Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 22 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

Juifs contre Israël : les deux visages de l'hypocrisie démocrate à New York

Juifs contre Israël : les deux visages de l'hypocrisie démocrate à New York

Juifs contre Israël : les deux visages de l'hypocrisie démocrate à New York

Le « sioniste » qui finance l'ennemi

Brad Lander se définit lui-même comme un « sioniste progressiste ». Il soutient officiellement le droit à l'existence d'Israël. Il rejette le BDS. Beau CV.
Sauf que dans les faits, cet élu juif de 57 ans est l'un des alliés les plus précieux du maire de New York Zohran Mamdani et l'un des critiques les plus féroces de l'État hébreu dans tout le paysage politique américain.

Lander a qualifié la guerre à Gaza de « génocide ». Il a exigé que l'aide militaire américaine soit conditionnée au « respect du droit international ». Il a déclaré que les contribuables américains ne devraient pas financer même le Dôme de Fer système purement défensif  qu'Israël devrait, selon lui, payer seul. Dimanche, il brillait par son absence au défilé annuel de soutien à Israël à New York, aux côtés de Mamdani, dénonçant la présence du ministre des Finances Bezalel Smotrich, qu'il a traité de « criminel de guerre ».

Ce profil explosif fait de sa candidature au Congrès dans le 10e district de New Yorkoù il affronte le représentant sortant pro-israélien Dan Goldman l'une des primaires les plus scrutées du pays. Goldman, lui, marchait en tête du défilé dominical. Le symbole était on ne peut plus clair.

Le petit-fils de Kennedy et ses deux visages

À quelques stations de métro de là, dans le très chic 12e district de Manhattan, un autre Juif fait parler de lui pour des raisons tout aussi révélatrices : Jack Schlossberg, petit-fils du président John Kennedy. Il a le nom, le charme, les réseaux sociaux et le double discours.

Sur Instagram et TikTok, où il est massivement suivi, Schlossberg se positionne en voix la plus hostile à Israël de toute la course. Il proclame haut et fort qu'il refuse tout argent de l'AIPAC. Il réclame l'arrêt des livraisons d'armes offensives. Il attaque ses rivaux pour leur soutien « inconditionnel » à Tel-Aviv.

Sauf que derrière les caméras, il chante une tout autre chanson. Une enquête de Politico l'a pris la main dans le sac : lors de discussions privées dans un club new-yorkais très fermé, Schlossberg a tenu un discours radicalement opposé ton chaleureux envers Israël, soutien assumé aux armements offensifs.
Confronté à la révélation, il a sorti la pirouette classique : il soutient l'autodéfense d'Israël et le Dôme de Fer, mais pas les armes offensives. La nuance est mince. Très mince pour quelqu'un qui se présente en public comme le candidat le plus critique envers Israël de tout son district.

La fracture qui ne se referme plus

Ces deux hommes, au fond, racontent la même histoire : celle d'un Parti démocrate écartelé entre deux électorats désormais irréconciliables. D'un côté, une base jeune, progressiste, pro-palestinienne, qui sanctionne sans pitié quiconque flirte avec l'AIPAC. De l'autre, des donateurs et électeurs juifs plus âgés et fortunés, dont les chèques font tourner les campagnes et dont les votes pèsent encore lourd dans les districts new-yorkais.

Lander choisit le premier camp en assumant au moins publiquement  sa rupture avec Israël. Schlossberg, lui, veut les deux à la fois et se retrouve pris en flagrant délit de double jeu. Deux stratégies différentes, même fracture de fond.

Ce grand écart n'est pas une invention de 2026. Mais jusqu'à très récemment, les candidats démocrates n'avaient tout simplement pas à s'en préoccuper : le soutien à Israël allait de soi, le consensus bipartisan tenait, et personne ne demandait à choisir. Ce temps-là est bel et bien révolu. Et deux Juifs new-yorkais l'un qui assume, l'autre qui calcule en sont aujourd'hui la démonstration la plus criante.

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Ces Israéliennes écrivent le code qui sauve des vies et guide des satellites dans l'espace -vidéo-

Ces Israéliennes écrivent le code qui sauve des vies et guide des satellites dans l'espace -vidéo-

Elles écrivent le code qui sauve des vies et guide des satellites dans l'espace

Des ingénieures au cœur de l'industrie de défense israélienne

L'avenir sécuritaire et technologique d'Israël se construit loin des champs de bataille, dans des laboratoires de développement où s'élaborent, ligne de code après ligne de code, les systèmes qui protègent le pays.
Des menaces toujours renouvelées, des cyberattaques, des armements de plus en plus sophistiqués chaque nouveau défi exige une réponse technologique à la hauteur.
Au cœur de cette réalité, l'Industrie aérospatiale israélienne (IAI) fait appel aux meilleurs cerveaux du pays. Parmi eux, des femmes. Des ingénieures, des cheffes de projet, des technicienne — dont chacune joue un rôle critique dans des programmes qui engagent directement la sécurité nationale. Naama et Bat-Chen en font partie. Elles ont accepté d'ouvrir une fenêtre sur leur quotidien.

"Le code que j'écris monte à bord de l'avion et protège le pilote"

Naama est ingénieure et responsable logicielle à l'IAI depuis douze ans. Elle a débuté dans les télécommunications avant de se spécialiser en avionique les systèmes embarqués des avions et hélicoptères de combat.
Son choix de carrière ? Une quête de sens autant que de créativité. «J'ai choisi l'ingénierie parce que je cherchais un équilibre entre créativité et imagination. Pour moi, l'ingénierie, c'est prendre une idée dans sa tête et la transformer en quelque chose de concret, qui fonctionne», explique-t-elle.

Ce qui la tient, douze ans après ses débuts, c'est précisément cette conscience que son travail ne reste pas dans un laboratoire. «La certitude qui me remplit, au fond, c'est que ce que je fais quitte les murs de l'entreprise. Le code que j'écris et les tests que j'effectue montent dans l'avion. Ils protègent le pilote dans l'accomplissement de sa mission, et nous protègent, à l'arrière, face aux menaces», dit-elle.

La nature classifiée des projets impose une discrétion de façade. Les moments de fierté se vivent à mi-voix, entre collègues. «Quand j'entends parler d'une mission réussie, je souris intérieurement en sachant que j'y ai contribué. C'est une fierté immense, un sentiment d'accomplissement profond.»

La guerre comme épreuve et comme ciment

L'opération «Rugissement du lion» n'a pas épargné l'équilibre personnel de Naama. Des enfants en bas âge à la maison, la peur, l'incertitude mais aussi une solidité nouvelle dans le lien avec l'organisation. «Avec toute la complexité les petits enfants à la maison, la peur, l'inconnu j'ai réussi à manœuvrer», dit-elle. Le milieu de travail lui a servi d'ancrage. «Le travail est vraiment ma deuxième maison. Il y a de vraies amitiés, une atmosphère bienveillante. J'aime me lever le matin pour aller travailler, et j'aime rentrer retrouver mes enfants. Cette combinaison est idéale pour moi.»

Son message aux femmes aux mères en particulier est sans ambiguïté : «Fixe-toi un objectif et avance vers lui par petits pas, clairs et courageux tu pourras certainement le conquérir. Aux mères parmi nous, je veux dire : on peut être la meilleure maman du monde et, en même temps, être une professionnelle engagée.»

"Le tir d'un satellite, c'est un moment difficile à décrire avec des mots"

Bat-Chen, elle, est ingénieure à la division spatiale de l'IAI. Son CV aligne plusieurs postes d'encadrement technique et managérial. Pour elle, le spatial est un univers sans fond et l'IAI, le foyer naturel de cette aventure. «L'Industrie aérospatiale israélienne est la maison du spatial israélien», affirme-t-elle sans hésiter. «C'est là que doivent se trouver les meilleurs cerveaux. Et en effet, nous sommes en apprentissage et en création permanents. On évolue sans cesse, on grandit, on ne reste pas sur place.»

Les moments de vérité, dans ce métier, ont un nom : le lancement. «Le tir d'un satellite, c'est un moment qu'il est très difficile de décrire avec des mots. Même en en parlant maintenant, j'ai des frissons partout», confie-t-elle.
«Des centaines de personnes investissent des années qui convergent vers l'instant où le satellite est propulsé et commence à rendre service à l'État d'Israël. Quiconque a vécu ce moment — où un projet auquel tu t'es donnée tout entière s'échappe dans l'espace — a vraiment décroché le jackpot.»

"Ce satellite, c'est le satellite de maman"

Sa spécialité provoque une forme de fascination dans son entourage. Difficile de tout expliquer, la confidentialité oblige, mais le simple mot «espace» suffit à changer l'atmosphère.
«À la sortie de l'école ou à la garderie, on ne peut pas raconter grand-chose. Mais dès que je dis que je travaille dans le domaine spatial, on voit les yeux s'ouvrir, les gens devenir captivés», dit-elle.

Sa plus grande fierté, pourtant, se trouve à la maison, auprès de son mari et de ses trois fils. «Voir mes enfants fiers, voir mes parents fiers, voir mon mari et tout mon entourage fiers et heureux c'est quelque chose qui me procure énormément de bonheur. Pour mes enfants, ce satellite, c'est le satellite de maman.»

Et au terme de chaque journée, c'est la conscience de participer à un effort national qui lui donne son élan. «Il n'y a pas d'objectif plus noble que celui-là. Et cela me remplit, bien sûr, de beaucoup de fierté et de bonheur

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La guerre que personne ne voit : comment l'Iran réécrit sa défaite en victoire

La guerre que personne ne voit : comment l'Iran réécrit sa défaite en victoire

L'axe iranien en guerre psychologique : "La défaite d'Israël est inévitable"

Pendant qu'Israël et l'Iran s'affrontent dans les airs, une autre bataille se mène en silence et elle est tout aussi décisive.
Dans les colonnes d'Al-Akhbar, journal libanais organe officieux du Hezbollah, l'axe iranien déploie sa véritable arme de fond : le récit. Pas les faits. Le récit.
Celui qui installe dans les esprits opinions arabes, chancelleries hésitantes, pétromonarchies du Golfe la conviction qu'Iran résiste, qu'Israël s'épuise, que l'option militaire a échoué.
Peu importe ce qui se passe réellement sur le terrain : ce qui compte, c'est ce que les acteurs croient qu'il se passe. C'est le cœur de la guerre psychologique et Téhéran la pratique avec une discipline redoutable.

La propagande de l'ombre

Tandis que les échanges de feu entre Israël et l'Iran reprennent de l'intensité, un article publié dans le quotidien libanais Al-Akhbar considéré comme le porte-voix officieux du Hezbollah et un relais direct de l'axe iranien propose une lecture de la situation qui mérite attention. Non pas parce qu'elle dit la vérité, mais précisément parce qu'elle révèle comment Téhéran construit son propre récit de victoire, indépendamment des faits sur le terrain. Comprendre cette narration, c'est comprendre la guerre psychologique que mène l'Iran en parallèle de sa guerre militaire.

Le message central de l'article est limpide : l'option militaire contre l'Iran a échoué. Le régime des mollahs a non seulement résisté, mais il sortirait du cycle actuel renforcé, politiquement et régionalement. Israël, lui, se retrouverait marginalisé au moment précis où se joue l'avenir stratégique du Moyen-Orient.

Netanyahou exclu de la table des grands

Le premier angle d'attaque du texte vise directement le Premier ministre israélien. Selon l'auteur, Netanyahou se trouve aujourd'hui hors du cercle de décision sur l'un des dossiers les plus sensibles pour son pays : les négociations entre Washington et Téhéran. Ce sont ces négociations, affirme-t-il, qui vont redessiner l'équilibre des forces au Moyen-Orient pour les années à venir et Israël n'y est ni invité ni écouté.

La thèse est formulée avec une précision calculée : malgré son implication centrale dans l'affrontement avec l'Iran, la capacité de Netanyahou à peser sur le dénouement de la crise serait structurellement limitée. Si Washington et Téhéran parviennent à un accord, Israël se retrouverait face à un fait accompli qu'il ne peut ni accepter ni empêcher. Un scénario présenté non comme une hypothèse mais comme une trajectoire déjà en cours.

L'arme de Hormuz et la pression sur les pétromonarchies

Le deuxième pilier de l'argumentation repose sur ce que le texte présente comme les "cartes de pression" dont dispose actuellement l'Iran. La première et la plus redoutable : la menace sur le détroit d'Ormuz. L'axe iranien considère que la capacité de Téhéran à perturber le trafic commercial dans ce point de passage stratégique par lequel transite une part considérable du pétrole mondial constitue un levier de dissuasion que ni les frappes israéliennes ni la pression américaine n'ont réussi à neutraliser.

Conséquence directe, selon l'auteur : les pays du Golfe seraient contraints de revoir leur lecture sécuritaire. Leur dépendance à l'égard des États-Unis et d'Israël pour garantir leur sécurité apparaîtrait fragilisée. Face à un Iran qui a survécu aux attaques et qui menace toujours Ormuz, les monarchies du Golfe devraient, selon cette logique, "recalculer leur trajectoire" comprendre : ne plus miser exclusivement sur le camp américano-israélien.

Les milliards gelés comme instrument de stabilisation

Troisième carte avancée par le journal : l'économie. L'auteur anticipe que la levée possible des sanctions et le déblocage des avoirs iraniens gelés à l'étranger pourraient considérablement renforcer le régime sur le plan intérieur. Un trésor de guerre dormant qui, une fois libéré, viendrait stabiliser l'économie iranienne et consolider la légitimité des mollahs auprès d'une population qui subit depuis des années les effets dévastateurs des sanctions.

Dans ce schéma, la survie militaire du régime se doublerait d'une bouffée d'oxygène économique exactement ce dont Téhéran a besoin pour clore ce cycle en position de force.

Liban, Irak, Yémen : l'influence qui se reconstitue

Le quatrième volet de l'analyse porte sur les théâtres d'influence régionale. Loin de concéder des pertes, Al-Akhbar affirme que l'influence de Téhéran au Liban, en Irak et au Yémen est appelée à croître dans la période post-affrontement. Le Hezbollah meurtri, les milices pro-iraniennes en Irak, les Houthis au Yémen : l'axe est présenté non comme défait mais comme en cours de reconsolidation, bénéficiant précisément du fait que le rapport de force global n'a pas été bouleversé en faveur d'Israël.

Cette lecture ignore délibérément les dégâts infligés à l'infrastructure militaire iranienne et à ses mandataires. Elle n'en est pas moins significative : elle traduit la conviction, au sein de l'axe de résistance, que la durée joue en leur faveur.

Le prix stratégique déjà payé

La conclusion du texte est la plus acérée. Selon son auteur, avant même qu'un accord soit signé entre Washington et Téhéran, Israël paierait déjà un prix stratégique. Le bilan est formulé comme un verdict : l'échec de Netanyahou, l'échec de la politique qu'il a conduite face à l'Iran ces dernières années.

Ce type d'article ne s'adresse pas d'abord aux Israéliens. Il vise les opinions arabes, les chancelleries hésitantes, les partenaires du Golfe tentés par la normalisation mais regardant par-dessus leur épaule. Il s'agit d'installer une perception : celle d'un Iran qui résiste, qui dure, qui gagnependant que ses adversaires s'essoufflent.

Lire le récit ennemi pour ne pas le subir

Qu'on le veuille ou non, cette narration circule, se propage, influence. L'axe iranien ne se bat pas seulement avec des missiles. Il se bat avec des mots, des analyses, des récits distribués via des médias qui ont l'apparence de la presse et la substance de la propagande. Al-Akhbar n'informe pas : il positionne. Comprendre la différence est une nécessité stratégique autant qu'éditoriale.

L'Iran a peut-être perdu des batailles. Mais dans la guerre du récit, il n'a pas encore dit son dernier mot.
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Khaybar Shakan sur Ramat David :Les missiles que Trump disait anéantis viennent de viser Israël

Khaybar Shakan sur Ramat David :Les missiles que Trump disait anéantis viennent de viser Israël

Khaybar Shakan sur Ramat David : l'Iran rompt le cessez-le-feu et tire ses missiles

Dans la nuit du dimanche 7 juin 2026, l'Iran a franchi une ligne rouge. Pour la première fois depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu d'avril, les Gardiens de la Révolution ont tiré une salve de missiles balistiques sur le nord d'Israël, visant directement la base aérienne de Ramat David. Les détails de l'attaque se précisent heure après heure, et le tableau qui se dessine est celui d'une escalade calculée, menée avec des armes de précision de troisième génération.

Khaybar Shakan : le missile qui brise le silence

L'agence de presse iranienne Tasnim a confirmé que les missiles utilisés dans cette opération sont des Khaybar Shakan — en persan, "le briseur de Khaybar", référence explicite à une bataille contre des Juifs au VIIe siècle, le nom étant une provocation en soi. Il s'agit d'un missile balistique à propulsion solide à moyenne portée, opéré par la Force aérospatiale des Gardiens de la Révolution. Dévoilé en 2022 lors du 43e anniversaire de la Révolution islamique, il constitue la troisième génération des missiles longue portée de l'IRGC.

Ses caractéristiques techniques en font une arme redoutable : propulsé par un moteur à carburant solide, son ogive est manœuvrable en phase terminale, précisément pour esquiver les défenses aériennes, et il peut atteindre des cibles jusqu'à 1 450 kilomètres. Téhéran revendique un poids de 4 500 kg pour une longueur de 10 mètres. Le lanceur est monté sur un châssis commercial à dix roues, pouvant être camouflé en véhicule ordinaire. Les missiles ont été tirés depuis des bases situées à l'ouest de l'Iran.

Ramat David : une cible qui n'est pas choisie au hasard

La base aérienne de Ramat David, dans le nord d'Israël, abrite plusieurs escadrons de chasseurs de l'armée de l'air israélienne. Le CGRI la désigne comme le point d'origine des frappes ayant visé les populations civiles libanaises. En la ciblant, Téhéran entend envoyer un message militaire précis : nous frappons là où vous décollez.

Dans son communiqué, l'IRGC a qualifié l'attaque de réponse aux "tueries massives et au déplacement forcé des populations opprimées des régions de Tyr et Nabatieh" dans le sud du Liban. La séquence est directe : Israël frappe la banlieue sud de Beyrouth, la Dahiyeh, et l'Iran réplique dans la nuit même

"Depuis l'endroit même que Trump avait dit avoir détruit"

La provocation iranienne ne s'est pas arrêtée aux missiles. Ibrahim Razaei, porte-parole de la commission de sécurité nationale au parlement iranien, a pointé une contradiction embarrassante pour Washington : les tirs ont été effectués "depuis l'endroit même que Trump avait dit avoir détruit". Une pique directe au président américain, qui avait proclamé avoir anéanti les capacités balistiques iraniennes lors des frappes américano-israéliennes de février 2026.

L'IRGC a été explicite : "L'opération de cette nuit était un avertissement. Si les agressions se répètent, les réponses seront plus larges et engloberont tous les objectifs américano-sionistes dans la région." Mohsen Rezaei, conseiller militaire du Guide suprême, a renchéri sur X : "L'Iran a répété à maintes reprises qu'il ne tolérerait pas les violations du cessez-le-feu ni les agressions contre le Liban. Ce soir, les agresseurs ont reçu leur réponse."

Tsahal intercepte, mais ne baisse pas la garde

L'armée israélienne a annoncé avoir intercepté "tous les missiles iraniens jusqu'à présent", le Commandement du front intérieur autorisant ensuite la population à quitter les abris. Les services de secours ont travaillé à l'extinction de trois incendies dans des espaces ouverts du nord du pays, provoqués par des débris d'interception, avant d'annoncer les avoir maîtrisés.

Mais Tsahal n'entend pas en rester là. Le chef d'état-major, le général Eyal Zamir, a déclaré que "Tsahal frappera l'ennemi avec force dès que le feu vert sera donné." Le haut commandement a tenu des évaluations de situation continues tout au long de la nuit depuis le bunker de l'armée de l'air, pilotant les frappes israéliennes en Iran en temps réel. Tsahal se dit "en alerte et prêt à poursuivre l'action sur tous les fronts contre quiconque menace l'État d'Israël".

Trump : "Revenez à la table"

La réaction de Washington reflète l'inconfort d'une administration prise entre deux feux. Interrogé par Fox News, Trump a déclaré ne pas être "satisfait" des frappes israéliennes sur la Dahiyeh, estimant que la riposte iranienne ne facilite "certainement pas" les négociations en cours. Son message à Téhéran, transmis en direct à l'antenne : "Ce que je suggèrerais à l'Iran : vous avez tiré vos missiles, ça suffit. Revenez à la table et concluez un accord."

Un appel au calme qui dit tout de la fragilité du moment. Le cessez-le-feu d'avril, déjà mis à mal par les accrochages répétés au Liban, vient de recevoir son coup le plus sévère. Téhéran conditionne son acceptation d'un cessez-le-feu à la cessation des hostilités sur tous les fronts, accusant les États-Unis et Israël d'avoir manqué à leurs engagements

La nuit du 7 juin 2026 restera celle où l'Iran a prouvé que ses missiles survivent aux déclarations triomphalistes et que la partie est loin d'être terminée.

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L’alphabet hébraïque a-t-il créé le monde ? Le vertigineux défi lancé par Patrick Burensteinas -vidéo-

L’alphabet hébraïque a-t-il créé le monde ? Le vertigineux défi lancé par Patrick Burensteinas

Quand les lettres créent le monde : le vertige de l'alphabet hébraïque selon Patrick Burensteinas

Il ne s'agit pas de linguistique. Pas vraiment de religion non plus. Ce dont parle Patrick Burensteinas quand il évoque les 22 lettres de l'alphabet hébraïque, c'est d'une question autrement plus radicale : et si les mots ne décrivaient pas la réalité — et si, au contraire, ils la fabriquaient ?

Un alchimiste face au verbe

Patrick Burensteinas n'est pas un mystique de salon. Physicien de formation, il est tombé dans le creuset de l'alchimie à la fin de ses études, et depuis plus de trente ans, il expérimente dans son laboratoire les interactions entre la matière et l'énergie qui la compose.
C'est ce parcours — scientifique d'abord, initiatique ensuite — qui lui donne une crédibilité singulière pour aborder des territoires où peu osent s'aventurer sans filet. 

Sa thèse centrale est simple, et vertigineuse : l'alphabet hébraïque n'est pas un simple outil de communication — c'est un alphabet sacré, et chacune de ses 22 lettres est un schéma vibratoire animé par le souffle. Comprendre, c'est bien. Prononcer, c'est autre chose. Car selon Burensteinas, même sans en saisir le sens intellectuellement, la vibration produit ses effets. On ne lit pas ces lettres. On les active.

La roue et le nombre 7

Le mécanisme qu'il décrit lors de cette conférence sur RIM est d'une précision mécanique troublante. Prenez les 22 lettres. Disposez-les sur trois roues concentriques. Vous obtenez des mots de trois lettres. Comptez sept positions sur la roue. Vous tombez sur un autre mot qui entretient un rapport sémantique avec le premier. Recomptez sept. Nouveau mot. Même logique. Changez une seule lettre en haut de la roue : toute la structure bascule, et pourtant, chaque mot reste cohérent avec les autres.

Ce n'est pas de la coïncidence. C'est trop systématique pour l'être. Et c'est précisément là que Burensteinas plante sa question : qui a pu concevoir un système d'une telle cohérence interne ?

La réponse que la tradition kabbalistique apporte à cette question est ancienne de plusieurs millénaires. Le Sefer Yetzirah — le Livre de la Création, le plus ancien traité d'ésotérisme juif connu — décrit comment Dieu a créé l'univers à travers 32 sentiers secrets de sagesse, composés des 22 lettres de l'alphabet hébraïque et des dix séphiroth.
Il affirme que le réel, à tous ses niveaux, est constitué par la combinaison de ces 22 lettres — engendrant 231 combinaisons binaires, les "231 portes", à l'origine de la création du monde.

Graver, sculpter, permuter

Le Sefer Yetzirah ne mâche pas ses mots. Il les a gravées, sculptées, permutées, pesées, transformées. Avec elles, il a représenté tout ce qui a été formé et tout ce qui sera formé. Le verbe hébreu est ici un acte cosmogonique. Ce que Burensteinas retrouve en laboratoire philosophique, la tradition l'avait déjà gravé en toutes lettres — littéralement.

Le Sefer Yetzirah invite le praticien à visualiser et prononcer diverses permutations de lettres, pratique visant à produire des effets méditatifs et/ou magiques. Ce n'est pas de la magie au sens hollywoodien. C'est de la théurgie — ce mot que Burensteinas emploie lui-même — soit la capacité d'agir sur le réel par le biais du sacré. Non pas décrire le monde. Le faire.

La limite de la compréhension

Ce qui fascine dans le propos de Burensteinas, c'est qu'il repousse lui-même les limites de son propre rationalisme. Il arrive, dit-il, au point le plus haut possible : là où la première vibration crée la forme. Mais à ce stade, la compréhension intellectuelle n'est plus le véhicule. Elle est même, peut-être, un obstacle. Ce qui compte, c'est le souffle. C'est la bouche. C'est la lettre prononcée dans le bon ordre, au bon endroit de la roue.

Pourquoi 22 lettres exactement ? Selon l'enseignement de Burensteinas, la musique de l'univers a été réduite à des morceaux d'un vingt-deuxième, audibles, donnant des notes et des lettres. L'alphabet hébraïque serait ainsi une partition du cosmos — non pas une métaphore poétique, mais une structure fonctionnelle.

Le génie anonyme

Reste une question que Burensteinas pose et ne résout pas — et c'est peut-être sa plus grande honnêteté intellectuelle. Derrière ce système d'une cohérence mathématique stupéfiante, quel génie se cache ? Quelle intelligence — humaine, divine, ou d'une nature que nous n'avons pas encore les mots pour nommer — a pu concevoir un alphabet où permuter une seule lettre fait tenir l'édifice entier, et où chaque mot reste en relation avec tous les autres ?

La question n'est pas rhétorique. Elle est fondatrice. Et peut-être que la réponse, comme souvent en kabbale, ne se dit pas. Elle se prononce.

Cybernétique Orsay : L'hébreu, la langue qui affole les instruments de mesure et le cerveau - vidéo-

Patrick Burensteinas est scientifique de formation et s'est intéressé très jeune à l'alchimie. Il est auteur, conférencier et formateur international. Il est reconnu autant pour son enthousiasme, sa convivialité et son esprit de synthèse que pour sa faculté à vulgariser les principes et notions de l'alchimie. ...

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La médecin que des centaines d'Israéliens appellent au secours quand leur visage se paralyse

La médecin que des centaines d'Israéliens appellent au secours quand leur visage se paralyse

La médecin que des centaines d'Israéliens appellent au secours quand leur visage se paralyse

Il y a deux semaines, nous publiions le témoignage de Hali Maman, influenceuse nutrition, qui racontait sans fard son combat contre la paralysie de Bell — cette paralysie faciale soudaine qui lui avait bouleversé la vie.
Elle n'est pas la seule célébrité à en avoir été victime : la présentatrice culinaire Michal Anski, Justin Bieber ou encore la chanteuse Anna Zak ont chacun rendu publique leur expérience. Parmi les premiers réflexes de Hali Maman après son diagnostic : contacter le Dr Dékéla Matzliach, ORL chirurgien de la tête et du cou à l'hôpital Barzilai, dont le nom circule depuis des années dans la communauté des malades comme une adresse sûre.
Certains l'ont trouvée via des groupes Facebook, d'autres par le bouche-à-oreille, beaucoup en tapotant frénétiquement sur Google au milieu de la nuit, le visage qui venait de changer en quelques minutes.

« J'ai été aspirée dans ce syndrome presque par hasard »

Le Dr Matzliach a hésité à accorder cette interview. «Je ne suis pas avide de publicité, dit-elle. Je ne pense pas être meilleure que d'autres médecins. Je consacre juste un peu plus de temps à expliquer aux patients ce qui leur arrive.»
Si elle a finalement accepté de parler, c'est pour eux. «Si cet article pousse un médecin à s'arrêter cinq minutes de plus pour rassurer un patient, ça vaut tout. Les gens arrivent à moi en morceaux. Ils repartent avec un diagnostic sur une feuille de papier, mais souvent personne ne leur a vraiment expliqué ce qui se passe, ce qui va se passer, ce que ça signifie pour leur vie.»

Ce qui l'a conduite à se consacrer à cette pathologie tient presque du hasard.
Durant son internat, un jeune patient victime d'une paralysie de Bell sévère tente de mettre fin à ses jours. Elle parvient à le sauver. À son réveil, il lui en veut. «Il m'a dit : "Pourquoi tu m'as sauvé ? Regarde comment j'ai l'air. Qui voudra de moi comme ça ?"» Ce jour-là, quelque chose bascule. «En tant qu'ORL, je voyais une légère paralysie, une légère déformation. Mais je ne voyais pas le drame derrière. Je ne comprenais pas ce que le patient traversait après.»

Des vies fracassées bien au-delà du miroir

Elle poursuit sa formation aux États-Unis, dans une clinique spécialisée en chirurgie plastique faciale au Michigan, où elle passe des mois à voir défiler des patients dévastés. «Chaque consultation, ils pleuraient. C'est une fracture de l'âme

«Les gens ne réalisent pas ce que ça fait à quelqu'un, dit-elle. Une femme comme Michal Anski, dont le métier tourne autour de la nourriture : tu ne peux plus manger normalement, plus boire normalement, plus parler comme avant. Il y a des gens à qui de la nourriture s'échappe de la bouche, de l'eau coule, les autres te regardent différemment. Pour certains, ça a des répercussions sur le couple, le travail, la confiance en soi.»

Un cadre dirigeant lui a demandé un jour : «Comment je peux animer des réunions comme ça ? Qui va me prendre au sérieux ?» Et les adolescents, dit-elle, souffrent encore davantage : «Un enfant de 13 ou 14 ans qui arrive à l'école comme ça se sent comme un monstre devant ses amis.» Elle évoque aussi les femmes enceintes, davantage exposées à une récupération incomplète, et une pédiatre qui a elle-même vécu la maladie : «Elle a arrêté de travailler pendant un an. Des études montrent que le sourire d'une personne atteinte de la paralysie de Bell est parfois perçu comme hostile ou effrayant. Les enfants en ont peur. Comment recevoir des petits patients dans ces conditions ?»

Avec Ilan Libné — statisticien, fondateur du plus grand groupe Facebook israélien dédié aux paralysies faciales, et lui-même ancien patient —, elle mène actuellement deux recherches sur la pathologie. «On a montré que les indicateurs de dépression chez les patients atteints de la paralysie de Bell sont presque deux fois plus élevés que chez d'autres malades chroniques — y compris ceux atteints de maladies plus graves. La qualité de vie est atteinte de façon considérable, presque au double.»

Un profil qui revient, encore et encore

En 2024, le Dr Matzliach a été désignée pour allumer une torche lors de la cérémonie du Jour de l'Indépendance d'Israël — un honneur qu'elle a immédiatement renvoyé à ses collègues. «La torche a peut-être été allumée par mes mains, mais elle n'est pas à moi. Elle appartient à toutes les personnes qui travaillent autour de moi jour et nuit.»

Malgré les centaines de patients qu'elle a accompagnés, elle refuse de se lancer dans la pratique privée. «Des gens sont prêts à me payer énormément pour que je les aide. Ils sont prêts à dépenser des milliers de shekels pour n'importe quel traitement tellement ils ont peur de rester comme ça. Je ne peux pas prendre de l'argent à quelqu'un qui peut recevoir exactement le même traitement via sa caisse d'assurance maladie.» Elle raconte avoir un soir posé ses affaires de sport pour aller voir chez elle une patiente paniquée. «Elle vivait avec sa mère dans un tout petit appartement, sans grands moyens. Elle était prête à payer des milliers de shekels d'argent qu'elle n'avait pas.»

Elle a aussi repéré un profil récurrent parmi ses patients. «Beaucoup sont des gens qui gardent tout pour eux. Des avocats, des ingénieurs en high-tech, des managers — ceux qui paraissent les plus solides de l'extérieur, qui font tout pour tout le monde, mais ne s'arrêtent jamais pour parler de ce qu'ils traversent.» Et souvent, ils savent désigner rétrospectivement le point de rupture : «"On m'a licencié, ma femme m'a quitté, j'ai trompé mon mari, j'étais sous un stress fou" — ce sont des choses qu'ils racontent.»

Que faire concrètement en cas de paralysie de Bell ?

Le traitement de première ligne, explique le Dr Matzliach, repose sur les corticoïdes : ils réduisent l'œdème et l'inflammation autour du nerf facial, améliorent la circulation sanguine vers ce nerf et augmentent significativement les chances de guérison complète — à condition de commencer dans les 72 heures suivant l'apparition des symptômes. «C'est le point critique : l'efficacité maximale, c'est dans cette fenêtre.»

Beaucoup de patients s'affolent en lisant sur Internet qu'on ne leur a pas prescrit d'antiviraux. «Tout le monde n'en a pas besoin, précise-t-elle. Ce traitement vise à freiner la réplication de certains virus suspectés de contribuer à l'inflammation du nerf facial. On le prescrit surtout dans les formes plus sévères. La paralysie de Bell ne se traite pas exactement de la même façon selon les cas.»

Chez les enfants, la vigilance s'impose sur l'autre versant : «Ils récupèrent généralement mieux que les adultes, mais justement, il faut être prudent avec le diagnostic. Quand un jeune enfant arrive avec une paralysie faciale, on doit s'assurer que c'est bien une paralysie de Bell et pas autre chose — une otite, une infection, ou dans des cas rares, quelque chose de plus sérieux.»

Et à ceux qui arrivent terrorisés : «Les gens sont parfois tellement effrayés par leur visage qui s'est tordu d'un coup qu'ils n'arrivent même pas à écouter ce que leur corps essaie de leur dire. Ça paraît effrayant, mais ça aurait pu finir bien plus mal.»

« Elle ne savait pas du tout qui j'étais »

Hali Maman, elle, avait trop peur pour même ouvrir Google après son diagnostic. «Il n'y a pas pire ennemi que Dr Google : on se perd dans une masse d'informations qui peuvent être erronées.» C'est en pleine nuit, quelques jours après, qu'elle tombe par hasard sur un vieil article où figurait l'adresse mail du Dr Matzliach avec cette mention : "Quiconque a été touché par ce syndrome peut m'écrire." «Je me suis dit : cet article date de 2021, ce mail n'existe sûrement plus. Mais je l'ai envoyé quand même.»

Le lendemain matin, réponse. «Elle m'a demandé de lui envoyer une vidéo et les documents. Quelques minutes plus tard, on était au téléphone et elle m'expliquait exactement quoi faire : aller voir mon médecin traitant et lui demander de modifier le protocole à 21 jours de corticoïdes au lieu de dix. Elle m'a aussi expliqué l'importance de protéger l'œil — des gouttes, et même dormir avec un pansement pour maintenir l'œil fermé et éviter qu'il se dessèche.»

Ce qui l'a le plus frappée : le Dr Matzliach ignorait qui elle était. «Je ne lui avais pas dit que j'étais Hali Maman. Mais elle m'a dit : "Même si tu as l'impression de t'effondrer mentalement — tu m'appelles." J'ai regardé ma fille et j'ai fondu en larmes.»

Les instructions qui ont suivi lui ont rendu sa boussole : se reposer beaucoup, faire du sport si ça lui fait du bien, consulter uniquement des kinésithérapeutes spécialisés dans le nerf facial, et arrêter immédiatement les exercices devant le miroir si ça l'angoisse. «D'un coup, quelqu'un m'avait mis de l'ordre dans tout ça. Avant, j'étais impuissante. Si on m'avait assis trois minutes pour m'expliquer ce que j'avais, ce qui s'était passé dans ce nerf et quel était le traitement, je ne me serais pas effondrée comme ça. Ce qui est évident pour le médecin ne l'est pas pour le patient. La certitude et le savoir, c'est une force

Une clinique dédiée, de la phase aiguë à la réhabilitation

Le vrai traitement de la paralysie de Bell, pour le Dr Matzliach, ne se résume pas aux corticoïdes et aux examens. «Ma prochaine étape, c'est d'ouvrir une clinique multidisciplinaire qui accompagne les patients de la phase aiguë jusqu'à la rééducation à long terme, en un seul endroit. Un lieu où le patient n'a pas à courir d'un médecin à l'autre, entre des examens et des rendez-vous à n'en plus finir, mais reçoit une prise en charge complète — médicale, rééducative et psychologique.»

Et si un matin elle se réveillait avec la moitié du visage tombé ? «Honnêtement ? J'y pense chaque jour. La première seconde, j'aurais sûrement peur, comme n'importe qui. Mais après cette frayeur initiale, je voudrais que quelqu'un me regarde dans les yeux, m'accompagne et me dise que je ne suis pas seule, qu'il y a un chemin pour traverser ça — et que derrière cette paralysie, il y a encore moi. La même femme, le même être humain, le même sourire qui attend simplement de revenir. Et il reviendra.»

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« Il m'a dit que j'allais recevoir un tikoun » : comment un couple violait des femmes au nom de Dieu

« Il m'a dit que j'allais recevoir un tikoun » : comment un couple violait des femmes au nom de Dieu

Sous couvert de pouvoirs surnaturels et de rituels de « purification », un couple de Kiryat Shmouna a méthodiquement violé des femmes en détresse, avec la bénédiction — et la participation active — de l'épouse.

Des femmes croyantes, fragilisées, cherchant une aide spirituelle, ont été manipulées, contraintes à des actes sexuels présentés comme des commandements divins, puis condamnées au silence par la menace céleste.
Ce n'est pas une dérive sectaire isolée : c'est un système. Un système où la foi devient une arme, où la souffrance des victimes est le carburant de la prédation, et où une femme aide son mari à en violer d'autres.

Aujourd'hui, un nouveau témoignage brise le silence — et confirme que l'affaire Rubinstein n'a pas fini de révéler l'étendue de ses ravages.

Il était allongé nu sur son lit , il ma dit que j'allais recevoir un tikoun -réparation-important
Un nouveau témoignage accablant vient d'éclater dans l'affaire Rubinstein. Une femme, qui ignorait jusqu'à récemment l'existence même d'un acte d'accusation, révèle avoir été victime du même couple déjà mis en examen pour viols collectifs perpétrés sous couvert de « guérison spirituelle ».

Un couple de Kiryat Shmouna se faisant passer pour des justes cachés

En septembre 2024, un acte d'accusation a été déposé contre David Rubinstein (80 ans) et son épouse Vicky Mor Yossef Rubinstein (72 ans), résidents de Kiryat Shmouna.
Le couple, d'anciens laïcs reconvertis au courant 'habad, se présentait comme des tsadikim nistarim des justes cachésdotés de pouvoirs de guérison exceptionnels.

David se faisait appeler « rabbi David ben Perla ».
Ensemble, ils affirmaient pouvoir résoudre les problèmes des vivants et des morts par un « traitement spirituel » nommé tikoun, et prétendaient que la semence de David avait le pouvoir de délivrer les femmes de leurs souffrances.

L'acte d'accusation leur impute de multiples viols par tromperie commis en complicité, des actes de sodomie par tromperie et des attouchements contraints, au préjudice d'une femme ultra-orthodoxe dans la trentaine. Depuis leur arrestation à l'été 2024, les deux époux sont assignés à résidence à Yitzhar, en Samarie. Le dossier est toujours en cours d'instruction.

« J'avais confiance, ce sont des justes cachés »

Noémie (prénom d'emprunt) a rencontré le couple en 2020, orientée par le rabbin Yossef Chouvli — lui-même mis en cause dans une enquête précédente de Mako pour des faits similaires, et dont David était un proche. « Je traversais une période difficile. Le rabbin Chouvli m'a dit qu'au marché de Safed, chaque mercredi, siège un juste caché du nom de rabbi David, doté de capacités de guérison hors du commun. Il m'a proposé de le rencontrer. »

Que s'est-il passé lors de ce premier contact ? « Je suis allée le voir au marché. Il portait un chapeau noir, un manteau noir, une chemise blanche, des lunettes, une canne. Il m'a regardée et dit qu'il voyait que je traversais une période difficile, que je souffrais — j'ai eu l'impression qu'il me lisait. Il m'a bénie, j'ai été très impressionnée. Je lui ai donné mon numéro de téléphone, et c'est ainsi que notre relation a commencé. »

Avec le temps, le contact est devenu quotidien. David lui a présenté Vicky, elle aussi décrite comme une juste cachée aux puissants pouvoirs. Le couple l'appelait constamment. Noémie leur rendait visite, leur faisait des dons, les invitait chez elle, leur présentait ses enfants.

« Vicky m'a dit que j'avais été choisie pour un tikoun spécial »

Lorsque Noémie confie traverser une crise conjugale, Vicky l'appelle et lui propose un « tikoun spécial pour l'âme » censé tout arranger. Noémie accepte et se rend à leur appartement de Kiryat Shmouna, situé derrière la gare routière, au troisième étage — une porte ornée d'un autocollant « Vive notre maître, notre seigneur et rabbi, roi du Messie pour l'éternité ».

Qu'a dit Vicky ? « Elle m'a demandé si je croyais vraiment qu'ils étaient des justes cachés. J'ai dit oui. Elle a alors dit qu'elle allait me parler du tikoun pour lequel j'avais été choisie, mais que je devais d'abord jurer le secret — que j'accepte ou non. Si je parlais, j'aurais à en répondre devant le Ciel. J'ai accepté. »

Et en quoi consistait ce tikoun ? « Elle m'a demandé combien d'hommes j'avais eu étant laïque, et dit que pour chacun, je devais recevoir un tikoun. J'ai demandé lequel. Elle a dit "supérieur et inférieur" — c'est-à-dire que je devais avoir des relations complètes avec David et lui faire une fellation. »

Ce n'était pas ce à quoi vous vous attendiez, j'imagine.
« J'étais sous le choc, horrifiée, je ne savais pas quoi dire. Ils me regardaient d'un air pesant et ont dit : "Tu crois que nous sommes des justes, oui ou non ?"
J'ai dit oui. Vicky m'a souri : "Je suis sa femme, si je renonce à lui, c'est pour toi, pour ton tikoun, pour que tu ailles bien." Je lui ai dit que j'étais mariée, que c'était interdit. Ils ont répondu que ce n'était pas de l'adultère, que c'est un traitement que les justes cachés ont le droit de faire. Vicky a insisté, m'a convaincue que c'était le seul moyen de résoudre mes problèmes. »

Noémie n'a pas cédé ce jour-là. Mais dans les jours suivants, dans un état de dépression profond, elle a reconsidéré. Vicky lui avait martelé qu'elle avait « la chance immense de participer à un tikoun sacré ». Avant de se rendre à l'appartement, Vicky lui avait demandé d'acheter une pilule du lendemain et de l'apporter.

« Vicky était là, elle m'a calmée, m'a dit que je faisais ça pour ma famille. Elle a vérifié que j'avais bien pris la pilule, puis m'a dit d'attendre quelques minutes avant d'entrer dans la chambre de David. »

« Je suis sortie dans le couloir. Vicky m'attendait avec un sourire »

« Je suis entrée dans la chambre, tout était sombre. David était allongé sur son lit, nu de la ceinture. Il m'a demandé d'enlever tous mes vêtements. C'était difficile, j'avais honte, mais il m'a encouragée et dit que tout allait bien, que j'allais recevoir un tikoun très important. » Noémie décrit ensuite avoir accompli des actes sexuels jusqu'à l'éjaculation. « Quand c'était fini, je me suis rhabillée, je me suis nettoyée dans les toilettes et je suis sortie dans le couloir. Vicky m'attendait en souriant. Elle m'a dit "bravo, tu as mérité ton tikoun", mais que pour le compléter, il faudrait revenir encore quelques fois. »

Comment vous sentiez-vous ? « Heureuse et horrifiée à la fois. C'était difficile et répugnant, mais dans ma tête j'avais réussi quelque chose, j'avais l'impression d'avoir fait ce qu'il fallait. »

Quelques mois plus tard, Vicky l'invite à revenir. Noémie achète à nouveau la pilule et se rend à l'appartement. Cette fois, les actes sexuels sont complets. « Je me suis contractée, j'avais des haut-le-cœur. J'ai fermé les yeux en demandant à Dieu de m'aider, je me sentais si mal. » En sortant, Vicky l'attendait en souriant : « Elle a dit que le tikoun avait réussi et que désormais tout allait s'arranger pour moi. »

« Sur le chemin du retour, je me suis arrêtée à une station-service et j'ai vomi. Je n'arrêtais pas de pleurer. Je voulais en parler à quelqu'un, mais j'avais juré le silence jusqu'à la mort. J'avais peur que si je rompais ma promesse, David et Vicky me punissent depuis les Cieux. »

Vicky vous a proposé d'autres séances ? « Oui, mais j'ai refusé. J'ai dit que c'était trop dur. Elle a accepté. »

En 2021, Noémie bloque les deux numéros et enfouit l'histoire. Jusqu'au mois dernier, lorsqu'elle tombe sur le reportage de Mako consacré au rabbin Chouvli. « L'un des témoins racontait que Chouvli présentait les actes sexuels comme un service divin, qu'il croyait accomplir une mitsva. C'est exactement ce que j'ai vécu. J'ai lu l'article et j'ai commencé à pleurer. Tout m'est revenu. J'ai compris qu'on m'avait trompée, que j'avais subi des violences sexuelles graves. Je me suis effondrée. Je suis en colère contre moi-même, je me sens stupide d'avoir cru à ce qu'ils me vendaient. »

Noémie souffre depuis lors d'anxiété chronique, de dépression, de cauchemars et d'un dysfonctionnement général au quotidien. Sur conseil de son médecin, elle prend des somnifères et des anxiolytiques. Elle vient de déposer plainte auprès de la police.

Un mécanisme de manipulation rodé

L'acte d'accusation décrit d'autres scènes qui donnent la mesure de l'emprise exercée. Le couple s'est un jour rendu à l'hôpital où une victime veillait un proche hospitalisé. Vicky lui a dit d'entrer avec David dans les toilettes et de « toucher son sexe du bout du doigt pour que le malade guérisse ». La victime a obéi. Dans un autre cas, David a remis à une femme un sachet contenant du papier imbibé de sa semence, en lui disant de l'appliquer sur le corps d'un proche malade « pour le guérir », avant de jeter le sachet.

Ce qui se présentait comme un chemin spirituel était en réalité un mécanisme sophistiqué de contrôle, d'exploitation et d'agression sexuelle — rendu possible par la détresse des victimes, leur foi sincère, et la complicité active des deux époux à chaque étape.

La police israélienne a indiqué : « À la réception de la plainte la semaine dernière, une enquête a été ouverte et toutes les mesures nécessaires sont en cours afin d'établir la vérité. »

L'avocat de la défense, Meni Albeir, a répondu : « La procédure se déroule à huis clos avec interdiction de publication. Nous respectons les décisions des tribunaux. C'est le tribunal, et non la presse, qui rend les verdicts. »

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L'uranium introuvable : quand Trump révèle et abandonne un plan d'opération terrestre en Iran

L'uranium introuvable : quand Trump révèle et abandonne un plan d'opération terrestre en Iran

L'uranium introuvable : quand Trump révèle et abandonne un plan d'opération terrestre en Iran

Trump a bel et bien envisagé d'envoyer des soldats américains en Iran pour s'emparer physiquement du stock d'uranium enrichi.
Le Pentagone lui a soumis un plan opérationnel complet : forces spéciales, équipements de terrassement, construction d'une piste d'atterrissage en territoire iranien, deux semaines d'occupation du site.
C'est Trump lui-même qui a confirmé l'existence de ce plan et qui a publiquement expliqué y avoir renoncé. Ce retournement, révélé lors d'un entretien avec Sean Hannity sur Fox News le 14 mai 2026 depuis Pékin, constitue l'un des aveux stratégiques les plus déstabilisants de sa présidence en cours.

Depuis les frappes conjointes américano-israéliennes de juin 2025 sur les installations nucléaires iraniennes, une question hante Washington : que faire de l'uranium hautement enrichi qui n'a pas été détruit ? Au fil des semaines, Donald Trump a lui-même mis au jour — puis relativisé — un plan d'opération terrestre d'une audace sans précédent pour s'en emparer.

Le stock que les bombes n'ont pas détruit

Les frappes américaines de juin 2025 sur Fordow, Natanz et Isfahan ont endommagé les sites nucléaires iraniens, mais un rapport préliminaire classifié de la Defense Intelligence Agency a conclu qu'elles n'avaient repoussé le programme nucléaire que de quelques mois, sans détruire l'intégralité du stock d'uranium enrichi. 

L'essentiel de ce stock est désormais localisé dans le site nucléaire d'Isfahan, enfoui dans une installation souterraine. Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a précisé qu'environ 200 kilogrammes d'uranium hautement enrichi s'y trouvent probablement encore, avec des quantités supplémentaires à Natanz.

Selon le Wall Street Journal, citant des responsables américains, l'Iran détient au total environ 970 livres — soit quelque 440 kilogrammes — d'uranium enrichi à 60 %, dont la majeure partie est stockée à Isfahan. Pour atteindre le seuil des armes, ce matériau devrait encore être enrichi jusqu'à 90 %, une étape que des responsables américains jugent relativement accessible si les centrifugeuses iraniennes sont encore opérationnelles.

Le plan commando : construire une piste d'atterrissage au cœur de l'Iran

Le Washington Post a révélé que l'armée américaine a soumis au président un plan visant à s'emparer de près de 450 kilogrammes d'uranium hautement enrichi en Iran — une opération qui impliquerait l'acheminement d'équipements de terrassement et la construction d'une piste d'atterrissage pour des avions cargo chargés d'évacuer le matériau radioactif. Deux sources familières du dossier ont confirmé l'existence de ce plan, présenté à Trump la semaine précédant la publication, le 1er avril 2026.

D'anciens responsables de la défense consultés par The Hill ont précisé que l'opération nécessiterait une couverture aérienne rapprochée continue, un soutien satellitaire et l'ensemble du spectre des capacités offensives et défensives américaines pour protéger le périmètre et permettre au JSOC — le Commandement des opérations spéciales interarmées — d'excaver méthodiquement les tunnels, de récupérer les matières nucléaires et de vérifier qu'aucune quantité n'a été omise. La durée estimée de l'opération oscillerait entre quelques jours et plusieurs semaines, compte tenu de la profondeur des tunnels.

Le site de Natanz, quant à lui, abrite probablement des caches supplémentaires dans son installation fortifiée dite de Pickaxe Mountain, dont la profondeur est estimée, selon des sources israéliennes, à environ 100 mètres sous la base de la montagne — soit plus de 10 mètres en dessous du site d'enrichissement de Fordow.

La Tulsi Gabbard confirme, Israël nuance

La directrice du renseignement national, Tulsi Gabbard, a indiqué devant des élus de la Chambre des représentants que la communauté du renseignement avait une « haute confiance » dans sa connaissance de la localisation précise de l'uranium enrichi iranien.

Mais un responsable israélien cité par le New York Times a tempéré les affirmations triomphalistes de Trump, révélant qu'une partie de l'uranium enrichi à Fordow et Natanz avait survécu aux frappes et demeurait potentiellement accessible — ajoutant toutefois que tout tentative iranienne de récupérer et transporter ce matériau serait presque certainement détectée par les satellites de surveillance américains et israéliens, et déclencherait de nouvelles frappes.

L'aveu de Trump : « J'y ai pensé dès le début »

C'est lors d'un entretien accordé à Sean Hannity sur Fox News, depuis Pékin, le 14 mai 2026, que Trump a levé le voile sur ses propres hésitations stratégiques. Interrogé sur le stock de quelque 970 livres d'uranium hautement enrichi toujours enfoui sous les installations bombardées, Trump a déclaré : « Je me sens mieux si je l'obtiens, en fait, mais je pense que c'est davantage une question de relations publiques que d'autre chose. » Il a précisé que les États-Unis disposaient de neuf caméras surveillant les sites en permanence et que « personne ne s'en est même approché ».

Trump a estimé qu'une opération de récupération du matériau prendrait « une semaine et demie », ce qu'il a qualifié de « long moment en territoire ennemi ». Tout en laissant entendre que cela lui procurerait une plus grande assurance, il a finalement minimisé l'enjeu stratégique : « Je ne pense pas que ce soit nécessaire, sauf du point de vue des relations publiques. » Il a ajouté : « Nous avons nos yeux dessus. Nous savons exactement ce qui se passe là-bas. »

Interrogé par Hannity sur l'option consistant à « entomber » l'uranium plutôt qu'à l'extraire, Trump a semblé y voir une alternative valable — tout en présentant la récupération physique comme une question de symbole davantage que d'impératif militaire. « Non, je ne pense pas que ce soit nécessaire, sauf du point de vue des relations publiques », a-t-il tranché.

Le retournement stratégique qui a stupéfié les négociateurs

Analystes et commentateurs ont immédiatement relevé la portée de cet aveu : en quelques mots — « Je ne pense pas que ce soit nécessaire » —, Trump semblait abandonner une position présentée jusqu'alors comme la justification centrale de la guerre. Le stock d'uranium iranien, enrichi à 60 % et estimé capable de produire entre 10 et 12 bombes nucléaires selon des experts, avait été invoqué comme la raison d'être du conflit. La déclaration de Trump était exactement le genre de signal que les négociateurs iraniens allaient s'empresser de noter.

La contradiction n'avait pas échappé aux observateurs : Trump lui-même avait auparavant affirmé être « celui qui a dit que nous allions l'obtenir »

Surveillance spatiale et menace résiduelle

Sur Truth Social, Trump avait écrit que le stock d'uranium iranien se trouvait « sous une surveillance satellitaire très précise (Space Force !) » et que « rien n'a été touché depuis la date de l'attaque ». Option diplomatique ou frappe de rappel, le président a néanmoins maintenu la pression : « L'autre chose que nous pourrions faire, c'est le bombarder à nouveau, le rendre absolu », a-t-il déclaré, laissant ouverte la possibilité de frappes supplémentaires si l'Iran tentait de récupérer son uranium.

Mojtaba Khamenei dans le viseur diplomatique

En parallèle de ces considérations militaires, Trump a ouvert une piste diplomatique inattendue. Lors du même entretien avec Hannity, il a déclaré que l'Iran pouvait soit conclure un accord, soit « être anéanti », ajoutant qu'« une personne sensée ferait un accord, mais ils sont peut-être fous ». Selon les informations recueillies, Trump a également indiqué qu'il ne refuserait pas de rencontrer Mojtaba Khamenei — le fils du Guide suprême Ali Khamenei — s'il s'avérait être un interlocuteur sérieux.

Chronologie

Juin 2025 : Frappes conjointes américano-israéliennes (Opération Midnight Hammer) sur Fordow, Natanz et Isfahan. Le stock d'uranium n'est pas détruit.

28 février 2026 : Lancement de l'Opération Epic Fury, second cycle de frappes américano-israéliennes sur les infrastructures nucléaires iraniennes.

1er avril 2026 : Le Washington Post révèle l'existence d'un plan militaire américain pour s'emparer physiquement de l'uranium, incluant la construction d'une piste d'atterrissage en Iran.

6 avril 2026 : Trump propose une coopération avec Téhéran pour extraire conjointement l'uranium enfoui.

14 mai 2026 : Depuis Pékin, Trump admet lors d'un entretien avec Sean Hannity sur Fox News avoir envisagé puis renoncé à l'opération terrestre, la qualifiant désormais de question « de relations publiques ».

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Féminicide à la voiture piégée : Lia Cohen Malka assassinée sur l’autoroute Ayalon sous les yeux d’Israël

Féminicide à la voiture piégée : Lia Cohen Malka assassinée sur l’autoroute Ayalon sous les yeux d’Israël

ISRAËL – FÉMINICIDE

Lia Cohen Malka, 35 ans, mère d'un enfant en bas âge, assassinée dans une voiture piégée sur l'autoroute Ayalon

Le 4 juin 2026, en pleine heure de pointe matinale, une bombe a déchiré le silence de l'autoroute Ayalon, l'une des artères les plus fréquentées d'Israël.
Dans le véhicule en feu, une jeune femme de 35 ans : Lia Cohen Malka, originaire de Rishon LeZion, mère d'un enfant de deux ans, assassinée par un engin explosif d'une demi-kilo placé dans sa voiture alors qu'elle était immobilisée dans les embouteillages près de l'échangeur de Holon. 

Les équipes du MDA n'ont pu que constater son décès sur place. Le véhicule — celui de son frère, qu'elle conduisait ce matin-là — a été entièrement ravagé par les flammes. Les équipes de United Hatzalah et les pompiers ont opéré sur les lieux pour maîtriser l'incendie, tandis que la police a immédiatement confirmé que l'acte était d'ordre criminel et ouvert une enquête.

Un mari suspect, un divorce en cours

La police soupçonne l'ex-mari de 32 ans d'être à l'origine du meurtre, dans le contexte d'un divorce difficile. Il avait récemment été convoqué pour des menaces proférées contre des proches de la victime. Placé en garde à vue dans les heures suivant le drame, la police prévoit de le présenter formellement devant le tribunal pour prolonger sa détention.  Israel

L'enquête révèle un tableau glaçant : depuis plusieurs mois, des plaintes pour menaces avaient été déposées contre le mari. En mars, Lia Cohen Malka elle-même avait alerté les autorités. Son père, Yaakov, avait également porté plainte fin avril pour des menaces répétées. Selon le père, Yaakov, lui-même et son épouse avaient déposé une plainte contre le mari pour menaces, mais rien n'avait été fait. Il déclare sobrement : « Les disputes entre mari et femme ont atteint un point de non-retour et ont abouti à une telle tragédie. »

Un portrait de femme ordinaire, broyée par un système défaillant

Lia Cohen Malka était comptable, sans casier judiciaire, employée depuis quatorze ans dans un grand cabinet. Une femme stable, discrète, au parcours sans faille. Son père, Yaakov Malka, est propriétaire du restaurant Patricks à Bat Yam. Sa mère était autrefois policière. Rien, dans ce tableau de famille ordinaire, ne laissait présager un tel dénouement si ce n'est les avertissements répétés, ignorés.

L'ombre portée des signaux d'alerte

Ce meurtre illustre une réalité que les associations féministes dénoncent depuis des années : les signaux d'alarme existaient, les plaintes avaient été déposées, les aveux arrachés. Et pourtant. Deux fois, le suspect avait reconnu les faits. Deux fois, l'affaire avait été classée ou suspendue à des conditions de mise en liberté levées. Dans les semaines précédant le drame, la police s'apprêtait à déposer une plainte formelle. Trop tard.

Le commissaire Haim Sargaroff, commandant du district de Tel Aviv, a souligné que la bombe avait explosé à l'heure de pointe, représentant un « grave danger pour les passants ». La dimension publique de cet assassinat — commis en plein trafic, sur l'une des routes les plus passantes du pays — signe l'impunité ressentie par l'auteur présumé, et interroge brutalement sur les failles d'un système judiciaire qui, une fois de plus, n'a pas protégé.

L'enquête a été transférée au commissariat central (Yamar), en raison de la résidence des personnes impliquées dans le quartier de Shephelah.

Lia Cohen Malka laisse derrière elle un enfant de deux ans.

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Il a passé 29 ans à être musulman. 5 minutes pour devenir Juif. Et 2,5 millions de dollars pour s'en remettre

Il a passé 29 ans à être musulman. 5 minutes pour devenir Juif. Et 2,5 millions de dollars pour s'en remettre

Il voulait juste savoir d'où il venait. Il ne s'attendait pas à changer d'identité 

À 29 ans, un test ADN commandé sur internet lui apprend que son père biologique n'est pas l'homme qui l'a élevé  et que le sperme utilisé pour le concevoir en 1992 appartenait à un donneur juif. Lui qui a grandi musulman se retrouve propulsé, sans crier gare, au cœur d'une des équations identitaires les plus explosives du Moyen-Orient. Ce n'est pas un roman, ce n'est pas une série Netflix — c'est une affaire judiciaire en cours à Tel-Aviv, et elle vaut 7,3 millions de shekels.

Quand le test ADN devient une bombe à retardement

Il pensait connaître son histoire. Il avait une famille, un nom, des racines. Et puis, à 29 ans, une simple analyse génétique a tout fait exploser. Né en août 1992 à Tel-Aviv d'un couple musulman ayant eu recours à l'insémination artificielle, cet homme vient d'apprendre que le sperme utilisé pour le concevoir n'était pas celui de son père  un homme décédé depuis  mais celui d'un donneur juif. Erreur médicale, négligence, ou simple aléa d'une époque où les protocoles de FIV étaient moins stricts qu'aujourd'hui ? C'est précisément ce que le tribunal de district de Tel-Aviv doit désormais trancher.

7,3 millions de shekels pour une identité volée

La plainte pour faute médicale a été déposée devant le tribunal de district en février dernier. Elle réclame 7,3 millions de shekels — soit environ 2,5 millions de dollars — à l'encontre du gynécologue obstétricien qui avait pris en charge le couple au début des années 1990. Le praticien, aujourd'hui âgé de 96 ans, est désormais atteint de démence sévère et placé sous tutelle de sa famille. Une situation qui complique singulièrement la procédure. 

Car au-delà du scandale médical, c'est un vrai feuilleton judiciaire qui se joue en coulisses. Peu après le dépôt de la plainte, les enfants et l'épouse du médecin ont demandé à être désignés tuteurs de l'ensemble de ses affaires, au motif de sa démence avancée. Le tribunal de la famille de Tel-Aviv a accepté leur demande et a rendu une ordonnance permanente les nommant responsables de ses affaires personnelles, médicales et financières.

Une tutelle qui sent le conflit d'intérêts

La mère et le fils, parties au procès en réparation, ont alors tenté de faire annuler cette tutelle familiale — ou d'obtenir la nomination d'un tuteur externe indépendant. Ils ont exprimé la crainte que l'épouse et les enfants du médecin, en leur qualité de tuteurs, agissent pour préserver le patrimoine à la lumière du procès engagé contre lui. Autrement dit : que la famille fasse le ménage dans les comptes avant qu'un éventuel jugement condamnatoire ne tombe.

Sauf que le juge Tomer Shalem ne l'a pas entendu de cette oreille. Il a rejeté leur requête, expliquant qu'une demande d'annulation d'une tutelle ou de nomination d'un tuteur neutre ne peut être déposée par un tiers qui ne répond pas à la définition légale d'un « proche » soit une personne ayant un lien de sang ou conjugal. Logique juridique implacable : on ne peut pas se glisser dans une procédure de tutelle simplement parce qu'on a un procès en cours contre l'intéressé. 

Le magistrat a également estimé que si les plaignants souhaitaient empêcher une dissipation d'actifs, ils devaient déposer une demande de mesure conservatoire appropriée devant le tribunal saisi de l'affaire principale. Bref : chaque chose en son lieu, chaque tribunal son affaire.

Une erreur qui traverse trois décennies

Ce qui frappe dans cette histoire, c'est moins la faute médicale elle-même — aussi grave soit-elle — que le temps qu'il a fallu pour que la vérité éclate. Trente-deux ans de silence. Un père adoptif de facto qui élève un enfant sans jamais savoir, une mère qui n'a peut-être jamais eu de doutes, et un jeune homme qui, en cochant une case sur un formulaire de test génétique grand public, se retrouve soudainement avec une identité à reconstruire de zéro.

Le test génétique réalisé par le fils à l'âge de 29 ans a révélé que l'homme qui l'avait élevé n'était pas son père biologique, et que la grossesse avait été obtenue avec le sperme d'un donneur juif. On imagine sans peine l'onde de choc — humaine, religieuse, culturelle — que représente une telle découverte pour un homme élevé dans la foi musulmane.

Un médecin hors d'atteinte, une justice qui tâtonne

Le dossier illustre une réalité souvent occultée dans les affaires de faute médicale ancienne : les présumés responsables vieillissent, oublient, disparaissent — parfois derrière un diagnostic de démence qui les met à l'abri de toute confrontation directe. Le praticien au cœur de ce scandale ne comparaîtra vraisemblablement jamais à la barre. Il ne se souvient probablement plus de rien. Et c'est précisément ce vide mémoriel qui rend la quête de justice aussi nécessaire que frustrante.

L'affaire est désormais entre les mains du tribunal de district de Tel-Aviv. Elle posera inévitablement des questions qui dépassent largement le cas individuel : quelles étaient les normes de traçabilité des dons de sperme en Israël dans les années 1990 ? Qui contrôlait quoi, comment, et avec quelle rigueur ? Et surtout : combien d'autres familles portent, sans le savoir, une vérité similaire enfouie dans leur patrimoine génétique ?

À l'heure des tests ADN vendus en grande surface, ces questions ne sont plus théoriques.

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