société Amorphical accélère la guérison des fractures les plus rebelles, celles des combattants du 7 octobre comme celles des femmes âgées rongées par l'ostéoporose. Récit d'une percée scientifique née de la curiosité et scellée par la guerre.

Une curiosité d'entrepreneur transformée en obsession scientifique

Tout commence par une intuition, presque un hasard. Yossi Ben, inventeur et entrepreneur installé dans l'Arava, élève des écrevisses bleues à des fins ornementales et culinaires. Fasciné par ces crustacés, il observe une particularité stupéfiante : leur capacité à abandonner leur carapace usée pour en reconstruire une nouvelle, plus solide, en un temps record.
Il devine qu'un mécanisme biologique rare se cache derrière ce phénomène.
Cette intuition le conduit tout droit vers les laboratoires de recherche.
En 2015, portée par une ambition sioniste de créer de l'emploi dans une région désertique à l'agriculture déclinante, l'usine officielle voit le jour dans l'Arava.
L'entreprise commence par produire des compléments alimentaires. Mais c'est la guerre qui va révéler toute la portée de cette découverte.

Du front à l'hôpital : le tournant du 7 octobre

Au déclenchement de la guerre "Épées de fer", Eden Ben, fils du fondateur, ingénieur biomédical et aujourd'hui directeur général de la société, est mobilisé pendant cinq mois dans une unité spéciale de réserve.
Sur le terrain, il est confronté aux blessures les plus graves subies par les combattants.
Ce qu'il voit, conjugué aux informations relayées par les médias sur l'ampleur des pertes, pousse le père et le fils à une décision radicale : offrir gratuitement le calcium amorphe aux hôpitaux pour tenter de sauver les os brisés des compagnons d'armes d'Eden.

Les résultats stupéfient les médecins. Eden Ben se souvient de ce moment de bascule : "J'ai demandé que le complément soit fourni gratuitement aux hôpitaux pour le traitement des soldats blessés. Peu à peu, des histoires de réussite ont commencé à nous parvenir. Le sommet a été atteint quand nous avons vu un soldat remarcher. Il pleurait d'émotion, lui qui n'avait pas pu faire un pas depuis des mois à cause de fractures qui ne guérissaient pas. Grâce à la prise d'ACC, le carbonate de calcium amorphe, son rétablissement s'est envolé. Rien n'est plus bouleversant que de participer à ce processus."

Interrogé sur ce qu'il a ressenti en voyant sa société aider des blessés à retrouver l'usage de leurs jambes, Eden Ben confie : "Il y a eu une immense émotion. Quand on s'investit dans un projet depuis son plus jeune âge, savoir qu'on peut vraiment aider quelqu'un, c'est bouleversant. Nous sommes des gens simples de l'Arava, nous ne cherchons pas la gloire, nous voulons apporter une solution et honorer nos investisseurs qui ont cru en nous depuis le début.

Nous le faisons pour que les gens vivent mieux et en meilleure santé.
C'est aussi un commerce, bien sûr, mais l'essentiel pour nous reste d'apporter une solution réelle et sûre." Il précise que pendant la guerre, un partenariat s'est noué avec un service d'orthopédie hospitalier, où des soldats souffrant de fractures complexes qui refusaient de se consolider ont vu, après la prise de calcium amorphe, leur os se réparer, alors que des mois de traitement classique n'avaient rien donné. Les essais précliniques et de nombreux témoignages de patients confirment que la substance divise par deux le temps de consolidation d'une fracture, une avancée cruciale non seulement pour les militaires mais aussi pour les personnes âgées touchées par l'ostéoporose, chez qui une simple fracture du bassin peut entraîner une mortalité très élevée dès la première année.

Le secret du crustacé bleu : une leçon de biomimétisme

Revenons au mécanisme biologique qui a tout déclenché. Avant de muer, l'écrevisse bleue fabrique une sorte de capsule protectrice interne, gorgée de calcium. Au moment d'abandonner son ancienne carapace, elle laisse cette capsule s'effondrer dans son estomac, comme une forme d'ingestion.
Le calcium se libère alors à une vitesse fulgurante et reconstruit un squelette neuf. Yossi Ben décrit cette découverte : "Avec un appareil de radiographie, nous avons vu le calcium se dissoudre rapidement et bâtir une nouvelle carapace en trois jours à peine. C'est ainsi que nous avons compris ce phénomène biologique et son origine."

Pour percer ce mystère, des chercheurs de premier plan, en Israël et à l'étranger, ont été mobilisés, ouvrant la voie au biomimétisme, cette discipline qui imite les mécanismes de la nature pour l'industrie. Les scientifiques ont compris que reproduire ce calcium amorphe pour l'humain permettrait à notre organisme de l'absorber bien plus vite et plus efficacement qu'un calcium classique, sans dépenser d'énergie à le décomposer.

Un chercheur associé au projet explique que la capsule contient un carbonate de calcium amorphe de taille nanométrique, et non un calcium cristallin dont l'absorption est nettement plus faible. Cette structure confère au produit une biodisponibilité bien supérieure. Mais le chemin vers la production industrielle a été semé d'embûches : la grande difficulté du matériau amorphe est sa tendance naturelle à recristalliser en un bloc dur et difficile à décomposer. Pendant neuf ans, de nombreux chimistes ont tenté d'empêcher ce phénomène, sans succès. La percée survient avec l'arrivée du docteur Yigal Blum, expert israélo-américain en nanoparticules ayant collaboré avec l'université de Stanford et la NASA. Il met au point le procédé industriel permettant de maintenir les particules séparées et sous leur forme amorphe disponible, jusqu'à leur entrée dans l'organisme.

"Un remède tombé du ciel" : le témoignage de Hana

Pour Hana Arviv, 74 ans et arrière-grand-mère de trois enfants, la découverte d'Amorphical a changé sa vie du tout au tout. Il y a une vingtaine d'années, après une opération de fixation de la hanche, son médecin lui annonce : "Vos os s'effritent." Depuis, son quotidien se résume à une succession de douleurs et de fractures à répétition.
"Mon médecin m'a prescrit toutes sortes de comprimés de calcium remboursés par la caisse d'assurance maladie. Je les ai pris scrupuleusement, mais rien ne changeait. Pendant environ huit ans, j'ai continué, et l'os continuait de se dégrader. Je me suis fracturé une vertèbre de la hanche, puis le poignet. J'étais vraiment désespérée", raconte-t-elle.
"Ces comprimés me sont parvenus comme un remède tombé du ciel. Je les ai découverts sur Facebook et je me suis dit : qu'ai-je à perdre ? Un an après avoir commencé le traitement, je suis retournée faire une radiographie de contrôle.
Mon médecin n'en revenait pas. Je lui ai montré le comprimé, elle m'a dit : ça marche vraiment. Depuis, je ne l'ai plus quitté, cela fait près de huit ans." Elle ajoute que des comprimés de magnésium amorphe de la même entreprise ont aussi atténué des crampes aux jambes, sans les faire disparaître totalement. Depuis le début du traitement, plus aucune fracture n'est venue s'ajouter à celle de la hanche et du poignet. "Je n'ai plus peur de tomber comme avant, même si je reste prudente en marchant", conclut-elle.

De l'Arava au Nasdaq : les ambitions mondiales

Avec 193 brevets déposés, dont 130 déjà validés à travers le monde, l'entreprise trace une feuille de route ambitieuse : étendre ses usines en Israël et à l'étranger, obtenir l'homologation de la FDA pour un médicament, et devenir une société de biotechnologie mondiale portant la médecine israélienne aux quatre coins du globe.

Eden Ben résume avec fierté : "Ce qui nous distingue des autres fabricants de compléments dans le pays, c'est d'abord et avant tout les essais cliniques. Il est essentiel pour nous d'offrir aux clients des produits dont l'efficacité et la sécurité sont prouvées. Notre développement est protégé par un grand nombre de brevets parce qu'il s'agit d'une matière entièrement nouvelle. Nous avons modifié la structure physique du calcium pour permettre une absorption efficace et sûre. Grâce à cette structure unique et à sa taille nanométrique, notre organisme n'a pas besoin de dépenser de l'énergie pour le décomposer et l'assimiler."

Sur le choix de l'Arava pour implanter l'usine, il explique : "Nous l'avons fondée en 2015 par conviction sioniste. Nous avons vu l'agriculture décliner et compris qu'il fallait développer la région. Nous prévoyons de construire d'autres usines dans le pays, mais il nous tenait à cœur que la première voie le jour précisément dans l'Arava. Nous avons repris un bâtiment en ruine, resté vide pendant cinquante ans, et l'avons entièrement reconstruit. Quelques années plus tard, une seconde usine nous a rejoints. En dehors de l'agriculture et d'un peu de tourisme, il n'y avait pas grand-chose là-bas, et développer l'industrie pour créer des emplois nous importait énormément."

Sur ce que représente pour lui le fait d'être une entreprise israélienne, Eden Ben conclut :
"C'est une immense fierté, grâce aux cerveaux que compte notre pays, et à l'idée que depuis Israël nous pouvons apporter une avancée à des millions de personnes dans le monde. Ce n'est pas simple non plus. Certaines entreprises étrangères attendent la fin de la guerre pour envisager des collaborations mondiales avec nous.

Être une société israélienne qui veut grandir à l'international, c'est à la fois merveilleux et complexe. Notre ambition est de devenir un groupe international. Nous travaillons à l'homologation de médicaments à base des mêmes principes actifs, portés par des résultats extraordinaires. Nous sommes en discussion avec la FDA pour transformer l'entreprise en groupe pharmaceutique développant médicaments et compléments en Israël et dans le monde, et nous croyons pouvoir, dans les prochaines années, entrer au Nasdaq."

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Michael Sapir attaqué au restaurant : « Ce sans-gêne israélien a détruit l'anniversaire de mon fils »

Michael Sapir attaqué au restaurant : « Ce sans-gêne israélien a détruit l'anniversaire de mon fils »

 

« Il n'est pas correct » : l'humiliation publique de Michael Sapir devant son fils Michael Sapir pris à partie en pleine fête d'anniversaire : « Que voulez-vous à ma famille ? »

Une simple demande refusée a suffi à transformer une soirée d'anniversaire en cauchemar public. La star jeunesse et youtubeur Michael Sapir, habitué à l'affection spontanée de son public, s'est retrouvé pris pour cible par la mère d'une fan et son groupe d'amies, en plein restaurant, devant son fils et toute sa famille. Excédé, il a choisi de raconter la scène sans filtre sur Instagram.

Une soirée en famille qui tourne au vinaigre

Michael Sapir, figure connue du public israélien pour son travail auprès des enfants et sa présence massive sur les réseaux sociaux, avait simplement voulu fêter dignement l'anniversaire de son petit garçon, Alroei.
La tablée réunissait toute la famille dans une ambiance joyeuse, entre rires et plats partagés. Rien ne laissait présager l'esclandre qui allait suivre. Dans la vidéo publiée cette semaine, Sapir explique d'emblée avoir vécu « le phénomène le plus dégoûtant qui m'ait gâché ma journée », ajoutant ne pas comprendre pourquoi cela devait arriver précisément le jour de l'anniversaire de son fils. Il y voit, dit-il, l'expression la plus extrême d'un certain comportement israélien qu'il juge détestable.

Un refus poli qui déclenche la colère

Le malaise démarre autour de la table, en plein repas. Une femme s'approche de Sapir avec son téléphone déjà en appel vidéo et lui demande de parler quelques instants à sa fille, visiblement fan de la star. Sapir, la bouche encore pleine, tente de rester courtois : « Madame, excusez-moi, je suis en train de manger. » Ce simple refus, formulé avec ménagement, va pourtant mettre le feu aux poudres. Plutôt que d'accepter la réponse, la mère se vexe et bascule immédiatement dans l'hostilité. Selon Sapir, elle décide sur-le-champ qu'il est « l'être le plus mauvais de l'univers » et entame ce qu'il qualifie lui-même de comportement le plus abject possible. Devant sa fille, toujours en ligne sur l'appel vidéo, elle lance avec colère : « Il ne veut pas te parler, c'est un type dégoûtant. »

Le groupe d'amies s'en mêle

L'incident aurait pu s'arrêter là. Mais la femme regagne sa propre table, où l'attendent une bande de cinq amies. Ensemble, elles décident de transformer le repas familial de Sapir en calvaire, en le tournant ouvertement en dérision à voix haute : « Pourquoi, c'est qui lui ? Eyal Golan ? Comme si c'était normal, lui, il aurait accepté si ça lui était arrivé. »

Dans sa vidéo, Sapir dit ne toujours pas comprendre ce qu'il a fait de mal : il était simplement venu fêter l'anniversaire de son fils, et se retrouve à entendre une femme l'imiter et parler de lui comme s'il avait commis une faute grave en osant dire non, comme s'il lui devait quelque chose.

Le pire moment arrive au pire instant

Le point culminant, le plus douloureux, survient précisément lorsque Sapir tente d'ignorer le vacarme pour se consacrer à son fils. Alors qu'il essaie de souhaiter un joyeux anniversaire à Alroei, dans un moment censé être intime et tendre, le groupe de femmes continue de le harceler. Il raconte, visiblement bouleversé : « Je suis avec mon fils et je suis en train de le féliciter : "Alroei, mon chéri, bon anniversaire", et pendant ce temps elle me crie dessus : "Voilà un hypocrite..." » Sapir ne cache pas sa douleur face à cette scène : « Pourquoi ? Je n'ai pas le droit d'avoir un mot pour mon enfant ? Qu'est-ce qu'il vous a fait ? Je ne suis pas correct, d'accord. Mais que voulez-vous à ma famille ? Pourquoi devez-vous faire ça ? »

Un dernier affront au moment de partir

Les provocations ne se sont pas arrêtées avec la fin du repas des cinq amies. Avant de quitter les lieux, chacune d'elles a tenu à infliger à Sapir une ultime humiliation, l'abordant individuellement pour lui signifier son désaccord : « Ce n'était pas suffisant pour elles, chacune est venue me voir personnellement pour me dire : "Tu n'es pas correct de ne pas avoir parlé à sa fille." »

Sapir refuse de se taire

Humilié en plein jour de fête pour son fils, Michael Sapir a choisi de ne pas passer l'incident sous silence. Il s'interroge publiquement sur la hiérarchie des priorités qu'on semble vouloir lui imposer : la fille de cette femme aurait-elle dû compter davantage que son propre fils, dont c'était justement l'anniversaire ? Il refuse d'endosser le rôle d'un pantin sommé de se plier, à tout moment et sur simple demande, aux attentes d'inconnus qui exigent qu'il parle à leurs enfants, sous peine d'être jugé « pas correct ».

Un appel direct aux parents de ses jeunes fans

En conclusion de sa vidéo, la star jeunesse adresse un message ferme aux parents des enfants qui l'admirent. Il explique que lorsqu'il se trouve au restaurant avec sa famille, il ne se montrera pas aimable si on ne l'est pas avec lui. Il prévient que si des adultes l'abordent en plein repas, la bouche pleine, ou lors d'un instant intime avec les siens, il ne donnera pas suite à leur demande. Il ajoute que si ces parents, en tant qu'éducateurs de leurs propres enfants, ne comprennent pas cela et ne respectent pas les rares moments de tranquillité dont il dispose avec sa famille, alors ce sont eux qui se comportent mal, et non l'inverse. Il conclut en demandant que ce message soit pris sérieusement en considération.

Une polémique qui interroge sur le prix de la notoriété

Cet épisode relance, une fois de plus, le débat sur les limites que le public impose, souvent sans y penser, aux personnalités connues, y compris dans les moments les plus personnels de leur vie familiale.
Le cas de Michael Sapir illustre à quel point la frontière entre l'admiration légitime pour une figure publique et l'intrusion dans sa vie privée peut être franchie sans que ceux qui la franchissent en aient pleinement conscience, jusqu'à gâcher, pour un enfant, le jour qui aurait dû rester le sien.

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Des centaines de millions pour les ultra-orthodoxes et la Judée-Samarie

Des centaines de millions pour les ultra-orthodoxes et la Judée-Samarie

 

Des centaines de millions pour les ultra-orthodoxes et la Judée-Samarie : la coalition continue de se servir pendant la trêve parlementaire

Alors que la Knesset est en vacances, la commission des Finances se réunit ce mercredi en session spéciale pour valider une avalanche de transferts budgétaires vers les institutions ultra-orthodoxes et le développement de la Judée-Samarie. L'opposition dénonce un détournement de fonds publics à des fins électorales et saisit la conseillère juridique du gouvernement.

Une session de trêve, mais pas de pause pour les fonds coalitionnaires

La Knesset est officiellement en récès, mais l'appareil budgétaire, lui, ne s'arrête jamais. Le ministère des Finances a annoncé une nouvelle série de transferts financiers qui seront soumis, dès mercredi, à une session spéciale de la commission des Finances convoquée en pleine pause parlementaire. Selon les documents publiés par le ministère, un montant supplémentaire de 16,5 millions de shekels sera débloqué au titre des fonds coalitionnaires en faveur de « l'école des grandes vacances », un dispositif destiné aux établissements exemptés fréquentés par les élèves ultra-orthodoxes. Ce n'est qu'un chapitre d'un paquet budgétaire bien plus vaste, où se mêlent éducation religieuse, implantation en Judée-Samarie et défense, et qui suscite déjà une résistance frontale des élus de l'opposition.

L'opposition monte au front contre les 117 millions destinés à l'implantation en Judée-Samarie

Les députés Vladimir Beliak et Naor Shiri, tous deux issus des rangs de l'opposition, ont saisi directement la conseillère juridique du gouvernement, Gali Baharav-Miara, ainsi que les conseillers juridiques du ministère des Finances et de la commission des Finances elle-même. Leur demande est claire : bloquer un transfert particulièrement lourd, 117 millions de shekels, destiné au ministère de l'Implantation et des Missions nationales. Les deux élus invoquent un risque de « détournement politique des fonds en pleine période électorale ».

Beliak n'a pas mâché ses mots. Il qualifie ce transfert de « nouvelle tentative de pillage des deniers publics à des fins politiques sectorielles, en contradiction avec l'intérêt général ». Il rappelle un point institutionnel capital : ce virement interviendrait alors que le pays est dirigé par un gouvernement de transition, en pleine séquence électorale, un contexte dans lequel les arbitrages budgétaires engageant l'avenir sont censés être gelés ou, à tout le moins, examinés avec une prudence renforcée. L'élu exige donc que la conseillère juridique du gouvernement et celle du ministère des Finances procèdent à un examen approfondi de tous les transferts budgétaires à caractère politique avant qu'ils ne soient soumis au vote de la commission.

Archéologie, patrimoine et défense : le reste du paquet budgétaire

Au-delà de la ligne de front électorale que constituent les 117 millions destinés à l'implantation en Judée-Samarie, la commission doit également approuver 32,5 millions de shekels fléchés vers des projets d'archéologie dans la région, ainsi que 75 millions de shekels pour le ministère du Patrimoine, dont 11,5 millions sous forme d'autorisation d'engagement. La défense n'est pas en reste : la commission sera appelée à valider un transfert supplémentaire d'un milliard de shekels au ministère de la Défense, une enveloppe qui couvre notamment les dépenses liées à l'opération « Rugissement du Lion », le renforcement des composantes de sécurité et de défense territoriale, ainsi que le financement du jugement des terroristes de la Nukhba.

Un maquis de subventions au monde ultra-orthodoxe

C'est cependant le volet consacré au monde ultra-orthodoxe qui concentre le plus grand nombre de lignes budgétaires distinctes, révélant l'ampleur du système de financement communautaire adossé aux accords de coalition. Un programme de prévention du décrochage dans les yeshivot doit ainsi recevoir 26,2 millions de shekels, tandis que le dispositif de service national dans le système éducatif se voit attribuer 71,8 millions de shekels. La subvention des programmes périscolaires, les fameux tsaharonim, dans les établissements reconnus et exemptés du monde harédi progresse elle aussi, avec une enveloppe de 16,2 millions de shekels.

L'administration de l'éducation religieuse recevra pour sa part 30,4 millions de shekels, et un budget spécifique de 12,5 millions de shekels est réservé à la culture juive ultra-orthodoxe. Le soutien aux yeshivot hesder, ces établissements qui combinent études talmudiques et service militaire, s'élève à 8,7 millions de shekels, un montant présenté comme un encouragement à l'enrôlement dans une communauté où la question du service militaire reste hautement sensible. Les institutions toraniques, elles, bénéficient d'un élargissement de leur soutien à hauteur de 4,3 millions de shekels, complété par une enveloppe additionnelle de 15,2 millions de shekels spécifiquement destinée aux institutions toraniques de la région de Tekouma. Enfin, les organismes de coordination et de liaison toraniques recevront 3,9 millions de shekels.

Une bataille juridique et politique qui dépasse les chiffres

Le montant cumulé de ces transferts, plusieurs centaines de millions de shekels rien que pour le volet civil, sans compter le milliard supplémentaire fléché vers la défense, illustre la mécanique bien rodée des fonds coalitionnaires israéliens, ces enveloppes négociées entre partis de la coalition en échange de leur soutien parlementaire. Mais le calendrier choisi, en pleine trêve de la Knesset et à l'approche d'échéances électorales, transforme une procédure budgétaire habituellement technique en un enjeu politique de premier plan.

En interpellant directement la conseillère juridique du gouvernement, l'opposition cherche à faire reconnaître que certains de ces transferts pourraient constituer un usage abusif des prérogatives d'un gouvernement de transition, une catégorie juridique censée limiter les décisions structurantes prises par un exécutif en fin de mandat. R

este à savoir si la commission des Finances, présidée par le député Hanoch Milwidsky, procédera néanmoins au vote prévu mercredi, ou si la pression juridique de l'opposition parviendra à geler, au moins temporairement, les lignes les plus contestées, à commencer par les 117 millions de shekels destinés à l'implantation en Judée-Samarie.

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Combien d'œufs dans une pita ? Le duel fiscal du "Sabichia" de Jérusalem contre le fisc

Combien d'œufs dans une pita ? Le duel fiscal du "Sabichia" de Jérusalem contre le fisc

La bataille du sabich* : le fisc israélien compte les œufs et les pitas déchirées

Combien d'œufs durs entrent dans une pita de sabich, et combien de pitas finissent déchirées ou invendables chaque jour de travail ? Cette question, presque cocasse, est devenue l'enjeu central d'un bras de fer fiscal opposant un stand de rue emblématique de Jérusalem à l'administration israélienne des impôts.
Le litige, porté devant le tribunal de district de Jérusalem, dévoile les coulisses comptables d'un petit commerce de rue et la manière dont le fisc reconstitue un chiffre d'affaires à partir de simples observations de terrain.

Un stand mythique de la rue Shamaï dans la ligne de mire du fisc

Sur la rue Shamaï, en plein cœur de Jérusalem, le stand "HaSabichia" de Yigal fait partie des institutions culinaires de la ville. La société qui l'exploite, Sabich Yerushalayim, vient de déposer un recours devant le tribunal de district contre une demande de complément de TVA de 132 000 shekels émise par l'administration fiscale.
Selon l'acte de recours, la société a été fondée il y a vingt-trois ans par une tierce personne, dans le but précis de permettre à Yigal Petel et à son épouse, alors en pleine procédure de faillite personnelle, de subvenir à leurs besoins. Le stand ne vend que des sabich et des boissons fraîches, sans aucun congélateur sur place, ce qui signifie qu'aucun stock n'est conservé d'un jour sur l'autre.

Deux jours d'observation pour reconstituer le chiffre d'affaires

En 2025, les services fiscaux ont mené deux campagnes d'observation sur place. Le stand, qui n'accepte que les paiements en espèces et fonctionne environ six heures par jour, a vu défiler 134 clients lors d'une journée d'observation, puis 127 lors d'une seconde.
À partir de ces chiffres et du prix affiché de la portion, l'administration a estimé qu'il existait un écart significatif entre les revenus réels du stand et ceux déclarés.
Elle a alors réclamé un supplément d'impôt d'environ 160 000 shekels, couvrant quatre années d'activité.
Le recours décrit la tension de la rencontre entre les représentants du fisc et celui qui défend les intérêts du commerçant : Yigal, a été saisi d'angoisse et de pleurs incontrôlables en contestant les chiffres qui lui étaient présentés.

Un œuf et quart par pita : la méthode de calcul contestée

Au cœur du désaccord se trouve la méthode retenue par l'administration fiscale pour reconstituer les ventes. Selon les documents joints au recours, le fisc a fondé ses calculs sur l'hypothèse qu'une pita contient en moyenne 1,05 œuf dur, et sur un taux de perte fixé à 20 %. Pour le propriétaire du stand, cette base de calcul ne reflète en rien la réalité du terrain, et justifie à elle seule l'annulation pure et simple du redressement. Il affirme que le taux réel de pertes est nettement supérieur à celui retenu par l'administration, notamment en raison du nombre de pitas qui se déchirent au fil du service.

Des pitas de qualité inégale, source de pertes récurrentes

L'avocat Shmuel Deblinger, qui représente la société dans cette procédure, avance dans le recours que de nombreux échanges ont eu lieu avec la boulangerie Angel, fournisseur des pitas, au sujet de leur qualité jugée médiocre.
Le stand, plaide-t-il, ne peut pas servir à un client une pita incapable de tenir sa garniture : c'est pourquoi un grand nombre d'entre elles sont retournées au fournisseur ou tout simplement jetées.
Le recours précise que le propriétaire est tenu de commander 200 pitas chaque jour auprès de la boulangerie Angel, mais qu'environ 70 d'entre elles, soit 35 % de l'achat quotidien, ne sont jamais vendues, tandis qu'au moins 20 pitas supplémentaires sont écartées en cours de service pour cause de défaut. Le texte souligne également que Petel n'a jamais changé de fournisseur au fil des années, un choix que le recours ne cherche pas particulièrement à justifier. Sollicitée, la boulangerie Angel n'a pas donné suite aux demandes de réaction.

Le fisc revoit sa copie, mais maintient l'essentiel du redressement

Face aux arguments avancés, l'administration fiscale a accepté de relever le taux de perte retenu dans son calcul, le faisant passer de 20 % à 25 %. Ce geste n'a toutefois pas suffi à clore le différend : même après cette révision, le fisc continue d'estimer qu'un écart persiste entre les revenus réels du stand et les montants déclarés au titre de la TVA. Sur cette base, il maintient sa demande d'un versement supplémentaire d'environ 132 000 shekels au Trésor public. Le propriétaire du stand rejette ce nouveau calcul et a choisi de porter l'affaire devant la justice en contestant formellement l'avis d'imposition.

Un litige qui dépasse le simple sandwich

Au-delà de son aspect presque anecdotique, cette affaire illustre une pratique bien connue des petits commerçants israéliens travaillant essentiellement en espèces : la reconstitution du chiffre d'affaires par observation directe, méthode à laquelle recourt régulièrement l'administration fiscale lorsqu'elle soupçonne une sous-déclaration. Le tribunal de district de Jérusalem devra désormais trancher entre deux versions difficilement conciliables : celle d'un fisc qui affine ses hypothèses de calcul sans renoncer à l'essentiel de sa créance, et celle d'un commerçant qui affirme que la réalité de son activité, faite de pitas déchirées et de pertes quotidiennes, ne se laisse pas réduire à une simple équation statistique.

*Le sabich, c'est un sandwich israélien très populaire, servi dans une pita. Sa base classique associe de l'aubergine frite, des œufs durs, du houmous ou du tahiné, de la salade fraîche (tomate, concombre), des pickles et souvent une sauce épicée type amba (une sauce à la mangue marinée d'origine irakienne). C'est un plat de rue emblématique, né dans la communauté juive irakienne installée en Israël, et qu'on trouve aujourd'hui dans de nombreux stands à Jérusalem, Tel-Aviv et ailleurs dans le pays.

 

Coup de Poker : un champion du monde israélien risque 25 ans de prison aux États-Unis

Coup de Poker : un champion du monde israélien risque 25 ans de prison aux États-Unis

Un champion du monde de poker rattrapé par la justice américaine. Gal Yaffe, 35 ans, vainqueur d'un bracelet aux championnats du monde de poker 2018, a été arrêté à Los Angeles et inculpé pour blanchiment d'argent et organisation de paris illégaux en ligne. Trois autres Israéliens sont visés par le même acte d'accusation. Ensemble, ils risquent jusqu'à vingt-cinq ans de prison.

Un champion de poker au cœur d'un scandale financier

L'affaire a été révélée par la chaîne américaine CBS. Gal Yaffe, connu dans les cercles de poker professionnel pour sa participation aux tournois "Live at the Bike", a été interpellé mercredi dernier à Los Angeles. Il n'est pas seul sur le banc des accusés. L'acte d'accusation cite également l'Israélien Nik Sokolnik, 39 ans, poursuivi pour des faits similaires, ainsi que Shalom Yaffe, 32 ans, et Schneur Zalman Getzel Rosenfeld, 33 ans, tous deux inculpés pour blanchiment d'argent.

Depuis son arrestation, Gal Yaffe reste détenu jusqu'à son procès, tout comme Shalom Yaffe. Nik Sokolnik et Schneur Zalman Getzel Rosenfeld ont en revanche été remis en liberté sous conditions strictes, en attendant la suite des poursuites.

Un réseau de paris illégaux organisé depuis Sacramento

Selon le bureau du procureur fédéral de Californie, les quatre hommes géraient ensemble un vaste réseau de paris en ligne non autorisés. Ils opéraient en collaboration avec un cinquième Israélien, Yosef Yitzchak Beshari, poursuivi séparément dans d'autres juridictions américaines pour des faits connexes.

Le groupe faisait tourner ses activités dans la région de Sacramento, où il exploitait des machines à sous clandestines. Pour blanchir les revenus tirés de ces opérations, les suspects convertissaient systématiquement leur argent liquide en jetons de casino ou en chèques émis par l'établissement Bell Gardens Casino. Une méthode qui leur permettait de faire disparaître la traçabilité des fonds issus des jeux illégaux.

Des dépôts fractionnés pour échapper aux autorités

Le mécanisme mis au jour par les enquêteurs est classique dans les affaires de blanchiment, mais redoutablement efficace.
Le procureur américain explique que les mis en cause déposaient leur argent liquide en plusieurs versements distincts, répartis dans différentes banques, en veillant systématiquement à ne jamais dépasser la barre des dix mille dollars par opération. Ce seuil n'est pas choisi au hasard : au-delà, les établissements bancaires américains sont légalement tenus de signaler la transaction aux autorités fédérales. En fractionnant ainsi leurs dépôts, les accusés cherchaient délibérément à contourner cette obligation de déclaration et à faire perdre toute trace à l'argent d'origine douteuse.

L'immobilier californien comme point de chute des fonds

L'acte d'accusation révèle également que Gal Yaffe n'a pas simplement cherché à dissimuler ses gains illicites : il les a réinvestis. Une partie des sommes blanchies aurait servi à financer des acquisitions immobilières à Los Angeles, transformant l'argent des jeux clandestins en patrimoine bâti bien réel. Cette utilisation des fonds pourrait aggraver sa situation judiciaire, les procureurs cherchant précisément à démontrer un circuit complet, de l'argent sale aux biens tangibles.

Des peines pouvant aller jusqu'à vingt-cinq ans de prison

Les risques judiciaires sont considérables pour l'ensemble des accusés. S'ils sont reconnus coupables, Gal Yaffe et Nik Sokolnik encourent chacun une peine maximale de cinq ans de prison assortie d'une amende de deux cent cinquante mille dollars, pour l'organisation d'un commerce de paris illégal.

Mais c'est sur le volet du blanchiment que les sanctions deviennent réellement lourdes. Gal Yaffe, Shalom Yaffe et Schneur Zalman Getzel Rosenfeld risquent chacun jusqu'à vingt ans de prison supplémentaires, assortis d'une amende pouvant atteindre cinq cent mille dollars. Pour Gal Yaffe, qui cumule les deux chefs d'accusation, le total théorique s'élève donc à vingt-cinq ans de détention.

La justice américaine réclame la confiscation des biens

Au-delà des peines de prison, le ministère public entend frapper les accusés au portefeuille. L'acte d'accusation demande la confiscation de leurs avoirs, évalués à plus de cinq cent mille dollars, ainsi que la saisie de trois biens immobiliers situés à Los Angeles. Une manière, pour les autorités californiennes, de couper court à toute tentative de conserver le fruit des activités illégales, même après une éventuelle condamnation.

Une affaire qui éclabousse le monde du poker professionnel

Le profil de Gal Yaffe donne à cette affaire une résonance particulière dans le milieu du poker international. Titulaire d'un bracelet des championnats du monde de poker 2018, distinction parmi les plus prestigieuses du circuit, il évoluait jusqu'ici dans la lumière des tables professionnelles, loin des accusations de délinquance financière. Sa mise en cause, aux côtés de trois autres ressortissants israéliens, illustre la porosité parfois inquiétante entre les circuits de jeu légaux, très médiatisés, et les réseaux souterrains de paris clandestins qui prospèrent en marge.

L'enquête californienne, encore en cours, devrait permettre de déterminer l'ampleur exacte du réseau, ainsi que le rôle précis de chacun des protagonistes, à commencer par Yosef Yitzchak Beshari, poursuivi de son côté dans d'autres États américains. Les prochaines audiences seront déterminantes pour fixer le calendrier judiciaire de ce dossier qui s'annonce complexe, entre droit pénal financier et réglementation du jeu.

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Richard Clayderman de retour en Israël : deux concerts événement en novembre

Richard Clayderman de retour en Israël : deux concerts événement en novembre

Richard Clayderman de retour en Israël : deux concerts événement en novembre

Le pianiste français revient sur la scène israélienne. Deux dates sont déjà fixées : le 21 novembre au Heichal HaTarbut de Tel Aviv, puis le 22 novembre au Théâtre de Haïfa. Les billets, disponibles dès à présent, s'échelonnent entre 249 et 469 shekels.

Un retour annoncé avec émotion

Pour l'artiste français, qui s'est produit à d'innombrables reprises en Israël au fil de sa carrière, ce nouveau passage marque des retrouvailles très attendues.
Sa dernière prestation dans le pays remonte à avril de l'année dernière.
« Le public israélien m'accompagne depuis de nombreuses années. C'est toujours l'accueil le plus chaleureux et le plus sincère que je reçois en rencontrant les Israéliens », a confié Clayderman avant ses concerts.
Il évoque un précédent passage à Tel Aviv resté gravé dans sa mémoire : « Le dernier spectacle à Tel Aviv m'a tellement ému, j'ai vraiment ressenti votre gratitude pour tout l'amour que vous m'avez donné, et je suis très heureux de revenir. Comme je l'ai déjà dit, je viens vous rendre cet amour et vous serrer tous à nouveau dans mes bras. »

Philippe Pagès, l'enfant prodige devenu Richard Clayderman

Derrière le nom de scène se cache Philippe Pagès, né en France en 1953. Aujourd'hui âgé de 72 ans, il doit sa première initiation au piano à son père, avant d'intégrer le Conservatoire supérieur des arts de Paris dès l'âge de 12 ans, une entrée précoce qui témoigne déjà d'un talent hors norme. C'est à la fin des années 1970 qu'il perce véritablement, porté par une identité musicale immédiatement reconnaissable : un romantisme mélodique qui allie compositions originales, grands classiques du piano et reprises de chansons françaises.

Une carrière hors norme, un répertoire immense

Depuis ses débuts, l'artiste a enregistré plus de 1 300 morceaux, un chiffre qui donne la mesure d'une productivité rare dans le monde de la musique instrumentale. Son catalogue compte des dizaines d'albums studio, écoulés à des dizaines de millions d'exemplaires à travers le monde, ainsi que plusieurs albums enregistrés en concert. Ce répertoire foisonnant a construit au fil des décennies un style à part, capable de toucher des publics très différents, des amateurs de musique classique aux amoureux de mélodies populaires. C'est précisément cette alchimie entre exigence et accessibilité qui explique la longévité exceptionnelle de sa carrière, portée depuis près de cinquante ans par un public international fidèle.

Un lien particulier avec le public israélien

Les mots choisis par Clayderman ne relèvent pas de la simple formule de circonstance. Sa relation avec Israël s'est construite concert après concert, au fil d'une présence régulière sur les scènes du pays. Le pianiste insiste sur la dimension affective de ces retrouvailles, décrivant un rapport quasi filial avec un public qu'il dit porter en lui depuis des années. Cette fidélité réciproque, entre un artiste français et une audience israélienne acquise depuis longtemps à son univers musical, donne à ces deux dates de novembre une résonance particulière, bien au-delà du simple rendez-vous de tournée.

Deux rendez-vous, deux salles emblématiques

Le choix des lieux n'est pas anodin. Le Heichal HaTarbut de Tel Aviv, l'une des plus prestigieuses salles de concert du pays, accueillera le pianiste le 21 novembre. Le lendemain, 22 novembre, c'est au Théâtre de Haïfa que Clayderman se produira, offrant ainsi à ses admirateurs du nord du pays l'occasion de le retrouver sans avoir à se déplacer jusqu'au centre. Cette double programmation, à un jour d'intervalle, permet de couvrir un public large et traduit l'ampleur de l'attente suscitée par ce retour.

Des billets déjà accessibles

Les places pour les deux concerts sont d'ores et déjà mises en vente, avec une fourchette de prix allant de 249 à 469 shekels selon les catégories. Cette accessibilité tarifaire, couplée à la notoriété de l'artiste, laisse présager un fort engouement du public dans les semaines qui viennent, à mesure que la date des concerts se rapprochera.

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Judée-Samarie : Eisenkot alerte sur "le bord de l'anarchie " et la perte de contrôle de Tsahal

Judée-Samarie : Eisenkot alerte sur "le bord de l'anarchie " et la perte de contrôle de Tsahal

Le président du parti Yashar, Gadi Eisenkot, a averti ce lundi matin que la Judée-Samarie se trouvait « au bord de l'anarchie », rendant responsable le Premier ministre Benjamin Netanyahu d'avoir, selon lui, sacrifié l'autorité de Tsahal sur le territoire aux exigences de sa coalition.

Un avertissement lancé depuis la tribune de la conférence Ynet-INSS

C'est lors de la Conférence sur la sécurité nationale, organisée conjointement par Ynet, Yedioth Ahronoth et l'Institut d'études de sécurité nationale (INSS), que Gadi Eisenkot, ancien chef d'état-major devenu chef de file de l'opposition, a livré ce lundi matin l'un de ses réquisitoires les plus directs contre la gestion sécuritaire de la Judée-Samarie. Interrogé par la journaliste politique Moran Azulay, il a déclaré redouter une perte de contrôle du territoire, décrivant une réalité qu'il juge « extrêmement chargée, au bord de l'anarchie », et ce malgré les efforts continus de Tsahal et du Shin Bet pour contrecarrer le terrorisme.

L'ancien chef d'état-major a directement mis en cause le Premier ministre Benjamin Netanyahu, ainsi que le ministre des Finances Bezalel Smotrich et le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir. Selon lui, Netanyahu aurait, pour des raisons de nécessités coalitionnaires, démantelé de fait l'organisation qui a gouverné la Judée-Samarie pendant des décennies, à savoir Tsahal en tant qu'autorité souveraine sur le terrain.
Il a rappelé que l'administration civile du territoire avait été confiée à Bezalel Smotrich, tandis que la responsabilité policière était revenue à Itamar Ben Gvir. Pour Eisenkot, cette répartition des compétences se traduit aujourd'hui par une perte de contrôle qu'il qualifie de totale, une capacité amoindrie à contrer efficacement le terrorisme, et une application défaillante de la loi et de l'ordre sur le territoire.

Une répartition des compétences ancrée dans les accords de coalition

Il convient de rappeler que cette architecture administrative n'est pas née d'une décision improvisée. Elle découle des accords de coalition conclus fin 2022 entre le Likoud, le Sionisme religieux et Otzma Yehudit, qui ont attribué à Bezalel Smotrich, au sein du ministère de la Défense, l'autorité sur l'administration civile en Judée-Samarie, et créé pour Itamar Ben Gvir un ministère de la Sécurité nationale englobant la police, y compris le district de Judée-Samarie.

Les partisans de cette organisation la présentent comme la mise en œuvre légitime d'un accord politique validé démocratiquement. Ses détracteurs, dont Eisenkot, estiment qu'elle a fragilisé la chaîne de commandement unifiée que Tsahal exerçait auparavant sur le territoire.

Eisenkot a prévenu que des jours très difficiles se profilaient, sauf correction immédiate de cette organisation. Il a appelé le Premier ministre à restituer à Tsahal l'autorité qu'elle exerçait pendant des décennies, et le ministre de la Sécurité nationale à permettre à l'armée de prendre les mesures administratives nécessaires pour écarter les acteurs du terrorisme comme les auteurs de violences commises par des Israéliens.
Selon lui, la clé réside dans la capacité de Tsahal et du Shin Bet à contrer le terrorisme tout en séparant les populations civiles des filières violentes. Il a par ailleurs dénoncé ce qu'il perçoit comme un manque de soutien du gouvernement envers les commandants de Tsahal, allant jusqu'à évoquer des attaques verbales à leur encontre relayées par des porte-voix proches du Premier ministre.

Une conférence dominée par la question de la cohésion interne

La prise de parole d'Eisenkot s'inscrit dans un contexte plus large. Une étude de l'INSS présentée le même jour lors de la conférence a révélé que les conflits violents entre groupes au sein de la société israélienne figurent désormais parmi les menaces jugées les plus graves par l'opinion publique, à égalité avec le risque d'un Iran doté de l'arme nucléaire, chacun recueillant 39 % des réponses lors du sondage de juillet. L'érosion du caractère démocratique d'Israël arrive en troisième position avec 31 %. L'étude souligne également une évolution notable concernant la confiance dans le soutien américain à Israël, la proportion de sondés jugeant probable une perte de ce soutien étant passée de 13 % en février à 26 % en juillet.

Ces données replacent les propos d'Eisenkot dans une préoccupation partagée plus largement par la population, au-delà des clivages partisans, quant à la cohésion interne du pays.

Un discours à resituer dans le contexte électoral

Fondateur du parti Yashar en 2025, Gadi Eisenkot a dirigé Tsahal de 2015 à 2019 avant de rejoindre le gouvernement d'union nationale au lendemain du 7 octobre 2023, poste qu'il a quitté en juin 2024 en signe de protestation contre la gestion de la guerre par Netanyahu.

À l'approche des élections prévues avant le 27 octobre 2026, les sondages le placent au coude-à-coude avec le Likoud, ce qui confère à ses interventions publiques une dimension électorale assumée.

Lors de cette même conférence, il a également abordé d'autres sujets sensibles, notamment l'enrôlement des ultra-orthodoxes dans Tsahal, qu'il conditionne à l'obtention d'une majorité sioniste au Parlement, ainsi que le dossier palestinien, sur lequel il a réaffirmé son rejet de toute création d'un État palestinien tout en critiquant le plan porté par Bezalel Smotrich visant à démanteler l'Autorité palestinienne.

Une polémique parallèle autour d'une vidéo générée par IA

La journée a également été marquée par une controverse distincte, évoquée en marge de son intervention. Une vidéo générée par intelligence artificielle, publiée sur les comptes du Premier ministre, a suscité de vives critiques après que certains y ont vu une allusion au fils d'Eisenkot, tombé à Gaza pendant la guerre. Interrogé à ce sujet, Eisenkot a exprimé son indignation sans pour autant détailler d'accusation nominative précise, renvoyant la responsabilité à l'entourage du Premier ministre.

Ce qu'il faut retenir

Les déclarations de Gadi Eisenkot traduisent une inquiétude réelle, partagée au sein de larges pans de l'opinion publique israélienne, quant à la stabilité sécuritaire de la Judée-Samarie. Elles s'inscrivent toutefois dans un contexte électoral où l'ancien chef d'état-major se positionne en principal rival de Benjamin Netanyahu. La répartition des compétences qu'il dénonce résulte d'accords de coalition conclus démocratiquement, et son évaluation de leurs conséquences sur le terrain reste, à ce stade, une lecture politique parmi d'autres, que les prochains mois et les résultats électoraux permettront de confronter aux faits.

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"Certaines entreprises n'ont plus de raison d'exister" : la tech israélienne face au séisme de l'IA

"Certaines entreprises n'ont plus de raison d'exister" : la tech israélienne face au séisme de l'IA

 

"Certaines entreprises n'ont plus de raison d'exister" : la tech israélienne sous le choc de l'IA

Monday licencie 620 salariés alors que ses résultats sont excellents. Le vrai coupable ne s'appelle ni la conjoncture ni la concurrence, mais l'intelligence artificielle, qui grignote le nombre d'utilisateurs payants chez les clients et fait vaciller tout le modèle du SaaS. Wix, Adobe et Salesforce l'ont déjà appris à leurs dépens. Des investisseurs israéliens racontent qui sera touché, pourquoi, et comment certains comptent y échapper.

Une décision qui ne colle pas avec les chiffres

620 licenciements, soit un salarié sur cinq. Voilà l'annonce qui a secoué Monday la semaine dernière. Sur le papier, rien ne l'explique. Les revenus grimpent. Les prévisions de profit viennent d'être relevées. Alors pourquoi couper aussi sec dans les effectifs et les bureaux ? Parce que les chiffres ne suffisent plus. Ce que redoutent les investisseurs, ce n'est pas le présent de Monday. C'est son avenir.

Le modèle qui a tout changé, et qui s'effondre

Monday a grandi sur une recette simple : le SaaS, ou logiciel à l'abonnement. Le client paie chaque année, en fonction du nombre d'employés qui utilisent l'outil. Plus une entreprise grossit, plus elle paie. Ce revenu récurrent, prévisible, presque garanti, a longtemps été le graal des investisseurs. Aujourd'hui, il devient un boulet.

L'intelligence artificielle change la donne à la racine. Un outil d'IA fait le travail de plusieurs salariés à la fois. Résultat : les entreprises clientes ont besoin de moins d'utilisateurs, donc paient moins d'abonnements. Le revenu des éditeurs de logiciels fond, presque mécaniquement. Et ce scénario, les investisseurs l'ont déjà vu se répéter. Ils n'attendent plus les preuves, ils anticipent le prochain effondrement, quitte à sanctionner des entreprises qui n'ont pourtant rien à se reprocher.

Le point de bascule a eu lieu il y a quelques mois. OpenAI et Anthropic ont lâché des modèles capables d'écrire du code, d'éplucher des contrats juridiques, de remplacer des tâches entières auparavant confiées à des logiciels hors de prix. La liste des victimes s'est allongée vite : Salesforce, qui avait pourtant inventé le SaaS, Zendesk, Adobe, Intuit, et côté israélien Wix, ZoomInfo, Amdocs.

Licencier ne suffit pas à convaincre le marché

Dans les fonds de capital-risque, une certitude circule : l'histoire ne fait que commencer. Chacun a déjà en tête le nom de la prochaine victime, peu importe qu'elle affiche une croissance flamboyante. Le modèle est fissuré, mieux vaut agir avant que la fissure ne devienne un gouffre.

Wall Street vient de le prouver en 2026 : licencier ne rassure pas automatiquement. Tout dépend de la lecture que fait le marché. Chez Monday, qui a licencié tout en relevant ses prévisions de profit, le geste passe pour une bascule offensive vers une technologie plus rentable, et le titre encaisse plutôt bien. Chez Wix ou Amdocs, où les mêmes coupes sont lues comme une fuite en avant défensive face à des revenus qui s'effritent, l'action continue de plonger.

Trois signaux trahissent les prochaines cibles : un ARR, ce fameux revenu récurrent annuel, qui ralentit sans relâche ; une action qui a déjà perdu 30 à 40 % de sa valeur à cause de la menace IA ; une entreprise qui annonce publiquement son passage d'une facturation par utilisateur à une facturation par consommation d'IA. Sur les marchés, l'index est posé sur le bouton vente. Le moindre signal peut déclencher la panique.

Chez les investisseurs israéliens, l'inquiétude sans la panique

Côté fonds israéliens, on ne panique pas, mais on ne dort pas tranquille non plus. Tous s'accordent sur un point : il existe une façon de flairer les start-up qui traverseront la tempête, et une façon de repérer celles qui vont couler.

Maor Friedman, du fonds F2, pointe le vrai problème de Monday : son positionnement "horizontal", c'est-à-dire transversal à tout l'écosystème tech. Ce sont précisément ces entreprises-là qui ont pris le choc de plein fouet, victimes des outils de programmation assistée par IA. Et le plus frappant, dit-il, c'est que la chute du cours ne reflète aucune dégradation réelle des résultats. C'est de la pure anticipation, un marché "extrêmement bruyant" où la moindre annonce fait tanguer les cours, pendant que des capitaux massifs désertent les géants du cloud pour foncer vers les fabricants de semi-conducteurs.

Trouver le logiciel qui remplace l'humain, pas celui qui l'assiste

Alon Hori, de Team8, décrit un réflexe presque pavlovien : chaque nouveau modèle sorti par Anthropic déclenche la même peur chez les investisseurs, convaincus que telle ou telle fonction vendue par une start-up devient soudain inutile. Mais il y a une échappatoire. Si l'entreprise réussit sa propre mue, si elle utilise l'IA pour muscler son service au lieu de se faire dévorer par elle, son modèle tient encore debout. Sinon, l'effondrement est presque automatique, un réflexe de marché plus qu'un verdict rationnel.

Yaniv Golan, de lool ventures, pousse la logique plus loin. Il ne cherche plus les entreprises qui vendent un logiciel par abonnement, mais celles qui visent carrément à remplacer un poste entier. Son exemple est limpide : un comptable, longtemps épaulé par un logiciel SaaS vendu par Intuit, aujourd'hui fragilisée. Une start-up capable de remplacer ce comptable, purement et simplement, l'intéresse infiniment plus qu'une autre qui se contente de l'assister.

Sa thèse d'investissement tient en une phrase : miser non pas sur les entreprises menacées par l'IA, mais sur celles qui fabriquent la menace. Peu importe si le remplacement n'est pas total. Un service dix fois moins cher grâce à l'IA suffit déjà à surfer sur la vague.

Un basculement dont personne ne connaît l'issue

Golan l'admet sans détour : un changement radical est en cours, et personne ne sait précisément où le marché va se stabiliser. Une chose est sûre selon lui, certaines entreprises n'ont plus de raison d'exister, d'autres doivent se réinventer vite pour trouver leur nouvelle place.

Le cas Monday résume tout, selon Hori. L'entreprise reste solide, croissance forte, marge confortable. Mais le marché lui a collé un point d'interrogation géant, parce que toute sa valorisation reposait sur une hypothèse simple : rester une entreprise SaaS classique, avec des clients fidèles et un taux de pénétration élevé. C'est exactement cette hypothèse que l'IA vient de faire exploser.

Quant à la nouvelle tarification par jetons, que Monday teste déjà sur certains services liés à l'IA, Hori n'y voit qu'une étape de transition, pas une solution. Beaucoup dans le secteur jugent ce modèle bancal, et refusent de jouer les VRP gratuits pour Anthropic ou OpenAI.

La question qui hante tous les couloirs de la tech

Personne, parmi les investisseurs interrogés, n'accepte de désigner nommément la prochaine victime. Mais tous confirment que l'épisode est loin d'être clos. Beaucoup d'entreprises, résume Golan, ne se sont pas organisées à temps, ou n'en avaient tout simplement pas les moyens. Friedman tempère malgré tout : des entreprises continuent de croître, IA ou pas, et celles qui lèvent des fonds en progressant restent leaders de leur catégorie. À l'inverse, conclut-il, quand une entreprise arrête de croître, on lui trouve toujours une excuse, l'intelligence artificielle ou autre chose.

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Escalade Iran-USA : l'Iran met en garde la Bulgarie contre toute participation aux frappes

Escalade Iran-USA : l'Iran met en garde la Bulgarie contre toute participation aux frappes

 

L'Iran a lancé mardi une mise en garde inédite à la Bulgarie, l'avertissant qu'accepter le stationnement d'avions militaires américains sur son sol la transformerait en complice d'un "crime d'agression". La menace intervient alors que Washington vient de mener sa onzième vague de frappes contre le territoire iranien, et que Donald Trump promet d'aller plus loin en visant des cibles nucléaires stratégiques.

Onzième nuit de frappes américaines et menace de Trump

L'armée américaine a achevé dans la nuit de mardi à mercredi une onzième vague de frappes contre l'Iran dans le cadre de l'escalade militaire en cours, et la région reste en état d'alerte face à un possible élargissement du conflit. La veille au soir, Donald Trump avait averti qu'il pourrait durcir encore l'offensive et frapper des installations nucléaires stratégiques iraniennes. Selon une information rapportée par Bloomberg, le Royaume-Uni a autorisé les forces américaines à utiliser ses bases pour mener des opérations contre l'Iran, un signal supplémentaire de l'implication croissante des alliés occidentaux dans cette confrontation.

Téhéran cible directement la Bulgarie

C'est dans ce contexte tendu que Téhéran a choisi de s'en prendre publiquement à un pays européen jusqu'ici resté en marge du conflit. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a averti la Bulgarie, par l'intermédiaire de l'agence de presse officielle IRNA, de ne pas autoriser les États-Unis à utiliser son territoire pour des opérations militaires contre l'Iran. Cette sortie diplomatique, rare envers un État membre de l'Union européenne, vise un pays qui partage, comme l'Iran, une frontière avec la Turquie et qui reste une destination touristique appréciée d'une partie non négligeable des voyageurs israéliens.

L'avertissement fait suite à des informations selon lesquelles le gouvernement bulgare examinerait une demande américaine visant à déployer des avions militaires sur la base aérienne de Bezmer, dans le but de soutenir les opérations menées contre l'Iran.

"Complice du crime d'agression", l'accusation iranienne

"Toute participation ou coopération à la préparation ou à l'exécution de ces attaques illégales sera considérée comme une complicité dans le crime d'agression et dans des crimes de guerre", a déclaré Baghaei. Le porte-parole a affirmé que la Bulgarie était consciente que les frappes militaires américaines contre l'Iran, qu'il a qualifiées de "prolongement de l'agression militaire américano-israélienne entamée le 28 février", constituent "un acte d'agression flagrant" et une violation grave de la Charte des Nations unies et du droit international.

Le président bulgare pris à partie

Baghaei a également affirmé avoir été surpris par des propos attribués au président bulgare Roumen Radev concernant l'examen positif de la demande américaine. Selon lui, le seul fait d'envisager une telle assistance est incompatible avec les obligations juridiques internationales de la Bulgarie et avec le principe du respect de la souveraineté nationale.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères s'est appuyé sur la résolution 3314 de l'Assemblée générale des Nations unies, qui définit la notion d'agression. Il a rappelé que le fait de mettre le territoire d'un État à la disposition d'un autre État pour qu'il commette un acte d'agression contre un État tiers constitue en soi un acte d'agression, au sens de ce texte onusien.

Un appel direct au Parlement bulgare

Baghaei a appelé le Parlement bulgare à ne pas approuver l'utilisation du territoire national ou des installations militaires du pays par les forces américaines. Il a averti qu'une telle autorisation ferait de la Bulgarie "une complice des agresseurs et des criminels". Le responsable iranien a ajouté que Téhéran n'hésiterait pas à défendre ses intérêts nationaux et sa sécurité, et que tout acteur participant à une agression militaire contre l'Iran "devra assumer la responsabilité des conséquences".

Une escalade qui déborde désormais le théâtre du Moyen-Orient

Cette sortie iranienne marque un tournant dans la communication de Téhéran depuis le début de l'escalade actuelle. Jusqu'ici concentrées sur les États-Unis et Israël, les mises en garde iraniennes s'étendent désormais explicitement à des pays tiers, européens de surcroît, susceptibles de faciliter logistiquement les opérations américaines. En ciblant la Bulgarie, membre de l'OTAN et de l'Union européenne, l'Iran semble vouloir dissuader d'autres capitales européennes de suivre un chemin similaire, alors que le conflit avec Washington entre dans sa phase la plus intense depuis son déclenchement fin février.

La proximité géographique entre la Bulgarie et l'Iran, les deux pays partageant une frontière avec la Turquie, ajoute une dimension stratégique à cet avertissement : un déploiement américain sur la base de Bezmer rapprocherait sensiblement les capacités aériennes de Washington du territoire iranien, un facteur que Téhéran ne pouvait visiblement pas ignorer.

Reste à savoir si Sofia, sous la pression conjuguée de Washington et de Téhéran, tranchera en faveur d'une alliance atlantique déjà bien établie, ou choisira la prudence face à des menaces iraniennes désormais formulées sans détour.

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