Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 22 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

Coup de Poker : un champion du monde israélien risque 25 ans de prison aux États-Unis

Coup de Poker : un champion du monde israélien risque 25 ans de prison aux États-Unis

Un champion du monde de poker rattrapé par la justice américaine. Gal Yaffe, 35 ans, vainqueur d'un bracelet aux championnats du monde de poker 2018, a été arrêté à Los Angeles et inculpé pour blanchiment d'argent et organisation de paris illégaux en ligne. Trois autres Israéliens sont visés par le même acte d'accusation. Ensemble, ils risquent jusqu'à vingt-cinq ans de prison.

Un champion de poker au cœur d'un scandale financier

L'affaire a été révélée par la chaîne américaine CBS. Gal Yaffe, connu dans les cercles de poker professionnel pour sa participation aux tournois "Live at the Bike", a été interpellé mercredi dernier à Los Angeles. Il n'est pas seul sur le banc des accusés. L'acte d'accusation cite également l'Israélien Nik Sokolnik, 39 ans, poursuivi pour des faits similaires, ainsi que Shalom Yaffe, 32 ans, et Schneur Zalman Getzel Rosenfeld, 33 ans, tous deux inculpés pour blanchiment d'argent.

Depuis son arrestation, Gal Yaffe reste détenu jusqu'à son procès, tout comme Shalom Yaffe. Nik Sokolnik et Schneur Zalman Getzel Rosenfeld ont en revanche été remis en liberté sous conditions strictes, en attendant la suite des poursuites.

Un réseau de paris illégaux organisé depuis Sacramento

Selon le bureau du procureur fédéral de Californie, les quatre hommes géraient ensemble un vaste réseau de paris en ligne non autorisés. Ils opéraient en collaboration avec un cinquième Israélien, Yosef Yitzchak Beshari, poursuivi séparément dans d'autres juridictions américaines pour des faits connexes.

Le groupe faisait tourner ses activités dans la région de Sacramento, où il exploitait des machines à sous clandestines. Pour blanchir les revenus tirés de ces opérations, les suspects convertissaient systématiquement leur argent liquide en jetons de casino ou en chèques émis par l'établissement Bell Gardens Casino. Une méthode qui leur permettait de faire disparaître la traçabilité des fonds issus des jeux illégaux.

Des dépôts fractionnés pour échapper aux autorités

Le mécanisme mis au jour par les enquêteurs est classique dans les affaires de blanchiment, mais redoutablement efficace.
Le procureur américain explique que les mis en cause déposaient leur argent liquide en plusieurs versements distincts, répartis dans différentes banques, en veillant systématiquement à ne jamais dépasser la barre des dix mille dollars par opération. Ce seuil n'est pas choisi au hasard : au-delà, les établissements bancaires américains sont légalement tenus de signaler la transaction aux autorités fédérales. En fractionnant ainsi leurs dépôts, les accusés cherchaient délibérément à contourner cette obligation de déclaration et à faire perdre toute trace à l'argent d'origine douteuse.

L'immobilier californien comme point de chute des fonds

L'acte d'accusation révèle également que Gal Yaffe n'a pas simplement cherché à dissimuler ses gains illicites : il les a réinvestis. Une partie des sommes blanchies aurait servi à financer des acquisitions immobilières à Los Angeles, transformant l'argent des jeux clandestins en patrimoine bâti bien réel. Cette utilisation des fonds pourrait aggraver sa situation judiciaire, les procureurs cherchant précisément à démontrer un circuit complet, de l'argent sale aux biens tangibles.

Des peines pouvant aller jusqu'à vingt-cinq ans de prison

Les risques judiciaires sont considérables pour l'ensemble des accusés. S'ils sont reconnus coupables, Gal Yaffe et Nik Sokolnik encourent chacun une peine maximale de cinq ans de prison assortie d'une amende de deux cent cinquante mille dollars, pour l'organisation d'un commerce de paris illégal.

Mais c'est sur le volet du blanchiment que les sanctions deviennent réellement lourdes. Gal Yaffe, Shalom Yaffe et Schneur Zalman Getzel Rosenfeld risquent chacun jusqu'à vingt ans de prison supplémentaires, assortis d'une amende pouvant atteindre cinq cent mille dollars. Pour Gal Yaffe, qui cumule les deux chefs d'accusation, le total théorique s'élève donc à vingt-cinq ans de détention.

La justice américaine réclame la confiscation des biens

Au-delà des peines de prison, le ministère public entend frapper les accusés au portefeuille. L'acte d'accusation demande la confiscation de leurs avoirs, évalués à plus de cinq cent mille dollars, ainsi que la saisie de trois biens immobiliers situés à Los Angeles. Une manière, pour les autorités californiennes, de couper court à toute tentative de conserver le fruit des activités illégales, même après une éventuelle condamnation.

Une affaire qui éclabousse le monde du poker professionnel

Le profil de Gal Yaffe donne à cette affaire une résonance particulière dans le milieu du poker international. Titulaire d'un bracelet des championnats du monde de poker 2018, distinction parmi les plus prestigieuses du circuit, il évoluait jusqu'ici dans la lumière des tables professionnelles, loin des accusations de délinquance financière. Sa mise en cause, aux côtés de trois autres ressortissants israéliens, illustre la porosité parfois inquiétante entre les circuits de jeu légaux, très médiatisés, et les réseaux souterrains de paris clandestins qui prospèrent en marge.

L'enquête californienne, encore en cours, devrait permettre de déterminer l'ampleur exacte du réseau, ainsi que le rôle précis de chacun des protagonistes, à commencer par Yosef Yitzchak Beshari, poursuivi de son côté dans d'autres États américains. Les prochaines audiences seront déterminantes pour fixer le calendrier judiciaire de ce dossier qui s'annonce complexe, entre droit pénal financier et réglementation du jeu.

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Richard Clayderman de retour en Israël : deux concerts événement en novembre

Richard Clayderman de retour en Israël : deux concerts événement en novembre

Richard Clayderman de retour en Israël : deux concerts événement en novembre

Le pianiste français revient sur la scène israélienne. Deux dates sont déjà fixées : le 21 novembre au Heichal HaTarbut de Tel Aviv, puis le 22 novembre au Théâtre de Haïfa. Les billets, disponibles dès à présent, s'échelonnent entre 249 et 469 shekels.

Un retour annoncé avec émotion

Pour l'artiste français, qui s'est produit à d'innombrables reprises en Israël au fil de sa carrière, ce nouveau passage marque des retrouvailles très attendues.
Sa dernière prestation dans le pays remonte à avril de l'année dernière.
« Le public israélien m'accompagne depuis de nombreuses années. C'est toujours l'accueil le plus chaleureux et le plus sincère que je reçois en rencontrant les Israéliens », a confié Clayderman avant ses concerts.
Il évoque un précédent passage à Tel Aviv resté gravé dans sa mémoire : « Le dernier spectacle à Tel Aviv m'a tellement ému, j'ai vraiment ressenti votre gratitude pour tout l'amour que vous m'avez donné, et je suis très heureux de revenir. Comme je l'ai déjà dit, je viens vous rendre cet amour et vous serrer tous à nouveau dans mes bras. »

Philippe Pagès, l'enfant prodige devenu Richard Clayderman

Derrière le nom de scène se cache Philippe Pagès, né en France en 1953. Aujourd'hui âgé de 72 ans, il doit sa première initiation au piano à son père, avant d'intégrer le Conservatoire supérieur des arts de Paris dès l'âge de 12 ans, une entrée précoce qui témoigne déjà d'un talent hors norme. C'est à la fin des années 1970 qu'il perce véritablement, porté par une identité musicale immédiatement reconnaissable : un romantisme mélodique qui allie compositions originales, grands classiques du piano et reprises de chansons françaises.

Une carrière hors norme, un répertoire immense

Depuis ses débuts, l'artiste a enregistré plus de 1 300 morceaux, un chiffre qui donne la mesure d'une productivité rare dans le monde de la musique instrumentale. Son catalogue compte des dizaines d'albums studio, écoulés à des dizaines de millions d'exemplaires à travers le monde, ainsi que plusieurs albums enregistrés en concert. Ce répertoire foisonnant a construit au fil des décennies un style à part, capable de toucher des publics très différents, des amateurs de musique classique aux amoureux de mélodies populaires. C'est précisément cette alchimie entre exigence et accessibilité qui explique la longévité exceptionnelle de sa carrière, portée depuis près de cinquante ans par un public international fidèle.

Un lien particulier avec le public israélien

Les mots choisis par Clayderman ne relèvent pas de la simple formule de circonstance. Sa relation avec Israël s'est construite concert après concert, au fil d'une présence régulière sur les scènes du pays. Le pianiste insiste sur la dimension affective de ces retrouvailles, décrivant un rapport quasi filial avec un public qu'il dit porter en lui depuis des années. Cette fidélité réciproque, entre un artiste français et une audience israélienne acquise depuis longtemps à son univers musical, donne à ces deux dates de novembre une résonance particulière, bien au-delà du simple rendez-vous de tournée.

Deux rendez-vous, deux salles emblématiques

Le choix des lieux n'est pas anodin. Le Heichal HaTarbut de Tel Aviv, l'une des plus prestigieuses salles de concert du pays, accueillera le pianiste le 21 novembre. Le lendemain, 22 novembre, c'est au Théâtre de Haïfa que Clayderman se produira, offrant ainsi à ses admirateurs du nord du pays l'occasion de le retrouver sans avoir à se déplacer jusqu'au centre. Cette double programmation, à un jour d'intervalle, permet de couvrir un public large et traduit l'ampleur de l'attente suscitée par ce retour.

Des billets déjà accessibles

Les places pour les deux concerts sont d'ores et déjà mises en vente, avec une fourchette de prix allant de 249 à 469 shekels selon les catégories. Cette accessibilité tarifaire, couplée à la notoriété de l'artiste, laisse présager un fort engouement du public dans les semaines qui viennent, à mesure que la date des concerts se rapprochera.

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Judée-Samarie : Eisenkot alerte sur "le bord de l'anarchie " et la perte de contrôle de Tsahal

Judée-Samarie : Eisenkot alerte sur "le bord de l'anarchie " et la perte de contrôle de Tsahal

Le président du parti Yashar, Gadi Eisenkot, a averti ce lundi matin que la Judée-Samarie se trouvait « au bord de l'anarchie », rendant responsable le Premier ministre Benjamin Netanyahu d'avoir, selon lui, sacrifié l'autorité de Tsahal sur le territoire aux exigences de sa coalition.

Un avertissement lancé depuis la tribune de la conférence Ynet-INSS

C'est lors de la Conférence sur la sécurité nationale, organisée conjointement par Ynet, Yedioth Ahronoth et l'Institut d'études de sécurité nationale (INSS), que Gadi Eisenkot, ancien chef d'état-major devenu chef de file de l'opposition, a livré ce lundi matin l'un de ses réquisitoires les plus directs contre la gestion sécuritaire de la Judée-Samarie. Interrogé par la journaliste politique Moran Azulay, il a déclaré redouter une perte de contrôle du territoire, décrivant une réalité qu'il juge « extrêmement chargée, au bord de l'anarchie », et ce malgré les efforts continus de Tsahal et du Shin Bet pour contrecarrer le terrorisme.

L'ancien chef d'état-major a directement mis en cause le Premier ministre Benjamin Netanyahu, ainsi que le ministre des Finances Bezalel Smotrich et le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir. Selon lui, Netanyahu aurait, pour des raisons de nécessités coalitionnaires, démantelé de fait l'organisation qui a gouverné la Judée-Samarie pendant des décennies, à savoir Tsahal en tant qu'autorité souveraine sur le terrain.
Il a rappelé que l'administration civile du territoire avait été confiée à Bezalel Smotrich, tandis que la responsabilité policière était revenue à Itamar Ben Gvir. Pour Eisenkot, cette répartition des compétences se traduit aujourd'hui par une perte de contrôle qu'il qualifie de totale, une capacité amoindrie à contrer efficacement le terrorisme, et une application défaillante de la loi et de l'ordre sur le territoire.

Une répartition des compétences ancrée dans les accords de coalition

Il convient de rappeler que cette architecture administrative n'est pas née d'une décision improvisée. Elle découle des accords de coalition conclus fin 2022 entre le Likoud, le Sionisme religieux et Otzma Yehudit, qui ont attribué à Bezalel Smotrich, au sein du ministère de la Défense, l'autorité sur l'administration civile en Judée-Samarie, et créé pour Itamar Ben Gvir un ministère de la Sécurité nationale englobant la police, y compris le district de Judée-Samarie.

Les partisans de cette organisation la présentent comme la mise en œuvre légitime d'un accord politique validé démocratiquement. Ses détracteurs, dont Eisenkot, estiment qu'elle a fragilisé la chaîne de commandement unifiée que Tsahal exerçait auparavant sur le territoire.

Eisenkot a prévenu que des jours très difficiles se profilaient, sauf correction immédiate de cette organisation. Il a appelé le Premier ministre à restituer à Tsahal l'autorité qu'elle exerçait pendant des décennies, et le ministre de la Sécurité nationale à permettre à l'armée de prendre les mesures administratives nécessaires pour écarter les acteurs du terrorisme comme les auteurs de violences commises par des Israéliens.
Selon lui, la clé réside dans la capacité de Tsahal et du Shin Bet à contrer le terrorisme tout en séparant les populations civiles des filières violentes. Il a par ailleurs dénoncé ce qu'il perçoit comme un manque de soutien du gouvernement envers les commandants de Tsahal, allant jusqu'à évoquer des attaques verbales à leur encontre relayées par des porte-voix proches du Premier ministre.

Une conférence dominée par la question de la cohésion interne

La prise de parole d'Eisenkot s'inscrit dans un contexte plus large. Une étude de l'INSS présentée le même jour lors de la conférence a révélé que les conflits violents entre groupes au sein de la société israélienne figurent désormais parmi les menaces jugées les plus graves par l'opinion publique, à égalité avec le risque d'un Iran doté de l'arme nucléaire, chacun recueillant 39 % des réponses lors du sondage de juillet. L'érosion du caractère démocratique d'Israël arrive en troisième position avec 31 %. L'étude souligne également une évolution notable concernant la confiance dans le soutien américain à Israël, la proportion de sondés jugeant probable une perte de ce soutien étant passée de 13 % en février à 26 % en juillet.

Ces données replacent les propos d'Eisenkot dans une préoccupation partagée plus largement par la population, au-delà des clivages partisans, quant à la cohésion interne du pays.

Un discours à resituer dans le contexte électoral

Fondateur du parti Yashar en 2025, Gadi Eisenkot a dirigé Tsahal de 2015 à 2019 avant de rejoindre le gouvernement d'union nationale au lendemain du 7 octobre 2023, poste qu'il a quitté en juin 2024 en signe de protestation contre la gestion de la guerre par Netanyahu.

À l'approche des élections prévues avant le 27 octobre 2026, les sondages le placent au coude-à-coude avec le Likoud, ce qui confère à ses interventions publiques une dimension électorale assumée.

Lors de cette même conférence, il a également abordé d'autres sujets sensibles, notamment l'enrôlement des ultra-orthodoxes dans Tsahal, qu'il conditionne à l'obtention d'une majorité sioniste au Parlement, ainsi que le dossier palestinien, sur lequel il a réaffirmé son rejet de toute création d'un État palestinien tout en critiquant le plan porté par Bezalel Smotrich visant à démanteler l'Autorité palestinienne.

Une polémique parallèle autour d'une vidéo générée par IA

La journée a également été marquée par une controverse distincte, évoquée en marge de son intervention. Une vidéo générée par intelligence artificielle, publiée sur les comptes du Premier ministre, a suscité de vives critiques après que certains y ont vu une allusion au fils d'Eisenkot, tombé à Gaza pendant la guerre. Interrogé à ce sujet, Eisenkot a exprimé son indignation sans pour autant détailler d'accusation nominative précise, renvoyant la responsabilité à l'entourage du Premier ministre.

Ce qu'il faut retenir

Les déclarations de Gadi Eisenkot traduisent une inquiétude réelle, partagée au sein de larges pans de l'opinion publique israélienne, quant à la stabilité sécuritaire de la Judée-Samarie. Elles s'inscrivent toutefois dans un contexte électoral où l'ancien chef d'état-major se positionne en principal rival de Benjamin Netanyahu. La répartition des compétences qu'il dénonce résulte d'accords de coalition conclus démocratiquement, et son évaluation de leurs conséquences sur le terrain reste, à ce stade, une lecture politique parmi d'autres, que les prochains mois et les résultats électoraux permettront de confronter aux faits.

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"Certaines entreprises n'ont plus de raison d'exister" : la tech israélienne face au séisme de l'IA

"Certaines entreprises n'ont plus de raison d'exister" : la tech israélienne face au séisme de l'IA

 

"Certaines entreprises n'ont plus de raison d'exister" : la tech israélienne sous le choc de l'IA

Monday licencie 620 salariés alors que ses résultats sont excellents. Le vrai coupable ne s'appelle ni la conjoncture ni la concurrence, mais l'intelligence artificielle, qui grignote le nombre d'utilisateurs payants chez les clients et fait vaciller tout le modèle du SaaS. Wix, Adobe et Salesforce l'ont déjà appris à leurs dépens. Des investisseurs israéliens racontent qui sera touché, pourquoi, et comment certains comptent y échapper.

Une décision qui ne colle pas avec les chiffres

620 licenciements, soit un salarié sur cinq. Voilà l'annonce qui a secoué Monday la semaine dernière. Sur le papier, rien ne l'explique. Les revenus grimpent. Les prévisions de profit viennent d'être relevées. Alors pourquoi couper aussi sec dans les effectifs et les bureaux ? Parce que les chiffres ne suffisent plus. Ce que redoutent les investisseurs, ce n'est pas le présent de Monday. C'est son avenir.

Le modèle qui a tout changé, et qui s'effondre

Monday a grandi sur une recette simple : le SaaS, ou logiciel à l'abonnement. Le client paie chaque année, en fonction du nombre d'employés qui utilisent l'outil. Plus une entreprise grossit, plus elle paie. Ce revenu récurrent, prévisible, presque garanti, a longtemps été le graal des investisseurs. Aujourd'hui, il devient un boulet.

L'intelligence artificielle change la donne à la racine. Un outil d'IA fait le travail de plusieurs salariés à la fois. Résultat : les entreprises clientes ont besoin de moins d'utilisateurs, donc paient moins d'abonnements. Le revenu des éditeurs de logiciels fond, presque mécaniquement. Et ce scénario, les investisseurs l'ont déjà vu se répéter. Ils n'attendent plus les preuves, ils anticipent le prochain effondrement, quitte à sanctionner des entreprises qui n'ont pourtant rien à se reprocher.

Le point de bascule a eu lieu il y a quelques mois. OpenAI et Anthropic ont lâché des modèles capables d'écrire du code, d'éplucher des contrats juridiques, de remplacer des tâches entières auparavant confiées à des logiciels hors de prix. La liste des victimes s'est allongée vite : Salesforce, qui avait pourtant inventé le SaaS, Zendesk, Adobe, Intuit, et côté israélien Wix, ZoomInfo, Amdocs.

Licencier ne suffit pas à convaincre le marché

Dans les fonds de capital-risque, une certitude circule : l'histoire ne fait que commencer. Chacun a déjà en tête le nom de la prochaine victime, peu importe qu'elle affiche une croissance flamboyante. Le modèle est fissuré, mieux vaut agir avant que la fissure ne devienne un gouffre.

Wall Street vient de le prouver en 2026 : licencier ne rassure pas automatiquement. Tout dépend de la lecture que fait le marché. Chez Monday, qui a licencié tout en relevant ses prévisions de profit, le geste passe pour une bascule offensive vers une technologie plus rentable, et le titre encaisse plutôt bien. Chez Wix ou Amdocs, où les mêmes coupes sont lues comme une fuite en avant défensive face à des revenus qui s'effritent, l'action continue de plonger.

Trois signaux trahissent les prochaines cibles : un ARR, ce fameux revenu récurrent annuel, qui ralentit sans relâche ; une action qui a déjà perdu 30 à 40 % de sa valeur à cause de la menace IA ; une entreprise qui annonce publiquement son passage d'une facturation par utilisateur à une facturation par consommation d'IA. Sur les marchés, l'index est posé sur le bouton vente. Le moindre signal peut déclencher la panique.

Chez les investisseurs israéliens, l'inquiétude sans la panique

Côté fonds israéliens, on ne panique pas, mais on ne dort pas tranquille non plus. Tous s'accordent sur un point : il existe une façon de flairer les start-up qui traverseront la tempête, et une façon de repérer celles qui vont couler.

Maor Friedman, du fonds F2, pointe le vrai problème de Monday : son positionnement "horizontal", c'est-à-dire transversal à tout l'écosystème tech. Ce sont précisément ces entreprises-là qui ont pris le choc de plein fouet, victimes des outils de programmation assistée par IA. Et le plus frappant, dit-il, c'est que la chute du cours ne reflète aucune dégradation réelle des résultats. C'est de la pure anticipation, un marché "extrêmement bruyant" où la moindre annonce fait tanguer les cours, pendant que des capitaux massifs désertent les géants du cloud pour foncer vers les fabricants de semi-conducteurs.

Trouver le logiciel qui remplace l'humain, pas celui qui l'assiste

Alon Hori, de Team8, décrit un réflexe presque pavlovien : chaque nouveau modèle sorti par Anthropic déclenche la même peur chez les investisseurs, convaincus que telle ou telle fonction vendue par une start-up devient soudain inutile. Mais il y a une échappatoire. Si l'entreprise réussit sa propre mue, si elle utilise l'IA pour muscler son service au lieu de se faire dévorer par elle, son modèle tient encore debout. Sinon, l'effondrement est presque automatique, un réflexe de marché plus qu'un verdict rationnel.

Yaniv Golan, de lool ventures, pousse la logique plus loin. Il ne cherche plus les entreprises qui vendent un logiciel par abonnement, mais celles qui visent carrément à remplacer un poste entier. Son exemple est limpide : un comptable, longtemps épaulé par un logiciel SaaS vendu par Intuit, aujourd'hui fragilisée. Une start-up capable de remplacer ce comptable, purement et simplement, l'intéresse infiniment plus qu'une autre qui se contente de l'assister.

Sa thèse d'investissement tient en une phrase : miser non pas sur les entreprises menacées par l'IA, mais sur celles qui fabriquent la menace. Peu importe si le remplacement n'est pas total. Un service dix fois moins cher grâce à l'IA suffit déjà à surfer sur la vague.

Un basculement dont personne ne connaît l'issue

Golan l'admet sans détour : un changement radical est en cours, et personne ne sait précisément où le marché va se stabiliser. Une chose est sûre selon lui, certaines entreprises n'ont plus de raison d'exister, d'autres doivent se réinventer vite pour trouver leur nouvelle place.

Le cas Monday résume tout, selon Hori. L'entreprise reste solide, croissance forte, marge confortable. Mais le marché lui a collé un point d'interrogation géant, parce que toute sa valorisation reposait sur une hypothèse simple : rester une entreprise SaaS classique, avec des clients fidèles et un taux de pénétration élevé. C'est exactement cette hypothèse que l'IA vient de faire exploser.

Quant à la nouvelle tarification par jetons, que Monday teste déjà sur certains services liés à l'IA, Hori n'y voit qu'une étape de transition, pas une solution. Beaucoup dans le secteur jugent ce modèle bancal, et refusent de jouer les VRP gratuits pour Anthropic ou OpenAI.

La question qui hante tous les couloirs de la tech

Personne, parmi les investisseurs interrogés, n'accepte de désigner nommément la prochaine victime. Mais tous confirment que l'épisode est loin d'être clos. Beaucoup d'entreprises, résume Golan, ne se sont pas organisées à temps, ou n'en avaient tout simplement pas les moyens. Friedman tempère malgré tout : des entreprises continuent de croître, IA ou pas, et celles qui lèvent des fonds en progressant restent leaders de leur catégorie. À l'inverse, conclut-il, quand une entreprise arrête de croître, on lui trouve toujours une excuse, l'intelligence artificielle ou autre chose.

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Escalade Iran-USA : l'Iran met en garde la Bulgarie contre toute participation aux frappes

Escalade Iran-USA : l'Iran met en garde la Bulgarie contre toute participation aux frappes

 

L'Iran a lancé mardi une mise en garde inédite à la Bulgarie, l'avertissant qu'accepter le stationnement d'avions militaires américains sur son sol la transformerait en complice d'un "crime d'agression". La menace intervient alors que Washington vient de mener sa onzième vague de frappes contre le territoire iranien, et que Donald Trump promet d'aller plus loin en visant des cibles nucléaires stratégiques.

Onzième nuit de frappes américaines et menace de Trump

L'armée américaine a achevé dans la nuit de mardi à mercredi une onzième vague de frappes contre l'Iran dans le cadre de l'escalade militaire en cours, et la région reste en état d'alerte face à un possible élargissement du conflit. La veille au soir, Donald Trump avait averti qu'il pourrait durcir encore l'offensive et frapper des installations nucléaires stratégiques iraniennes. Selon une information rapportée par Bloomberg, le Royaume-Uni a autorisé les forces américaines à utiliser ses bases pour mener des opérations contre l'Iran, un signal supplémentaire de l'implication croissante des alliés occidentaux dans cette confrontation.

Téhéran cible directement la Bulgarie

C'est dans ce contexte tendu que Téhéran a choisi de s'en prendre publiquement à un pays européen jusqu'ici resté en marge du conflit. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a averti la Bulgarie, par l'intermédiaire de l'agence de presse officielle IRNA, de ne pas autoriser les États-Unis à utiliser son territoire pour des opérations militaires contre l'Iran. Cette sortie diplomatique, rare envers un État membre de l'Union européenne, vise un pays qui partage, comme l'Iran, une frontière avec la Turquie et qui reste une destination touristique appréciée d'une partie non négligeable des voyageurs israéliens.

L'avertissement fait suite à des informations selon lesquelles le gouvernement bulgare examinerait une demande américaine visant à déployer des avions militaires sur la base aérienne de Bezmer, dans le but de soutenir les opérations menées contre l'Iran.

"Complice du crime d'agression", l'accusation iranienne

"Toute participation ou coopération à la préparation ou à l'exécution de ces attaques illégales sera considérée comme une complicité dans le crime d'agression et dans des crimes de guerre", a déclaré Baghaei. Le porte-parole a affirmé que la Bulgarie était consciente que les frappes militaires américaines contre l'Iran, qu'il a qualifiées de "prolongement de l'agression militaire américano-israélienne entamée le 28 février", constituent "un acte d'agression flagrant" et une violation grave de la Charte des Nations unies et du droit international.

Le président bulgare pris à partie

Baghaei a également affirmé avoir été surpris par des propos attribués au président bulgare Roumen Radev concernant l'examen positif de la demande américaine. Selon lui, le seul fait d'envisager une telle assistance est incompatible avec les obligations juridiques internationales de la Bulgarie et avec le principe du respect de la souveraineté nationale.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères s'est appuyé sur la résolution 3314 de l'Assemblée générale des Nations unies, qui définit la notion d'agression. Il a rappelé que le fait de mettre le territoire d'un État à la disposition d'un autre État pour qu'il commette un acte d'agression contre un État tiers constitue en soi un acte d'agression, au sens de ce texte onusien.

Un appel direct au Parlement bulgare

Baghaei a appelé le Parlement bulgare à ne pas approuver l'utilisation du territoire national ou des installations militaires du pays par les forces américaines. Il a averti qu'une telle autorisation ferait de la Bulgarie "une complice des agresseurs et des criminels". Le responsable iranien a ajouté que Téhéran n'hésiterait pas à défendre ses intérêts nationaux et sa sécurité, et que tout acteur participant à une agression militaire contre l'Iran "devra assumer la responsabilité des conséquences".

Une escalade qui déborde désormais le théâtre du Moyen-Orient

Cette sortie iranienne marque un tournant dans la communication de Téhéran depuis le début de l'escalade actuelle. Jusqu'ici concentrées sur les États-Unis et Israël, les mises en garde iraniennes s'étendent désormais explicitement à des pays tiers, européens de surcroît, susceptibles de faciliter logistiquement les opérations américaines. En ciblant la Bulgarie, membre de l'OTAN et de l'Union européenne, l'Iran semble vouloir dissuader d'autres capitales européennes de suivre un chemin similaire, alors que le conflit avec Washington entre dans sa phase la plus intense depuis son déclenchement fin février.

La proximité géographique entre la Bulgarie et l'Iran, les deux pays partageant une frontière avec la Turquie, ajoute une dimension stratégique à cet avertissement : un déploiement américain sur la base de Bezmer rapprocherait sensiblement les capacités aériennes de Washington du territoire iranien, un facteur que Téhéran ne pouvait visiblement pas ignorer.

Reste à savoir si Sofia, sous la pression conjuguée de Washington et de Téhéran, tranchera en faveur d'une alliance atlantique déjà bien établie, ou choisira la prudence face à des menaces iraniennes désormais formulées sans détour.

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Italie : La cartographie des Juifs et Israéliens , quel était l'objectif final de ce fichage ?

Italie : La cartographie des Juifs et Israéliens , quel était l'objectif final de ce fichage ?

Un document appelant à signaler l'arrivée de juifs et d'Israéliens dans les sites touristiques italiens a semé la panique avant d'être retiré de la circulation. Un Israélien installé à Venise depuis quarante ans témoigne d'un climat qui s'est durci depuis le 7 octobre.
Un document appelant à répertorier les touristes juifs sème la panique en Italie

L'affaire a électrisé la communauté juive d'Italie en quelques heures. Un document, largement relayé sur les réseaux sociaux dans tout le pays, invitait les internautes à signaler l'arrivée de juifs et d'Israéliens dans les sites touristiques, les hôtels et les commerces, dans le but déclaré de « cartographier le tourisme sioniste ». Le texte a depuis été retiré de la circulation, mais l'onde de choc, elle, n'est pas retombée.

Un texte retiré mais des dégâts déjà faits

Le document a circulé massivement sur les réseaux sociaux italiens avant que la communauté juive du pays n'alerte les autorités. Il a fini par disparaître de la toile, mais pas avant d'avoir atteint un large public. Son objectif affiché ne se limitait pas aux touristes de passage : il appelait également à signaler les juifs italiens eux-mêmes, ainsi que toute personne entretenant un lien quelconque avec des « sionistes ». Cette extension du champ de surveillance, des visiteurs de passage aux résidents permanents, a nourri une inquiétude particulièrement vive au sein de la communauté juive locale, qui a vu dans ce texte bien plus qu'un simple incident isolé.

Le témoignage d'un Israélien installé à Venise

Shlomi Dovi, un Israélien installé en Italie depuis quarante ans à Venise, a accepté de raconter la genèse de cette affaire. Selon lui, l'idée avait déjà commencé à circuler avant la publication du document lui-même. « Cela flottait dans l'air que l'on allait commencer à repérer les Israéliens et les juifs, qu'ils soient sionistes ou simplement favorables à Israël », explique-t-il. Il décrit un phénomène qui s'est amplifié progressivement, comparable à une boule de neige gagnant en ampleur au fil de sa diffusion à travers le pays. C'est finalement l'intervention de la communauté juive auprès des autorités italiennes qui a permis, selon ses informations, d'obtenir le retrait du document.

Le quotidien change pour les Israéliens sur place

Pour Dovi, la vie quotidienne s'en trouve concrètement affectée. Interrogé sur le fait de savoir s'il est devenu plus difficile d'être israélien en Italie aujourd'hui, sa réponse ne laisse guère de place au doute. Il évoque la nécessité de gommer certains signes distinctifs, l'inconfort ressenti à l'idée de parler hébreu dans la rue, et la crainte que la moindre question anodine sur son origine ne déclenche une réaction hostile. Selon lui, il suffit qu'un document officiel révèle qu'une personne est née en Israël pour que des critiques surgissent presque immédiatement.

Un basculement daté après le 7 octobre

Installé en Italie depuis quatre décennies, Shlomi Dovi situe précisément le moment où l'atmosphère a changé : les deux dernières années. Le soutien à la cause palestinienne, raconte-t-il, s'est intensifié dans les mois qui ont suivi le 7 octobre. Il décrit une première phase marquée par une empathie généralisée envers Israël après les attaques, rapidement suivie par une mobilisation croissante de la base militante propalestinienne, qui a commencé à organiser des manifestations à travers le pays.

Des recommandations de prudence pour les visiteurs

Interrogé sur les précautions à prendre pour les Israéliens qui envisagent de se rendre en Italie, Dovi recommande sans détour d'éviter les manifestations. Mais c'est surtout la logique interne du document qui l'inquiète le plus. Il souligne que le texte organisait une classification par catégories, un système structuré permettant de signaler des individus, de vérifier ces signalements, puis d'identifier qui serait habilité à agir dans une étape ultérieure. C'est précisément cette architecture, comparable selon lui aux pratiques de fichage des années 1930, qui donne au document une gravité dépassant le simple canular ou l'initiative isolée de quelques militants.

Une comparaison historique qui pèse lourd

La référence aux années trente, évoquée directement par Shlomi Dovi, n'est pas anodine dans le contexte européen. Elle renvoie aux mécanismes de recensement et de marquage qui avaient précédé, sur le continent, des persécutions à grande échelle. Ce parallèle explique en grande partie l'ampleur de l'émotion suscitée au sein de la communauté juive italienne, bien au-delà du cercle des personnes directement visées par le document. Ce que Dovi décrit n'est pas seulement une succession de signalements individuels, mais un système à trois étages : le repérage, la vérification, puis une phase d'action dont la nature reste, à ce stade, inconnue.

Une inconnue qui alimente les craintes

C'est précisément cette zone d'ombre sur les intentions finales des auteurs du document qui nourrit aujourd'hui les craintes les plus vives. Ni Shlomi Dovi ni la communauté juive d'Italie ne savent avec certitude ce que visait la troisième étape de ce dispositif de signalement. Cette incertitude, plus que le document lui-même, semble être devenue la principale source d'inquiétude pour les Israéliens et les juifs vivant en Italie ou envisageant de s'y rendre.

Les autorités saisies, la vigilance maintenue

Le retrait du document des réseaux sociaux, obtenu après l'intervention des instances communautaires juives auprès des autorités italiennes, met un terme à sa diffusion active. Il ne dissipe pas pour autant le malaise qu'il a laissé derrière lui. Pour les Israéliens installés en Italie comme pour ceux qui envisagent d'y voyager, l'épisode agit comme un signal d'alerte sur l'évolution du climat social depuis le 7 octobre 2023, et sur la vitesse à laquelle un texte anonyme peut, en quelques jours, transformer le rapport quotidien à une identité nationale ou religieuse.

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Nili, l'unité secrète qui traque les bourreaux du 7-Octobre jusqu'en enfer

Nili, l'unité secrète qui traque les bourreaux du 7-Octobre jusqu'en enfer

Traque du 7-Octobre : comment l'unité « Nili » a déjà éliminé plus de 2 700 terroristes du Hamas

Trois ans après le massacre du 7-Octobre, Israël n'a rien lâché. Une unité conjointe du Shin Bet et de Tsahal, baptisée « Nili » en hommage au réseau d'espionnage juif de la Première Guerre mondiale, traque méthodiquement chacun des auteurs du pogrom. Plus de la moitié des 5 000 terroristes identifiés ont déjà été éliminés. Le reste sait qu'il n'a nulle part où se cacher.

Un Shabbat noir qui n'a jamais cessé de hanter Israël

Le 7 octobre 2023, des milliers de Gazaouis ont franchi la frontière israélienne, envahissant kibboutzim, festival de musique et bases militaires pour y massacrer plus de 1 200 personnes et enlever 251 otages vers la bande de Gaza.
Cette attaque demeure la plus meurtrière commise contre des Juifs depuis la Shoah. Israël a depuis établi une liste exhaustive de tous les participants identifiés, en s'appuyant sur les milliers de vidéos et de photographies que les terroristes eux-mêmes avaient diffusées en ligne pendant et après le carnage, croisées avec des logiciels de reconnaissance faciale.

Le nom Nili, un clin d'œil à l'histoire juive clandestine

Le choix du nom n'a rien d'anodin. Nili est un acronyme hébraïque tiré du Livre de Samuel, signifiant « l'Éternel d'Israël ne mentira pas ». Il rend hommage au réseau d'espionnage juif fondé en Palestine ottomane pendant la Première Guerre mondiale par Aaron Aaronsohn, sa sœur Sarah Aaronsohn et Avshalom Feinberg, qui renseignaient les Britanniques contre l'Empire ottoman au péril de leur vie. Un siècle plus tard, c'est ce même esprit de résistance clandestine que les services israéliens revendiquent en donnant son nom à l'unité chargée de traquer les bourreaux du 7-Octobre.

Une unité conjointe, discrète et redoutablement méthodique

Créée dans les jours qui ont suivi l'attaque, l'unité Nili rassemble des agents de terrain et des analystes du renseignement issus du Shin Bet et de Tsahal, certains évoquant également une implication du Mossad.
Elle fonctionne indépendamment des autres unités de commandement et de contrôle qui se concentrent sur la neutralisation des cellules de frappe et des terroristes de haut rang dans la bande de Gaza. Sa cible prioritaire reste la Nukhba, l'unité commando d'élite du Hamas qui a mené l'infiltration du 7-Octobre. Sa méthode : reconstituer patiemment le parcours de chaque terroriste identifié, localiser sa position et organiser sa neutralisation dès que les conditions opérationnelles le permettent.

Un bilan qui s'alourdit semaine après semaine

Les chiffres varient légèrement selon les sources israéliennes, mais la tendance est constante et sans appel. Sur les quelque 5 000 terroristes estimés avoir participé à l'attaque ou à la détention d'otages, plus de 2 700 auraient déjà été éliminés selon le Times of Israel, un bilan que d'autres médias israéliens situent autour de 2 561 victimes, dont environ un millier tuées lors des combats des 7 et 8 octobre eux-mêmes.

Chaque semaine apporte son lot de noms rayés de la liste. Récemment encore, quatre terroristes supplémentaires ont été neutralisés, parmi lesquels un chef de cellule ayant participé à l'assaut du camp de Réïm. Le Shin Bet estime toutefois que plusieurs centaines d'auteurs du massacre demeurent encore introuvables. Trois cents autres suspects ont été capturés vivants et attendent d'être jugés par des tribunaux militaires spéciaux, qui doivent encore être créés. Une condamnation pour génocide y sera passible de la peine de mort.

Le précédent de Munich, revendiqué comme une doctrine

Les responsables israéliens assument ouvertement la filiation avec l'opération Colère de Dieu, lancée après le massacre des onze athlètes israéliens aux Jeux olympiques de Munich en 1972, lorsque le Mossad avait traqué pendant des années, avec un succès inégal, les responsables de l'attentat.
En 2024, lors des funérailles de Zvi Zamir, l'ancien chef du Mossad qui dirigeait les services secrets pendant et après Munich, David Barnea, alors à la tête de l'agence, avait averti que « si son fils a participé au massacre du 7 octobre, il a signé son arrêt de mort ». Une phrase qui résume, mieux qu'aucun communiqué officiel, la doctrine assumée par l'État hébreu : la mémoire ne s'efface pas, et la justice, même lente, finit toujours par rattraper les bourreaux.

Ce que cette traque dit d'Israël

Au-delà du décompte macabre, l'opération Nili raconte une conviction profondément ancrée dans la conscience israélienne : aucun massacre de Juifs ne peut rester impuni, où que se cachent ses auteurs. Ce message, adressé autant à Gaza qu'au monde entier, explique pourquoi ce simple nom, emprunté à des espions juifs d'un autre siècle, suffit aujourd'hui à faire trembler des milliers d'hommes qui pensaient avoir échappé à la justice.

D'après article de Israëlvalley

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Gadi Eisenkot, l'homme qui veut sauver Israël de lui-même

Gadi Eisenkot, l'homme qui veut sauver Israël de lui-même

Gadi Eisenkot, l'homme qui veut sauver Israël de lui-même

Ancien chef d'état-major devenu chef de parti, Gadi Eisenkot s'impose comme le principal rival de Benjamin Netanyahou à quatre mois des élections. Portrait d'un général endeuillé qui promet à Israël un nouveau chapitre, loin des extrêmes et des slogans.

Un général forgé par le deuil

Gadi Eisenkot n'a jamais cherché la lumière. Né en 1960 à Tibériade, fils d'immigrants juifs marocains, élevé à Eilat dans une famille modeste, il a gravi tous les échelons de Tsahal avant d'en devenir le chef d'état-major, de 2015 à 2019.
Commandant de la brigade Golani, puis de la région Nord, il est l'un des artisans de la doctrine Dahiyeh*, formulée après la guerre du Liban de 2006, qui a durablement marqué la stratégie militaire israélienne face au Hezbollah.

Mais c'est un drame personnel qui a transformé sa stature publique. Son fils Gal, 25 ans, est mort au combat à Gaza. Deux de ses neveux sont également tombés. Ce deuil, loin de le retirer de la vie publique, lui a conféré une légitimité morale que peu de responsables politiques israéliens peuvent revendiquer. Les Israéliens lui prêtent une qualité rare en temps de guerre, celle de ne pas sacrifier des soldats pour des raisons qui ne seraient pas strictement nécessaires.

La rupture avec Netanyahou

Contrairement à ce que son image de général pourrait laisser penser, Eisenkot n'est pas un homme du sérail politique.
Il entre en politique en 2022, aux côtés de Benny Gantz, avant de rejoindre le cabinet de guerre de Netanyahou en octobre 2023, au lendemain du massacre du 7 Octobre. Sa présence dans ce cabinet dure huit mois. En juin 2024, il démissionne avec fracas, accusant le Premier ministre de conduire la guerre sans stratégie claire.

Sa lettre adressée aux membres du cabinet, restée célèbre, dénonçait une confusion entre gains tactiques ponctuels et véritable neutralisation du Hamas.
Depuis cette rupture, les deux hommes s'affrontent sans détour. Netanyahou reproche à Eisenkot d'avoir freiné certaines opérations à Gaza, affirmant que le Hamas contrôlerait encore tout le territoire s'il l'avait écouté. Eisenkot, lui, appelle les Israéliens à mettre fin en octobre au règne de ce qu'il appelle le gouvernement du 7 Octobre.

Yashar, un parti pour tourner la page

Le 30 juin 2026, Eisenkot a officiellement lancé la campagne de son parti, Yashar, qui signifie droit ou intègre en hébreu. Le nom n'est pas un hasard. Il veut incarner l'inverse de ce qu'il présente comme la culture politique dominante, faite de calculs de coalition et de division entretenue.

Son programme place en tête la création d'une commission d'enquête d'État sur le 7 Octobre et sur la décennie qui l'a précédé, assortie d'un vaste plan de réhabilitation pour les victimes, leurs familles et les communautés du Néguev occidental et du Nord.
Sur le plan sécuritaire, il rejette la politique du pansement pratiquée selon lui par la coalition actuelle, au profit d'un concept de sécurité national et systématique, incluant le renforcement de Tsahal et la fortification des frontières.

Sur le dossier palestinien, Eisenkot refuse à la fois la création immédiate d'un État palestinien, qu'il juge risquée dans le contexte actuel, et l'annexion complète de la Judée-Samarie. Il se dit favorable aux implantations juives conformes aux intérêts d'Israël, une formule qui laisse volontairement la porte ouverte sur les détails.

L'un des piliers de son programme concerne le service militaire des Haredim, sujet parmi les plus clivants de la société israélienne. Yashar propose une loi de service national pour tous, intégrant orthodoxes et Arabes israéliens à l'armée ou au service civil, avec un plafond de 3% d'exemptions par classe d'âge pour les études en yeshiva. Le parti promet également de plafonner le service de réserve à 50 jours par an, une mesure destinée à soulager des réservistes épuisés par des centaines de jours de mobilisation.

Une réforme des institutions

Face à une coalition accusée d'avoir voulu affaiblir la Cour suprême et concentrer le pouvoir, Eisenkot propose l'inverse. Il défend un renforcement de l'indépendance de la Knesset, l'adoption d'une Loi fondamentale sur la législation destinée à clarifier les rapports entre les pouvoirs, et une loi limitant à deux mandats la durée d'exercice du poste de Premier ministre. Une manière directe de viser Netanyahou, au pouvoir depuis des années et actuellement en procès pour corruption.

Le programme aborde aussi la réduction des inégalités entre centre et périphérie, un objectif d'un million de nouveaux immigrants juifs par décennie, la revalorisation des enseignants, la lutte contre le crime organisé et le démantèlement des monopoles économiques.

Pourquoi il incarne une alternative crédible

Selon Gideon Rahat, chercheur à l'Israel Democracy Institute, Eisenkot apparaît comme favori précisément parce qu'il représente tout ce que Netanyahou n'est pas. Il n'est pas polarisant, il n'est pas populiste, et il cherche à unifier plutôt qu'à diviser. Son débit de parole lent, son air posé et rassurant tranchent avec les figures flamboyantes de la scène politique israélienne, lui conférant une aura de sagesse aux yeux d'une partie de l'électorat épuisé par des années de tensions.

Cette crédibilité s'appuie aussi sur un contraste personnel frappant. Là où Netanyahou est perçu comme un homme du sérail, formé aux États-Unis et empêtré dans des procédures judiciaires, Eisenkot vient d'une famille modeste, n'a jamais fait campagne sur ses liens avec Washington, et a payé le prix personnel le plus lourd dans cette guerre. Les Israéliens, selon Rahat, lui font confiance pour prendre soin du pays et non de lui-même.

Le contexte joue également en sa faveur. Les accords d'Islamabad entre Washington et Téhéran, perçus en Israël comme un revers diplomatique pour Netanyahou, ont fragilisé l'image du Premier ministre au moment même où Eisenkot lance sa campagne.

Une alternative encore incomplète

Reste que le chemin est loin d'être tracé. Novice en politique malgré son passé militaire, Eisenkot doit encore prouver sa capacité à diriger une campagne nationale et à construire une coalition. Il refuse pour l'instant de préciser avec quels partenaires il pourrait gouverner, se contentant d'affirmer qu'il fera tout pour que Yashar devienne la première force politique du pays. Sur les dossiers les plus explosifs, Gaza, les otages encore détenus, le Liban, l'Iran, les colonies, la réforme judiciaire et les ultraorthodoxes, ses positions restent parfois volontairement floues.

À quatre mois d'un scrutin qualifié par lui-même de décisif pour la sécurité, l'unité et l'âme d'Israël, Gadi Eisenkot avance sous le slogan Israël doit gagner. Reste à savoir s'il saura transformer sa crédibilité militaire et son capital de sympathie en victoire politique.

Doctrine Dahiyeh : stratégie militaire israélienne théorisée par Gadi Eisenkot après la guerre du Liban de 2006, et nommée d'après le quartier de Dahiyeh, situé dans la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah largement détruit par Tsahal durant ce conflit.

Le principe repose sur une riposte disproportionnée face à une menace ou une attaque venant d'une organisation utilisant des zones civiles comme base opérationnelle : plutôt qu'une réponse ciblée et proportionnée, Israël frappe massivement les infrastructures, y compris civiles, considérées comme liées au groupe armé, afin de dissuader durablement toute nouvelle agression.
Cette doctrine a depuis influencé la conduite de plusieurs opérations israéliennes, notamment à Gaza, et reste régulièrement invoquée, et critiquée, dans les débats sur la proportionnalité de la riposte militaire israélienne face au Hezbollah et au Hamas.

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À 30 ans, il quittait le monde ultra-orthodoxe. Aujourd'hui, il forme 250 000 Israéliens à l'IA

À 30 ans, il quittait le monde ultra-orthodoxe. Aujourd'hui, il forme 250 000 Israéliens à l'IA

Portrait de Bar Shealtiel

À 30 ans, il a quitté le monde ultra-orthodoxe. Aujourd'hui, 250 000 personnes suivent ses contenus sur l'intelligence artificielle

Il y a quatre ans, Bar Shealtiel essayait encore de comprendre comment fonctionne le monde laïc. Aujourd'hui, il dirige une communauté IA suivie par 250 000 personnes sur les réseaux sociaux. Entre-temps, il y a eu une maladie qui l'a immobilisé, la catastrophe de Meron, une sortie du monde religieux à 30 ans, et des débuts où il était pourtant persuadé que la technologie n'était pas pour lui. Il lance désormais des formations gratuites à l'IA pour les réservistes, leurs conjoints et les blessés de Tsahal. Rencontre avec un homme qui a choisi de miser sur les outils qui comptent vraiment.

Une renaissance à 30 ans

Certaines personnes changent de vie. Bar Shealtiel, lui, en a changé trois fois en quatre ans. Il s'est remis d'une maladie intestinale qui l'a mis hors service pendant six mois, puis il a quitté, après de longues années dans le monde ultra-orthodoxe, la communauté dans laquelle il avait grandi. « J'avais 30 ans, je me remettais d'une maladie et je commençais mon chemin dans le monde laïc, qui m'était totalement étranger, raconte-t-il . De 14 à 30 ans, j'ai vécu dans un monde ultra-orthodoxe très fermé, et soudain je me suis retrouvé seul. Sans amis, sans clients, sans même savoir comment m'habiller. »

Comme si cela ne suffisait pas, Shealtiel a aussi vécu la catastrophe de Meron de l'intérieur, où il a été blessé. « Je pense que cet événement, dont je porte encore le traumatisme, m'a donné le courage de poser des questions que je n'osais pas poser auparavant. J'y ai perdu un ami très proche et j'ai connu six autres personnes qui y sont mortes. Cette mort absurde et soudaine m'a poussé à me poser des questions très difficiles. Aujourd'hui, avec le recul, je peux dire qu'elles ont enclenché mon processus de sortie du monde religieux. »

Quand l'IA s'est invitée dans son fil

« Peu après ma sortie, tout le battage autour de l'IA a commencé, avec l'arrivée de ChatGPT. Il faut comprendre qu'à 30 ans seulement, je découvrais les réseaux sociaux, et soudain des vidéos sur le sujet ont commencé à apparaître. Au début, je les faisais défiler sans m'arrêter. Je me disais que je n'étais pas technophile et que ça ne me concernait pas. »

Après le 7 octobre, les choses ont commencé à changer. En couple avec Tamar, sa compagne, Shealtiel a voulu l'aider dans ses études universitaires. « Je voulais lui faire gagner du temps, qu'elle n'ait pas à passer des heures sur de longs articles en anglais ou à résumer des masses de documents. Tout est parti de là, et ça a très bien fonctionné. »

Les choses se sont enchaînées rapidement. Il a commencé à donner des cours particuliers à des étudiants, a testé les outils d'IA sans relâche, puis a ouvert, quelques mois plus tard, un premier groupe WhatsApp. Aujourd'hui, deux ans plus tard, il compte 250 000 abonnés cumulés sur les réseaux et anime un véritable club de formation à l'IA. Pas mal pour quelqu'un qui se croyait, au départ, totalement réfractaire à la technologie.

Le moment où tout a basculé

« La première fois que je me suis assis avec Tamar et que j'ai vu ses yeux s'écarquiller de stupeur, j'ai compris qu'il se passait quelque chose de grand, que je ne pouvais pas laisser passer. Je pense aussi à la première conférence du secteur à laquelle j'ai assisté, où des dizaines de personnes sont venues me raconter comment leur vie avait changé grâce à mon contenu. Des gens qui ont ouvert une entreprise, progressé dans leur carrière, ou simplement économisé des dizaines d'heures par mois. Cela m'a fait comprendre le sens de ce que je fais. »

Sans bagage tech, mais avec une méthode

« Je pense que c'est justement pour cette raison que ça fonctionne. À 30 ans, j'ai dû tout réapprendre de zéro, sans aucun bagage, sans connaissances, sans environnement pour m'aider. Et c'est ce que j'apporte. Beaucoup de gens qui réussissent pensent qu'ils ne sont "pas technologiques", mais au fond, ils meurent de peur de rester à la traîne et de perdre en pertinence. Mon objectif, c'est toujours de rester à hauteur d'yeux et de leur donner la confiance que c'est possible pour eux aussi. Parce que si j'y suis arrivé, ils le peuvent aussi. »

Des formations gratuites pour les réservistes

En juillet, Bar Shealtiel lance des formations gratuites à l'IA destinées aux réservistes, à leurs conjoints et aux blessés de Tsahal. « Cette idée m'a beaucoup travaillé, car j'ai reçu énormément de messages privés racontant des histoires très dures de réservistes. Ils sacrifient tellement pour nous, et pendant ces trois dernières années, ils ont justement manqué le tout début de la révolution de l'IA. J'ai senti que, par simple reconnaissance envers leur sacrifice, c'était le minimum que je pouvais faire.

« La décision est tombée le 28 février, quand un nouveau front s'est ouvert face à l'Iran et que la moitié de mon équipe est partie en réserve du jour au lendemain. En tant que petit entrepreneur, personne ne m'aide, alors qu'on me prend une partie essentielle de mon équipe, sans que personne ne se soucie de mes engagements envers mes clients ou mes fournisseurs.

« J'ai soudain ressenti dans ma chair ce que traversent les réservistes. Des chefs d'entreprise dont l'activité s'est effondrée, des gens qui ont vu leur poste occupé par quelqu'un d'autre, d'autres qui ont dû interrompre leurs études. Sans même parler de l'état psychologique et du traumatisme qu'ils portent. Une fois le round face à l'Iran terminé, j'ai annoncé que dès que mon équipe finirait ses réserves, on lancerait le cours. Et c'est exactement ce qui s'est passé. »

Un cursus autour de quatre outils clés

Le programme se concentre sur ChatGPT, Claude, NotebookLM et Lovable. « Je voulais leur faire découvrir sérieusement les outils centraux qu'offre le monde de l'intelligence artificielle, des outils adaptés au plus grand nombre de tâches et de métiers possible. Et bien sûr, leur montrer de façon très concrète comment en tirer des résultats, dans leur vie personnelle comme professionnelle. »

L'histoire qui reste gravée

« L'histoire la plus émouvante est celle d'un combattant de réserve rentré après des centaines de jours de service. Son entreprise s'était effondrée et il croulait sous les dettes. Il a commencé à apprendre l'intelligence artificielle pendant mes lives, a monté une nouvelle activité avec très peu de frais, et a très bien réussi. Il a réussi à rembourser ses dettes et fait aujourd'hui vivre sa famille dignement, malgré la crise qu'il a traversée. »

Trois outils dont il ne se sépare jamais

« Claude Code, NotebookLM et Perplexity. Claude Code, parce qu'il me permet de tout construire moi-même. NotebookLM est l'outil de recherche et d'apprentissage le plus précis, il ne répond qu'à partir des données que je lui fournis, et Perplexity est un outil de recherche en ligne qui cite toujours ses sources et sait désormais aussi créer du contenu. »

L'outil qui a tout changé

« Claude Code. On peut littéralement tout faire avec : sites web, applications, analyse de données, tableaux de bord, montage vidéo, présentations, pages d'atterrissage, à un niveau très élevé et avec une précision remarquable. »

L'erreur que presque tout le monde commet

« Malheureusement, c'est vrai pour presque tous les outils. L'exemple le plus fréquent reste celui de l'assistant conversationnel le plus connu, avec lequel la plupart des gens échangent de façon très superficielle. Ils passent à côté de fonctions essentielles comme la gestion de l'agenda, les résumés de mails, l'aide au choix de vacances, ou même la création et l'édition de fichiers PDF. Il existe tellement d'autres possibilités, et la plupart des utilisateurs se limitent à des requêtes très basiques. »

Rester à jour sans s'épuiser

« J'apprends tous les jours. Je teste tout, j'observe ce qui fonctionne vraiment et ce qui n'est que du battage inutile. Au final, l'objectif est de comprendre ce qui nous convient, ce qui nous fait gagner du temps et de l'argent, et ce qui apporte de bons résultats sans gaspiller d'énergie. Dès qu'on a une direction précise, on comprend quels outils nous sont vraiment nécessaires. Je n'ai aucune raison de courir après un outil qui ne me sert pas personnellement. »

Il puise ses sources directement chez les entreprises qui développent ces technologies, ainsi qu'auprès de sa communauté, qui l'interpelle régulièrement avec des demandes précises.

Sa vision pour l'année à venir

« Mon objectif est de construire un pont entre la plus grande révolution qu'ait connue l'humanité et le public israélien. De façon simple, claire et concrète, pour leur apporter des résultats réels avec le minimum d'effort et d'argent. »

Pour débuter, et pour investir

Pour les novices, il recommande de commencer par NotebookLM, le plus intuitif et le plus généreux en version gratuite, avant de s'attaquer à Claude Code, qui demande un vrai apprentissage mais démultiplie ensuite les capacités. Et si un seul outil mérite un investissement financier, c'est Claude Code, sans hésitation.

Son conseil pour ceux qui remettent à demain

« Pensez à une tâche précise, pas à quelque chose de trop vaste. Une seule chose que vous faites manuellement, qui vous prend du temps et de l'énergie, et trouvez l'outil qui, au minimum, vous fera gagner du temps et donnera un meilleur résultat. »

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Une panne informatique, Israël privé de cottage : le fiasco Tnuva qui affole le pays

Une panne informatique, Israël privé de cottage : le fiasco Tnuva qui affole le pays

La révolte du cottage : les grandes chaînes accusent Tnuva de les mettre dans une situation intenable

Une panne qui s'éternise, des rayons de plus en plus clairsemés et des distributeurs à bout de patience. En Israël, les grandes chaînes de supermarchés ont cessé de faire preuve de compréhension face à la crise d'approvisionnement qui frappe Tnuva, le géant israélien de l'agroalimentaire. Certaines d'entre elles sont même passées à l'offensive, en suspendant leurs commandes d'autres produits du groupe pour faire pression sur l'entreprise.

Selon des informations obtenues par Calcalist, plusieurs grandes enseignes de distribution ont commencé à sanctionner Tnuva en gelant leurs commandes de produits non essentiels, ceux pour lesquels des alternatives existent chez la concurrence. L'objectif est clair : envoyer un signal fort à l'industriel, dont la situation n'est plus tolérée par ses partenaires commerciaux.

Une pénurie qui exaspère les distributeurs

"Tnuva nous place dans une situation intenable vis-à-vis de nos clients. Des pannes, cela arrive, mais il est inconcevable qu'un problème ne soit pas résolu depuis plus de deux mois. Ils devront nous dédommager pour les pertes de ventes considérables que nous subissons à cause de cette panne", confie l'un des distributeurs concernés.

D'autres enseignes ont choisi une autre stratégie : documenter méthodiquement l'ampleur des ruptures et des livraisons incomplètes, en vue de réclamer des compensations financières aux laiteries. "Je ne peux pas me battre simultanément contre toutes les laiteries, donc pour l'instant je n'agis pas contre elles. Mais que les choses soient claires : leur comportement aura un prix, même s'il arrive en retard", avertit un responsable haut placé du secteur.
Concernant la pénurie de cottage en particulier, il se montre cinglant : "Il n'est pas acceptable qu'une entreprise classée comme économie essentielle en temps de crise soit incapable, pendant des semaines entières, de fournir un produit de base, et livre partiellement d'autres produits fondamentaux. D'autant plus lorsqu'il s'agit d'une entreprise qui domine le secteur, de sorte que personne d'autre ne peut combler le manque."

Une panne technique bloquée par le contexte sécuritaire

À l'origine de cette crise, une panne persistante à l'usine laitière d'Alon Tabor, dont la cause avait été révélée la semaine dernière par Calcalist. Le problème touche le système de contrôle technologique de l'entrepôt automatisé de l'usine, véritable "cerveau" qui pilote le stockage et la sortie des palettes.

Chez Tnuva, on explique que la défaillance affecte le système informatique du géant de la logistique Dematic, et que sa résolution nécessite l'intervention de techniciens venus de l'étranger. Or, ces derniers évitent de se rendre en Israël en raison du contexte sécuritaire. Une explication que Calcalist a toutefois nuancée : d'autres entreprises agroalimentaires équipées du même système Dematic reçoivent bel et bien la visite régulière des techniciens de la firme allemande pour leurs opérations de maintenance courante.

Cette panne logistique provoque un engorgement des palettes qui devraient sortir de l'usine pour être chargées, obligeant les équipes à un traitement manuel incapable de compenser pleinement le retard, d'où les rayons dégarnis. Des équipes internes de l'usine travaillent activement à résoudre le problème. Mais la tension croissante entre l'Iran et les États-Unis fait planer le risque que les techniciens étrangers continuent, dans les prochaines semaines, à éviter le territoire israélien.

Le cottage, symbole d'une crise plus large

Si la panne logistique touche l'ensemble des produits fabriqués à l'usine d'Alon Tabor, c'est sur le marché du cottage que la pénurie se fait le plus sentir, tant la préférence des consommateurs israéliens pour la marque Tnuva reste forte.
En 2025, les ventes de cottage ont progressé de 7,3 % pour atteindre 666 millions de shekels, un marché où Tnuva détient une part de 75,1 %, contre 16,9 % pour Strauss et 8 % pour Tara.

Face à la domination de Tnuva sur le marché du lait et des produits laitiers frais, ni Strauss ni Tara ne parviennent à combler l'écart entre l'offre et la demande. Résultat : des rayons de produits laitiers de plus en plus vides dans l'ensemble des chaînes. La pénurie de cottage, combinée aux livraisons partielles d'autres produits laitiers, provoque un report massif de la demande vers des produits de substitution, comme le fromage ski sous contrôle des prix, qui disparaît à son tour des étals, sans que les distributeurs obtiennent, selon eux, de réponse satisfaisante.

Des consommateurs contraints de payer plus cher

Cette situation exceptionnelle, sans précédent sur des produits de première nécessité, pousse régulièrement les consommateurs à se rabattre sur d'autres références, parfois plus onéreuses. C'est le cas des barquettes de fromage ski de Strauss de 125 grammes, non soumises au contrôle des prix, qui deviennent une alternative au format 250 grammes réglementé.

Ce phénomène s'aggrave à mesure que des rayons partiellement vides suscitent chez le consommateur une inquiétude et une tendance à acheter en quantités supérieures à l'habitude, ce qui accentue encore la pénurie. Certains magasins ont d'ailleurs affiché des limitations d'achat, restreignant les quantités par client.

Le risque d'une flambée des prix cet été

Autre crainte exprimée par les distributeurs : dans un contexte où la demande dépasse l'offre, laiteries et chaînes de supermarchés pourraient être tentées de réduire les promotions habituellement pratiquées. "Quelle raison une entreprise aurait-elle de baisser ses prix, quand de toute façon le consommateur achète ce qui est disponible, à n'importe quel prix ?", s'interroge un distributeur à propos des laiteries.

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