Alerte maximale en Israël face au risque d’une intervention américaine en Iran

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Alerte maximale en Israël face au risque d’une intervention américaine en Iran

Alerte maximale en Israël face au risque d’une intervention américaine en Iran

Israël se prépare au pire

Israël a placé ses services de sécurité en alerte maximale tout au long du week-end, dans un climat de tension inédit lié à la crainte d’une intervention militaire américaine contre l’Iran. Cette décision, confirmée par plusieurs sources sécuritaires israéliennes, intervient alors que les signaux diplomatiques et politiques en provenance de Washington sont interprétés à Jérusalem comme les prémices possibles d’un basculement stratégique majeur au Moyen-Orient.

Aucune mesure opérationnelle précise n’a été rendue publique, mais l’élévation du niveau d’alerte traduit une inquiétude réelle : celle d’un engrenage régional dans lequel Israël serait, volontairement ou non, entraîné.

Netanyahu et Marco Rubio, un échange sous haute tension

Dans ce contexte, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. L’échange, confirmé par des responsables israéliens et américains, a porté sur la situation intérieure iranienne et sur les intentions de Washington.

Si le contenu exact de la conversation n’a pas été dévoilé, cet appel n’a rien d’anodin. Il témoigne de la coordination étroite entre Jérusalem et Washington à un moment où chaque décision américaine pourrait avoir des répercussions immédiates sur la sécurité israélienne.

Washington soutient ouvertement les manifestants iraniens

Les États-Unis ont, ces derniers jours, durci leur discours en faveur des manifestants iraniens. Le président Donald Trump a déclaré que « l’Iran regarde vers la liberté, peut-être comme jamais auparavant », ajoutant que les États-Unis étaient « prêts à aider ». Des propos lourds de sens dans une région où le soutien américain à une contestation interne est perçu par Téhéran comme une déclaration de guerre politique.

Marco Rubio a, de son côté, affirmé que Washington soutenait le « courageux peuple iranien », dénonçant la répression exercée par le régime islamique. Ce soutien public marque une rupture avec la prudence diplomatique habituelle et alimente les spéculations sur un possible passage à l’action.

L’Iran secoué par des manifestations d’ampleur exceptionnelle

Depuis fin décembre, l’Iran est confronté à l’une des vagues de contestation les plus importantes depuis des années. Initialement déclenchées par la crise économique, les manifestations ont rapidement pris une dimension politique, visant directement le régime des ayatollahs.

Des organisations de défense des droits humains évoquent des dizaines, voire plus d’une centaine de morts,200 morts dénombrés et 2600 arrestations.
Les autorités iraniennes ont partiellement coupé l’accès à Internet afin de limiter la diffusion d’images et d’informations, signe d’une nervosité extrême au sommet de l’État.

Téhéran menace directement les États-Unis et Israël

La réaction iranienne ne s’est pas fait attendre. Le président du Parlement iranien, Mohammad Baqer Qalibaf, a averti que toute attaque américaine transformerait les intérêts américains et israéliens en “cibles légitimes”. Une menace explicite, inscrite dans la rhétorique classique de la République islamique, mais qui prend un relief particulier dans le contexte actuel.

Pour Israël, ces déclarations confirment le risque d’un embrasement régional, impliquant non seulement l’Iran, mais aussi ses relais armés au Liban, en Syrie ou à Gaza.

Israël entre retenue stratégique et inquiétude existentielle

À ce stade, Israël n’a annoncé aucune intention d’intervention directe en Iran. Mais l’État hébreu reste obsédé par deux lignes rouges : le programme nucléaire iranien et l’arsenal balistique de Téhéran, considérés comme des menaces existentielles.

L’alerte maximale décrétée ce week-end ne relève donc ni de la panique ni de la communication. Elle reflète une lecture froide de la situation : si Washington décide de franchir un seuil, Israël sera immédiatement exposé, qu’il le veuille ou non.

Dans cette région sous tension permanente, une phrase, un tweet ou un appel téléphonique peuvent suffire à faire basculer l’histoire. Et Israël, lucide, se prépare à tous les scénarios.

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