Agression antisémite dans le métro de New York : étranglée, frappée, ses cheveux arrachés -vidéo

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Agression antisémite dans le métro de New York : étranglée, frappée, ses cheveux arrachés -vidéo

Agression antisémite dans le métro de New York : une jeune femme étranglée, frappée, ses cheveux arrachés

Le dimanche 1er juin 2026, une jeune Juive de 23 ans a été violemment agressée dans le métro new-yorkais, en pleine journée, sur une rame bondée. La scène, filmée et relayée par CBS New York, glace le sang.

La suspecte, identifiée comme Diana Smith, une résidente du Bronx, a commencé par proférer des propos haineux à l'encontre des Juifs à bord d'une rame de la ligne C traversant le bas Manhattan, vers 14h15, avant de s'en prendre physiquement à la victime, une jeune femme de 23 ans du Upper West Side.

La victime, infirmière originaire de Montréal, a indiqué qu'elle était montée dans le métro à la station Jay Street et ne prévoyait de voyager qu'un seul arrêt lorsque Smith est montée à bord et a commencé à parler à un couple des "dangers que représentent les Juifs qui volent la richesse".

Avant de porter les mains sur sa victime, Smith avait hurlé dans la rame une accusation d'une violence symbolique glaçante : "Les Juifs mangent des enfants !" — une calomnie médiévale, le "meurtre rituel", exhumée et vociférée en plein Manhattan en 2026, devant des dizaines de témoins silencieux.

Puis la violence a éclaté.

Agression antisémite dans le métro de New York : étranglée, frappée, ses cheveux arrachés -vidéo

La victime, qui a demandé à garder l'anonymat par crainte pour sa sécurité, a décrit l'attaque sans détour : "Elle s'est jetée sur moi. Elle m'a étranglée deux fois. Elle m'a frappée. Elle m'a arraché les cheveux." Avant de conclure : "C'était un crime de haine contre la communauté juive. Cela ne serait pas arrivé si je n'avais pas été juive."

La victime a également confié au New York Post : "J'étais comme une poupée de chiffon et je ne pouvais pas me défendre — il aurait dû y avoir une barrière humaine autour de moi."

Une foule de témoins, et presque personne pour agir

Ce qui aggrave le caractère traumatisant de l'événement, c'est le silence des témoins. La victime a déclaré qu'elle avait été choquée par l'inaction des passagers présents : "Personne ne faisait rien, au point où j'ai été frappée jusqu'à tomber à terre. Les gens sont bien plus forts en communauté." Seules deux personnes sont brièvement intervenues.

Arrestation et inculpation

Diana Smith, 23 ans, a été arrêtée. Elle est poursuivie pour plusieurs chefs d'accusation, dont crime de haine et harcèlement aggravé.

Un contexte alarmant

Cette agression ne survient pas dans le vide. Elle s'inscrit dans une explosion des crimes antisémites à New York.

En mai 2026 seulement, 41 crimes antisémites ont été confirmés par le NYPD, soit une hausse de 71 % par rapport au même mois en 2025. Les Juifs, qui représentent 10 % de la population new-yorkaise, ont été les cibles de 60 % de l'ensemble des crimes de haine recensés ce mois-là. Depuis le début de l'année, 152 crimes antisémites ont été confirmés dans la ville.

Lisa Katz, directrice des affaires gouvernementales du Combat Antisemitism Movement, tire la sonnette d'alarme : "L'antisémitisme est passé des mots à la violence réelle. Nous avons recensé 193 incidents antisémites à New York depuis le début de l'année jusqu'au 31 mai, soit plus d'un par jour."À l'échelle nationale, le tableau n'est pas plus rassurant. Selon le rapport annuel de l'ADL, 2025 a été la première année depuis 2019 au cours de laquelle des Juifs ont été tués aux États-Unis dans des attaques antisémites. Les agressions physiques, y compris celles impliquant des armes, restent en hausse.

L'heure des comptes

Cette agression dans le métro new-yorkais rappelle une réalité que beaucoup préfèrent ignorer : la haine antijuive ne se limite plus aux marges. Elle frappe en plein jour, dans un wagon plein, face à des voyageurs qui regardent sans réagir. Le mensonge millénaire selon lequel "les Juifs mangent des enfants" — vieille calomnie médiévale recyclée par les complotistes contemporains — a servi de prétexte à une violence physique caractérisée.

La question n'est plus de savoir si la société est prête à nommer ce phénomène. Elle est de savoir combien de temps elle continuera à le laisser prospérer.

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