Claudine Douillet

Claudine Douillet,st fondatrice, gérante et rédactrice en chef d'Alliance, premier magazine juif francophone créé sur le web en 1996. Depuis près de trente ans, elle dirige la ligne éditoriale du titre, en assurant une veille quotidienne de l'actualité israélienne et juive internationale, traduite et adaptée pour le lectorat francophone.
Alliance compte aujourd'hui plus de 60 000 articles indexés sur Google, un volume qui reflète trois décennies de production éditoriale continue.

Offre "Visibilité Google" pour les clients

Alliance met à disposition son autorité de domaine, construite sur plus de 60 000 articles indexés depuis 1996, pour offrir à ses clients une visibilité réelle sur Google, et non une simple promesse marketing. Un article publié sur Alliance bénéficie de l'ancienneté du site, de sa régularité de publication et de sa reconnaissance par les moteurs de recherche, des atouts qu'un site neuf ou peu actif ne peut pas reproduire rapidement.

Cette offre s'adresse aux auteurs, institutions ou marques qui cherchent une présence durable dans les résultats Google plutôt qu'une opération ponctuelle sans lendemain.

Les articles de Claudine Douillet

Olives palestiniennes : Tsahal et des rabbins désavouent la décision du rabbin Dov Lior

Olives palestiniennes : Tsahal et des rabbins désavouent la décision du rabbin Dov Lior

 

Rabbin Dov Lior : la police transmet au parquet une plainte pour incitation après sa décision sur les olives palestiniennes

Par Claudine Douillet

Le rabbin Dov Lior pourrait être visé par une enquête pénale. La police israélienne a rassemblé les éléments d'une plainte pour incitation au racisme et à la violence déposée contre lui, et attend désormais la décision du parquet. En cause : une décision religieuse autorisant les Juifs à récolter les olives dans les vergers palestiniens de Judée-Samarie, que Tsahal accuse d'encourager violences et vols.

Une décision religieuse qui embrase la saison des olives

Le texte a été publié vendredi 16 octobre, en pleine saison de la récolte des olives, période traditionnellement explosive en Judée-Samarie. Son auteur, le rabbin Dov Lior, ancien grand rabbin de Kiryat Arba, est l'une des figures de proue du sionisme religieux dans sa branche la plus orthodoxe. Il est considéré comme le guide spirituel d'Otzma Yehudit, le parti d'Itamar Ben Gvir.

Selon Ynet, la police a désormais terminé de rassembler les éléments et attend que le parquet décide s'il ouvre ou non une enquête pour incitation contre le rabbin.

Ce que dit exactement le rabbin Dov Lior

Le raisonnement du rabbin repose sur une lecture de la loi juive relative à la propriété. Selon lui, le peuple juif n'a jamais renoncé à la terre d'Israël, comme il l'exprime chaque jour dans ses prières. Les Arabes ne l'auraient jamais achetée au peuple juif ni à un particulier juif, et la terre resterait donc juridiquement en possession du peuple d'Israël, en s'appuyant sur le principe talmudique selon lequel une terre ne peut être volée.

Pour les arbres plantés et leurs fruits, le rabbin invoque la notion de renoncement du propriétaire. Il estime que lorsque les propriétaires arabes ne peuvent pas récolter pour des raisons de sécurité, ils sont présumés avoir renoncé aux fruits. Il ajoute que s'ils méritaient une contrepartie pour avoir planté les oliviers, ils l'ont déjà largement perçue à travers les récoltes des années passées.

Sa conclusion va plus loin qu'une simple autorisation. La récolte serait selon lui non seulement permise mais méritoire, compte tenu des risques sécuritaires liés à la présence d'Arabes près des localités juives. Surtout, il autorise les Juifs à récolter les olives même dans les zones éloignées des localités juives, afin de manifester publiquement la souveraineté juive sur la terre et d'accomplir le commandement de la conquête de la terre.

Les rabbins du Goush Etzion avaient dit l'inverse

La décision du rabbin Lior n'est pas tombée du ciel. Elle répondait directement à un avis publié par les rabbins du conseil religieux du Goush Etzion, qui affirmaient exactement le contraire. Pour eux, il est strictement interdit aux Juifs de cueillir les olives des vergers arabes situés près des clôtures des localités, car leurs propriétaires n'ont jamais renoncé à leur bien. Prendre ces fruits constituerait donc un vol grave au regard de la loi juive, et une profanation du Nom divin.

Ces rabbins proposaient une solution pragmatique : faire réaliser la récolte de manière sécurisée par des ouvriers ou des bénévoles juifs, puis remettre la production à ses propriétaires en échange du remboursement des frais. Parmi les signataires figurent les rabbins des localités d'Elazar, Kfar Etzion et Alon Shvout.

Le débat oppose donc deux lectures rabbiniques au sein même du sionisme religieux, et non le monde religieux au monde laïque.

Tsahal réagit avec une rare fermeté

L'armée israélienne a exprimé de vives réserves. Dans un communiqué diffusé en fin de semaine, Tsahal a estimé que cette décision religieuse encourage les violences, les vols, l'incitation et les frictions, et qu'elle attise davantage encore la situation sur le terrain. L'armée a jugé que l'affaire devait être examinée par les autorités compétentes.

Cette réaction s'explique par le contexte. Pendant la même période, deux incidents ont visé des personnes extérieures lors de la saison des olives : une photographe du Washington Post a été agressée, ainsi qu'une délégation de diplomates européens. Ces deux affaires ont provoqué de vives critiques internationales et des condamnations visant Israël.

La plainte de Rabbins pour les droits de l'homme

L'association Rabbins pour les droits de l'homme, qui regroupe 170 rabbins hommes et femmes, a porté plainte contre Dov Lior. La plainte a été déposée par son directeur général par intérim, Anton Goodman, pour incitation au racisme, incitation à la violence et sollicitation au vol de biens.

Anton Goodman a déclaré regretter de devoir porter plainte contre un rabbin en Israël, tout en affirmant que la réalité obligeait son organisation à se tenir aux côtés de la Torah. Selon lui, entrer sur les terres d'autrui et s'emparer de leur récolte en violation de la loi n'est pas ce que Dieu attend des Juifs dans ce pays.

Le parquet face à un dossier sensible

La décision du parquet sera scrutée de près. Poursuivre une haute autorité religieuse pour un avis halakhique pose la question délicate de la frontière entre liberté d'expression religieuse et incitation pénale. Ne rien faire exposerait au contraire l'État aux critiques, au moment où l'armée elle-même pointe un risque concret d'escalade sur le terrain.

Le rabbin Dov Lior n'en est pas à sa première polémique. Mais cette fois, ce sont Tsahal et des rabbins de Judée-Samarie qui ont pris position publiquement contre lui, ce qui donne à l'affaire un poids particulier.

Source : Ynet

POUR S'INSCRIRE A LA NEWSLETTER D'ALLIANCE ET AVOIR ACCES AUX INFORMATIONS EN UN COUP D'OEIL CLIQUEZ ICI :https://alliance-magazine.com/?p=subscribe&id=1

 

 

Suicides dans Tsahal : au moins 21 soldats en service se sont donné la mort depuis janvier 2026

Suicides dans Tsahal : au moins 21 soldats en service se sont donné la mort depuis janvier 2026

Par Claudine Douillet

Suicides dans Tsahal : au moins 21 soldats en service se sont donné la mort depuis janvier 2026

L'armée israélienne a déjà perdu au moins 21 soldats en service actif par suicide depuis le début de l'année. À deux mois et demi de la fin de 2026, ce bilan égale celui de 2024 et talonne le record de 2025. Seize anciens combattants de la guerre ont également mis fin à leurs jours, révélant une blessure psychique que les chiffres officiels peinent encore à mesurer.

Un nouveau drame à Rehovot

Dimanche 18 octobre, un militaire s'est donné la mort à son domicile de Rehovot. Ce décès porte à au moins 21 le nombre de soldats en service actif qui se sont suicidés depuis janvier, selon le décompte tenu par le quotidien Haaretz. Derrière ce chiffre, il y a 21 familles endeuillées, des unités entières marquées et une question qui revient avec insistance en Israël : la guerre déclenchée le 7 octobre 2023 a-t-elle créé une seconde ligne de front, invisible celle-là, à l'intérieur même des soldats ?

Des chiffres qui ont presque doublé depuis le 7 octobre

Avant la guerre, Tsahal enregistrait en moyenne 12 suicides par an sur la décennie précédente. Du 7 octobre à la fin de 2023, sept soldats en service actif se sont suicidés. Le nombre est monté à 21 en 2024 puis à 22 en 2025, le total annuel le plus élevé depuis quinze ans. Pour retrouver un niveau supérieur, il faut remonter à 2010, année où 28 soldats s'étaient donné la mort.

Le rythme de 2026 inquiète particulièrement. Au printemps, Haaretz comptait au moins dix soldats en service décédés par suicide depuis janvier, dont six pour le seul mois d'avril. Fin juillet, le bilan atteignait au moins 16. Il dépasse désormais 21, alors que l'année n'est pas terminée.

Les tentatives donnent la mesure réelle du phénomène. Un rapport du Centre de recherche et d'information de la Knesset a établi qu'entre janvier 2024 et juillet 2025, 279 soldats ont tenté de mettre fin à leurs jours, soit sept tentatives pour chaque décès. Le même document relevait un constat troublant : seuls 17 % des soldats décédés par suicide au cours des deux années précédentes avaient rencontré un officier de santé mentale dans les deux mois précédant leur mort.

Les anciens combattants, angle mort des statistiques

Les chiffres de l'armée ne disent pas tout. Ils ne concernent que les militaires en service au moment de leur décès. Or au moins seize anciens combattants de la guerre, qui n'étaient plus en service actif, se sont également suicidés cette année selon Haaretz. L'armée a établi que dix de ces cas étaient très probablement liés au service.

Ce sont souvent des réservistes rentrés à la vie civile après des mois de combat à Gaza, au Liban ou sur d'autres fronts, qui retrouvent leur travail, leur famille, leur quotidien, mais pas la paix intérieure. Face à cette réalité, les soldats ayant servi pendant la guerre et décédés par suicide dans les deux ans suivant leur libération se voient désormais reconnaître le statut de « décédé après le service », qui ouvre droit à une aide mensuelle pour les familles.

Le poids d'une guerre longue et multiple

L'armée elle-même ne conteste plus le lien. Une enquête interne révélée par la radiotélévision publique Kan a conclu que la plupart des suicides récents découlaient d'expériences traumatiques vécues au combat, de la perte de camarades et de l'incapacité à surmonter ce traumatisme. Un haut responsable militaire résumait la situation sans détour : la guerre a des conséquences.

Jamais depuis sa création Israël n'avait mobilisé aussi longtemps autant de réservistes. Des hommes et des femmes ont enchaîné plusieurs centaines de jours sous les drapeaux, entre exposition répétée à la violence, deuils successifs et pression sur leur vie professionnelle et familiale. Les spécialistes l'avaient anticipé : après les crises extrêmes, la détresse psychique surgit souvent avec retard, lorsque l'adrénaline retombe.

Ce que fait l'armée, et ce qui manque encore

Tsahal a renforcé ses dispositifs. Le nombre d'officiers de santé mentale a été augmenté de 200 pour les soldats du contingent et de 600 pour les réservistes, et chaque suicide fait l'objet d'un examen approfondi par un officier au grade de colonel. Des lignes d'écoute ouvertes jour et nuit ont été créées et les unités spécialisées dans le stress de combat et le stress post-traumatique ont été étendues, y compris en zone de combat.

Ces efforts restent jugés insuffisants par les familles et les associations. Devant la Knesset, un responsable de la Direction du personnel reconnaissait que des soldats cherchant de l'aide ne parvenaient pas à atteindre correctement les centres de soutien. Selon Haaretz, les entretiens d'évaluation psychologique et de réinsertion prévus pour les réservistes avant leur retour à la vie civile ont été supprimés en février 2026, une décision vivement critiquée par les organisations qui accompagnent les blessés psychiques.

Une blessure nationale qui appelle une réponse nationale

Israël a appris à honorer ses soldats tombés au combat. Il doit désormais apprendre à reconnaître, soigner et accompagner ceux qui reviennent blessés dans leur âme. La question dépasse l'institution militaire : elle engage le ministère de la Défense, le système de santé, les employeurs et chaque famille qui voit revenir un proche transformé. Chaque soldat perdu de cette manière est une victime de plus de la guerre déclenchée par le Hamas le 7 octobre 2023.

Si vous traversez une période difficile ou si un proche vous inquiète, vous pouvez appeler en Israël la ligne d'écoute ERAN au 1201, ou en France le numéro national de prévention du suicide, le 3114, gratuit et joignable jour et nuit.

Source : Haaretz, Kan, Ynet, Centre de recherche et d'information de la Knesset.

 

POUR S'INSCRIRE A LA NEWSLETTER D'ALLIANCE ET AVOIR ACCES AUX INFORMATIONS EN UN COUP D'OEIL CLIQUEZ ICI :https://alliance-magazine.com/?p=subscribe&id=1

 

 

Mont du Temple : le rabbin Yitzhak Yossef interdit de voter pour Ben Gvir et ses alliés

Mont du Temple : le rabbin Yitzhak Yossef interdit de voter pour Ben Gvir et ses alliés

Le rabbin Yitzhak Yossef interdit de voter pour les partis favorables à la montée au mont du Temple

Par Claudine Douillet

L'ancien grand rabbin séfarade d'Israël déclare interdit, au nom de la loi juive, tout soutien aux partis qui encouragent les Juifs à monter sur le mont du Temple. Publiée dimanche soir dans une lettre manuscrite, à huit jours des législatives du 27 octobre, sa décision vise une cible que la presse israélienne identifie sans peine : Itamar Ben Gvir et la droite nationaliste religieuse, en concurrence directe avec le Shas pour le même électorat traditionaliste.

Une lettre manuscrite publiée à la veille du scrutin

Le rabbin Yitzhak Yossef, ancien Rishon LeTsion et grand rabbin séfarade d'Israël, aujourd'hui président du Conseil des sages de la Torah, l'instance suprême du Shas, a rendu public dimanche 18 octobre un texte écrit de sa main. Il y rappelle que tous les grands décisionnaires des générations passées, sans exception, ont interdit de façon absolue la montée sur le mont du Temple, en raison de la gravité de la faute encourue.

Le rabbin s'en prend ensuite aux responsables politiques qu'il accuse d'entraîner le public dans la transgression. Selon le texte rapporté par Channel 14, il dénonce « des responsables publics qui se définissent comme nationaux et sanctifient la montée ». Il en tire une conséquence électorale directe : soutenir le parti d'un élu qui monte au mont du Temple et encourage cette pratique revient, selon lui, à commettre soi même la faute. Voter pour ce parti est donc interdit par la halakha. Il ajoute qu'il ne faut accorder ni appui ni reconnaissance à ceux qui, à ses yeux, portent atteinte aux lieux saints d'Israël et trompent le public.

Le karet, la sanction la plus lourde de la loi juive

Le cœur de l'argument tient en un mot : karet, le retranchement, une peine que la tradition juive situe entre les mains du Ciel. Pour la majorité des décisionnaires, tout Juif est aujourd'hui considéré comme impur par contact avec la mort, faute de vache rousse permettant la purification. Or l'emplacement exact du Saint des Saints n'étant pas établi avec certitude, chaque pas sur l'esplanade expose au risque de pénétrer dans l'enceinte interdite. D'où l'interdit global défendu par le grand rabbinat depuis la réunification de Jérusalem.

Une position constante depuis 1967

La position du rabbin Yossef n'a rien de nouveau. Dès 1967, au lendemain de la libération de la Vieille Ville, des dizaines de grands rabbins, parmi lesquels son père, le rabbin Ovadia Yossef, ainsi que les rabbins Yossef Shalom Elyashiv et Shlomo Zalman Auerbach, avaient signé un avertissement solennel contre la montée. Un panneau du grand rabbinat posé à l'entrée du site le rappelle toujours. En 2018, le rabbin Yitzhak Yossef et son homologue ashkénaze David Lau avaient renouvelé cet appel, contresigné par une centaine de rabbins de tous les courants.

Dès 2014, après une vague d'attentats à Jérusalem, il avait déjà exigé l'arrêt des montées, déclenchant la colère de figures du sionisme religieux, dont Naftali Bennett à l'époque. Des étudiants de yeshivot lui avaient alors reproché publiquement de traiter avec mépris les rabbins qui autorisent la montée dans les zones jugées permises, après immersion rituelle. Le débat halakhique est réel et ancien. Ce qui change aujourd'hui, c'est son usage électoral.

Ben Gvir dans le viseur, sans être nommé

La lettre ne cite aucun parti. Mais Channel 14 a classé l'article sous les noms d'Itamar Ben Gvir et de Moshe Feiglin, deux figures politiques qui ont fait de la présence juive au mont du Temple un marqueur identitaire. Le différend avec Ben Gvir est ouvert depuis longtemps : lorsque le ministre de la Sécurité nationale était monté sur le site, le rabbin Yossef lui avait adressé une lettre de protestation, estimant qu'un ministre du gouvernement israélien ne peut agir contre les directives du grand rabbinat.

La campagne a fait monter la tension. Le 17 septembre, Channel 14 rapportait déjà une déclaration du rabbin interdisant de voter pour quiconque monte au mont du Temple. Le 7 octobre, il accusait Ben Gvir d'être responsable des arrestations d'étudiants de yeshivot. La lettre de dimanche donne à cette offensive une forme écrite, signée, et donc plus contraignante pour les fidèles qui suivent ses décisions.

Le Shas joue sa survie électorale

Le calendrier n'a rien d'anodin. Les Israéliens votent le 27 octobre, pour la première élection depuis 1988 tenue au terme normal de la législature. Le Shas, qui a quitté le gouvernement en cours de mandat sur fond de crise autour de la conscription des ultraorthodoxes, plafonne autour de sept sièges dans les sondages, son plus bas niveau depuis 2022. Otzma Yehudit se situe dans la même zone.

Les deux formations chassent sur le même terrain : l'électorat séfarade traditionaliste des villes de développement et des quartiers populaires, attaché à la tradition sans être ultraorthodoxe. Pour ces électeurs, l'autorité du fils d'Ovadia Yossef pèse lourd. Transformer une préférence politique en interdit religieux, c'est tenter de bloquer la fuite de voix vers Ben Gvir dans la dernière ligne droite.

Les adversaires du Shas y verront une instrumentalisation de la halakha à des fins partisanes. Ses partisans répondront que le rabbin ne fait que répéter ce qu'il enseigne depuis plus de dix ans. Réponse dans les urnes le 27 octobre, où l'on saura si les électeurs traditionalistes obéissent à leur rabbin ou à leur colère politique.

Sources :

Channel 14 (C14) · Makor Rishon · Jerusalem Post · Mako N12 · JDN · Wikipedia, élections 2026

POUR S'INSCRIRE A LA NEWSLETTER D'ALLIANCE ET AVOIR ACCES AUX INFORMATIONS EN UN COUP D'OEIL CLIQUEZ ICI :https://alliance-magazine.com/?p=subscribe&id=1

Gestation pour autrui en Israël : la commission d'agrément bloquée, des dizaines de couples suspendus

Gestation pour autrui en Israël : la commission d'agrément bloquée, des dizaines de couples suspendus

Gestation pour autrui en Israël : la commission d'agrément bloquée, des dizaines de couples suspendus

Par Claudine Douillet

La commission du ministère israélien de la Santé qui valide les contrats de gestation pour autrui ne siège plus. Son renouvellement, engagé en pleine période électorale, a gelé les audiences et laisse des dizaines de couples et de mères porteuses sans aucune date de reprise.

Des dossiers complets, mais plus aucune audience

Des dizaines de couples israéliens engagés dans un parcours de gestation pour autrui se retrouvent à l'arrêt. La commission chargée d'approuver les accords de portage d'embryons, rattachée au ministère de la Santé, change de composition et ne se réunit plus. Les audiences programmées ont été annulées sans nouvelle date, révèle le site d'information Walla.

Le paradoxe est cruel. Beaucoup de ces dossiers sont prêts. Les examens médicaux ont été passés, les évaluations psychologiques réalisées, les documents déposés et vérifiés. Il ne manque que l'étape finale, l'audition devant la commission et la signature de l'accord, sans laquelle aucun transfert d'embryon ne peut avoir lieu en Israël.

Une information découverte sur un groupe WhatsApp

L'un des futurs pères raconte avoir cherché une mère porteuse pendant un an avec son compagnon. Le couple a appris le départ des membres de la commission presque par hasard, à travers un groupe WhatsApp réunissant des familles engagées dans la même démarche. Après vérification, on leur a conseillé de se presser. Ils ont accéléré les examens, déposé un dossier jugé complet, mais la dernière séance de l'ancienne commission était déjà saturée. Leur dossier attend désormais une instance qui n'existe pas encore.

Ce qui l'éprouve le plus, explique-t-il, n'est pas seulement l'arrêt du processus mais l'absence totale de visibilité. Lorsqu'il a demandé si l'attente durerait une semaine ou un mois, son interlocutrice a reconnu qu'elle n'en savait rien. La commission elle-même ignore quand la nouvelle composition sera nommée et combien de temps prendra la passation. Pour lui, il ne s'agit pas d'un dossier de plus sur une pile administrative, mais de l'avenir de sa famille, bloqué pour une raison purement bureaucratique. « Quand serons-nous pères ? », demande-t-il.

Des nominations en pleine campagne électorale

Le blocage s'inscrit dans un contexte politique sensible. En Israël, les nominations décidées par un gouvernement en période électorale sont strictement encadrées par le droit. Le député Yorai Lahav-Hertzanu a interpellé la conseillère juridique du gouvernement au sujet de ces nominations, et les couples redoutent que le dossier s'enlise davantage.

Ils ne savent ni qui siégera, ni quand les nouveaux membres seront formés, ni quand se tiendra la première séance. Une question les hante : si un nouveau scrutin devait suivre, combien de mois faudrait-il encore attendre ?

La vie de la mère porteuse elle aussi suspendue

Le retard ne pèse pas seulement sur les parents d'intention. Une femme de 30 ans, mère de trois filles, devait se présenter devant la commission pour finaliser l'accord qui lui aurait permis de porter l'enfant d'un couple. Tout était prêt : examens, accord de principe, rencontre avec le couple, avec leur médecin spécialiste de la fertilité et avec leur avocate. La famille avait même calé ses vacances sur la date de l'audience. Puis tout a été annulé, sans date de remplacement.

Elle souhaite elle aussi avoir d'autres enfants plus tard, et ce report repousse ses propres projets. Mais elle pense d'abord au couple qui attend cet enfant après un parcours long et épuisant.

La limite d'âge de 39 ans, une course contre la montre

Pour certaines mères porteuses, le temps joue contre elles. La loi israélienne fixe à 39 ans l'âge maximal pour porter un enfant dans ce cadre. Celles qui approchent de ce seuil craignent de voir leur agrément perdre toute valeur à cause d'une attente dont elles ne sont pas responsables.

La jeune femme rappelle que pendant le Covid et les périodes d'urgence, les cliniques de fertilité ont continué à fonctionner parce que l'État avait compris l'enjeu. Elle ne comprend pas pourquoi tout se fige aujourd'hui, dans des dossiers qui touchent directement à la vie. D'autres couples font le même constat : Israël a traversé des guerres et une pandémie en trouvant des solutions, il doit pouvoir en trouver une pour examiner ces dossiers.

L'Agouda alerte le ministère de la Santé

L'Agouda, l'association israélienne de défense des droits LGBT, a saisi le ministère de la Santé. Elle souligne que ces procédures exigent une préparation médicale, juridique, financière et émotionnelle lourde, et qu'un report de quelques mois peut suffire à les faire échouer. L'âge des parents d'intention et des mères porteuses, l'évolution de leur état de santé et les délais légaux peuvent rendre impossibles des parcours pourtant arrivés à leur dernière étape.

Un cadre légal pionnier, ouvert aux couples d'hommes depuis 2022

Israël a été en 1996 le premier pays au monde à encadrer la gestation pour autrui par une loi, en confiant à une commission d'État l'approbation de chaque contrat. Longtemps réservée aux couples hétérosexuels, la procédure a été ouverte aux couples de même sexe et aux hommes seuls en janvier 2022, après un arrêt de la Cour suprême rendu en juillet 2021. Cette ouverture a fortement augmenté le nombre de dossiers soumis à la commission, ce qui rend toute interruption de son activité d'autant plus pénalisante.

Le contraste avec la France est saisissant : la gestation pour autrui y reste interdite, et les contrats de ce type sont nuls selon le Code civil.

Le ministère promet une réunion au plus vite

Interrogé par Walla, le ministère de la Santé, dirigé par Uriel Busso, indique avoir achevé avec le ministère de la Justice l'examen des nominations en période électorale. Le feu vert juridique a été obtenu, assure-t-il, et la commission sera réunie dans les meilleurs délais.

Aucune date n'a toutefois été annoncée. Pour les familles concernées, chaque semaine compte, et la promesse d'une réunion rapide ne suffit pas à remplacer un calendrier.

Sources : Walla News

POUR S'INSCRIRE A LA NEWSLETTER D'ALLIANCE ET AVOIR ACCES AUX INFORMATIONS EN UN COUP D'OEIL CLIQUEZ ICI :https://alliance-magazine.com/?p=subscribe&id=1

Tous les titres de la presse israélienne du 19/10/26 par Alliance Magazine

Revue de presse israélienne du 21 octobre 2026 par Alliance Magazine

Revue de presse israélienne du 19 octobre 2026

. Mis à jour le 19 octobre 2026 à 13 h.

À huit jours des législatives du 27 octobre, l'armée se prépare à un scrutin sous haute vigilance et la presse économique révèle un dépassement massif du budget de la Défense. Le Hezbollah durcit le ton face au pouvoir libanais.

Sécurité

Une compagnie de garde-frontières dédiée à la violence nationaliste en Judée-Samarie
Le chef d'état-major Eyal Zamir a validé, sur recommandation du commandement Centre, l'adjonction à la division de Judée-Samarie d'une compagnie de la police des frontières spécialisée dans la criminalité nationaliste. En formation depuis août, elle doit entrer en mission fin novembre, avec pour rôle d'intervenir vite sur les points de friction et d'exploiter les renseignements de la police et du Shin Bet. Une source sécuritaire estime son efficacité comparable à l'ajout de deux bataillons d'infanterie. Les militaires reprochent en parallèle à la direction de la police de ne pas avoir étoffé le district de Judée-Samarie, le plus petit du pays. Le sujet est lu très différemment selon les rédactions : sur Channel 14, une tribune s'interroge sur la part de communication de l'opération policière « Feuille d'olivier » lancée contre ces violences. (Walla News) https://www.walla.co.il/news/military/383957983 (Channel 14) https://www.c14.co.il/article/1743541

Jour du scrutin : l'état-major envisage de geler les permissions
Selon une source militaire, Eyal Zamir étudie un gel des sorties de soldats le jour des élections. La mesure serait dictée par la sensibilité de la période et non par une alerte précise ; elle pèserait lourdement sur l'organisation des déploiements. Le porte-parole de Tsahal indique qu'une force terrestre supplémentaire a été placée en état d'alerte dans le cadre des évaluations courantes et que la décision sera arrêtée dans le courant de la semaine. La semaine dernière, lors d'une visite sur la ligne de séparation en Samarie, Benjamin Netanyahou avait averti que des ennemis d'Israël pourraient chercher à éprouver le pays à l'approche du vote. (Walla News) https://www.walla.co.il/news/military/383957937

L'Iran pourrait chercher à agir avant le vote, selon un officier de réserve
Interrogé par Tal Meir, le lieutenant-colonel de réserve Amit Yagur estime que Téhéran pourrait voir dans les élections israéliennes une fenêtre pour prendre les devants. Il anticipe plutôt le recours aux outils habituels du régime : activation d'organisations armées, attentats en Judée-Samarie ou à l'étranger, guerre d'influence sur les réseaux sociaux, voire cellules dormantes. Une offensive militaire ouverte risquerait au contraire de souder l'opinion israélienne autour du drapeau, nuance-t-il. Il relève aussi les difficultés internes de la République islamique, entre tensions dans le sud-est du pays et salaires impayés dans les forces de sécurité. (Channel 14) https://www.c14.co.il/article/1743481

Le Conseil de paix hausse le ton contre le Hamas. D’après N12, le Hamas prélèverait environ 250 millions de shekels par mois sur les marchandises qui entrent à Gaza. Nikolaï Mladenov propose une force multinationale, ce qu’Israël refuse tant que le Hamas n’est pas désarmé.
https://www.mako.co.il/news-military/2026_q4/Article-fc02273991051a1027.htm

Politique

Tribune du constitutionnaliste Yaniv Roznai : la vraie menace sur le scrutin, c’est l’abstention.
Il pointe les hypertrucages, l’intimidation près des bureaux de vote et un discours de « vote volé » qui aurait déjà commencé.

https://www.mako.co.il/news-columns/2026_q4/Article-f830d35818c41a1026.htm

Une application de campagne du Likoud visée par une plainte
L'association Shomrei HaDemokratia HaIsraelit a saisi la conseillère juridique du gouvernement, Gali Baharav-Miara, pour réclamer une enquête sur « Nitzahon 26 », l'application développée par la société Elector pour la campagne du Likoud. Selon la plainte, l'outil pourrait permettre d'enregistrer ce qui se passe dans les bureaux de vote. Un ancien responsable informatique du parti affirme qu'elle pourrait servir à contourner une décision de la Cour suprême encadrant les comptes rendus depuis les bureaux. Le Likoud se présente comme un mouvement respectueux de la loi et assure qu'il n'y a rien derrière ces accusations. (Haaretz) https://www.haaretz.co.il/news/elections/2026-10-19/ty-article/.premium/000001a1-4faf-d1de-a3a5-7fbf01110000

Netanyahou tente de rallier les petites listes pour éviter la perte de voix
Le bureau du Premier ministre a cherché à rencontrer le rabbin Zvi Tau, guide spirituel du parti Noam du député Avi Maoz, mais s'est heurté à un refus : l'entourage du rabbin juge un retrait hors de question. Des émissaires ont aussi discuté avec Moti Leitner, chef de la liste « Le public orthodoxe », que les sondages créditent d'environ un siège en dessous du seuil d'éligibilité. Le directeur de campagne de la formation de Bezalel Smotrich l'a également rencontré. Les deux listes affirment pour l'heure aller jusqu'au bout. Le camp Netanyahou s'inquiète en outre d'une démobilisation de l'électorat orthodoxe, déçu par le dossier de la conscription. (Ynet) https://www.ynet.co.il/news/elections2026/article/skcpppgnge

Yaakov Asher, nouveau chef de Judaïsme unifié de la Torah, pose ses conditions. Son parti n’entrera dans aucun gouvernement sans une loi sur la conscription. Il juge les arrestations de déserteurs contre-productives et annonce que son parti ne recommandera aucun candidat au poste de Premier ministre.
https://www.mako.co.il/news-politics/2026_q4/Article-89a5273991051a1027.htm

Le rabbin Yitzhak Yossef interdit de soutenir les partis favorables à la montée au mont du Temple
L'ancien grand rabbin séfarade, président du Conseil des sages de la Torah du Shas, a diffusé dimanche une lettre manuscrite rappelant l'interdit rabbinique de monter sur l'esplanade. Il y vise des responsables publics se disant nationaux qui encouragent cette pratique et estime qu'appuyer leur parti revient, selon la loi juive, à partager leur faute ; un tel soutien est donc, selon lui, prohibé. Sans citer de formation, le texte tombe à une semaine du scrutin, alors que Shas et la droite nationaliste se disputent une partie du même électorat traditionaliste. (Channel 14) https://www.c14.co.il/article/1743142

Ahmad Tibi promet de destituer Amir Ohana de la présidence de la Knesset
Numéro deux de la Liste unifiée, Ahmad Tibi annonce que son parti votera avec l'opposition, dès les premiers jours de la prochaine législature, pour démettre le président de la Knesset, qu'il accuse d'avoir transformé l'assemblée en tribune raciste. Il exclut aussi de laisser Benjamin Netanyahou diriger un gouvernement de transition et soutient le projet de loi visant à empêcher un prévenu d'occuper la fonction. Il répondait à l'offre de « filet de sécurité » de son président, Youssef Jabarin, conditionnée à un plan contre la criminalité dans la société arabe et à l'arrêt des démolitions de maisons. Selon les sondages qu'il cite, aucun bloc n'atteint les 61 sièges. (Ynet) https://www.ynet.co.il/news/elections2026/article/rjw7uuzngx

Diplomatie

Le Hezbollah met en garde le gouvernement libanais
D'après le quotidien Al-Akhbar, proche du mouvement chiite, le Hezbollah a fait savoir ces deux derniers jours aux dirigeants politiques et sécuritaires libanais qu'il ne tolérerait ni arrestation de ses cadres ni perquisition de sites soupçonnés d'abriter des armes. Le contexte : des mandats visant certains de ses responsables et la saisie d'un camion chargé d'explosifs à Dahr al-Baidar. Le mouvement dit percevoir des pressions américaines et arabes poussant Beyrouth à l'affrontement. La récente visite du Premier ministre qatari aurait porté, au-delà d'un projet électrique, sur la position libanaise dans les négociations entre Washington et Téhéran et sur le risque d'un front avec Israël. (Israel Hayom) https://www.israelhayom.co.il/news/defense/article/21656440

Isaac Herzog attendu à Budapest pour une visite éclair
Les ministres ont approuvé par consultation téléphonique, à la demande de Benjamin Netanyahou, le déplacement du chef de l'État en Hongrie ce mardi. Isaac Herzog y rencontrera le président hongrois et le nouveau Premier ministre, ainsi que des dirigeants de la communauté juive locale, et participera à la conférence internationale de son initiative « Kol HaAm », qui réunit des responsables juifs du monde entier. Il s'agira de la première visite officielle d'un haut responsable israélien depuis la défaite électorale de Viktor Orbán et l'alternance à Budapest. (Maariv) https://www.maariv.co.il/breaking-news/article-1378768

Économie

Zara Home envisage de fermer la plupart de ses magasins en Israël. La livraison gratuite est supprimée pour toutes les enseignes du groupe, et les prix seraient de 35 à 50 % plus élevés qu’aux Pays-Bas.
https://www.mako.co.il/news-money/consumer/Article-27a91bd9d8e41a1026.htm

Emirates ne vend plus de billets aux Israéliens. Les correspondances via Dubaï vers l’Asie sont quasiment fermées jusqu’en 2027, et les discussions sont gelées jusqu’après les élections.
https://www.mako.co.il/news-money/consumer/Article-f42c258cf5051a1027.htm

La Défense aurait dépensé au moins 10 milliards de shekels hors budget
Selon des estimations rapportées par la journaliste économique Merav Arlosoroff, l'appareil de défense aurait engagé en 2026 quelque 10 milliards de shekels au-delà de l'enveloppe votée, une pratique qu'elle assimile à une création monétaire illégale. Le gouvernement a décidé dimanche une coupe transversale de 2,6 milliards dans tous les ministères pour financer un « besoin sécuritaire urgent ». L'autrice y voit une nouvelle démonstration du poids de l'institution militaire, au détriment des budgets sociaux et à la veille du scrutin. Les chiffres restent des estimations ; ni la Défense ni les Finances n'ont réagi dans l'article. (Haaretz, supplément TheMarker) https://www.haaretz.co.il/tmr/news/macroeconomics/2026-10-19/ty-article/.highlight/000001a1-4f0b-d9e4-a1bd-5f0bc7a40000

Elbit Systems décroche un contrat de 235 millions de dollars en Europe
Le groupe a annoncé lundi la fourniture, sur trois ans, de roquettes guidées EXTRA-MR et de lanceurs PULS à un pays européen dont l'identité n'est pas divulguée, dans le cadre d'un accord d'État à État avec le ministère israélien de la Défense. La roquette atteint des cibles jusqu'à 80 kilomètres. Le PDG Bezalel Machlis souligne une demande internationale croissante, y compris parmi les membres de l'OTAN. Le quotidien rappelle que les exportations d'armement israéliennes ont progressé de 30 % en 2025 et atteint un record, malgré les appels au boycott. (Israel Hayom) https://www.israelhayom.co.il/news/defense/article/21656327

Société

Gestation pour autrui : la commission d'agrément à l'arrêt
Des dizaines de couples engagés dans une procédure de gestation pour autrui sont suspendus au renouvellement de la commission du ministère de la Santé chargée d'approuver les contrats. Des audiences ont été annulées sans nouvelle date, au moment où la composition de l'instance change en pleine période électorale. Des mères porteuses proches de la limite d'âge de 39 ans craignent de ne plus pouvoir mener le processus à terme. L'association israélienne pour les droits LGBT a alerté le ministère, qui assure que la nomination des membres a reçu le feu vert juridique et que la commission sera réunie au plus vite. (Walla News) https://www.walla.co.il/news/israel/383957958

Suicides dans l'armée : au moins 21 soldats en service depuis janvier
Un militaire s'est donné la mort dimanche à son domicile de Rehovot. Selon le décompte de Haaretz, au moins 21 soldats en service actif se sont suicidés depuis le début de l'année, contre une moyenne de 12 par an dans la décennie précédant la guerre, 21 en 2024 et 22 l'an dernier, un record sur quinze ans. Au moins seize anciens combattants de la guerre, hors service actif, ont également mis fin à leurs jours cette année. L'armée a établi que dix de ces cas étaient très probablement liés au service. (Haaretz) https://www.haaretz.co.il/news/dailynews/2026-10-18/ty-article-live/000001a1-4bb4-d27c-a3ed-fbfd54e50000?liveBlogItemId=1125886978#1125886978

Arad : des centaines de hassidim de Gour encerclent une patrouille
Appelés pour un bébé en pleurs dans un logement occupé par des hassidim de Gour, deux policiers ont été encerclés par quelque 200 hommes persuadés qu'ils venaient arrêter un déserteur. Un inspecteur municipal a été jeté au sol et dépouillé de sa radio avant de faire usage de gaz poivre ; le véhicule a été visé par des pierres et des œufs. Des renforts de la police des frontières ont été dépêchés. Le maire Yair Maayan réclame une application ferme de la loi. La veille, une cinquantaine de manifestants orthodoxes avaient bloqué la route 4 près de Yavné après l'arrestation de deux déserteurs. (Walla News) https://www.walla.co.il/news/israel/383958005

Haïfa : l'usine Gadiv autorisée à reprendre ses travaux sous surveillance
Après des dépassements des seuils de benzène relevés la semaine dernière dans la baie de Haïfa, le ministère de la Protection de l'environnement a autorisé dimanche le site pétrochimique à reprendre ses travaux de maintenance. Une ordonnance administrative renforcée impose un rapport d'enquête, un modèle de dispersion des polluants et un suivi en temps réel à l'intérieur de l'usine, sur sa clôture et dans toute la baie, avec un arrêt immédiat en cas de dépassement. Le ministère maintient son plan de sortie de la pétrochimie de la baie au profit d'un nouveau quartier urbain. (Walla News) https://www.walla.co.il/news/israel/383957981

Revue de presse israélienne du 19 octobre 2026 : la Défense aurait dépassé son budget de 10 milliards de shekels, Tsahal crée une unité contre la violence nationaliste.

POUR S'INSCRIRE A LA NEWSLETTER D'ALLIANCE ET AVOIR ACCES AUX INFORMATIONS EN UN COUP D'OEIL CLIQUEZ ICI :https://alliance-magazine.com/?p=subscribe&id=1

 

Synagogue profanée dans le 19eme: les Juifs de France menacés en direct pendant les émeutes -vidéo-

Synagogue profanée à Paris : les Juifs de France menacés en direct pendant les émeutes

Une synagogue du 19e arrondissement de Paris a été forcée et saccagée dans la nuit de samedi à dimanche, en pleine vague d’émeutes. Selon le Combat Antisemitism Movement, qui a diffusé les images reprises par la presse israélienne, les rouleaux de la Torah et le mobilier ont été jetés et dégradés. Aucun blessé, aucune arrestation. Les autorités n’ont pas révélé le nom du lieu de culte.

Par Claudine Douillet

Ils ont brûlé une mairie, pillé des boutiques, attaqué des commissariats. Puis ils sont entrés dans une synagogue. Dans la nuit de samedi à dimanche, un lieu de prière juif du 19e arrondissement de Paris a été forcé et profané, les rouleaux de la Torah jetés au milieu des meubles renversés. Le chaos a trouvé sa cible éternelle.

La nuit où l'émeute est entrée dans la synagogue

Les faits sont accablants. Une synagogue du 19e arrondissement de Paris a été saccagée dans le cadre de la vague de violences visant les bâtiments publics, les commerces et les postes de police. Les intrus ont forcé l'entrée pendant la nuit et s'en sont pris aux rouleaux de la Torah et au mobilier. Par miracle, personne n'a été blessé et le bâtiment n'a pas subi de dégâts structurels. Aucun suspect n'a été arrêté.

Les autorités n'ont pas communiqué le nom du lieu, mais des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent les rouleaux sacrés maltraités et le mobilier dévasté. C'est le Combat Antisemitism Movement qui a révélé l'affaire, en résumant la nuit en une phrase glaçante : des synagogues dans le viseur, des bâtiments publics incendiés, des commissariats attaqués, des magasins pillés.

Le rouleau de la Torah, cible symbolique

Qu'on ne vienne pas parler de dégât collatéral. On ne pille pas une synagogue pour y voler un téléphone ou une paire de baskets. Il n'y a rien à revendre dans un rouleau de la Torah. Il n'y a qu'un message à envoyer. S'en prendre au texte sacré du peuple juif, c'est s'en prendre à ce qu'il est. C'est le geste des pogroms, celui qu'on croyait relégué aux livres d'histoire.

Le commentateur Jérémy Benhaïm a posé la seule question qui vaille ce dimanche, en substance : comment un Français juif peut-il encore imaginer son avenir en France ? Cette question, des milliers de familles se la posent ce matin, de Sarcelles à Créteil, de Marseille à Strasbourg.

Un pays en flammes, une communauté en première ligne

Cette profanation ne tombe pas du ciel. Elle survient au terme d'une journée où la France a basculé. Plus de 1 800 interpellations, plus de 500 policiers, gendarmes et pompiers blessés. La mairie de Limoges réduite en cendres, l'office de tourisme de Lyon incendié, les hôtels de ville de Marseille et de Lille envahis.

Dans les cortèges, des drapeaux palestiniens se mêlaient aux gilets jaunes. Lors d'une intrusion dans un bâtiment public, certains assaillants les arboraient pendant qu'un buste de Marianne était jeté au sol et un symbole anarchiste tagué au mur. Une manifestation contre la vie chère n'a rien à voir avec Gaza. Sauf pour ceux qui ont fait de la haine d'Israël, et donc des Juifs, le carburant de toutes leurs colères.

La liste qui ne cesse de s'allonger

Il faut rappeler la chronologie, car la mémoire est la première arme. En mai 2024, un homme armé d'un couteau et d'une barre de fer met le feu à la synagogue de Rouen. En août 2024, la synagogue de La Grande-Motte est incendiée alors que le rabbin et quatre fidèles se trouvent à l'intérieur. En mai 2025, le Mémorial de la Shoah, la synagogue des Tournelles, celle d'Agoudas Hakehilos et celle de Belleville sont souillés de peinture dans la même nuit. Aujourd'hui, une synagogue est profanée en pleine émeute.

À chaque fois, les mêmes condamnations, les mêmes promesses, les mêmes gardes statiques renforcées pour quelques semaines. Et à chaque fois, l'étape suivante est plus grave.

Ceux qui ont armé les esprits

Cette violence a des parrains idéologiques. Depuis le 7 octobre 2023, La France insoumise a fait de la haine d'Israël un fonds de commerce électoral. Ses adversaires l'accusent d'attiser l'antisémitisme, ce que Jean-Luc Mélenchon conteste. Mais les faits sont têtus : quand un mouvement politique passe des années à désigner Israël comme l'incarnation du mal, à relativiser l'antisémitisme et à flatter les foules qui hurlent leur haine, il ne peut pas s'étonner que la haine trouve son chemin jusqu'aux portes des synagogues.

Pendant que la synagogue du 19e était saccagée, le chef insoumis accusait la police d'avoir organisé le désordre. Pas un mot, à cette heure, pour les fidèles qui découvraient leurs rouleaux sacrés à terre.

L'État doit protéger, maintenant

Le ministère de l'Intérieur sait faire. Il l'a prouvé en déployant des dizaines de milliers d'hommes pour d'autres priorités. Les Juifs de France n'ont pas besoin de nouveaux communiqués de compassion. Ils ont besoin que chaque synagogue, chaque école, chaque commerce casher soit protégé pendant toute la durée de cette crise. Ils ont besoin que les profanateurs soient retrouvés, jugés et condamnés, et que l'enquête dise publiquement qui ils sont.

Un pays qui laisse profaner une synagogue en pleine nuit d'émeutes a déjà commencé à perdre son âme. Les Juifs de France ont été les premiers à le dire depuis vingt ans. Ce dimanche matin, ils ne sont plus les seuls à le voir.

Sources : Israel Hayom ; Channel 13 ; JDN ; i24NEWS ; CAM, mai 2025 ; France 24, La Grande-Motte ; CRIF

Émeutes du 17 octobre : Mélenchon allume la guerre civile, Macron applaudit Céline Dion

Émeutes du 17 octobre : Mélenchon allume la guerre civile, Macron applaudit Céline Dion

Par Claudine Douillet

La France est entrée en guerre contre elle même. Samedi 17 octobre, des hordes ont brûlé une mairie, envahi des hôtels de ville, pillé des centres villes et blessé plus de 500 policiers, gendarmes et pompiers. Ce n'est pas une crise sociale. C'est une offensive contre la civilisation, nourrie par un homme qui a fait du chaos son programme électoral.

Le bilan d'une nuit de guerre

Que personne ne vienne parler de « débordements ». Plus de 500 policiers, gendarmes et pompiers blessés, 1 800 interpellations. À Paris seulement, 855 personnes arrêtées, un record selon la préfecture de police. Un manifestant est mort. La préfecture décrit des groupes violents de 500 à plus de 1 000 individus. Ce ne sont pas des casseurs isolés. Ce sont des unités de combat urbain, mobiles, coordonnées, qui ont frappé simultanément dans tout le pays.

Les vrais manifestants, eux, étaient venus pour la vie chère. 550 000 selon l'Intérieur, 800 000 selon les organisateurs. Leur colère a été confisquée, piétinée, transformée en décor pour pillards.

Limoges : ils ont brûlé la maison commune

À Limoges, la barbarie a pris son visage le plus nu. L'hôtel de ville a été pris d'assaut et incendié par le rez de chaussée, puis le campanile, emblème de la ville, s'est effondré dans les flammes. La salle des mariages et l'état civil sont partis en fumée. Avant cela, l'autoroute A20 avait été bloquée et des voitures de police incendiées.

On ne brûle pas une mairie par faim. On brûle une mairie parce qu'on hait ce qu'elle représente : la loi, la mémoire des familles, la République. Voilà la guerre de civilisation dont personne n'ose prononcer le nom. D'un côté ceux qui bâtissent, enregistrent, transmettent. De l'autre ceux qui veulent tout réduire en cendres.

Lyon, Marseille, Bordeaux, Lille : la carte de la razzia

À Lyon, des individus cagoulés ont arraché l'enseigne puis mis le feu à l'office de tourisme de Bellecour, un pavillon de 174 ans. Les pillards ont ensuite vidé Jot, The Kooples, Luxy Outlet, un fleuriste et un Monoprix. Des commerçants ruinés en une heure.

À Marseille, la porte de l'hôtel de ville a été forcée, une dizaine d'émeutiers ont saccagé l'intérieur, un commissariat de police municipale a été attaqué et de nombreux magasins pillés. Le maire socialiste en est réduit à supplier l'État d'envoyer des renforts.

À Bordeaux, le RAID a dû intervenir face aux affrontements et aux pillages, et la résidence de la préfète a été saccagée. À Lille, la mairie a été envahie et dévastée. Nancy, Valence, Rennes, Strasbourg, Grenoble, Nice : partout le même scénario, partout la même haine.

Mélenchon, l'incendiaire qui accuse les pompiers

Pendant que Limoges brûlait, que faisait Jean-Luc Mélenchon ? Il défilait à Paris et tirait sur la police. Il a qualifié le maintien de l'ordre de « lamentable » et accusé le préfet de police d'avoir organisé le désordre. Pendant que les flammes dévoraient l'état civil d'une ville entière, il reprochait aux chaînes d'information de montrer les images.

Ce n'est pas une maladresse. C'est une ligne. L'homme qui hurlait « Abattez la citadelle » en 2023, qui refusait d'appeler au calme après la mort de Nahel en traitant ceux qui le demandaient de « chiens de garde », récolte aujourd'hui ce qu'il a semé pendant des années. Sa phrase de samedi soir prenant ses distances avec les pillages ne pèse rien face à une décennie de rhétorique insurrectionnelle. Eric Ciotti a relevé des pilleurs portant un maillot « Mélenchon 27 ». Les émeutiers savent parfaitement qui est leur candidat.

La rue pour voler l'élection

Le calendrier dit tout. À six mois de la présidentielle, la rue est devenue le champ de bataille entre Mélenchon et Marine Le Pen. Le chef insoumis n'a qu'une stratégie : fracturer le pays en deux blocs irréconciliables, broyer toute gauche raisonnable et imposer le face à face de la peur. Ce qu'il ne gagnera jamais par la persuasion, il tente de l'arracher par l'intimidation. Chaque mairie incendiée est un tract. Chaque policier blessé est un argument de campagne.

Sébastien Lecornu l'a dit sans fard : rejeter sur les chefs de la police la responsabilité des violences relève d'une inversion dangereuse et cynique. Le gouvernement accuse l'ultragauche d'avoir organisé l'offensive. Cette ultragauche, LFI ne l'a jamais combattue. Elle la ménage, elle la courtise, elle lui fournit un vocabulaire et une excuse.

Macron chez Céline Dion, la France dans les flammes

Et le chef de l'État ? Vendredi soir, Emmanuel Macron et son épouse assistaient au concert de Céline Dion. Le lendemain, le pays brûlait. Les renseignements connaissaient pourtant les appels à l'émeute qui circulaient en ligne depuis des jours. Face à une mairie détruite, à des préfectures attaquées, à cinq cents blessés dans les rangs de ceux qui nous protègent, le Président s'est contenté d'une condamnation de circonstance. Pas d'adresse solennelle à la Nation. Pas de visite à Limoges. Pas un mot à la hauteur de l'événement.

Quand l'État regarde ailleurs, les incendiaires avancent. Le mépris d'en haut et la violence d'en bas se nourrissent l'un l'autre.

Choisir son camp

LFI répète que les cortèges étaient majoritairement pacifiques. C'est vrai, et c'est précisément l'accusation la plus lourde : ces centaines de milliers de Français honnêtes ont été trahis, utilisés comme boucliers humains par des bandes qui se moquent de leur pouvoir d'achat. Leur cause est morte samedi, dans les cendres de Limoges.

La question posée à Jean-Luc Mélenchon tient en une ligne : la République ou les casseurs. Samedi, il a visé le préfet plutôt que les incendiaires. Il a choisi. Aux Français, désormais, de choisir aussi.

Sources : Sud Radio, Céline Dion ; Orange actu, Bordeaux ; franceinfo ; France 3 Limoges ; Lyon Capitale ; 21 News

POUR S'INSCRIRE A LA NEWSLETTER D'ALLIANCE ET AVOIR ACCES AUX INFORMATIONS EN UN COUP D'OEIL CLIQUEZ ICI :https://alliance-magazine.com/?p=subscribe&id=1

Émeutes en France : l'intifada à la française est-elle en marche ? LFI les pros du chaos

Émeutes en France : l'intifada à la française est-elle en marche ? LFI les pros du chaos

La France a franchi un seuil le 17 octobre 2026. Une mairie réduite en cendres, des hôtels de ville forcés, des préfectures attaquées, des rues entières pillées : ce qui avait commencé comme une colère lycéenne ressemble désormais à un soulèvement contre l'État lui-même. Le mot intifada, longtemps réservé au Proche-Orient, s'impose dans la presse.

Par Claudine Douillet

Du blocus lycéen à la guérilla urbaine

Tout est parti des lycées. Fin septembre, il s'agissait d'une protestation contre le sous-financement des établissements scolaires, avant que le mouvement ne dégénère en violences. En trois semaines, la mécanique s'est emballée. Le 14 octobre, le bilan du Premier ministre faisait état de 937 blessés parmi les forces de l'ordre, ainsi que de 248 élèves et 149 membres du personnel éducatif. Ces chiffres ne décrivent plus une manifestation. Ils décrivent un front.

La date du 17 octobre n'est pas née dans les lycées. Elle est apparue sur les réseaux sociaux avant même la contestation lycéenne, dans une vidéo TikTok du 8 septembre vue 3 millions de fois, puis relayée par des comptes proches des Gilets jaunes pour dénoncer la hausse des carburants et le coût de la vie. La convergence était annoncée. Elle a eu lieu.

Samedi 17 octobre, la République frappée dans ses symboles

Environ 800 000 personnes selon les syndicats, 550 000 selon les autorités, ont défilé. Puis la nuit est tombée sur les institutions. L'hôtel de ville de Limoges, incendié, est en grande partie perdu. À Marseille, plusieurs dizaines de manifestants ont enfoncé la porte de la mairie et envahi le hall en criant « c'est la Révolution ! ». À Lille, une partie des locaux de la mairie a été saccagée. À Lyon, les forces de l'ordre ont dû intervenir vers 20 heures pour stopper le pillage des rues commerçantes de la Presqu'île. À Paris, le maire Emmanuel Grégoire a décrit des rues entières méthodiquement ravagées.

Le bilan national est sans appel : 1 200 interpellations et 150 policiers et gendarmes blessés. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a parlé d'un point de non-retour.

Les cibles ne doivent rien au hasard. Mairies, préfectures, commissariats, et même un média : le siège parisien de CNews et d'Europe 1 a été visé dès le matin par une centaine de personnes. On ne pille pas une rédaction pour manger. On l'attaque pour faire taire.

Une violence organisée, pas une colère spontanée

La thèse de l'explosion sociale ne résiste pas aux faits. Le ministère de l'Intérieur lui même décrit un mouvement qui se traduit par une très forte mobilisation de la mouvance ultragauche, et la préfecture de police évoque des black blocs de plusieurs centaines d'individus constitués autour de l'ultragauche. Laurent Nuñez ajoute que des délinquants d'opportunité en ont profité pour s'en prendre aux commerces et les piller.

Le Journal du Dimanche décrit sur le terrain une véritable division du travail : lanceurs de pavés, tireurs de mortiers, casseurs de vitrines et incendiaires se relayant contre les forces de l'ordre. Le Figaro parle de scènes de guérilla urbaine et de pillages à la chaîne. Une division du travail suppose une organisation. Une organisation suppose des chefs.

Pourquoi le mot intifada n'est plus tabou

Le terme choque. Il s'impose pourtant à des observateurs qui n'ont rien d'excités. À Londres, le magazine Spiked a titré que ce n'est pas une manifestation étudiante mais une intifada contre la France, en décrivant des adolescents qui brûlent des écoles, agressent des policiers et glorifient des terroristes islamistes. Dans le New York Post, Brendan O'Neill parle d'une intifada au cœur de l'Europe. Même le président américain a affirmé, selon Le Figaro, que l'islam et une immigration massive hors de contrôle étaient à l'origine du mouvement lycéen.

Le parallèle tient à la forme autant qu'au fond : une jeunesse en première ligne, des pierres contre l'uniforme, des institutions désignées comme ennemies, des images pensées pour circuler dans le monde entier. Et en arrière plan, une génération biberonnée depuis le 7 octobre 2023 aux appels à « l'intifada dans Paris », slogan qui a déjà valu une condamnation à un militant pour avoir appelé à une intifada à Paris, dans les banlieues et dans les quartiers.

Des casseurs venus d'ailleurs ? La question que l'État refuse de trancher

Beaucoup de Français posent la question : qui sont vraiment ces émeutiers ? À ce jour, le gouvernement n'a publié aucune donnée sur la nationalité ou l'origine des personnes interpellées. Ce silence nourrit le soupçon. Le précédent de 2023 est connu : une mission d'inspection conclut que les émeutiers condamnés après la mort de Nahel avaient essentiellement agi par opportunisme et seraient majoritairement issus de l'immigration, principalement du Maghreb ou d'Afrique subsaharienne. Issus de l'immigration ne signifie pas étrangers. Mais la question mérite une réponse chiffrée, et les Français y ont droit.

Qui finance, qui coordonne ?

Aucune preuve publique ne démontre à ce stade que des casseurs soient payés ou envoyés depuis l'étranger. Mais trois faits interrogent. La date a été lancée sur TikTok, réseau sous contrôle chinois. Les cortèges violents se forment simultanément dans plus de vingt villes. Et la France dispose d'un service, VIGINUM, dont la mission est précisément de détecter les manipulations de l'information venues de l'étranger visant à déstabiliser l'État. Il n'a rien dit publiquement sur ce mouvement. Après les violences de 2023, l'Assemblée nationale avait ouvert une commission d'enquête sur la structuration et le financement des groupuscules violents. La même exigence s'impose aujourd'hui.

Ce que répondent ceux qui refusent le mot

Le débat existe et il faut l'entendre. À gauche, selon Le Figaro, le pourrissement de la mobilisation est surtout imputé à une doctrine de maintien de l'ordre jugée violente.
La colère sociale est réelle : le prix de l'essence a plus que doublé depuis 2019, certaines stations dépassant 2,50 euros le litre.

L’ultragauche à la manœuvre, LFI en couverture

Le ministère de l’Intérieur ne laisse aucune place au doute. Avant même le départ du cortège parisien, plusieurs centaines d’individus violents, essentiellement issus de l’ultragauche, se sont attaqués directement aux forces de l’ordre à coups de pierres et de projectiles. L’entourage de Laurent Nuñez avait prévenu : cette mouvance ne cherche qu’à créer le désordre, et la probabilité qu’elle fasse dégénérer les cortèges était très forte. Elle l’a fait.

Face à cela, la gauche radicale accuse la police. Le Figaro rapporte que, pour elle, le pourrissement de la mobilisation est surtout la faute d’une doctrine de maintien de l’ordre jugée violente. Marine Tondelier se dit excédée par cette doctrine, pas par les mairies en feu. Quant à La France insoumise, elle apporte un soutien appuyé au mouvement : Jean-Luc Mélenchon appelle ses militants à se mobiliser devant les lycées, et certains élus dénoncent d’abord la répression policière. Les mots de prudence pèsent peu face aux actes.

Sébastien Lecornu a tranché en s’adressant directement à LFI : entre les forces de l’ordre et les casseurs, il faut choisir son camp. Marine Le Pen accuse l’extrême gauche d’avoir une nouvelle fois pris en otage les revendications sociales légitimes. Car c’est là le cœur du scandale : la colère réelle des Français, ceux qui paient l’essence à plus de 2,50 euros le litre, a été confisquée par des professionnels du chaos qui n’ont que faire du pouvoir d’achat.

 

Le 17 octobre, un avertissement pour la République

Le 17 octobre 2026 laisse derrière lui des bâtiments endommagés, des commerces pillés, des policiers blessés et des questions encore ouvertes sur la préparation des violences.
Il serait prématuré d’affirmer que toutes les attaques relevaient d’un plan coordonné ou qu’une puissance étrangère aurait tiré les ficelles. Il serait tout aussi irresponsable de renoncer à enquêter sur les réseaux, les méthodes et les éventuelles responsabilités qui ont rendu ces débordements possibles.

Les autorités doivent établir les faits, les partis politiques répondre de leurs déclarations et la justice identifier les auteurs. Les citoyens, eux, doivent pouvoir comprendre ce qui s’est passé sans que les faits soient noyés dans la bataille des récits.
La colère sociale peut être entendue. La violence contre les institutions ne peut devenir une méthode politique ordinaire.

À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, la question dépasse le seul bilan d’une journée : la République saura-t-elle protéger le droit de manifester tout en empêchant que ses institutions deviennent les cibles de groupes déterminés à imposer leur loi dans la rue ?

Est-ce la fin de la France ?

Ni la colère des lycéens ni celle des automobilistes ne justifient qu'on brûle une mairie avec des agents à l'intérieur. Quand les symboles de l'État tombent un à un, quand les pillages se répètent selon une même tactique de Paris à Lyon, quand l'ennemi désigné n'est plus le gouvernement mais la République elle même, le diagnostic n'est plus celui d'un mouvement social. C'est celui d'une insurrection en gestation. Gérald Darmanin promet des comparutions immédiates pour les auteurs identifiés de violences, d'intrusions, d'incendies et de pillages. La réponse pénale est nécessaire. Elle ne suffira pas si l'État refuse de nommer ce qui se passe, de dire qui frappe et qui arme les mains. À six mois de la présidentielle, la question n'est plus de savoir si la France est en danger. C'est de savoir si elle a encore la volonté de se défendre.

POUR S'INSCRIRE A LA NEWSLETTER D'ALLIANCE ET AVOIR ACCES AUX INFORMATIONS EN UN COUP D'OEIL CLIQUEZ ICI :https://alliance-magazine.com/?p=subscribe&id=1

 

Tous les titres de la presse israélienne du 18/10/26 par Alliance Magazine

Revue de presse israélienne du 21 octobre 2026 par Alliance Magazine

.

Revue de presse israélienne du 18 octobre 2026 : un maire français agressé, Katz dévoile un plan de guerre

Par Claudine Douillet i 18 octobre

Près d’un étudiant israélien sur trois envisage de quitter le pays après son diplôme, écrasé par le coût de la vie et convaincu que le gouvernement l’a abandonné. Dans le même temps, des officiers de Tsahal accusent des ministres de laisser l’anarchie gagner la Judée-Samarie.

Un maire français et des diplomates européens ont été agressés près de Ramallah, provoquant une réaction de Washington. À neuf jours du scrutin, Israël Katz expose un plan de guerre pour la Judée-Samarie et les sondages placent Eisenkot devant Netanyahou.

Sécurité

Israël Katz : Tsahal tient prêt un plan de guerre pour la Judée-Samarie
Interrogé samedi soir sur Channel 14, le ministre de la Défense a affirmé que l'armée dispose d'un plan opérationnel en cas de soulèvement en Judée-Samarie ou de basculement des services de sécurité de l'Autorité palestinienne.
Ce plan prévoit des éliminations ciblées, l'évacuation de populations et un usage de la force comparable à celui employé à Gaza. Une ville abritant des infrastructures terroristes serait vidée de ses habitants avant d'être traitée, le désert de Judée et la vallée du Jourdain pouvant servir de zones de relogement. Pour l'heure, Katz qualifie ce territoire de front secondaire, maintenu sous contrôle. Sur l'Iran, il juge le régime proche de l'effondrement et se dit prêt à frapper ses infrastructures énergétiques. Il reconnaît enfin dans le 7 octobre un échec militaire et de renseignement manifeste. (Channel 14) https://www.c14.co.il/article/1741466

Tsahal renforce ses effectifs en Judée-Samarie pendant la récolte des olives
La division de Judée-Samarie va recevoir des renforts de combattants, en particulier dans le secteur de la brigade Binyamin, autour de Ramallah. Les services de sécurité observent une hausse nette, en fréquence comme en gravité, des violences commises par des extrémistes juifs contre des Palestiniens à l'occasion de la récolte : véhicules incendiés, olives volées, agressions. Un photographe du Washington Post a été blessé et aucune arrestation n'avait été signalée. Dans le même temps, l'armée continue de recevoir chaque semaine des dizaines d'alertes d'attentats, et une cellule de quatre membres a été démantelée près de Jénine. (Jerusalem Post) https://www.jpost.com/israel-news/defense-news/article-911965

Gaza : un dirigeant du Hamas aurait survécu de justesse à une frappe israélienne
Ali al-Amoudi, chef par intérim du bureau politique du Hamas dans la bande de Gaza, a été blessé aux membres lors d'une frappe israélienne menée le 3 octobre contre un appartement de l'ouest de Gaza City. C'est ce qu'a révélé samedi le quotidien saoudien Asharq Al-Awsat, citant un haut responsable du mouvement. Il devrait la vie au fait de s'être trouvé dans une pièce latérale. Son état est désormais jugé bon et il est soigné dans un lieu tenu secret. Ce témoignage contredit les premières versions selon lesquelles il avait quitté les lieux plusieurs heures avant l'attaque. (Walla) https://www.walla.co.il/news/breaking-news/383957799

Lod : des coups de feu pendant une réunion en présence de Smotrich
Des tirs ont été entendus samedi soir à Lod pendant une rencontre avec des habitants à laquelle participait le ministre des Finances Bezalel Smotrich. La police a lancé des recherches, sans localiser de point d'impact ni constater de dégâts. Au cours de cette réunion, Smotrich a estimé à plus d'un million le nombre d'armes en circulation dans la société arabe israélienne, jugeant les moyens actuels impuissants face au phénomène. Il annonce un plan incluant une législation d'urgence et l'implication du Shin Bet. (Walla) https://www.walla.co.il/news/breaking-news/383957814

Judée-Samarie : des officiers de Tsahal lancent un signal d’alarme contre l’échelon politique
Selon Maariv, des officiers expriment désormais ouvertement leur frustration face aux événements du week-end en Judée-Samarie, qu’ils jugent constitutifs d’une menace réelle et immédiate pour la sécurité d’Israël. Une source militaire affirme que le grand public ignore la réalité du terrain et que l’armée n’est plus prise en compte dans les décisions. Elle accuse des dirigeants des implantations de court-circuiter les commandants de brigade et de division en s’adressant directement au ministre de la Défense Israël Katz et à des parlementaires, et de s’être laissé entraîner par des militants d’extrême droite. Ces propos, rares de la part d’officiers en activité, interviennent à neuf jours des élections. (Maariv) https://www.maariv.co.il/breaking-news/article-1378272

Explosion de Ramim : l’itinéraire traversait une zone interdite depuis le début de la guerre
Une semaine après l’explosion d’un engin non explosé qui a tué l’adolescent Elazar Yair Vilensky et blessé 24 élèves de la yeshiva Ort Maalot, N12 révèle que le parcours emprunté passait par un secteur fermé à la marche par le KKL. L’organisme affirme avoir notifié cette fermeture au ministère de l’Éducation deux mois avant le drame. Une carte obtenue auprès d’une source sécuritaire montre l’itinéraire validé à l’intérieur de la zone interdite. Le ministère savait que les élèves devraient franchir ce tronçon pour rejoindre leur car et l’avait mentionné dans l’autorisation de sortie. Il assure que son enquête interne n’est pas terminée. (N12 / Mako) https://www.mako.co.il/news-military/2026_q4/Article-71b7c3aaa8c41a1027.htm

District Sud : une policière soupçonnée d’avoir renseigné des criminels
Une policière du district Sud fait l’objet d’une enquête du département des enquêtes internes de la police, ouverte le mois dernier, pour avoir transmis des informations issues des fichiers policiers à des personnes non autorisées, dont un habitant d’un campement bédouin non reconnu. Les éléments recueillis laissent penser qu’il ne s’agit pas d’un acte isolé. Elle est soupçonnée de fraude, d’abus de confiance et d’entrave à la justice, et a été placée en congé forcé. Son avocat affirme qu’elle a coopéré et qu’elle nie les faits. (N12 / Mako) https://www.mako.co.il/news-law/2026_q4/Article-c8a64dd47aa41a1026.htm

Société

Étudiants israéliens : 29 % envisagent de quitter le pays après leurs études
Le sondage annuel de l’Union nationale des étudiants, mené auprès de 12 000 personnes et révélé par Walla à la veille de la rentrée universitaire, dresse un tableau sombre. Les dépenses mensuelles moyennes atteignent 6 907 shekels, dont 3 155 pour le logement. 67 % ne parviennent pas à épargner, 81 % travaillent pendant leurs études et un tiers a pensé abandonner. 27 % ont été rappelés en réserve, et 68 % se disent en colère face à l’inégalité du partage du service militaire. 63 % estiment que le gouvernement se désintéresse d’eux, et l’envie d’émigrer progresse, portée d’abord par le coût de la vie. (Walla) https://www.walla.co.il/news/israel/383957789

Technion : des étudiants invalides de Tsahal privés des aménagements accordés aux réservistes
Des dizaines d’étudiants blessés au combat ou souffrant de stress post-traumatique accusent le Technion de Haïfa de leur refuser les cours enregistrés, les sessions d’examen spéciales et les délais accordés aux réservistes, contrairement à l’Université de Tel-Aviv ou à celle de Haïfa. L’un d’eux, vétéran de l’opération Bordure protectrice, a reçu un avertissement d’exclusion. Un autre affirme qu’on lui a conseillé de changer d’établissement. Le Technion assure accompagner ces étudiants au cas par cas. L’Institut de Jérusalem pour la justice menace de saisir les tribunaux. (N12 / Mako) https://www.mako.co.il/news-education/2026_q4/Article-58fcb84e74b41a1027.htm

Disparition de Moishy Kleinerman à Méron : sa famille accuse la police
Près de cinq ans après la disparition à Méron de Moishy Kleinerman, jeune ultra-orthodoxe alors âgé de 16 ans et demi, sa famille dénonce sur Channel 14 la lenteur initiale de l’enquête. Selon elle, la police n’a pris l’affaire au sérieux qu’après environ 80 jours, ce qui aurait fait perdre des images de vidéosurveillance, seule une partie des 60 caméras du site fonctionnant. Sa mère regrette des promesses de suivi restées sans réponse et la famille réclame l’intervention du Shin Bet. La police affirme avoir constitué de nouvelles équipes, recourir à une société d’intelligence artificielle et avoir vérifié une piste récente. (Channel 14) https://www.c14.co.il/article/1740935

Politique

Procès des terroristes du 7 octobre : 367 postes et des centaines de millions à trouver
Le gouvernement soumet ce dimanche une décision créant 367 postes pour préparer les procès des terroristes du 7 octobre, dont 340 au service pénitentiaire. Celui-ci réclame 136 millions de shekels en 2027 puis 128 millions par an jusqu’en 2033, faute de quoi il ne sera pas prêt début 2028. Le financement repose sur une coupe supplémentaire dans tous les ministères et la suppression de postes, notamment à l’Éducation, à la Justice et à la Santé. Les audiences seront retransmises en direct dans des salles louées pour les victimes et archivées. La Défense, les Affaires sociales et l’Environnement contestent la mesure, adoptée par un gouvernement de transition. (Maariv) https://www.maariv.co.il/news/politics/article-1378246

Netanyahou contre la page Push : 4 000 abonnés perdus en 48 heures
Vendredi, le Premier ministre a appelé ses partisans à se désabonner de Push, l’une des pages d’information les plus suivies d’Israël sur Instagram, qu’il accuse de propagande au service d’Eisenkot, Liberman, Bennett et Ben Gvir. En deux jours, la page est passée d’environ 968 000 à 964 000 abonnés, et la baisse se poursuivait. Channel 14 rappelle que son fondateur, Itzik Perazan, en a repris le contrôle et détient désormais 93 % du capital, après plusieurs années de litiges avec ses anciens associés. (Channel 14) https://www.c14.co.il/article/1741620

Sondages : Eisenkot en tête, aucun bloc ne franchit la barre des 61 sièges
À neuf jours des législatives du 27 octobre, les quatre derniers sondages publiés par Maariv, Channel 12, Channel 13 et Kan placent la liste Yashar de Gadi Eisenkot devant le Likoud. Selon la moyenne établie par le Jerusalem Post, Yashar obtiendrait 21,5 sièges contre 19 pour le parti de Benyamin Netanyahou. Les deux blocs restent au coude à coude, autour de 51 sièges chacun, loin de la majorité requise de 61. Les partis arabes, crédités d'environ 14 sièges, pèsent donc lourdement dans l'équation de l'après-scrutin. (Jerusalem Post) https://www.jpost.com/israel-election-2026/article-912004

Netanyahou écarte un gouvernement d'union et promet une large coalition de droite
Dans un entretien diffusé samedi soir sur Channel 14, le Premier ministre a corrigé ses propos récents : il ne vise pas un gouvernement d'union nationale mais un large gouvernement de droite, bâti sur sa coalition actuelle. Il a attaqué Gadi Eisenkot, lui reprochant d'avoir évoqué la possibilité de vivre avec un Moyen-Orient nucléaire, et résumé l'enjeu du scrutin par la formule « Bibi ou Tibi ». Inquiet de la dispersion des voix sur les petites listes de droite, il appelle à voter Likoud et revendique une inflation ramenée à 1,5 %. (Channel 14) https://www.c14.co.il/article/1741413

Yinon Magal traite Eisenkot de « singe » : la polémique enflamme la campagne
Samedi soir, dans l'émission HaPatriotim sur Channel 14, le présentateur Yinon Magal a qualifié Gadi Eisenkot, d'origine marocaine, de « singe » manipulé par une élite ashkénaze. La remarque est intervenue alors qu'un participant soulignait qu'Eisenkot pourrait devenir le premier Premier ministre séfarade du pays. Walla a aussitôt relayé la séquence comme une insulte à caractère ethnique. Sur le site de Channel 14, Magal affirme que ses propos ont été sortis de leur contexte et accuse Channel 12 de mener une campagne contre lui. Le traitement diverge nettement selon la ligne des deux médias. (Walla) https://www.walla.co.il/news/breaking-news/383957810
(Channel 14) https://www.c14.co.il/article/1741514

Diplomatie

Un maire français et des diplomates européens agressés près de Ramallah
Samedi après-midi à Taybeh, dernier village entièrement chrétien de la région de Binyamin, sept hommes masqués armés de bâtons et de barres de fer ont attaqué une délégation de diplomates belges, polonais et français venue participer à la récolte des olives. Bernard Baudoux, maire communiste d'Aulnoye-Aymeries, dans le Nord, a été frappé et blessé, et un véhicule du consulat belge a eu une vitre brisée. Selon un diplomate, les agresseurs auraient crié « Viva la France » en apercevant le drapeau tricolore. Le président israélien, le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar, l'armée et la police ont condamné ces violences. Le bureau du Premier ministre appelle en revanche à la prudence et exige des preuves vérifiables, soulignant que la visite n'avait pas été coordonnée avec Tsahal, ce que conteste la délégation, Taybeh se trouvant en zone B. (Ynet) https://ynetnews.com/article/r1e1hib2ml

Washington presse Israël d'agir contre les violences en Judée-Samarie
Avant de s'envoler pour l'Ouzbékistan, le secrétaire d'État américain Marco Rubio s'est dit très préoccupé par les images venues de Judée-Samarie et a indiqué que les États-Unis demandaient à Israël d'agir avec fermeté. Il attendait dans la journée des explications de l'ambassade américaine à Jérusalem. La veille, la photographe du Washington Post Heidi Levine, 64 ans, avait été blessée à Khirbet Abu Falah. Côté européen, le ministre belge Maxime Prévot réclame des sanctions de l'Union. En Israël, Yair Golan demande le rétablissement de la détention administrative contre les extrémistes juifs. Aucun suspect n'avait été arrêté. (Israel Hayom) https://www.israelhayom.co.il/news/world-news/middle-east/article/21646930

Économie

Pourtour de Gaza : les maires s’opposent à une nouvelle coupe budgétaire
Les maires de Sdérot, Alon Davidi, de l’Eshkol, de Hof Ashkelon et de Sdot Negev ont adressé une lettre urgente au Premier ministre et au ministre des Finances. Ils redoutent que la coupe transversale prévue frappe l’éducation, l’aide sociale et la santé, piliers de la reconstruction. Le budget de réhabilitation, initialement fixé à 19 milliards de shekels, a déjà été ramené à 17,5 milliards, en partie au profit de lignes budgétaires politiques. Avec la nouvelle mesure, les réductions de l’année atteindraient 130 millions. Des habitants vivent toujours dans des logements provisoires. (Maariv) https://www.maariv.co.il/news/israel/article-1378276

Défense : 2,6 milliards de shekels ponctionnés sur tous les ministères
Le gouvernement devait approuver ce dimanche une coupe transversale de 2,6 milliards de shekels destinée à des achats militaires urgents, quatre jours après une première ponction d'environ un milliard pour l'acquisition de douze hélicoptères Apache. Chaque ministère perd environ 5 % de ses budgets de développement et d'acquisition. L'Éducation cède 285 millions, la Sécurité intérieure 225 millions, la Santé 150 millions et les Affaires sociales 140 millions. Les fonds de coalition restent intacts, contre l'avis des experts du Trésor. Le directeur général de la Santé, Moshe Bar Siman Tov, prévient que les services publics, santé mentale comprise, en pâtiront. (Ynet) https://ynet.co.il/economy/article/yokra14929059

Boycotts européens : 4 000 emplois palestiniens menacés dans les zones industrielles
Les restrictions imposées par plusieurs pays occidentaux aux produits fabriqués dans les implantations de Judée-Samarie et à Jérusalem-Est commencent à peser.
Selon des industriels et des économistes, environ 4 000 des quelque 18 000 Palestiniens employés légalement dans les usines israéliennes de Barkan ou de Mishor Adoumim pourraient perdre leur emploi. L'Irlande, les Pays-Bas et l'Espagne appliquent déjà une interdiction d'importation, tandis que la France, le Canada et le Royaume-Uni ont annoncé des mesures. Jérusalem tente de freiner le mouvement par la voie diplomatique et cherche des débouchés en Asie et en Amérique latine. Le président de l'Association des industriels juge ce boycott cynique, car il frappe d'abord les travailleurs palestiniens. (Ynet) https://ynet.co.il/economy/article/sj8gqf113mx

Société

Football : les dirigeants d'un club de première division arrêtés pour fraude massive
Quatre suspects, présentés comme les principaux responsables d'un club de Ligat ha'Al dont le nom n'a pas été révélé, ont été arrêtés dimanche matin par l'unité nationale Lahav 433. Les enquêteurs soupçonnent des infractions portant sur plusieurs dizaines de millions de shekels en quatre saisons : salaires de joueurs non déclarés au fisc, faux en écriture, fraude et blanchiment. Véhicules de luxe et biens immobiliers ont été saisis, et des dizaines de joueurs, actuels et anciens, doivent être entendus. L'avocat d'une partie des suspects reproche à la police d'avoir médiatisé l'affaire avant même la notification des soupçons. (Maariv) https://sport1.maariv.co.il/israeli-soccer/ligat-haal/article/1974644/


Viol d'une accouchée : trois ans de prison pour le faux soignant, un verdict qui relance le débat sur la justice israélienne

Viol d'une accouchée : trois ans de prison pour le faux soignant, un verdict qui relance le débat sur la justice israélienne

Justice israélienne : trois ans de prison pour le viol d'une jeune mère à l'hôpital, le parquet réclamait onze ans

Trois ans de prison. C'est la peine infligée à Rashak Hazam, reconnu coupable d'avoir violé une femme qui venait d'accoucher à l'hôpital Shaare Zedek de Jérusalem, en se faisant passer pour un membre du personnel médical. Le parquet avait requis onze ans. Rendu en 2018, ce jugement refait surface et ravive en Israël la colère contre la clémence des tribunaux.

Par Claudine Douillet I 16 octobre

Un verdict de 2018 qui ressurgit

Le jugement n'est pas nouveau, mais il circule à nouveau massivement sur les réseaux sociaux israéliens, où il est brandi comme la preuve d'un système judiciaire déconnecté de la gravité des crimes qu'il juge. Les faits remontent à octobre 2016. La décision, elle, date de 2018 : trois ans de prison ferme pour le viol d'une parturiente hospitalisée, auxquels s'ajoutent cinq mois pour une tentative de vol commise le même jour.

L'écart entre la réquisition et la peine prononcée nourrit l'indignation. Le parquet demandait onze ans. Le tribunal en a retenu un peu plus du quart.

De la fuite au supermarché à la maternité

Le déroulé de cette journée d'octobre 2016 tient du scénario cauchemardesque. Rashak Hazam, alors âgé d'une trentaine d'années et originaire d'Anata, localité palestinienne située aux portes de Jérusalem-Est, entre d'abord dans un supermarché Shufersal de Jérusalem. Il tente d'emporter des marchandises d'une valeur d'environ 1 800 shekels. Repéré par le gérant, il abandonne son butin et prend la fuite.

Pour échapper à la police, il se réfugie dans l'hôpital Shaare Zedek. Là, il gagne le service de maternité.

Un faux soignant au chevet des jeunes mères

Dans une chambre, une femme se repose après son accouchement. Hazam se présente comme un membre de l'équipe médicale et prétend devoir l'examiner. Sous ce prétexte, il la viole. Il pénètre ensuite dans deux autres chambres. Il commet un attentat à la pudeur sur une deuxième patiente. Il sera acquitté au bénéfice du doute pour des faits similaires visant une troisième femme.

L'homme n'était pas un inconnu de la justice. Selon le quotidien Ynet, son casier comportait des condamnations pour atteintes aux biens, violences et vols avec violence, et il avait déjà purgé six ans de prison ferme. Deux de ces vols avaient visé des homosexuels attirés dans un guet-apens sous couvert d'un rendez-vous intime.

Les mots de la juge qui ont mis le feu aux poudres

L'affaire a été jugée par le tribunal de district de Jérusalem, composé des juges Arnon Darel, Anat Zinger et Hagit Mack-Kalmanovich. C'est la motivation rédigée par la juge Anat Zinger qui concentre aujourd'hui les critiques.

Le tribunal y indique avoir pris en compte que l'attentat à la pudeur se situait au niveau très bas de l'échelle de gravité. Quant au viol, il ne relèverait pas, selon la juge, du sommet de la catégorie des viols, même si sa gravité ne peut être minimisée au regard de la nature de l'acte, commis sur une femme venant d'accoucher, à l'hôpital et par usurpation d'identité. Le tribunal ajoute avoir tenu compte de l'argument de la défense selon lequel l'agression n'aurait duré que quelques minutes.

C'est cette dernière phrase qui révolte. Pour une large partie de l'opinion, invoquer la brièveté d'un viol comme élément d'appréciation de la peine revient à relativiser le traumatisme de la victime. Une femme vulnérable, alitée, dans un lieu censé la protéger, abusée par un homme qui s'est fait passer pour un soignant : beaucoup peinent à imaginer ce qui, dans ces circonstances, pourrait justifier de ne pas placer le crime au plus haut de l'échelle.

Une peine en deçà du seuil prévu par la loi

La sévérité de la loi israélienne rend le contraste encore plus saisissant. Le Code pénal punit le viol de seize ans d'emprisonnement. Pour les infractions sexuelles, la loi fixe en outre une peine plancher égale au quart du maximum, soit quatre ans, dont le juge ne peut s'écarter qu'en motivant des circonstances particulières. Avec trois ans pour le viol lui-même, la peine prononcée se situe sous ce seuil.

Ce type d'écart n'est pas isolé. Les associations d'aide aux victimes d'agressions sexuelles dénoncent depuis des années des peines jugées trop faibles, des arrangements de plaider coupable trop favorables aux accusés et des motivations qui pèsent les circonstances atténuantes avec plus d'attention que la souffrance des victimes.

Le procès des juges, au cœur de la réforme judiciaire

Si ce jugement de 2018 revient aujourd'hui dans le débat, c'est qu'il s'inscrit dans une bataille politique qui divise Israël depuis plusieurs années. Les partisans d'une réforme du système judiciaire y voient l'illustration d'une magistrature qui s'autorégule, se coopte et rend des décisions éloignées du sentiment de justice d'une majorité de citoyens. Pour eux, la composition des tribunaux et le mode de nomination des juges doivent être revus afin que les décisions reflètent davantage les valeurs de la société.

Leurs adversaires rétorquent qu'un jugement contestable, aussi choquant soit-il, ne prouve pas la nécessité de bouleverser l'équilibre des pouvoirs, et que le parquet disposait de la voie de l'appel pour obtenir une peine plus lourde. Le débat dépasse donc largement le cas Hazam.

Les victimes, grandes oubliées

Au-delà de la querelle institutionnelle, une question demeure entière : quel message une telle peine adresse-t-elle aux victimes ? Les jeunes mères agressées ce jour-là à Shaare Zedek avaient franchi les portes d'un hôpital pour donner la vie. Elles en sont ressorties marquées par un crime que la justice a choisi de sanctionner par trois années de détention. Huit ans plus tard, leur agresseur est libre depuis longtemps. Et c'est peut-être là que réside la vraie raison pour laquelle ce verdict refuse de tomber dans l'oubli.

Sources :
Ynet, condamnation de Rashak Hazam

POUR S'INSCRIRE A LA NEWSLETTER D'ALLIANCE ET AVOIR ACCES AUX INFORMATIONS EN UN COUP D'OEIL CLIQUEZ ICI :https://alliance-magazine.com/?p=subscribe&id=1