Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 22 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

Le « jeudi noir » de la high-tech israélienne : quand le shekel fort et l'IA font trembler la Silicon Wadi

Le « jeudi noir » de la high-tech israélienne : quand le shekel fort et l'IA font trembler la Silicon Wadi

Le « jeudi noir » de la high-tech israélienne : quand le shekel fort et l'IA font trembler la Silicon Wadi

La Start-up Nation licencie. En quelques heures, le 29 mai 2026 restera dans les annales comme le jour où la high-tech israéliennefierté économique du pays, locomotive de sa croissance  a brutalement montré l'autre face de son succès : un shekel si fort qu'il étouffe les entreprises qui l'ont enrichi, une intelligence artificielle si puissante qu'elle détruit les emplois qu'elle était censée multiplier.
Wix, Amdocs, AI21 Labs, Rapyd, ZoomInfo  les fleurons tombent les uns après les autres. Le paradoxe est vertigineux : c'est précisément parce qu'Israël a trop bien réussi que sa tech souffre aujourd'hui.

La high-tech israélienne vient de vivre ce que plusieurs médias économiques ont déjà surnommé un « jeudi noir ». En quelques heures, comme une série de dominos soigneusement alignés depuis des mois, plusieurs entreprises majeures ont annoncé simultanément des licenciements massifs ou des restructurations profondes. Un séisme qui a fini par inquiéter jusqu'au gouvernement.

Wix, symbole d'un modèle qui craque

Le cas Wix résume à lui seul toute la brutalité du moment. Considérée comme l'une des grandes success stories de la high-tech israélienne durant la période du Covid-19, Wix traverse désormais une phase plus compliquée, marquée par les bouleversements provoqués par l'intelligence artificielle dans l'univers du développement logiciel et de la création de sites internet.
Le 28 mai, son cofondateur et PDG Avishai Abrahami a pris la plume — ou plutôt publié sur X — un message à ses salariés qu'il a qualifié lui-même de moment « triste » : la suppression de quelque 1 000 postes, soit 20 % des effectifs mondiaux. Il s'agit du plus important plan de licenciements de son histoire.

Le PDG a mis en avant deux facteurs. « La majorité de nos équipes étant basées en Israël, une part très significative de nos coûts est libellée en shekels, tandis que nos revenus sont en grande partie en dollars », a écrit Abrahami. « Cela crée une pression structurelle sur notre capacité à opérer à l'échelle actuelle. C'est une réalité qui détermine directement ce qui est viable pour notre entreprise. »

Les chiffres sont vertigineux. La devise locale s'est appréciée de plus de 20 % au cours des 12 derniers mois et a atteint son plus haut niveau depuis 33 ans face au dollar. Pour Wix, dont l'essentiel des revenus provient du marché américain, c'est comme subir une hausse de charges sans avoir augmenté ses tarifs. Les actions cotées au Nasdaq ont chuté de près de 50 % depuis janvier 2026.

Ces derniers mois, l'entreprise avait déjà suscité des tensions internes après avoir annoncé la suppression totale du télétravail, obligeant l'ensemble des employés à revenir cinq jours par semaine au bureau. La direction avait justifié cette décision par la nécessité d'accélérer le développement des produits. Selon les médias israéliens, cette mesure faisait en réalité partie d'une vaste réorganisation interne.
Pour tenter de s'adapter à la révolution de l'IA, Wix avait notamment racheté l'an dernier la start-up israélienne Base44 pour environ 80 millions de dollars, seulement six mois après sa création. Pari insuffisant. 

Une vague qui ne s'arrête pas à Wix

Wix n'est que le nom le plus visible d'une vague bien plus large. Amdocs, le géant israélien des logiciels et des télécommunications, se prépare à supprimer 10 % de ses effectifs mondiaux — soit jusqu'à 3 000 employés — sous la houlette de son nouveau PDG Shimie Hortig. AI21 Labs, la start-up spécialisée dans le traitement automatique des langues, réduit ses effectifs d'environ 60 % afin de se concentrer sur son système de gestion d'agents IA, Maestro.

Les américaines ZoomInfo et Shutterfly ont quant à elles fermé purement et simplement leurs centres de développement en Israël, renvoyant des centaines de salariés. PayPal et Intuit ont licencié des dizaines d'employés dans le pays

La fintech Rapyd, star israélienne du paiement en ligne, a elle aussi surpris le marché. Le moment est d'autant plus piquant que deux jours seulement avant l'annonce des licenciements, il était rapporté que le fondateur et PDG de l'entreprise était en train d'acquérir 50 % de Fedanco Sport — dont dépend le club de basket du Maccabi Tel-Aviv.

Le contraste entre cette immense transaction sportive et les lettres de licenciement envoyées à ses propres employés illustre à lui seul la complexité de la période que traverse la high-tech israélienne.

Au total, le tracker de Calcalist répertorie 31 annonces de licenciements liées à la tech israélienne depuis le début de l'année 2026.

Le shekel fort : paradoxe d'un succès qui se retourne

Comment en est-on arrivé là ? Le paradoxe est saisissant. Le shekel s'est renforcé notamment parce que la high-tech israélienne a trop bien réussi — attirant des milliards de dollars de capitaux étrangers qui, convertis en shekels, ont mécaniquement fait monter la monnaie locale. « La high-tech israélienne a connu un tel succès qu'elle en subit aujourd'hui les conséquences : elle a attiré un afflux massif d'investissements en Israël, lequel a fait évoluer le taux de change shekel-dollar, et elle doit désormais s'adapter », a expliqué un représentant de l'Autorité israélienne de l'innovation.

Le problème est structurel et brutal : les entreprises encaissent leurs revenus en dollars, mais paient leurs salaires, leurs loyers et leurs charges en shekels. Quand le dollar dévisse, les coûts restent fixes tandis que les recettes s'évaporent. Selon certains experts, le dollar pourrait descendre à 2,5 shekels d'ici fin 2026, et « rien ne pourra vraiment l'arrêter »

Smotrich interpelle la Banque d'Israël, la Banque d'Israël répond

Face au tollé, le ministre des Finances Bezalel Smotrich a annoncé la création d'une équipe spéciale chargée d'examiner les conséquences du renforcement du shekel sur le secteur.

Mais la tension entre le gouvernement et la Banque centrale est palpable. Smotrich avait qualifié la récente baisse de taux de la Banque d'Israël de « trop peu, trop tard ».

Le gouverneur Amir Yaron n'a pas mâché ses mots en réponse : « Je rappelle que nous sommes en guerre depuis trois ans, ce qui a coûté des dizaines de milliards de shekels. Les guerres longues mènent à l'hyperinflation. En pratique, nous avons une inflation maîtrisée, une économie résiliente, une confiance des marchés et un chômage bas. » Autrement dit : chacun campe sur ses positions pendant que les licenciements s'accumulent.

L'Association des industriels israéliens a estimé que les licenciements chez Wix étaient en partie imputables à l'inaction du gouvernement et de la banque centrale face au shekel fort. Certains économistes appellent à une baisse des taux d'un point entier — et non d'un quart de point — et à des mesures fiscales incitatives pour les investisseurs dans les nouvelles entreprises technologiques.

L'IA : bourreau ou bouc émissaire ?

Le taux de change n'explique pas tout, et les dirigeants de la tech le savent. L'intelligence artificielle est l'autre grand coupable — ou le grand prétexte, selon les sceptiques.

La véritable question est de savoir si ce sont les gains de productivité de l'IA qui justifient réellement ces suppressions de postes, ou si c'est plutôt la peur des conseils d'administration de se laisser distancer qui pousse les CEOs à licencier pour rassurer les investisseurs. Chez Wix, Abrahami a revendiqué les deux : l'IA « permet de construire des choses que la génération précédente ne pouvait littéralement pas imaginer », mais elle impose aussi « moins de couches hiérarchiques et moins d'employés ».

Pour la première fois en dix ans, le nombre d'employés de R&D en Israël a diminué, avec quelque 3 500 postes en moins. En mars 2026, la part des employés basés en Israël dans les entreprises technologiques privées locales s'élevait à seulement 62 %, contre 69 % en 2019 — les start-ups continuant de délocaliser leurs activités hors du pays. La guerre, enfin, pèse de son côté lourdement : les mobilisations prolongées dans la réserve désorganisent les équipes, retardent les projets et compliquent les levées de fonds auprès d'investisseurs étrangers.

Et maintenant ?

La high-tech israélienne ne s'effondre pas. Elle reste le moteur de l'économie nationale, avec des exportations records et une contribution déterminante au PIB. « Notre principal défi consiste à présent non seulement à continuer à innover, mais aussi à veiller à ce que cette innovation demeure source de valeur, d'emplois et de croissance ici, en Israël », résume sobrement l'Autorité de l'innovation.

La vraie question que pose ce « jeudi noir » est celle-là : la transformation en cours se fera-t-elle en maintenant les emplois sur le sol israélien, ou en accélérant les délocalisations vers des pays moins coûteux ? La réponse déterminera si Israël garde le titre de « Start-up Nation » — ou s'il en conserve seulement la légende.

 

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Violence scolaire à Holon : les toilettes transformées en salle de torture, les profs ne disent rien

Violence scolaire à Holon : les toilettes transformées en salle de torture, les profs ne disent rien

Lynchage dans les toilettes d'une école à Holon : « Chaque élève qui posait problème prenait des coups »

Un grave épisode de violence a secoué avant-hier matin un établissement scolaire de Holon. Trois adolescents âgés de 14 et 15 ans ont attiré un camarade dans des toilettes et l'ont roué de coups. Ce que les enquêteurs ont découvert au fil de l'instruction dépasse le simple règlement de comptes : les sanitaires servaient depuis longtemps de salle de punition officieuse, hors de portée des caméras, à l'abri de tout regard adulte.

Un guet-apens dans les toilettes

La victime a livré sa version aux enquêteurs du commissariat de Holon, dans le secteur d'Ayalon. Son témoignage est sans ambiguïté : « Ils m'ont forcé à entrer dans la cabine. Ils m'ont donné des coups de pied dans tout le corps et des coups de poing au visage. »
Après l'agression, le garçon s'est confié à un enseignant, lui signalant qu'il souffrait de vertiges et ne se sentait pas bien. La réponse du professeur laisse sans voix : il lui a conseillé de boire de l'eau et lui a demandé de monter dans le bus pour assister à une représentation théâtrale.

Ce n'est que le soir, au retour à la maison, que les parents ont remarqué les hématomes sur le corps de leur fils. Ils l'ont aussitôt conduit aux urgences. C'est l'équipe médicale, et non l'école, qui a alerté la police.

L'école n'a rien signalé — en violation des procédures

Une source proche du dossier n'a pas mâché ses mots face à la passivité de l'équipe éducative : « Il s'avère qu'aucun responsable de l'école n'a pris la peine de prévenir ni les parents ni la police de cet incident grave. Comment monte-t-on un élève dans un bus pour aller voir un spectacle alors que quelques minutes plus tôt il vient de subir un lynchage dans les toilettes de l'école ? Il avait des marques sur le visage, des rougeurs — personne ne demande ce qui s'est passé ? Comment les professeurs n'ont-ils pas compris qu'il s'agissait d'un événement extrêmement grave ? »

Les enquêteurs de Holon ont ouvert une instruction sans que l'établissement leur ait transmis le moindre signalement, en infraction directe avec les procédures en vigueur.

« On faisait ça là-bas parce qu'il n'y a pas de caméras »

Les investigations ont rapidement permis d'identifier et d'interpeller les trois élèves suspects. Lors des interrogatoires, un détail glaçant est apparu : les mis en cause ont reconnu que les toilettes constituaient pour eux un lieu de punition habituel, un espace où ils envoyaient régler leurs comptes avec les élèves jugés « problématiques ».
L'un d'eux a déclaré sans détour : « Chaque élève qui nous causait des problèmes, on le faisait entrer dans la cabine et on le frappait. On faisait ça là-bas parce qu'il n'y a pas de caméras de surveillance pour nous filmer. Dans certains cas, des élèves ont filmé les coups avec leur téléphone. »

Une enquête qui ne fait que commencer

Pour mesurer l'étendue réelle de la violence pratiquée dans cet établissement, les enquêteurs entendent récupérer l'ensemble des enregistrements des caméras de sécurité de l'école et obtenir des ordonnances de saisie des téléphones portables des personnes impliquées, sur lesquels des scènes de violence auraient été filmées.

La même source proche du dossier a posé la question qui s'impose : « Il est inconcevable que le directeur de l'école ou les enseignants n'aient pas eu connaissance de ce phénomène grave ou n'en aient pas entendu parler.

La question fait l'objet d'un examen par la police auprès des responsables de l'éducation. Les enquêteurs retournent chaque pierre pour instruire l'affaire en profondeur et vérifier d'autres cas de violence survenus dans l'école. La prochaine fois, ça pourrait se terminer en catastrophe. »

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Cancer rare à 29 ans, combat contre la Clalit, espoir brisé : la mort de Niv bouleverse Israël

Cancer rare à 29 ans, combat contre la Clalit, espoir brisé : la mort de Niv bouleverse Israël

« J'ai cru de toute mon âme que ma fille guérirait »

Elle avait 29 ans. Elle s'appelait Niv Haya Hazan, et elle est morte cette nuit, emportée par un cancer rare et violent du col de l'utérus après trois années de lutte acharnée.
Pendant tout ce temps, elle avait partagé son combat avec ses dizaines de milliers d'abonnés, devenant pour beaucoup un symbole vivant d'espoir, de foi et d'une détermination sans faille face aux instants les plus sombres. Ce matin, sa mère Gali a pris la plume. Ce qu'elle a écrit est insupportable à lire — et impossible à taire.

Une fille comme nulle autre

« Qui était ma Niv ? Ma Niv était bien plus qu'une histoire de maladie. Elle était ma fille. Ma vie. Mon cœur. Une enfant exceptionnelle, d'une intelligence rare, drôle, douce, avec un cœur pur, d'une beauté indescriptible. À mes yeux, elle était la plus belle chose que j'aie jamais vue de ma vie. »

Trois ans. Trois ans à refuser de lâcher. Gali le dit sans détour, avec cette précision que seule une mère qui a tout tenté peut avoir : « Il n'y a pas eu un médecin, pas un traitement, pas un endroit en Israël ou dans le monde où nous ne sommes pas allés. Nous avons frappé à chaque porte possible. »

Cancer rare à 29 ans, combat contre la Clalit, espoir brisé : la mort de Niv bouleverse Israël

Cancer rare à 29 ans, combat contre la Clalit, espoir brisé : la mort de Niv bouleverse Israël

 

Un peuple entier debout

Ce qui frappe dans ces mots, c'est la conscience aiguë d'une solidarité hors du commun. Derrière Niv, ce n'était pas seulement sa famille c'était un pays tout entier.
Des inconnus qui donnaient, qui priaient, qui pleuraient avec elles. Des femmes qui préparaient des offrandes rituelles, récitaient des psaumes, prenaient des engagements religieux en son nom. Des messages à n'en plus finir, des étreintes à distance, des voix qui « faisaient trembler les portes du ciel pour ma Niv », comme l'écrit sa mère. « Ils nous ont enveloppées d'un amour que je n'ai pas les mots pour décrire, et pour cela je leur serai reconnaissante toute ma vie. »

Cancer rare à 29 ans, combat contre la Clalit, espoir brisé : la mort de Niv bouleverse Israël

Cancer rare à 29 ans, combat contre la Clalit, espoir brisé : la mort de Niv bouleverse Israël

La promesse d'une mère

Et puis il y a cet aveu, brutal dans sa sincérité : « J'ai cru de toute mon âme que ma fille guérirait. Je lui ai promis sans ciller qu'elle serait en bonne santé. C'est comme ça qu'une mère croit. C'est comme ça qu'une mère se bat. »

Mais derrière la certitude affichée se cachait une réalité que seules elles deux connaissaient vraiment. « Nous seules savons combien elle a souffert. Combien de douleur elle a traversée. Combien elle s'est battue avec un courage que les mots ne peuvent pas contenir. Et moi, qui aurais été prête à prendre sur moi toute cette douleur, je suis restée impuissante devant la souffrance de ma fille. »

Le cœur en miettes

« Mon cœur est brisé. Pulvérisé. Réduit en miettes. Et je me demande sans cesse si j'ai fait assez. Si j'ai assez combattu. Si j'ai raté quelque chose en chemin. Pardonne-moi, ma vie. Je t'avais tellement promis que tu serais en bonne santé. J'y croyais tellement. Et je ne sais pas comment on continue à vivre dans un monde où tu n'es plus. »

Ces phrases ne se commentent pas. Elles tombent, l'une après l'autre, comme autant de pierres.

« Repose-toi, maintenant »

Gali conclut par ces mots d'une dignité déchirante : « Merci pour le privilège d'avoir été ta maman pendant 29 ans. Repose-toi maintenant, amour de ma vie. Assez de souffrance. Assez de douleur. Et s'il y a une chose que j'emporte avec moi pour toujours, c'est la certitude que nous avons combattu pour toi jusqu'au dernier souffle, et qu'un amour comme le tien — comme celui de tout un peuple envers toi — est un amour qui ne s'éteint jamais. »

Niv Haya Hazan avait 29 ans.

Niv Haya Hazan : morte à 29 ans d'un cancer rare, elle avait tenu Israël en haleine pendant trois ans

Elle s'appelait Niv Haya Hazan. Elle était monitrice de Pilates, jeune mariée, et elle rêvait d'avoir des enfants. Elle est morte cette nuit entre mardi et mercredi, emportée à 29 ans par un cancer rare et violent du col de l'utérus contre lequel elle se battait depuis mai 2023. Pendant trois ans, des dizaines de milliers de personnes ont suivi son combat sur les réseaux sociaux, heure par heure, espoir après espoir, rechute après rechute.

Qui était Niv ?

Diagnostiquée en mai 2023 d'un endocervical adenocarcinoma — un type rare et agressif de cancer du col de l'utérus à un stade très avancé, Niv Haya Hazan avait choisi de ne pas se cacher. Elle avait tout partagé : les perfusions, les mauvaises nouvelles, les faux espoirs, les victoires provisoires.
Des dizaines de milliers de personnes avaient décidé de la suivre sur les réseaux sociaux, puisant leur inspiration dans sa détermination et son courage face à cette maladie d'une rare violence.

Malgré la maladie et des traitements épuisants, elle avait choisi de continuer à vivre pleinement et s'était mariée avec l'homme qu'elle aimait pendant une période de rémission. Elle avait partagé son désir de fonder une famille et d'avoir des enfants, et avait même entamé une démarche de gestation pour autrui avant d'être contrainte d'y renoncer face à la dégradation de son état.

Un combat sur tous les fronts

Le parcours de Niv n'a pas été seulement médicalil a été aussi une bataille juridique et administrative. Lorsqu'elle a développé une allergie sévère à la chimiothérapie standard disponible en Israël, se retrouvant sans aucun traitement remboursé applicable, sa mère avait lancé un appel public : le médicament susceptible de lui sauver la vie, le Tivdak, existait bien en Israël, mais n'était pas inclus dans le panier de soins remboursés, accessible seulement à des prix inabordables.

Quand les traitements en Israël ont échoué, la famille a réuni une somme considérable et s'est lancée dans un périple médical international, notamment au MD Anderson à Houston et au Memorial Sloan Kettering à New York. Une biopsie était revenue négative une lueur. Puis le cancer avait repris. Ces derniers mois, son histoire avait provoqué une véritable tempête publique, son mari Yam Avitan révélant que la caisse maladie Clalit refusait d'autoriser le Tivdak, pourtant défini comme un traitement vital

La dernière image

Il y a quelques jours à peine, ses proches avaient réalisé l'un de ses derniers vœux : ils l'avaient amenée sur la plage, entourée de sa famille et de son équipe médicale. Les images de Niv dans son lit médicalisé face aux vagues sont devenues, sans que personne ne le sache encore, ses dernières images dans le monde qu'elle aimait tant.

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Scandale en Europe : la Slovénie interdit l'atterrissage d'un vol israélien violation flagrante du droit

Scandale en Europe : la Slovénie interdit l'atterrissage d'un vol israélien — violation flagrante du droit

Un vol israélien refoulé de Slovénie : incident diplomatique ou simple procédure ?

Un vol de la compagnie israélienne Israir, qui devait atterrir hier à Ljubljana, capitale de la Slovénie, a été contraint de se dérouter vers Zagreb, en Croatie. Les autorités slovènes ont refusé d'autoriser l'appareil à se poser sur leur sol. Un incident rare, aux allures de bras de fer politique.

« Une violation flagrante des accords aériens »

Uri Sirkis, directeur général d'Israir, n'a pas mâché ses mots au lendemain de l'incident. « Le vol Israir prévu pour Ljubljana a dû atterrir à Zagreb, parce que les autorités de Ljubljana — Slovénie — n'autorisent pas les transporteurs israéliens à se poser, en raison de leur opposition politique tranchée à la ligne conduite par le gouvernement israélien », a-t-il déclaré.

Il a poursuivi sans détour : « Il s'agit d'une violation flagrante des accords aériens, des accords de l'Union européenne. Le ministère des Affaires étrangères, l'Autorité de l'aviation civile sont impliqués, mais malheureusement toutes les tentatives pour effectuer le vol se sont soldées par un échec. »

Ljubljana dément, mais reconnaît un blocage

Le ministère slovène des Infrastructures a réfuté les accusations de refus d'autorisation, précisant que la demande d'Israir était toujours « en cours d'examen ». Le retard serait lié à un audit des protocoles de sécurité, consécutif à des décisions gouvernementales prises l'année dernière : interdiction de transit d'armes et de matériel militaire à destination ou en provenance d'Israël, et abrogation d'un décret de 2003 qui permettait aux agents de sécurité israéliens armés de stationner dans le terminal de l'aéroport de Ljubljana — ils ne sont désormais autorisés qu'à rester à bord de l'appareil.

Une pression organisée, un contexte pesant

Derrière ces changements de protocole se dessine un contexte politique lourd. Ces évolutions, ainsi que les pressions visant à suspendre les vols israéliens, sont portées par des organisations pro-palestiniennes et des partis de gauche slovènes, dans le sillage de la situation à Gaza. Ce que Ljubljana présente comme une révision technique n'est donc pas sans arrière-plan idéologique, et la frontière entre exigence administrative et sanction politique semble, en l'occurrence, particulièrement ténue.

Pour les passagers du vol détourné vers Zagreb, la question est plus simple et plus amère : qui paie le prix de ce bras de fer ?

 

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Otage du Ministère de l’Intérieur : le scandale d’une mère juive et de son fils autiste oubliés par l’État

Otage du Ministère de l’Intérieur : le scandale d’une mère juive et de son fils autiste oubliés par l’État

Une femme convertie sous l'autorité du Rabbinat d'Israël, mère de trois enfants dont un fils autiste, attend depuis plus d'un an que le Ministère de l'Intérieur daigne traiter son dossier. Il ne le fait pas. Délibérément. Parce que des fonctionnaires ont choisi d'utiliser le dossier d'une mère de famille comme monnaie d'échange dans leur guerre intestine contre des dayanim du Rabbinat. C'est illégal. C'est documenté. Et personne, jusqu'ici, n'en a parlé.

Ce que dit la loi et ce que le Ministère en fait

La Loi du Retour israélienne, votée en 1950 et amendée en 1970, est sans ambiguïté dans ses termes. Son article premier dispose : « Tout Juif a le droit d'immigrer en Israël. » L'amendement de 1970 précise explicitement qu'est considéré comme Juif toute personne
« née d'une mère juive ou convertie au judaïsme. »
La loi ne réserve au Ministre de l'Intérieur qu'un seul motif de refus : être convaincu que le demandeur mène des activités dirigées contre le peuple juif, risque de porter atteinte à la sécurité de l'État, ou présente un passé criminel dangereux. Rien d'autre. Aucune autre exception n'est prévue. 

La jurisprudence de la Cour suprême israélienne est restée en permanence favorable à une interprétation souple de la loi, refusant systématiquement l'interprétation restrictive que tentent d'en faire les courants orthodoxes les plus radicaux.

Ruth — prénom d'emprunt — a satisfait à toutes les exigences légales.
Sa conversion a été reconnue par le Beth Din régional de Tel-Aviv, sous l'autorité du Rav Zevadia Cohen, Président du Tribunal rabbinique de Tel-Aviv.
L'interprétation de la loi juive et son application sont attribuées par l'État au Rabbinat d'Israël, dont il reconnaît la compétence pour tout ce qui concerne le statut personnel de la population juive. Le Rabbinat a statué. L'État est donc lié par cette décision.

Le Ministère de l'Intérieur n'a ni la compétence ni l'autorité légale pour revenir sur un guiyour validé par l'institution à qui l'État lui-même a délégué cette autorité. 

En ne traitant pas le dossier de Ruth non pas en le rejetant, mais en le laissant délibérément en suspens  le Misrad HaPnim viole l'article 1 de la Loi du Retour, qui confère un droit, et non une faveur discrétionnaire. Il viole également les principes fondamentaux du droit administratif israélien, qui impose à toute administration l'obligation de statuer dans un délai raisonnable sur toute demande régulièrement constituée.

Cinq reports successifs devant le tribunal administratif, sans qu'aucune décision de fond ne soit rendue, constituent une obstruction caractérisée.

Trois ans de Torah à Los Angeles. Un parcours exemplaire. Une guerre qui ne la concerne pas.

Ruth a étudié la Torah pendant trois ans à Los Angeles, avec un engagement que ses maîtres ont qualifié d'exceptionnel.
À l'issue de ce parcours, elle s'est convertie devant un Beth Din orthodoxe.
En 2019, elle quitte les États-Unis et s'installe en Israël avec son premier enfant.
Elle y donne naissance à deux autres. Elle y construit sa vie, sa communauté, son identité.

En 2022, elle dépose une demande d'Alyah. En janvier 2024, elle reçoit une lettre d'expulsion : le Beth Din de Los Angeles où elle s'est convertie ne figurait pas sur la liste des tribunaux reconnus dans le cadre de la Loi du Retour. Coup dur. Mais Ruth ne cède pas. Elle ne part pas. Elle n'a nulle part où aller ni Los Angeles, ni Paris ne sont plus chez elle. Ses enfants ont leur père en Israël. Leur vie entière est là.

Elle fait alors ce que peu auraient eu le courage de faire : elle sollicite elle-même le Rabbinat d'Israël pour ouvrir une nouvelle procédure de guiyour de conversion.

Le Beth Din de Tel-Aviv instruit le dossier avec une rigueur absolue : auditions multiples, enquête approfondie, témoignages de rabbins venus de Los Angeles, Jérusalem et Beit Shemesh, tous attestant qu'elle n'est pas seulement pratiquante elle enseigne la Torah. Ruth et ses enfants se soumettent à l'immersion au mikvé be'houmra, par mesure de rigueur, allant au-delà de ce qui leur était demandé.

Le 17 mars 2025, à Pourim, le Rabbinat d'Israël rend sa décision : Ruth et ses trois enfants sont reconnus juifs. Les certificats sont officiels, tamponnés, signés. Ils sont reproduits dans cet article.

Le Ministère reçoit le dossier. Et choisit de ne rien faire.

Ruth se présente au Misrad HaPnim. Son dossier est ouvert. Et puis  rien. Des semaines passent. Des mois. Six mois d'un silence de plomb. C'est son avocat qui découvrira, à force de démarches et d'appels téléphoniques, ce que le Ministère n'a pas jugé utile de signaler : le dossier a été mis de côté. Délibérément. Sans raison invoquée. Sans notification. Sans délai annoncé.

Ruth réunit alors dans des conditions qui tiennent du miracle 60 000 shekels pour saisir le tribunal administratif de Tel-Aviv. Son avocat est l'un des meilleurs spécialistes du pays en matière de guiyour et d'Alyah. Il a traité environ 1 500 dossiers au cours de sa carrière. Sa conclusion, après examen du cas de Ruth : il n'avait jamais vu une telle situation.

L'affaire est transférée à Jérusalem sans explication cohérente. Le Ministère obtient un délai pour répondre. Puis un autre. Puis un autre. Puis encore un autre. Puis un cinquième. Nous sommes le 2 juin 2026. Cinq reports. Zéro décision.

La vérité que personne ne veut dire officiellement : Ruth est une otage administrative

D'après les éléments recueillis par l'avocat et les personnes suivant le dossier de près, le blocage n'a rien d'une négligence bureaucratique.
Il s'expliquerait par un conflit ouvert entre une faction du Ministère de l'Intérieur et certains dayanim du Rabbinat  un désaccord institutionnel sur le périmètre d'autorité de chaque institution en matière de guiyour.
Dans ce bras de fer, le dossier de Ruth a été utilisé comme levier de pression : un dossier solide, irréprochable sur le fond, et donc parfait pour démontrer qu'on peut bloquer même ce qui est légalement indiscutable.

Dit autrement : des fonctionnaires ont choisi de punir une mère de famille pour envoyer un message à des rabbins.

Un fils autiste sans allocation. Une mère malade sans médecin. Des dettes hospitalières qui s'accumulent.

Les conséquences de ce blocage ne sont pas abstraites. Elles sont quotidiennes, physiques, irréversibles.

Le fils de Ruth est autiste. Sans Teoudat Zéout, elle ne peut percevoir aucune allocation du Bituah Leoumi. Elle n'a accès à aucune Koupat Holim. Elle souffre elle-même d'une maladie diagnostiquée depuis quatre ans pour laquelle elle ne peut être soignée qu'en médecine privée, à des tarifs qu'elle ne peut pas assumer. Obtenir une simple ordonnance d'antibiotiques représente pour elle une démarche complexe et coûteuse. Elle a accumulé des dettes importantes auprès de plusieurs hôpitaux.

Pendant ce temps, elle continue d'enseigner la Torah à des femmes souhaitant se convertir sous l'autorité du Rabbinat d'Israël. Sans être payée. Sans aide. Sans existence légale.

Ce dossier doit être rendu public

La loi donne au Ministre de l'Intérieur le pouvoir de mettre en œuvre la Loi du Retour.
Or, certains ministres ont été membres de partis religieux orthodoxes et ont donc refusé certains immigrants, entraînant des recours devant les tribunaux. Ce n'est pas nouveau. Mais refuser de statuer — ni oui ni non, juste le silence, cinq fois de suite — est une méthode plus perverse encore : elle ne laisse aucune prise légale immédiate, elle épuise financièrement et psychologiquement, et elle démoralise.

Ruth n'a pas failli. Elle a fait mieux que ce qui lui était demandé, à chaque étape, dans chaque institution. C'est l'État qui a failli.

Cette affaire doit être connue. Parce que ce qui est fait à Ruth aujourd'hui peut être fait à n'importe qui demain. Parce que la loi n'est pas une option. Et parce qu'une mère de famille juive dont le fils autiste ne peut pas être soigné à cause d'une guerre de territoire entre bureaucrates — ça ne devrait jamais pouvoir arriver dans l'État d'Israël.

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Hitler admirait l’islam, s’alliait au Mufti pour exterminer les Juifs : qui ose encore inverser l’Histoire ?

Hitler admirait l’islam, s’alliait au Mufti pour exterminer les Juifs : qui ose encore inverser l’Histoire ?

Hitler et l'islam : la fascination secrète du Führer pour une religion de conquérants

Il existe, dans l'histoire du IIIe Reich, une vérité dérangeante que les manuels scolaires passent volontiers sous silence : Adolf Hitler admirait l'islam. Non pas la foi des croyants, non pas sa spiritualité, non pas sa théologie mais ce qu'il croyait y percevoir : une religion de guerriers, de conquérants, d'hommes prêts à mourir pour leur cause. Une religion, selon lui, infiniment supérieure au christianisme qu'il méprisait.

La confidence à Speer : « Nous avons la mauvaise religion »

La source la plus solide de cette admiration est Albert Speer lui-même — architecte personnel du Führer, ministre de l'Armement du Reich, condamné à vingt ans de prison par le tribunal de Nuremberg. Dans ses mémoires publiés en 1969, Inside the Third Reich (Simon & Schuster, New York, page 96), Speer rapporte les propos tenus par Hitler lors d'une conversation privée :

« Voyez-vous, c'est notre malchance d'avoir la mauvaise religion. Pourquoi n'avons-nous pas eu la religion des Japonais, qui considèrent le sacrifice pour la patrie comme le bien suprême ? La religion mahométane aurait été bien plus compatible avec nous que le christianisme. Pourquoi a-t-il fallu que ce soit le christianisme,
avec sa douceur et sa mollesse ? »

La citation est précise, sourcée, vérifiée. Elle ne procède d'aucune rumeur : elle sort de la plume du témoin le plus proche du dictateur, un homme qui l'a côtoyé pendant plus d'une décennie.

La bataille de Poitiers : un regret historique

La fascination de Hitler pour l'islam ne s'arrête pas à ce lamento sur la religion chrétienne. Elle s'étend à une réécriture fantasmée de l'histoire. Dans ce même ouvrage, Speer rapporte que Hitler estimait que si les Arabes avaient remporté la bataille de Poitiers au VIIIe siècle, « le monde serait aujourd'hui musulman »

Dans Hitler's Table Talk, recueil de ses propos tenus à huis clos devant ses proches collaborateurs, Hitler va plus loin encore : « Si Charles Martel n'avait pas été victorieux à Poitiers déjà, vous le voyez, le monde était tombé entre les mains des Juifs, tellement le christianisme était lâche ! alors nous aurions probablement tous été convertis au mahométisme, ce culte qui glorifie l'héroïsme et qui ouvre le septième ciel au seul guerrier courageux. Les peuples germaniques auraient alors conquis le monde. »

Cette vision n'est pas anecdotique. Hitler considérait l'islam comme une religion agressive, militariste et disciplinée, bien mieux adaptée aux peuples germaniques que le christianisme, qu'il balayait comme une religion efféminée, faible et molle. Il croyait, dans sa logique raciste, que si les Arabes — qu'il jugeait racialement inférieurs — avaient conquis l'Europe occidentale, ce seraient les Germains islamisés qui en seraient devenus les maîtres, à l'image des Turcs dans l'histoire réelle.

Une admiration stratégique, pas une conversion

Il faut être précis : Hitler n'a jamais envisagé de convertir l'Allemagne à l'islam. Son admiration était celle d'un idéologue froid qui cherchait des instruments de domination, non d'un croyant. Selon l'historien David Motadel, de l'Université de Cambridge, les efforts de Hitler, Himmler et des autres dirigeants nazis pour forger une alliance avec le monde musulman reposaient avant tout sur des considérations stratégiques, non idéologiques.

Dans son ouvrage de référence Islam and Nazi Germany's War (Harvard University Press, 2014), Motadel explique, à partir de recherches dans les archives de trois continents, comment les responsables allemands ont tenté de promouvoir le IIIe Reich comme protecteur de l'islam. Des milliers de soldats musulmans ont combattu dans l'armée des puissances de l'Axe.

Hitler lui-même déclarait : « Je ne vois aucun danger à former des unités purement mahométanes. » Le Wehrmacht fut le premier à recruter des musulmans, que Hitler considérait comme des soldats fiables. Vers la fin de la guerre, les SS devinrent la principale force de mobilisation des combattants musulmans, exposés à une virulente propagande antisémite.

Le Grand Mufti de Jérusalem : une alliance contre nature

En novembre 1941, Hitler reçut le Grand Mufti de Jérusalem, Amin al-Husseini, pour discuter d'intérêts communs. À l'issue de cette rencontre, al-Husseini aida le service de renseignement allemand en recrutant des milliers de volontaires musulmans pour l'armée allemande.
Il devint un agent secret rémunéré par Berlin, fomenta un coup d'État pro-nazi en Irak et incita activement les régimes européens à déporter les Juifs vers les camps d'extermination.

Atatürk, l'autre modèle

La fascination de Hitler pour l'islam s'inscrit dans un ensemble plus large. Alors que les nazis peinaient à s'imposer dans les années 1920, Atatürk fut pour Hitler une étoile dans l'obscurité, son modèle pour refaire l'Allemagne sur des bases nationalistes, laïques, totalitaires et ethniquement exclusives. Il n'échappa pas non plus à Hitler combien les gouvernements turcs avaient traité sans pitié les minorités arméniennes et grecques — que les nazis comparaient directement aux Juifs allemands. Ce qu'Hitler admirait chez Atatürk, c'est précisément ce qu'il voyait dans l'islam instrumentalisé : la soumission absolue de tout institution à la puissance de l'État, et l'écrasement des minorités gênantes. 

Les limites de la source : un débat d'historiens

L'honnêteté intellectuelle impose de mentionner les controverses entourant certaines sources. L'historien Mikael Nilsson a relevé que les Propos de table ont été lourdement altérés, notamment par François Genoud, qui a également falsifié Le Testament politique d'Hitler et a vraisemblablement inséré des passages pro-arabes pour servir son propre soutien au nationalisme arabe. Speer lui-même signalait que les transcriptions ne restituaient pas fidèlement l'atmosphère de ces monologues.

Cela ne remet pas en cause la citation rapportée directement par Speer dans ses Mémoires, ouvrage distinct des Propos de table et rédigé de sa propre main  source que les historiens considèrent globalement plus fiable.

Ce que révèle cette admiration

Ce que Hitler admirait dans l'islam n'avait rien de religieux au sens spirituel du terme. Il y projetait ses propres obsessions : le culte du sacrifice, la guerre sainte, la discipline de masse, la conversion par la force. Car l'idéologie nazie ne pouvait accepter aucun corps constitué dont la légitimité ne procédait pas du gouvernement : elle exigeait la subordination totale de l'Église à l'État. Le christianisme, avec ses valeurs de miséricorde et son magistère indépendant, représentait tout ce que Hitler voulait détruire. L'islam fantasmé — celui des conquêtes et des épées — était, dans son esprit tordu, ce que la religion aurait dû être.

Un miroir de sa propre barbarie, projeté sur une foi qu'il ne comprenait pas.

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Arkia s'envole vers Tokyo : une première historique dans le ciel israélien

Arkia s'envole vers Tokyo : une première historique dans le ciel israélien

Arkia s'envole vers Tokyo : une première historique dans le ciel israélien

C'est une page d'histoire que la compagnie aérienne israélienne Arkia vient d'écrire.
Pour la première fois depuis sa fondation, elle lancera des vols directs entre Tel Aviv et Tokyo, faisant ainsi son entrée sur l'une des destinations les plus convoitées par les voyageurs israéliens. Les premiers vols sont prévus pour le 25 octobre 2026, et opéreront à raison de deux fréquences hebdomadaires.

Le calendrier retenu est le suivant : départs de Tel Aviv le dimanche après-midi et le mercredi soir, retours de Tokyo le lundi à midi et le mercredi soir. L'appareil choisi pour assurer cette liaison long-courrier est un Airbus A330 gros-porteur, qui figurait déjà au cœur de la stratégie d'expansion internationale d'Arkia ces dernières années.

Arkia s'envole vers Tokyo : une première historique dans le ciel israélien

Arkia s'envole vers Tokyo : une première historique dans le ciel israélien

Une montée en gamme sur fond de concurrence accrue

La configuration de l'appareil prévoit deux classes de service. En classe affaires, les passagers bénéficieront de sièges entièrement inclinables en lits plats, d'un accès aux salons aéroportuaires, d'une franchise bagages étendue, de repas gastronomiques et d'un service personnalisé. La classe économique sera également proposée à bord.

Cette annonce intervient dans un contexte de profonde recomposition du paysage aérien israélien. Depuis février 2025, Arkia opère des vols directs vers New York-JFK avec ses Airbus A330, brisant ainsi le quasi-monopole d'El Al sur les liaisons transatlantiques. La compagnie a ensuite enchaîné les ouvertures de lignes vers l'Extrême-Orient : Bangkok (novembre 2025), Hanoï — première liaison directe d'une compagnie israélienne vers le Vietnam — en janvier 2026, et désormais Tokyo.

En février 2026, lors d'une conférence de presse tenue au restaurant Pastel de Tel Aviv, le PDG d'Arkia, Oz Berlowitz, avait présenté un programme estival ambitieux : quelque quarante destinations en Europe, Asie, Méditerranée et Amérique du Nord. La compagnie y annonçait également le lancement de sa première classe affaires sur les vols européens, à commencer par Paris (tarif d'appel à 850 dollars l'aller simple), ainsi que de nouvelles liaisons vers Phuket, Malaga, Ibiza et Vilnius.

Tokyo, symbole d'une stratégie de long terme

L'ouverture d'un vol direct vers Tokyo s'inscrit dans la continuité de cette dynamique. Le Japon est devenu l'une des destinations les plus prisées des Israéliens ces dernières années, et El Al y opère déjà une liaison directe depuis Ben-Gourion. Avec cette annonce, Arkia vient directement concurrencer le transporteur national sur un marché à forte valeur ajoutée.

La ligne Tokyo rejoindra le réseau long-courrier d'Arkia qui comprend déjà New York, Bangkok et Hanoï, auquel s'ajoutent les nouvelles destinations récemment annoncées vers Saïgon (Ho Chi Minh-Ville) et Phuket — toutes opérées en Airbus A330 avec classe affaires.

Selon les médias économiques israéliens, la compagnie a enregistré des taux de remplissage exceptionnels sur ses liaisons long-courriers au cours des derniers mois, au point que la classe affaires des vols New York se vendait parfois avant la classe économique. C'est dans ce contexte de succès commercial que la direction a décidé de franchir un nouveau cap en direction du Pays du Soleil-Levant.

Un secteur sous haute tension

Cette expansion intervient alors que le transport aérien israélien traverse une période de profonde mutation. Les restrictions imposées par la situation sécuritaire, les fermetures temporaires de l'espace aérien et les contraintes réglementaires du ministère des Transports ont marqué les premiers mois de 2026. Arkia y a fait face en faisant preuve d'une remarquable capacité d'adaptation, notamment en recourant à des escales techniques à Larnaca ou des départs depuis des aéroports frontaliers jordaniens et égyptiens pendant les périodes les plus tendues.

Malgré ces turbulences, la compagnie a maintenu le cap de son plan stratégique. Oz Berlowitz a résumé cette philosophie en déclarant : « Nous sommes une compagnie aérienne israélienne et nous avons continué à voler même lorsque les compagnies étrangères avaient quitté Israël. »

Le décollage vers Tokyo, prévu pour l'automne 2026, sera donc bien plus qu'une inauguration de ligne : il marquera l'entrée définitive d'Arkia dans la cour des grandes compagnies moyen-orientales à vocation intercontinentale.

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Vols d'armes au sein de Tsahal : deux soldats en service actif inculpés devant le tribunal militaire

Vols d'armes au sein de Tsahal : deux soldats en service actif inculpés devant le tribunal militaire

Vols d'armes au sein de Tsahal : deux soldats en service actif inculpés devant le tribunal militaire

Un scandale sans précédent a éclaté au sein des Forces de défense israéliennes : deux soldats en service actif, originaires du nord d'Israël, ont été mis en examen devant le tribunal militaire régional pour avoir systématiquement dérobé des armes de combat au sein de leurs propres unités, avant de les revendre à des tiers pour des sommes dépassant cent mille shekels par transaction.

L'affaire, révélée dans un communiqué conjoint de la police israélienne et de Tsahal daté du 7 mai 2026, est le fruit d'une enquête complexe et de plusieurs mois, menée conjointement par l'unité centrale du district côtier (ימ"ר חוף) et l'unité des enquêtes spéciales de la police militaire (מצ"ח). Les investigations ont combiné opérations sous couverture, filatures et recours à des moyens spéciaux, permettant l'identification puis l'arrestation des deux suspects.

Un soldat technicien au cœur du dispositif

Le principal accusé, affecté dans un rôle technique au sein d'un bataillon de combat, a exploité son accès aux cantonnements des soldats combattants pour dérober trois fusils d'assaut de type M-4 appartenant à ses camarades. Dans un autre incident, il s'est emparé d'une mitrailleuse de type MAG placée dans un véhicule militaire sur un site de rassemblement opérationnel. Les vols se sont échelonnés sur plusieurs mois, témoignant d'une préméditation manifeste.

Trois des quatre incidents ont été commis en complicité avec un deuxième soldat, ami du premier mais servant dans une unité différente. Ensemble, ils ont revendu au moins trois des armes dérobées, chaque transaction rapportant plus de cent mille shekels. Selon l'acte d'accusation, les deux hommes ont également soustrait des milliers de chargeurs à l'armée.

L'acte d'accusation révèle en outre que le principal suspect a cherché à entraîner un troisième camarade de service dans son trafic, lui proposant de l'argent en échange de vols de munitions et de matériel militaire une tentative de corruption caractérisée au sein des rangs.

Un contexte préoccupant

Cette affaire s'inscrit dans un contexte plus large de détournement d'armement militaire en Israël. Depuis des années, l'armée est confrontée à des vols dans ses bases, commis à la fois par des soldats — qui ont déjà tout volé, des balles aux missiles en passant par les jeeps — et par des gangs criminels. Les armes ainsi soustraites alimentent régulièrement les réseaux de criminalité organisée, en particulier dans les villes arabes du nord du pays. 

En novembre 2025, les services de sécurité avaient déjà démantelé un réseau de trafic d'armes qualifié d'"exceptionnel et grave", impliquant des soldats de Tsahal qui profitaient de leurs passages en Syrie pour acheminer des armes vers des réseaux criminels du nord d'Israël. 

Des poursuites jusqu'au bout

Avec le dépôt de la plainte devant le tribunal militaire régional, le parquet militaire entend désormais demander le maintien en détention des deux accusés jusqu'à l'épuisement de toutes les procédures judiciaires. Leurs détentions avaient déjà été prolongées à plusieurs reprises au cours de l'enquête.

Les chefs d'inculpation retenus sont particulièrement lourds : retrait illégal d'armes de l'armée, trafic d'armes, et tentative de corruption d'un militaire en vue de la commission de nouveaux délits. En droit militaire israélien, ces infractions sont passibles de peines de prison ferme, dont la durée est proportionnelle à la gravité et à la récidive des faits.

Au-delà du volet pénal, cette affaire pose avec acuité la question des failles de sécurité internes à Tsahal : comment un soldat affecté à une fonction technique a-t-il pu accéder librement aux espaces de vie des combattants, et prélever à plusieurs reprises des armes lourdes sans être détecté ? Les autorités militaires n'ont pas répondu à ces interrogations dans leur communiqué.

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Israël aux Fidji : une ambassade israélienne au cœur du Pacifique

Israël aux Fidji : une ambassade israélienne au cœur du Pacifique

Sa'ar aux Fidji : une ambassade israélienne au cœur du Pacifique

À l'heure où une grande partie du monde occidental hésite, recule ou conditionne ses relations avec Israël à l'évolution des conflits régionaux, un petit archipel du Pacifique Sud choisit d'aller dans l'autre sens. Le ministre des Affaires étrangères israélien Gideon Sa'ar est arrivé aux Fidji pour inaugurer la toute nouvelle ambassade d'Israël dans ce pays un événement diplomatique rare, chargé de symboles, qui s'inscrit dans une relation bilatérale en pleine consolidation.

Une arrivée célébrée selon les rites anciens

Dès son atterrissage, le ministre Sa'ar a été accueilli avec les honneurs les plus élevés que le protocole fidjien puisse offrir : une cérémonie traditionnelle ancestrale, normalement réservée aux chefs d'État et aux invités de très haut rang, s'est tenue en sa présence.
Le Premier ministre fidjien Sitiveni Rabuka assistait lui-même à l'événement, entouré de diplomates, de responsables militaires et de hauts fonctionnaires.
Au cours de la cérémonie, une prière a été dite pour Israël geste à la fois inhabituel et éloquent dans le contexte international actuel.

Un agenda chargé, des partenariats concrets

La visite de Sa'ar ne s'est pas limitée à l'inauguration. Le ministre a conduit une série de réunions avec l'ensemble de la direction fidjienne : le président de la République Naiqama Lalabalavu, le Premier ministre Sitiveni Rabuka, le ministre des Affaires étrangères Sakiusa Dritoka, le ministre de la Justice Sirumi Taroqa, le ministre de la Police Ioane Naivalurua, le ministre de l'Agriculture et des Voies navigables Tomasi Tunabuna, ainsi que le ministre de la Pêche et des Forêts Alitia Banibalu. Une délégation au complet, signe que cet événement était traité à Suva comme une priorité nationale.

Au terme de ces échanges, plusieurs accords et mémorandums d'entente ont été signés entre les deux gouvernements. Parmi eux, un accord d'intention de coopération en matière de sécurité nationale et un accord de coopération pour la formation des diplomates. Ces textes ouvrent de nouveaux champs d'action communs et posent des bases institutionnelles solides à la relation bilatérale.

Une relation construite sur le long terme

Cette inauguration n'est pas un coup de théâtre. Elle est l'aboutissement d'un travail diplomatique patient et méthodique. En septembre 2025, le Premier ministre Rabuka s'était rendu en Israël pour inaugurer l'ambassade des Fidji à Jérusalem, marquant ainsi l'entrée de son pays dans le cercle très restreint des États disposant d'une représentation permanente dans la capitale israélienne. Ils sont aujourd'hui sept dans ce cas : les États-Unis, le Guatemala, le Honduras, le Kosovo, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Paraguay et les Fidji.

La décision fidjienne d'ouvrir une ambassade à Jérusalem était portée depuis plusieurs années par le Premier ministre Rabuka, qui avait confié dès 2023 à l'ambassadeur d'Israël : «J'ai la conviction que c'est à Jérusalem que doit se trouver l'ambassade des îles Fidji, mais il faut que je convainque nos partenaires de la coalition.» Il a tenu parole.

«Nous serons toujours à vos côtés»

Aux Fidji, le soutien à Israël n'est pas rhétorique. Le pays est présenté par la diplomatie israélienne comme l'un de ses soutiens constants sur la scène internationale, notamment au sein des instances des Nations unies. Lors d'un récent entretien téléphonique avec Sa'ar, le Premier ministre Rabuka avait réaffirmé l'engagement de son pays en des termes sans équivoque : «Nous serons toujours à vos côtés.»

L'ambassadeur fidjien en Israël, Jesoni Vitusagavulu, a lui-même souligné l'importance de l'événement : «Nous considérons cela comme une étape très significative, et cela témoigne de la valeur qu'Israël accorde à la relation entre nos deux pays

Une présence israélienne élargie dans le Pacifique

Au-delà du symbolique, cette ouverture répond à une logique stratégique. La future ambassade israélienne aux Fidji a vocation à accroître la présence diplomatique d'Israël dans toute la région du Pacifique, un espace géopolitique souvent négligé mais dont le poids au sein des instances multilatérales — notamment à l'Assemblée générale de l'ONU — est loin d'être négligeable.

La visite du ministre Sa'ar aux Fidji restera comme l'un des rares moments, en cette période troublée, où la diplomatie israélienne a pu avancer à visage découvert, accueillie avec chaleur, prières et honneurs anciens — bien loin des salles de crise et des communiqués de presse sous tension.

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Thaïlande : plus de dix Israéliens expulsés de Koh Phangan

Thaïlande : plus de dix Israéliens expulsés de Koh Phangan

Thaïlande : plus de dix Israéliens expulsés de Koh Phangan dans le cadre d'une vaste opération policière

La Thaïlande frappe fort. Les autorités du royaume ont considérablement renforcé leur dispositif d'application de la loi contre les réseaux criminels étrangers opérant sur leur territoire, selon un rapport du Bangkok Post.
Le déclencheur : l'arrestation en mai dernier d'un ressortissant chinois répondant au nom de Sun Mingchen, dont le domicile a livré un véritable arsenal  fusils d'assaut, grenades, explosifs de type C4 et gilets pare-balles. Une découverte qui a directement conduit le Premier ministre thaïlandais Anotin Charnvirakul à ordonner une offensive d'envergure nationale.

Koh Phangan dans le viseur

C'est l'île de Koh Phangan, haut lieu du tourisme festif, qui se retrouve au cœur du dispositif.
En l'espace de quelques semaines, plus d'une dizaine de ressortissants israéliens en ont été expulsés, accusés d'y exploiter des activités commerciales illégales.
Le commandant de la division des enquêtes criminelles, Phathanasak Buphasuwan, a précisé que les enquêteurs examinent une tendance préoccupante sur l'île : des citoyens thaïlandais utilisés comme hommes de paille pour dissimuler des propriétaires israéliens réels.

Lors d'une série de raids menés le 23 mai, les forces de l'ordre ont identifié 32 sociétés présumées coupables de dissimuler une propriété foncière étrangère derrière des actionnaires thaïlandais une pratique illégale qui contourne l'interdiction faite aux étrangers de posséder des terres en Thaïlande.

Parmi ces sociétés, l'une d'elles exploitait un hôtel sans licence sous couverture de noms thaïlandais, tandis que son propriétaire israélien réel contrôlait huit parcelles de terrain estimées à plus de 60 millions de bahts.
Dans un second groupe de 32 entreprises, des actionnaires étrangers détenaient des parts supérieures à celles de leurs associés thaïlandais, en violation directe de la réglementation locale.

Une prudence historique qui vole en éclats

Une source policière impliquée dans les enquêtes a confié au Bangkok Post que, historiquement, les ressortissants israéliens suscitaient moins de méfiance de la part des autorités locales. Les services de renseignement ne les considéraient pas comme une menace directe pour la sécurité nationale. Par ailleurs, la Thaïlande s'était montrée prudente en raison des liens étroits d'Israël avec les États-Unis. Ce temps semble révolu.

Israéliens, Chinois, Russes : trois profils, un même problème

L'assistant commandant de la police nationale, Jirabhop Buridej, a précisé que les zones de concentration des enquêtes couvrent Koh Phangan, Phuket, Pai dans le nord du pays et Hua Hin. Il a dressé un portrait des différentes communautés étrangères dans le collimateur des autorités : avec les Israéliens, les Chinois et les Russes constituent les trois groupes les plus importants de ressortissants étrangers concernés.
Les Chinois sont principalement associés à des escroqueries en ligne, les Russes à des activités criminelles liées aux actifs numériques et au blanchiment d'argent. Quant aux Israéliens, c'est la dissimulation illégale de propriétés qui est au centre des poursuites.

Le commandant Buridej a également pointé le principal obstacle auquel se heurte la police : la barrière de la langue, qui complique considérablement l'infiltration et l'investigation au sein de ces réseaux étrangers fermés.

Une offensive venue d'en haut

Ce qui distingue cette campagne des précédentes opérations de routine, c'est son origine : les instructions émanent directement du chef du gouvernement thaïlandais.
Ce signal politique fort traduit une volonté assumée de reprendre le contrôle d'un territoire où les réseaux criminels internationaux ont prospéré, souvent à l'abri de la complicité tacite  ou de la simple négligenc des autorités locales. Pour les ressortissants étrangers installés en Thaïlande dans des zones grises juridiques, le message est sans ambiguïté : la tolérance zéro n'est plus un slogan, c'est désormais une réalité judiciaire.

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