Israël : Les partis arabes prêts à tout pour faire tomber le gouvernement israélien

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Israël : Les partis arabes prêts à faire tomber le gouvernement israélien

Mansour Abbas dévoile le plan de l’opposition pour renverser le gouvernement avec le soutien des partis arabes

Dans un discours prononcé mardi lors d’un rassemblement politique au Centre Givat Haviva, le leader du parti arabe israélien Ra’am, Mansour Abbas, a exposé publiquement ce qu’il décrit comme la « stratégie de l’opposition » pour former un nouveau gouvernement en Israël en s’appuyant sur la force électorale de l’électorat arabe et sur une coordination sans précédent entre les formations arabes. 

Selon Abbas, l’opposition envisage la création d’une « Gouvernement de changement 2 » (Memshelet Shinouï 2), dans laquelle certaines formations chercheraient à intégrer la coalition tandis que d’autres joueraient le rôle de blocage depuis l’opposition. L’objectif affiché serait de contrecarrer le retour au pouvoir de la droite. 

Une stratégie fondée sur la mobilisation de l’électorat arabe

Dans son intervention, Abbas a affirmé que l’avenir politique repose en grande partie sur la mobilisation des électeurs arabes, qu’il qualifie de « potentiel électoral majeur ». Il a souligné que lors des précédentes élections, environ 500 000 électeurs arabes n’étaient pas sortis voter, laissant entendre qu’une participation accrue pourrait faire pencher la balance. 

« Je ne m’inquiète pas de savoir si ce gouvernement de changement verra le jour ou non — il le fera. La vraie question est ce que nous ferons après sa formation », a déclaré Abbas, en reconnaissant l’échec de la précédente tentative d’un gouvernement de changement qu’il avait qualifiée d’impréparée et mal conduite. 

Abbas a appelé à un « vrai niveau de coordination et de coopération » entre les partis arabes, suggérant que certains pourraient accepter des postes ministériels tandis que d’autres resteraient en opposition tout en bloquant une possible recomposition de la droite au pouvoir. 

Discours placé dans un contexte politique tendu

Les propos d’Abbas interviennent dans un climat politique israélien profondément polarisé, où l’opposition cherche à construire une coalition suffisamment large pour remplacer le gouvernement actuel sans pour autant exclure ou inclure systématiquement les partis arabes. Plusieurs responsables politiques israéliens ont récemment évoqué la possibilité ou l’impossibilité d’un accord impliquant ces partis, au point de susciter des critiques virulentes de la part de la droite. 

D’importants médias israéliens rapportent que, malgré les réticences de certains partis sionistes à travailler avec des formations arabes, une part significative de l’électorat arabe soutiendrait l’idée que ces partis puissent jouer un rôle décisif dans la formation d’un gouvernement post-électoral — notamment en promettant une participation accrue ou un soutien externe. 

Voix critiques au sein de la société israélienne

Dans le même rassemblement, d’autres dirigeants arabes, tels que Ayman Odeh et Ahmed Tibi, ont tenu des propos très critiques envers le Premier ministre sortant Benjamin Netanyahu, et ne cachent pas leur détermination à faire « tout ce qui est nécessaire pour écarter Netanyahu du pouvoir ». 

Ce plan dévoilé par Mansour Abbas met en lumière la complexité d’une opposition fragmentée cherchant des alliances hétérogènes dans un paysage politique israélien marqué par des lignes de fracture profondes sur les questions de sécurité, d’identité nationale et de citoyenneté. 

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