Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 22 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

Pessah 2026 à Agadir : le séjour casher d’exception au Maroc qui affiche déjà complet… presque

Pessah 2026 à Agadir : le séjour casher d’exception au Maroc qui affiche déjà complet… presque

Chers amis,

Au fil des années, vous avez été nombreux à nous faire confiance pour organiser vos séjours inoubliables avec le Family Club et le camping Family. Que ce soit pour Pessa’h, Chavouot ou Souccot, votre fidélité et votre enthousiasme ont contribué à faire de chaque séjour un moment unique et mémorable.

Nous tenons à vous remercier chaleureusement pour votre confiance et votre soutien. Et cette année, rendez-vous au Maroc, à Agadir-Taghazout, pour Pessa’h 2026 !
Les réservations sont ouvertes, et nous avons hâte de vous retrouver pour cette nouvelle aventure.

Restez connectés pour découvrir les affiches de nos séjours passés et à venir, et encore merci pour votre fidélité !

Patrick Zic

Pessah 2026 à Agadir : le séjour casher d’exception au Maroc qui affiche déjà complet… presque

Passer Pessah 2026 à Agadir, ce n’est pas simplement changer de décor. C’est choisir une parenthèse rare, où la rigueur du casher se conjugue avec le soleil, l’espace, le confort et une atmosphère familiale haut de gamme. Du 1er au 10 avril 2026, le Familly Club installe son programme à Taghazout, à quelques minutes d’Agadir, dans un cadre sécurisé, chaleureux et entièrement privatisé.

Ici, pas d’hôtel impersonnel.
Les familles sont accueillies dans des chalets villa-lodges tout confort, pensés pour les séjours longs, avec de vrais espaces de vie, une intimité totale et un environnement naturel apaisant.

chalet pour pessah 2026 au Maroc

La pension est complète, semi-gastronomique, orchestrée par deux chefs reconnus, mêlant exigence culinaire et générosité orientale, le tout strictement kasher sous le contrôle du Beth Din de Casablanca.

Le programme religieux est structuré, sérieux et fluide : offices quotidiens, chiourim, accompagnement des fêtes et présence constante du Rav Heski Touati, dans une ambiance respectueuse, accessible et jamais pesante. Chacun vit Pessah à son rythme, sans compromis.

Mais ce séjour ne se limite pas au rituel. Mini-club, animations, soirées à thème, excursions optionnelles, spa, quad, bateau, téléphérique : tout est pensé pour que les enfants comme les adultes trouvent leur place. Le point d’orgue reste la Mimouna féerique, célébrée comme au Maroc d’antan : dromadaires, orchestre berbère, pâtisseries traditionnelles, décor grandiose.

Côté tarifs, l’offre est claire et volontairement limitée.
Jusqu’au 31 janvier 2026, le Pack Family Prestige propose un chalet tout inclus pour 2 adultes et 3 enfants (4-11 ans) à 6 000 €. Un prix maîtrisé pour un séjour de dix jours, dans un format qui n’existe tout simplement plus ailleurs. Seulement 40 chalets sont disponibles. Une fois remplis, il n’y aura pas de plan B.

Pessah 2026 au Maroc avec

Familly Club & Sibony Voyages Taghazout

Les vols sont possibles depuis Paris, Marseille ou Tel-Aviv, avec accompagnement Selectour – Sibony Voyage.

Pessah 2026 au Maroc à Agadir

Pessah 2026 au Maroc à Agadir

Les réservations sont ouvertes. Les premières disponibilités se raréfient déjà.

Pessah 2026 à Agadir n’est pas une promesse marketing. C’est une destination qui se décide maintenant.

📍 Agadir – Taghazout | du 1er au 10 avril 2026
avec le Familly Club.

🏡 Chalets villa-lodges tout confort
🍽️ Pension complète semi-gastronomique
👩‍🍳 Chefs Laura (La Table Étoilée – Marseille) & Sivan (chef pâtissière – Israël / OM)
🕍 Kasher sous le Beth Din de Casablanca
✡️ Offices quotidiens, chiourim & fêtes avec le Rav Heski Touati

👨‍👩‍👧‍👦 Mini-club & animations pour tous
🎉 Soirées à thème & Mimouna féerique (dromadaires, orchestre berbère, pâtisseries…)
🏖️ Excursions & loisirs optionnels (quad, bateau, spa, téléphérique…)

💥 OFFRE PACK FAMILY JUSQU’AU 31 JANVIER 2026
➡️ Chalet tout inclus – 2 adultes + 3 enfants (4–11 ans) : 6 000 €
⚠️ Seulement 40 chalets disponibles

✈️ Vols possibles (Paris, Marseille, Tel Aviv) avec Sibony Voyage – Selectour
📞 Infos & réservations : Patrick Zic – 06 68 54 45 55
🌐 www.famillyclub.com

👉 Places très limitées – contactez-moi rapidement pour recevoir le programme complet et les disponibilités.

 

Israël : Une opposition frontale à la formation de Palestiniens dans les hôpitaux israéliens

Israël : Une opposition frontale à la formation de Palestiniens dans les hôpitaux israéliens

Israël. Formation médicale : la présidente de la commission de la Santé refuse toute complaisance

Une opposition frontale à la formation de Palestiniens dans les hôpitaux israéliens

La présidente de la commission de la Santé de la Knesset, Limor Son Har-Melech, a déclenché une vive controverse en s’opposant publiquement à la formation d’étudiants palestiniens en médecine au sein du système hospitalier israélien. L
ors d’une réunion officielle, l’élue du parti Otzma Yehudit a tenu des propos sans ambiguïté : elle affirme ne pas pouvoir faire confiance à des médecins formés dans des institutions qu’elle qualifie de « foyers d’incitation et de négation de l’existence d’Israël ».

Les chiffres du ministère de la Santé dévoilés en commission

Selon les données présentées par le ministère de la Santé au cours du débat, quatorze étudiants palestiniens issus de l’Université Al-Quds suivent actuellement une formation clinique au Centre médical Soroka. Quatre autres sont accueillis au Centre médical Sheba, tandis qu’un étudiant est formé au Centre médical Wolfson. Ces stages s’inscrivent dans des accords académiques existants, validés par les autorités sanitaires israéliennes.

« Un choix idéologique incompatible avec la médecine israélienne »

Limor Son Har-Melech a attaqué frontalement le principe même de ces formations. Selon elle, tout étudiant ayant choisi d’étudier la médecine dans des établissements comme Al-Quds ou l’Université An-Najah, à Naplouse, s’est volontairement inscrit dans un environnement idéologique hostile à l’État d’Israël.
« Quelqu’un qui a étudié dans ces lieux s’est exclu de lui-même de la capacité à soigner les citoyens israéliens », a-t-elle déclaré.

La ligne rouge : soldats de Tsahal et enfants israéliens

Le cœur de son argumentation repose sur une question de confiance absolue. La députée affirme ne pas pouvoir accepter qu’un médecin formé dans un climat d’incitation prenne en charge un soldat de Tsahal ou soigne des enfants israéliens. « Je ne fais pas confiance à un médecin formé dans ces institutions pour opérer un soldat de l’armée israélienne ou traiter nos enfants », a-t-elle insisté, liant explicitement formation académique, environnement politique et éthique médicale.

Un débat explosif au sein du système de santé

Ces déclarations interviennent dans un contexte particulièrement tendu, alors que le système de santé israélien fait face à une pénurie chronique de médecins et dépend, dans certains hôpitaux, de coopérations complexes avec des praticiens arabes et palestiniens.

Plusieurs responsables médicaux, cités ces derniers mois dans la presse israélienne, soulignent que la formation clinique se fait sous supervision stricte et que la médecine ne peut être évaluée uniquement à l’aune de considérations politiques.

La prise de position de la présidente de la commission de la Santé marque néanmoins un durcissement clair : pour elle, certaines frontières idéologiques ne peuvent être franchies, même au nom des besoins du système hospitalier.

L'armée israélienne enregistre le plus important cycle d’incorporation de haredim à ce jour

L'armée israélienne enregistre le plus important cycle d’incorporation de haredim à ce jour

L’IDF enregistre le plus important cycle d’incorporation de haredim à ce jour

Le major-général Dado Bar Kalifa s’est adressé aux jeunes recrues : « Vous êtes les pionniers, beaucoup d’autres vous suivront. »

L’armée israélienne a marqué, lundi, la plus importante journée d’incorporation jamais enregistrée de jeunes hommes ultra-orthodoxes dans ses unités dédiées.

Au total, 537 soldats ont rejoint les rangs : 230 en tant que combattants et 307 en appui au combat, occupant une grande variété de fonctions, selon un communiqué de l’unité du porte-parole de l’IDF.

Le processus d’incorporation du cycle décembre-janvier s’achèvera dans les prochains jours, précise l’armée.

Un discours empreint de symbolisme

Le chef de la direction des ressources humaines de l’IDF, le major-général Dado Bar Kalifa, s’est adressé aux nouvelles recrues à la base d’incorporation de Tel Hashomer, à Ramat Gan. Il a évoqué la portée de leur engagement dans le contexte sécuritaire actuel.

« Il y a trente ans, j’étais moi-même assis sur cette même chaise, avec la même appréhension qui vous accompagne au seuil de ce nouveau chapitre de votre vie », a-t-il déclaré, selon les termes rapportés par l’armée.

« Vous êtes sur le point d’accomplir des actes nobles pour la sécurité du peuple d’Israël et de l’État. Nous avons une occasion de changer et de réparer, mais sur un point nous resterons inflexibles : permettre à chacun d’accomplir son devoir de défense de l’État tout en préservant intégralement son monde de Torah. L’exigence opérationnelle nous impose de renforcer les effectifs – vous êtes les pionniers, et beaucoup d’autres vous suivront », a ajouté l’officier.

Une politique d’intégration en expansion

L’armée poursuit activement l’élargissement de l’incorporation des haredim. Elle développe les filières existantes, crée de nouveaux dispositifs dédiés, organise des conférences d’information et adapte les conditions d’entraînement et de service.

« Les nouvelles recrues ont été affectées à diverses unités qui permettent un service significatif tout en respectant pleinement leur mode de vie », souligne l’IDF.

Un dossier politique explosif

Le recrutement des ultra-orthodoxes constitue depuis des décennies l’un des sujets les plus clivants de la vie politique israélienne. La loi impose le service militaire aux hommes et aux femmes, mais la communauté haredie bénéficie, depuis la création de l’État, d’une exemption de fait initialement présentée comme temporaire et devenue un statu quo.

En 2017, la Cour suprême a rendu une décision historique jugeant cette exemption illégale et contraire au principe d’égalité.

Depuis lors, l’adoption d’une nouvelle loi sur la conscription est en suspens. Les partis haredim menacent régulièrement de faire tomber la coalition si le texte ne pérennise pas l’exemption.

Qui est le juge juif orthodoxe présidant le procès de Maduro âgé de 92 ans ?

Qui est le juge juif orthodoxe présidant le procès de Maduro ?

Qui est le juge juif orthodoxe présidant le procès de Maduro ?

JNS dans la salle d'audience

Dans une salle d'audience fédérale bondée du Lower Manhattan, aux murs lambrissés de bois sombre, la voix du juge Alvin Hellerstein a tranché le silence en s'adressant à l'homme de haute taille vêtu d'une tenue de prisonnier orange.

« Êtes-vous Nicolás Maduro ? », a demandé le magistrat de 92 ans, juge au tribunal fédéral du district sud de New York.

« Je suis le président de la République du Venezuela », a répondu Maduro. « Je suis ici kidnappé. J'ai été capturé à mon domicile à Caracas. »

Avant qu'il ne poursuive, Hellerstein l'a interrompu : « Il y aura un moment et un lieu pour tout cela. Pour l'instant, je veux seulement savoir une chose : êtes-vous Nicolás Maduro Moros ? »

« Je suis Nicolás Maduro Moros », a déclaré le dictateur vénézuélien.

JNS était présent dans la salle alors que Hellerstein procédait à la mise en accusation, énonçant les charges retenues contre Maduro et son épouse, Cilia Flores, telles que formulées dans l'acte d'accusation fédéral.

Maduro est inculpé pour complot de narco-terrorisme ; complot d'importation de cocaïne ; possession d'armes automatiques et de dispositifs destructeurs en lien avec le trafic de drogue ; et complot en vue de posséder de telles armes.

Tout au long de l'audience, Maduro est resté calme, prenant des notes. Son épouse, ancienne première dame du Venezuela, assise à ses côtés, semblait plus tendue.

« Je suis ici pour assurer un procès équitable », a déclaré Hellerstein. « Telle est mon intention. »

« Rendre justice à tous »

Nommé au siège judiciaire par le président Bill Clinton en 1998, Hellerstein, juif orthodoxe, a pris le statut de juge senior en 2011.

Alan Dershowitz, professeur émérite de droit à l'université Harvard, a confié à JNS connaître Hellerstein depuis cinquante ans, « bien avant qu'il ne devienne juge ».

« C'est un grand juge, équitable et équilibré. C'est aussi un excellent joueur de tennis, même à la fin de sa quatre-vingtaine et au début de sa nonantaine, et un véritable mensch », a-t-il déclaré. « Il est profondément attaché au judaïsme et un juriste aux principes solides. »

« Il comprend deux principes bibliques. D'abord, “Tzedek, tzedek tirdof” : tu dois toujours poursuivre la justice. Ensuite, “Lo takir panim” : ne fais pas acception de personnes. » (Les deux citations proviennent du Deutéronome 16.)

« Le rôle du juge est de rendre justice à tous. Si j'étais Maduro, je serais ravi que Hellerstein ait été désigné pour me juger », a ajouté Dershowitz.

Gerard Filitti, conseiller principal au Lawfare Project, a indiqué à JNS que Hellerstein est reconnu pour son style judiciaire impartial.

« Le juge Hellerstein dirige une salle d'audience méthodique et disciplinée. Il est connu pour des décisions claires dans des affaires majeures, y compris des dossiers très médiatisés », a-t-il expliqué. « Il évite les effets de manche ou les démonstrations politiques, se concentrant sur l'application rigoureuse du droit et des procédures. »

La comparution de Maduro devant un juge juif orthodoxe revêt une signification particulière, Maduro ayant tenu par le passé des discours antisémites, selon Filitti.

« Les tribunaux fonctionnent sur le droit et les faits, non sur la foi des juges », a-t-il précisé. « Il sera intéressant d'observer la réaction de Maduro – qui a autrefois recours à des tropes antisémites classiques en accusant le “sionisme international” des difficultés causées par son propre régime – face à un juge juif orthodoxe. »

Maduro n'invoquera toutefois probablement pas la haine antisémite dans la salle d'audience, d'après Filitti.

« La structure d'un tribunal laisse peu de place à des discours politiques ou antisémites, les règles procédurales et probatoires interdisant les allégations générales de persécution politique, les diatribes contre le sionisme ou toute déclaration sans lien avec les éléments des infractions ou les défenses admissibles », a-t-il noté.

« Maduro dépendant probablement d'un interprète, il pourrait être tenté de commentaires improvisés. Ceux-ci seraient toutefois jugés irrelevants et frappés, avec risque de sanctions pour Maduro », a-t-il conclu.

L'armée israélienne prête à une offensive massive contre le Hezbollah au Liban

Tsahal prête à une offensive massive contre le Hezbollah au Liban

Tsahal attend la décision politique : l’armée est prête à une opération contre le Hezbollah

Dans l’appareil sécuritaire israélien, on affirme que les préparatifs pour une offensive contre le Hezbollah sont achevés. Plusieurs plans opérationnels ont été présentés au niveau politique, allant d’une pression militaire ciblée à des actions d’ampleur. L’objectif : affaiblir le Hezbollah afin de permettre au gouvernement libanais de le désarmer et d’avancer vers un arrangement politique.

Israël doute de l’engagement réel du gouvernement libanais à désarmer le Hezbollah. Tsahal se prépare à divers scénarios. L’armée attend pour l’instant la décision politique concernant une action contre le Hezbollah au Liban, tout en soulignant que ses forces sont prêtes à des opérations de grande envergure.
L’affaiblissement du Hezbollah est perçu comme une condition préalable au désarmement par Beyrouth et à un règlement diplomatique.

Les préparatifs à Tsahal

L’armée israélienne met l’accent sur l’achèvement de ses préparatifs, tant défensifs qu’offensifs. Plusieurs plans opérationnels, de portée variable – de l’intensification d’une pression ciblée à des manœuvres plus larges –, ont été soumis au niveau politique. La décision finale sur le schéma retenu reviendra au cabinet de sécurité, influencée par des considérations opérationnelles, diplomatiques et par la coordination avec les États-Unis.

À Jérusalem, on doute de l’engagement du gouvernement libanais

Israël estime que le gouvernement libanais n’avance pas concrètement dans le désarmement du Hezbollah, malgré des déclarations publiques. Tsahal considère le gouvernement libanais et le Hezbollah comme des entités interdépendantes, et juge qu’un changement réel de la situation sécuritaire au nord nécessitera de briser cette équation. Face à l’absence de progrès, l’armée se prépare également à un scénario offensif plus large, si la voie diplomatique échoue.

Considérations de calendrier et coordination avec Washington

La synchronisation avec les États-Unis constitue un facteur clé dans l’évaluation du timing d’une éventuelle opération. Des sources sécuritaires soulignent que le comportement final du Hezbollah et du gouvernement libanais sera déterminant pour décider si et quand agir. Le message transmis depuis Jérusalem est clair : Israël est sérieux dans ses intentions et ne se contentera pas de déclarations sans modification tangible sur le terrain.

En toile de fond : alertes au Liban et préparatifs du Hezbollah

Les préparatifs israéliens s’inscrivent dans un contexte de craintes croissantes au Liban d’une reprise des hostilités, accompagnées d’avertissements diplomatiques contre une « nouvelle phase d’escalade ».
Parallèlement, des rapports font état de préparatifs discrets du Hezbollah, avec un redéploiement de forces, dans l’hypothèse d’un affrontement imminent avec Israël.
L’appareil sécuritaire israélien suit ces évolutions de près, les intégrant dans l’ensemble des paramètres précédant la décision politique

Un jeune religieux de 14 ans écrasé à mort par un chauffeur de bus arabe à Jérusalem

Jérusalem : Un jeune religieux de14 ans tué par un chauffeur de bus écrasé par un chauffeur arabe

Un adolescent de 14 ans tué par un bus lors d’une manifestation ultra-orthodoxe à Jérusalem

Un jeune garçon a été écrasé à mort et trois personnes légèrement blessées mardi soir lors d’une manifestation d’ultra-orthodoxes contre la conscription militaire dans les rues de Jérusalem.

La victime identifiée : Yosef Ayzental, élève de yeshiva

La victime mortelle de l’incident est Yosef Ayzental, âgé de 14 ans, élève de la yeshiva Ohel Torah. Des témoins oculaires présents sur place sont convaincus qu’il s’agit d’un attentat terroriste. La police a toutefois précisé qu’aucun soupçon de motif nationaliste n’est retenu à ce stade.

Selon les témoignages, le conducteur du bus a roulé de manière incontrôlée, percutant de nombreux manifestants. « Il a simplement projeté en l’air des dizaines de jeunes », a rapporté l’un d’eux. Le chauffeur, employé de la ligne 64 de la compagnie Extra à destination du quartier de Ramot, a été interpellé après environ 500 mètres de fuite.

Les récits glaçants des témoins

Yaakov Zimberg, présent sur les lieux, a décrit la scène : « Le bus est arrivé, les jeunes l’ont bloqué. Le conducteur a appelé à l’aide – sa voix semblait arabe. Ils ont touché les essuie-glaces, l’ont bloqué et frappé sur le pare-brise. Soudain, il a accéléré à fond. »

Un autre témoin, Doubi Cohen, a ajouté : « Il y avait une foule de jeunes devant lui. Il les a balayés. J’ai vu de mes propres yeux deux garçons traînés sous les roues. »

Moshe Ben Tovim a raconté : « Un autre jeune s’est accroché au bus avant de tomber – il s’en est sorti indemne. Mais le conducteur a continué à pleine vitesse, un autre s’est retrouvé coincé sous les roues. Ce n’est pas un accident, c’est un attentat pur et simple. Un miracle qu’il n’y ait pas eu plus de victimes. »

Un témoin ayant aidé à l’arrestation a expliqué : « J’ai bloqué le bus avec mon scooter. Les policiers sont montés à bord, nous avons lutté avec le chauffeur qui a levé les mains sur nous. »

Un autre a rapporté : « Ils ont craché sur le conducteur, il n’avait plus d’issue. Il a foncé dans la foule ultra-orthodoxe. J’ai été projeté sur le côté, trois personnes étaient sous le bus. »

L’incident s’est produit vers 21 heures dans les rues Shamgar et Ohel Yehoshua. Le jeune garçon est resté coincé sous le véhicule pendant plusieurs centaines de mètres. Les équipes de secours ont prononcé son décès sur place. Trois blessés légers ont été évacués vers les hôpitaux de la capitale.

Le conducteur a affirmé aux policiers qu’il tentait de fuir après avoir été bloqué par les manifestants. Le propriétaire et le directeur de la compagnie Extra ont été convoqués pour audition au ministère des Transports.

Réactions politiques : « Le sang des ultra-orthodoxes n’est pas permis »

Le président de l’État, Isaac Herzog, a réagi avec émotion : « Nous avons vécu une soirée triste et douloureuse – la perte d’un jeune ultra-orthodoxe et des blessés graves, modérés et légers. La violence franchit une ligne rouge des plus graves et dangereuses. Cette soirée douloureuse doit nous servir d’alerte à tous, et particulièrement aux acteurs impliqués : il est temps de faire preuve de responsabilité, de baisser le ton et d’œuvrer à prévenir la prochaine catastrophe avant qu’il ne soit trop tard. »

Le parti Shas a condamné l’acte dans un communiqué : « Nous sommes choqués jusqu’au plus profond de l’âme par cet écrasement gravissime à Jérusalem, où un jeune ultra-orthodoxe a été tué lors d’une manifestation. Les images terrifiantes du bus roulant sauvagement dans la foule, traînant un garçon sur des dizaines de mètres, sont horrifiantes. Nous exigeons une enquête immédiate, approfondie et sans compromis, ainsi que l’application pleine et entière de la loi contre le responsable. Le sang des ultra-orthodoxes n’est pas permis. »

Le président de Yahadout HaTorah, le député Yitzhak Goldknopf, a déclaré : « J’ai reçu avec effroi les rapports sur cet événement terrible à Jérusalem, où des manifestants ont été écrasés, dont un adolescent qui a perdu la vie. Mon cœur va à sa famille en ces heures difficiles, et j’adresse mes vœux de prompt rétablissement aux autres blessés. J’appelle la police israélienne et les forces de l’ordre à appliquer la loi avec la plus grande sévérité contre le conducteur, et à explorer toutes les pistes d’enquête pour que justice soit rendue. On ne peut passer à l’ordre du jour après une perte de contrôle ayant coûté des vies humaines. »

Tentative de trafic de GBL interceptée à l’aéroport de Tel-Aviv

Tentative de trafic de GBL interceptée à l’aéroport de Tel-Aviv

Tentative de trafic de GBL interceptée à l’aéroport de Tel-Aviv

Les autorités douanières israéliennes ont stoppé une importante tentative d’importation illégale de GBL — un précurseur chimique du GHB, souvent considéré comme un « date-rape drug » ou « liquid ecstasy » dans le milieu des drogues) en raison de son usage détourné lors d’agressions sexuelles — sur le territoire israélien. 

Dans une opération coordonnée entre l’unité spéciale d’enquête 747 du district de l’aéroport Ben Gourion et les services des douanes, plus d’un litre de GBL a été découvert dans deux colis importés depuis la Chine via des services de messagerie aérienne. Cette quantité, selon les enquêteurs, dépasse largement le seuil considéré comme « commercial » et correspond à des centaines de doses susceptibles d’être transformées en GHB à des fins de distribution ou de consommation. 

Contrôle ciblé sur les envois aériens

L’intervention a débuté lorsqu’un filtrage accru des envois aériens a permis d’isoler deux colis jugés suspects. Une inspection méticuleuse a révélé la présence d’un liquide identifié comme GBL — substance chimique qui, ingérée, se convertit rapidement en GHB dans l’organisme et agit comme dépresseur du système nerveux central, provoquant euphorie, diminution des inhibitions et, à des doses plus élevées, perte de conscience et coma. 

Les autorités israéliennes classent le GBL comme substance contrôlée depuis 2007, en raison de son potentiel d’abus et des risques associés à son ingestion ou à sa transformation en drogue psychoactive. 

Arrestation en flagrant délit

Sur la base de ces révélations, les enquêteurs ont orchestré une opération de « livraison contrôlée ». Se faisant passer pour des coursiers, les agents ont fixé un rendez-vous avec le destinataire des colis dans le centre du pays. Lors de la remise des paquets, l’homme — un résident de Yavne dans la vingtaine — a été immédiatement interpellé. 

L’individu a été conduit pour interrogatoire au bureau de la police à l’aéroport de Ben Gourion, et l’ensemble des éléments saisis — colis, contenus et autres preuves matérielles — ont été transférés aux laboratoires de criminalistique de la police israélienne pour des analyses médico-légales approfondies. 

Perspectives judiciaires

Ce matin, le suspect a comparu devant le tribunal de première instance de Rishon LeZion. Le procureur a requis la prolongation de sa détention au-delà de la garde à vue, en attendant l’avancée de l’enquête. La nature et la gravité des accusations restent liées à l’importation illégale et à la possession de substance contrôlée en grande quantité, susceptible de constituer un chef d’accusation de trafic. 

Selon la police, cette opération s’ajoute à une série de saisies ciblant l’importation de drogues à l’aéroport, dans le but de perturber les chaînes d’approvisionnement de substances illicites, qu’il s’agisse de stimulants, de dépresseurs ou d’agents utilisés dans des contextes festifs ou criminels. 

Notes sur le GBL : le gamma-butyrolactone (GBL) est un composé chimique industriel utilisé comme solvant dans plusieurs applications. Lorsqu’il est ingéré par l’humain, il est rapidement métabolisé en gamma-hydroxybutyrate (GHB), une substance psychoactive qui peut provoquer une forte dépression du système nerveux central, perte de conscience, voire coma et décès dans les cas de surdosage. Son usage récréatif est associé à des risques élevés et il fait l’objet d’un contrôle strict dans de nombreux pays, y compris en Israël. 

Tourisme israélien : relance après la crise, le cap ambitieux fixé par le gouvernement

Tourisme israélien : relance après la crise, le cap ambitieux fixé par le gouvernement

Tourisme israélien : relance après la crise, cap ambitieux fixé par le gouvernement

Un secteur stratégique confronté à une reprise lente mais réelle

Après des années marquées par l’instabilité sécuritaire et les conséquences économiques de la guerre, le tourisme en Israël tente un retour progressif. Lors de la conférence annuelle de l’Association des Hôtels d’Israël à Tel-Aviv, le ministre du Tourisme Haim Katz a fixé un objectif clair : atteindre à nouveau 7 millions de visiteurs internationaux par an. Une ambition qui vise à renouer avec les niveaux les plus élevés du secteur avant les événements tragiques de 2023. 

Ce seuil, déjà fixé dans des plans antérieurs avant 2025, représente une étape cruciale pour restaurer un pilier essentiel de l’économie israélienne. 

1,3 million de visiteurs en 2025 : reprise mais toujours loin des records

Les données officielles publiées par le ministère du Tourisme israélien confirment que l’année 2025 se termine avec environ 1,3 million de touristes internationaux accueillis. Même si ce chiffre marque une progression significative par rapport à l’année précédente, il reste très inférieur au pic historique d’environ 4,5 millions de visiteurs en 2019. 

Cette reprise est d’autant plus notable qu’elle survient dans un contexte de restrictions encore perceptibles et d’une image internationale affectée par des périodes de conflit et de conseils aux voyageurs émis par plusieurs pays. 

Origines des visiteurs et profil des touristes

Parmi les touristes qui ont visité Israël en 2025 :

  • États-Unis : environ 400 000 visiteurs

  • France : près de 159 000 arrivées

  • Royaume-Uni : environ 95 000 visiteurs

Ces trois marchés représentent plus de la moitié des flux touristiques entrants. Viennent ensuite la Russie, l’Allemagne, l’Ukraine, le Canada et la Roumanie. 

Une enquête interne au ministère souligne également une évolution du profil des visiteurs : environ 51 % se déclarent juifs, tandis que la part des pèlerins chrétiens atteint 9 % des arrivées. La dépense moyenne par touriste indépendant s’établit à 1 622 dollars (hors vols), avec une durée moyenne de séjour de 9,3 nuits. 

Motivation du voyage : familial, professionnel, religieux

Les destinations touristiques en Israël continuent d’attirer pour des raisons variées :

  • Visites familiales ou amicales : 45 %

  • Voyages d’affaires : 12 %

  • Vacances : 14 %

Ces chiffres reflètent une demande qui n’est pas uniquement touristique classique, mais profondément liée aux réseaux de diaspora et à des motifs personnels ou professionnels. 

Renforcement du tourisme intérieur et soutien aux professionnels

Dans son intervention, Haim Katz a souligné l’importance du marché intérieur pour soutenir l’industrie en attendant une reprise plus forte du tourisme international. Il a annoncé des mesures ciblées pour stimuler la demande locale et soutenir les hôtels, souvent fragilisés par plusieurs années de crise. 

Parallèlement, le ministère prévoit des investissements massifs dans la promotion internationale, avec des campagnes de marketing et une collaboration renforcée entre l’État et l’hôtellerie pour restaurer la confiance des touristes étrangers. 

Perspectives économiques et défis à relever

Le tourisme représente un levier économique majeur pour Israël. Avant 2023, ce secteur attirait des millions de visiteurs par an et alimentait une chaîne d’emplois dans l’hôtellerie, la restauration, les transports et les services culturels. La chute des arrivées après les attaques d’octobre 2023 a mis à nu la vulnérabilité du secteur face aux crises géopolitiques. 

La trajectoire de reprise avancée pour 2026 s’appuie sur trois axes :

  • Expansion des vols internationaux et connectivité aérienne

  • Renforcement de l’offre touristique et de l’accueil

  • Campagnes de promotion ciblées sur les principaux marchés émetteurs

Le ministre Katz et les professionnels estiment que ces efforts conjoints pourraient permettre d’atteindre une croissance significative dans les prochaines années, même si la barre des 7 millions de visiteurs reste un défi majeur à relever. 

 

Mer Morte : deux nouvelles plages annoncées, dont un site réservé au public haredi

Mer Morte : deux nouvelles plages annoncées, dont un site réservé au public haredi

Mer Morte : deux nouvelles plages annoncées, dont un site réservé au public haredi

Le gouvernement israélien a acté la création de deux nouvelles plages sur les rives de la mer Morte, un projet à la fois touristique, social et politique, révélateur des équilibres complexes qui traversent la société israélienne. L’annonce a été faite lors d’une visite officielle du directeur général du ministère de l’Intérieur israélien, Israel Ozen, au conseil régional de Megilot, aux côtés de son président Aryeh Cohen.

Dans une région stratégique, marquée par un développement touristique intensif et par les défis environnementaux majeurs de la mer Morte, les autorités entendent répondre à une demande croissante d’infrastructures balnéaires tout en tenant compte des spécificités culturelles de certaines populations.

Une plage spécifiquement aménagée pour le public haredi

L’un des deux sites annoncés sera réservé au public haredi, la communauté juive ultra-orthodoxe, dont les pratiques religieuses imposent une stricte séparation entre hommes et femmes dans les espaces de baignade. Concrètement, cette plage fonctionnera selon des horaires ou des zones distinctes, afin de permettre à ce public d’accéder à la mer Morte sans transgresser ses règles de pudeur.

Ce choix, assumé par le ministère de l’Intérieur, n’est pas une première en Israël. Des plages séparées existent déjà dans plusieurs régions du pays, notamment autour du lac de Tibériade ou sur certaines portions du littoral méditerranéen. Mais l’officialisation d’un site dédié sur un lieu aussi emblématique que la mer Morte confère à cette décision une portée symbolique particulière.

Pour les autorités locales, il s’agit avant tout de répondre à une réalité démographique : le public haredi fréquente massivement la mer Morte, notamment pour ses vertus thérapeutiques, et se heurte régulièrement au manque d’infrastructures compatibles avec son mode de vie. La nouvelle plage vise donc à réduire les tensions et à éviter des frictions récurrentes avec les autres usagers.

Une seconde plage ouverte à l’ensemble du public

En parallèle, le projet prévoit la création d’une plage entièrement ouverte à tous, sans restriction liée au mode de vie ou à la pratique religieuse. Ce second site s’inscrit dans la continuité de l’offre touristique classique de la mer Morte, destinée aussi bien aux Israéliens qu’aux visiteurs étrangers.

Le ministère insiste sur ce point : il ne s’agit pas de privatiser l’espace public, mais de diversifier l’offre afin de permettre une cohabitation plus fluide entre des publics aux attentes parfois incompatibles. Cette logique de séparation fonctionnelle, déjà appliquée dans d’autres domaines de la vie publique israélienne, est présentée comme un compromis pragmatique plutôt que comme un recul des principes de mixité.

Un projet inscrit dans une stratégie d’aménagement plus large

Au-delà de la question des plages, les responsables ont souligné que cette initiative s’intègre dans un plan global de développement de la région de la mer Morte. L’objectif est de moderniser les infrastructures existantes, d’améliorer les accès, de renforcer la sécurité des baigneurs et de mieux encadrer la fréquentation d’un site naturel fragile.

La mer Morte, située à plus de 430 mètres sous le niveau de la mer, reste l’un des joyaux naturels les plus singuliers au monde. Mais son recul dramatique, dû à des décennies de surexploitation des ressources hydrauliques, impose une gestion de plus en plus fine de ses rives. Chaque nouveau projet d’aménagement s’inscrit donc sous le regard attentif des autorités environnementales et des acteurs du tourisme.

Un choix révélateur des tensions israéliennes

Derrière cette annonce technique se dessine une question plus large : comment organiser l’espace public dans une société profondément hétérogène ? La création d’une plage réservée au public haredi ne manquera pas de susciter critiques et débats, notamment de la part de ceux qui y voient une normalisation accrue de la séparation religieuse dans des lieux financés par des fonds publics.

Les autorités, elles, défendent une approche utilitariste. À leurs yeux, mieux vaut des espaces clairement définis que des conflits permanents sur le terrain. À la mer Morte, lieu de détente mais aussi de tensions symboliques, ce choix illustre une fois de plus la manière dont Israël tente d’arbitrer entre modernité, traditions religieuses et gestion pragmatique du vivre-ensemble.

Israël sans abri : un tiers de la population exposée aux missiles, l’État pris en défaut

Israël sans abri : un tiers de la population exposée aux missiles, l’État pris en défaut

Un tiers des Israéliens encore sans protection anti-missiles, révèle le rapport du contrôleur d’État

Un rapport officiel du contrôleur d’État israélien, Matanyahu Englman, met en lumière une réalité alarmante : malgré les leçons des attaques du 7 octobre 2023 et la mobilisation de moyens considérables depuis, près d’un tiers des citoyens israéliens n’a toujours pas accès à un abri anti-missiles conforme aux standards requis en cas d’hostilités. 

Des données qui interrogent : l’état du bouclier civil en 2025

Le rapport publié début 2025 indique que 3,2 millions de résidents, soit 33,6 % de la population, ne disposent d’aucune protection efficace contre les tirs de roquettes ou de missiles. Cela inclut 42 575 personnes vivant à une distance critique de 7 à 20 km de la bande de Gaza, une zone régulièrement ciblée lors des escalades de tensions. 

Parmi les abris publics existants, près de 12 % ne sont pas habitables en conditions d’urgence, ce qui compromet gravement la capacité de la population à se mettre à l’abri lors d’alertes. 

Éducation : des enfants exposés au danger

Le rapport révèle que les établissements scolaires sont particulièrement mal préparés. En mars 2024, 25 % des écoles n’avaient pas de protection anti-missiles adéquate, laissant plus de 466 000 élèves quotidiennement sans abri conforme pendant les cours. 

Le contrôleur d’État souligne que dans plus de 10 900 classes de maternelle (51 %) et près de 2 550 crèches (46 %), il n’existait aucune protection certifiée. Cette lacune structurelle persiste malgré des années de recommandations et d’investissements partiels. 

Failles de la planification : une stratégie qui n’a pas tenu ses promesses

Selon Englman, les autorités responsables — notamment le Commandement de la défense passive — ont gelé le déploiement du plan national de protection des citoyens (TamiR) après 2018, sans le remplacer par une alternative structurée. Les municipalités ont été laissées à gérer elles-mêmes l’adaptation du bouclier civil, souvent sans coordination ni ressources suffisantes. 

Les données budgétaires sont tout aussi préoccupantes : sur un budget total initial de 3 milliards de shekels prévu pour 2019-2024, seulement 52 % ont été dépensés à la fin de 2024. 

Inégalités criantes : une protection inégale selon les communautés

Le rapport dévoile une disparité nette entre les secteurs démographiques. Environ 0,3 % seulement des abris publics du pays se trouvent dans des localités arabes, et certains ne sont même pas utilisables. Cette distribution inégale suscite des critiques quant au traitement des différentes communautés dans les politiques de défense civile. 

Hôpitaux : une vulnérabilité stratégique

Les établissements de santé — essentiels en cas de crise — affichent eux aussi des déficits majeurs. À la suite d’une attaque iranienne contre le centre hospitalier Soroka à Be’er Sheva en juin (sans pertes humaines mais avec interruption de services), le rapport note que les installations critiques restent très partiellement protégées. 

Selon les données examinées, des sections vitales des hôpitaux, comme les services de radiologie, les unités de soins intensifs, salles d’opération ou appareils de dialyse, présentent des taux de protection très insuffisants, voire inexistants dans certains cas. 

Un appel à une révision stratégique urgente

Englman ne se contente pas de souligner les lacunes techniques ou structurelles : il demande une stratégie nationale pluriannuelle, intégrant une planification cohérente entre le ministère de la Santé, le Commandement de la défense passive et les autorités locales. Sans une vision concertée, affirme-t-il, Israël restera vulnérable aux conflits prolongés et à l’usage croissant de roquettes et drones armés par ses ennemis. 

Contexte et enjeux stratégiques

Ce rapport intervient dans un contexte de menaces persistantes, notamment des tirs réguliers depuis Gaza, mais aussi des capacités de longue portée associées à l’Iran et à ses alliés régionaux. La montée en puissance des projectiles et des moyens de dissuasion adverses accentue l’urgence d’une protection civile efficace — qui reste, à ce stade, largement inachevée. (Contexte tiré d’analyses générales sur les pressions sécuritaires régionales)