Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 22 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

Israël : Ce rabbin accusé par 16 hommes d'agressions sexuelles, l'emprise d'une secte démasquée

Yosef Shuvli, 54 ans

Le rabbin qui se prenait pour un « saint » et que seize hommes accusent d'agressions sexuelles

Il se présentait comme un juste, un homme de Dieu, une âme pure au-dessus du commun des mortels. Yosef Shuvli, 54 ans, rabbin établi à Miron et figure de proue d'une communauté au sein du mouvement hassidique Breslev, a été arrêté dans la nuit de mercredi à jeudi.
Seize hommes ont témoigné contre lui. Le tribunal de paix de Tibériade vient de prolonger sa détention jusqu'au 14 mai.

Un « tzaddik » fabriqué de toutes pièces

Tout reposait sur une construction soigneusement orchestrée. Selon des sources proches du dossier, le rabbin Shuvli avait bâti autour de lui une aura de sainteté  celle du tzaddik, du juste infaillible auquel on doit obéissance absolue.
C'est précisément cette image qu'il aurait utilisée pour s'approcher de ses victimes présumées, gagner leur confiance, et les soumettre.
Le Centre israélien pour les victimes de sectes, qui suit le dossier de près, décrit la communauté qu'il dirigeait comme présentant des caractéristiques sectaires avérées : dépendance psychologique, contrôle des comportements, rupture des liens familiaux, exploitation des membres et climat de peur permanent.

Seize témoignages, une montagne de charges

C'est au Centre pour les victimes de sectes, puis à la police, que les langues se sont déliées. Seize hommes ont rapporté des faits. Certains ont témoigné devant le tribunal rabbinique spécial du grand rabbin Shmuel Eliyahou, accompagnés par les responsables dudit centre.
Les accusations portent sur des actes sexuels graves commis dans le cadre d'une relation d'autorité spirituellece que les témoins décrivent comme un abus délibéré du lien de confiance sacré entre un maître et ses disciples.

Le tribunal rabbinique n'a pas tardé à réagir. Dans une lettre publique signée par le rabbin Eliyahou et six de ses collègues les rabbins Tsion Buaron, Aharon Yarhi, Aharon Cohen, Avraham Yitzhak Schwartz, Hananya Polak et Yehuda Dana les signataires écrivent :

« Des témoignages graves nous sont parvenus concernant quelqu'un qui se présente comme un juste, mais qui commet des actes sérieux en matière d'interdits sexuels que la Sainte Torah prohibe et que nous ne pouvons détailler par souci de pudeur.
Nous avons reçu des témoignages de ses disciples faisant état d'intimidations et de menaces envers ceux qui ont été lésés. Convoqué devant le tribunal, il a refusé de coopérer. »
La lettre se conclut par un appel solennel : « Nous encourageons les victimes et appelons quiconque a connaissance de ses mauvaises actions à se tourner vers les autorités légales. »

Le tribunal civil confirme le danger

Le juge Eran Bar-Or, du tribunal de paix de Tibériade, a statué en ces termes : « Je suis convaincu qu'il existe dans le dossier d'enquête une base probatoire reliant le suspect à la commission des infractions qui lui sont imputées, fondant un soupçon raisonnable qu'il les a commises.
Dans ces circonstances, je suis convaincu qu'il existe un motif raisonnable de craindre que la remise en liberté du suspect soit de nature à mettre en danger la paix et la sécurité publiques. » L'audience s'est tenue à huis clos.

La communauté, entre soulagement et douleur

Pour le Centre israélien pour les victimes de sectes, l'arrestation marque une étape capitale, même si elle ne clôt rien :
« Ces derniers temps, des informations et des témoignages lourds s'étaient accumulés auprès de nous, de personnes et de familles victimes du rabbin qui avaient cherché à être aidées. Cette arrestation n'est pas un point final, mais pour de nombreuses victimes, c'est un moment significatif le début de la reconnaissance que leurs voix sont entendues et prises au sérieux. »

La défense dément et contre-attaque

L'avocate du rabbin, Me Shlomtzion Gabai-Mandelmann, nie tout en bloc : « Mon client rejette tout lien avec les infractions alléguées. Il s'agit d'accusations absurdes, fondées sur des mensonges et des déformations orchestrés par des ennemis qui cherchent depuis des années à nuire aux membres de la communauté. Mon client est un rabbin respectable, un homme de famille, un homme de bonté et de don de soi. Il est victime d'un complot. J'ai l'intention de contester la prolongation de sa détention. »

Une affaire qui dépasse un seul homme

Ce qui se joue à Miron n'est pas simplement l'histoire d'un individu présumé coupable.
C'est la révélation d'un système : celui dans lequel la sainteté revendiquée devient une arme, où la déférence religieuse ouvre la porte à l'abus, et où le silence des victimes est entretenu par la terreur spirituelle. Le dossier reste ouvert. L'enquête se poursuit. Et derrière les seize témoins connus, combien d'autres n'ont pas encore parlé ?

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Israël : Le marié a 41 ans, la mariée en a 14 et la police ne peut rien faire à Yavne'el

Israël : Le marié a 41 ans, la mariée en a 14 et la police ne peut rien faire à Yavne'el

Une noce illégale dans une communauté ultra-orthodoxe d'Israël

Dans la petite bourgade de Yavne'el, nichée au bord du lac de Tibériade, un message a circulé ces dernières heures annonçant la « fermeture du vort »  cette cérémonie qui scelle officiellement la décision d'un couple de se marier.
Le couple en question : un homme de 41 ans et une jeune fille de 14 ans.
Un mariage de mineure, contraire à la loi israélienne, organisé au cœur d'une communauté ultra-orthodoxe fermée sur elle-même. La police a été informée. Elle a ouvert une enquête. Et pourtant, elle admet son impuissance.

« Même en robe de mariée, ce n'est pas suffisant »

C'est la phrase qui résume tout. Un responsable policier l'a confié sans détour à ynet : « Même quand tu arrives sur place et que tu la vois en robe de mariée et lui en costume, ça ne suffit pas. Sans preuve claire de mariage, nous ne pouvons pas agir. »
Pas de documentation, pas de témoins coopératifs, et les intéressés eux-mêmes nient catégoriquement s'être mariés.
Sans ce que les enquêteurs appellent une « preuve en or », les dossiers s'éteignent d'eux-mêmes, faute de fondement juridique suffisant pour tenir devant un tribunal.

Dans le cas de cette noce à Yavne'el, la réponse des personnes impliquées a été immédiate et rodée : il s'agissait, ont-elles soutenu, d'une simple fête de fiançailles. Or, les fiançailles ne sont pas interdites par la loi. La police soupçonne une manœuvre délibérée pour dissimuler la nature réelle de l'événement, mais soupçonner ne suffit pas à poursuivre.

Un système parfaitement huilé pour déjouer l'État

Ce qui frappe dans cette affaire, c'est le degré d'organisation mis en œuvre pour contourner la loi. Les organisateurs de ces mariages clandestins ne laissent rien au hasard. Les époux eux-mêmes ne connaissent pas à l'avance le lieu de la cérémonie.
Les événements se tiennent à des heures inhabituelles, dans des endroits isolés.
Seule une poignée de personnes est dans la confidence. L'introduction de téléphones portables est strictement interdite pour empêcher tout enregistrement ou photographie. Quant à la kétouba le contrat de mariage religieux elle est soigneusement cachée loin du lieu de la cérémonie et parfois laissée non signée, rendant ainsi quasiment impossible toute preuve légale qu'un mariage a bien eu lieu.

C'est un système pensé dans ses moindres détails pour que l'État ne puisse jamais mettre la main sur la moindre preuve tangible. Et jusqu'ici, il fonctionne.

Une enquête ouverte, des mains liées

La police israélienne avait déjà ouvert des enquêtes à Yavne'el sur deux mariages de mineures présumés au sein de la même communauté ultra-orthodoxe. Chaque fois, le même scénario s'est répété : les participants affirment qu'il s'agit de fiançailles, les dossiers s'ouvrent, les suspects sont interrogés, mais l'absence de preuves solides conduit inévitablement à leur classement sans suite.

Selon les responsables de l'application de la loi, l'enquête ne démarre le plus souvent qu'après les faits, lorsque les autorités réalisent qu'un mariage a peut-être eu lieu. Et même à ce stade tardif, il est extrêmement difficile de constituer un dossier probatoire suffisant. Le cercle est vicieux : plus on intervient tard, moins les preuves sont accessibles ; et plus les preuves manquent, moins il est possible d'intervenir.

Un phénomène bien au-delà de Yavne'el

Les responsables policiers sont catégoriques sur un point : ce n'est pas un problème local. Yavne'el concentre un nombre particulièrement élevé de signalements, mais le phénomène dépasse largement cette seule communauté.
Les mariages de mineures dans des communautés ultra-orthodoxes fermées constituent, selon eux, une réalité souterraine bien plus répandue qu'il n'y paraît, rendue invisible précisément par l'efficacité des mécanismes d'occultation mis en place.

Les outils juridiques existants ne permettent pas à la police d'agir de manière préventive tant qu'il n'existe pas d'indication claire qu'une noce et non de simples fiançailles est sur le point d'être célébrée. Cette lacune législative offre une fenêtre d'impunité que certaines communautés ont appris à exploiter méthodiquement.

Une adolescente de 14 ans, et une société qui regarde ailleurs

Derrière les questions juridiques et procédurales, il y a une réalité humaine brute : une jeune fille de 14 ans, promise à un homme de 41 ans, dans un cadre qui lui laisse peu de place pour exprimer un refus. La loi israélienne interdit les mariages de mineurs. Mais une loi qui ne peut pas être appliquée est une loi qui ne protège personne.

La police dit qu'elle continue de surveiller la situation à Yavne'el. Elle dit qu'elle prend le sujet au sérieux. Mais entre la surveillance et la protection effective d'une adolescente en robe blanche, il y a un abîme que ni les enquêteurs ni le cadre légal actuel ne semblent, pour l'heure, capables de combler.

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Gaza sous les rats : pourquoi c'est Israël et non le Hamas qui agit

Gaza sous les rats : pourquoi c'est Israël et non le Hamas qui agit

Israël coordonne la livraison de pesticides anti-rongeurs à Gaza

Une opération logistique inédite pilotée par le COGAT

Israël a annoncé jeudi son engagement concret dans la lutte contre l'infestation de rats qui sévit à Gaza. Le COGAT, l'organisme du ministère de la Défense chargé de coordonner les activités israéliennes dans l'enclave, a confirmé sur X qu'il travaillait en étroite collaboration avec le Centre de coordination civilo-militaire dirigé par les États-Unis afin de « gérer les efforts d'assainissement dans la bande de Gaza ».

L'opération est d'une ampleur significative : des centaines de cartons de poisons spécialisés contre les rongeurs ont été acheminés pour la première fois, accompagnés de 20 tonnes supplémentaires de pesticides et de matériel de lutte antiparasitaire.
« Au cours des dernières semaines, nous avons coordonné l'entrée d'environ 110 tonnes de pesticides en partenariat avec des organisations humanitaires et la communauté internationale », a précisé le COGAT.

Des conditions sanitaires propices à la prolifération des nuisibles

La montée des températures conjuguée à l'accumulation d'eaux contaminées et de déchets aux abords des camps de tentes crée un terrain idéal pour la propagation des rongeurs. Les organisations humanitaires tirent la sonnette d'alarme depuis plusieurs semaines : familles entières dormant, cuisinant et se lavant dans ces espaces de fortune, les conditions sont réunies pour une crise sanitaire majeure.
Des habitants rapportent des morsures de rats et la destruction de leurs derniers biens par les rongeurs. Selon le représentant local de l'OMS, quelque 17 000 cas d'infections liées aux rongeurs et aux ectoparasites ont déjà été recensés à Gaza depuis le début de l'année.

Un contexte de guerre et de sécurité

Ce déploiement sanitaire s'inscrit dans un contexte que les autorités israéliennes ne perdent pas de vue. La trêve, entrée en vigueur en octobre après deux années d'une guerre déclenchée par l'attaque terroriste du Hamas le 7 octobre 2023 qui avait coûté la vie à quelque 1 200 Israéliens et conduit à la prise de 251 otages n'a pas effacé les impératifs sécuritaires. Israël maintient des restrictions sur certains articles humanitaires inscrits sur une liste noire de biens dits à double usage, susceptibles d'être détournés et utilisés comme armes par le Hamas ou d'autres groupes terroristes opérant dans la bande de Gaza.

L'enclave est aujourd'hui divisée en deux zones à peu près égales : l'une sous contrôle israélien, l'autre encore gouvernée de facto par le Hamas. C'est dans ce cadre que le COGAT continue de coordonner, au cas par cas et avec discernement, les entrées de matériaux humanitaires  dont ces pesticides en veillant à ce qu'aucun d'entre eux ne puisse se retourner contre la sécurité d'Israël.

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Du rêve de victoire à la peur des urnes : comment le plan de Netanyahou a volé en éclats

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Du rêve de victoire à la peur des urnes : comment le plan de Netanyahou a volé en éclats

Par Barak Seri Walla News, 7 mai 2026

Le grand pari de sa vie

Netanyahou avait tout planifié. Il y a quelques mois, au cœur d'un blitz de persuasion mené tambour battant auprès de Donald Trump, il voyait déjà les choses autrement. Il croyait fermement qu'en accomplissant l'inimaginable convaincre le président des États-Unis de conduire une frappe militaire contre l'Iran, ce grand Satan, cet ennemi qui veut la destruction d'Israël il déclencherait une révolution en cascade : au Moyen-Orient, dans le monde entier, et même dans sa propre situation politique en Israël. Il était convaincu que cela influerait même sur sa grâce judiciaire.

Alors Netanyahou s'est mis au travail. À 76 ans, pas vraiment en bonne santé, un procès lourd sur les épaules. Il a travaillé dur. Et uniquement sur le front américain.
Des appels innombrables avec Trump lui-même, avec son entourage immédiat, avec les ténors de son administration , le vice-président, le secrétaire d'État, le secrétaire à la Défense ,ainsi qu'avec des influenceurs républicains, tous ceux susceptibles de faire pencher la balance en faveur d'une grande opération contre Téhéran, celle qui ferait tomber le régime et démantèlerait le programme nucléaire iranien. Netanyahou avait cerné les failles du personnage.

La psychologie de Trump décryptée

Vous voulez séduire l'actuel président américain ? Dites-lui qu'aucun autre ne lui arrive à la cheville, promettez-lui une place dans l'Histoire, et surtout répétez à qui veut l'entendre qu'il est le plus grand , le plus grand des présidents, le meilleur ami qu'Israël ait jamais eu, et de loin supérieur à ses prédécesseurs Biden et Obama, ses bêtes noires.
Trump raffole de ce genre d'encensement. Si personne ne le dit, il s'en charge lui-même. Et Netanyahou l'avait parfaitement compris.

Il a actionné ce levier à travers de nombreux entretiens privés, mais surtout via les médias , ceux qui comptent aux yeux de Trump. Fox News, les chaînes identifiées à la droite américaine, les podcasts conservateurs, les stations de radio évangéliques : tous les canaux que regardent, écoutent et suivent les électeurs du président.
Et certains de ces entretiens, Trump lui-même les relayait sur ses réseaux sociaux en recommandant expressément à ses partisans de les visionner, tant les mots de Netanyahou lui plaisaient.

Il y avait aussi l'argument décisif : la promesse d'une guerre courte. Les Américains gardent des traumatismes indélébiles des conflits interminables, des bourbiers afghans et irakiens, des milliers de cercueils rapatriés.

Trump, qui avait promis pendant la campagne de mettre fin aux guerres et d'éteindre les foyers de tension dans le monde, n'avait aucune appétence pour un nouveau conflit.
Mais Netanyahou l'a convaincu : après une frappe initiale dévastatrice menée conjointement par les forces américaines et israéliennes, le régime s'effondrerait rapidement, porté par des millions d'Iraniens descendant dans les rues.

Le Mossad et la CIA travaillaient déjà en ce sens. Et quand cela arriverait, Trump entrerait dans l'Histoire comme celui qui aurait abattu l'empire du Mal, apportant paix et prospérité à tout le Moyen-Orient loin, très loin derrière lui, Biden et Obama, trop timorés pour avoir osé affronter l'Iran.
Ce scénario fascinait Trump au plus haut point. La capitulation éclair du Venezuela après l'arrestation du président Nicolas Maduro avait encore aiguisé son goût pour les victoires foudroyantes.

Le 28 février : le plan qui déraille

La guerre a débuté le 28 février. Netanyahou l'a baptisée "le rugissement du lion". À Washington, le Pentagone a parlé de "colère ardente", de "fureur écrasante".

Les résultats sont connus. Trump ne cache plus depuis plusieurs jours sa volonté de mettre fin aux hostilités.
Le général de brigade en retraite Zvika Haimovitch, ancien commandant de la défense antiaérienne d'Israël, a qualifié cette posture d'"acrobatie politique".
La Maison-Blanche a annoncé hier soir qu'un accord de cessation des combats était "très proche". Et le secrétaire d'État Marco Rubio est allé plus loin avant-hier en déclarant : "L'opération est terminée."

L'Arabie saoudite est en ébullition, les Émirats arabes unis dans la stupeur, et il en va de même dans le reste de la région. Le régime iranien, lui, est toujours debout , plus radical qu'avant, fermement aux mains des Gardiens de la Révolution, avide de revanche. La fermeture du détroit d'Ormuz par Téhéran a pris tout le monde de court et déréglé l'ensemble du plan de guerre américain.

Les rêves brisés

Netanyahou est désorienté. Tout s'est décidé au-dessus de sa tête, malgré ses discours enflammés. Il espérait que les choses se présenteraient autrement. Il avait planifié et estimé que la frappe initiale dévastatrice créerait "les conditions pour faire tomber le régime iranien". Cela ne s'est pas produit peut-être que cela se produira encore, on l'espère mais les Iraniens ont créé la surprise en fermant le détroit d'Ormuz, et tout le plan de guerre américain a été perturbé.

À ce stade, selon son scénario initial, le régime iranien aurait déjà dû appartenir au passé. Trump, toujours avide de victoires et de triomphes, aurait effectué une visite grandiose en Israël. Et Netanyahou lui-même aurait fêté l'élimination de la menace iranienne avec une série de bénéfices personnels : une grâce présidentielle, l'arrêt de son procès, et des sondages en hausse. Le Likoud et le bloc Netanyahou auraient été en route vers une nouvelle victoire électorale  malgré le massacre du 7 octobre. Rien de tout cela n'est arrivé. Et à moins de six mois des élections, Netanyahou est sous pression.

La peur des urnes

Dans les "cercles fermés" où il s'exprime librement, Netanyahou analyse la situation à venir avec ses proches. Les blocs électoraux sont figés, leur explique-t-il.
Presque rien ne les fait bouger. Il n'y a guère de transferts entre le camp pro-Netanyahou et le camp adverse  et inversement. Tout reste figé, quels que soient les événements qui se sont succédé ces dernières années.

C'est pourquoi, selon Netanyahou lui-même, les prochaines élections se gagneront ou se perdront sur les taux de participation dans chaque camp.
Autrement dit : qui parviendra à mobiliser davantage ses électeurs ? Et c'est précisément ce qui le terrorise. Dans les bastions du Likoud Dimona, Beit She'an, Sderot, Ashkelon, Netivot  les gens ne voteront pas pour d'autres partis, mais ils risquent fort de rester chez eux. Cette perspective effraie Netanyahou plus que tout.

L'homme qui voulait réécrire l'Histoire du Moyen-Orient se retrouve à compter des bulletins de vote hypothétiques dans des villes de province.

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Les Sentiers de l'Âme : l'homme qui a découvert que la Torah avait inventé la PNL avant la PNL

Les Sentiers de l'Âme : l'homme qui a découvert que la Torah avait inventé la PNL avant la PNL

Quelque chose dans le développement personnel moderne ne tient pas ses promesses.

Pas parce qu'il est faux mais parce qu'il est orphelin. Orphelin de sa source, de son sens, de sa profondeur originelle.

Les Sentiers de l'Âme d'Avraham Touati est un livre rare : celui qui montre que la Torah, le Talmud et la Kabbale ne sont pas des textes religieux réservés aux érudits, mais des manuels de transformation humaine d'une précision que nos neurosciences viennent seulement de confirmer.

Un livre pour tous ceux qui veulent changer  et comprendre pourquoi ça vaut la peine.

Et si le développement personnel avait 3 500 ans ?

Un livre atypique révèle la source oubliée de tout ce que vous cherchez dans le coaching, la PNL et les neurosciences.

Vous avez médité. Vous avez fait du journaling. Vous avez suivi des coaches, lu des livres de psychologie positive, testé la pleine conscience. Et pourtant, quelque chose manque. Une profondeur. Un sens qui ne soit pas fabriqué mais trouvé.

Avraham Touati a écrit Les Sentiers de l'Âme depuis Jérusalem, et il commence par un aveu déconcertant : tout a commencé quand il a voulu comprendre son adolescente. Pas un projet de grand rabbin. Un père. Une fille. Une brèche dans le réel.

Ce qu'il découvre en explorant la psychologie du changement — la PNL, les TCC, les neurosciences, l'Ikigaï — le stupéfie : toutes ces idées que la modernité vendait comme révolutionnaires, il les avait déjà croisées. Dans ses études de Torah. Mais jamais pleinement intégrées.

« Plus j'avançais dans ces domaines, plus je retrouvais, presque mot pour mot, des idées que j'avais déjà croisées dans mes études de Torah. »  Avraham Touati, Préface des Sentiers de l'Â

La thèse qui change tout

Le développement personnel n'est pas né avec Tony Robbins en 1970, ni avec Abraham Maslow en 1943. Ses racines plongent dans une sagesse vieille de trois millénaires et demi. La Torah, le Talmud et la Kabbale ne sont pas des textes religieux réservés aux initiés : ce sont des manuels de transformation humaine d'une précision confondante.

Touati ne dit pas que la Torah ressemble au développement personnel. Il dit quelque chose de bien plus fort : le développement personnel moderne est la redécouverte partielle, incomplète, d'une sagesse que la tradition juive formalisait déjà. Et que sans cette source, les méthodes restent des techniques — efficaces, mais orphelines de leur sens.

« La Torah m'a enseigné le pourquoi la finalité de chaque pas, le sens spirituel de l'existence. Le développement personnel m'a montré le comment. » — Avraham Touati

Trois concepts qui précèdent tout

Pour comprendre pourquoi la transformation intérieure est possible  et même nécessaire  le livre commence là où tout commence : la Création. Trois concepts de la Kabbale éclairent l'architecture même du changement humain.

Le Tsimtsoum — l'espace créateur

Avant de créer le monde, l'Infini divin se retire. Non par manque, mais par amour : pour laisser un espace où autre chose peut exister.
« Comme une mère qui contracte son corps pour qu'une vie puisse naître. »
Ce retrait fondateur est le premier acte du changement. Toute transformation exige d'abord de créer de l'espace — en soi, pour soi.
Le psychologue qui parle de « tenir l'espace » pour son patient, le coach qui « crée un espace sécurisant » : ils citent sans le savoir la Kabbale du XVIe siècle.

La Téchouva la transformation identitaire

Souvent traduit par « repentir », le mot Téchouva vient de shuv — revenir.
Pas se flageller, pas effacer le passé : se tourner vers sa propre essence.
Maïmonide (XIIe siècle) l'écrit avec une clarté qui sidère : après une vraie Téchouva,
« il n'est plus le même homme ». La psychologie contemporaine parle de post-traumatic growth, de narrative therapy, d'identity shift la Téchouva les précède toutes, et va plus loin : elle ne se contente pas de changer les comportements, elle recrée la personne.

Le Tikoun — le sens cosmique de chaque effort

Réparation. Chaque être humain porte une mission de réparation à la fois de lui-même et du monde. Le Rav Kook l'écrit magnifiquement :

« Lorsqu'un homme revient à lui-même et se réaligne avec sa source, il restaure avec lui l'ordre du monde qui lui correspond. » Rav Kook, Orot HaKodesh

Ce n'est pas de la métaphysique abstraite : c'est l'antidote le plus radical au nihilisme moderne. Votre transformation personnelle n'est pas un acte égoïste. Elle est cosmique.

Les Midot : ce que les maîtres de Torah enseignaient avant la psychologie positive

Savez-vous ce qu'est un Midah ? Littéralement : une mesure, une qualité, un trait de caractère. Les Midot sont les attributs divins que l'homme est invité à cultiver en lui-même. Et la liste que dressent les maîtres de Torah ressemble à tous les manuels de développement personnel réunis.

Le Gaon de Vilna, génie talmudique du XVIIIe siècle, écrit :

« L'essentiel de la vie de l'homme est de se renforcer sans cesse dans la brisure de ses qualités. »

C'est le travail sur soi non pas comme option spirituelle, mais comme obligation centrale de l'existence.

Dans la dimension mystique, chaque Midah correspond à l'une des dix Sefirot — les canaux par lesquels la lumière divine structure le monde et l'âme humaine :

  • Hessed — la bonté, l'amour inconditionnel, le don sans calcul
  • Gvoura — la maîtrise de soi, les limites justes, le discernement
  • Tiferet — l'harmonie, l'équilibre entre force et douceur
  • Anava — l'humilité active, lucidité sans effacement
  • Savlanut — la patience, la confiance au temps divin
  • Emouna — la foi comme ancrage, source de résilience profonde

Ce qui est fascinant, et qu'AvrahamTouati démontre avec minutie, c'est que ces Midot ne sont pas des vertus morales au sens abstrait. Ce sont des compétences que l'on développe par la pratique répétée. Et cette approche rejoint exactement ce que les neurosciences appellent aujourd'hui la neuroplasticité.

« La neuroplasticité confirme le Rambam : ce que tu répètes façonne ce que tu deviens. » — Avraham Touati, Chapitre 4

Maïmonide avait déjà tout dit

Maïmonide  Rambam  né à Cordoue en 1135, médecin, philosophe, codificateur halakhique. Dans son Mishné Torah, il écrit :

« Tout homme est apte à être juste comme Moché Rabbénou… et rien ni personne ne l'en empêche. » — Maïmonide, Hilkhot Téchouva 5:1

Mille ans avant Carol Dweck et sa Growth Mindset, avant que Bandura ne formalise le concept d'auto-efficacité, Maïmonide proclame que la nature humaine n'est pas figée. Vous pouvez vous transformer.

Mais il ne s'arrête pas là. Dans ses Lois des Traits de Caractère, il pose le principe fondateur de toute psychologie comportementale : on ne change pas en rêvant d'être meilleur. On change par la répétition d'actes concrets, jusqu'à ce que le cœur suive les mains. Un texte médiéval le résume ainsi :

« Après les actions, les cœurs sont entraînés. »  Séfer Ha'Hinoukh

Ce que la Torah sait sur vos émotions

L'une des sections les plus saisissantes du livre traite de la colère. Avraham Touati la détaille avec une double grille Torah et neurosciences et la convergence est troublante.

Les neurosciences vous disent : l'amygdale déclenche une cascade hormonale qui dure 90 secondes. Si vous n'alimentez pas la colère, elle s'éteint d'elle-même.

Le Rambam vous avait dit exactement la même chose huit siècles plus tôt :
« La colère est une très mauvaise Midah, il convient à un homme de s'en éloigner au maximum. »
Et les maîtres hassidiques ajoutaient : ne combattez pas la colère de front déplacez votre attention. L'émotion, privée de carburant, meurt seule.

Le livre propose un programme de neuro-régulation en sept étapes qui mêle techniques TCC, ancrage PNL et citations du Tanya de l'Alter Rebbe.
On ne sait plus si on lit un manuel de psychothérapie ou un texte spirituel. C'est peut-être là toute la force de cet ouvrage.

Le parallèle qui éclaire tout : Téchouva et neuroplasticité

La Torah enseigne Les neurosciences confirment
La Téchouva recrée l'homme en profondeur L'identité est plastique — les circuits neuronaux se remodèlent
Les Midot se cultivent par la répétition des actes L'action répétée crée de nouvelles voies neuronales
L'homme est partenaire actif de la Création Vous influencez l'expression de votre ADN (épigénétique)
Chaque transformation personnelle répare le monde Le stress peut se transformer en croissance post-traumatique
L'erreur est un tremplin, pas une condamnation Le recadrage cognitif modifie la structure du cerveau

Ce tableau n'est pas une coïncidence. C'est le signe que la Torah et les sciences modernes observent le même réel avec des langages différents, depuis des altitudes différentes.

Le Rav Kook, le visionnaire

Le personnage le plus cité dans le livre est le Rav Avraham Itshak HaCohen Kook, premier grand rabbin ashkénaze de Palestine mandataire, mort en 1935. Sa pensée articule quelque chose que peu de traditions ont osé dire :

« Ceux qui cherchent constamment à se retrouver eux-mêmes s'occupent en réalité de Téchouva, même s'ils ne le savent pas. »  Rav Kook, Orot HaTéchouva

Relisez cette phrase. Elle dit à ceux qui méditent le dimanche matin, à ceux qui font des bilans de compétences, à ceux qui cherchent leur « pourquoi » : votre quête est reconnue. Elle a un nom. Elle a une dignité.

Et il ajoute, dans ce qui est peut-être la phrase la plus importante du livre :

« Lorsqu'un homme s'élève, le monde entier s'élève avec lui. »  Rav Kook, Orot HaKodesh

Votre développement personnel n'est pas un luxe. C'est un acte cosmique. Chaque fois que vous choisissez la patience plutôt que l'explosion, la vérité plutôt que la fuite vous réparez une étincelle dans un tissu dont vous ne voyez pas les bords.

Pourquoi ce livre parle à tous

Les Sentiers de l'Âme s'adresse à vous. Juif ou non-juif. Pratiquant ou athée. Coach en burnout ou étudiant en psychologie. Mère qui cherche comment parler à son ado. Homme d'affaires dont les succès sonnent creux.

Il ne demande aucune croyance préalable. Vous pouvez lire les enseignements de Maïmonide sur le changement des habitudes exactement comme vous liriez William James  avec intérêt intellectuel et application pratique. La sagesse ne vérifie pas votre carte de membre.

Il explique l'origine de vos outils. Vous pratiquez la pleine conscience ? Elle vient de quelque part. Vous faites de la PNL ? Elle cite sans le savoir des principes que la Kabbale formalisait au XVIe siècle. Ce livre rend votre pratique plus profonde en lui donnant des racines.

Il répond à la question du sens. Pourquoi se transformer ? Pour être plus performant ? La Torah répond différemment : pour participer à la réparation du monde. Cette réponse est plus grande. Et quelque chose en vous le sait déjà.

Il est honnête sur les limites. Avraham Touati ne vend pas une méthode miracle.
Il dit : « J'ai vu que les outils modernes fonctionnent. Et qu'avec la Torah, ils ont une âme. »

Ce que vous trouverez dans le livre

Le livre s'articule en huit chapitres qui vont du cosmos à l'action quotidienne :

  1. Les origines du changement — Tsimtsoum, le monde intentionnellement inachevé, le libre-arbitre comme puissance de transformation
  2. La Téchouva, souffle de la Création — Les dimensions profondes du retour à soi, le Tikoun, vivre la transformation chaque jour
  3. Écouter la voix intérieure — La quête de sens, l'alignement avec ses valeurs, la mission personnelle
  4. Affiner les traits de l'âme — Les Midot en détail : colère, orgueil, anxiété, impatience, médisance — avec outils TCC et PNL
  5. Les leviers du changement — Neuroplasticité, thérapies cognitives, corps et émotions, les cinq blessures fondamentales
  6. De la pensée à l'action — Neurosciences pratiques, reprogrammer les habitudes, plan d'action personnalisé
  7. Révéler son potentiel — Bilan de compétences éclairé par la Torah, identifier ses freins et ses ressources
  8. Reprogrammer son subconscient — Agir malgré la peur, identifier sa mission, dépasser ses limites

Pour conclure

Le Rav Haïm Vital écrit dans ses Shaarei Kedousha une phrase que Touati place en épigraphe :

« L'homme est un monde en miniature, et le monde est l'homme déployé. »

Ce que vous réparez en vous répare quelque chose dans le tissu de l'existence. Et ce livre, avec une rare honnêteté intellectuelle, vous montre que cette conviction n'est pas une métaphore consolatrice. C'est la thèse la plus sérieuse et la plus ancienne sur ce que signifie grandir.

Les Sentiers de l'Âme — Développement personnel et mystique juive Avraham Touati · Jérusalem · 2025 ISBN 979-8-2770-6147-3 · Disponible sur Amazon

 

Journée Portes Ouvertes ORT Montreuil : la formation professionnelle d'excellence

Interview Exclusive avec Isaac Touitou  · Journée Portes Ouvertes 2026

Interview Exclusive avec Isaac Touitou  · Journée Portes Ouvertes 2026

Téléphone : +33 1 49 88 46 50

L'ORT Montreuil : l'école juive de la réussite ouvre ses portes

Rencontre avec Isaac Touitou, directeur de l'ORT Montreuil – Daniel Mayer, à l'occasion de la Journée Portes Ouvertes annuelle.

JPO · Jeudi 14 mai 2026 · 9h–14h

Formation professionnelle d'excellence, valeurs humanistes, sécurité et ouverture au monde du travail : l'ORT Montreuil Daniel Mayer est bien plus qu'une école.
C'est un lieu de vie, de transmission et de réussite.

À quelques jours de sa traditionnelle Journée Portes Ouvertes, son directeur Isaac Touitou nous reçoit et répond sans détour à toutes les questions que se posent les familles.

Pourquoi venir à la Journée Portes Ouvertes de l'ORT plutôt qu'une visite virtuelle ?

Alliance - Monsieur Touitou comme chaque année l'ORT organise sa traditionnelle et incontournable Journée Portes Ouvertes. Pourquoi un parent, un élève devrait-il venir à la JPO plutôt que se contenter d'un site internet ou d'un bouche-à-oreille ?

Monsieur Isaac Touitou - Rien ne remplace une rencontre, un échange direct, une visite physique pour ressentir l'atmosphère d'une école, percevoir l'état d'esprit de ses équipes et pouvoir se projeter, pour soi ou pour ses enfants. Aucune brochure, aucune photo ou vidéo ne pourra exprimer toute la diversité et toute la richesse de notre école, du point de vue humain, pédagogique… voire même, philosophique.

L'ORT : une formation professionnelle au service de la réussite individuelle

Alliance - Vous présentez l'ORT Montreuil comme « l'école de la réussite ». Concrètement, qu'est-ce que ça veut dire pour un élève aujourd'hui ?

I T - Ce ne sont pas que des mots ! La réalité objective est que la quasi-totalité de nos élèves réussissent leurs examens, décrochent leurs diplômes, réussissent leur poursuite d'études et, surtout, leur insertion professionnelle, sociale et humaine.
Nous avons coutume de dire dans notre école que nous n'accompagnons pas nos élèves vers la réussite, mais vers LEUR réussite.

Chaque parcours est personnalisé, adapté en fonction du point de départ, jusqu'au moment où l'élève, alors jeune diplômé, vole de ses propres ailes.

Nouveautés rentrée 2026-2027 : de nouvelles formations professionnelles à l'ORT

Alliance - Quelles seront les nouveautés pour cette rentrée 2026-2027 ? Nouvelles formations, nouveaux équipements, nouvelles approches pédagogiques — qu'est-ce qui doit donner envie de rejoindre l'école cette année plutôt qu'une autre ?

I T - Chaque année apporte ses nouveautés. Pour un élève, la meilleure année pour nous rejoindre, c'est l'année où il nous découvre ! Cette année, en plus de toutes les filières existantes, nous ouvrons :un nouveau BTS NDRC
un nouveau Bachelor (Bac+3) dédié aux professions de l'Immobilier
un nouveau Bachelor de Commerce DigitalNous poursuivons également la rénovation de nos diplômes en informatique, cybersécurité, développement et management digital, en intégrant davantage la maîtrise de l'intelligence artificielle.
Sans oublier nos plus jeunes, avec le développement du CAP Équipier Polyvalent de Commerce, de notre Lycée Professionnel, Général et Technologique.

Des enseignants d'exception : pourquoi les meilleurs pédagogues choisissent l'ORT

Alliance - La réputation de l'ORT Montreuil est reconnue depuis des décennies. Qu'est-ce qui fait que des professeurs et pédagogues très expérimentés choisissent de venir et de rester à l'ORT Montreuil ?

I T - Il y a beaucoup de points communs entre les motivations des jeunes qui viennent étudier chez nous et celles des membres de nos équipes. La place de l'Humain, un cadre sécurisant, structurant, bienveillant et exigeant : ce sont des paramètres qui attirent et rassurent à la fois les élèves, les professeurs et les encadrants. Et qui les fidélisent… parfois de génération en génération.

« Les mêmes valeurs qui attirent nos élèves attirent nos professeurs. C'est ce qui fait la force de l'ORT depuis des décennies. »

Sécurité à l'ORT Montreuil : une priorité absolue pour les familles juives

Alliance - En tant que parents, dans un contexte compliqué, la sécurité de notre enfant est notre priorité. Quelles mesures concrètes sont en place pour garantir un environnement sûr et serein à l'ORT Montreuil ?

I T - Cette question est centrale. La préservation de l'intégrité physique et morale de chacun est une préoccupation de chaque instant. La sûreté aux abords et dans l'établissement est une priorité.
Le meilleur moyen de s'en assurer ? Nous rendre visite. Peut-être à l'occasion de cette Journée Portes Ouvertes, le jeudi 14 mai, entre 9h00 et 14h00.

École juive et formation professionnelle : comment l'ORT concilie exigence académique et identité

Alliance - Comment l'ORT, avec son histoire et ses valeurs, concilie-t-il exigence académique et identité juive aujourd'hui ?
I T - Ce ne sont pas des exigences contradictoires. Le respect des exigences académiques implique de l'attention, de la rigueur et de l'organisation. Nous adaptons notre organisation, dans le cadre de notre contrat d'association avec l'État, pour permettre à ceux qui le souhaitent une pratique du judaïsme respectueuse à la fois de la Halakha et de toutes les exigences académiques.

Bienveillance et accompagnement : comment l'ORT protège ses élèves au quotidien

Alliance - Si un élève vit une situation inconfortable ou un comportement irrespectueux, comment l'école réagit-elle ? Y a-t-il un accompagnement humain derrière les règles ?
I T - Lorsqu'un élève exprime une souffrance, de quelque nature que ce soit, son problème devient le nôtre. Une réaction s'impose sans délai. Nous avons, selon les situations, différents référents qui écoutent l'élève et reçoivent les protagonistes concernés pour assurer des médiations. Des sanctions peuvent également être nécessaires. Le bien-être, la qualité de vie et le respect dans notre école sont fondamentaux et nous y œuvrons quotidiennement.

Le mot du directeur : venez découvrir l'ORT, une école vraiment pas comme les autres

Alliance - Quel message souhaiteriez-vous adresser directement à un jeune et à ses parents qui hésitent encore à franchir la porte de l'ORT ce jour-là ?

I T - Il ne faut pas hésiter ! Venez nous rencontrer, que ce soit pour maintenant ou pour plus tard, pour vous, pour votre enfant ou pour un proche. C'est une visite qui vaut le détour et vous ne serez pas déçus de découvrir une école vraiment pas comme les autres.

« Venez nous rencontrer. C'est une visite qui vaut le détour vous ne serez pas déçus de découvrir une école vraiment pas comme les autres. »

Isaac Touitou, directeur de l'ORT Montreuil Daniel Mayer

Téléphone : +33 1 49 88 46 50

Journée Portes Ouvertes ORT Daniel Mayer : la formation professionnelle d'excellence qui change des parcours de vie

Journée Portes Ouvertes ORT Daniel Mayer : la formation professionnelle d'excellence qui change des parcours de vie

 

L'Alyah Médicale : Israël recrute ses médecins en France , un événement historique

L'Alyah Médicale : Israël recrute ses médecins en France , un événement historique

ISRAËL RECRUTE SES MÉDECINS EN FRANCE : PLUSIEURS CENTAINES DE PRATICIENS RÉUNIS À PARIS POUR L'ALYAH MÉDICALE

Paris, 3 mai 2026 : MedEx France 2026 marque un tournant dans la mobilisation mondiale des professionnels de santé juifs vers Israël.

Un événement historique au cœur de Paris

Plusieurs centaines de médecins issus de France, de Belgique, d'Allemagne et des pays voisins se sont réunis à Paris pour le troisième MedEx France, organisé par Nefesh B'Nefesh en partenariat avec les ministères israéliens de la Santé, de l'Alyah et de l'Intégration, du Néguev, de la Galilée et de la Résilience nationale, ainsi qu'avec l'Agence juive pour Israël.

Le bilan est éloquent : 50 demandes de conversion de licence médicale ont été déposées sur place auprès du ministère israélien de la Santé, émanant de praticiens représentant une trentaine de spécialités médicales. Des étudiants en médecine en phase avancée soit environ 10 % des participants  ont également répondu présent, amorçant leur réflexion sur un avenir professionnel en Israël.

2 000 médecins en cinq ans : un objectif à mi-chemin en deux ans

Lancé pour répondre à une pénurie critique de médecins en Israël, l'International Medical Aliyah Program (IMAP) affiche des résultats qui dépassent les attentes : plus de 1 100 médecins ont fait leur alyah en à peine deux ans, soit plus de la moitié de l'objectif de 2 000 nouveaux médecins fixé sur cinq ans.

La progression est particulièrement notable depuis la France : 57 médecins ont immigré en 2025, contre 25 en 2024  soit une augmentation de plus de 100 % en un an.

Le ministre de l'Alyah et de l'Intégration, Ofir Sofer, a souligné l'ampleur de l'engagement :
« C'est la troisième année que nous avons le privilège d'accueillir des centaines de médecins. Leur contribution au système de santé israélien, en particulier dans le Néguev et en Galilée, est immense. »

Une expérience "tout-en-un" inédite

MedEx propose un format centralisé et inédit : reconnaissance des diplômes, entretiens d'embauche avec les principaux établissements de santé israéliens (Ichilov, Soroka, Shaare Tzedek, Tzafon Medical Centers…), conseils sur les subventions, les certifications et la relocalisation – le tout en un seul lieu et en une seule journée.

Des événements similaires ont été organisés à Buenos Aires, Londres, Los Angeles, Sydney, Melbourne, Toronto et Montréal, tous avec un fort taux de participation.

Nouveauté 2026 : l'examen d'hébreu YAEL proposé sur place

Pour la première fois, en partenariat avec le Centre National des Évaluations, l'examen officiel d'hébreu YAEL a été administré lors de l'événement. Cette initiative répond à une évolution réglementaire majeure : à partir de 2027, le ministère israélien de la Santé pourrait exiger un niveau intermédiaire d'hébreu pour obtenir une licence médicale en Israël  une condition qui, jusqu'ici, représentait un frein important pour de nombreux candidats à l'alyah.

Un enjeu national : soigner le Néguev, la Galilée et les zones périphériques

L'accent est mis sur le renforcement du système de santé dans les régions périphériques d'Israël. Le ministre du Néguev, de la Galilée et de la Résilience nationale, Yitzhak Wasserlauf, a été direct : « L'État d'Israël a aujourd'hui plus que jamais besoin de médecins de qualité à Safed, Metula, Kiryat Shmona, Beer-Sheva et Dimona. »

Tony Gelbart, cofondateur et président de Nefesh B'Nefesh, a salué l'engagement des futurs Olim : « Ces médecins apportent non seulement une expertise professionnelle exceptionnelle, mais aussi un profond sens de la mission. Leur impact se fait déjà sentir dans tout le système de santé israélien, du nord au sud. »

La solidarité juive mondiale, force motrice de la reconstruction

L'initiative est soutenue par un réseau de partenaires philanthropiques majeurs : la Marcus Foundation, le Gottesman Fund, les Jewish Federations of North America, la fondation Azrieli et la fondation Arison.

Le président de l'Agence juive pour Israël, le général de division (réserve) Doron Almog, a qualifié cet élan d'« acte sioniste de la plus haute importance », soulignant que les médecins qui font leur alyah « apportent avec eux une foi profonde dans l'avenir d'Israël et une contribution directe à la résilience de l'État. »

Prochaines étapes

Les médecins et étudiants en médecine souhaitant rejoindre le programme peuvent obtenir toutes les informations sur www.nbn.org.il.

Crédit photo : Shahar Azran

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Téhéran à l'agonie : Une bête acculée est une bête dangereuse - ce qui se prépare -vidéo-

Téhéran à l'agonie : Une bête acculée est une bête dangereuse - ce qui se prépare -vidéo-

Ce n'est que le début

Comme une bête blessée acculée dans un coin, l'Iran a frappé hier soir (lundi) les Émirats arabes unis et la capitale d'Oman avec des missiles et des drones.
Ces attaques, conjuguées aux tirs contre les navires et pétroliers dans le Golfe, ne ressemblent pas à un baroud d'honneur : elles ressemblent à un début.
La main des hauts commandants des Gardiens de la Révolution reste tendue, et Israël doit se préparer à la possibilité que son territoire devienne prochainement une cible à son tour.

 

 

Le dernier atout de Téhéran

Pour comprendre ce qui se joue, il faut saisir la logique profonde qui anime Téhéran.
Les dirigeants iraniens ont compris que si les États-Unis parvenaient à rouvrir, même partiellement, le détroit d'Ormuz au trafic commercial, l'Iran ne perdrait pas seulement son dernier levier de négociationson emprise sur le marché mondial de l'énergie  il subirait aussi une humiliation nationale d'une telle ampleur qu'elle mettrait en danger la survie même du régime. Face à cette perspective insupportable, Téhéran a choisi l'offensive.

Washington n'est pas naïf. Tout au long du cessez-le-feu récent, les Américains ont méthodiquement bâti une force navale, aérienne et terrestre colossale face au sud de l'Iran et au détroit d'Ormuz. Cette force garantit au Commandement central américain une supériorité militaire écrasante dans la zone, notamment grâce à des capacités de guerre électronique et cybernétique de premier ordre.

La piège du détroit

La préparation américaine va bien au-delà du simple déploiement de forces. Pendant la période du cessez-le-feu, les renseignements américains ont patiemment cartographié les mines marines posées par les Gardiens de la Révolution dans le détroit d'Ormuz, identifiant des couloirs de navigation sûrs pour les navires marchands.
Aujourd'hui, des destroyers de la marine américaine s'interposent entre les côtes iraniennes et les bâtiments civils, prêts à riposter par tous les moyens disponibles : systèmes anti-missiles, avions de surveillance, drones qui patrouillent en permanence au-dessus de la flotte, détectant chaque tir et y répondant instantanément. Selon l'armée américaine, six vedettes rapides iraniennes ont déjà été coulées.

Dans ces conditions, l'Iran n'a aucune chance de l'emporter dans une confrontation au détroit d'Ormuz. Un tel affrontement se terminerait inévitablement par la destruction de ses installations et rampes de lancement sur les côtes méridionales. Les Gardiens de la Révolution le savent. C'est précisément pourquoi Téhéran a choisi de frapper ailleurs : les monarchies du Golfe, et en tête, les Émirats arabes unis.

Les Émirats dans le collimateur

Le choix des Émirats n'est pas anodin. Abu Dhabi mène ouvertement la résistance des pays du Golfe face à l'Iran et encourage Trump à neutraliser définitivement les capacités nucléaires et balistiques iraniennes.
Téhéran dispose d'une capacité quasi illimitée pour frapper les installations pétrolières et les ports émiratis, qui constituent la principale source de richesse du pays. Les États-Unis et Israël ont certes récemment renforcé les systèmes de défense antimissile des Émirats, mais l'industrie pétrolière reste extrêmement vulnérable à tout ce qui peut être tiré depuis l'Iran toute proche.

Oman, de son côté, avait jusqu'ici joué un rôle de médiateur discret entre Téhéran et Washington.
Le fait qu'elle soit désormais ciblée révèle la profondeur du désespoir iranien : plus de diplomatie, plus de demi-mesures, mais une escalade tous azimuts.

Israël dans l'œil du cyclone

Il serait imprudent de considérer ces frappes comme un épisode isolé. Téhéran sait que si elle perd cette bataille, et si le blocus économique imposé par Trump se poursuit, la survie du régime sera menacée à terme. Les citoyens iraniens, étranglés économiquement et humiliés nationalement, pourraient tôt ou tard descendre dans les rues ce scénario est le cauchemar absolu des mollahs.

C'est pourquoi Israël doit se préparer sans délai. Les Gardiens de la Révolution, dos au mur et conscients que chaque heure qui passe renforce la position américaine, pourraient décider que frapper l'État hébreu constitue leur meilleur moyen de retourner l'opinion mondiale, d'internationaliser le conflit et de se donner un sursis. L'arrière israélien pourrait bien être la prochaine cible dans cette spirale d'escalade.

Une logique de survie

Ce qui se joue aujourd'hui dans le Golfe n'est pas une simple crise régionale de plus. C'est la dernière tentative désespérée d'un régime qui voit son avenir s'effondrer.
L'opération baptisée "Liberté" lancée par Washington, l'étranglement économique, l'effacement de ses proxys au Liban et à Gaza tout converge pour pousser Téhéran dans ses derniers retranchements.
Une bête acculée est une bête dangereuse. Et les missiles qui ont frappé les Émirats et Oman ne sont, selon toute vraisemblance, que le premier acte d'une escalade qui promet d'être longue et brutale.

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« Le country club des geeks » : l'endroit unique où la réalité israélienne reste à la porte

« Le country club des geeks » : l'endroit unique où la réalité israélienne reste à la porte

« Le country club des geeks » : l'endroit où la réalité israélienne reste à la porte

Un refuge dans la tempête

Derrière une lourde porte en bois, à Rishon LeZion et à Rehovot, il se passe quelque chose qui contredit radicalement les titres des journaux.
Pendant que les smartphones vibrent d'alertes à l'extérieur, un silence mystérieux règne à l'intérieur, lumière de bougies tamisée, cartes anciennes étalées sur des tables, et une atmosphère qui semble appartenir à un autre siècle, ou peut-être à aucun.

Le public qui se presse à la porte est étonnamment varié : médecins, étudiants, réservistes qui ont troqué leurs uniformes militaires pour une cape de guerrier ou de magicien.
Tous venus pour la même raison : disparaître, au moins pour quelques heures, dans un monde de fantaisie et de mystère.

C'est Rooms & Realms, un complexe de jeux de rôle immersifs fondé par Gilad Laor, qui a su déceler avant tout le monde ce besoin viscéral d'évasion dans une société sous pression permanente.

« J'avais l'impression qu'il manquait quelque chose »

L'idée est née d'un constat personnel. « Chaque fois que je me retrouvais avec des amis, j'avais le sentiment qu'il manquait quelque chose un endroit où on pourrait être totalement libres, crier, jouer nos personnages jusqu'au bout », raconte Gilad.

Le complexe offre une liberté totale : incarner un combattant ou un sorcier, décider du destin d'un royaume imaginaire, écrire les règles d'un univers que la réalité n'a pas encore touché.

Ce qui a démarré il y a trois ans comme une unique salle à Rehovot, sans budget publicitaire, sans réseau, presque sans expérience, est devenu un phénomène.
Gilad appelle son lieu avec un sourire « le country club des geeks », mais il insiste sur une dimension bien plus profonde : « Beaucoup de gens qui viennent chez nous souffrent de stress post-traumatique, de difficultés sociales, d'anxiété relationnelle. Notre espace leur sert de havre. Personne ne les juge ici. »

Quand la guerre frappe à la porte

Tout allait bien jusqu'à ce que la guerre arrive. Au début, Gilad craignait que ses salles restent vides. Mais il a découvert rapidement que les Israéliens ne voulaient pas rester chez eux, cloués devant leurs écrans à absorber des nouvelles qui n'en finissent pas.
« Les gens voulaient fuir leurs pensées pendant quelques heures le deuil, les convocations militaires, l'incertitude. La capacité de venir, de se retrouver physiquement et de vivre quelques heures dans la peau d'un autre, dans un monde différent, est devenue une partie essentielle de leur quotidien. » Les clients viennent même pendant les alertes aériennes.

Loin de ralentir l'activité, la guerre a révélé à quel point Rooms & Realms répondait à un besoin que personne n'avait encore vraiment nommé : le droit à l'oubli, à la parenthèse, à la fiction vécue ensemble.

Des liens qui durent au-delà du jeu

Ce qui se noue autour des tables en bois ne reste pas confiné aux murs du complexe.
Des amitiés profondes ont émergé de ces séances, des couples se sont formés à l'intérieur des quêtes, et il y a même eu des demandes en mariage, dans ce cadre improbable et pourtant parfaitement logique pour ceux qui s'y sont rencontrés.

La croissance fulgurante de l'entreprise qui a doublé son activité cette année est venue du bas, organiquement. Gilad et son équipe ont produit du contenu original en continu, tissé des partenariats avec d'autres commerces et entreprises du secteur, et surtout, ont réussi à attirer des YouTubeurs très suivis : Omri HaCohen et Or Botbol, de la chaîne « Donkey », qui ont intégré Rooms & Realms dans leur série « Maître des labyrinthes ». L'effet a été immédiat. Des joueurs de 18 à 85 ans franchissent désormais la porte.

La vision : faire d'Israël une destination mondiale

Avec la salle de Rehovot complète à craquer et celle de Rishon LeZion qui bourdonne d'activité depuis son ouverture récente  construite à la main, « sans IA, surtout beaucoup d'amour et de passion, et pas trop d'expérience » Gilad voit plus loin que les frontières de son pays.

« Je veux faire d'Israël une destination pour laquelle les gens font le voyage spécialement, comme on voyage à Disneyland. » Le rêve est grand, mais la trajectoire est là. Et dans un pays où la réalité est souvent plus dure que n'importe quelle fiction, l'idée d'un endroit où cette réalité reste enfin à la porte n'a rien d'utopique  c'est peut-être tout simplement ce dont tout le monde avait besoin.

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Israël prépare le procès du siècle : 350 terroristes du 7-Octobre au bout d'une corde ?

Israël prépare le procès du siècle : 350 terroristes du 7-Octobre au bout d'une corde ?

Un défi judiciaire sans précédent

Deux ans et demi après le massacre du 7-Octobre, Israël se prépare à écrire l'une des pages les plus lourdes de son histoire judiciaire.

La commission de la Constitution, du Droit et de la Justice de la Knesset s'est prononcée en faveur de la transmission à l'assemblée plénière d'un projet de loi visant à créer un tribunal militaire spécial chargé de juger les auteurs du pogrom perpétré par le Hamas le 7 octobre 2023.

Le président de cette commission, le député Simcha Rothman, entend soumettre le texte au vote final au plus tôt lors de la première semaine de la session d'été de la Knesset, qui s'ouvre le 10 mai. Le compte à rebours est lancé. 

L'ampleur du chantier est vertigineuse. Environ 350 accusés, des milliers de pièces d'enquête, des vidéos, des aveux, des données numériques, des reconstitutions et des témoignages de survivants. Israël veut juger les auteurs du massacre, mais aussi documenter les crimes de manière irréfutable, sans transformer les audiences en spectacle médiatique ni exposer davantage les victimes à une deuxième mise à mort par l'image.

Une architecture judiciaire taillée sur mesure

Pour faire face à cette situation inédite, le législateur israélien a conçu un dispositif sur mesure. Le tribunal serait composé de 15 juges soit des magistrats qualifiés pour siéger à la Cour suprême israélienne, soit des juristes internationaux que le ministre de la Justice, en concertation avec le ministre des Affaires étrangères, jugerait aptes à y siéger.

Un dossier individuel serait examiné par trois juges, dont un juge de district à la retraite, tandis qu'un panel de cinq juges traiterait les affaires impliquant plusieurs accusés. Les appels seraient entendus par les 15 juges réunis.

Les audiences seraient publiques par principe, diffusées sur un site internet dédié et archivées pour l'État.
Une transparence assumée, presque revendiquée. Le député Rothman l'a dit sans détour : "Le procès sera diffusé mondialement, avec un message clair : quiconque massacre des Juifs et participe à un génocide ne s'en tirera pas !"
La portée symbolique est explicitement voulue. Il ne s'agit pas seulement de rendre un verdict  il s'agit de faire entendre le monde entier. AllianceAlliance

La loi stipule également que toute personne soupçonnée, inculpée ou condamnée pour les crimes du 7-Octobre ne pourra être relâchée dans le cadre d'éventuels accords de libération de prisonniers. Une clause qui tranche avec le passé et répond aux craintes de voir demain ces hommes figurer dans un échange de détenus.

Des chefs d'accusation d'une gravité extrême

Le texte de loi ne ménage rien. Ce tribunal aura compétence pour juger des infractions relevant de la loi sur le génocide, l'atteinte à la souveraineté de l'État, l'aide à l'ennemi en temps de guerre, les actes de terrorisme, le meurtre, le viol et la prise d'otages. Une accumulation de qualifications qui dit tout de la nature des crimes commis. Alliance

Les enquêtes internationales viennent étayer ces accusations au-delà du doute raisonnable. L
es conclusions du rapport d'Amnesty International, publié en décembre 2025 et fort de plus de 170 pages, sont implacables : la branche armée du Hamas, la brigade Al-Qassam, et d'autres groupes armés palestiniens se sont rendus responsables de meurtres, d'extermination, d'emprisonnement, de disparitions forcées, d'enlèvements, de torture et de viols.

Ces graves violations sont constitutives de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité.

Mais prouver l'intention génocidaire de chaque combattant reste un obstacle juridique de taille.
Le professeur Barak Medina, de la faculté de droit de l'Université hébraïque de Jérusalem, estime qu'il est très difficile de faire condamner des "combattants subalternes" pour génocide. C'est pourquoi d'autres qualifications  comme l'atteinte à la souveraineté ou le terrorisme de masse pourraient permettre de prononcer des peines extrêmement lourdes sans dépendre exclusivement de la démonstration de l'intention génocidaire.

La peine de mort, l'ombre qui plane sur tout

C'est le point le plus explosif, celui qui cristallise tous les débats. La dernière fois que la peine de mort a été appliquée en Israël, c'était à la suite du procès et de la condamnation d'Adolf Eichmann, l'architecte nazi de la Shoah, en 1962. Depuis, Israël n'a plus jamais exécuté quiconque. Ce vide de six décennies rend la question d'autant plus vertigineuse.

Le 30 mars 2026, la Knesset a adopté une loi facilitant le recours à la peine capitale, élargissant son champ d'application à une époque où la tendance mondiale est à son abolition.

Cette loi, nommée "Loi sur la peine de mort pour les terroristes", autorise le tribunal à prononcer la peine de mort contre les personnes déclarées coupables et à s'écarter considérablement des règles procédurales et des lois relatives aux preuves si cela est "considéré comme nécessaire pour établir la vérité et rendre justice".

La loi israélienne de 1950 sur la prévention du génocide, adoptée dans le sillage direct de la Shoah, prévoit elle aussi la peine capitale comme unique sanction. Toute personne reconnue coupable de génocide intentionnel à l'encontre d'un groupe national, ethnique, racial ou religieux est condamnée à mort sans autre option pour le juge. Si cette qualification est retenue et prouvée, la sentence s'impose d'elle-même.

La nouvelle loi crée par ailleurs une disposition radicale : les personnes condamnées à mort ne peuvent pas être graciées, ce qui en fait l'une des lois relatives à la peine de mort les plus extrêmes au monde. 

Le spectre Eichmann, entre mémoire et mise en garde

La comparaison revient naturellement, presque inévitablement. Le procès Eichmann, en 1961, avait été une rupture dans la manière dont Israël et le monde regardaient la Shoah.
Il avait donné une voix aux survivants, fixé les faits dans le marbre de l'histoire, et affirmé qu'un État juif pouvait rendre une justice souveraine.
Les situations sont pourtant profondément différentes : Eichmann était seul dans son box, tandis qu'Israël devra aujourd'hui gérer des centaines d'accusés simultanément.
Mais l'enjeu moral reste le même. Ce procès ne sert pas uniquement à condamner. Il doit faire entendre les victimes, fixer les faits pour la postérité, et inscrire le 7-Octobre dans la mémoire collective de l'État juif et du monde.

Sur quelle ligne étroite Israël devra-t-il marcher ?

Le recours aux tribunaux militaires pourrait entacher la légitimité internationale de la procédure judiciaire, avertit le professeur Medina.
Certains responsables veulent la peine de mort. D'autres redoutent que ce procès historique, s'il n'est pas conduit avec rigueur, ne soit réduit à une logique de vengeance aux yeux du monde  et que cette perception ne fasse le jeu des propagandes hostiles à Israël.

Israël devra donc avancer sur une ligne étroite et exigeante : juger avec fermeté des crimes d'une barbarie inouïe, protéger les survivants du traumatisme des audiences, éviter la mise en scène de l'horreur, et faire de ce procès une démonstration de justice  pas une exhibition de puissance.
L'État hébreu a déjà prouvé, en 1961, qu'il était capable de cette hauteur. La question est de savoir s'il saura, soixante ans plus tard et dans un contexte politique intérieur infiniment plus fracturé, se montrer à nouveau à la hauteur de l'histoire.

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