Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 22 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

Deux Israéliens tués en bordure de la Cisjordanie

JERUSALEM, 25/04 /08- Un activiste palestinien a abattu deux agents de sécurité israéliens en bordure de Cisjordanie, ont déclaré des responsables militaires.

Les corps de ces israeliens ont été découverts dans la zone industrielle de Netzanei Oz proche de Toulkarem, ville cisjordanienne administrée par les Palestiniens.

"Un Palestinien a abattu deux gardes au poste de sécurité à l`entrée de la zone industrielle", a déclaré une porte-parole de l`armée. "Nous traitons cela comme une attaque terroriste. Cela pourrait venir de l`extérieur mais il y a des centaines de Palestiniens qui travaillent à Netzanei Oz."
Aucun groupe palestinien n`a revendiqué l`agression.

Un soldat israélien emprisonné pour avoir publié une photo sur Facebook

Article paru dans (Vnunet.com) Iain Thomson
L’Israeli Defence Force a décidé de mieux sensibiliser ses troupes aux dangers de la publication d’informations confidentielles sur Internet.

Un membre de l’Israeli Defence Force (IDF) a été condamné à 19 jours d’emprisonnement pour avoir publié une photo de lui sur Facebook sans autorisation.

Le quotidien Jerusalem Post rapporte que le soldat était rattaché à l’unité de renseignement militaire d’élite 8200, spécialisée dans le chiffrement et dans les informations militaires.

Il a été emprisonné pour avoir pris une photo à l’intérieur de la base, une faute grave lourdement sanctionnée par l’IDF.

Selon le journal, l’IDF a affecté une unité pour passer au crible Facebook ainsi que d’autres sites de réseaux sociaux afin de rechercher d’éventuelles photos qui n’auraient pas du être publiées, par exemple des photos de systèmes d’arme, l’intérieur des bases militaires ou les positions des soldats.

"Le règlement interdit explicitement de filmer ou de prendre des photos à l’intérieur des installations de l’IDF ou pendant une opération de l’IDF sauf autorisation contraire", a rappelé un porte-parole de l’IDF.

"L’IDF s’emploie à sensibiliser les soldats et les réservistes sur les dangers opérationnels et les risques de sécurité qui peuvent être causés par la publication sur Internet d’informations classées.

"L’IDF propose plusieurs réponses à ce problème, notamment l’éducation, la surveillance et les mesures disciplinaires."

L’Israeli Air Force a récemment interdit à tous ses soldats de publier des images personnelles sur Facebook et tout porte à croire que l’IDF envisage des mesures similaires.

Traduction de l'article Israeli soldier jailed for Facebook photo de Vnunet.com en date du 24 avril 2008

une amende de 7.000 euros requise contre Arthur

AURILLAC ,le 28/04/08— Une amende de 7.000 euros à l'encontre de l'animateur Arthur, poursuivi pour avoir injurié l'humoriste Dieudonné, a été requise jeudi par le parquet devant le tribunal correctionnel d'Aurillac qui a mis son jugement en délibéré au 12 juin.

Jacques Essebag, alias Arthur, avait été mis en examen le 31 mai 2007 pour avoir injurié Dieudonné M'Bala M'Bala sur Europe 1 le 29 novembre 2006. L'humoriste, traité de "dernière des pourritures" dont "même le Front national ne veut pas", avait déposé plainte avec constitution de partie civile.

"Arthur considère que M. M'Bala M'Bala est un antisémite, un raciste que l'on peut considérer comme une pourriture", a affirmé l'avocate de Dieudonné, Me Lise Bornes. "Il n'est ni raciste, ni antisémite : quand il est humoriste, il s'amuse avec les vieux poncifs du juif, du musulman".

Les deux hommes ne "s'apprécient pas plus que ça", a-t-elle reconnu. Dieudonné avait été condamné pour incitation à la haine raciale en 2006 à Paris à 3.000 euros d'amende pour avoir notamment déclaré qu'Arthur finançait l'armée israélienne "qui n'hésite pas à tuer des enfants palestiniens".

"Arthur est, à chaque spectacle de Dieudonné, jeté en pâture aux côtés d'hommes publics qui ont le point commun d'être juifs : Bernard Henri-Lévy, Patrick Bruel, Elie Wiesel", a dénoncé de son côté Me Orly Rezlan, l'avocate de l'animateur de télévision, absent.

"Une pourriture, c'est noir et ça pue : au moment de la mort d'Aimé Césaire, chacun sera sensible à ce type d'insultes, là pour ranimer de vieux poncifs", a réagi Dieudonné à l'issue de l'audience.

"Dieudonné, depuis pratiquement dix ans, invective, insulte, injurie, diffame Arthur dans ses spectacles publics, dans la presse, sur internet et tient des propos de diffamation raciale sur la population juive", a affirmé l'autre avocate de l'animateur, Me Axelle Schmitz.

L'humoriste avait été condamné en appel à Paris le 15 novembre 2007 à 5.000 euros d'amende pour avoir en 2004 comparé les "juifs" à des "négriers".

La cour d'appel de Paris doit se prononcer le 26 juin sur ses propos sur la mémoire de la Shoah, tenus à Alger en 2005, qui avaient provoqué un tollé en France. Il avait été condamné en première instance à 7.000 euros d'amende.

Séquestration en Autriche: le père incestueux présenté mardi à un juge

AMSTETTEN ,le 29/04/08 - Le père autrichien incestueux Josef Fritzl, qui a avoué avoir séquestré sa fille et l'avoir contrainte à des relations sexuelles pendant 24 ans, devait être présenté mardi devant un juge en vue d'être placé en détention provisoire, a indiqué une source judiciaire.

Agé de 73 ans, Josef Fritzl a été remis à la justice à Sankt-Pölten lundi en début de soirée, après être passé aux aveux complets durant sa garde à vue. Le juge doit décider dans un délai de 14 jours s'il prolonge sa détention.

Entretemps, la police continuait mardi de fouiller la cave, alors que de nombreuses questions demeurent sans réponses. Les Autrichiens s'interrogent notamment pour savoir comment José Fritzl nourrissait-il sa fille et les trois enfants séquestrés, comment sont nés les enfants et comment ont-ils été soignés dans ce cachot sans fenêtre?

L'Autriche cherche à comprendre comment de tels faits avaient pu si longtemps passer inaperçus. L'homme avait monté un scénario diabolique et sophistiqué, selon les premiers éléments de l'enquête, et ni son entourage, ni les autorités n'avaient pendant toutes ces années eu le moindre le soupçon.

Josef Fritzl a reconnu avoir construit un réduit de 60 m2 dans la cave de sa maison, y avoir séquestré sa fille Elisabeth depuis 1984 - elle a 42 ans aujourd'hui - et trois des sept enfants auxquels elle a donné naissance. Il a ensuite avoué les relations incestueuses et a fini par admettre avoir fait usage de la violence.

"Il a reconnu être le père des sept enfants de sa fille, dont l'un est décédé en bas âge", a indiqué Gerhard Sedlacek, le porte-parole du parquet de Sankt-Pölten, en charge de l'enquête.

Le suspect a été présenté à un juge en début de soirée et devait être placé en détention préventive pour deux semaines dans un premier temps. Selon M. Sedlacek, il ne fait pas de doute que cette détention sera prolongée en attendant la clôture de l'enquête et l'inculpation formelle.

L'affaire a éclaté samedi après l'hospitalisation, à la mi-avril, de l'un des enfants séquestrés, Kerstin, âgée de 19 ans, souffrant d'une mystérieuse maladie. Les médecins ont alors recherché la mère de la jeune fille pour pouvoir mieux diagnostiquer le mal. Or Elisabeth Fritzl avait été officiellement portée disparue depuis 1984 et aurait vécu avec une secte dans un endroit inconnu. En réalité, elle était séquestrée par son père dans sa cave.

L'un des sept enfants issus de ces relations incestueuses, un jumeau, est mort peu après la naissance. Le septuagénaire a admis avoir brûlé le corps dans la chaudière de son immeuble. Trois autres ont été adoptés par le couple Fritzl après un scénario diabolique élaboré par le père. Les bébés ont été déposés à quelques années d'intervalle sur le seuil de la maison avec des lettres d'Elisabeth disant qu'elle ne pouvait pas les élever.

Elisabeth et les six enfants ont été placés en observation dans une unité psychiatrique de la clinique régionale, où leur état psychologique semblait satisfaisant.

En revanche, l'épouse de Josef, Rosemarie, 69 ans, avec qui il a eu sept enfants, serait dans un état psychologique préoccupant, selon le responsable des services sociaux de la ville, Heinz Lenze.

A sa libération, le dernier des enfants d'Elisabeth, un bambin de 5 ans, qui n'était encore jamais sorti de la cave où il était séquestré avec sa mère, un frère et sa soeur Kerstin, s'est réjoui auprès de l'assistante sociale de pouvoir "enfin monter dans une vraie voiture". Il n'en avait vu qu'à la télévision.

Selon les photos fournies par les enquêteurs, le réduit de 60 mètres carrés construit par Josef Fritzl était gardé par une porte en béton armé munie d'une serrure électronique dont il était le seul à connaître le code. A l'intérieur, il y avait trois petites pièces, des sanitaires, une douche, une kitchenette et une télévision.

Les enquêteurs ont décrit en Josef Fritzl, un ancien électricien, un individu "très dynamique, dominant et autoritaire", qui "a simulé et maîtrisé la situation à la perfection" jusqu'à ce qu'il cède aux supplications de sa fille Elisabeth et accepte de faire hospitaliser Kerstin, mourante. La jeune femme, toujours entre la vie et la mort lundi, n'a pas été violée, selon les premières conclusions des enquêteurs. Elle pourrait toutefois, comme ses frères et soeurs, avoir fait l'objet d'abus sexuels.

Les journaux parlant de "maison de l'horreur" à Amstetten, une bourgade à 150 kilomètres à l'ouest de Vienne, s'interrogeaient sur l'"aveuglement" des autorités, qui "comme avec Natascha Kampusch", ont été incapables de mettre fin plus tôt à ce drame.

Kidnappée par un déséquilibré à l'âge de 10 ans en 1998 et retenue pendant huit ans et demi dans le sous-sol d'un pavillon de la banlieue de Vienne jusqu'à son évasion en août 2006, Natascha Kampusch, aujourd'hui âgée de 20 ans, a proposé lundi son aide aux victimes d'Amstetten.

Bush va en Israël en mai, mais n'a pas prévu d'aller dans les Territoires palestiniens

WASHINGTON ,le 29/04/08- Le président américain George W. Bush retourne au Proche-Orient en mai pour célébrer le 60ème anniversaire d'Israël et aider à l'effort de paix, mais n'a pas prévu pour l'instant d'aller dans les Territoires palestiniens ni de réunir les dirigeants israéliens et palestiniens.

M. Bush se rendra en Israël, en Arabie saoudite et en Egypte du 13 au 18 mai, a dit sa porte-parole Dana Perino, confirmant un itinéraire déjà largement connu et le conduisant chez trois grands alliés des Etats-Unis.

"Il ira là-bas pour célébrer (l'anniversaire d'Israël), mais aussi pour continuer à pousser le processus de paix", a-t-elle dit.

M. Bush avait lui-même dit en janvier, après son premier séjour en Israël en tant que président, accepter l'invitation à revenir pour l'anniversaire de l'Etat hébreu.

Il s'était rendu à cette occasion en Cisjordanie.

Aucune étape palestinienne n'est programmée cette fois alors que sa participation aux célébrations israéliennes risque d'être très mal vue par bon nombre de Palestiniens et d'Arabes pour qui la création d'Israël est synonyme de "catastrophe" et de dépossession.

M. Bush aura des entretiens en Israël avec le président et le Premier ministre Shimon Peres et Ehud Olmert et prononcera son premier discours devant la Knesset.

C'est en Egypte, où se tiendra un forum économique pour le Proche-Orient, qu'il rencontrera le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

M. Bush y verra aussi deux autres acteurs régionaux, le président Hosni Moubarak et le roi Abdallah II de Jordanie. En l'état actuel, M. Bush semble devoir rencontrer MM. Abbas et Moubarak et Abdallah II séparément.

La porte-parole de la Maison Blanche a mis en garde contre les conclusions hâtives du fait qu'aucun sommet Bush-Abbas-Olmert n'est programmé pour le moment, alors que les négociations de paix piétinent et la violence continue.

Elle a invoqué le fait que M. Bush s'était déjà rendu dans la région en janvier et qu'il avait reçu M. Abbas la semaine passée.

Elle a aussi souligné que les détails du voyage n'étaient pas arrêtés et qu'au Proche-Orient, les choses "fluctuent" beaucoup.

M. Bush n'avait pas réuni non plus MM. Abbas et Olmert en janvier, un mois et demi après la conférence d'Annapolis.

Sous les auspices de M. Bush, MM. Abbas et Olmert s'étaient engagés à Annapolis à chercher, avant fin 2008, un accord de paix menant à terme à la création d'un Etat palestinien.

La promesse d'essayer de résoudre en quelques mois un conflit vieux de 60 ans avait été accueillie avec un scepticisme qui ne fait que se renforcer.

Les tractations sur les questions au coeur du conflit, comme les frontières d'un futur Etat palestinien ou le statut de Jérusalem, ne semblent pas progresser. Le gouvernement israélien a annoncé son intention de poursuivre les constructions dans les grands blocs de colonies, autre contentieux majeur.

Et la situation dans la bande de Gaza ainsi que le rôle du Hamas restent un casse-tête.

Les violences à Gaza entre Israéliens et Palestiniens ont fait des centaines de morts, en majorité des Palestiniens, depuis la conférence d'Annapolis. La situation humanitaire dans le territoire, sous blocus israélien, est un sujet d'inquiétude internationale.

Une mère, ses quatre enfants et un combattant ont été tués lundi lors d'une opération israélienne, malgré des discussions sur une trêve entre le Hamas et l'Etat hébreu.

M. Abbas a affirmé samedi, deux jours après ses entretiens avec M. Bush, qu'un "important écart" séparait les positions palestiniennes et israéliennes dans les discussions en cours.

"J'ai confiance dans le fait que nous parviendrons à définir un Etat" palestinien, a dit M. Bush après avoir reçu M. Abbas, tout en admettant que cela exigerait de "travailler dur".

Un mari trompé donne rendez-vous à son rival avec de la dynamite

ANGOULÊME,le 29/04/08 - Un mari trompé qui avait donné rendez-vous à son rival a été interpellé lundi à Balzac (Charente) en possession de 30 kilos de dynamite, 30 litres d'essence, des détonateurs, des cordons détonants et une arme de poing de gros calibre, a-t-on appris auprès des gendarmes de Charente.

D'après les premiers éléments de l'enquête, le mari trompé, qui a été placé en garde à vue, avait donné rendez-vous lundi à l'amant de son épouse, sur une aire de repos située près de Balzac, au nord d'Angoulême, son véhicule recelant tout un arsenal à l'origine indéterminée.

C'est le rival, "paniqué", qui a alerté les services de gendarmerie, a indiqué le capitaine Christian Terrioux, de la compagnie d'Angoulême.

Le suspect, âgé de 59 ans et domicilié en Charente, a été interpellé vers 15H00, sans opposer de résistance, alors qu'il attendait sur le parking indiqué.

Selon la gendarmerie, "soit le mari attendait l'amant pour le faire sauter avec lui, soit le mari voulait se suicider devant l'amant". L'enquête devra déterminer les circonstances exactes de l'affaire.

Lors de leur intervention, les gendarmes ont mis en place un périmètre de sécurité, dévié la route départementale 737 pendant près de quatre heures et fait appel au service de déminage de La Rochelle pour prévenir tout risque d'explosion.

Un prêtre bénit un club de strip tease en Russie

Un prêtre russe, appelé pour bénir ce qu'il croyait être une école de danse, a en réalité exercé son métier dans un club de strip tease.

Le Studio 74, situé dans la ville de Chelyabinsk, a convaincu le père Nickolai de bénir l'établissement en prétendant qu'il s'agissait d'une simple école de danse.

Un porte parole du club de strip tease, Anna Usmanova, témoigne des effets positifs de la bénédiction administrée par le prêtre: " depuis que le père Nickolai a béni ces lieux, tout le monde s'accorde à dire que l'atmosphère est véritablement nouvelle. Davantage de personnes entrent ici désormais".

La bénédiction du père Nickolai aurait donc fonctionné à merveille.

Des millions de fiches cartonnées sur les traces de vies arrachées

Article paru dans "Le Figaro",le 29/04/08

Johannes Gross a mis plus de deux ans à en savoir un peu plus sur son grand-père. La trace de Godel Herschlikowitsch, né le 27 novembre 1899 à Zlocew, en Pologne, se perd le 19 avril 1943, alors qu’il vient de monter à Malines en Belgique dans un convoi à destination d’Auschwitz.

«A l’époque, il avait 40 ans. J’avais l’espoir qu’il ait pu avoir survécu d’une façon ou d’une autre», raconte le jeune avocat. En août 2005, il se tourne donc vers le centre de recherches des archives nazies de Bad Arolsen, dans le centre de l’Allemagne. «En novembre 2007, j’ai finalement reçu une lettre. Le centre de recherches avait de nouvelles informations. Mon grand-père avait reçu le matricule 52 883 à son arrivée à Auschwitz. Il n’avait donc pas été immédiatement gazé à l’arrivée. Il a dû travailler.» Depuis la fin de la guerre, les archives de Bad Arolsen permettent aux victimes du nazisme et à leurs descendants de retrouver la trace de parents disparus ou tout simplement de faire-valoir leurs droits à des indemnités.

Encre passée. Depuis fin 2007, les archives de Bad Arolsen sont également accessibles aux chercheurs, après des décennies de tiraillements entre les onze pays (Etats-Unis, Israël, France, Grande Bretagne…) chargés de la conservation des documents.

Cinquante millions de fiches cartonnées concernent 17,5 millions de personnes. 25 kilomètres de documents se trouvent là, dans d’anciens bâtiments militaires épargnés par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Les documents à l’encre passée proviennent de 50 camps de concentration et camps de la mort, des archives de la Gestapo et des SS, des centres d’expérimentations médicales ou des usines employant des travailleurs forcés, disséminés aux quatre coins du Reich.

L’absurde et l’énormité du système nazi sont résumés là. On y trouve l’original du registre des décès de Buchenwald, la liste des 300 personnes tuées par balles entre 11 h 20 et 11 h 54, le 20 avril 1942 à Mathausen, pour les 53 ans d’Hitler. Un autre document recense le nombre de poux trouvés sur la tête de tous les prisonniers du camp de travail de Gross-Rosen en Pologne… Un peu plus loin, est conservée la fameuse «liste de Schindler», du nom de cet entrepreneur allemand qui a sauvé de la mort les 1 200 prisonniers juifs qu’il employait au titre du travail forcé. Le nom de Annelies Maria Sara Frank figure sur un registre de déportés néerlandais.

Les historiens sont aujourd’hui partagés sur la valeur des documents. «Il est probable qu’on retrouve ici des informations relatives aux trois millions de victimes encore inconnues», espère-t-on au mémorial Yad Vashem à Jérusalem. «On a ici la preuve écrasante que l’holocauste a existé, insiste Paul Shapiro, le directeur du centre de recherches du mémorial de l’Holocauste de Washington, qui militait depuis des années pour l’ouverture des archives aux historiens. Dix-sept millions de personnes ont été tués ou victimes du travail forcé. Quel meilleur argument à jeter à la face de quelqu’un comme le président iranien, qui prétend qu’il y a tout au plus eu peut-être quelques milliers de victimes ?»

«L’ouverture des archives permettra enfin de se livrer à un véritable travail de recherche sur certains groupes de victimes telles que les homosexuels, sur lesquels on ne sait aujourd’hui encore presque rien», estime pour sa part le directeur de la Fondation des lieux de mémoire du Brandebourg.

Wolfgang Benz, historien spécialiste du nazisme à l’université technique de Berlin relativise les choses. «Les archives de Bad Arolsen sont une sorte de bureau de l’état civil nazi. Vous y apprendrez qu’Abraham X ou Y était dans tel ou tel ghetto, avec de la chance, vous en saurez un peu plus, vous saurez qu’il exerçait la profession de boucher à Varsovie… Pour le reste, il n’y a là ni le plan secret de Hitler sur la solution finale, ni les carnets de tel ou tel dignitaire nazi.»

Pendant des années l’Allemagne a évoqué la «nécessité de protéger l’intimité des victimes» et refusé l’ouverture des archives aux chercheurs. «On retrouve là la trace des avortements subis par des prisonnières du travail forcé, explique Reto Meister, le directeur du centre. Ce sont des informations très intimes.» Certains historiens américains sont persuadés que l’Allemagne a en fait longtemps cherché à protéger les nazis qui se cacheraient sous l’identité de victimes décédées.

Puzzle familial. Chaque année, plusieurs centaines de milliers de personnes s’adressent toujours au centre de Bad Arolsen, pour s’enquérir du destin d’un ancêtre ou justifier une demande d’indemnisation. Le flux des requêtes a même redoublé depuis la chute du Mur. 240 000 nouvelles demandes d’informations sont parvenues à Bad Arolsen en 2006. Comme Johannes Gross, ce sont de plus en plus souvent les petits-enfants, voire les arrière-petits-enfants des victimes qui espèrent en savoir un peu plus sur leurs origines.

Johannes Gross ne s’est que tardivement intéressé au destin de son grand-père Herschlikowitsch. «Je n’ai appris l’existence de ce grand-père juif qu’à 25 ans, raconte l’avocat. Mon père ne parlait jamais de sa famille. Je savais juste qu’ils étaient morts pendant la guerre. Bien sûr, je me doutais de quelque chose. Mais mon père ne parlait que par bribes…»

Le puzzle familial se reconstitue lentement. Godel Herschlikowitsch quitte sa Pologne natale au début des années 20, en compagnie de son frère Aron David. Godel aura deux enfants avec une Allemande non juive, Wilhelmine Gross. «Mes grands-parents ne se sont jamais mariés, je ne sais pas pourquoi», raconte Johannes Gross. Le nazisme les chasse en Belgique où les frères Herschlikowitsch sont arrêtés en janvier 1943, internés à Mecheln, puis déportés.

Du grand-père paternel de Johannes Gross ne restent aujourd’hui qu’une poignée de lettres, un courrier officiel l’intimant de quitter l’Allemagne avant le 1er septembre 1939, un carnet de notes professionnel. Et la photocopie de documents nazis conservés à Bad Arolsen.

"La Place de l'Etoile", premier roman de Modiano

Article paru dnas le "Nouvel Obs",le 29/04/08

Aussi brillant que grinçant, le premier roman de Patrick Modiano met en scène le destin d’un Juif antisémite pendant la guerre.
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Préfacé par un Jean Cau envoûté, "La place de l'Etoile" le premier roman de Patrick Modiano est aussi brillant que grinçant. Le jeune auteur de vingt ans donne le ton dès l’ouverture du livre avec cette histoire juive, mise en exergue : "Au mois de juin 1942, un officier allemand s'avance vers un jeune homme et lui dit : "Pardon, Monsieur, où se trouve la place de l'Etoile?" Le jeune homme désigne le côté gauche de sa poitrine"".
Le roman met en scène la destin de Raphaël Schlemilovitch, un Juif antisémite qui décide, pendant la Seconde Guerre mondiale, de fonder une "Waffen SS juive" et une "Légion de volontaires juifs contre le bolchévisme".
Le thème choisi par Patrick Modiano, et traité avec un talent évident, est d’autant plus étonnant que, né en 1947, il n’a pas connu la guerre. Il montre que les jeunes générations ont su dépasser les horreurs de l’occupation mais sans y devenir insensibles.

Flambée des prix en Israël : des aides d'urgence vont être débloquées pour les pauvres

Article paru dans "Jerusalem post",le 29/04/08

Tandis que les prix des matières premières augmentent de manière démesurée à travers le monde entier, Israël commence à ressentir les effets de ce qu'on appelle désormais le "tsunami silencieux". En conséquence, des officiels du gouvernement ont fait savoir dimanche 27 avril qu'une aide d'urgence allait être débloquée pour les populations pauvres d'Israël.

Pnina Ben-Ami, conseillère du ministre des Affaires sociales Isaac Herzog, a déclaré au Jerusalem Post qu'avec le riz ainsi que d'autres matières alimentaires connaissant cette semaine une explosion des prix -combinant hausses des prix de l'électricité et de l'essence-, le ministère est sur le point de mener une initiative visant à augmenter le montant des allocations allouées aux pauvres. Les populations les plus défavorisées devraient ainsi toucher une allocation deux fois par an, au lieu d'une seule fois actuellement, afin d'essayer de limiter la crise.

"L'effritement de leurs allocations rend le quotidien des personnes dans le besoin très difficile", a déclaré Ben-Ami. Conséquence de cette crise globale du riz : son prix a décollé chez certains détaillants dimanche, et devrait faire l'effet d'une bombe à l'échelle mondiale dans les jours à venir puisqu'il doit augmenter à nouveau de 50 à 80 %, a déclaré au Post David Franklin, PDG de Sugat, le plus gros importateur de riz en Israël.

Le pain, dont le prix est contrôlé par le gouvernement, a augmenté plus tôt dans le mois pour la deuxième fois en l'espace de quelques mois seulement, et le sucre, l'huile, la farine, et le café, devraient eux aussi subir des augmentations dans les prochains jours.