Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 22 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

Thaïlande : le directeur français du zoo antisémite de Koh Samui est expulsé

Thaïlande : le directeur français du zoo antisémite de Koh Samui est expulsé

 

La Thaïlande a signé lundi l'arrêté d'expulsion de Kevin Dimino, directeur français du zoo Samui Exotic Park à Koh Samui, trois jours après avoir déjà ordonné le départ de l'Israélien impliqué dans le même conflit. Entre drapeau palestinien, interdiction d'entrée aux touristes israéliens et propos ouvertement antisémites, retour sur une affaire qui a agité l'île thaïlandaise pendant tout l'été.

Un panneau interdisant l'entrée aux Israéliens

L'affaire démarre au début du mois d'août. Kevin Dimino, qui exploite le zoo avec sa compagne thaïlandaise, installe à l'entrée du parc un drapeau palestinien accompagné de panneaux interdisant formellement l'accès aux visiteurs israéliens. Un Israélien résidant sur l'île se rend sur place pour exiger le retrait du drapeau. Dimino refuse. La confrontation dégénère et des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux le montrent se jeter sur l'homme et lui donner un coup de tête.

Des propos antisémites assumés

Confronté par l'AFP le mois dernier, Dimino avait justifié le drapeau palestinien par le comportement, selon lui, de certains visiteurs israéliens. Après être devenu viral à la suite de l'altercation filmée, il avait continué de recevoir des menaces en ligne, auxquelles il avait répondu, d'après plusieurs médias, par des déclarations ouvertement antisémites. Le litige a rapidement débordé les grilles du zoo. Dimino affirme avoir reçu, avec sa famille, une vague de menaces, et accuse des inconnus d'avoir incendié la maison de sa mère en France.

Une plainte pour tentative d'agression avec récompense en argent

La police thaïlandaise a par ailleurs ouvert une enquête après qu'un Israélien eut proposé, selon les accusations, 500 000 bahts en échange d'informations permettant de nuire au directeur du parc. Les autorités ont déployé une sécurité renforcée autour du zoo et étudié des mesures contre les personnes impliquées dans le conflit.

L'Israélien expulsé le premier

L'homme impliqué dans la confrontation, Yaakov Ohayon, installé à Koh Samui depuis environ cinq ans, avait été jugé le premier. Le tribunal provincial de Koh Samui l'a reconnu coupable d'avoir provoqué la peur et la panique par des menaces publiées sur Facebook, en vertu de l'article 392 du code pénal thaïlandais. Sa peine, initialement fixée à un mois de prison et 10 000 bahts d'amende, a été réduite de moitié après ses aveux, pour aboutir à quinze jours de prison assortis d'un sursis de deux ans et à une amende de 5 000 bahts. Le ministère de l'Intérieur a estimé que sa conduite portait atteinte à l'ordre public et a signé son expulsion la semaine dernière, une première sous la nouvelle réglementation thaïlandaise sur l'expulsion des touristes étrangers, entrée en vigueur fin août.

Puis le directeur du zoo à son tour

Trois jours plus tard, c'est au tour de Kevin Dimino. Le Premier ministre et ministre de l'Intérieur thaïlandais, Anutin Charnvirakul, a signé personnellement l'arrêté le désignant coupable de menaces, de harcèlement, de violences physiques et d'incitation à la division sur des bases raciales et religieuses. Le texte précise que son comportement était contraire à l'ordre public, aux bonnes mœurs et au bien-être général du pays.

« Que le gouvernement fasse son travail »

Installé en Thaïlande depuis plus de dix ans, Dimino dispose de sept jours pour faire appel de la décision. Interrogé par l'AFP, il s'est montré serein. « Que le gouvernement fasse son travail, il n'y a rien à craindre », a-t-il déclaré. Sa compagne, de son côté, a nié que son mari ait cherché à empêcher les Israéliens de vivre sur l'île, affirmant que le drapeau palestinien visait à protéger leur commerce et leur personnel plutôt qu'à viser une nationalité en particulier.
Elle affirme également avoir reçu des menaces d'incendie visant leur domicile puis le zoo, et avoir remarqué un véhicule tournant à plusieurs reprises autour de leur maison.

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Roch Hachana : à Sdérot, Osem Nestlé et Latet emballent l'espoir pour 350 000 familles -vidéo-

Roch Hachana : à Sdérot, Osem Nestlé et Latet emballent l'espoir pour 350 000 familles -vidéo-

 

À l'approche de Roch Hachana, l'usine Osem Nestlé de Sdérot ouvre ses lignes de production à un geste de solidarité qui dépasse la simple production alimentaire : des centaines de colis de nourriture destinés aux familles israéliennes en situation de précarité.

Une mobilisation qui dure depuis 22 ans

L'opération n'a rien d'improvisé. Elle s'inscrit dans un partenariat vieux de plus de vingt-deux ans entre le géant agroalimentaire Osem Nestlé et l'association Latet, référence israélienne de la lutte contre l'insécurité alimentaire.
Chaque année, plusieurs sessions d'emballage rassemblent employés de l'usine, leurs enfants et bénévoles de l'association autour d'un même objectif : garnir des centaines de colis avant les fêtes de Tichri.

Le directeur général d'Osem Nestlé, Avi Ben Assayag, revendique un engagement permanent : "Nous ne nous arrêtons pas une seule seconde. Que ce soit en temps normal, en période de pandémie ou de guerre, nous devons répondre aux besoins des habitants du pays sans interruption."

 

Des volontaires venus de Los Angeles

Nouveauté cette année : des dizaines de participants du programme Taglit, arrivés spécialement de Los Angeles, ont rejoint les rangs des emballeurs.
Après une visite des lignes de production, ces jeunes juifs américains ont mis la main à la pâte, littéralement, pour remplir les cartons destinés aux familles israéliennes.
Amzi Berkman, participante venue de Californie, résume l'expérience :
"Tout le monde travaille très dur et est ému d'être ici.
C'est une sensation formidable de savoir que j'aide des gens à recevoir de la nourriture pour les fêtes." Eden Fein, autre participant du programme, insiste sur la portée symbolique du geste : "Cet endroit fait tellement de bien, et c'est une magnifique tradition. J'espère qu'ils sauront que nous avons emballé cela avec amour."

350 000 familles touchées par l'insécurité alimentaire

Le constat dressé par Latet est sans appel. Selon Eran Weintrob, directeur général de l'organisation, environ 350 000 familles souffrent aujourd'hui d'une insécurité alimentaire sévère en Israël, un phénomène qui touche l'ensemble du territoire. Latet vient en aide à plus de 100 000 familles, en temps normal comme en période de crise.

"Ce que nous faisons ici aujourd'hui, au-delà de l'aide matérielle, c'est transmettre à ces familles un message d'espoir et d'optimisme pour la nouvelle année", explique-t-il. Il y voit également un enjeu de cohésion nationale : "La solidarité et l'entraide autour de ces questions peuvent contribuer à construire la résilience de la société israélienne."

Un jubilé pour Latet

L'association fête cette année ses trente ans d'existence. Un anniversaire marqué par la reconduction de ce partenariat historique avec Osem Nestlé, présenté par Weintrob comme l'un des piliers financiers et logistiques de son action depuis des années. Vered Karlibach, responsable des ressources humaines du site de Sdérot, décrit une tradition désormais ancrée dans la culture de l'entreprise : "C'est vraiment un événement très émouvant. Nous amenons ici les jeunes de Taglit, nous les emmenons sur les lignes de production, et ce qu'ils ont vu sur ces lignes, ils l'emballent maintenant eux-mêmes."

Au-delà de l'aide alimentaire

Pour la direction d'Osem Nestlé, cette journée d'emballage s'inscrit dans une stratégie plus large de sécurité alimentaire et d'ancrage communautaire. Ben Assayag évoque la volonté de créer des emplois locaux et de participer au développement de la formation industrielle et technologique dans la région de Sdérot, ville frontalière durement marquée par les événements des dernières années. Vadim Mor, directeur du site, confirme l'attachement des équipes à ce rendez-vous annuel : "C'est incroyable de voir chaque année le nombre de personnes qui viennent, et à quel point elles sont émues de faire quelque chose de significatif."

En fin de journée, les centaines de colis préparés à Sdérot ont pris la route vers les familles bénéficiaires à travers tout le pays, nouvelle étape d'une coopération qui prend un relief particulier à la veille de Roch Hachana.

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Plus de 20 000 olim en Israël pour Roch Hachana : la France explose les compteurs

Plus de 20 000 olim en Israël pour Roch Hachana : la France explose les compteurs

 

Plus de 20 000 immigrants ont fait leur alya en Israël pour la nouvelle année juive : la France en deuxième position

Plus de 20 000 juifs venus de près de cent pays ont choisi de rentrer chez eux cette année. La Russie, la France et les États-Unis mènent la marche, et l'appel de la Terre promise résonne plus fort que jamais en Occident.

Une nouvelle année, une nouvelle vie pour 20 000 familles

Ils sont plus de 20 000 à avoir posé leurs valises en Israël au cours de l'année hébraïque écoulée, entre le 23 septembre 2025 et le 3 septembre 2026. Ce chiffre, dévoilé par le ministère de l'Alya et de l'Intégration et l'Agence juive à la veille de Roch Hachana, marque un léger recul par rapport à l'an dernier, où 25 000 olim avaient franchi le pas. Mais derrière cette baisse apparente se cache une réalité bien plus significative : le nombre de dossiers d'alya ouverts dans les pays occidentaux explose.

La Russie en tête, la France juste derrière

La Russie reste le premier pourvoyeur d'immigrants avec 5 685 arrivées, suivie de près par la France, qui a vu 4 364 de ses ressortissants juifs choisir Israël. Les États-Unis complètent le podium avec 3 333 olim, devant le Royaume-Uni (975), l'Ukraine (797), la Biélorussie (491), le Canada (440), l'Australie (247), l'Argentine (243), la Géorgie (241), l'Afrique du Sud (210), l'Allemagne (210) et le Brésil (200).

Une jeunesse qui construit son avenir en Israël

Plus d'un tiers des nouveaux arrivants, soit 35 %, ont entre 18 et 35 ans. Parmi eux, des médecins, des ingénieurs et des professionnels aux compétences recherchées. Les enfants et adolescents jusqu'à 17 ans représentent 24 % des olim et intègrent directement le système scolaire israélien. Les tranches d'âge suivantes se répartissent entre 36 et 50 ans (18 %), 51 à 60 ans (9 %), 61 à 65 ans (5 %) et 66 ans et plus (10 %).

Deux doyens de 102 ans, l'un venu de Russie et l'autre de France, ont fait le voyage cette année. Le plus jeune immigrant n'est âgé que de deux semaines : il est arrivé du Mexique dans les bras de ses parents.

Tel-Aviv, Netanya et Jérusalem en tête des villes d'accueil

Tel-Aviv a accueilli le plus grand nombre de nouveaux immigrants cette année, avec 2 762 arrivées, devant Netanya (2 224), Jérusalem (2 134), Haïfa (1 504), Raanana (1 042), Bat Yam (957), Ashdod (846), Beit Shemesh (680), Ashkelon (534) et Rishon LeZion (450). Plus au nord, Nahariya a intégré 307 olim, tandis qu'Eilat, tout au sud, en a reçu 132. Au total, 31 % des immigrants se sont installés au nord de Hadera ou au sud d'Ashdod, une répartition géographique que les autorités saluent comme un signe de vitalité pour la périphérie.

L'Occident, terreau d'un engouement sans précédent pour l'alya

Si le nombre d'arrivées effectives connaît une légère baisse, l'intérêt pour l'alya bondit dans les pays occidentaux. Plus de 28 000 juifs à travers le monde ont ouvert un dossier d'immigration via le Centre mondial de l'alya de l'Agence juive à Jérusalem.

La France enregistre une hausse de 31,5 % des dossiers ouverts, passant de 5 349 à 7 033 en un an. Aux États-Unis, la progression atteint 17,1 %, avec 6 725 dossiers contre 5 745 précédemment. Le Royaume-Uni affiche un bond spectaculaire de 68 %, avec 2 264 dossiers contre 1 348. Le Canada progresse de 10,7 % et l'Australie explose littéralement avec une hausse de 89,7 %, tandis que l'Afrique du Sud gagne 14,3 %.

Des milliers d'autres juifs ont par ailleurs participé à des salons de l'alya organisés en France, au Royaume-Uni, aux États-Unis, en Argentine, au Brésil, en Azerbaïdjan et en Australie, sous l'égide du ministère de l'Alya, de l'Agence juive, de l'Organisation sioniste mondiale et de plusieurs organismes partenaires.

414 médecins font le choix d'Israël, malgré l'exode du secteur

Fait notable dans un contexte où de nombreux médecins quittent Israël, 414 praticiens venus du monde entier ont choisi cette année de s'y installer, aux côtés d'autres professionnels aux qualifications recherchées. Une réforme fiscale, initiée par le ministre des Finances et le ministre de l'Alya, vise par ailleurs à faciliter leur intégration dans l'économie israélienne. Des programmes de formation professionnelle, des dispositifs de placement et des partenariats avec de grandes entreprises accompagnent également ces nouveaux arrivants sur le marché du travail.

Le nord et le sud, priorités démographiques de l'Agence juive

L'Agence juive a par ailleurs développé des filières d'alya spécifiques vers le nord et le sud du pays, dans le but de renforcer ces régions sur le plan démographique, communautaire et économique. Le modèle des "noyaux d'alya", qui rassemble des groupes de jeunes familles immigrantes s'installant ensemble dans une même localité, illustre cette stratégie.

Une déclaration sioniste forte dans un contexte de guerre

Le ministre de l'Alya et de l'Intégration, Ofir Sofer, a salué l'engagement de ces nouveaux immigrants : "Pour plus de 20 000 nouveaux olim, c'est leur premier Roch Hachana chez eux, dans l'État d'Israël. Dans une année aussi complexe, choisir de monter en Israël et d'y construire son avenir est une déclaration sioniste et nationale forte." Il a souligné que la hausse de l'alya en provenance de France et du Royaume-Uni coïncide avec la guerre en Israël, les bouleversements politiques mondiaux et la montée de l'antisémitisme, une tendance qu'il estime appelée à se poursuivre.

Le président de l'Agence juive, le général de réserve Doron Almog, a de son côté qualifié l'alya d'"expression profonde d'un amour inconditionnel et d'une confiance dans l'avenir de l'État d'Israël". Il a ajouté : "Même dans une année complexe et difficile, des milliers de juifs venus des quatre coins du monde ont choisi de faire le grand pas et d'appeler Israël leur maison. C'est l'essence même du sionisme."

Un sommet international pour accompagner les futurs olim

Ynet Global organise dès demain le Global Aliyah Live Summit, une journée de diffusion internationale entièrement consacrée à l'alya, retransmise en hébreu, en anglais, en russe et en français. L'événement réunira responsables institutionnels, organisations d'accueil et experts de la santé, de la banque, de l'emploi et du logement, aux côtés d'olim ayant vécu le processus de près.

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Elle a fait un bébé toute seule : L'actrice israélienne Rona-Lee Shimon raconte

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Un an et deux mois après avoir accouché seule de son fils Oli, l'actrice et danseuse israélienne Rona-Lee Shimon jongle entre les planches, les plateaux de tournage et la maternité solo à temps plein. Portrait d'une femme qui a toujours su ce qu'elle voulait, et qui n'a jamais eu peur de le dire.

En juillet dernier, Rona-Lee Shimon a fêté le premier anniversaire de son fils Oli. Quand on lui demande quel a été son tout premier mot, elle surprend : il ne s'est pas contenté d'un seul mot, il en a lâché deux d'un coup. « Je ne veux pas. »

Rona-Lee éclate de rire en le racontant et avoue ne pas être vraiment étonnée. Après tout, il s'agit du fils d'une femme qui sait exactement ce qu'elle veut et ce qui lui convient, et qui a choisi le donneur de sperme de son enfant, entre autres, à cause d'une phrase qui résumait son test de personnalité. « Le donneur venait de l'étranger. Il était écrit qu'il était "quelqu'un qui suit sa propre voie" », raconte-t-elle. « Quand j'ai lu ça, je me suis dit, c'est vraiment moi. J'ai soudain ressenti un lien psychique et spirituel entre moi et le donneur de mon enfant. »

On peut donc dire que, jeune comme il est, Oli sait déjà ce qu'il ne veut pas, et bien sûr aussi ce qu'il veut. « Il est très actif, curieux, il veut tout explorer », rapporte fièrement sa mère. Début septembre, Oli entrera pour la première fois à la crèche, une décision dont Rona-Lee elle-même n'était pas certaine qu'elle prendrait aussi vite. « J'étais persuadée que je voudrais le garder beaucoup plus longtemps à la maison, mais ces quatre derniers mois, il a soudain fait un bond de croissance, et je me suis dit : cet enfant a besoin de contenu, il a besoin d'autres enfants. »

Coparentalité ? Non merci

Rona-Lee (43 ans) avait annoncé en février 2025 qu'elle allait devenir mère solo. L'actrice et danseuse l'a fait à sa manière, créative et singulière. Dans une vidéo publiée sur Instagram, on la voyait danser dans un studio sur les notes de I Did It My Way de Frank Sinatra, avant de dévoiler son ventre de femme enceinte.
Contrairement à beaucoup d'autres femmes qui, pendant des années, espèrent rencontrer le bon partenaire et ont besoin de temps pour faire le deuil du rêve de fonder une famille de façon traditionnelle, Shimon insiste sur le fait que, chez elle, cela n'a jamais été le cas. « Je n'ai jamais fait ce calcul. Durant toute la trentaine, je ne me suis jamais dit : je dois rencontrer quelqu'un pour faire des enfants. Cette équation-là n'a tout simplement jamais existé pour moi. »

Mais tu ne t'opposerais pas à rencontrer l'amour de ta vie et fonder une famille avec lui ?

« Bien sûr que non. Il y a en moi quelque chose qui croit vraiment au véritable amour et qui désire cette chose, l'amour romantique. D'un autre côté, la solitude ne m'a jamais fait peur. J'aime être seule à la maison, voir un film seule, aller au théâtre seule, m'asseoir seule au restaurant. J'ai aussi énormément voyagé seule dans le monde.

Ma motivation pour être en couple n'a jamais été parce que c'est difficile d'être seule, et je n'étais certainement pas prête à faire des compromis sur ma vie de couple pour avoir un enfant. Au contraire. Ce qui m'aurait beaucoup plus stressée, c'est de faire un enfant avec quelqu'un dont je ne suis pas sûre, parce que cela signifie être liée à lui à vie.
Même si on se sépare, on partage cette chose avec quelqu'un. Je savais que c'était quelque chose que je ne voulais absolument pas. »

Y a-t-il eu quelqu'un qui t'a inspirée ?

« Ronit Elkabetz. Elle a toujours été un phare pour moi. Elle n'a certes pas eu d'enfant seule, mais elle a eu ses enfants tard, à 47 ans. Quand j'ai commencé à approcher de la quarantaine, je pensais tout le temps à elle. Je me disais : c'est bon. Tu n'es pas obligée d'avoir un enfant juste parce que la société dit que tu as atteint un certain âge et que maintenant tu dois le faire. Ça doit arriver seulement quand toi tu le veux. À ton propre rythme. »

Et pourtant, tu as décidé de congeler tes ovocytes bien avant cela.

« J'ai congelé mes ovocytes à 38 ans. La raison pour laquelle je l'ai fait, c'est que j'avais peur de décevoir la Rona-Lee future. Je me suis réveillée un matin et j'ai pensé : maintenant je ne veux pas d'enfants, d'accord, mais que se passera-t-il si dans cinq ans je me dis, pourquoi tu ne t'es pas occupée de moi ? Et ce jour-là même, je suis allée voir un gynécologue et j'ai commencé le processus. »

Le désir de devenir mère s'est finalement réveillé après le 7 octobre.

« La guerre a apporté avec elle beaucoup de questions de vie et de mort, et quelque chose en moi m'a simplement dit que c'était le moment. » Immédiatement après, elle a reçu l'une des plus grandes opportunités professionnelles de sa carrière : un rôle dans la série internationale d'Amazon « Hit List : Le Loup ».

Avant de décider d'avoir un enfant seule, as-tu aussi envisagé la coparentalité ?

« Quand tu entres dans une telle démarche, tu penses à toutes les options qui s'offrent à toi, mais j'ai très vite compris que ce n'était pas la voie que je voulais suivre. J'ai senti que si je devais de toute façon avoir un enfant sans partenaire, je préférais être celle qui prend toutes les décisions. J'aime avoir le contrôle sur ma vie. C'est une chose d'être en dialogue avec quelqu'un qui est l'amour de ta vie, et alors vous dansez ensemble vers cette chose et vous arrivez aux bons compromis, et c'en est une autre de faire ça face à quelqu'un avec qui le lien est plus pratique.
Quand tu le fais seule, tu n'as de comptes à rendre à personne. D'autant que je savais que j'avais un système de soutien très solide autour de moi, et que je pouvais porter ça et le supporter mentalement. »

Comment ta famille a-t-elle réagi ?
« Ils étaient très heureux et m'ont soutenue. Tout le monde autour de moi me voyait bien plus comme une mère que je ne me voyais moi-même. Ma mère était carrément aux anges. Elle l'est toujours. Il est peut-être le premier petit-fils de notre famille. Lui et ma mère, c'est une véritable histoire d'amour. »

Je peux tout faire

Comment as-tu vécu de retrouver ton corps après l'accouchement ?
« J'ai eu un accouchement très difficile et long, vraiment pas ce que j'avais imaginé. La récupération aussi a été dure. Il y a eu des moments où je regardais un film et je me disais, ouah, ça va sûrement me prendre énormément de temps pour redevenir moi-même. J'ai découvert énormément de compassion envers moi-même. »

En revanche, tu voulais revenir vite sur « Chicago ».
« C'est vrai. Parce que je savais qu'ils m'attendaient et qu'il s'agissait d'un rôle exceptionnel, on ne sait jamais quand j'aurai à nouveau la chance de le faire. Cinq semaines après, je suis retournée voir mon coach, et j'avais tout le temps en tête cette pensée : oh là là, le spectacle approche. Puis j'ai compris que si je continuais à m'attaquer moi-même ainsi, dans la pression, ça n'arriverait jamais. La seule chose que je devais me dire, c'était : si tu n'es pas prête, tu ne montes pas sur scène. Rien ne se passera, le monde ne s'arrêtera pas. Tu as un enfant à la maison, tu as une remplaçante, tout va bien.

« Pendant un mois, il ne s'est rien passé. Je n'ai pas perdu de poids, je ne me sentais pas forte. Mais après avoir réussi à lâcher ça dans ma tête, le corps a commencé à se détendre et à s'améliorer. Ce jalon, revenir sur "Chicago" après quatre mois, a été pour moi un miracle. Je ne me suis jamais sentie aussi puissante et aussi digne. »

Ces jours-ci, Rona-Lee est plus occupée que jamais. Elle vient de créer « Mordot » (Rebelles), une nouvelle pièce du théâtre toMix dans laquelle elle joue, d'après un texte d'Amnon Levy et une mise en scène de Yehezkel Lazarov.
Elle y incarne Nehami, une femme ultra-orthodoxe empêchée de divorcer et maltraitée par son mari.
Le lendemain de la première, elle a déjà entamé les répétitions pour une nouvelle adaptation de la comédie musicale « Billie Schwartz », produite par le même théâtre, dont la première aura lieu le 9 octobre. En parallèle, elle est pour la sixième année l'égérie du groupe Hamat.

Après un an de maternité solo, qu'est-ce qui s'est révélé beaucoup plus difficile que ce que tu pensais, et qu'est-ce qui s'est révélé plus facile ?

« La chose la plus difficile, c'est de prendre toutes les décisions seule, et la chose la plus facile, c'est de prendre toutes les décisions seule. Parfois tu voudrais avoir quelqu'un d'autre pour te consulter : dans quelle crèche l'inscrire ? Quand ? Comme je l'élève seule, je sens que mon intuition doit s'affiner encore plus, parce qu'il n'y a personne pour me compléter. D'un autre côté, j'ai ma mère et mes amies mères qui m'aident et me conseillent. Ce n'est pas pour rien qu'on dit que les enfants doivent grandir dans une tribu. »

Penses-tu déjà au moment où Oli demandera pourquoi les autres enfants ont un papa et pas lui ?
« Je sais que ce moment viendra, mais je n'ai pas de scénario tout prêt. Je suppose que je saurai quoi lui dire d'une manière adaptée à lui et à sa compréhension à ce moment-là. »

Tu as dit que tu voudrais plus tard lui donner un frère ou une sœur. Avec le même donneur ?
« Je me suis souciée qu'il y ait une continuité. Mais je suis prête à tous les scénarios qui viendront, parce que je ne sais pas ce que l'avenir apportera réellement. »

Au fil des années, Rona-Lee a vécu plusieurs relations médiatisées. Au début de sa vingtaine, elle était en couple avec la star hollywoodienne Ian Bailey (« Urgences », « Frères d'armes »), au milieu de sa trentaine elle a vécu une romance de deux ans et demi avec l'homme de la vie nocturne Ido Bornstein, et en mai 2024 elle s'est séparée du rappeur Static, après un an de relation.

Tes critères ont-ils changé depuis que tu es mère ?
« Oui. Aujourd'hui, il m'importe énormément qu'un homme ait un rapport aux enfants. Qu'il soit capable d'assumer la responsabilité de son rôle d'homme et d'être un modèle masculin pour l'enfant. Ça ne peut plus être simplement quelqu'un qui me fait plaisir. Ça doit être quelqu'un qui sait exactement dans quoi il s'engage, qui comprend l'enjeu et qui est capable de naviguer ce bateau avec moi. »

Maintenant que tu es mère, est-ce que cela ne complique pas les rencontres et la recherche d'un partenaire ? « Absolument pas. Pour moi, sortir en rendez-vous, c'est exactement comme sortir avec une amie. Je ne sens pas que ça me limite. »

Es-tu déjà sortie en rendez-vous depuis l'accouchement ?
« Il y a eu quelques rendez-vous, je n'ai vraiment pas beaucoup de temps pour ça en ce moment. Mais c'est agréable d'être courtisée. »

Peu de temps après avoir accouché, tu avais dit aux femmes qui hésitent à avoir un enfant seules : « Allez-y, faites des enfants. » Le dis-tu encore ?
« Je ne pense pas qu'il existe un seul conseil valable pour toutes. C'est évidemment plus compliqué sans système de soutien. D'un autre côté, je crois vraiment qu'il y a une façon pour que les choses s'arrangent. Ce que je dis, c'est : écoutez votre voix intérieure. Il y a encore énormément de choses très joyeuses dans la vie, mais au moins à mes yeux, la maternité est la proportion la plus saine et la plus incroyable qu'un être humain puisse recevoir au monde. Tu sais, soudain dans le jardin, les enfants m'appellent "la maman d'Oli". Et vraiment, il n'y a rien de plus émouvant que ça. »

 

D’où viennent les noms de famille juifs ? Ce que votre nom révèle de votre histoire avec Zahkor.ai

D’où viennent les noms de famille juifs ? Ce que votre nom révèle de votre histoire

D’où viennent les noms de famille juifs ? Ce que votre nom révèle de votre histoire

D’où viennent les noms de famille des Juifs ? Derrière un patronyme juif se cachent souvent une origine géographique, un ancêtre, un métier, une fonction religieuse, une langue ou encore une migration. Le nom de famille juif est une véritable archive miniature : il raconte une partie de l’histoire d’une famille juive et, à travers elle, celle de la diaspora.

Le nom de famille juif est beaucoup plus récent qu’on ne l’imagine

Il faut commencer par une surprise : le nom de famille juif est historiquement récent. Pendant l’essentiel de son histoire, le peuple juif n’a pas utilisé de patronymes héréditaires transmis de génération en génération. On était le fils ou la fille de quelqu’un, et cela suffisait.
Deux dates permettent de comprendre l’apparition progressive des noms de famille juifs. Chez les Séfarades, l’Expulsion d’Espagne de 1492 accélère l’adoption de noms fixes.

La dispersion des communautés rend progressivement nécessaire une identification plus stable. Chez les Ashkénazes, le phénomène intervient beaucoup plus tard : entre 1787 et 1830, les administrations européennes imposent aux populations juives des noms de famille fixes afin de pouvoir les recenser et les administrer.

Le nom de famille ashkénaze ne naît donc pas nécessairement d’une tradition familiale : il est souvent le résultat d’une décision administrative.
Mais une fois transmis, le nom devient une véritable archive généalogique. Il conserve parfois la trace d’un ancêtre, d’un lieu, d’un métier, d’une fonction communautaire ou d’une migration.

Les noms juifs racontent les ancêtres

De nombreux patronymes juifs dérivent d’un prénom masculin. Abrahams, Abramov ou Ben Avraham renvoient ainsi à Abraham. Yankelevitch évoque Jacob, tandis que Leibovitch renvoie à Yehoudah.
Mais l’onomastique juive possède une particularité moins connue : certains noms conservent également la mémoire des femmes. Les métronymes, comme Soros, Edels, Rivkin, Rivlin ou Esterman, peuvent porter jusqu’à aujourd’hui le prénom d’une aïeule : Sarah, Rivka ou Esther.
Le nom de famille devient alors une trace généalogique qui peut permettre de remonter plusieurs générations.

Cohen, Levy, Katz : quand le nom révèle le lignage

Certains des noms juifs les plus connus renvoient directement à une appartenance religieuse ou à un lignage traditionnel.
Cohen, Kogan, Kahane ou Caplan peuvent signaler une origine liée aux kohanim, les prêtres. Levy, Levine ou Levitt renvoient aux Lévites.

Certains noms sont même des acronymes hébraïques. Katz, par exemple, n’est pas simplement un mot allemand signifiant « chat » : il peut correspondre aux initiales de kohen tsedeq, « prêtre de justice ». Segal condense quant à lui segan lekehunah, « second au prêtre ».
Ces noms constituent autant de pistes pour comprendre l’histoire familiale juive, même si un patronyme ne suffit jamais, à lui seul, à établir une filiation.

Les noms de famille juifs racontent aussi les migrations

Un autre grand groupe de noms de famille juifs est lié à la géographie. Les toponymes témoignent des déplacements permanents des communautés juives.
Galinsky peut renvoyer à un lieu ; Bloch ou Walach à une région ; Deutsch, Hollander ou Pollack à un pays ou à une origine géographique. Ashkenazi et Mizrahi évoquent eux aussi de vastes espaces culturels et historiques.

Le principe est particulièrement intéressant pour la généalogie juive : un patronyme peut conserver la mémoire d’un endroit quitté plusieurs générations auparavant.
Mais attention : le nom indique généralement le point de départ, pas nécessairement le lieu où la famille s’est finalement installée.

Les métiers cachés dans les patronymes juifs

Certains noms de famille juifs conservent la trace du métier exercé par un ancêtre. Becker évoque le boulanger, Schneider le tailleur, Glazer le vitrier, Zimmerman le charpentier et Goldschmidt l’orfèvre. Dans les régions arabophones, Haddad signifie notamment forgeron.
Le nom peut également révéler une fonction communautaire ou religieuse : Chazan et Cantor pour le chantre, Melamed et Lehrer pour l’enseignant, Shohet ou Schecter pour le sacrificateur rituel, Sofer et Schreiber pour le scribe, Gabbai ou Shames pour des fonctions liées à la synagogue.
Certains patronymes font même référence à une caractéristique physique ou morale : Jaffe et Hassan évoquent la beauté, Klein signifie petit, Gross et Tawil grand, Gutman « homme bon ».

Les noms juifs « fabriqués » par les administrations

L’histoire des noms de famille juifs ashkénazes comporte un autre phénomène étonnant. Lorsque les autorités d’Europe centrale imposent aux Juifs de prendre des noms fixes, elles en créent parfois en série à partir de mots du yiddish et de l’allemand.
On retrouve les couleurs — Roth, Weiss, Schwartz —, la nature — Berg, Stein, Bach, Stern —, les métaux — Gold, Zilber — ou encore les plantes — Baum, Blum, Wald.
Les noms comme Rosenberg, Goldstein ou Blumenfeld sont devenus célèbres dans le monde entier. Leur apparente poésie ne signifie pourtant pas toujours qu’ils correspondent à une ancienne tradition familiale : certains ont été attribués ou choisis dans un contexte administratif.

Quand les Juifs commencent à choisir leur propre nom

Au XXe siècle apparaît un mouvement inverse : il ne s’agit plus seulement de recevoir un nom, mais de changer ou choisir son nom juif.
Eliezer Perlman devient Ben-Yehudah, David Gruen devient Ben-Gourion, Levi Shkolnik devient Eshkol. Après la création de l’État d’Israël en 1948, l’hébraïsation des noms prend une ampleur nouvelle.
Le nom n’est alors plus seulement la trace d’un exil ou d’une administration étrangère : il peut devenir une affirmation du retour à la terre et à la langue hébraïque.
Certaines communautés venues du Kurdistan, du Yémen ou de l’Inde montrent également que le modèle du patronyme héréditaire n’était pas universel. Pour certaines familles, le nom de famille et l’arrivée en Israël sont presque contemporains.

L’onomastique juive : une science au service de la généalogie

Cette recherche sur les noms de famille juifs n’est pas une simple curiosité. Elle constitue une véritable discipline : l’onomastique.

Le professeur Aaron Demsky, professeur émérite d’histoire biblique à l’université Bar-Ilan, a fondé en 1991 le Projet pour l’étude des noms juifs et a contribué à faire reconnaître l’onomastique juive comme domaine académique.

La base de données Memi De-Shalit, conservée à l’ANU – Musée du Peuple juif, rassemble plusieurs dizaines de milliers de noms de famille. Chaque nom y est étudié selon son type, son étymologie et ses variantes.

Un nom de famille juif n’est jamais seulement un nom

C’est peut-être la leçon essentielle de cette histoire. Un nom de famille juif peut être un document.
Il peut raconter un ancêtre, une ville abandonnée, une migration, un métier, une fonction religieuse, un décret administratif ou une renaissance nationale.
Mais le nom n’est qu’une porte d’entrée. Pour retrouver réellement l’histoire d’une famille juive, il faut croiser les noms avec les archives, les registres, les photographies, les arbres généalogiques, les témoignages et les documents familiaux.
C’est précisément l’ambition de Zakhor.ai et de ses Grands Livres : partir d’un nom et remonter vers ceux qui l’ont porté.

Zakhor.ai : partir d’un nom pour retrouver une histoire familiale

Les Grands Livres de Zakhor.ai permettent de rassembler dans un même espace les informations disponibles sur une lignée, une personnalité, une communauté, un lieu ou une œuvre.
L’intelligence artificielle permet d’explorer et de structurer des volumes considérables de documentation. Mais elle ne remplace pas les familles : elle ne peut pas savoir ce que racontait une grand-mère, reconnaître une photographie familiale inconnue ou retrouver une histoire transmise oralement.
C’est pourquoi la mémoire juive repose aussi sur les documents que chacun accepte de déposer.
Une photographie, une lettre, un document ancien, une date, une correction ou un témoignage peuvent devenir une pièce de la mémoire collective.

Le Grand Livre de la semaine : Judah haNasi

Au tournant des IIe et IIIe siècles de notre ère, dans une Galilée devenue l’un des grands centres du judaïsme après la destruction du Temple de Jérusalem et les révoltes contre Rome, apparaît la figure de Rabbi Judah haNasi, יהודה הנשיא, « Juda le Prince ».
Son Grand Livre compte 14 pages et revient sur une figure majeure de l’histoire du judaïsme rabbinique.

104 nouveaux Grands Livres consacrés à l’histoire juive

Cette semaine, 104 Grands Livres ont été créés sur Zakhor.ai : 10 lignées, 36 grandes figures, 8 communautés, 43 thématiques, 4 institutions et 2 textes et œuvres.

Parmi les lignées figurent Weizmann, Benichou, Azoulay, Seror, Levy et Aboudaram. Parmi les grandes figures : Rabbi Akiva, Élisée, Jésus de Nazareth, Ruth, Rabbi Meïr et Bahya ben Joseph ibn Paḳuda.
Les communautés et thématiques abordent notamment les Khazars, le sionisme, la littérature judéo-persane, la Cabale, les manuscrits, le canon de la Bible, la littérature hébraïque moderne, l’Altalena et l’affaire Dreyfus.
Les textes et œuvres comprennent notamment la Tosefta Bava Batra et Sermons.

Quatre portes ouvertes dans les archives de Zakhor.ai

Cette semaine, quatre nouveaux dossiers permettent d’entrer dans cette mémoire par des chemins différents : Besnainou, une lignée ; Salomon, une grande figure ; Paradesi, une communauté ; et les Fragments de la Guenizah du Caire, une œuvre documentaire exceptionnelle.

La lignée Toledano, autre Grand Livre présenté cette semaine, compte parmi les grandes dynasties rabbiniques séfarades. Son nom, dérivé de Tolède en Castille, inscrit cette famille dans l’histoire de la Sefarad médiévale.

Ce que les archives juives révèlent encore

La veille de Zakhor.ai fonctionne chaque nuit en treize langues. Cette semaine, elle a identifié 174 trouvailles, parmi lesquelles trois découvertes particulièrement significatives.
À Vilalba dels Arcs, en Catalogne, deux fragments consécutifs d’un rouleau de Torah, contenant la fin du Lévitique et datant de la fin du XIVe ou du début du XVe siècle, ont été retrouvés dans les reliures de deux registres notariaux de 1569 et 1628. Les Archives comarcales de la Terra Alta les ont restaurés et présentés au public en juin 2026.

À Jérusalem, les grands-parents paternels de Theodor Herzl, Simon Loeb Herzl et Rivka Herzl, doivent être réinhumés au mont Herzl à ses côtés. Le couple vivait à Zemun, aujourd’hui quartier de Belgrade, et plusieurs récits historiques associent leur environnement et l’enseignement du rabbin Yehuda Alkalai à l’éveil de l’idée du renouveau national juif chez leur petit-fils.

En Bavière, les Bayerische Staatsgemäldesammlungen ont restitué en juillet 2026 aux héritiers du banquier juif Ernst Magnus un tableau de la Renaissance attribué à l’école de Lucas Cranach l’Ancien. La famille Magnus avait fui les persécutions nazies et s’était réfugiée à Lausanne en 1935.

Une mémoire juive qui se construit chaque semaine

Zakhor.ai poursuit également son travail sur les Grands Livres, les bibliographies, les figures historiques et les communautés juives. Les grandes figures peuvent désormais être interrogées et les réponses sont produites à partir de leurs propres œuvres. La recherche a été renforcée, les fiches en doublon corrigées et de nouvelles figures ajoutées au corpus.
La semaine a également vu l’intégration progressive de la Jewish Encyclopedia au corpus.
À ce jour, Zakhor.ai compte 1 449 Grands Livres publiés, 6 688 lignées, 13 776 figures et 31 217 personnes dans les arbres généalogiques.

Et votre propre famille ?

La généalogie juive ne se trouve pas uniquement dans les grandes archives. Elle commence souvent dans un tiroir.
Une photographie sans légende. Une lettre dans une langue que l’on ne comprend plus. Un vieux livret. Une ketouba. Un acte. Une photographie de tombe. Un récit familial jamais écrit.
Zakhor.ai permet de créer ou d’enrichir un Grand Livre, de témoigner sur un proche et d’importer un arbre généalogique au format GEDCOM depuis des outils comme Heredis, Geneanet, MyHeritage ou Gramps.

Une autre fonction permet désormais de constituer un dossier privé consacré à un proche disparu : lettres, photographies, documents, enregistrements et souvenirs peuvent être réunis dans un même espace. L’intelligence artificielle peut ensuite répondre aux questions posées sur cette personne uniquement à partir des éléments déposés dans le dossier.
Si l’information n’existe pas dans les documents, elle doit répondre qu’elle ne sait pas.

Aucun fait ne doit être inventé. Aucun dialogue imaginaire ne doit être présenté comme une parole réelle. Le dossier reste privé et son éventuelle contribution au corpus public relève toujours d’une décision distincte de l’utilisateur.

La mémoire juive commence parfois par un simple nom

Votre nom de famille juif est peut-être l’un des premiers indices permettant de retrouver votre histoire familiale. Mais il n’est qu’un début.
Derrière Cohen, Levy, Benichou, Toledano, Azoulay, Besnainou, Weizmann ou n’importe quel autre patronyme peuvent se cacher des générations de migrations, de métiers, de communautés et de destins.
Zakhor.ai veut transformer ces traces dispersées en mémoire accessible.
Parce qu’un nom n’est jamais seulement un nom.
C’est parfois le premier chapitre d’un livre qui attend encore d’être écrit.

Viol en plein vol sur Ryanair l'affaire qui secoue la France

Viol en plein vol sur Ryanair l'affaire qui secoue la France

 

Une passagère inconsciente livrée à son voisin de siège pendant tout le vol

Une jeune femme perd connaissance à bord d'un avion. Son voisin de siège en profite pour l'agresser sexuellement sans qu'aucun passager ne s'en aperçoive. Plus d'un mois plus tard, l'homme est arrêté à son retour en France, confondu par son propre ADN.

Le vol qui a viré au cauchemar

Les faits remontent au 19 juillet. La jeune femme, originaire de la région nantaise, effectue un vol Ryanair entre Malte et Nantes. Installée au siège du milieu, elle ressent un malaise et des vertiges avant de perdre connaissance, la tête basculant sur l'épaule du passager assis à sa droite.

Selon son témoignage, elle reprend progressivement conscience et réalise que l'homme l'embrasse dans le cou et la touche sous ses vêtements. Le procureur de Nantes, Antoine Leroy, précise que le suspect aurait touché sa poitrine sous son haut avant de glisser sa main sous son short. La jeune femme parvient finalement à s'éloigner de lui.

Une traque de six semaines

À l'atterrissage, elle se confie à ses proches et dépose plainte. Une enquête est ouverte, le suspect identifié et placé sur liste des personnes recherchées. L'affaire, révélée par Ouest-France, est reprise par Le Parisien, France 3 et 20 Minutes.

Pendant près de six semaines, l'homme reste introuvable. Il est finalement interpellé le 31 août à l'aéroport de Nantes-Atlantique, à son retour d'un vol en provenance de Tunisie. Âgé de 39 ans, il reconnaît avoir été à bord du vol en provenance de Malte et avoir été assis à côté de la victime, mais nie toute agression sexuelle.

L'ADN le rattrape

Des analyses ADN l'auraient pourtant relié aux faits. Déféré devant le parquet de Nantes le 2 septembre, il est placé en détention provisoire dans l'attente de son procès. Selon Le Parisien, il n'a aucun antécédent judiciaire ; le tribunal a également ordonné une expertise psychiatrique.

L'homme sera jugé le 28 octobre pour agression sexuelle sur personne vulnérable. Sollicitée par plusieurs médias, Ryanair n'a pour l'heure fait aucun commentaire.

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Attentat en Judée-Samarie : un terroriste s'infiltre dans une ferme et poignarde un jeune Israélien-vidéo-

Attentat en Judée-Samarie : un terroriste s'infiltre dans une ferme et poignarde un jeune Israélien-vidéo-

Attentat en Judée-Samarie : un terroriste s'infiltre dans une ferme et poignarde un jeune Israélien

Un jeune homme d'une vingtaine d'années grièvement blessé après avoir tenté de dialoguer avec son agresseur. Le terroriste a pris la fuite en voiture, une chasse à l'homme est en cours.

Une attaque en pleine matinée

Un terroriste palestinien s'est introduit ce lundi matin dans la ferme de Maoz Yehouda, près du village d'Osarin, en Samarie. Il y a poignardé un jeune Israélien d'environ 20 ans, qui s'était apparemment approché pour lui parler et comprendre les raisons de sa présence sur les lieux.

Poignardé jusqu'à la rupture du couteau

Selon l'organisation Yosh Sans Frontières, le jeune homme a été poignardé à plusieurs reprises, jusqu'à ce que la lame se brise. Le terroriste a ensuite pris la fuite au volant d'un véhicule. Les forces de sécurité ont immédiatement lancé une chasse à l'homme pour le retrouver.

 

Un état jugé moyennement grave

L'alerte a été transmise au centre d'appels 101 du Magen David Adom, dans le secteur de Yarkon, à 10h38. Selon le service, l'état du blessé est qualifié de moyennement grave. Les équipes de secours, appuyées par une unité médicale de Tsahal, lui prodiguent des soins sur place.

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Colombie : le FBI traque les prédateurs sexuels venus en touristes à Medellín, un israélien arrêté

Colombie : le FBI traque les prédateurs sexuels venus en touristes à Medellín, un israélien arrêté

Medellín ne tolère plus rien. La ville colombienne, longtemps gangrenée par le tourisme sexuel impliquant des mineurs, vient de livrer des chiffres qui claquent : plus de 1 000 % d'arrestations supplémentaires d'étrangers soupçonnés d'agressions sexuelles sur enfants, une coopération directe avec le FBI et le HSI américain, et des condamnations à perpétuité qui tombent déjà.

Une explosion des arrestations

Depuis l'arrivée du maire Federico Gutiérrez, l'étau s'est resserré autour des prédateurs sexuels étrangers. Trente-cinq touristes soupçonnés d'agressions sur mineurs ont été arrêtés et traduits en justice, contre seulement sept suspects sur les trois années précédentes. La progression est vertigineuse : plus de 1 000 %.
Parmi les personnes interpellées figurent vingt-huit Américains, trois Mexicains, ainsi que des ressortissants français, islandais, néerlandais et israélien.

L'opération mobilise les autorités locales, les services d'immigration colombiens et des agences fédérales américaines, FBI et Homeland Security Investigations en tête. Perquisitions dans les maisons d'hôtes, contrôles dans les commerces servant de façade, la traque ne laisse plus de zone grise.

Déjà en février de cette année, un citoyen israélien de 28 ans, identifié comme Abramov Itzik, a été arrêté à El Poblado (Medellín) après avoir été surpris par la police dans un appartement de location courte durée avec deux mineures. Il les avait contactées via les réseaux sociaux dans le but de les exploiter sexuellement. L'affaire a éclaté grâce à l'alerte d'un voisin, et le maire Federico Gutiérrez a dû réagir publiquement alors qu'il était en vacances.

L'incident qui a tout déclenché

Le tournant remonte au début 2024. Un touriste américain avait été filmé entrant dans un hôtel du quartier huppé d'El Poblado en compagnie de mineurs. Des failles administratives lui avaient permis de fuir le pays avant d'être inquiété. L'affaire a révélé l'existence de réseaux criminels locaux, capables de mettre en relation touristes et enfants via les réseaux sociaux et les applications de rencontre.

En réaction, l'aéroport international José María Córdoba a lancé la campagne « Ni lo intentes, es un delito », soit « N'essaie pas, c'est un crime ». Medellín est passée d'une posture défensive à une prévention active sur le terrain, directement au point d'entrée du pays.

Des peines de prison à vie

La coopération judiciaire internationale porte déjà ses fruits. Sur les trente-cinq étrangers arrêtés, douze ont été jugés et condamnés. Aux États-Unis, la justice a prononcé la prison à vie contre Stefan Andres Correa, Américano-Équatorien interpellé à Miami avec plus de cent vidéos d'exploitation de mineurs, et contre Manuel Pouseiro, ressortissant portugais.

D'autres peines lourdes ont suivi. Michael Jamie Inofuentes, Américain, a écopé de dix-huit ans et quatre mois de prison après avoir reconnu l'exploitation d'un mineur de quinze ans. Hamza Anaswa, Américano-Jordanien, a été condamné à vingt et un ans de prison après son arrestation à Miami alors qu'il s'apprêtait à se rendre à Medellín en possession de documents pédopornographiques.

Des centaines de touristes refoulés

Le verrouillage ne s'arrête pas aux tribunaux. Les contrôles aux frontières se sont durcis de manière spectaculaire. Selon l'Autorité colombienne de l'immigration, les refus d'entrée à l'aéroport ont bondi de 460 % entre 2021 et 2023. Deux cent vingt-neuf étrangers ont été refoulés du territoire colombien en trois ans, dont cent dix-huit rien qu'en 2026, un record absolu pour la ville.

Fermetures d'hôtels et d'auberges

Le ministère municipal du Tourisme et des Loisirs a lui aussi durci le ton. Entre janvier et juillet, cinquante-sept opérations conjointes et cent soixante et une inspections surprises ont visé les zones touristiques les plus fréquentées : El Poblado, Provenza, Parque Yarras, Carrera 70, Plaza Botero et San Javier. Objectif affiché : vérifier licences d'exploitation et respect des procédures de prévention de l'exploitation sexuelle des enfants et des adolescents.

Résultat, trente locations de courte durée et appartements d'hôtes non conformes ont été fermés administrativement, et vingt-trois autres établissements, hôtels, auberges et pubs compris, ont subi une fermeture temporaire. Pour les autorités municipales, réguler l'hébergement touristique est devenu une condition non négociable pour assécher ces réseaux criminels.

Le tourisme se recompose

Cette répression change aussi le visage du tourisme à Medellín. Le Système d'information touristique local observe une diversification des visiteurs, avec une hausse des arrivées néerlandaises, équatoriennes et chiliennes. En parallèle, les taux d'occupation reculent légèrement, à 59 % pour les hôtels et 50,5 % pour les appartements. Le nombre d'entreprises inscrites au Registre national du tourisme a chuté de 3,1 %, un signe direct du durcissement des critères d'agrément et de l'exclusion des structures hors la loi.

Medellín tourne ainsi la page d'une réputation qui lui collait à la peau depuis des années, celle d'une plaque tournante du tourisme sexuel. La ville colombienne mise désormais sur la coopération internationale et la fermeté judiciaire pour prouver que les prédateurs, quelle que soit leur nationalité, n'y trouveront plus de refuge.

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Thomas Portes signale un ex-commandant de Tsahal pour "génocide" : son nom enfin révélé

Un ex-commandant de Tsahal visé par un signalement pour "génocide", son nom enfin révélé

Roundnet à Paris : quand un tournoi sportif devient le terrain d’une offensive judiciaire contre un Israélien

Elitzur Gitler, ancien commandant de Tsahal, participait aux championnats du monde de roundnet à Paris. Il est désormais présenté comme un « génocidaire » sur la base d’un signalement porté par Thomas Portes et d’un dossier constitué par des organisations ouvertement engagées contre Israël. À ce stade, aucune condamnation, aucune décision de justice et aucune instruction judiciaire n’établissent sa responsabilité personnelle dans les crimes qui lui sont imputés.

Il s’appelle Elitzur Gitler. Ancien commandant de peloton au sein de la compagnie Lahav du 9ᵉ bataillon blindé de la 401ᵉ brigade de Tsahal, il était en France début septembre pour une raison qui n’avait rien de militaire : participer aux Championnats du monde de roundnet 2026, organisés à Paris du 2 au 6 septembre. C’est précisément sa présence en France qui a déclenché une offensive judiciaire.

Le député LFI Thomas Portes a effectué un signalement au procureur de la République au titre de l’article 40 du Code de procédure pénale, reprenant les accusations formulées par la Hind Rajab Foundation, en collaboration avec Urgence Palestine.

La fondation affirme que Gitler serait impliqué dans plusieurs opérations menées à Gaza entre novembre 2023 et avril 2024 et lui attribue des faits qualifiés de torture, crimes de guerre et génocide.

Mais une accusation n’est pas une condamnation.

Et c’est précisément là que cette affaire mérite d’être regardée de près.

Un Israélien identifié, exposé, puis signalé

Le média israélien qui a initialement rapporté l’affaire n’avait pas publié son identité. La Hind Rajab Foundation, elle, a choisi de le nommer publiquement, de diffuser sa photographie et de détailler son parcours militaire. Sa propre publication du 3 septembre reconnaît que son enquête a été déclenchée après une information transmise par la FRACBI, organisation française engagée dans le boycott académique, culturel et sportif d’Israël.

Le mécanisme est donc clairement identifiable : repérage → identification → constitution d’un dossier militant → signalement aux autorités → médiatisation.

Ce n’est pas une enquête judiciaire française qui aurait découvert Elitzur Gitler. C’est une organisation militante qui l’a repéré en France et qui a ensuite transmis ses accusations à un député français. La différence est fondamentale.

De l’enquête militante à l’accusation de « génocide »

La Hind Rajab Foundation affirme avoir identifié des militaires israéliens à partir de sources ouvertes et utiliser ces informations pour déposer des plaintes dans différents pays. La fondation ne dissimule pas son objectif : elle présente elle-même ses actions comme une offensive judiciaire destinée à poursuivre les personnes qu’elle considère responsables de crimes internationaux.

Cela ne signifie pas que toute accusation est nécessairement fausse. Cela signifie qu’une enquête militante ne saurait, à elle seule, transformer un militaire israélien en criminel condamné.

Dans le cas Gitler, les accusations portent notamment sur quatre épisodes auxquels son unité aurait été associée : l’hôpital pédiatrique Rantisi à Gaza, la place de Bani Suheila, des bâtiments de Hamad City ainsi que la mosquée Hassan al-Banna et l’école Tiberias.

Mais le point essentiel demeure : aucun tribunal n’a établi qu’Elitzur Gitler a personnellement commis ces crimes.

Être commandant de peloton d’une unité engagée dans une opération militaire ne constitue pas, en soi, la preuve d’une responsabilité pénale individuelle. La responsabilité d’un militaire doit être démontrée. Elle ne se déduit pas automatiquement de son grade, de son unité ou de sa présence dans une zone de combat.

Thomas Portes : le politique s’empare du dossier

C’est ensuite qu’intervient Thomas Portes. Le député LFI ne s’est pas contenté de commenter l’affaire : il a saisi le parquet français au titre de l’article 40.

Il faut toutefois rappeler ce que signifie concrètement cette démarche : un signalement au titre de l’article 40 n’est pas une condamnation et ne vaut pas ouverture automatique d’un procès.

Le parquet doit apprécier les éléments qui lui sont transmis.

Autrement dit, le simple fait qu’un député saisisse le procureur ne transforme pas les accusations de la Hind Rajab Foundation en vérités judiciairement établies.

C’est précisément cette confusion entre signalement, accusation et culpabilité qui pose problème.

Une stratégie qui vise les Israéliens jusque dans leurs voyages

L’affaire Gitler s’inscrit dans une stratégie plus large. La Hind Rajab Foundation a multiplié les procédures visant des militaires israéliens voyageant à l’étranger. Des plaintes ont notamment été déposées dans différents pays à partir d’images publiées sur les réseaux sociaux ou de renseignements en sources ouvertes, sans que ces procédures aient, pour l’essentiel, débouché sur des condamnations.

Le phénomène n’est donc pas nouveau.

Un Israélien ayant servi à Gaza peut aujourd’hui se retrouver identifié à l’étranger, photographié, dénoncé aux autorités puis présenté publiquement comme suspect de crimes internationaux.

Et cela peut arriver alors même qu’il voyage pour une raison parfaitement ordinaire : tourisme, études, compétition sportive ou visite familiale.

C’est une nouvelle forme de pression judiciaire transnationale qui vise prioritairement des ressortissants israéliens.

Le problème n’est pas de demander des comptes. C’est de les demander sans sauter l’étape de la preuve.

Israël n’est pas au-dessus du droit. Comme n’importe quelle armée au monde, Tsahal peut et doit répondre d’éventuelles violations du droit international lorsque celles-ci sont établies.

Mais précisément pour cette raison, la règle doit être la même pour tous : des faits, des preuves, une enquête contradictoire, un juge et une décision.

Pas une photographie trouvée sur les réseaux sociaux. Pas l’appartenance à une unité. Pas le grade. Pas une accusation relayée par une organisation militante.

Et surtout pas l’amalgame entre « appartenir à Tsahal » et « être personnellement responsable d’un crime de guerre ».

La présomption d’innocence n’est pas optionnelle

Dans cette affaire, Elitzur Gitler n’a pas été condamné. Il n’est pas présenté par une juridiction française comme coupable de génocide.

Il fait l’objet d’un signalement, fondé sur des accusations portées par la Hind Rajab Foundation et Urgence Palestine et relayées par Thomas Portes. La fondation demande désormais l’ouverture d’une enquête française.

Cette nuance n’est pas secondaire. Elle est le cœur de l’affaire.

Car employer publiquement le vocabulaire de « génocide » avant qu’une responsabilité pénale individuelle soit établie revient à faire subir à un homme une condamnation médiatique avant même qu’un juge ait examiné son dossier.

Et c’est bien là que se situe le véritable enjeu

Qu’un procureur français examine un signalement ? C’est son rôle. Qu’une organisation transmette des éléments à la justice ? C’est son droit.

Mais qu’un militant politique et des organisations engagées contre Israël puissent transformer, en quelques heures, un participant à une compétition sportive en « génocidaire », alors qu’aucune juridiction n’a établi sa responsabilité personnelle, pose une question autrement plus grave :

où s’arrête l’enquête judiciaire et où commence le tribunal médiatique ?

Elitzur Gitler était venu à Paris pour jouer au roundnet. Il s’est retrouvé au centre d’une campagne judiciaire et médiatique internationale.

Et derrière son cas se dessine une question qui concerne désormais potentiellement des milliers d’Israéliens ayant servi dans leur armée :

peut-on encore voyager à l’étranger sans que son passé militaire soit transformé, sur la base d’accusations militantes, en présomption de culpabilité ?

120 millions de Juifs en 35 siècles : Zakhor.ai veut retrouver leurs noms

120 millions de Juifs en 35 siècles : Zakhor.ai veut retrouver leurs noms

120 millions de Juifs en 35 siècles : Zakhor.ai veut retrouver leurs noms

Environ 120 millions de personnes seraient entrées dans le peuple juif depuis Abraham, par la naissance ou par la conversion. Quinze millions vivent aujourd’hui.
Les autres sont morts. Une nouvelle plateforme utilisant l’intelligence artificielle entreprend de retrouver leurs noms, leurs familles, leurs communautés et leurs histoires avant que les dernières traces ne disparaissent.

Il existe des chiffres qui donnent le vertige.
Celui-ci en fait partie : environ 120 millions de Juifs auraient vécu depuis Abraham jusqu’à aujourd’hui.
Ce chiffre n’est pas un recensement historique. Il s’agit d’une estimation démographique établie par Sergio DellaPergola, démographe de l’Université hébraïque de Jérusalem, dans une étude publiée dans la revue Genealogy. Son modèle reconstitue, sur environ trente-cinq siècles, les entrées dans la population juive par naissance et par conversion. L’auteur souligne lui-même les limites inhérentes à une telle reconstruction démographique. Mais l’ordre de grandeur est saisissant : environ la moitié de ces 120 millions de personnes seraient nées entre 1500 avant notre ère et 1700, tandis que l’autre moitié — près de 60 millions — serait apparue au cours des trois derniers siècles.

Aujourd’hui, environ 15 millions de Juifs sont vivants. Les autres ont disparu. Mais combien de leurs noms pouvons-nous encore retrouver ?

Zakhor.ai en a déjà nommé 505 851. Rapporté aux quelque 120 millions de Juifs estimés par DellaPergola, cela représente environ quatre personnes pour mille.

La mémoire juive commence par les noms

Ce chiffre prend une autre dimension lorsqu’on regarde la manière dont la Bible elle-même parle du peuple juif. Le deuxième livre de la Torah ne s’appelle pas « Exode » en hébreu, mais Chemot, « les Noms ». Le récit commence par une liste : « Voici les noms des fils d’Israël venus en Égypte. » Avant les plaies, avant la sortie d’Égypte, avant la mer Rouge et avant le Sinaï : les noms.

La Genèse utilise elle aussi à plusieurs reprises la formule elle toledot, « voici les engendrements ». Le premier livre des Chroniques consacre quant à lui neuf chapitres aux généalogies, depuis Adam. Pour un lecteur contemporain, ces longues listes peuvent sembler austères. Elles disent pourtant quelque chose d’essentiel : dans la tradition biblique, l’histoire du peuple passe par l’identification de ceux qui le composent.

La question du dénombrement est tout aussi révélatrice. La Torah prévoit des recensements, mais le fait de compter directement les individus est entouré de précautions. Dans l’Exode, le demi-sicle est utilisé dans le cadre du recensement afin d’éviter le dénombrement direct des personnes. Le recensement ordonné par David, relaté dans 2 Samuel 24 et 1 Chroniques 21, devient lui-même un épisode de faute et de châtiment. Les commentateurs traditionnels ont proposé plusieurs explications, notamment l’orgueil de David ou l’absence du dispositif prévu par la Torah.

La contradiction apparente est éclairante : la Bible compte, mais elle refuse de réduire l’être humain à un simple chiffre. Elle veut connaître les personnes par leur nom. Isaïe donnera à cette exigence une formulation devenue emblématique : Yad Vashem, « un mémorial et un nom ».

C’est exactement la différence entre une statistique et une mémoire. 120 millions est un chiffre. Ce sont 120 millions de personnes qui nous intéressent.

Le problème n’était pas l’intention. C’était l’échelle.

Retrouver une personne à partir d’une pierre tombale peut sembler simple. En réalité, une seule matzeva peut demander un travail considérable : photographier la stèle, lire l’hébreu souvent érodé, restituer les lettres difficiles, identifier le prénom et le nom du père, convertir une date du calendrier hébraïque, normaliser les différentes graphies d’un patronyme, rechercher d’éventuelles correspondances et distinguer un individu de ses homonymes.

Pour un lecteur formé, une pierre peut représenter vingt à quarante minutes de travail. Or le corpus actuellement documenté par Zakhor.ai comprend 456 144 sépultures. À raison de trente minutes par pierre, cela représente environ 228 000 heures de travail, soit plus de 130 années de travail à temps plein pour une seule personne.

Et cette estimation ne comprend même pas les recherches complémentaires ni les vérifications.

C’est là que l’intelligence artificielle change l’équation.

Ce que Zakhor.ai apporte réellement

Zakhor.ai utilise une chaîne d’agents d’intelligence artificielle capable d’effectuer une première passe sur les documents : transcription, conversion des dates, rapprochement onomastique, recherche de correspondances et proposition de rattachements.

La machine ne remplace pas le chercheur. Elle prépare le travail.

L’agent propose une lecture. L’humain vérifie. L’agent peut signaler une source. L’humain décide si elle est recevable. Une filiation peut être suggérée. Elle ne devient pas pour autant un fait établi.

Cette distinction est capitale. Dans un projet portant sur des centaines de milliers de personnes, une erreur ne doit pas devenir une vérité simplement parce qu’elle a été produite par une machine.

Zakhor.ai applique donc un principe essentiel : aucun fait n’entre dans le patrimoine documentaire sans validation humaine. Les informations doivent rester traçables, révisables et versionnées. Chaque fait peut porter son statut : établi, probable, transmis ou conjecturé.

L’intelligence artificielle n’invente donc pas la mémoire. Elle permet de traiter une masse documentaire que les humains n’auraient matériellement pas le temps de traiter seuls.

L’exemple de Yad Vashem

Le travail de Yad Vashem montre l’ampleur du défi. Après plusieurs décennies de recherche, l’institution a franchi le seuil de cinq millions de noms de victimes de la Shoah, soit plus de 80 % des victimes estimées, et poursuit la recherche des noms encore manquants.

Cet exemple constitue une référence essentielle : des décennies de travail, des moyens considérables et un événement historique relativement bien documenté n’ont pas suffi à retrouver tous les noms.

Zakhor.ai pose une question encore plus vaste : comment retrouver les traces des millions de Juifs qui ont vécu pendant trente-cinq siècles, sur plusieurs continents, dans des centaines de communautés dont les archives ont parfois disparu ?

Les cimetières sont une course contre le temps

La pierre s’efface. Les inscriptions deviennent illisibles. Les cimetières sont parfois abandonnés ou menacés. Les communautés qui savaient encore identifier les noms disparaissent elles aussi.

C’est pourquoi les campagnes photographiques systématiques des cimetières constituent l’un des chantiers les plus urgents.

Le catalogue développé par Zakhor.ai recense déjà 1 623 sites dans 44 pays, dont 391 disposent de sépultures identifiées nom par nom. Le corpus comprend 456 144 stèles, parmi lesquelles près de 120 000 sont reliées à une famille.

Une photographie de pierre tombale peut donc devenir le point de départ d’une recherche beaucoup plus vaste : une personne, puis une famille, puis une communauté.

Le casse-tête des homonymes

La généalogie juive présente une difficulté particulière : les mêmes prénoms et les mêmes patronymes se répètent d’une génération à l’autre et d’une communauté à l’autre. Les translittérations changent avec les langues. Les noms sont transformés lors des migrations. Un même individu peut apparaître sous plusieurs orthographes.

C’est pourquoi l’onomastique ne peut jamais suffire à établir une parenté.

Un patronyme identique ne prouve pas une filiation. Un patronyme différent ne l’exclut pas.

Le rapprochement doit donc rester probabiliste et révisable. C’est précisément pour éviter de transformer une hypothèse en certitude que Zakhor.ai conserve la possibilité de corriger et de versionner les informations.

Lorsque les archives ont disparu

Le défi est encore plus grand dans les régions où les archives communautaires ont été détruites, dispersées ou n’ont jamais existé.

Maghreb, Levant, Asie centrale, Inde, Europe centrale et orientale : dans de nombreuses régions, la pierre tombale peut constituer l’une des dernières sources sérielles encore accessibles.

Ailleurs subsistent des registres communautaires, des ketoubot, des registres de circoncision, des livres de hevra kaddisha, des listes de souscripteurs, des manuscrits, des imprimés, des photographies ou simplement des témoignages transmis au sein des familles.

La mémoire juive est dispersée en milliers de fragments.

L’enjeu est désormais de pouvoir les rapprocher.

Des fragments qui deviennent des histoires

C’est ici que Zakhor.ai prend une dimension particulièrement originale. Une famille peut arriver avec trois prénoms et retrouver plusieurs générations. Une liste de souscripteurs conservée à la fin d’un ouvrage ancien peut révéler un réseau familial ou rabbinique. Une photographie peut permettre de corriger une date. Un témoignage oral peut être relié à une personne déjà présente dans un arbre généalogique.

La plateforme construit ainsi des Grands Livres consacrés aux lignées, aux personnalités, aux communautés, aux lieux, aux œuvres et aux grandes thématiques du monde juif.

Cette semaine, 92 nouveaux Grands Livres ont été créés.

Parmi eux figurent les lignées Oppenheim, Chetboun, Magnus, Morpurgo, Alter, Herzl et Winkler ; des figures comme Marģers Vestermanis, Meir Wieseltier, Sarah Reisen, Simcha Bunim Shayevitsh, Cyril M. Kornbluth ou Joseph ben Solomon ; des communautés comme celle de Szeged, les Juifs des montagnes, les Juifs de Panama, la communauté juive de Madrid, les Juifs de Béja en Tunisie ou les Éthiopiens.

La plateforme documente également des lieux, des institutions et des œuvres, notamment la synagogue israélite de Recife, la forteresse d’Ein Hatzeva, la vieille synagogue de Przemyśl, le Conseil des Quatre Terres ou encore la Tosefta Bava Batra.

L’idée est importante : la mémoire familiale n’est pas séparée de l’histoire collective.

Treize langues, chaque nuit

Zakhor.ai ne se contente pas de conserver des documents déposés par ses utilisateurs. Sa plateforme effectue également une veille documentaire automatisée dans treize langues.

Cette semaine, 259 découvertes ont été recensées.

Parmi elles figurent la découverte d’une grotte funéraire de l’époque du Second Temple à Jérusalem-Est, un projet de relevé photogrammétrique portant sur environ 8 000 pierres tombales dans les cimetières juifs de Saxe-Anhalt et les dégradations signalées dans le cimetière juif historique de Jabalpur, en Inde.

L’intérêt de cette veille est de réunir dans un même environnement des informations qui apparaissent habituellement séparément dans des langues, des pays et des institutions différents.

Les familles détiennent encore une partie de la mémoire

Les grandes institutions ne possèdent pas tout.

Une famille peut conserver une photographie de stèle prise récemment, une lettre dans une langue devenue inconnue, une ketouba, un arbre généalogique, une vieille photographie, un carnet ou simplement un récit transmis par une grand-mère.

Ces fragments peuvent être déposés et rattachés à une histoire.

Zakhor.ai permet également d’importer un arbre généalogique au format GEDCOM, notamment depuis des logiciels et services comme Heredis, Geneanet, MyHeritage ou Gramps.

Le principe est simple : la famille reste actrice de sa propre mémoire.

Une génération à un moment unique de l’histoire

Sur les quelque 120 millions de Juifs estimés par DellaPergola depuis Abraham, environ 15 millions vivent aujourd’hui.

Nous sommes donc une infime partie de tous ceux qui nous ont précédés.

Mais notre génération occupe une position historique particulière. Elle compte encore parmi ses membres des personnes capables de raconter directement ce qu’étaient des communautés comme Salé, Vilna, Cochin, Mogador ou Czernowitz avant les grands départs. Et, simultanément, elle dispose pour la première fois d’outils capables de traiter des centaines de milliers de pierres, de documents et de témoignages à une échelle impossible auparavant.

Le dernier témoin rencontre le premier outil.

Cette fenêtre ne restera pas ouverte indéfiniment.

Les témoins disparaissent. Les pierres s’effacent. Les papiers se perdent. Les langues deviennent difficiles à lire. Les archives se dispersent.

Ce qui n’est pas transmis aujourd’hui ne deviendra pas automatiquement une archive demain.

120 millions de noms : la question est désormais posée

L’estimation de Sergio DellaPergola donne un ordre de grandeur vertigineux : environ 120 millions de personnes auraient vécu comme Juifs depuis Abraham jusqu’à notre époque, selon son modèle démographique.

Zakhor.ai pose une question différente.

Qui étaient-ils ?

Comment s’appelaient-ils ? Où vivaient-ils ? Qui étaient leurs parents ? Dans quelle synagogue priaient-ils ? Quel métier exerçaient-ils ? Où ont-ils été enterrés ? Qu’ont-ils écrit ? Qu’ont-ils transmis ?

La véritable révolution de l’intelligence artificielle n’est peut-être pas de produire plus de textes.

C’est de rendre possible la lecture et le rapprochement d’une quantité de documents que personne n’aurait eu le temps de traiter.

120 millions est une statistique. Un nom est une personne.

Et parfois, pour empêcher une histoire de disparaître, il suffit d’une photographie, d’une date, d’une lettre ou de quelques mots déposés par quelqu’un qui se souvient.

Zakhor.ai : Le Grand Livre du peuple juif

Zakhor.ai compte aujourd’hui 1 630 Grands Livres publiés, 7 390 lignées, 15 440 figures et 26 051 documents conservés.

Chaque nouveau document peut devenir le point de départ d’une histoire.

Chacun peut écrire ou enrichir un Grand Livre, témoigner sur un proche, importer son arbre généalogique ou déposer un document familial.

Une photographie sans légende. Une lettre. Un nom au dos d’une image. Une vieille pierre photographiée lors d’un voyage.

Ce qui dort dans un tiroir peut être la dernière trace d’une personne.

Et dans une histoire qui compte quelque 120 millions de vies, chaque nom retrouvé est une victoire contre l’effacement.

Zakhor. Souviens-toi.