Claudine Douillet

Claudine Douillet,st fondatrice, gérante et rédactrice en chef d'Alliance, premier magazine juif francophone créé sur le web en 1996. Depuis près de trente ans, elle dirige la ligne éditoriale du titre, en assurant une veille quotidienne de l'actualité israélienne et juive internationale, traduite et adaptée pour le lectorat francophone.
Alliance compte aujourd'hui plus de 60 000 articles indexés sur Google, un volume qui reflète trois décennies de production éditoriale continue.

Offre "Visibilité Google" pour les clients

Alliance met à disposition son autorité de domaine, construite sur plus de 60 000 articles indexés depuis 1996, pour offrir à ses clients une visibilité réelle sur Google, et non une simple promesse marketing. Un article publié sur Alliance bénéficie de l'ancienneté du site, de sa régularité de publication et de sa reconnaissance par les moteurs de recherche, des atouts qu'un site neuf ou peu actif ne peut pas reproduire rapidement.

Cette offre s'adresse aux auteurs, institutions ou marques qui cherchent une présence durable dans les résultats Google plutôt qu'une opération ponctuelle sans lendemain.

Les articles de Claudine Douillet

Rabbi Meïr Baal Haness : plus de 1,3 million de visiteurs à Tibériade, mais qui prie réellement sur son tombeau ?

Rabbi Meïr Baal Haness : plus de 1,3 million de visiteurs à Tibériade, mais qui prie réellement sur son tombeau ?

Rabbi Meïr Baal Haness : plus de 1,3 million de visiteurs à Tibériade, mais qui prie réellement sur son tombeau ?

Le tombeau de Rabbi Meïr Baal Haness, à Tibériade, accueille chaque année plus de 1,3 million de visiteurs. Un lieu saint bien réel, où des fidèles viennent prier, déposer leurs demandes et invoquer le mérite du Tanna.
Mais face à la multiplication des sites Internet qui proposent des prières « sur le tombeau » depuis la France ou l’étranger, une question simple s’impose : qui est réellement à Tibériade pour prononcer votre nom ?

Il y a une différence fondamentale entre faire une prière pour quelqu’un et affirmer que cette prière a été faite sur le tombeau de Rabbi Meïr Baal Haness.

Cette différence n’est pas un détail commercial. Elle est au cœur de la démarche de milliers de familles juives qui, depuis des générations, associent leur demande au mérite du grand Tanna.
À Tibériade, le tombeau attribué à Rabbi Meïr Baal Haness est aujourd’hui un lieu de pèlerinage majeur. Le site officiel indique que plus de 1,3 million de personnes visitent chaque année le complexe.
Le chiffre est considérable. Il suffit de voir l’activité permanente du lieu pour comprendre qu’il ne s’agit ni d’un symbole virtuel ni d’une simple adresse utilisée sur Internet : des fidèles y viennent effectivement prier, étudier, allumer des veilleuses et déposer leurs demandes.

Le seul site capable de répondre à toutes vos demandes et en français et celui-ci contact direct via whats app benediction-rabbimeir.com,

« Eloka deMeïr anéni » : pourquoi Rabbi Meïr est-il invoqué ?

Rabbi Meïr est l’un des grands Tannaïm de la Mishna et l’un des disciples de Rabbi Akiva.
Son nom est associé à une histoire talmudique célèbre, rapportée dans le traité Avoda Zara, dans laquelle il intervient pour sauver sa belle-sœur emprisonnée par les Romains.
C’est dans ce récit qu’apparaît la formule devenue emblématique : « Eloka deMeïr anéni » — « Dieu de Meïr, réponds-moi ».
Le sens est essentiel : il ne s’agit pas de transformer Rabbi Meïr en divinité. La prière reste adressée à Dieu, tandis que l’on invoque le mérite du tsaddik.
C’est cette tradition qui explique le surnom Baal Haness, « maître du miracle », associé depuis des siècles à Rabbi Meïr.

Un lieu réel, une présence réelle

Aujourd’hui, les fidèles qui se rendent à Tibériade savent exactement où ils vont : le tombeau se trouve sur le boulevard Kaplan, à Tibériade, au sud de la ville, à proximité du lac de Tibériade. Le site officiel donne son adresse et ses coordonnées. Kever Rabbi Meïr à Tiberiade.
Un seul lieu et une seule adresse.

Le site officiel annonce également des services liés directement au lieu : prières au tombeau, mention de noms, allumage d’une veilleuse, récitation de prières et autres pratiques religieuses.
Voilà le point essentiel.
Lorsqu’une personne demande que son nom soit mentionné au tombeau, quelqu’un doit être physiquement présent au tombeau pour que cette affirmation soit littéralement vraie.
Une photographie du caveau ne constitue pas une présence.
Une vidéo du caveau ne constitue pas une présence.
Un site Internet qui utilise le nom de Rabbi Meïr ne constitue pas une présence.
Et une publicité affirmant « nous prions sur le tombeau » ne permet pas, à elle seule, de savoir qui a réellement prononcé la demande.

Alors, qui est réellement sur place ?

C’est la question que chacun devrait poser avant de confier son nom, sa demande ou son don.
Qui prie ?
Où cette personne se trouve-t-elle ?
Est-elle réellement à Tibériade ?
La prière est-elle faite au tombeau ou ailleurs ?
Ces questions ne sont ni offensantes ni déplacées. Elles sont simplement nécessaires.
D’ailleurs, certains organismes francophones annoncent explicitement qu’ils disposent de rabbins ou de personnes se rendant sur place. Il ne faut donc pas mettre tous les services à distance dans le même sac. Certains peuvent effectivement organiser une prière au tombeau. D’autres ne donnent pas au lecteur les éléments permettant de vérifier cette présence.
La différence est précisément là : une affirmation vérifiable n’est pas une promesse publicitaire.

Le tombeau de Rabbi Meïr n’est pas une adresse virtuelle

Les institutions liées au tombeau indiquent elles-mêmes que des prières sont prononcées sur place et que des noms peuvent être mentionnés. Le site officiel propose notamment la possibilité de faire allumer une veilleuse au tombeau et de faire mentionner des noms.
Les Institutions Rabbi Meïr Baal Haness indiquent également que les rabbins présents autour du mausolée et sur l’esplanade prient pour les personnes qui leur confient leurs demandes.
La réalité est donc très simple : la prière sur le tombeau suppose une présence humaine au tombeau.
Si un intermédiaire reçoit votre demande depuis Paris, Montréal, Bruxelles ou ailleurs, il doit pouvoir vous expliquer qui, en Israël, transmet réellement cette demande au lieu saint.

Pourquoi cette exigence est-elle importante ?

Parce que la force symbolique de cette démarche repose précisément sur le lieu.
Une personne qui souhaite simplement prier pour quelqu’un peut le faire partout. Elle peut réciter des Téhilim chez elle, demander une bénédiction à un rabbin ou faire une tsedaka au mérite d’un tsaddik.
Mais lorsqu’une offre commerciale promet spécifiquement : « votre nom sera prié sur le tombeau de Rabbi Meïr Baal Haness », la promesse devient concrète.
Elle signifie qu’une personne se trouve réellement à Tibériade.
Sinon, il faut employer une autre formulation.
Une prière à distance peut être une prière sincère. Mais elle ne doit pas être présentée comme une prière physiquement accomplie au tombeau si personne n’y est.

Rabbi Meïr et Berouria : derrière le miracle, une histoire humaine extraordinaire

Il serait impossible de parler de Rabbi Meïr sans évoquer Berouria, son épouse, l’une des figures féminines les plus remarquables de la littérature talmudique.
Berouria n’est pas simplement « la femme de Rabbi Meïr ».
Les textes talmudiques la montrent comme une femme d’une érudition exceptionnelle, capable de discuter avec les sages, de les corriger et d’influencer son propre mari.

Dans l’histoire de la prisonnière romaine, c’est elle qui demande à Rabbi Meïr de sauver sa sœur.
Et c’est à partir de cette histoire que s’est imposée la formule « Eloka deMeïr anéni ».
Mais des siècles plus tard, une autre histoire apparaît sous la plume de Rachi : celle de « l’affaire de Berouria », évoquée mystérieusement dans le Talmud et interprétée par Rachi comme une épreuve de séduction organisée par Rabbi Meïr.
Il faut être extrêmement rigoureux : le Talmud ne raconte pas cette histoire comme Rachi la rapporte.
Le Talmud évoque simplement « l’affaire de Berouria ». Rachi, près de neuf siècles plus tard, en donne une interprétation.
Cette différence entre le texte ancien et son commentaire est essentielle. Elle rappelle qu’entre l’histoire, le Talmud, les commentaires médiévaux et la mémoire populaire, plusieurs strates se sont superposées.

La mémoire juive mérite la même exigence de vérité

C’est précisément pour cela qu’il faut être vigilant aujourd’hui.
Nous exigeons des sources lorsque nous racontons l’histoire de Rabbi Meïr.
Nous distinguons le Talmud de Rachi.
Nous distinguons les faits historiques des traditions.
Nous devons appliquer exactement la même exigence lorsqu’un service Internet nous promet qu’une prière sera faite sur un tombeau.
Qui est sur place ?
C’est la seule question qui compte.
Le site officiel du tombeau diffuse d’ailleurs aujourd’hui des informations sur le lieu et permet de vérifier son activité réelle.

Plus de 1,3 million de visiteurs : Tibériade n’a besoin d’aucun faux-semblant

Le chiffre est suffisamment impressionnant pour se passer de toute exagération : plus de 1,3 million de visiteurs par an, selon le site officiel du tombeau.
Des milliers de personnes viennent y prier.
Des rabbins y sont présents.
Des noms y sont mentionnés.
Des veilleuses y sont allumées.
Des prières y sont prononcées.
Le tombeau de Rabbi Meïr Baal Haness existe à Tibériade comme lieu de pèlerinage vivant.
Il n’a donc besoin d’aucune mise en scène virtuelle.
Et ceux qui proposent de transmettre une demande au tombeau doivent simplement être capables de répondre à une question élémentaire :
« Qui sera physiquement à Tibériade pour prier pour moi ? »
La réponse doit être claire.
Parce qu’une prière mérite de la sincérité.
Un don mérite de la transparence.
Et lorsqu’une personne confie son nom au mérite de Rabbi Meïr Baal Haness, elle mérite de savoir où, par qui et réellement comment sa demande sera portée.
Votre prière mérite une présence réelle.
Tibériade. Le tombeau de Rabbi Meïr Baal Haness.

benediction-rabbimeir.com,

Deux millions de noms juifs retrouvés en cinq mois : la mémoire collective a désormais son site

Deux millions de noms juifs retrouvés en cinq mois : la mémoire collective a désormais son site

 

Deux millions de noms juifs identifiés, sourcés et reliés entre eux en cinq mois seulement. Zakhor.ai, la plateforme lancée par Bernard Bensaid, ne se contente pas de collecter des données : elle construit le recensement mémoriel intégral d'un peuple, nom après nom, pierre après pierre.

Un recensement que personne n'avait jamais osé entreprendre

Depuis Abraham, environ cent vingt millions de personnes ont vécu et sont mortes juives dont Jésus et ses apôtres.

C'est ce chiffre, vertigineux et longtemps hors de portée, que la plateforme Zakhor.ai a choisi comme horizon. Non pas constituer une base de données parmi d'autres, mais bâtir le recensement mémoriel complet d'une civilisation.
En cinq mois d'existence, le site a déjà identifié, sourcé et relié deux millions de noms. Un résultat rendu possible par une conjonction inédite : trois gisements de mémoire juive, longtemps disjoints, sont désormais lisibles ensemble.

Le premier gisement rassemble les documents administratifs : actes de mariage, ketubot, registres d'état civil, listes communautaires, archives consulaires.
Le tissu bureaucratique des siècles, enfin exploitable.
Le deuxième réunit les documents de mémoire proprement dits : récits familiaux, correspondances, mémoriaux, chroniques rabbiniques. Le troisième, le plus négligé jusqu'ici et sans doute le plus riche, ce sont les pierres tombales elles-mêmes.
Des millions de stèles portent, en hébreu, l'identité complète d'un défunt : son nom, celui de son père, sa date, parfois sa lignée et son métier. Leur déchiffrement exigeait autrefois un paléographe par cimetière. La reconnaissance d'écriture hébraïque manuscrite et lapidaire a désormais franchi ce seuil : chaque cimetière juif du monde devient une base de données en attente de lecture.

Établi, conjecturé, transmis : la règle qui protège la mémoire juive

Ce qui distingue Zakhor.ai d'une simple compilation généalogique, c'est sa méthode.
Chaque information versée dans le corpus porte son statut : historique, mémorial, établi, conjecturé ou transmis. Une tradition familiale qui fait remonter une lignée à une grande figure rabbinique n'est pas rejetée comme fausse, elle est qualifiée de transmise, ce qui est déjà une donnée précieuse sur ce qu'une famille a cru et raconté d'elle-même.
Elle n'est simplement pas confondue avec un acte notarié du XVIIIe siècle. Cette exigence épistémique n'est pas un raffinement académique, elle est la condition de survie du projet, dans un contexte où la désinformation sur l'histoire juive prolifère justement parce qu'aucune source fiable et systématiquement sourcée ne s'impose face à elle.

Des Conversos aux manuscrits de la Gueniza : des chantiers colossaux

Parmi les chantiers ouverts par Zakhor.ai, celui des Conversos frappe par son ampleur. Cinq cent mille personnes ont été converties de force sur cinq siècles dans la péninsule ibérique et ses empires.
Environ dix millions de descendants vivent aujourd'hui, essentiellement au Portugal, en Espagne, au Brésil, au Mexique et dans le sud-ouest des États-Unis, sans connaître cette ascendance juive. Paradoxalement, l'Inquisition elle-même a produit, pour persécuter, le corpus généalogique le plus détaillé du monde prémoderne. Retourner cet appareil contre son dessein initial, pour rendre un nom à dix millions de personnes, figure parmi les ambitions les plus fortes du projet.

Un autre chantier vise les manuscrits hébraïques, judéo-arabes et judéo-espagnols dormant dans les fonds de Saint-Pétersbourg, Cambridge, Jérusalem ou Le Caire. La seule Gueniza du Caire contient plus de documents qu'une vie de chercheur ne peut en lire. Leur transcription et leur traduction, en treize langues, doivent rendre accessibles des textes que quinze personnes au monde savaient encore déchiffrer.

La génétique au service de la mémoire, avec des garde-fous stricts

Zakhor.ai explore aussi la génétique comme outil de validation historique. Le chromosome Y, avec une mutation observée en moyenne tous les quatre-vingts ans, permet de dater l'ancêtre commun de deux lignées avec une précision de l'ordre de la génération, et donc de confirmer ou d'infirmer une tradition familiale.
L'ADN mitochondrial, transmis par les mères, offre un instrument complémentaire, aux mutations plus espacées. La dimension médicale n'est pas négligée non plus : certaines lignées juives portent des signatures pathologiques identifiables, et une généalogie bien faite devient un véritable outil de santé publique. Deux règles, présentées comme non négociables, encadrent cette démarche : rien de génétique n'entre sur la plateforme sans consentement explicite et révocable, et rien n'en sort vers un assureur, un employeur ou une administration.

Une identité documentée pour résister à l'hostilité

Au-delà de l'archive, Zakhor.ai se positionne aussi sur le terrain de l'identité et de la résilience. Une étude pilote est lancée avec l'International Institute for Jewish Genealogy auprès d'étudiants américains confrontés à l'hostilité sur leurs campus. L'hypothèse défendue est qu'une identité documentée, incarnée par un ancêtre précis, un village, une signature, résiste mieux qu'une appartenance seulement affirmée. Si le pilote confirme cette intuition, l'outil pourrait être déployé sur les campus occidentaux, une demande qui monte aussi en France chez les jeunes générations en quête de leurs origines.

Un projet qui avance par relais humains

À ce jour, la plateforme compte 1 796 Grands Livres publiés, 7 387 lignées documentées et 15 445 figures répertoriées, pour une communauté de 172 membres actifs.
Le projet, porté par Bernard Bensaid, ne progresse pas seulement par la technique : il s'appuie sur des ambassadeurs, dans les communautés et les synagogues, pour faire connaître la démarche. Chacun peut y contribuer : écrire ou enrichir le Grand Livre d'une famille, témoigner sur un proche disparu, ou importer son propre arbre généalogique déjà constitué.

À l'heure où la mémoire juive se trouve exposée à une désinformation organisée, en particulier dans les grandes bases de données qui nourrissent les intelligences artificielles, Zakhor.ai fait le pari inverse : construire un corpus si rigoureusement sourcé qu'il devienne, de fait, la référence. Un pari sur la rigueur plutôt que sur le bruit. Chacun peut y déposer une pierre, un acte, un nom.

Zakhor.ai est accessible en ligne, en treize langues, et l'inscription est gratuite.

 

 

Revue de presse israélienne Alliance, le premier magazine juif sur le net, du 09 et 10-09-2026

Revue de presse israélienne d'Alliance Magazine du 20 septembre 2026

 

Revue de presse israélienne Alliance, le premier magazine juif sur le net, du 09 et 10-09-2026

Netanyahou menace de poursuivre Haaretz en diffamation après la révélation sur l'alerte émiratie

Le Premier ministre Benyamin Netanyahou a chargé ses avocats d'envoyer une mise en demeure préalable à une action en diffamation contre Haaretz et les journalistes Shlomi Eldar et Ruth Yuval. Ces derniers avaient révélé que le président des Émirats arabes unis Mohammed ben Zayed aurait averti Netanyahou, lors d'une conversation téléphonique de quarante-cinq minutes, que le Hamas envisageait une attaque d'ampleur, quelques jours avant le 7 octobre 2023. Le cabinet du Premier ministre qualifie le récit d'invention pure et simple, affirmant qu'aucune communication n'a eu lieu entre Netanyahou et le président émirati entre début septembre 2023 et le 7 octobre. Haaretz a répondu maintenir intégralement les termes de son enquête.
https://www.haaretz.com/israel-news/israel-security/2026-09-09/ty-article/.premium/netanyahu-denies-haaretz-report-on-pre-oct-7-warning-says-he-will-sue/000001a0-852c-d4aa-a7fd-f76e2e330000

Ron Dermer dément toute conversation entre Netanyahou et le président émirati

L'ancien ministre stratégique Ron Dermer a déclaré, lors de la conférence MEAD à Washington, qu'aucune conversation n'a jamais eu lieu entre Benyamin Netanyahou et Mohammed ben Zayed. Il a précisé que si un tel échange avait eu lieu, il en aurait nécessairement été informé, l'une de ses missions consistant justement à élargir les accords d'Abraham et à renforcer le partenariat avec les Émirats arabes unis. Dermer a ajouté avoir été partie prenante ou présent sur la ligne lors de tous les échanges effectivement tenus entre le Premier ministre et le président émirati.
https://www.ynet.co.il/news/article/hyxfb71ffg

Yaïr Lapid dit avoir été « horrifié » par les documents montrés par Netanyahou lors d'une réunion pré-7 octobre

Dans le podcast politique « 120 ve'ehad » de Ynet, le chef de l'opposition Yaïr Lapid a raconté avoir assisté, environ un mois avant le 7 octobre 2023, à un point de sécurité chez Benyamin Netanyahou en tant que chef de l'opposition. Il dit avoir été horrifié à deux reprises : d'abord par le renseignement lui-même, qui indiquait une montée des tensions, puis par la réaction de Netanyahou, qu'il décrit comme visiblement ennuyé par le sujet. Lapid évoque un excès d'assurance chez le Premier ministre, qui selon lui l'empêchait d'écouter.
https://www.ynet.co.il/news/120andone/article/sya00xpcogx

Clôture des listes électorales : trente-huit partis en lice pour le scrutin du 27 octobre

Le dépôt des listes de candidats pour les élections législatives du 27 octobre 2026 s'est officiellement clos après deux jours de dépôts au sein de la Knesset, sous la supervision du juge de la Cour suprême Noam Sohlberg, président de la commission électorale centrale. Trente-huit partis ont déposé leur liste, parmi lesquels Yesh! avec Yaïr, B'Yachad, les Démocrates, Israël Beytenou, Otzma Yehudit et le Shas, ce dernier ayant déposé sa liste in extremis en fin d'après-midi.
https://www.ynet.co.il/news/elections2026/article/r1h8ec6dml

Le Likoud dévoile ses candidats réservés avant l'échéance

Le Likoud a communiqué la répartition finale de ses sièges dits « blindés », directement attribués par Benyamin Netanyahou sans passage par les urnes internes du parti. Talik Gvili occupe la neuvième place, le journaliste Yaakov Bardugo la onzième, Elisha Madan la quinzième et Itzik Bonzel la vingt-neuvième. Amir Avivi a de son côté renoncé à la place qui lui était réservée en trente-cinquième position, en échange de la promesse d'un poste ministériel extérieur à la Knesset.
https://www.maariv.co.il/news/politics/article-1364163

Sondage des sondages : quasi-parité entre les blocs de coalition et d'opposition

Une compilation de cinq sondages publiée par Maariv indique une quasi-parité entre les blocs politiques, le bloc de Benyamin Netanyahou (Likoud inclus) obtenant en moyenne 53,6 sièges contre 53,4 pour le bloc d'opposition sioniste mené par Gadi Eisenkot. La liste commune Yoaz Hendel-Yaron Zelekha reste sous le seuil d'éligibilité dans la moyenne des sondages, à environ 2,7 % des intentions de vote, bien qu'elle franchisse ce seuil dans le sondage de la chaîne publique Kan.
https://www.maariv.co.il/news/elections-2026/article-1364861

Trump affirme que la guerre avec l'Iran prendra fin après les élections américaines de mi-mandat

Le président américain Donald Trump a déclaré aux journalistes, avant son départ pour un meeting républicain à Dallas, que la guerre avec l'Iran prendrait fin selon lui immédiatement après les élections de mi-mandat du 3 novembre. Il a accusé Téhéran de vouloir peser sur le scrutin en misant sur l'obtention d'un Congrès affaibli qui laisserait le régime iranien poursuivre son programme nucléaire. Trump a confirmé que les forces américaines étaient responsables des dernières frappes contre des pétroliers iraniens, affirmant en avoir détruit neuf, et a prévenu que d'autres frappes suivraient.
http://www.jpost.com/international/article-908164

Les forces américaines détruisent des pétroliers iraniens, Téhéran riposte contre la Jordanie

Les forces américaines ont frappé des pétroliers iraniens dans le golfe d'Oman après des tentatives d'attaque de missiles contre des navires de la marine américaine. En représailles, les gardiens de la révolution iraniens ont revendiqué une frappe de missiles balistiques contre une base américaine à Al-Azraq, en Jordanie, tout en menaçant les navires stationnés au Koweït et à Bahreïn. Le commandement central américain a par ailleurs indiqué qu'un drone sous-marin saisi par l'Iran était un appareil défectueux.
https://www.timesofisrael.com/us-hits-iranian-oil-tankers-after-attempted-missile-attacks-on-american-navy/

Le Royaume-Uni annonce un embargo commercial sur les implantations, accuse Israël de « nettoyage ethnique »

Le secrétaire britannique aux Affaires étrangères Ed Miliband a annoncé devant la Chambre des communes une interdiction totale des échanges commerciaux avec les implantations israéliennes de Judée-Samarie, ainsi qu'un train de sanctions visant les entreprises et individus facilitant l'expansion des implantations. Il a qualifié l'occupation israélienne de la Judée-Samarie d'entièrement illégale et accusé des « colons terroristes » de mener un nettoyage ethnique des Palestiniens, affirmant que le gouvernement israélien fermait les yeux sur ces agissements. La France et le Canada ont annoncé, dans la foulée, qu'ils prendraient des mesures similaires.
https://www.timesofisrael.com/denouncing-ethnic-cleansing-in-west-bank-uk-announces-trade-ban-with-settlements/

Israël ferme le consulat britannique de Jérusalem en représailles

En réponse aux sanctions britanniques, Israël a annoncé la fermeture du consulat britannique à Jérusalem sous trente jours et a donné sept jours aux diplomates britanniques pour quitter le centre de coordination de Gaza ainsi que Ramallah. Un responsable britannique a précisé que Washington avait été informé à l'avance de la décision et n'avait pas demandé au Royaume-Uni de reporter l'annonce de ces sanctions.
https://www.timesofisrael.com/trump-briefed-in-advance-didnt-ask-uk-to-wait-with-settlement-sanctions-official/

Images satellite : accélération de la construction sur le site nucléaire iranien de « Pickaxe Mountain »

Une analyse d'images satellite réalisée par le centre de réflexion américain CSIS, portant sur l'année 2026, révèle une hausse marquée des travaux de construction sur le site souterrain iranien surnommé « Pickaxe Mountain », situé à proximité du complexe nucléaire de Natanz. Selon cette analyse, les portails d'accès au tunnel ont été renforcés et durcis, et le réseau routier interne du site a été pavé, ce qui suggère un basculement de l'excavation vers la construction interne. Les analystes estiment toutefois que l'installation ne semble pas encore en mesure de mener des activités d'enrichissement.
https://www.israelhayom.com/2026/09/09/iran-pickaxe-mountain-nuclear-site-construction

L'hôpital Sheba inaugure un institut d'imagerie obstétrique et gynécologique en mémoire des parents d'une donatrice

Le Sheba Medical Center a organisé une cérémonie en l'honneur de Karen Cohen Khazon, directrice générale et actionnaire majoritaire de Turpaz Industries, à l'occasion de l'inauguration de l'Institut d'imagerie obstétrique et gynécologique de l'hôpital. Cet institut a été créé en mémoire des parents défunts de la donatrice, Nediva (Gisèle) et Moshe (Musa) Cohen, ce dernier ayant été l'un des fondateurs de l'industrie électrique israélienne. La cérémonie s'inscrit dans le cadre d'un don total de près de 70 millions de shekels, annoncé en juillet 2025, réparti entre le Sheba Medical Center, l'hôpital Rabin-Beilinson et le Soroka Medical Center. Le professeur Yitshak Kreiss, directeur général de Sheba, a participé à la cérémonie de coupe de ruban.
http://www.jpost.com/israel-news/article-908162

Des parlementaires américains bipartisans alertent sur le risque d'un effondrement financier de l'Autorité palestinienne

Six membres du Congrès américain, trois républicains et trois démocrates, ont adressé une lettre au secrétaire d'État Marco Rubio et au secrétaire au Trésor Scott Bessent, avertissant qu'une crise budgétaire affaiblissant l'Autorité palestinienne créerait exactement le type de vide que le Hamas et d'autres acteurs soutenus par l'Iran cherchent à exploiter. Menée par les représentants Brad Schneider et Craig Goldman, coprésidents du caucus du Congrès sur les accords d'Abraham, la lettre appelle Washington à travailler avec Israël pour maintenir les recettes douanières destinées à l'Autorité palestinienne tout en empêchant leur détournement vers des organisations terroristes.
https://www.jpost.com/middle-east/article-908163

Le film Atzmaut de Moshé Rosenthal remporte dix prix Ophir, dont celui du meilleur film

La cérémonie des prix Ophir 2026 s'est achevée sur le triomphe du film Atzmaut de Moshé Rosenthal, qui a remporté dix récompenses dont celles du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur scénario. Le film rejoint ainsi un cercle restreint de seulement deux autres films de l'histoire des prix Ophir à avoir obtenu dix statuettes. Grâce à cette victoire, Atzmaut représentera Israël dans la course à l'Oscar du meilleur film international pour l'édition 2027.
https://www.ynet.co.il/entertainment/article/rkch5kadmg

Israël s'apprête à ouvrir sa première ambassade en Slovénie

Israël va ouvrir sa première ambassade à Ljubljana, capitale slovène, marquant un réchauffement des relations avec un pays qui comptait auparavant parmi les critiques les plus sévères d'Israël en Europe. Un sondage cité dans l'article indique toutefois qu'un rapprochement diplomatique avec Jérusalem est rejeté par 56 % de l'opinion publique slovène.
https://www.timesofisrael.com/israel-set-to-open-first-embassy-in-slovenias-capital-as-thawing-ties-buck-trend/

POUR S'INSCRIRE A LA NEWSLETTER D'ALLIANCE ET AVOIR ACCES AUX INFORMATIONS EN UN COUP D'OEIL CLIQUEZ ICI :https://alliance-magazine.com/?p=subscribe&id=1

Bébés drogués au supermarché, moshav en guerre contre le racket : les faits divers méconnus qui agitent Israël

Faits divers et insolites en Israël du magazine Alliance : édition du 16 septembre

Bébés drogués au supermarché, moshav en guerre contre le racket : les faits divers méconnus qui agitent Israël

Loin des radars de la presse internationale, deux affaires bouleversent l'opinion israélienne ces derniers jours. La première révèle le mode opératoire glaçant d'un empoisonneur de petits pots pour bébés, la seconde met en scène tout un village agricole du nord qui refuse de plier face au crime organisé.

L'empoisonneur des petits pots "Prinok" : la méthode terrifiante enfin dévoilée

L'enquête sur l'empoisonnement de compotes pour bébés de la marque "Prinok" révèle une méthode particulièrement calculée.
Le suspect, Yan Shmula, quarante ans, pénétrait dans des succursales de la chaîne de supermarchés "Zol Ouvegadol" à Jérusalem, y volait discrètement les produits, y injectait des médicaments sédatifs puissants, puis replaçait les petits pots trafiqués sur les rayons.
Quatre nourrissons avaient été hospitalisés à l'hôpital Hadassah Ein Kerem après avoir consommé ces compotes, des analyses ayant révélé dans leur sang des résidus de clonazépam et de lorazépam, des tranquillisants réservés aux adultes.
La police, qui détient des vidéos des faits saisies dans l'ordinateur du suspect, précise qu'il a agi "délibérément, dans une tentative d'empoisonner des bébés." Le Shin Bet est associé à l'enquête, et un acte d'accusation pour usage de poison mettant en danger des vies humaines est imminent.

Source : Bhol

"Payer une taxe de protection ? Hors de question" : un moshav entier se soulève contre le racket

Dans le moshav de Ramat Tsvi, en Galilée, des éleveurs reçoivent depuis plusieurs jours des appels menaçants leur proposant de "services de sécurité" qui se révèlent être des demandes d'extorsion déguisées.
Plutôt que de céder, Itzik Abramovitch, soixante-cinq ans, dont les parents ont fondé l'exploitation en 1949, refuse tout net : "Payer une taxe de protection ? Ce n'est vraiment pas une option." L'ensemble du village décide alors de se mobiliser collectivement, en lien avec l'association "Ad Kan", qui lutte contre le phénomène du racket.

Cette vague d'intimidation intervient alors qu'un tracteur a été incendié quelques jours plus tôt au kibboutz Ayelet HaShahar, et que des exigences similaires ont visé le kibboutz Amiad. "Ramat Tsvi ne tombera pas et ne paiera personne. Nous sommes unis, nous nous battrons ensemble", martèle un habitant.

Source : Walla

Voitures fracassées, plage sous surveillance, professeur roué de coups : les faits divers qui ont secoué Israël entre le 8 et le 10 septembre

Entre le 8 et le 10 septembre, Israël a connu une nouvelle séquence de faits divers marquants. Seize voitures détruites à coups de pierre à Netanya, un récidiviste des plages arrêté à Tel-Aviv, un motard tué près de Tsour Hadassa et un collégien qui frappe son professeur à Beer-Sheva composent le tableau de ces trois journées.

Seize voitures fracassées et des menaces de mort à Netanya

Un homme de quarante ans, habitant de Netanya, est inculpé après avoir agressé ses voisins, les avoir menacés de mort et détruit seize véhicules garés près de son immeuble. Selon l'acte d'accusation, la police reçoit un signalement faisant état d'un individu qui déambule entre les voitures d'un parking public proche de la plage et fracasse leurs vitres à l'aide d'une grosse pierre. Le suspect est identifié et arrêté par les policiers, qui découvrent qu'il avait également menacé ses voisins en leur disant : "Je vais vous tuer et vous égorger."

Source : Ynet

Arrêté une nouvelle fois pour attouchements sur une plage de Tel-Aviv

Un homme de quarante-cinq ans, originaire de Haïfa, est arrêté par la police après avoir commis des attouchements sur une femme à la plage Guéoula de Tel-Aviv. Le suspect avait déjà été interpellé au mois de juin dernier, après avoir touché les fesses de plusieurs femmes à la plage Frishman, dans la même ville.

Source : Ynet

Un motard de vingt ans tué après une glissade dans les monts de Jérusalem

Un motard âgé de vingt ans trouve la mort après avoir glissé alors qu'il circulait sur la route 375, près de Tsour Hadassa, dans les monts de Jérusalem. L'équipe du Magen David Adom constate son décès sur place.

Source : Ynet

Un collégien frappe son professeur à coups de poing : les cours retardés à Beer-Sheva

Dans une classe de septième année de l'école "Makif Alef" à Beer-Sheva, un élève frappe à coups de poing son professeur principal, tout en proférant de lourdes insultes, devant l'ensemble de ses camarades. Blessé, l'enseignant est évacué pour recevoir des soins médicaux. Face à la gravité de l'incident, le syndicat des enseignants annonce que les cours ne débuteront qu'à dix heures ce jeudi matin, et un responsable syndical se rend sur place pour un entretien avec le corps enseignant. "Il est inconcevable qu'un enseignant se rende à l'école pour transmettre son savoir et en reparte blessé", déclare le syndicat.

Source : Walla

POUR S'INSCRIRE A LA NEWSLETTER D'ALLIANCE ET AVOIR ACCES AUX INFORMATIONS EN UN COUP D'OEIL CLIQUEZ ICI :https://alliance-magazine.com/?p=subscribe&id=1

« Ils jouent avec nos vies » : l'IA hors de contrôle et l'Olam Haba que le judaïsme avait annoncé

« Ils jouent avec nos vies » : l'IA hors de contrôle et l'Olam Haba que le judaïsme avait annoncé

« Ils jouent avec nos vies » : quand un chercheur d'Anthropic tire la sonnette d'alarme sur l'IA

Sept messages publiés sur X, mardi en fin d'après-midi. Moins de deux heures plus tard, ils avaient déjà été vus deux millions de fois. Jacob Coxon, chercheur britannique de 27 ans, a annoncé sa démission d'Anthropic et son retrait pur et simple de l'industrie de l'intelligence artificielle. Le motif tient en une phrase glaçante : « Elles foncent droit vers une superintelligence capable de s'améliorer elle-même et jouent avec nos vies. » Les deux entreprises visées ne sont autres qu'OpenAI et Anthropic, ses deux anciens employeurs.

Un mathématicien au cœur de la fabrique

Coxon n'est pas un observateur extérieur qui pérore depuis les gradins. Mathématicien de formation, il travaillait directement sur l'entraînement des modèles de langage à partir d'immenses corpus de données, c'est-à-dire au cœur même du réacteur. Au Wall Street Journal, il raconte que ses collègues emploient désormais des mots comme « crunchtime », la dernière ligne droite, et « endgame », la phase finale, pour décrire la trajectoire du secteur. Il va plus loin encore auprès du quotidien américain, affirmant que le secteur se dirige vers des scénarios extrêmes où tout pourrait basculer hors de contrôle avant la fin de l'année prochaine. Selon lui, la rivalité entre laboratoires américains et chinois rend les compromis sur la sécurité pratiquement inévitables, chacun sacrifiant un peu de prudence pour ne pas perdre la course.

Sur X, son ton se durcit encore. Il met en garde contre des systèmes qui deviendront bientôt surhumains, capables de pirater n'importe quoi et de révolutionner n'importe quel domaine du jour au lendemain. Et d'ajouter, sans détour : « les gens qui construisent l'IA croient sincèrement qu'elle pourrait tous nous tuer d'ici à la fin de la décennie. Ce n'est pas un coup marketing. » Coxon assure que dirigeants et chercheurs chevronnés pèsent leurs mots devant la presse pour paraître raisonnables, alors qu'en privé, ce sont les mêmes qui « expriment leur peur ».

Deux entreprises, deux formes d'aveuglement

La grille de lecture que propose le chercheur distingue nettement les deux géants qu'il a servis. Chez OpenAI, il observe une incapacité à intérioriser pleinement les enjeux civilisationnels que soulève leur propre technologie.
Chez Anthropic, le diagnostic est presque inverse et plus troublant encore : les dirigeants comprennent parfaitement le risque, mais s'estiment engagés dans une course qu'ils ne peuvent pas se permettre de perdre, convaincus que personne d'autre n'agira de façon responsable à leur place. Coxon avait pourtant quitté OpenAI plus tôt cette année précisément pour rejoindre Anthropic, séduit par sa réputation en matière de sûreté des modèles. Il juge toujours ces efforts sincères, mais conclut désormais qu'aucune entreprise, aussi bien intentionnée soit-elle, ne peut développer seule une intelligence artificielle générale de façon responsable, sans intervention des États ou sans un ralentissement coordonné à l'échelle du secteur. Sollicitées par Le Figaro, ni OpenAI ni Anthropic n'avaient réagi dans l'immédiat.

Ce départ n'est pas un cas isolé. Selon le Wall Street Journal, il compte parmi les premiers exemples d'un salarié d'Anthropic quittant l'entreprise par crainte pour la sécurité de l'IA elle-même. Un autre chercheur spécialisé sur ces questions avait déjà démissionné auparavant pour se consacrer à l'étude de la poésie, laissant derrière lui un avertissement tout aussi bref que celui de Coxon : « Le monde est en péril. »

Risques évalués : ce que l'on peut mesurer aujourd'hui

Au-delà de l'émotion suscitée par cette démission, plusieurs risques concrets méritent d'être posés froidement. Le premier est celui de la vitesse : les laboratoires publient des modèles toujours plus capables selon des cycles de plus en plus courts, sans que les méthodes d'évaluation de sécurité progressent au même rythme.
Le deuxième est celui de la concentration du pouvoir : une poignée d'entreprises américaines et chinoises détiennent seules la capacité de calcul, les données et les talents nécessaires pour entraîner ces systèmes, ce qui rend toute régulation efficace extrêmement difficile à imposer de l'extérieur.
Le troisième risque, plus insidieux, concerne l'autonomie croissante des modèles dans des tâches sensibles comme la cybersécurité ou la recherche scientifique, domaines où une capacité mal maîtrisée peut se propager bien plus vite qu'un cadre légal ne peut s'adapter.

Le quatrième risque, souvent négligé, est celui du décalage entre le discours public rassurant des dirigeants et les craintes qu'ils partagent en privé, un écart que Coxon lui-même dénonce et qui nourrit une défiance croissante du public envers une industrie qui semble se surveiller elle-même. Enfin, le risque géopolitique n'est pas mince : la rivalité sino-américaine transforme chaque avancée technique en enjeu de souveraineté, ce qui pousse chaque camp à accepter des marges de sécurité plus étroites qu'il ne le voudrait dans un monde moins concurrentiel.

Olam Haba : ce que le judaïsme nous apprend sur le monde qui vient

Il existe une manière d'aborder cette accélération qui n'a, à notre connaissance, jamais été posée dans ce contexte précis.
La tradition juive parle d'Olam Haba, le monde futur, celui qui succède à Olam Hazé, le monde présent. Ce concept ne désigne pas seulement un au-delà spirituel après la mort individuelle, mais aussi, selon certaines lectures, une ère de connaissance et de transformation profonde de la condition humaine, annoncée par les prophètes comme un temps où la connaissance recouvrira la terre.
L'intelligence artificielle, dans son ambition la plus radicale, celle même que dénonce Coxon, prétend précisément accélérer artificiellement cette promesse : abolir la maladie, décupler la connaissance, transformer chaque domaine du jour au lendemain.

Mais le judaïsme insiste sur un point que l'ingénierie oublie trop souvent : Olam Haba n'est pas un produit que l'on fabrique par la force du calcul, c'est un état que l'on mérite par la conduite morale, la justice et la responsabilité collective.

Or ce que décrit Coxon est l'inverse exact de cette logique, une course où la puissance technique dépasse la maturité éthique de ceux qui la manient. Si une part de l'humanité rêve de bâtir son propre Olam Haba par la seule force du silicium, sans les fondements moraux que la tradition juive place au cœur de toute rédemption véritable, alors le risque n'est pas seulement celui d'une machine hors de contrôle, mais celui d'une humanité qui confond accélération technique et élévation spirituelle. Le monde futur, selon cette perspective, ne se code pas, il se construit patiemment, par la conscience de ses propres limites, exactement ce que ce jeune chercheur vient de rappeler à ceux qui pensaient l'avoir oublié.

Cette perspective éclaire d'un jour nouveau la démission de Jacob Coxon. Ce n'est pas seulement un ingénieur qui claque la porte, c'est un aveu que la technologie, livrée à elle-même, ne sait ni où elle va ni ce qu'elle promet vraiment.

POUR S'INSCRIRE A LA NEWSLETTER D'ALLIANCE ET AVOIR ACCES AUX INFORMATIONS EN UN COUP D'OEIL CLIQUEZ ICI :https://alliance-magazine.com/?p=subscribe&id=1

Revue de presse sur l'antisémitisme mondial d'Alliance premier magazine juif sur le net du 10/09/26

Revue de presse sur l'antisémitisme mondial d'Alliance premier magazine juif sur le net du 10/09/26

 

Revue de presse sur l'antisémitisme mondial d'Alliance premier magazine juif sur le net du 10/09/26

Allemagne : une rescapée d'Auschwitz alarmée par la percée de l'AfD en Saxe-Anhalt
ANTISÉMITISME · ALLEMAGNE · 9 SEPTEMBRE 2026
Eva Umlauf, pédiatre et psychothérapeute libérée du camp de la mort à l'âge de deux ans en janvier 1945, a confié à Reuters son effroi devant la victoire de l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) dimanche en Saxe-Anhalt, qui place pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale un parti d'extrême droite aux portes du pouvoir dans un Land allemand.
Présidente du Comité international d'Auschwitz, elle a rappelé craindre « ce qui arrive aux minorités, ce qui arrive aux étrangers ». Le Conseil central des Juifs d'Allemagne considère l'AfD comme « un parti où antisémites et extrémistes de droite ont trouvé refuge », tandis que la branche locale du parti est classée extrémiste par les services de renseignement intérieur de Saxe-Anhalt.
https://www.jpost.com/diaspora/antisemitism/article-908066

Royaume-Uni : une agression alléguée contre un collégien juif à Londres suscite une mobilisation, sans confirmation policière
ANTISÉMITISME · ROYAUME-UNI · 8 SEPTEMBRE 2026
Des associations et des comptes communautaires ont lancé des appels à témoins après des signalements affirmant qu'un élève de la Hasmonean Boys Middle School avait été frappé à sa sortie de la station de Belsize Park, dans le nord-ouest de Londres. Sollicitées par le Jerusalem Post, la Police métropolitaine et la British Transport Police ont toutefois indiqué n'avoir aucune trace d'un signalement correspondant ni avoir elles-mêmes lancé d'appel à témoins. La Campaign Against Antisemitism et Hertfordshire Friends of Israel continuent d'inviter toute personne disposant d'informations à se manifester.
https://www.jpost.com/diaspora/antisemitism/article-907992

Royaume-Uni : la police lance l'opération Tishrei pour protéger les communautés juives pendant les fêtes
ANTISÉMITISME · ROYAUME-UNI · 8 SEPTEMBRE 2026
La police du Thames Valley a annoncé un dispositif de sécurité renforcé pour Rosh Hashana, Yom Kippour, Souccot et Simhat Torah dans le Berkshire, le Buckinghamshire et l'Oxfordshire, avec patrouilles armées et non armées, unités spécialisées et déploiements Project Servator. Le commissaire adjoint Christian Bunt a justifié cette mobilisation par la hausse internationale des incidents antisémites depuis le 7 octobre 2023, citant explicitement l'attentat de la synagogue de Manchester à Yom Kippour l'an dernier et l'attaque de Bondi Beach en Australie. L'opération est financée par le Home Office et menée avec le Community Security Trust.
https://www.jpost.com/diaspora/antisemitism/article-907995

Canada : une candidate à Windsor affirme que les « sionistes doivent être enfermés »
ANTISÉMITISME · CANADA · 7 SEPTEMBRE 2026
Rasha Zaid, candidate au conseil municipal de Windsor dans le quartier 4 et proche du collectif Windsor4Palestine, a été filmée déclarant lors d'une manifestation : « Toute personne qui se dit sioniste doit être enfermée ! Ce sont des terroristes », avant de scander que ce sont des « racistes » et des « terroristes ». Interrogée par le Jerusalem Post, elle a affirmé que ses propos visaient les soutiens de « crimes » et non les sionistes en général. Michael Teper, responsable communautaire juif canadien, y voit « un phénomène émergent » de candidats prenant position non seulement contre Israël mais contre les Canadiens qui le soutiennent, à l'approche des municipales d'octobre.
https://www.jpost.com/diaspora/antisemitism/article-907865

ONU : Danny Danon lance une initiative internationale contre l'antisémitisme
ANTISÉMITISME · ONU · 9-10 SEPTEMBRE 2026
L'ambassadeur d'Israël à l'ONU Danny Danon a présenté mercredi une initiative internationale visant à transformer les condamnations verbales en actions coordonnées, à l'approche de l'élection du prochain secrétaire général. « Les mots “Plus jamais ça” n'étaient pas censés être un slogan, mais un engagement », a-t-il déclaré, appelant davantage de pays à rejoindre le projet.
L'ambassadeur américain Jeff Bartos a dénoncé une « pandémie mondiale d'antisémitisme » et pointé des rapporteurs spéciaux de l'ONU qui, selon lui, « entachent la réputation » de l'institution. La coordinatrice européenne Katharina von Schnurbein a jugé « totalement inacceptable » que des Juifs se sentent contraints de dissimuler leur identité.
https://www.jpost.com/diaspora/antisemitism/article-908178

Portugal : des artistes se retirent d'un festival après l'annonce de la venue de Jerry Seinfeld
ANTISÉMITISME · PORTUGAL · 9 SEPTEMBRE 2026
Au moins six artistes ou groupes se sont désistés du MEO Commedia a La Carte Fest à Lisbonne, qui doit accueillir fin octobre la première apparition de Jerry Seinfeld au Portugal. Sans le nommer directement, plusieurs d'entre eux ont justifié leur retrait par un soutien aux Palestiniens et une opposition implicite aux positions pro-israéliennes de l'humoriste. L'actrice Inês Aires Pereira a évoqué sur Instagram « des idées et des actes que je considère indéfendables », affirmant qu'« on ne peut pas relativiser ou banaliser un génocide », tandis que le duo Cebola Mol a publié une image de pastèque, symbole de solidarité avec les Palestiniens. Seinfeld, devenu l'un des soutiens hollywoodiens les plus visibles d'Israël depuis le 7 octobre 2023, avait comparé l'an dernier certains militants pro-palestiniens au Ku Klux Klan lors d'une intervention à Duke University.
https://www.jpost.com/diaspora/antisemitism/article-908009

POUR S'INSCRIRE A LA NEWSLETTER D'ALLIANCE ET AVOIR ACCES AUX INFORMATIONS EN UN COUP D'OEIL CLIQUEZ ICI :https://alliance-magazine.com/?p=subscribe&id=1

Intelligence artificielle en Israël : la clinique du futur qui soigne ses patients à Beer-Sheva

Intelligence artificielle en Israël : la clinique du futur qui soigne ses patients à Beer-Sheva

 

Un robot qui accueille les patients, une station qui analyse les urines en quelques minutes, un algorithme qui éplucherait chaque jour les dossiers de millions d'Israéliens : ce n'est pas de la science-fiction, c'est le quotidien de la clinique Lavi, ouverte à Beer-Sheva depuis trois mois. Pendant que Clalit teste grandeur nature la médecine de demain, l'hôpital Sheba grimpe dans le classement des meilleurs établissements du monde et les Israéliens, eux, consultent de plus en plus leur téléphone avant leur médecin. Reportage sur un pays qui a fait de l'intelligence artificielle son nouveau stéthoscope.
Israël teste sa première « clinique du futur » : l'IA s'invite dans le cabinet du médecin de famille

À Beer-Sheva, dans le quartier de l'innovation qui borde l'université Ben Gourion, une clinique pas tout à fait comme les autres reçoit des patients depuis trois mois.
Baptisée Lavi, elle appartient à Clalit, la plus importante caisse d'assurance maladie du pays, qui en a fait un laboratoire grandeur nature où l'intelligence artificielle, la télémédecine et l'automatisation des tests se combinent pour repenser la médecine de proximité.

L'inauguration officielle, après trois années de conception, a eu lieu cette semaine, en présence du président de Clalit, le général de réserve Yohanan Locker, et de la directrice du district sud, Hedva Emuna. « Lavi n'est pas seulement une clinique, c'est une déclaration d'intention », a-t-elle résumé.

Un robot, une station d'analyse et des capteurs pour les patients

Le choix des mots n'est pas anodin. Concrètement, la clinique dispose d'un robot de service, d'une station automatisée d'analyse d'urine et de dispositifs permettant aux patients de mesurer eux-mêmes plusieurs de leurs constantes vitales avant même de voir un soignant. L'établissement intègre aussi le suivi à distance et l'auto-diagnostic encadré, deux outils censés désengorger les salles d'attente tout en resserrant le lien entre la clinique et le quotidien des patients. Le docteur Assi Cicurel, responsable de la médecine de famille pour le district sud de Clalit, explique que l'objectif est de faire gagner du temps médical utile, non de le remplacer par des écrans.

Le professeur Ran Balicer, directeur de l'innovation chez Clalit, tient à ce recadrage :
« Même à l'ère de l'intelligence artificielle, le but n'est pas de remplacer le facteur humain, mais d'utiliser la technologie pour libérer la ressource la plus précieuse de nos soignants, le temps et l'attention. »
Le modèle repose sur une médecine proactive plutôt que réactive. Des questionnaires et des entretiens approfondis permettent aux équipes de mieux cerner le mode de vie de chaque patient et d'anticiper ses besoins de prévention, en particulier pour le suivi des maladies chroniques, qui pèsent lourdement sur le système de santé israélien.

Le choix de Beer-Sheva, ville du désert du Néguev longtemps restée à l'écart des grands pôles technologiques israéliens, est également stratégique. Clalit entend transformer le sud du pays en terrain d'expérimentation avant un déploiement plus large dans son réseau, qui couvre plus de 4,7 millions d'assurés, ce qui en fait la deuxième caisse d'assurance maladie au monde après l'américaine Kaiser Permanente.

AI Pro, un algorithme qui analyse les données de millions de patients

Lavi n'est que la partie visible d'un mouvement bien plus large. Quelques mois plus tôt, à Tel-Aviv, plus de huit cents médecins et experts de Clalit s'étaient réunis pour présenter les outils d'intelligence artificielle déjà déployés dans le réseau.
Parmi eux, le système AI Pro occupe une place centrale : il analyse quotidiennement les données médicales de millions de patients afin d'identifier les traitements les plus adaptés à chaque profil. Selon Clalit Innovation, ces outils d'intelligence artificielle sont désormais actifs dans plus de mille cliniques du réseau, appuyés sur plus de trente ans de données cliniques longitudinales.

Le docteur Amir Ben-Nun, qui a participé à cette présentation, résume l'état d'esprit ambiant : « L'IA est un outil indispensable. » Du côté des infirmières, l'espoir porte moins sur la performance diagnostique que sur l'allègement des tâches administratives, qui grignotent le temps consacré aux patients dans la plupart des systèmes de santé occidentaux.

Cette approche n'est pas nouvelle chez Clalit. Dès 2023, l'organisme avait annoncé un partenariat avec l'éditeur américain Cloudera pour croiser en temps réel les données issues des dossiers médicaux électroniques, des objets connectés et des dispositifs de télésurveillance, dans le but de repérer les signes avant-coureurs d'une dégradation de l'état de santé avant qu'elle ne devienne critique.
Un autre programme, baptisé CPi pour Clalit Proactive and Preventative Intervention, combine big data et algorithmes pour guider le médecin pendant la consultation elle-même, avec un objectif affiché de réduction des complications majeures plutôt que la seule amélioration d'indicateurs de substitution.

Sheba, un hôpital propulsé dans le top mondial grâce à l'IA

L'intelligence artificielle irrigue aussi les grands centres hospitaliers israéliens. L'hôpital Sheba, près de Tel-Aviv, figure pour la huitième année consécutive au classement des meilleurs hôpitaux du monde établi par Newsweek, dont sept années dans le top 10, et vient d'y décrocher la septième place.
Le classement s'appuie sur la qualité des soins, la réputation auprès des professionnels de santé, le niveau de recherche, les infrastructures technologiques et la satisfaction des patients. Sheba attribue explicitement cette progression à l'intégration massive de l'intelligence artificielle dans le diagnostic, la gestion des données patients, la médecine personnalisée et la recherche clinique.

Cette montée en puissance technologique a connu un test grandeur nature dans des circonstances tragiques.
Pendant la guerre déclenchée après le 7 octobre 2023, face à un afflux massif de blessés, les hôpitaux israéliens ont eu recours à des outils d'intelligence artificielle pour trier les urgences et optimiser la prise en charge dans des services débordés, une utilisation qui a contribué à asseoir la réputation du pays en matière de médecine d'urgence assistée par la technologie.

Un recours à l'autodiagnostic qui inquiète aussi les praticiens

Le développement de ces outils s'accompagne cependant d'un usage plus spontané et moins encadré de l'intelligence artificielle par la population elle-même.
Dans un contexte d'instabilité prolongée, de nombreux Israéliens, en particulier les plus jeunes, se tournent vers des chatbots pour un auto-diagnostic numérique, séduits par la disponibilité immédiate, l'anonymat et la gratuité de ces outils, dans un moment où la confiance envers le système de santé traditionnel s'érode.

Cette pratique n'est pas sans conséquence : parmi les personnes ayant privilégié l'intelligence artificielle ou l'automédication plutôt qu'une consultation classique, treize pour cent rapportent avoir ensuite développé un problème de santé plus difficile à traiter. Un rappel utile que, malgré ses performances, l'intelligence artificielle ne remplace ni l'examen clinique ni l'expertise humaine, y compris dans le pays qui investit le plus dans son déploiement médical.

Israël exporte aussi cette expertise au-delà de ses frontières. Le pays multiplie les initiatives à destination des praticiens francophones, à l'image de l'événement MedEx Paris, organisé conjointement par le ministère de l'Alyah et de l'Intégration, le ministère de la Santé et l'Agence juive, qui vise à présenter directement aux médecins français les innovations développées dans les hôpitaux et les caisses d'assurance maladie israéliennes. Une relation à double sens, où l'expertise clinique française et l'innovation technologique israélienne se renforcent mutuellement, dans un secteur de la santé numérique et de la bio-convergence en plein essor.

POUR S'INSCRIRE A LA NEWSLETTER D'ALLIANCE ET AVOIR ACCES AUX INFORMATIONS EN UN COUP D'OEIL CLIQUEZ ICI :https://alliance-magazine.com/?p=subscribe&id=1

Une mémoire juive mondiale est-elle possible ? Bernard Bensaid, le fondateur de Zakhor, relève le défi

Une mémoire juive mondiale est-elle possible ? Bernard Bensaid, le fondateur de Zakhor, relève le défi

Et si l’on pouvait défier le passé… et même la mort ? C’est le pari vertigineux de Zakhor.ai : relier les fragments épars de la mémoire juive :  noms, visages, tombes, archives, photographies, lettres et témoignages pour reconstituer des histoires que le temps croyait avoir condamnées à disparaître.
Non pas conserver le passé sous cloche, mais le faire parler aux générations qui ne sont pas encore nées.
Car derrière chaque nom se cache une vie, derrière chaque vie une famille, et derrière chaque famille une histoire qui mérite d’être retrouvée.
Avec l’intelligence artificielle comme outil, Bernard Bensaid s’attaque à une question aussi simple que vertigineuse : peut-on reconstruire la mémoire avant que la mort n’emporte ceux qui la portent encore ?

Une mémoire juive mondiale est-elle possible ? Bernard Bensaïd, le fondateur de Zakhor, relève le défi

Alliance :  L’urgence — Que risque de disparaître dans les vingt prochaines années ?

Bernard Bensaïd : Ce n’est pas d’abord les documents qui disparaissent. C’est la capacité de les lire. Trois couches s’effacent en même temps, et à des vitesses différentes.
La première, ce sont les voix. Il reste, aujourd’hui, des personnes capables de regarder une photographie et de dire : celui-là, c’est le frère de ton arrière-grand-père, il boitait, on l’appelait par un surnom qui n’est écrit nulle part.
Cette compétence-là ne se transmet pas par le papier. Elle s’éteint avec la personne. La fenêtre se compte en années, pas en décennies.

La deuxième, ce sont les objets. Une lettre, une ketuba, un carnet, une liasse de photographies non légendées. Le moment exact de la perte est presque toujours le même : une succession.
Un appartement qu’on vide, des enfants qui ne lisent ni l’hébreu ni le judéo-arabe ni le yiddish, une benne. Cela n’arrive pas dans vingt ans : cela arrive chaque semaine, partout.
La troisième, ce sont les pierres. Les cimetières juifs s’érodent, se ferment, se réaffectent, au Maghreb, au Levant, en Asie centrale, en Inde, dans l’Europe des communautés détruites, et aussi dans des villes où il n’y a plus personne pour payer une concession.
La matzeva est l’archive la plus démocratique que nous ayons : tout le monde en a une.
Pour des centaines de milliers de personnes, c’est le seul document qui existe encore.
Le chiffre qui me tient éveillé n’est pas le nombre de pierres que nous avons relevées  456 144. C’est le nombre d’épitaphes que nous avons réellement lues : 2 358. Le reste attend. Et les pierres, elles, n’attendent pas.

 Ce que nous perdons, ce n’est pas l’archive. C’est le lien entre l’archive et un nom.

Alliance : Le paradoxe — Pourquoi sommes-nous encore incapables de relier tout cela ?

Bernard Bensaïd :
Parce que rien de ce qui existe n’a été construit pour répondre à la question que pose une famille.

Les archives ont été classées par institution et par État, pas par personne. Chaque fonds répond à la question de celui qui l’a produit : un registre fiscal veut savoir qui paie, un registre militaire qui sert, une liste de déportation qui part.
Aucun ne demande : qui était cette personne, de qui descendait-elle, qu’a-t-elle laissé.
Le nom n’y est pas le sujet, il est une colonne.
Ensuite, parce que le nom n’est pas un identifiant. Une même personne traverse plusieurs alphabets, plusieurs administrations, plusieurs orthographes.
Nous avons aujourd’hui 19 257 graphies pour 7 403 lignées. Cohen mène à Kahn, à Kogan, à Cahen, à כהן. Tant qu’aucun système ne tient ces métamorphoses ensemble, chaque fonds reste une île.

Il y a aussi une raison prosaïque : le coût. Relier un nom à un autre demandait une heure de chercheur. Multipliez par des centaines de milliers. Ce n’était pas une question de volonté, c’était une impossibilité économique. Elle vient tout juste de tomber.

Et une dernière, plus grave : le seuil de notoriété. Les encyclopédies, y compris les meilleures, retiennent qui a laissé une trace jugée suffisante. Appliquez ce filtre au peuple juif, et vous effacez précisément les communautés que nous voulons préserver.
Nous avons donc écarté la notoriété comme critère. Le nôtre est traçologique : une attestation externe, une continuation indépendante de l’effet.

Est-ce que Zakhor répond au paradoxe ? Il l’attaque. Il ne l’a pas résolu.
Nous tenons un peu plus de 505 000 personnes. L’ordre de grandeur du peuple juif depuis Abraham, tel que l’établit Sergio DellaPergola, est de 120 millions.
Je préfère dire cela franchement : nous sommes au commencement.
Ce qui est acquis, ce n’est pas le volume, c’est l’architecture, une chaîne où la personne mène à sa tombe, sa tombe à sa lignée, sa lignée à son lieu, son lieu à sa communauté, et chaque lien se parcourt dans les deux sens.

Les archives ont été faites pour répondre aux questions des États. Pas à celles des familles.

Alliance : L’IA à contre-pied — Pourquoi confier la mémoire à une machine ?

Bernard Bensaïd : Je n’ai confié aucune mémoire à une machine. La mémoire reste chez ceux qui la portent. La machine fait le travail que la mémoire ne peut pas faire : lire, normaliser, comparer, proposer.
Prenons l’arithmétique. Un lecteur compétent transcrit et traduit une épitaphe hébraïque en une vingtaine de minutes, quand la pierre est lisible. Pour 456 144 sépultures, cela représente environ 150 000 heures quatre-vingts ans de travail à plein temps pour une personne. Nous n’avons pas quatre-vingts ans.
Ce n’est pas un choix entre la mémoire humaine et la machine.
C’est un choix entre une mémoire assistée et l’oubli.
Ce que fait l’assistant chez nous est délibérément étroit.
Il lit une pierre et propose une lecture. Il rapproche deux graphies et propose un rapprochement. Il cherche des archives à citer jamais à inventer. Il ne publie rien.
Entre l’analyse et le Grand Livre, il y a une étape de relecture humaine qui ne se contourne pas, et ce qui est corrigé est versionné, jamais écrasé.

Il faut se souvenir que l’écriture elle-même a été suspectée d’abîmer la mémoire c’est l’argument de Socrate dans le Phèdre. Le judaïsme a fait le pari inverse : il a fait du livre l’instrument même de la transmission. Nous sommes dans ce geste-là, pas contre lui.

La machine ne se souvient pas. Elle rend lisible ce dont d’autres se souviennent.

Alliance : Une IA peut-elle raconter une famille sans la dénaturer ? Comment distinguez-vous les registres ?

Bernard Bensaïd : Seule, non. Et c’est exactement pourquoi elle ne raconte rien seule.
Mais la vraie réponse n’est pas dans la relecture. Elle est dans l’architecture. Chez nous, un fait ne circule jamais nu. Il porte toujours deux choses.
D’abord son registre : mémoire ou histoire. C’est notre principe constitutionnel premier, et il a une conséquence que les gens trouvent parfois surprenante aucun des deux n’est supérieur à l’autre. Un témoignage familial n’est pas une histoire dégradée.
C’est un document d’un autre ordre, avec sa propre dignité, et il entre dans les collections sous son nom.
Ensuite son statut, parmi quatre : établi, probable, transmis, conjecturé.

Un exemple, parce qu’il revient sans arrêt. Une famille raconte que le nom a été changé à l’arrivée à Ellis Island par un fonctionnaire pressé. C’est presque toujours faux : les noms étaient fixés en Europe, par les employés des compagnies maritimes, avant l’embarquement.

Que faisons-nous ? Nous ne supprimons pas le récit. Il est publié en registre mémoire, statut transmis, attribué à celui qui le rapporte. Et à côté, sous son propre registre, ce que la liste de passagers établit. Les deux coexistent sur la même fiche. Le lecteur voit ce qu’il lit.

Même discipline sur les patronymes. Nos catalogues onomastiques orientent, ils n’établissent jamais une filiation. Un patronyme identique n’implique pas la parenté ; un patronyme différent ne l’exclut pas. Nous refusons de faire dire à un nom ce qu’il ne dit pas.

Je dois ajouter une limite, parce que je préfère afficher nos chantiers que les lisser : cette dualité mémoire/histoire est aujourd’hui une pratique éditoriale et n’est pas encore encodée dans le schéma de la base. Le champ qui existe décrit la provenance documentaire, pas le registre. C’est le chantier structurant de l’année.

Nous ne racontons pas une famille. Nous disons qui dit quoi, et sous quel régime de preuve.

Alliance : La boîte de famille — Que pouvez-vous en faire que la famille ne peut pas ?

Bernard Bensaïd : Une famille sait garder une boîte. Elle ne sait généralement pas faire quatre choses.
Lire. Une date au calendrier hébraïque, une épitaphe, une lettre en judéo-arabe ou en yiddish, un colophon. Il n’y a souvent plus personne autour de la table qui puisse les déchiffrer.
Situer. La ville de la photographie avait-elle une communauté, une hevra kaddisha, une école, un cimetière — et ce cimetière existe-t-il encore ?

Nous documentons 3 064 lieux, 800 communautés, 747 institutions. Une boîte devient intelligible quand on lui rend son décor.
Relier. Un prénom dans une lettre peut correspondre à une pierre relevée à trois mille kilomètres, ou à un arbre déposé par une famille qui ne sait pas qu’elle est cousine.
Aucune famille ne peut faire cette recherche seule. C’est précisément ce que sait faire un corpus déjà constitué.
Restituer. À la fin, la famille ne reçoit pas une fiche. Elle reçoit un Grand Livre : composé, sourcé, traduit, imprimable en exemplaire relié. Une base de données qui ne produit pas un livre lisible n’a rien transmis.

Et il y a la grand-mère. Ses histoires ne sont pas l’annexe sentimentale du dossier. Elles entrent comme témoignage, signées de son nom ou de son lien de parenté, versionnées, jamais écrasées. C’est ce que nous appelons la parité épistémique. Sa parole est une source.
Ce que nous ne ferons pas : décider qu’elle avait raison.
Nous ne validons pas son récit, nous le déposons — et un récit déposé survit à la succession suivante. C’est déjà, en soi, le plus grand service qu’on puisse rendre à une boîte.

Une famille n’obtient pas une fiche. Elle obtient son livre — et peut l’augmenter.

Alliance : Dans cinquante ans — Que voudriez-vous qu’un jeune Juif trouve ?

Bernard Bensaïd :
Qu’il trouve un livre, pas une ligne.
Concrètement : où son arrière-grand-père est enterré, avec la photographie de la pierre et la date hébraïque telle qu’elle est gravée.
Les graphies de son nom à travers les langues et les frontières. La communauté où il a vécu, ses institutions, ce qui s’y faisait. Ce qui l’atteste, source par source.
Et, en toutes lettres, qui a déposé chaque élément et à quelle date parce que savoir d’où vient une information fait partie de l’information.
Qu’il voie aussi les quatre statuts. Qu’il sache distinguer ce que l’archive établit de ce que sa famille transmet, sans qu’on ait choisi à sa place.
Qu’il trouve un bouton pour ajouter. Le livre d’aujourd’hui doit être la trouvaille de quelqu’un demain.

Et je veux dire l’autre partie, celle qu’on n’aime pas dire. Pour beaucoup de noms, il trouvera peu, ou rien. Il faut que la fiche le dise explicitement. Un manque documenté est une information ; un récit plausible fabriqué pour combler un vide est une falsification. Si nous devions choisir entre les deux, je choisirais le vide.

Le plus important, peut-être : qu’il découvre que son arrière-grand-père n’était ni rabbin ni héros, qu’il était tailleur ou porteur d’eau ou personne en particulier — et que cela suffise. Le grain élémentaire de Zakhor n’est pas l’élite rabbinique. C’est la personne, riche ou pauvre, savante ou illettrée, à égalité.

Qu’il découvre un homme ordinaire, et que ce soit assez pour faire un livre.

Alliance :  Au-delà d’une plateforme — Qu’êtes-vous en train de construire ?

Bernard Bensaïd : Une plateforme est un moyen, et les moyens meurent. Une société se vend. Un serveur cesse d’être payé. Une technologie devient illisible en quinze ans.
Si Zakhor n’est qu’une plateforme, alors tout ce que nous rassemblons est adossé à la survie d’une entreprise et c’est une garantie que je refuse de donner.

Ce que nous essayons de construire, c’est une institution. D’où les dispositions juridiques, qui ne sont pas des détails : un fonds de dotation destiné à recevoir la marque et le corpus ; un corpus publié sous licence libre ; une licence perpétuelle et irrévocable sur le logiciel, avec dépôt du code, pour que le non-effacement ne dépende pas du sort de la société ; un comité scientifique indépendant. Le gardien du corpus ne doit pas être son exploitant.

Quant à savoir si cela n’existe nulle part : les bases de données juives existent, et certaines sont admirables, Yad Vashem a montré ce que signifie nommer à grande échelle.
Ce qui n’existe pas, c’est un lieu où le témoignage d’une famille et un responsum rabbinique tiennent ensemble sans que l’un soit subordonné à l’autre. Où la pierre d’un anonyme ouvre sur la même chaîne que le manuscrit d’un grand rabbin. C’est cela que nous tentons.
Yerushalmi l’a formulé mieux que je ne saurais le faire : zakhor est un impératif adressé à un peuple, pas une fonction d’archivage. La tradition biblique compte peu et nomme beaucoup — elle toledot, bemispar chemot, yad va-shem.
Nous sommes dans cette lignée-là.
Et pour être exact : le fonds de dotation n’est pas encore créé. Il est en préparation. Tant qu’il ne l’est pas, la garantie que je décris est une intention, pas un fait.

Une base de données appartient à quelqu’un. Une mémoire n’appartient à personne — il faut donc lui construire un gardien qui ne soit pas une entreprise.

Alliance : Avant qu’il ne soit trop tard — Que pouvons-nous encore sauver ?

Bernard Bensaïd : Commençons par ce qui est perdu. Il l’est. Les communautés dont les registres ont brûlé, les cimetières rasés, les générations qu’on n’a pas enregistrées quand elles parlaient encore rien ne les rendra. Je ne veux pas consoler là-dessus. Ce constat est le moteur du reste.
Ce qui reste est considérable, et se hiérarchise par urgence.

Les voix vivantes. C’est la fenêtre la plus courte : cinq à quinze ans. Nous avons volontairement fait de cette porte la plus simple du site  on n’écrit pas un livre, on dit qui était quelqu’un, en quelques phrases, signées comme on veut. Cela prend dix minutes et c’est irremplaçable.

Les pierres. Elles tiennent encore quelques décennies, mais elles s’effacent. Les photographier ne coûte presque rien et n’importe qui peut le faire avec un téléphone. Les lire est le gisement le plus riche et le moins exploité de tout le corpus : 2 358 inscriptions transcrites sur 456 144. C’est là que se trouve, aujourd’hui, le meilleur rapport entre effort et mémoire sauvée.
Les papiers de famille. Le moment de la perte, encore une fois, c’est la succession. Déposer avant que l’appartement soit vidé.

Les archives associatives. Beaucoup de communautés ont leurs registres chez une personne, dans une cave, sans successeur désigné.

Des fonds entiers dépendent de la survie et de la capacité d’une seule personne à les conserver Les corpus déjà numérisés mais illisibles. Le fonds Paul Jacobi en est l’exemple parfait : environ 400 études et 114 cahiers dactylographiés, incomplètement indexés. Rien à sauver physiquement — tout à rendre interrogeable. C’est le type de chantier que notre chaîne d’agents sait mener.

Alors oui, Zakhor peut encore sauver quelque chose. À une condition, et elle n’est pas technique : que les gens déposent. Photographier une pierre. Enregistrer un grand-parent. Déposer un nom. Trois gestes.
Notre génération est dans une position qui ne se reproduira pas : la dernière à tenir une mémoire vivante, la première à disposer d’outils capables de la traiter à l’échelle. Ce qui n’est pas déposé maintenant ne le sera jamais.

Nous sommes la dernière génération à pouvoir entendre, et la première à pouvoir tout relier. Cela ne se reproduira pas.

Pour découvrir le projet : Zakhor.ai — préserver et transmettre la mémoire du Peuple du Livre

De Herzliya à Tel-Aviv : cinq faits divers qui ont secoué Israël entre le 7 et le 9 septembre

22 fois arrêtée, cette pierre de 750 kg et le roi Ézéchias, les insolites israéliennes

 

Entre le 7 et le 9 septembre, Israël a connu son lot de faits divers glaçants et insolites. Un policier inculpé pour avoir torturé un adolescent dans un foyer de Herzliya, une fusillade en plein jour à Tamra, une chienne enragée qui a mordu des enfants avant d'être capturée en Samarie, un portail d'école soudé en pleine nuit à Bnei Brak, et une vague de vols de téléphones sur les plages de Tel-Aviv composent le tableau de ces trois journées.

Taser sur la tempe et caméra éteinte : un policier inculpé pour avoir torturé un adolescent à Herzliya

La division des enquêtes sur les policiers dépose un acte d'accusation sévère contre Amir Mazigit, quarante-cinq ans, appelé à intervenir dans un foyer de réhabilitation pour jeunes à risque à Herzliya. Selon l'accusation, l'adolescent de dix-huit ans qu'il devait calmer se retrouve plaqué sur un lit, étranglé d'une main jusqu'à suffocation, giflé au visage, puis menacé d'un pistolet Taser collé contre la tempe avec la promesse de "l'électrocuter". Avant de passer à l'acte, le policier aurait pris soin d'éteindre volontairement sa caméra corporelle, qu'il ne rallume qu'une fois la scène terminée, avant de rédiger un rapport omettant délibérément les violences commises. Les faits, survenus le 7 octobre 2025, ne sont révélés que ce 7 septembre avec le dépôt du dossier au tribunal de première instance de Haïfa.

Source : Israel Hayom

Une chienne enragée sème la panique en Samarie : onze personnes sous traitement d'urgence

Le ministère de la Santé lance une alerte pour rage après la découverte de deux animaux contaminés en Samarie. À Eli, une chienne de type cananéen erre plusieurs jours dans les quartiers résidentiels avant de mordre des enfants et d'être capturée le 5 septembre ; le test confirme qu'elle est porteuse du virus. À Beit Arieh, un chien de race mixte est également retrouvé positif après avoir été en contact avec neuf personnes. Au total, onze habitants, dont plusieurs mineurs mordus ou griffés, sont placés sous traitement préventif d'urgence, tandis que treize chiens du voisinage reçoivent un rappel vaccinal. "Pour la rage, la rapidité de réaction est déterminante", souligne le docteur Michael Ettinger, président de l'association des vétérinaires israéliens.

Source : Walla

Fusillade en plein jour à Tamra : deux hommes grièvement blessés

Deux hommes dont l'identité n'a pas encore été communiquée sont touchés par balles ce lundi 7 septembre en pleine ville de Tamra, en Galilée. L'un est transporté à l'hôpital dans un état grave, l'autre entre la vie et la mort. Les policiers dépêchés sur place ouvrent aussitôt des recherches pour retrouver les auteurs des tirs et entament l'enquête sur les circonstances de cette fusillade, dont l'arrière-plan est présumé criminel.

Source : Walla

Le portail soudé en pleine nuit : une école mixte de Bnei Brak prise pour cible

Les élèves de l'école publique-religieuse "Afikim", dans le quartier de Kiryat Herzog à Bnei Brak, découvrent ce lundi matin que le portail en fer de leur établissement a été soudé et verrouillé pendant la nuit, les laissant bloqués dehors avec leurs parents. La police doit intervenir avec une disqueuse pour forcer l'accès. Les parents dénoncent une nouvelle étape dans une série de brimades visant l'école depuis des mois, en raison de son caractère mixte, où garçons et filles étudient ensemble aux côtés d'élèves de classes d'éducation spécialisée. La municipalité de Bnei Brak dément toute implication et pointe "un riverain extrémiste", tandis que des habitants évoquent l'opposition de milieux ultra-orthodoxes du quartier à la mixité scolaire.

Source : Ynet

Deux minutes d'inattention, un téléphone envolé : la vague de vols sur les plages de Tel-Aviv devant la justice

Trois actes d'accusation déposés ce mardi 8 septembre remettent en lumière un fléau bien connu des baigneurs de Tel-Aviv. Sur la plage de Frishman, tôt le matin, deux hommes profitent de l'inattention de trois vacanciers pour s'emparer de leurs téléphones laissés sur le sable, un Samsung noir, un iPhone 14 Pro Max et un iPhone 15 Pro Max, avant d'être repérés par une passante qui alerte la police. Un scénario similaire se répète sur la plage de Bograshov. "Deux minutes, je n'ai pas fait attention, et le téléphone avait disparu", raconte Roni, l'une des victimes. Ni les avertissements diffusés par les maîtres-nageurs ni la présence policière ne semblent dissuader les voleurs, qui continuent d'écumer le littoral tel-avivien.

Source : Israel Hayom

POUR S'INSCRIRE A LA NEWSLETTER D'ALLIANCE ET AVOIR ACCES AUX INFORMATIONS EN UN COUP D'OEIL CLIQUEZ ICI :https://alliance-magazine.com/?p=subscribe&id=1

7 /10 : l'appel du 27 septembre 2023 que Netanyahou a caché à Tsahal et au Shin Bet

Le 07/10 : Netanyahou a été alerté par les émirats arabes et par l'Egypte le 23/09/2023

 

Une enquête de Haaretz publiée le 8 septembre révèle que le président des Emirats arabes unis Mohammed ben Zayed a personnellement averti Benyamin Netanyahou, dix jours avant le 7 octobre 2023, que le chef du Hamas Yahya Sinouar préparait une opération majeure. L'Egypte aurait transmis une mise en garde similaire. Le cabinet du Premier ministre dément « catégoriquement ».

Une enquête de Haaretz, publiée le 8 septembre 2026, jour même de la clôture des listes électorales pour le scrutin du 27 octobre, relance avec une force inédite la controverse sur les responsabilités précédant le 7 octobre 2023.

Haaretz s'appuie sur les révélations du livre à paraître « Hostages : 843 Days of Abandonment », coécrit par les journalistes Shlomi Eldar et Ruti Yuval, pour affirmer que Benyamin Netanyahou a été personnellement et explicitement averti, environ dix jours avant le massacre, qu'une attaque majeure du Hamas se préparait. 

Des pourparlers secrets à l'alerte du président émirati

Selon la reconstitution de Haaretz, l'origine de l'affaire remonte à des négociations indirectes menées durant l'été 2023 entre Israël, le Hamas et le Fatah, portant sur la restitution des corps des soldats Hadar Goldin et Oron Shaul et sur la libération des captifs civils Hisham Al-Sayed et Avera Mengistu.
Ces pourparlers, conduits par l'intermédiaire d'un responsable du Fatah surnommé « Black Eyes », proche à la fois du Hamas et du Shin Bet, visaient une trêve de longue durée, une
« hudna ». Les discussions se seraient enlisées dès le mois d'août 2023, Netanyahou ayant, selon l'enquête, retardé à plusieurs reprises la convocation du comité ministériel chargé d'approuver les libérations de prisonniers.

Début septembre 2023, Yahya Sinwar se serait retiré des négociations et aurait chargé l'intermédiaire de transmettre un avertissement : il déclencherait un « zilzal », un « tremblement de terre », si le processus restait bloqué.
Il aurait ensuite qualifié ce qu'il préparait de « mère de toutes les surprises » et d'« opération terrifiante ». Ce message serait parvenu au président émirati Mohammed ben Zayed par l'intermédiaire d'un conseiller palestinien proche de l'émir d'Abou Dabi, avant d'être transmis au Shin Bet le 15 septembre 2023.

Une réunion de sécurité sans décision, puis un appel direct resté sans suite

D'après Haaretz, le chef du Shin Bet de l'époque, Ronen Bar, aurait informé Netanyahou de cette alerte, ce qui aurait conduit à une réunion de sécurité le 17 septembre 2023, au cours de laquelle une opération visant à éliminer Sinwar aurait été évoquée puis repoussée.
Bar aurait alors averti qu'Israël se trouvait « sur une trajectoire de collision » et recommandé soit une action offensive d'ampleur, soit un renforcement défensif autour de Gaza et de la Judée-Samarie avant les fêtes juives. Aucune décision n'aurait été arrêtée à l'issue de cette réunion.

Constatant, selon l'enquête, qu'Israël n'avait pas réagi de façon adéquate à l'information transmise, Mohammed ben Zayed aurait alors décidé de contacter directement Netanyahou. Lors d'un appel téléphonique de quarante-cinq minutes, environ dix jours avant le 7 octobre, le président émirati aurait mis en garde le Premier ministre israélien : Sinwar préparait une opération majeure susceptible de provoquer un bain de sang et de déstabiliser la région. Netanyahou aurait réagi « avec un calme relatif », assurant à son interlocuteur qu'Israël était préparé à tout scénario.

Une alerte égyptienne parallèle

L'enquête de Haaretz établit un parallèle avec des informations déjà rapportées durant les premiers jours de la guerre par la journaliste de Yedioth Ahronoth Smadar Perry, selon lesquelles le chef du renseignement égyptien de l'époque, le général Abbas Kamel, aurait lui aussi averti le cabinet de Netanyahou, à peu près à la même période, qu'une « opération inhabituelle et terrible » se préparait.
Le Premier ministre aurait répondu : « A Gaza, nous maîtrisons la situation, nous contrôlons les choses ». Ni l'alerte émiratie ni l'alerte égyptienne n'auraient été mentionnées lors d'une réunion de sécurité tenue le 1er octobre 2023, consacrée pourtant au Hamas et à Gaza.

L'enquête précise en outre que l'ancien chef d'état-major Herzi Halevi et l'ancien chef du Shin Bet Ronen Bar affirment n'avoir jamais été informés de l'appel direct entre Mohammed ben Zayed et Netanyahou, à la différence de l'alerte transmise via l'intermédiaire palestinien le 15 septembre, dont Bar avait bien eu connaissance.

Un démenti catégorique du cabinet du Premier ministre

Le bureau de Benyamin Netanyahou a réagi avec vigueur, qualifiant les révélations de Haaretz de « mensonge absolu ». Le communiqué affirme que « le Premier ministre Netanyahou n'a pas parlé avec le président des Emirats arabes unis durant la période en question et n'a reçu de lui aucun avertissement ».

Une opposition à l'offensive à sept semaines du scrutin

Les réactions de l'opposition n'ont pas tardé. L'ancien Premier ministre Naftali Bennett a affirmé : « Mohammed ben Zayed, des Emirats, a averti Netanyahou que Sinwar préparait une opération. Abbas Kamel, le chef du renseignement général égyptien, a lui aussi averti Netanyahou, quelques jours avant le massacre, qu'une opération majeure se préparait ».

Il a ajouté que Netanyahou portait une « responsabilité directe » dans le désastre, « pas seulement une responsabilité ministérielle du fait de sa fonction de Premier ministre, mais une responsabilité directe ».

Gadi Eisenkot, chef du parti Yashar et principal challenger de Netanyahou dans les sondages, a estimé que ce rapport montrait que le Premier ministre avait « conduit Israël à l'aveugle » vers les défaillances du 7 octobre, et a renouvelé son engagement à créer une commission d'enquête d'Etat, indépendante et présidée par un juge de la Cour suprême, s'il est élu.

Les dirigeants des principaux partis d'opposition ont publié une déclaration commune réclamant une investigation immédiate et approfondie. Près de trois ans après l'attaque, Netanyahou continue de résister aux demandes des familles endeuillées et des rescapés du 7 octobre en faveur d'une commission d'enquête indépendante sur les défaillances sécuritaires et renseignement ayant permis au Hamas de mener son opération.

La publication de cette enquête, intervenue le jour même de la clôture des listes de candidats pour les élections du 27 octobre, place la question du 7 octobre au cœur d'une campagne déjà marquée par l'escalade militaire face à l'Iran et par la controverse internationale autour des implantations. A cinquante jours du scrutin, elle promet de peser durablement sur le débat électoral israélien.

POUR S'INSCRIRE A LA NEWSLETTER D'ALLIANCE ET AVOIR ACCES AUX INFORMATIONS EN UN COUP D'OEIL CLIQUEZ ICI :https://alliance-magazine.com/?p=subscribe&id=1