Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 22 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

Israël : Patients juifs maltraités par des soignants arabes - Les témoignages déclenchent une enquête

Hôpitaux israéliens : des patients juifs dénoncent des comportements humiliants de soignants arabes

Hôpitaux israéliens : des patients juifs dénoncent des comportements humiliants de soignants arabes, une enquête demandée

Plusieurs dizaines de témoignages affluent après l’affaire d’un soldat hospitalisé à Rambam. Les récits évoquent mépris, négligence et, dans certains cas, un traitement que les familles estiment différent selon l’identité du patient. Parallèlement, Israël connaît une inquiétante accélération du départ de ses médecins vers l’étranger.

Une alerte est-elle en train de monter dans les hôpitaux israéliens ?

Après la diffusion de témoignages concernant la prise en charge d’un soldat de Tsahal hospitalisé au centre médical Rambam de Haïfa, plusieurs dizaines de patients et de proches auraient contacté des médias israéliens pour raconter des expériences qu’ils jugent humiliantes ou inquiétantes.

Selon un média israélien, certains témoignages mettent directement en cause des médecins ou membres du personnel médical issus du secteur arabe.

Il ne s’agit, à ce stade, que de témoignages de patients et de familles : leur véracité individuelle n’a pas encore été établie de manière indépendante. Mais leur nombre et la similitude de certains récits posent une question que les autorités sanitaires ne peuvent pas éluder :
s’agit-il d’incidents isolés ou existe-t-il un problème plus profond dans certains services hospitaliers ?

« Ils ont fermé les portes et nous ont laissés dehors »

Parmi les témoignages les plus préoccupants figure celui du frère d’un soldat grièvement blessé au Liban.

Selon son récit, le militaire avait été hospitalisé à Rambam avec trois autres combattants. Après avoir été placé sous sédation et ventilation, il se serait réveillé dans un état particulièrement difficile, souffrant notamment de brûlures, de douleurs et de fièvre.

Le soir, une nouvelle équipe aurait pris son service.

Selon la famille, les membres de cette équipe parlaient arabe et auraient fait sortir les proches du service avant d’en verrouiller les portes.

La famille affirme avoir demandé à plusieurs reprises l’autorisation d’entrer quelques instants auprès des blessés. Face aux refus répétés, le frère du soldat affirme avoir finalement forcé l’entrée afin de vérifier l’état de santé de son proche.

Il affirme alors avoir découvert son frère sans assistance immédiate, celui-ci demandant de l’eau.

Le soldat aurait également raconté à sa famille qu’il avait été manipulé brutalement lors d’un changement de position.

Ces accusations sont extrêmement graves. Elles doivent être établies ou infirmées par une enquête, et non par les réseaux sociaux.

Mais précisément parce qu’elles concernent des combattants blessés après avoir risqué leur vie pour Israël, elles exigent une réponse institutionnelle claire.

D’autres familles témoignent

Selon PUSH, les témoignages ne concerneraient pas uniquement des soldats.

Une femme hospitalisée après une intervention chirurgicale aurait affirmé avoir reçu un traitement différent de celui réservé à d’autres patientes.

Une famille aurait raconté qu’un proche âgé, après une opération cardiaque, serait resté sans assistance suffisante.

Une femme ayant accouché aurait, elle aussi, affirmé que ses proches avaient été empêchés de la rejoindre pendant une période qu’elle aurait jugée anormalement longue.

Des familles de soldats et de blessés auraient également décrit des attitudes qu’elles considèrent comme méprisantes.

Un témoignage isolé peut être le résultat d’un malentendu, d’une erreur médicale ou d’une mauvaise organisation.

Des dizaines de témoignages concordants constituent, eux, un motif légitime pour demander des vérifications.

Une question que l’on ne peut plus évacuer

Le débat est particulièrement sensible dans un pays où les médecins arabes constituent une partie importante du système de santé.

Il serait évidemment absurde de transformer des accusations visant certains individus en accusation contre l’ensemble des médecins arabes d’Israël. De nombreux médecins, infirmiers et autres soignants arabes exercent quotidiennement dans les hôpitaux israéliens et prennent en charge sans distinction des patients juifs et arabes.

Mais l’argument selon lequel « la majorité fait correctement son travail » ne suffit pas davantage à écarter une plainte lorsqu’une famille affirme avoir été humiliée ou qu’un patient affirme avoir été négligé.

Dans un hôpital, l’origine du médecin ne devrait jamais déterminer la qualité du traitement.

Et si l’identité du patient, sa religion, son appartenance nationale ou son statut de soldat intervient effectivement dans la manière dont certains soignants le prennent en charge, il s’agit d’une question disciplinaire et, selon les faits établis, potentiellement pénale.

Le problème ne date pas d’hier

Cette question n’est d’ailleurs pas apparue avec la guerre actuelle.

En 2010, une affaire avait déjà opposé une famille à un médecin arabe de l’hôpital HaEmek après une remarque concernant le nom de famille juif d’une patiente.
La famille avait porté plainte auprès de l’hôpital. La direction avait alors qualifié les propos d’inacceptables et annoncé qu’ils feraient l’objet d’un examen approfondi.

Plus largement, une étude universitaire portant sur 50 entretiens avec des responsables et professionnels de santé de 11 hôpitaux publics israéliens avait documenté les tensions ethniques dans la relation médecin-patient. Elle relevait notamment que les refus de soins liés à l’identité ethnique du praticien étaient principalement le fait de patients juifs refusant des soignants arabes, particulièrement lors des périodes de tension sécuritaire.

Cette donnée mérite d’être rappelée pour une raison simple : la confiance entre médecin et patient est réciproque et fragile.

La guerre a profondément modifié la perception de la sécurité dans la société israélienne. Ce qui pouvait autrefois être perçu comme une simple tension identitaire peut désormais être vécu par certaines familles comme une question existentielle.

Cela ne justifie évidemment aucun comportement discriminatoire envers les citoyens arabes.

Mais cela justifie d’autant plus que chaque plainte sérieuse soit examinée avec une totale transparence.

Et pendant ce temps, Israël perd ses médecins

C’est l’autre phénomène inquiétant qui traverse actuellement le système de santé israélien.

Selon une étude menée par les professeurs Itai Ater et Nittai Bergman, avec Doron Zamir, et fondée notamment sur les données du Bureau central des statistiques et les licences du ministère de la Santé, 949 médecins ont quitté Israël en 2023 et 2024.

Après prise en compte des médecins revenus dans le pays, le solde net atteint 509 médecins. (

Le chiffre de 2024 est particulièrement frappant : 530 médecins ont quitté Israël cette année-là, contre environ 250 par an en moyenne durant la décennie précédente.

Et il ne s’agit pas seulement de jeunes médecins sans expérience.

51 % des médecins partis en 2024 avaient moins de 40 ans.

Mais 38 % avaient entre 40 et 50 ans, c’est-à-dire précisément la génération des spécialistes, des médecins formateurs et des futurs chefs de service.

Plus inquiétant encore : 67 % des médecins ayant quitté le pays en 2024 avaient étudié la médecine en Israël.

Autrement dit, Israël finance leur formation, les forme dans ses universités et ses hôpitaux, puis voit une partie de cette expertise partir exercer ailleurs.

Le contexte sécuritaire n’est pas le seul facteur

Il serait toutefois trop simple d’attribuer cette fuite des cerveaux à une seule cause.

Les conditions de travail, la rémunération, la surcharge des services et les possibilités de carrière à l’étranger jouent également un rôle.

Le professeur Gil Fire, directeur médical adjoint d’Ichilov, expliquait en janvier 2026 que le départ des médecins israéliens vers l’étranger préoccupait fortement son établissement. Il évoquait des médecins ayant déjà quitté le pays, d’autres qui envisageaient de le faire et des médecins ayant prolongé leur séjour à l’étranger après leur fellowship.

Le problème est donc réel et mesurable.

Et il intervient dans un contexte où Israël ne peut précisément pas se permettre d’affaiblir son système hospitalier.

La confiance est devenue une question de sécurité nationale

C’est ici que les deux phénomènes se rejoignent sans que l’un puisse, à ce stade, être présenté comme la cause de l’autre.

Israël manque de médecins. Israël perd des médecins expérimentés. Israël a besoin de médecins arabes comme de médecins juifs.

Et Israël doit simultanément garantir à chaque citoyen que lorsqu’il franchit la porte d’un hôpital, son identité ne modifiera jamais la qualité des soins qu’il recevra.

La réponse ne peut donc être ni le déni ni l’accusation collective.

Elle doit être beaucoup plus simple : enquêter sur chaque plainte, identifier les responsables lorsqu’une faute est établie et protéger les patients comme les soignants qui respectent leur serment.

Car dans un pays en guerre, un hôpital ne peut devenir un lieu où la confiance disparaît.

Et lorsqu’un soldat blessé affirme qu’il a dû supplier pour obtenir de l’eau, la question n’est pas de savoir à quelle communauté appartient le soignant.

La question est : qui était responsable de ce patient cette nuit-là, et pourquoi personne ne répondait-il présent ?

C’est précisément à cette question que l’enquête devra répondre.

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Médecins, ingénieurs, cadres : l'exode silencieux qui coûte 3,5 milliards de shekels à Israël par an

Médecins, ingénieurs, cadres : l'exode qui coûte 3,5 milliards de shekels à Israël

Les riches fuient Israël : la facture grimpe à 3,5 milliards de shekels par an

Médecins, ingénieurs, chercheurs, cadres : l'élite économique d'Israël plie bagage à un rythme jamais vu, et le Trésor s'apprête à payer la note. Chiffres à l'appui, l'Autorité fiscale et l'Université de Tel-Aviv sonnent l'alarme.

Le compte à rebours a commencé. Dans cinq ans, si rien ne change, Israël perdra chaque année 3,5 milliards de shekels de recettes fiscales, purement et simplement effacés par le départ de ses contribuables les plus riches. Ce n'est pas une hypothèse pessimiste sortie de nulle part : c'est le chiffre que l'Autorité fiscale elle-même met sur la table, et il fait froid dans le dos.

La note a déjà doublé en cinq ans

Le mal était contenu jusqu'en 2019 : 500 millions de shekels de pertes fiscales par an, un chiffre gérable. Puis tout s'est emballé. En 2023 et 2024, la note a bondi à 1,2 milliard de shekels chaque année, plus du double. L'Autorité fiscale calcule désormais une progression brutale de 700 millions de shekels supplémentaires à chaque nouvelle vague de départs. À ce rythme, l'addition atteindra 3,5 milliards de shekels par an d'ici cinq ans. Au ministère des Finances, on ne mâche plus ses mots : les voyants sont au rouge.

Ce ne sont plus des étudiants qui partent, ce sont des fortunes

Le vrai basculement n'est pas dans le nombre, il est dans le portefeuille. La part des Israéliens du décile supérieur de revenus parmi les partants a bondi de 0,3 pour cent à plus de 0,5 pour cent en 2024, une explosion de près de 80 pour cent. Ce petit groupe représente à lui seul 67 pour cent des revenus cumulés de tous les émigrants et pèse pour 86 pour cent de la perte fiscale totale. Le revenu moyen de ceux qui plient bagage dépasse aujourd'hui de 50 pour cent le revenu moyen national. Israël ne perd plus sa jeunesse en quête d'aventure, il perd ses plus gros contribuables.

90 000 départs en vingt mois, une étude universitaire le confirme

Les chercheurs Itay Ater, Netta Bergman et Doron Zamir, de l'Université de Tel-Aviv, ont creusé le sujet avec une méthode inédite, en isolant les "migrants de fond", ceux qui s'installent réellement ailleurs, loin des séjours temporaires ou des simples escales. Leur verdict est sans appel : entre janvier 2023 et septembre 2025, environ 268 000 Israéliens ont quitté durablement le pays, contre une moyenne stable de 32 000 par an les années précédentes.

Sur cette seule période, l'impôt sur le revenu payé par ces partants durant l'année précédant leur départ dépassait déjà 1,5 milliard de shekels, sans même compter la TVA ou l'impôt sur les sociétés qu'ils ont cessé de verser.

Les médecins désertent, la santé publique trinque

Le secteur médical encaisse un coup dur : 875 médecins israéliens ont quitté le pays entre janvier 2023 et septembre 2024. Même après le retour de certains, il reste un solde net de 481 médecins définitivement perdus, sur un total national d'à peine 44 000 praticiens recensés en 2022. Dans un pays qui souffre déjà d'une pénurie chronique de médecins et qui investit des fortunes pour en former davantage, chaque départ pèse double.

La fuite des cerveaux frappe la tech et la recherche

Le tableau est tout aussi sombre côté science et technologie. Plus de 19 000 diplômés du supérieur ont quitté Israël sur la période, dont 6 600 issus de filières scientifiques et techniques, et 633 titulaires d'un doctorat dans ces domaines, avec un solde net de 224 chercheurs perdus après les retours. Les ingénieurs ne sont pas épargnés : plus de 3 000 sont partis, pour un solde net négatif de 2 330, une hémorragie pour un pays dont l'économie repose largement sur la haute technologie.

Des jeunes, mais de plus en plus de quadras établis

Plus de 75 pour cent des partants ont moins de 40 ans, rien d'anormal pour une population mobile en quête d'études ou de carrière ailleurs. Mais un glissement inquiète les chercheurs : la part des plus de 40 ans grimpe elle aussi. Ce ne sont plus seulement des jeunes sans attaches qui s'en vont, ce sont des Israéliens installés, avec carrière et famille, qui rejoignent le mouvement.

Pas un effondrement, mais un engrenage dangereux

Les auteurs de l'étude refusent le catastrophisme immédiat : le nombre de partants ne menace pas, à lui seul, l'économie israélienne, et le scénario d'un effondrement démographique reste éloigné. Le vrai danger, disent-ils, c'est la poursuite et l'aggravation de la tendance. L'économie d'Israël ne repose pas sur des matières premières mais sur un capital humain rare et concentré dans quelques secteurs vitaux : la médecine, l'ingénierie, la recherche, l'université, la haute technologie. Nul besoin d'un exode massif pour faire des dégâts systémiques : quelques vagues ciblées et intenses dans ces populations suffisent à faire vaciller l'édifice.

L'engrenage qui s'auto-alimente

Le mécanisme est vicieux. Chaque départ d'un médecin ou d'un ingénieur affaiblit un peu plus le système auquel il appartenait.
Ce système affaibli devient moins attractif pour ceux qui restent, qui envisagent à leur tour de partir. Et chaque secousse politique, sécuritaire ou économique accélère le processus. Autrement dit, chaque départ pousse le suivant vers la sortie. Si ce cercle vicieux franchit un seuil critique, préviennent les chercheurs, il deviendra très difficile de le renverser, avec des conséquences macroéconomiques lourdes pour tout le pays.

Le vrai péril, concluent les auteurs de l'étude, n'est pas ce qui s'est déjà produit, mais ce qui pourrait arriver à un rythme qui s'emballe. Ils appellent à agir maintenant, avant que l'économie israélienne n'atteigne un point de non-retour, et pointent l'inaction actuelle du gouvernement comme une erreur potentiellement historique.

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Jerusalem : Les poutres carbonisées du Premier Temple exhumées après 26 siècles

Jerusalem : Les poutres carbonisées du Premier Temple exhumées après 26 siècles

Des archéologues israéliens viennent de mettre au jour, dans la Cité de David à Jérusalem, un second lot de poutres en bois massives, carbonisées par le feu qui a ravagé la ville il y a près de 2 600 ans. Cette découverte offre une preuve matérielle rarissime de la destruction babylonienne de 586 ou 586 avant notre ère, l'un des événements fondateurs de la mémoire juive.

Un second lot de poutres dans un bâtiment déjà mystérieux

L'Autorité des antiquités d'Israël a dévoilé lundi la découverte, réalisée sur le site autrefois connu sous le nom de parking Givati, aujourd'hui intégré au parc national des Murailles de Jérusalem. Les fouilles, menées conjointement par l'Autorité des antiquités et l'Université de Tel-Aviv, avaient déjà livré un premier ensemble de poutres calcinées dans la partie sud d'un vaste édifice datant de la période du Premier Temple.

Cette fois, les chercheurs ont creusé de l'autre côté du même bâtiment et y ont retrouvé d'autres poutres, certaines en sycomore, l'arbre figuier local déjà identifié lors de la première découverte, d'autres en bois de conifère, une essence différente qui intrigue l'équipe dirigée par Efrat Bocher, directrice des fouilles.

Le bois se conserve exceptionnellement mal dans les contextes archéologiques, plus encore dans des couches de destruction violente comme celle de Jérusalem antique.
Sa survie ici tient à un concours de circonstances presque miraculeux. Sous l'effet de la chaleur extrême de l'incendie, le plâtre qui recouvrait les murs du bâtiment a fondu et s'est répandu sur les poutres effondrées, les enveloppant dans une gangue protectrice qui les a soustraites à la décomposition pendant vingt-six siècles.

Un bâtiment dont l'origine remonte peut-être au règne de David

L'identité exacte de cet édifice monumental reste une énigme que les archéologues espèrent percer grâce à ces nouvelles trouvailles.
Ce dont ils sont certains, en revanche, c'est de son sort final : le bâtiment a brûlé en même temps que le reste de la ville lors de l'assaut babylonien qui a mis fin au royaume de Juda.
Des pointes de flèches typiques de l'arsenal babylonien et des objets de luxe abandonnés dans la précipitation, que personne n'aurait laissés derrière soi en temps normal, corroborent ce scénario de panique et de fuite.

La question de la date de construction du bâtiment demeure ouverte.
Johanna Regev, qui analyse les découvertes du site depuis plusieurs années, estime que ses origines pourraient remonter au neuvième, voire au dixième siècle avant notre ère, soit l'époque traditionnellement associée au règne du roi David.
Les premières poutres retrouvées dans la partie sud, en sycomore et en caroubier, avaient été datées par radiocarbone et par l'étude des cernes de croissance à environ 680 avant notre ère, période à laquelle elles auraient soutenu un vaste sol de plâtre poli.

Une précision de datation inédite grâce aux cernes du bois

L'apport scientifique de cette découverte dépasse la seule confirmation historique. Le nombre élevé de cernes présents dans les poutres de Jérusalem, combiné à l'analyse au radiocarbone, permet aux chercheurs d'espérer une résolution de datation sans précédent pour la région. Jusqu'à présent, les archéologues ne pouvaient situer un objet organique que dans une fourchette de plusieurs siècles. Avec ce matériau exceptionnellement riche en cernes, cette marge pourrait être réduite à une décennie seulement, un bond en avant considérable pour la compréhension fine de la chronologie du Premier Temple.

Une découverte publiée à la veille de Tisha Beav

Le ministre du Patrimoine, Amichai Eliyahu, a salué une découverte qui rappelle que le lien du peuple juif à Jérusalem ne repose pas seulement sur la foi, mais aussi sur l'histoire, l'archéologie et la mémoire collective.

Les archéologues eux-mêmes disent ressentir une émotion particulière face à ces vestiges. Efrat Bocher a confié que cette découverte donnait le sentiment d'assister au moment précis de la destruction, celui où tout a basculé.
Un sentiment renforcé par un autre constat troublant : lorsque les exilés revenus de Babylone ont entrepris de reconstruire Jérusalem, ils n'ont pas rasé les ruines de ce bâtiment. Selon l'archéologue Yiftah Shalev, ils ont choisi de bâtir la nouvelle ville par-dessus les cicatrices de l'ancienne, préservant délibérément les traces du passé plutôt que de les effacer, un paysage de mémoire qui préfigure, à sa manière, le geste que reproduisent aujourd'hui encore les Juifs du monde entier chaque année à Tisha Beav.

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Thaïlande : une mère et sa fille israéliennes sauvagement agressées par un Français

Thaïlande : une mère et sa fille israéliennes sauvagement agressées par un Français

Une mère israélienne de 62 ans et sa fille de 23 ans ont été violemment agressées près d'une cascade de l'île de Koh Phangan, en Thaïlande, par un homme muni d'un passeport français. L'attaque, survenue après une brève discussion sur la guerre à Gaza, a nécessité une hospitalisation d'urgence et deux opérations chirurgicales.

Une agression surgie de nulle part

Mardi, la mère et sa fille se rendaient à moto vers une cascade de Koh Phangan, île touristique du sud de la Thaïlande très fréquentée par les Israéliens. Après avoir garé leur véhicule, elles ont parcouru à pied une centaine de mètres lorsqu'un homme, également en moto, s'est arrêté près d'elles. Il a engagé la conversation, demandant à la jeune femme d'où elles venaient. Elle a répondu : Israël.

L'homme, qui s'exprimait avec un accent français, a alors critiqué l'action d'Israël à Gaza. « Il a dit qu'il n'aimait pas ce qu'Israël y faisait, et je lui ai répondu que nous étions en vacances et que nous ne voulions pas en discuter », a raconté la mère depuis son lit d'hôpital. L'échange semblait terminé lorsque l'homme a affirmé être opposé à la violence.

Quelques instants plus tard, il est redescendu vers elles et s'est jeté sur la mère, la frappant violemment et lui mordant l'oreille. La fille a tenté de protéger sa mère et a été frappée à son tour. « Nous nous sommes débattues, mais il était extrêmement violent », a-t-elle témoigné. La mère a perdu connaissance après avoir été touchée à la tête.

La fuite grâce à des passantes françaises

Alors que l'agresseur continuait de frapper la mère, la fille a couru vers la route pour chercher du secours. Poursuivie, elle a réussi à alerter deux touristes françaises présentes sur place. C'est la présence de témoins qui a poussé l'agresseur à fuir à moto. La mère se souvient avoir repris connaissance allongée sur la route, entourée de passants qui l'informaient de l'arrivée imminente de la police et d'une ambulance.

Deux opérations chirurgicales

Les deux femmes ont d'abord été transportées vers un hôpital de Koh Phangan, où un scanner a révélé un saignement crânien chez la mère. Elles ont ensuite été transférées par bateau vers un établissement plus équipé de Koh Samui. Leur état, jugé sérieux à l'arrivée, s'est depuis stabilisé. La mère a passé vingt-quatre heures en soins intensifs avant de pouvoir à nouveau boire, manger et ouvrir les yeux normalement. Elle a subi une opération à l'oreille et devra probablement être réopérée. Sa fille a été opérée du nez.

Un suspect interpellé par hasard

Selon le récit de la victime, l'agresseur a été arrêté non pas pour les coups portés aux deux Israéliennes, mais après avoir provoqué un incident distinct dans une autre ville de l'île, où il se serait montré violent envers des policiers thaïlandais. Ce n'est qu'après que la police, alertée par la déposition de la fille et le signalement du nom du suspect, a fait le lien entre les deux affaires.

« La police a fait du bon travail, ils ont attrapé cet homme mauvais. Ils n'ont pas laissé tomber l'affaire », a salué la mère. À ce stade, les autorités thaïlandaises n'ont communiqué ni l'identité complète de l'agresseur ni de détails sur les charges retenues contre lui, et cette information n'a pas encore été rendue publique par la presse.

Le sentiment d'un traquenard identitaire

La victime a insisté sur le sentiment de sécurité qu'elle associait jusqu'ici à la Thaïlande, destination très prisée des voyageurs israéliens. « Je n'aurais jamais pensé que quelque chose comme ça pourrait m'arriver ici, en Thaïlande, où les gens sont si amicaux envers les Israéliens », a-t-elle confié. Habituellement prudente, elle évitait généralement de révéler son origine israélienne à l'étranger, mais avait cru pouvoir faire une exception sur cette île.

L'épisode s'inscrit dans une série d'incidents visant des touristes israéliens en Thaïlande ces derniers mois, sur fond de tensions exacerbées par la guerre à Gaza. La mère affirme désormais vouloir tirer les leçons de cette expérience traumatisante : « Nous allons apprendre à ne plus dire que nous venons d'Israël, parce qu'on ne peut jamais savoir comment quelqu'un va réagir. »

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Purge au Mossad : deux têtes tombent après l'échec du plan de renversement en Iran

Purge au Mossad : deux têtes tombent après l'échec du plan de renversement en Iran

Le Mossad purge son état-major du renseignement : deux têtes tombent après l'échec du plan de renversement en Iran

Le directeur du Mossad, le général Roman Gofman, a limogé les deux artisans du plan opérationnel destiné à faire tomber le régime des ayatollahs. Une décision qui contredit la version officielle d'un départ "à l'amiable" et révèle l'ampleur du fiasco stratégique subi par Israël en Iran.

Deux piliers du renseignement écartés sans préavis

L'information a été révélée jeudi par la chaîne Channel 12 et confirmée depuis par plusieurs médias israéliens.
Le directeur du Mossad Roman Gofman a décidé de démettre de leurs fonctions la cheffe de la direction du renseignement de l'agence, entrée en poste en décembre dernier seulement, ainsi que le chef du département Iran.

Officiellement, ces départs relèveraient d'un simple réajustement organisationnel et d'un manque de alchimie personnelle entre Gofman et ses deux subordonnés depuis sa prise de fonction.
Mais les sources sécuritaires citées par la presse israélienne racontent une tout autre histoire. Ces deux responsables ne sont pas de simples exécutants sacrifiés pour des questions de convenance. Ils sont les architectes mêmes du plan écrit visant à précipiter la chute du régime iranien, un document que Gofman leur reproche aujourd'hui d'avoir vendu au président américain Donald Trump sans jamais parvenir à le concrétiser sur le terrain.

Un plan pharaonique resté lettre morte

Le projet, élaboré conjointement par le Mossad et la CIA, prévoyait l'entrée de combattants kurdes en territoire iranien, sous une importante couverture aérienne israélienne et américaine.
Des frappes ciblées devaient viser les positions des Gardiens de la révolution le long de la frontière avec l'Irak, dans le Kurdistan iranien, pour ouvrir la voie à des milliers de jeunes Kurdes appelés à grossir les rangs d'un soulèvement susceptible, selon les espoirs du Mossad, de se transformer en mouvement de masse capable d'atteindre Téhéran.

Les minorités iraniennes devaient ensuite prendre le relais pour évincer la direction de la République islamique et installer de nouveaux dirigeants. Mais des fuites vers les médias, un intense lobbying turc et la méfiance des Kurdes eux-mêmes ont fini par convaincre Washington de retirer sa confiance au projet.

Ahmadinejad, la carte cachée du dispositif

Un volet du plan, révélé en mai par le New York Times, n'avait jamais été officiellement confirmé jusqu'ici. Israël et les Etats-Unis seraient entrés en guerre avec un nom précis en tête pour diriger l'Iran post-régime : l'ancien président Mahmoud Ahmadinejad.

Le recrutement de cet homme aurait fait l'objet d'un effort israélien de plusieurs années, incluant une rencontre entre l'ancien chef du Mossad David Barnea et l'ex-président iranien en marge d'une conférence académique en Hongrie.
Le premier jour de la guerre, en février dernier, l'aviation israélienne aurait frappé la résidence d'Ahmadinejad à Téhéran dans le but de neutraliser les gardes qui le retenaient en résidence surveillée. L'ancien président a survécu, mais aurait été blessé dans cette opération. Selon plusieurs sources, cet épisode aurait entamé sa confiance dans le projet et précipité ses doutes sur l'ensemble du dispositif.

Gofman, juge et partie

L'aspect le plus troublant de cette purge tient à la position de Gofman lui-même. Avant de prendre la tête du Mossad, alors qu'il était encore secrétaire militaire de Netanyahu, le nouveau directeur avait personnellement assuré le Premier ministre que le régime iranien s'effondrerait rapidement en cas de guerre, une conviction partagée à l'époque par l'agence qu'il dirige aujourd'hui.
Cette prévision, jugée depuis "farfelue" par certains conseillers de Trump selon le New York Times, s'est révélée totalement erronée après plus de quarante jours de combats. Gofman écarte donc aujourd'hui deux collaborateurs pour un échec dont il partageait lui-même l'optimisme initial, une ironie que la version officielle distillée par les services de sécurité se garde bien de mentionner.

Une agence en pleine recomposition depuis le 7 octobre

Cette purge s'inscrit dans un mouvement plus large de refonte de l'appareil sécuritaire israélien, ébranlé depuis l'échec majeur du 7 octobre.
Depuis cette date, la quasi-totalité de l'état-major sécuritaire du pays a été renouvelée, entre démissions, départs forcés et fins de mandat, touchant successivement le ministre de la Défense, le chef d'état-major de Tsahal et plusieurs directeurs des services de renseignement militaire.
Gofman lui-même n'a pris ses fonctions qu'au prix d'une bataille judiciaire acharnée, la Haute Cour de justice ayant rejeté in extremis, à deux voix contre une, les recours contestant sa nomination sur fond d'accusations liées à sa gestion d'un incident controversé survenu en 2022, lorsqu'il commandait la 210e division de l'armée.

Deux carrières entre parenthèses, pas terminées

Selon les informations recueillies, les deux responsables limogés pourraient rester au sein du Mossad, mais dans des fonctions différentes. Leur contribution à la sécurité de l'Etat est unanimement saluée par les sources sécuritaires citées dans la presse israélienne, ce qui rend leur éviction d'autant plus révélatrice de la pression exercée sur Gofman pour désigner des responsables après l'échec d'un pari stratégique validé au plus haut niveau, jusqu'au Bureau ovale.

Une guerre encore loin d'être soldée

Sur le terrain diplomatique, Trump continue d'assurer qu'un accord avec l'Iran pourrait être signé prochainement, après plusieurs prévisions qui ne se sont pas concrétisées. Le président américain, agacé par la prolongation du conflit, aurait également reproché à son secrétaire à la Défense Pete Hegseth des pénuries de munitions selon des informations concordantes.

Cette purge au sommet du Mossad intervient donc à un moment où l'ensemble de la stratégie israélienne face à Téhéran, du champ de bataille à la table des négociations, se retrouve sous le feu des critiques.

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Mont du Temple : 600 000 vestiges archéologiques, 2600 ans de présence juive

Mont du Temple : 600 000 vestiges archéologiques, 2600 ans de présence juive

De nouvelles reconstitutions numériques en 3D du Mont du Temple viennent d'être dévoilées par le Temple Mount Sifting Project, restituant pour la première fois l'ampleur et le faste des cours pavées où se pressaient les pèlerins du Second Temple il y a deux mille ans.

Comment voir ces reconstitutions

Les images et vidéos sont publiées sur le site officiel du Temple Mount Sifting Project, tmsifting.org, dans la rubrique consacrée aux actualités du projet, ainsi que sur ses pages Facebook et YouTube où l'équipe partage régulièrement ses avancées.
Le projet, dirigé par les archéologues Gabriel Barkay et Zachi Dvira sous l'égide de l'université Bar-Ilan, met aussi à disposition des articles scientifiques détaillant la méthode de reconstitution, pour les lecteurs souhaitant aller plus loin que les seules images.

Plus de six cent mille objets exhumés, sept motifs de sol royal reconstitués pièce par pièce, des scellés hébraïques vieux de deux mille six cents ans : le Mont du Temple ne cesse, fouille après fouille, d'apporter la preuve matérielle d'une présence juive que beaucoup  persistent à nier.

Un chantier né d'un sabotage archéologique

Tout commence par un scandale. En 1999, le Waqf islamique fait creuser sans autorisation ni supervision archéologique une immense fosse sous l'esplanade, pour y aménager une nouvelle entrée à la mosquée souterraine dite « écuries de Salomon ».

Neuf mille tonnes de terre, chargées de vestiges appartenant à toutes les périodes de l'histoire de Jérusalem, sont alors évacuées et déversées sans ménagement dans la vallée du Cédron.
C'est pour sauver ce qui pouvait encore l'être que les archéologues Gabriel Barkay et Zachi Dvira lancent en 2004 le Temple Mount Sifting Project.
Depuis, des dizaines de milliers de volontaires ont tamisé cette terre, millimètre par millimètre, et le projet revendique aujourd'hui plus de six cent mille objets répertoriés, parmi lesquels des milliers de pièces de monnaie antiques, des sceaux d'argile, des fragments de fresques et des centaines de plaques d'opus sectile.

Sept motifs qui restituent la splendeur du Second Temple

Parmi ces découvertes, les fragments d'opus sectile occupent une place à part. Cette technique de pavement en pierres polychromes taillées avec une précision millimétrique, réservée dans le monde romain aux résidences les plus prestigieuses, avait été repérée dès 2007 par l'archéologue Assaf Avraham, alors qu'il travaillait sur les déblais du Mont du Temple.

Son hypothèse a ensuite été confirmée et développée par la chercheuse Frankie Snyder, spécialiste des mathématiques et des études judaïques, qui a réussi à reconstituer sept motifs complets à partir de plus d'une centaine de plaques retrouvées.

Les dimensions de ces pierres, calquées sur le pied romain, et leur agencement en triangles et carrés contrastés correspondent aux techniques utilisées dans les palais d'Hérode à Jéricho, Massada, Hérodion ou Césarée. Les nouvelles reconstitutions numériques en 3D, qui intègrent une décennie de recherches supplémentaires depuis les premières restitutions de 2016, permettent pour la première fois de visualiser l'ensemble des cours pavées telles qu'elles se présentaient aux pèlerins juifs venus de tout l'Empire.

Une splendeur que seul le Temple pouvait financer

Flavius Josèphe, témoin direct de la Jérusalem hérodienne, décrivait déjà des cours du Temple entièrement recouvertes de pierres précieuses de toutes origines. Les archéologues estiment aujourd'hui que le Mont du Temple représentait la plus vaste surface pavée en opus sectile connue dans tout l'Empire romain, devant les palais impériaux eux-mêmes.
Une telle débauche de moyens ne s'explique que par un mécanisme économique propre au judaïsme du Second Temple : les dîmes, la demi-sicle annuelle et les offrandes des communautés juives de toute la diaspora convergeaient vers un unique sanctuaire à Jérusalem. Ce flux ininterrompu de ressources, canalisé vers un seul lieu de culte, a permis de financer un ensemble architectural que même les palais royaux voisins ne pouvaient égaler.

Des couches ininterrompues de présence juive

L'opus sectile n'est qu'une pièce d'un dossier archéologique bien plus vaste.
Le tamisage a également livré des scellés d'argile datant de la période du Premier Temple, dont l'un porte une inscription en hébreu paléo associée à un fonctionnaire de l'époque du roi Josias, présenté lors du cinquantième Congrès archéologique d'Israël en juin dernier.
Des tuiles estampillées de la dixième légion romaine, des tessons ornés d'une menorah gravée, et une monnaie de l'empereur Antonin le Pieux retrouvée en 2024 complètent une stratigraphie continue qui va de l'époque du Premier Temple jusqu'à la période byzantine. Cette continuité matérielle, retrouvée précisément à l'endroit où se dressait le sanctuaire selon la tradition juive et selon Josèphe, ne relève d'aucune interprétation religieuse mais d'un constat archéologique froid et vérifiable.

Le projet du tamisage du Mont du Temple cliquez-ici 

Une preuve que la pierre impose au discours

Face à ce faisceau de preuves, convergent trois types de sources indépendantes les unes des autres : les textes antiques de Flavius Josèphe, les vestiges matériels tamisés depuis vingt ans sur le site même, et les comparaisons architecturales avec les palais hérodiens dont la datation ne fait l'objet d'aucune contestation scientifique. Nier le lien entre le peuple juif et le Mont du Temple revient désormais à nier un dossier archéologique publié, documenté et soumis à la communauté scientifique internationale. Les sols d'opus sectile ne sont pas un symbole ni une revendication : ce sont des pierres retrouvées dans le sol, taillées selon des techniques et des dimensions datables, et dont la position géographique correspond exactement au récit historique le plus ancien qui existe sur ce lieu.

 

Gaza : sous la trêve, le Hamas reste tapi dans ses tunnels

Gaza : sous la trêve, le Hamas reste tapi dans ses tunnels

 

Gaza : sous la trêve, le Hamas reste tapi dans ses tunnels

Dix mois après le cessez-le-feu, le Hamas n'a rendu aucune arme. Il continue de se cacher, de stocker ses roquettes sous terre et de trembler devant les drones de Tsahal.

La peur au ventre malgré le répit affiché

Le quotidien saoudien A-Sharq Al-Awsat l'a révélé ce mercredi. Les organisations terroristes de Gaza ont diffusé à leurs combattants une consigne interne les sommant de rester sur leurs gardes, malgré les publications israéliennes évoquant un encadrement plus strict des frappes, désormais soumises à l'aval du chef d'état-major.
Le message est clair. Les chefs terroristes redoutent toujours les éliminations ciblées et ordonnent à leurs hommes de se faire discrets. Au-dessus de leurs têtes, Tsahal a intensifié ses vols de drones sur l'ensemble de l'enclave. Le vrombissement ne les quitte pas.

Netanyahou tient bon face aux pressions

Le Hamas tente pourtant de retourner la situation à son avantage. Après la rencontre entre Benjamin Netanyahou et Donald Trump à Washington, le Board of Peace a rappelé sans détour que Tsahal ne quittera pas ses positions à Gaza tant que le désarmement du Hamas ne sera pas achevé.
Une position que Netanyahou martèle depuis des mois. L'armée israélienne ne se retirera pas de ses lignes actuelles avant que le Hamas ait rendu l'intégralité de son arsenal, un point sur lequel le Premier ministre ne cède rien, même face aux pressions de l'administration américaine. Les tentatives du Hamas de présenter les choses autrement au Caire n'y changent rien. La règle reste la même. Pas de désarmement, pas de retrait.

Des dizaines de roquettes découvertes sous terre

Sur le terrain, la preuve que le Hamas n'a rien désarmé est venue une nouvelle fois de Tsahal. Les forces de la brigade parachutiste, sous le commandement de la division Gaza, ont localisé et détruit un tunnel souterrain dans le sud de la bande, où étaient dissimulées des dizaines de roquettes appartenant aux organisations terroristes. L'opération, menée avec le génie de la division et l'unité spécialisée Yahalom, s'inscrit dans la campagne de nettoyage de la zone de la ligne jaune, où Tsahal continue de traquer les infrastructures terroristes, en surface comme en sous-sol.

Une trêve, pas une paix

Dix mois de cessez-le-feu n'auront pas suffi à désarmer le Hamas. L'organisation terroriste garde ses roquettes sous terre, ses combattants sur le qui-vive et son double discours dans les négociations. Face à cela, Israël maintient sa ligne, aucun retrait sans désarmement complet.

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Projet Nexus : Israël se dote d'un ordinateur quantique souverain face à la course mondiale à l'IA

Projet Nexus : Israël se dote d'un ordinateur quantique souverain face à la course mondiale à l'IA

Israël dévoile son plan technologique national : ordinateur quantique, IA physique et souveraineté numérique

Le gouvernement israélien a franchi une étape décisive dans sa course technologique mondiale. La Direction nationale de l'intelligence artificielle vient de lancer deux projets phares destinés à positionner Israël à l'avant-garde de l'informatique quantique et de l'intelligence artificielle physique, avec l'ambition affichée de bâtir une souveraineté technologique complète, du processeur jusqu'au modèle d'IA.

Le projet Nexus, fer de lance de l'ambition quantique israélienne

Le premier des deux projets, baptisé "Projet Nexus", consiste en un appel d'offres pour l'établissement d'une plateforme nationale de calcul quantique "bleu-blanc", c'est-à-dire fondée autant que possible sur des technologies et un savoir-faire développés en Israël. L'objectif est clair : garantir au pays un ordinateur quantique de conception locale, capable de répondre aux besoins de l'industrie comme de la recherche académique, tout en consolidant une infrastructure de calcul avancée qui soutiendra l'ensemble de l'écosystème technologique existant.

Contrairement à un ordinateur classique, qui traite l'information sous forme de bits valant 0 ou 1, l'ordinateur quantique repose sur des qubits capables de se trouver dans un état de 0, de 1, ou des deux simultanément.
Cette propriété, issue des principes de la mécanique quantique, permet théoriquement d'explorer des millions de possibilités en parallèle, ouvrant la voie à des capacités de calcul sans équivalent dans le monde classique.

Le marché mondial de l'informatique quantique de niveau industriel et gouvernemental reste toutefois un investissement colossal : la mise en place d'un seul ordinateur quantique coûte entre 20 et 100 millions de dollars, en raison des systèmes de refroidissement extrême proches du zéro absolu et de l'isolation totale requise contre les perturbations environnementales. Le processus d'acquisition israélien devrait ainsi s'étaler sur plusieurs phases, impliquant des entreprises internationales, et prendre un temps considérable avant d'aboutir.

Un champ d'expérimentation national pour l'IA physique

Le second projet vise à établir un terrain d'essai national dédié à la "Physical AI", cette discipline qui associe l'intelligence artificielle à des systèmes évoluant dans le monde physique : robots, capteurs, véhicules autonomes et dispositifs de calcul embarqué.
La Direction nationale a publié à ce stade une demande d'information préalable (RFI) pour évaluer la faisabilité de cette infrastructure, qui a vocation à devenir un centre international de simulations grandeur nature pour des scénarios critiques.

Concrètement, ce champ d'expérimentation permettra à des entreprises, chercheurs et développeurs de tester des systèmes d'IA dans des environnements simulant des conditions réelles : routes, complexes médicaux, sites de production avancée ou encore exploitations agricoles. L'ambition est de créer un espace unique où l'intelligence artificielle rencontre concrètement le terrain, avant tout déploiement à grande échelle.

Une décision gouvernementale aux ambitions élargies

Ces deux initiatives s'inscrivent dans une décision plus vaste adoptée par le gouvernement, qui prévoit également la création d'un institut national dédié à l'intelligence artificielle, l'installation de "fermes d'accélération" de calcul, ainsi qu'un effort de concentration nationale sur les domaines du Cyber AI et du Physical AI, en particulier pour contrer les menaces liées aux deepfakes. Le texte officiel du bureau du Premier ministre précise que l'État entend renforcer les avantages comparatifs d'Israël dans les secteurs de la cybersécurité, de la défense et de la technologie de pointe.

L'appel d'offres pour le projet Nexus ainsi que les appels à propositions pour l'IA physique ont été publiés par la division du contrôleur général des finances, et les candidatures devront être déposées selon le calendrier fixé dans les documents de procédure.

Une relance après des années de stagnation

Ce plan n'est pas entièrement inédit. Il relance en réalité un projet plus large initié sous le gouvernement de Naftali Bennett, qui n'avait pas connu de progression significative sous l'administration Netanyahou depuis. L'approbation actuelle marque donc un redémarrage stratégique, dans un contexte où Israël cherche à rattraper le rythme effréné de la compétition mondiale en matière d'IA et de calcul quantique.

Un professeur cité dans la presse spécialisée tempère néanmoins l'enthousiasme ambiant en soulignant que la contribution du calcul quantique à l'intelligence artificielle demeure un horizon lointain, contrairement à l'IA elle-même, dont les applications sont déjà pleinement opérationnelles. Selon lui, la force d'un plan national de cette nature réside avant tout dans sa capacité à cibler ses efforts : chercher l'indépendance totale sur tous les fronts, des modèles aux processeurs, risquerait d'épuiser l'énergie nationale sans résultat suffisant. Le choix stratégique doit donc consister à assumer les domaines où Israël ne sera pas autonome, pour mieux concentrer ses ressources là où il peut réellement mener la course.

Une infrastructure déjà en construction

Ce virage quantique et cette ambition en IA physique ne surgissent pas de nulle part.
Depuis un mois et demi environ, l'Autorité de l'innovation avait déjà annoncé un appel à propositions pour établir une infrastructure nationale de recherche et développement rendant accessibles aux industries et à l'académie des capacités de calcul quantique avancées, combinant au moins trois technologies de traitement quantique différentes.

Une infrastructure quantique de l'Autorité de l'innovation est d'ailleurs déjà opérationnelle à l'université de Tel-Aviv, en partenariat avec la société israélienne de quantique Quantum Machines.

Par ailleurs, le supercalculateur national est lui aussi entré en phase opérationnelle concrète, avec l'allocation par l'Autorité de l'innovation d'accélérateurs Nvidia à prix réduit pour les entreprises technologiques et les chercheurs académiques, après que la société Nebius, lauréate de l'appel d'offres correspondant, a achevé le déploiement de son infrastructure sur le sol israélien.

Les entreprises pourront demander un minimum de 16 accélérateurs Nvidia, tandis que les chercheurs académiques pourront en solliciter à partir de 8, pour des périodes allant d'un mois à six mois.

Un pari à plusieurs dizaines de milliards de dollars

L'ampleur financière de cette ambition nationale reste considérable, avec une facture potentielle chiffrée en dizaines de milliards de dollars sur le long terme. Le gouvernement mise sur cette stratégie combinée, associant informatique quantique souveraine, infrastructures d'IA physique et développement de modèles de fondation, pour hisser Israël au rang de puissance technologique mondiale et réduire sa dépendance aux technologies étrangères, tout en consolidant les fondations d'une industrie locale déjà reconnue dans le domaine du numérique et de la cybersécurité.

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Quand l'audace médicale israélienne sauve un fœtus chypriote de l'asphyxie

Quand l'audace médicale israélienne sauve un fœtus chypriote de l'asphyxie

Une masse presque totale dans la bouche d'un fœtus menaçait de l'étouffer dès sa première respiration. À l'hôpital Beilinson, une équipe israélienne a évité l'opération la plus risquée en agissant avant même la naissance.

Une découverte qui change tout en pleine échographie de routine

Tout commence par un examen anodin, à la vingtième semaine de grossesse.
L'échographie de contrôle révèle une masse d'une taille inhabituelle dans la bouche du fœtus, si volumineuse qu'elle obstrue presque entièrement sa cavité buccale. Tant que l'enfant reste dans l'utérus, aucun danger immédiat : il reçoit son oxygène directement de sa mère par le cordon ombilical. Mais l'équipe médicale sait déjà que la naissance posera un problème vital. Dès la première tentative de respiration autonome, la bouche obstruée empêcherait l'air de passer.

Un appel depuis Chypre, une orientation vers Israël

La nouvelle remonte jusqu'à Londres, où le professeur Kypros Nicolaides, l'une des figures les plus respectées de la médecine fœtale mondiale, prend connaissance du dossier depuis Chypre.
Sa réponse ne laisse place à aucune hésitation : direction Israël, et plus précisément l'hôpital Beilinson. Il oriente la famille vers le docteur Yuval Gielchinsky, responsable du Centre de médecine fœtale de l'établissement, reconnu pour ses interventions chirurgicales sur des fœtus encore in utero.

Un cas hors norme, même pour un spécialiste aguerri

Le docteur Gielchinsky ne cache pas sa surprise face à l'ampleur de la malformation. Au fil de sa carrière, il a rencontré son lot de cas rares, mais une masse de cette taille logée dans la bouche d'un fœtus reste, selon ses propres mots, sans précédent dans son expérience.
Les jeunes parents quittent Chypre dans un contexte régional tendu, marqué par des alertes sécuritaires, pour rejoindre Israël et se confier entièrement à l'équipe médicale de Beilinson, loin de tous leurs repères.

Un plan chirurgical pensé pour ne rien laisser au hasard

Face à la gravité de la situation, les médecins élaborent d'abord une stratégie complexe et rare : opérer l'enfant au moment de la naissance tout en le maintenant relié à sa mère par le placenta. Cette technique laisserait le temps nécessaire pour l'aider à respirer artificiellement avant toute séparation définitive du cordon. Un protocole lourd, réservé aux situations les plus délicates de la médecine fœtale.

Une décision audacieuse change la donne avant même l'accouchement

Mais juste avant l'intervention prévue, le docteur Gielchinsky prend une décision qui va tout changer : traiter le problème avant même que l'enfant ne vienne au monde. Sous contrôle échographique, il introduit une aiguille extrêmement fine à travers l'abdomen de la mère, jusqu'à la bouche du fœtus, et aspire le liquide responsable de la formation de la masse.

Une bouche libérée en quelques minutes

Le résultat est immédiat. En quelques minutes, la masse disparaît et la bouche du fœtus retrouve sa forme normale. Peu de temps après, l'enfant naît en bonne santé et prend seul sa première inspiration, sans la moindre difficulté. Le docteur Gielchinsky résume la portée du geste : ailleurs, ce nouveau-né aurait probablement risqué l'asphyxie dès les premiers instants de sa vie. À Beilinson, cette issue tragique a pu être écartée avant même que l'enfant ne pousse son premier cri.

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Judée-Samarie : le berceau juif que l'Europe veut interdire aux Juifs

Judée-Samarie : le berceau juif que l'Europe veut interdire aux Juifs

 

La Judée-Samarie n'est pas un territoire disputé né en 1967. C'est le cœur historique du peuple juif, nommé d'après ses tribus et ses royaumes bibliques, depuis plus de trois millénaires. Alors qu'Israël investit 113 millions de shekels pour restaurer 70 sites patrimoniaux, les Pays-Bas, l'Irlande et une partie de la classe politique française avancent vers l'interdiction pure et simple des produits, voire de la présence, des communautés juives qui y vivent.

D'où viennent les noms Judée et Samarie

Le nom Judée provient de Yehouda, l'un des douze fils de Jacob et l'une des douze tribus d'Israël. Après la mort du roi Salomon, vers 930 avant l'ère commune, le royaume unifié se scinde en deux : le royaume de Juda au sud, avec Jérusalem pour capitale, et le royaume d'Israël au nord. C'est de ce royaume de Juda que dérive le nom Judée.

Le nom Samarie vient quant à lui de Shomron, la capitale du royaume d'Israël, fondée vers 880 avant l'ère commune par le roi Omri. Le récit biblique, au Livre des Rois, précise qu'Omri acheta la colline à un homme nommé Shemer, d'où le nom de la ville puis de toute la région environnante.

Ensemble, Judée et Samarie désignent depuis l'Antiquité le cœur montagneux d'Israël, entre Jérusalem et la Galilée, terre des tribus de Juda, Benjamin, Éphraïm et Manassé. C'est là que se trouvent Hébron et le Tombeau des Patriarches, Silo où fut dressé le Tabernacle avant la construction du Temple, Beit El, et Sichem, aujourd'hui Naplouse, associée au tombeau de Joseph.

Une présence continue de trois mille ans

L'histoire juive en Judée-Samarie précède de loin l'État d'Israël moderne. Elle traverse les royaumes de Juda et d'Israël, l'exil babylonien puis le retour sous domination perse, la période hasmonéenne, l'occupation romaine et la révolte de Bar Kokhba, dont plusieurs foyers se trouvaient précisément dans cette région. Cette continuité se prolonge, à des degrés divers, sous les dominations byzantine, musulmane, croisée puis ottomane, jusqu'au mandat britannique, où le nom Judée-Samarie était encore d'usage officiel.

Le terme Cisjordanie, aujourd'hui largement répandu, ne date que de 1950. Il a été introduit par la Jordanie après son annexion du territoire à l'issue de la guerre de 1948, dans une tentative d'effacer le lien historique entre cette terre et le peuple juif.

Ce que l'occupation jordanienne a effacé

Entre 1948 et 1967, la Jordanie contrôle la Judée-Samarie et Jérusalem-Est. Durant ces dix-neuf années, les Juifs sont expulsés du quartier juif de la vieille ville de Jérusalem, des dizaines de synagogues sont détruites ou transformées, et le cimetière juif du Mont des Oliviers est profané, ses pierres tombales servant à paver des routes et à construire des latrines militaires.

Une loi jordanienne interdit par ailleurs à tout Juif d'acheter un terrain dans la région, une législation restée en vigueur dans le droit israélien jusqu'à son abrogation, votée en première lecture à la Knesset fin 2025.

Ce précédent rappelle qu'un patrimoine non protégé peut disparaître en une génération. C'est dans cette logique qu'Israël engage aujourd'hui 113 millions de shekels pour restaurer plus de 70 sites archéologiques en Judée-Samarie, témoins directs de cette présence millénaire.

L'actualité : interdire aux Juifs de vivre chez eux

Pendant qu'Israël restaure ce patrimoine, une partie de l'Europe avance dans la direction inverse. Les Pays-Bas ont annoncé une interdiction, effective au 22 septembre, des produits fabriqués dans les localités juives de Judée-Samarie, après l'Irlande.

L'Union européenne a par ailleurs confirmé des sanctions visant directement des résidents juifs de la région, gel d'avoirs et interdiction d'entrée sur le territoire européen à l'appui.
En France, une proposition de loi socialiste vise à interdire l'importation de produits issus de ces localités, tandis que le Quai d'Orsay a condamné en février les décisions israéliennes de réforme de l'enregistrement foncier, une réforme qui met précisément fin à des restrictions héritées de la loi jordanienne discriminatoire envers les Juifs.

L'histoire retient rarement les paradoxes en temps réel.
Un continent qui érige des mémoriaux à la mémoire des Juifs assassinés au vingtième siècle légifère aujourd'hui contre les Juifs qui vivent, travaillent et cultivent la terre sur le sol même où leurs ancêtres ont bâti Silo, Hébron et Sichem.

La Judée-Samarie n'a pas besoin qu'on lui invente une légitimité. Elle porte le nom de ses tribus depuis trois mille ans. Ce que les 113 millions de shekels investis cette année cherchent à protéger, ce n'est pas une revendication politique récente, c'est une mémoire que d'autres, hier comme aujourd'hui, ont tenté d'effacer.

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