Comment un escroc de Ramallah a siphonné des millions de shekels à des vendeurs israéliens

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Comment un escroc de Ramallah a siphonné des millions de shekels à des vendeurs israéliens

Arresté en plein Ramallah, il aurait escroqué près d’un million de dollars à des Israéliens via Yad2

Une opération nocturne au cœur de Ramallah, un suspect quinquagénaire, et une mécanique d’arnaque froide, répétée, quasi industrielle : pendant plus d’un an, des vendeurs israéliens auraient remis leurs biens après réception de “preuves” de virement… truquées. Quand la réalité bancaire rattrapait la fiction, les objets étaient déjà passés la ligne verte. 

Une arrestation à 3 heures du matin, et une détention prolongée jusqu’au 14 janvier 2026

La police israélienne annonce l’arrestation, la semaine dernière, d’un homme originaire de Ramallah, âgé d’une cinquantaine d’années, soupçonné d’avoir floué environ 100 Israéliens pour un préjudice total évalué à plus de 3 millions de shekels, soit autour de 950 000 dollars. L’interpellation a eu lieu lors d’un raid mené de nuit, à Ramallah, par une unité d’élite (Yamam / “Special Operations Unit” selon les versions), et sa détention a été prolongée jusqu’au mercredi 14 janvier 2026. 

La méthode : une fausse identité, un faux virement, un vrai taxi

Le scénario décrit par l’enquête est d’une simplicité redoutable. Le suspect aurait approché des vendeurs ayant publié des annonces sur des plateformes de seconde main, principalement Yad2, mais aussi via les réseaux sociaux.

Il se présentait comme un acheteur israélien vivant dans le nord du pays, allant jusqu’à emprunter des identités et des noms israéliens ; une source indique qu’il se faisait même passer pour un Druze du nord. Puis venait l’étape clé : l’envoi d’une “confirmation” de virement bancaire falsifiée, suffisamment crédible pour pousser la victime à remettre le bien. 

Une logistique de transfert pensée pour éviter toute rencontre

Le suspect n’aurait généralement pas récupéré les objets en personne.
D’après les éléments rapportés par la presse israélienne, un taxi venait collecter le produit au domicile du vendeur en Israël, puis la marchandise était transférée à un second véhicule côté Samarie, avant d’être acheminée vers Ramallah.
Plusieurs récits situent un point de bascule près de Beit Aryeh, zone utilisée comme relais.
Ce détail dit tout : il ne s’agit pas d’un “coup” opportuniste, mais d’un circuit de récupération et d’acheminement, répété, optimisé, discret. 

Des biens “à forte valeur”, et un préjudice cumulé sur 2024–2025

L'homme aurait notamment obtenu des appareils d’épilation laser et du matériel photographique. Les plaintes, elles, se seraient accumulées sur la période 2024–2025 ; une autre source précise un arc temporel allant de mai 2024 à décembre 2025, pour une fraude étalée sur environ un an et demi. Chaque victime découvre la supercherie trop tard : au moment où la banque confirme que le virement n’existe pas, l’objet a disparu. 

Ce que cette affaire révèle, au-delà du fait divers

L’histoire est moins “cyber” qu’elle n’en a l’air : tout repose sur un réflexe humain — croire un justificatif, accélérer la vente, faire confiance à l’apparence administrative. Le point faible, ce n’est pas la plateforme ; c’est le moment où l’on remet l’objet avant d’avoir vu l’argent effectivement crédité. Et le volume — une centaine de plaintes — montre à quelle vitesse une même combine peut se multiplier quand elle est industrialisée. 

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