Israël : La Knesset vote des avantages fiscaux pour les résidents de Judée-Samarie

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Israël : La Knesset vote des avantages fiscaux pour les résidents de Judée-Samarie

La Knesset vote des avantages fiscaux pour les résidents de Judée-Samarie

C'est fait. Dans la nuit de mercredi à jeudi, la Knesset a adopté en deuxième et troisième lecture la loi accordant des avantages fiscaux aux résidents des localités de la « zone de confrontation orientale » — autrement dit, les implantations de Judée et de Samarie. Le texte, porté par le député Tzvi Sukkot (Sionisme religieux), est passé par 32 voix contre 23.

Un crédit d'impôt pour ceux qui tiennent la ligne

Concrètement, tout résident établi dans une localité éligible pendant l'intégralité d'une année fiscale bénéficiera d'un crédit d'impôt. La loi s'appliquera rétroactivement à compter du 1ᵉʳ janvier 2026, pour une durée couvrant les années 2023 à 2026.

Le principe est simple : aligner le traitement fiscal des résidents de Judée-Samarie sur celui dont bénéficient déjà les habitants des zones frontalières du nord et du sud.

Smotrich : « La fin d'une discrimination de longue date »

Le ministre des Finances Bezalel Smotrich, président du Sionisme religieux, n'a pas caché sa satisfaction : « Cette nuit, nous avons fait justice. Les résidents de Judée et Samarie, qui se trouvent en première ligne et servent de bouclier protecteur à l'État d'Israël, ne seront plus des citoyens de seconde zone. »

Pour lui, il s'agit d'une promesse tenue et d'une doctrine claire : une même politique fiscale pour toutes les lignes de confrontation — nord, sud et est.

Un vote aux allures de revanche politique

Derrière la technique fiscale, c'est un signal politique fort que la droite nationaliste israélienne envoie. Les partisans de la loi parlent ouvertement de « correction d'une injustice historique ». Sukkot, qui a mené la bataille législative depuis la commission de l'éducation, a évoqué « des années de discrimination pour des raisons purement politiques, malgré le sang versé ».

Plus de 500 000 Israéliens vivent aujourd'hui en Judée-Samarie. Longtemps exclus des dispositifs d'aide applicables aux autres zones sensibles du pays, ils obtiennent désormais une reconnaissance formelle de leur situation dans le droit fiscal israelien.

Le contexte : une bataille qui n'est pas finie

Cette adoption intervient après des semaines de bras de fer législatif. Une longue nuit de débats à la commission des Finances s'était conclue sans vote, Smotrich ayant refusé d'élargir le dispositif à davantage de communautés du nord menacées par le Hezbollah. Le ministre a finalement obtenu la version qu'il défendait : ciblée, concentrée sur les implantations de Cisjordanie, sans extension jugée trop coûteuse.

Pour l'opposition, c'est précisément là que le bât blesse : une loi taillée sur mesure pour une base électorale, au détriment d'une logique sécuritaire cohérente et équitable pour tous les Israéliens en première ligne.

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