Israël : Une opposition frontale à la formation de Palestiniens dans les hôpitaux israéliens

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Israël : Une opposition frontale à la formation de Palestiniens dans les hôpitaux israéliens

Israël. Formation médicale : la présidente de la commission de la Santé refuse toute complaisance

Une opposition frontale à la formation de Palestiniens dans les hôpitaux israéliens

La présidente de la commission de la Santé de la Knesset, Limor Son Har-Melech, a déclenché une vive controverse en s’opposant publiquement à la formation d’étudiants palestiniens en médecine au sein du système hospitalier israélien. L
ors d’une réunion officielle, l’élue du parti Otzma Yehudit a tenu des propos sans ambiguïté : elle affirme ne pas pouvoir faire confiance à des médecins formés dans des institutions qu’elle qualifie de « foyers d’incitation et de négation de l’existence d’Israël ».

Les chiffres du ministère de la Santé dévoilés en commission

Selon les données présentées par le ministère de la Santé au cours du débat, quatorze étudiants palestiniens issus de l’Université Al-Quds suivent actuellement une formation clinique au Centre médical Soroka. Quatre autres sont accueillis au Centre médical Sheba, tandis qu’un étudiant est formé au Centre médical Wolfson. Ces stages s’inscrivent dans des accords académiques existants, validés par les autorités sanitaires israéliennes.

« Un choix idéologique incompatible avec la médecine israélienne »

Limor Son Har-Melech a attaqué frontalement le principe même de ces formations. Selon elle, tout étudiant ayant choisi d’étudier la médecine dans des établissements comme Al-Quds ou l’Université An-Najah, à Naplouse, s’est volontairement inscrit dans un environnement idéologique hostile à l’État d’Israël.
« Quelqu’un qui a étudié dans ces lieux s’est exclu de lui-même de la capacité à soigner les citoyens israéliens », a-t-elle déclaré.

La ligne rouge : soldats de Tsahal et enfants israéliens

Le cœur de son argumentation repose sur une question de confiance absolue. La députée affirme ne pas pouvoir accepter qu’un médecin formé dans un climat d’incitation prenne en charge un soldat de Tsahal ou soigne des enfants israéliens. « Je ne fais pas confiance à un médecin formé dans ces institutions pour opérer un soldat de l’armée israélienne ou traiter nos enfants », a-t-elle insisté, liant explicitement formation académique, environnement politique et éthique médicale.

Un débat explosif au sein du système de santé

Ces déclarations interviennent dans un contexte particulièrement tendu, alors que le système de santé israélien fait face à une pénurie chronique de médecins et dépend, dans certains hôpitaux, de coopérations complexes avec des praticiens arabes et palestiniens.

Plusieurs responsables médicaux, cités ces derniers mois dans la presse israélienne, soulignent que la formation clinique se fait sous supervision stricte et que la médecine ne peut être évaluée uniquement à l’aune de considérations politiques.

La prise de position de la présidente de la commission de la Santé marque néanmoins un durcissement clair : pour elle, certaines frontières idéologiques ne peuvent être franchies, même au nom des besoins du système hospitalier.

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