120 000 shekels par mois : le salaire qui affole la high-tech israélienne

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120 000 shekels par mois : le salaire qui affole la high-tech israélienne

120 000 shekels par mois : le salaire qui affole la high-tech israélienne

La high-tech israélienne continue de produire ses propres anomalies salariales. Selon un rapport publié cette semaine, un poste a franchi un seuil jusqu’ici inédit : 120 000 shekels bruts mensuels, soit bien au-delà des standards même les plus élevés du secteur technologique local. Derrière ce chiffre spectaculaire, une réalité précise, documentée et révélatrice des tensions actuelles du marché.

Un record salarial confirmé par le terrain

Ce montant n’est ni théorique ni extrapolé. Il correspond à un contrat effectivement signé, recensé dans le cadre du rapport annuel de la société de recrutement GotFriends, spécialisée dans la high-tech.
L’étude repose sur l’analyse de milliers de processus de recrutement menés tout au long de l’année écoulée, incluant des dizaines de milliers d’entretiens et de placements réels dans des entreprises israéliennes et internationales opérant en Israël.

Le poste concerné relève du domaine de la cybersécurité, un secteur devenu critique à mesure que les menaces numériques, étatiques comme criminelles, se multiplient. Le niveau de responsabilité, la rareté du profil et l’urgence stratégique expliquent un salaire qui pulvérise les plafonds habituels.

Cybersécurité et intelligence artificielle, moteurs de la flambée

Loin d’être un cas isolé, ce salaire record s’inscrit dans une dynamique plus large. Le rapport souligne que les experts en cybersécurité dominent aujourd’hui la hiérarchie salariale de la tech israélienne, devant les responsables du développement et les architectes logiciels seniors. La demande dépasse largement l’offre, notamment pour les profils capables de gérer des systèmes complexes à grande échelle ou de répondre à des attaques sophistiquées.

Dans le même temps, les spécialistes de l’intelligence artificielle confirment leur ascension. Les ingénieurs travaillant sur les modèles de langage avancés, les systèmes génératifs et les infrastructures de données associées perçoivent des rémunérations très supérieures à la moyenne du secteur. Le rapport chiffre leur salaire mensuel moyen à plus de 43 000 shekels, un niveau qui reflète la centralité croissante de l’IA dans les stratégies industrielles et sécuritaires.

Un marché qui paie la rareté, pas les titres

L’enseignement central de cette étude est clair : le marché ne rémunère plus un intitulé de poste, mais une expertise immédiatement exploitable. Les entreprises sont prêtes à consentir des salaires hors normes pour des profils capables d’entrer en fonction sans phase d’apprentissage, de sécuriser des infrastructures sensibles ou de développer des outils critiques sous contrainte de temps.

Les recruteurs décrivent un marché où les candidats expérimentés disposent d’un pouvoir de négociation inédit. Dans certains cas, les conditions contractuelles incluent non seulement des salaires élevés, mais aussi des bonus substantiels, des clauses de flexibilité et des avantages conçus pour retenir des talents devenus extrêmement mobiles.

Une hausse générale, mais un fossé qui se creuse

Au-delà des cas exceptionnels, le rapport confirme une augmentation du salaire moyen dans la high-tech israélienne, désormais proche de 40 000 shekels mensuels. Cette progression masque toutefois un écart croissant entre les profils très spécialisés et les postes plus généralistes, dont les rémunérations stagnent ou progressent beaucoup plus lentement.

La high-tech israélienne reste donc un secteur à deux vitesses : d’un côté, une élite ultra-qualifiée dont la valeur explose, de l’autre, une majorité de professionnels confrontés à un marché plus compétitif et plus exigeant. Le chiffre de 120 000 shekels n’est pas un mirage, mais il demeure l’apanage d’une poignée de profils stratégiques, au croisement de la technologie, de la sécurité et de la géopolitique.

 

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