Claudine Douillet

Claudine Douillet,st fondatrice, gérante et rédactrice en chef d'Alliance, premier magazine juif francophone créé sur le web en 1996. Depuis près de trente ans, elle dirige la ligne éditoriale du titre, en assurant une veille quotidienne de l'actualité israélienne et juive internationale, traduite et adaptée pour le lectorat francophone.
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Les articles de Claudine Douillet

Pourquoi Israël a reconnu le Somaliland et ce que Jérusalem gagne vraiment en Afrique

Pourquoi Israël a reconnu le Somaliland et ce que Jérusalem gagne vraiment en Afrique

Pourquoi Israël reconnaît le Somaliland

Et ce que Jérusalem gagne vraiment dans la Corne de l’Afrique

La décision a surpris, dérangé, parfois choqué. Le 26 décembre 2025, Israël a officiellement reconnu le Somaliland comme État indépendant. Un territoire musulman sunnite, non reconnu par l’ONU, issu de la fragmentation somalienne de 1991. Derrière l’annonce, il n’y a ni romantisme diplomatique ni provocation gratuite. Il y a une lecture froide du monde, des routes maritimes et des menaces réelles. Et, pour Israël, un intérêt stratégique majeur.

Le Somaliland, un État qui existe sans exister

Depuis plus de trente ans, le Somaliland fonctionne comme un État à part entière. Gouvernement, élections, armée, monnaie, frontières administrées. Il est pourtant considéré juridiquement comme une région de la Somalie, membre de la Ligue arabe depuis 1974. Une précision essentielle : les Somaliens ne sont pas Arabes. Leur langue est couchitique, leur histoire africaine. L’appartenance au « monde arabe » est ici politique, pas ethnique.

Cinq à six millions d’habitants, majoritairement musulmans sunnites, et surtout une stabilité relative dans une région minée par le chaos. Pour Israël, ce détail change tout.

Berbera, le point géographique que tout le monde regarde

Le port de Berbera n’est pas une carte postale exotique. C’est un verrou maritime. À environ 250 à 300 kilomètres du Yémen, face au golfe d’Aden, il permet de surveiller le détroit de Bab el-Mandeb, par où transite entre 10 et 12 % du commerce mondial. Pétrole, marchandises, flux stratégiques. Qui contrôle ce passage contrôle une artère vitale de l’économie globale.

Or, depuis des mois, les Houthis yéménites, soutenus par Iran, attaquent des navires, menacent les routes commerciales et ciblent indirectement Israël. Vu de Jérusalem, le problème n’est plus théorique.

Une reconnaissance qui parle le langage de la sécurité

En reconnaissant le Somaliland, Israël sécurise un partenaire pro-occidental, non aligné sur l’axe iranien, dans une zone où chaque kilomètre compte. Une présence à Berbera réduirait drastiquement les distances de vol pour la surveillance, permettrait une collecte de renseignement maritime continue et offrirait un point d’appui face aux menaces houthies.

Contrairement à Djibouti, où la Chine dispose déjà d’une base militaire, le Somaliland n’est pas pris dans les grandes rivalités impériales. Il offre de l’espace politique. Et une discrétion stratégique.

Les Émirats, la pièce déjà posée sur l’échiquier

Rien n’arrive dans le vide. Les Émirats arabes unis, alliés d’Israël via les Accords d’Abraham, exploitent depuis 2017 une base militaire à Berbera, avec port et aéroport. Cette présence facilite une coopération triangulaire évidente. Le Somaliland devient ainsi un carrefour discret entre intérêts israéliens, émiratis et, potentiellement, occidentaux.

Ce n’est pas une improvisation. C’est une continuité.

La base israélienne : réalité, projet ou signal stratégique

Soyons précis. À ce stade, il n’existe pas de preuve publique d’une base militaire israélienne opérationnelle au Somaliland. Les sources parlent de discussions, de plans, de négociations. Pas encore de déploiement confirmé. Mais dans le langage géopolitique, l’annonce compte autant que la réalisation.

Des analystes de l’Institute for National Security Studies soulignent que la reconnaissance seule modifie déjà l’équation régionale. Elle signale aux Houthis, à Téhéran et à leurs alliés qu’Israël ne subit plus la géographie. Il la redessine.

Économie, ressources et profondeur africaine

La sécurité n’est pas le seul moteur. Le Somaliland possède des ressources encore largement inexploitées : lithium, or, pétrole potentiel. Pour Israël, c’est l’ouverture vers une Afrique stratégique, à l’heure où l’Iran et la Chine multiplient leurs implantations sur le continent.

Des discussions controversées évoquent même, côté israélien, l’idée d’un accueil de Palestiniens déplacés en échange d’un soutien renforcé. À ce stade, cela reste spéculatif, non confirmé, et politiquement explosif. Mais le simple fait que ces hypothèses circulent montre l’ampleur des enjeux.

Colère régionale et menaces assumées

La réaction ne s’est pas fait attendre. La Somalie dénonce une « violation de sa souveraineté ». Les Houthis menacent de considérer toute présence israélienne au Somaliland comme une cible légitime. La Turquie accélère ses projets de base rivale. L’Égypte, l’Arabie saoudite, le Qatar, l’Union africaine dénoncent une déstabilisation régionale. La Chine réaffirme son soutien à l’intégrité territoriale somalienne.

À Washington, l’administration Trump observe sans suivre, pour l’instant.

Au Somaliland, en revanche, la rue célèbre. Pour beaucoup, cette reconnaissance est la première fissure dans un isolement diplomatique vieux de trente ans.

Ce que révèle cette décision sur Israël

Israël ne cherche pas un allié symbolique. Il cherche de la profondeur stratégique. De la marge de manœuvre. Des routes sûres. Dans un monde où la mer Rouge devient un champ de bataille indirect, Jérusalem choisit l’anticipation plutôt que la réaction.

La reconnaissance du Somaliland n’est pas un coup de communication. C’est une prise de position claire : Israël entend défendre ses intérêts bien au-delà de ses frontières immédiates, quitte à bousculer les équilibres établis.

Un pays musulman sunnite, non arabe, marginalisé par la diplomatie internationale, devient ainsi un partenaire clé de la sécurité israélienne. Ce paradoxe dit beaucoup de notre époque. Et beaucoup de la manière dont Israël apprend, une fois encore, à transformer l’isolement en levier.

Explosion de la criminalité en Israël : une hausse alarmante en 2025, les villes les plus touchées

Explosion de la criminalité en Israël : une hausse alarmante en 2025, les villes les plus touchées

Explosion de la criminalité en Israël : une hausse alarmante en 2025

Tel Aviv, Jérusalem, Haïfa, Beersheba, Netanya… La violence gagne du terrain partout dans le pays. Les données policières pour les neuf premiers mois de 2025, enfin rendues publiques après une longue rétention, révèlent une dégradation très préoccupante de la sécurité publique.

Une flambée des infractions sexuelles et de la violence armée

Les infractions sexuelles ont bondi de 45 % : 1 545 cas recensés entre janvier et septembre 2025, contre 1 065 l’année précédente.
Les infractions liées à la sécurité (menaces, port d’armes illégal, etc.) augmentent de 15 % (1 517 contre 1 323). Les meurtres et tentatives de meurtre progressent de 18 %.

Dans la société arabe, le bilan est particulièrement dramatique : 253 victimes en un an, un record historique qui dépasse les 244 tués de 2023 et les 104 de 2022.

Seul point positif : les vols de voitures reculent de 18 % (9 552 contre 11 661), mais cela reste insuffisant pour compenser la tendance générale à la hausse.

Les quartiers les plus touchés : Tel Aviv en tête

Le cœur de Tel Aviv arrive en première position du classement des quartiers les plus dangereux, avec une forte augmentation du nombre total d’infractions.
Il devance le quartier D de Beersheba, Hadar HaCarmel à Haïfa, le centre-ville nord de Netanya, le quartier G de Beersheba, Florentin et South Rothschild à Tel Aviv.

D’autres secteurs de Tel Aviv comme Sharona et Yud Alef enregistrent également une hausse très marquée.

Les vols de voitures : Pisgat Ze’ev champion

Pisgat Ze’ev (Jérusalem) reste la « capitale » des vols de voitures avec 144 véhicules dérobés en neuf mois (+36 %). Suivent Kfar Shalem à Tel Aviv (+74 %), Neve Gan, The Quiet Center et New Moshava Homes à Petah Tikva, Yud Alef à Tel Aviv et Kiryat Sharret à Holon.

Cambriolages et délits contre les biens : Tel Aviv domine

Les cambriolages de domiciles sont concentrés dans le cœur de Tel Aviv, le centre-ville nord de Netanya et Yud Alef (Tel Aviv). À Rishon LeZion (quartier Avramovitz), le nombre a plus que doublé.

Pour les infractions contre les biens, les cinq premiers quartiers sont tous à Tel Aviv : cœur de la ville (733 cas), Sharona (609, +59 %), Karam HaTiyyanim (570), South Rothschild (553) et Florentin (544).

Infractions sexuelles : Beersheba et Jérusalem en alerte

Pour la première fois, dix quartiers affichent au moins 10 infractions sexuelles chacun : trois à Beersheba (D, V, G) et quatre à Jérusalem (Nahlaot, Pisgat Ze’ev, Kiryat HaYovel, Kiryat Moshe).

Agressions, stupéfiants et infractions à la sécurité

Les agressions sont les plus nombreuses au quartier D de Beersheba (+12 %), suivi de Hadar HaCarmel (Haïfa) et du centre de Netanya.

Les délits liés aux stupéfiants explosent à Hadar HaCarmel (Haïfa), au centre de Kiryat Ata (+55 %), Kiryat Wolfson (Akko), Beit Hanina (Jérusalem) et Ajami (Tel Aviv).

Les infractions liées à la sécurité se concentrent surtout à Jérusalem-Est (Beit Hanina, Isawiya, Sawahra, Beit Safafa), à Ajami (Tel Aviv), Musarra et Pisgat Ze’ev.

Une opacité policière qui inquiète

La police a cessé de publier régulièrement ces données. Les statistiques complètes de 2024 n’ont toujours pas été rendues publiques fin 2025. Seul le recours au Mouvement pour la Liberté de l’Information a permis d’obtenir ces chiffres, avec presque dix mois de retard.

Pour Avocat Hidi Negev (Mouvement pour la Liberté de l’Information) : « La population ressent cette dégradation dans son quotidien : hausse des assurances auto, sentiment d’insécurité. Il est inacceptable que ces données soient cachées. »

Tal Kopel (PDG de Madlan) ajoute : « Sans transparence, les citoyens achètent un logement les yeux fermés. Le cœur de Tel Aviv, l’un des quartiers les plus chers du pays, est aussi l’un des plus criminogènes. C’est un signal d’alarme. »

Ces chiffres confirment une tendance lourde : la sécurité publique se dégrade rapidement en Israël en 2025.

Hausse Alarmante de la Criminalité en Israël : Données 2025 (janvier-septembre)

Les données policières pour les 9 premiers mois de 2025, révélées par Ynet après une longue rétention, montrent une explosion de la violence dans plusieurs domaines.

Principales évolutions

  • Infractions sexuelles : +45 % (1 545 vs 1 065 en 2024)
  • Infractions liées à la sécurité : +15 % (1 517 vs 1 323)
  • Meurtres et tentatives : +18 %
  • Meurtres dans la société arabe : 253 victimes en un an (record historique, contre 244 en 2023 et 104 en 2022)
  • Vols de voitures : –18 % (9 552 vs 11 661)

Aucun changement notable pour les cambriolages, agressions, infractions aux stupéfiants et délits contre les biens.

Quartiers les plus dangereux (nombre total d’infractions)

  1. Cœur de Tel Aviv (1re place, en forte hausse)
  2. Quartier D – Beersheba
  3. Hadar HaCarmel – Haïfa
  4. Centre-ville nord – Netanya
  5. Quartier G – Beersheba
  6. Florentin – Tel Aviv
  7. South Rothschild – Tel Aviv

Autres quartiers en forte hausse : Sharona et Yud Alef (Tel Aviv).

Vols de voitures – Top 5

  1. Pisgat Ze’ev – Jérusalem : 144 vols (+36 %)
  2. Kfar Shalem – Tel Aviv : forte hausse (+74 %)
  3. Neve Gan – Petah Tikva
  4. The Quiet Center – Petah Tikva
  5. Yud Alef – Tel Aviv

Autres : Kiryat Sharret – Holon.

Infractions contre les biens – Top 5 (tous à Tel Aviv)

  1. Cœur de Tel Aviv : 733
  2. Sharona : 609 (+59 %)
  3. Karam HaTiyyanim : 570
  4. South Rothschild : 553
  5. Florentin : 544

Cambriolages de domiciles – Top 5

  1. Cœur de Tel Aviv
  2. Centre-ville nord – Netanya
  3. Yud Alef – Tel Aviv (forte hausse)
  4. Quartier B – Ashdod
  5. Rambam – Rishon LeZion

Autres quartiers en hausse : South West – Bat Yam, Avramovitz – Rishon LeZion (plus du double).

Infractions sexuelles – Top 10 quartiers (≥10 cas chacun)

  • Quartier D – Beersheba
  • Quartier V – Beersheba
  • Quartier G – Beersheba
  • Nahlaot – Jérusalem
  • Pisgat Ze’ev – Jérusalem
  • Kiryat HaYovel – Jérusalem
  • Kiryat Moshe – Jérusalem

Agressions – Top 4

  1. Quartier D – Beersheba (+12 %)
  2. Hadar HaCarmel – Haïfa
  3. Centre-ville nord – Netanya
  4. Quartiers de Petah Tikva

Infractions liées aux stupéfiants – Top 5

  1. Hadar HaCarmel – Haïfa (presque le double des autres)
  2. Centre – Kiryat Ata (+55 %)
  3. Kiryat Wolfson – Akko
  4. Beit Hanina – Jérusalem
  5. Ajami – Tel Aviv

Infractions liées à la sécurité – Top 6

  1. Beit Hanina – Jérusalem
  2. Ajami – Tel Aviv
  3. Isawiya – Jérusalem-Est
  4. Sawahra – Jérusalem-Est
  5. Beit Safafa – Jérusalem-Est
  6. Musarra – Jérusalem

Autres : Pisgat Ze’ev, Jawarish – Ramla, S.H – Lod.

Manque de transparence

La police a cessé de publier les données trimestrielles régulières. Les statistiques 2024 n’ont toujours pas été publiées fin 2025. Seul le recours au Mouvement pour la Liberté de l’Information a permis d’obtenir ces chiffres, avec près de 10 mois de retard.

Ces données soulignent une détérioration générale de la sécurité publique, particulièrement marquée dans les grandes villes et certains quartiers sensibles.

Destruction du Temple : Mikvé et Cendres Découverts Sous le Mur des Lamentations

Destruction du Temple : Mikvé et Cendres Découverts Sous le Mur des Lamentations

Un Mikvé de la Fin de la Période du Second Temple Dévoilé Sous la Place du Mur Occidental

Dans les profondeurs de Jérusalem, une découverte archéologique fascinante vient de voir le jour, témoignant de la vie spirituelle et quotidienne des Juifs à l'époque du Second Temple.
Un mikvé, bain de purification taillé dans la roche, datant de la fin de cette période historique, a été mis au jour lors de fouilles menées par l'Autorité des Antiquités d'Israël et la Fondation du Patrimoine du Mur Occidental, directement sous la place du Mur Occidental. Cette révélation, imprégnée des traces de la destruction du Temple, offre un aperçu poignant sur les pratiques de pureté rituelle qui imprégnaient la société juive antique.

Description et Caractéristiques du Mikvé

Ce mikvé rectangulaire, mesurant 305 cm de longueur, 135 cm de largeur et 185 cm de hauteur, a été creusé dans la roche et ses parois enduites de plâtre pour assurer une étanchéité parfaite. Dans sa partie sud, quatre marches taillées mènent au bassin, facilitant l'immersion rituelle. L'installation antique a été découverte scellée au sein d'une couche de destruction remontant à l'année 70 de notre ère, marquant la chute du Second Temple.

Au cœur de cette strate archéologique, des signes évidents de dévastation ont été identifiés : des cendres brûlées attestant de l'incendie destructeur, accompagnées de nombreux vases en céramique et en pierre, typiques de la population juive résidant en ville avant la catastrophe. Ces artefacts soulignent l'importance accordée à la pureté dans la vie quotidienne.

Contexte Archéologique et Historique

Les fouilles, situées sous la place du Mur Occidental, se trouvent à proximité immédiate du site du Second Temple et de deux de ses principales entrées en activité il y a environ 2 000 ans : le Grand Pont au nord et l'Arche de Robinson au sud. Dans cette zone, d'autres preuves d'activités liées à la pureté ont été exhumées, telles que d'autres mikvés et des ustensiles en pierre, renforçant l'idée d'un quartier dédié aux rituels de purification.

Les chercheurs de l'Autorité des Antiquités d'Israël estiment que ce mikvé servait non seulement les Juifs locaux, mais aussi les nombreux pèlerins affluant vers la région et le Temple pour accomplir leurs devoirs spirituels.

Témoignages d'Experts sur l'Importance de la Pureté

« Il faut se rappeler que Jérusalem était une ville du Temple », explique Ari Levy, directeur des fouilles pour l'Autorité des Antiquités d'Israël. « À ce titre, de nombreux aspects de la vie quotidienne étaient adaptés à cette réalité, particulièrement visibles dans la diligence accrue des habitants et de leurs dirigeants concernant les lois d'impureté et de pureté. C'est pourquoi l'expression 'La pureté a éclaté en Israël' a même été établie. »

Parmi les découvertes archéologiques incontestables illustrant ce phénomène, figurent des mikvés de purification proéminents et des vases en pierre, retrouvés en grand nombre lors de fouilles à travers la ville et ses environs. « Les raisons de l'utilisation de vases en pierre sont halakhiques, ancrées dans la compréhension halakhique selon laquelle la pierre, contrairement aux récipients en poterie ou en métal, ne contracte pas d'impureté. Ainsi, les vases en pierre pouvaient être utilisés sur une longue période et réutilisés », ajoute Levy.

Réactions Officielles et Signification Contemporaine

À la veille du Jeûne du Dixième de Tevet, qui débute demain (mercredi), le Ministre du Patrimoine, le Rabbin Amichai Eliyahu, a réagi à cette découverte :

« L'exposition de ce mikvé de purification sous la place du Mur Occidental renforce notre compréhension de la manière dont la vie religieuse et quotidienne à Jérusalem étaient entrelacées durant la période du Temple. Cette révélation passionnante, juste avant le jeûne, souligne l'importance de poursuivre les fouilles archéologiques et les recherches à Jérusalem, ainsi que notre devoir de préserver cette mémoire historique pour les générations futures. »

Mordechai (Suli) Eliav, PDG de la Fondation du Patrimoine du Mur Occidental, a quant à lui déclaré : « L'exposition de ce mikvé de purification de la période du Second Temple sous la place du Mur Occidental, avec des cendres de la destruction à sa base, sert de mille témoins aux capacités du peuple juif à émerger de l'impureté vers la pureté, de la destruction vers le renouveau. »

Parmi les autres trouvailles notables dans la zone de fouilles figure une pièce de monnaie, ajoutant une couche supplémentaire de richesse historique à cette exploration souterraine.

Cette découverte non seulement enrichit notre connaissance du passé, mais elle ravive également le lien intemporel entre l'histoire juive et les pratiques spirituelles actuelles, invitant à une réflexion profonde sur la résilience et la continuité culturelle.

Retour controversé d’Eli Feldstein au bureau du Premier ministre malgré son inaptitude sécuritaire

Retour controversé d’Eli Feldstein au bureau du Premier ministre malgré son inaptitude sécuritaire

L’absurdité au sommet de l’État israélien

Accusé de fuites de documents classifiés (affaire Bild) et soupçonné dans le Qatar-gate, Eli Feldstein est jugé inapte à la sécurité par le Shin Bet et contraint de quitter son poste au bureau du Premier ministre. Quelques mois plus tard, Benjamin Netanyahu le rappelle… en tant que consultant privé, sans aucun contrôle sécuritaire.

Feldstein reprend ses fonctions de porte-parole sécuritaire et politique, circule librement dans les lieux les plus sensibles de l’État, tandis que le Shin Bet se contente de rappeler les règles sans exiger son départ. Une illustration flagrante de l’impunité et du mépris des procédures au cœur du pouvoir.

Retour controversé d’Eli Feldstein au bureau du Premier ministre malgré son inaptitude sécuritaire

Le Shin Bet se contente d’affiner les règles

Le responsable de la sécurité du bureau du Premier ministre, Alon Haliwa, a alerté le Shin Bet du retour d’Eli Feldstein à son poste de porte-parole sécuritaire, cette fois en tant que consultant privé. Or, Feldstein avait été jugé inapte à ce rôle par le Shin Bet en avril 2024, lorsqu’il était fonctionnaire d’État, et avait dû quitter ses fonctions.

Malgré ce signalement, le Shin Bet n’a pas exigé son éviction. Il s’est limité à rappeler les règles de protection des informations classifiées et a autorisé Feldstein à circuler librement dans le bureau du Premier ministre, les bases militaires et même le bunker de la Kirya, en tant qu’« invité régulier ».

Un entourage de consultants privés sans contrôle sécuritaire

La plupart des conseillers en communication de Benjamin Netanyahu sont des consultants privés, rémunérés par le Likoud ou d’autres entités, et non des employés de l’État. Contrairement aux fonctionnaires, ils ne sont pas soumis à un test d’aptitude sécuritaire.

Feldstein, impliqué dans l’affaire Bild (fuite de documents classifiés) et soupçonné dans le Qatar-gate, avait été recruté à nouveau par Netanyahu en qualité de consultant privé. Il occupe toujours le rôle de porte-parole sécuritaire et politique, bien qu’il ait été jugé inapte sur le plan sécuritaire en tant que fonctionnaire.

Soupçons de promotion de messages qataris

Selon l’enquête, Feldstein aurait relayé auprès de journalistes des messages pro-qataris fournis par le lobbyiste Israel Einhorn, financé par le Qatar. Les journalistes croyaient recevoir les consignes directes de Netanyahu. Feldstein affirme n’avoir pas été conscient de la campagne qatarie. Son salaire était versé par l’homme d’affaires Gil Birger, sur instruction du lobbyiste qatari J. Potlick.

L’information cachée aux avocats de la défense

Les avocats de Feldstein et de son associé Ari Rosenfeld n’ont pas reçu ces éléments dans le dossier d’enquête, bien qu’ils soient connus au ministère de la Justice et discutés dans le cadre des leçons tirées des affaires Qatar-gate et Bild.

Le bureau du Premier ministre n’a pas commenté. Le Shin Bet a déclaré avoir agi dans le cadre de ses compétences légales.

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Locataires fraudeurs, assurances défaillantes : pourquoi de plus en plus de propriétaires sont piégés deux fois

Locataires fraudeurs, assurances défaillantes : pourquoi de plus en plus de propriétaires sont piégés

Locataires fraudeurs, assurances défaillantes : pourquoi de plus en plus de propriétaires sont piégés deux fois

Quand louer devient un risque systémique pour les bailleurs

Pendant des années, on a expliqué aux propriétaires que l’assurance loyers impayés était leur ultime protection. Une promesse simple : en cas de problème, vous serez couvert.

La réalité documentée par de nombreux dossiers est toute autre.

Aujourd’hui, des propriétaires découvrent qu’ils peuvent être victimes à la fois de locataires fraudeurs et d’assurances censées les protéger.

Le site locatairesfraudeurs.com est né de ce constat. Il centralise des faits, des chiffres, des documents et des témoignages que peu de médias relaient, alors qu’ils concernent des milliers de bailleurs en France.

Des dossiers locataires falsifiés validés sans contrôle réel

L’un des points les plus alarmants révélés par les enquêtes publiées sur locatairesfraudeurs.com concerne la validation de dossiers manifestement frauduleux.

Faux contrats de travail, attestations employeur incohérentes, avis d’imposition impossibles, assurances habitation résiliées avant même la signature du bail :

autant d’éléments qui, dans plusieurs cas documentés, n’ont pas empêché la validation par l’assurance loyers impayés.

Selon les données publiées sur le site, près de 30 % des dossiers locataires présenteraient des anomalies sérieuses, alors que les assureurs communiquent sur des taux de sinistres extrêmement bas, autour de 3 %.

Un écart qui interroge sur la réalité des contrôles effectués en amont.

Quand l’assurance détourne le dépôt de garantie

Autre dérive majeure révélée : l’utilisation abusive du dépôt de garantie.

La loi est pourtant claire.

Le dépôt de garantie est destiné à couvrir les dégradations locatives, pas à compenser des loyers impayés.

Or, dans plusieurs dossiers analysés sur locatairesfraudeurs.com, l’assurance a imposé ou validé l’absorption du dépôt de garantie pour couvrir les impayés, réduisant mécaniquement l’indemnisation finale du propriétaire.

Résultat concret : des logements rendus dans un état dégradé, des factures de remise en état dépassant plusieurs milliers d’euros, et une indemnisation résiduelle dérisoire.

Un cas précis documenté fait état de 6 400 € de dégâts, pour une prise en charge finale de 566,50 €, soit moins de 9 % du préjudice réel. Un propriétaire assuré par protection de loyers impayés, Rambaut Labrosse

Silence, lenteurs et absence de réaction face aux alertes

Les propriétaires concernés décrivent un même schéma : alertes ignorées, délais excessifs, absence de mesures conservatoires, dossiers qui s’enlisent.

Dans certains cas, l’assurance était informée que le locataire avait résilié son assurance habitation, ce qui constitue un manquement grave au contrat de location.

Aucune action immédiate n’aurait pourtant été engagée.

Ce manque de réactivité transforme un incident locatif en désastre financier durable pour le bailleur.

Menaces juridiques et tentatives d’intimidation

Un autre aspect rarement évoqué publiquement apparaît dans les publications de locatairesfraudeurs.com :

la pression juridique exercée contre les propriétaires qui parlent.

Plutôt que de répondre point par point sur le fond, certains intermédiaires auraient privilégié la menace de procédures pour diffamation, visant à faire taire les témoignages.

C’est précisément pour cette raison que le site est hébergé hors des circuits classiques, afin de garantir la liberté de publication de faits documentés, sans pression sur les hébergeurs.

Pourquoi ce site existe et à qui il s’adresse

Locatairesfraudeurs.com n’est pas un site de règlement de comptes.

C’est une plateforme d’alerte, de documentation et de mise en commun des expériences.

Il s’adresse :

  • aux propriétaires bailleurs particuliers,

  • aux investisseurs immobiliers,

  • à ceux qui ont fait confiance à une assurance loyers impayés et se sont retrouvés seuls face au préjudice,

  • à ceux qui veulent comprendre avant de signer.

L’objectif est clair : rendre visibles des pratiques qui restent aujourd’hui largement invisibles, faute de regroupement des victimes.

Pourquoi les témoignages sont essentiels

Un propriétaire isolé est facilement ignoré.

Des dizaines de témoignages documentés, cohérents, étayés par des pièces, changent la donne.

Chaque nouveau cas permet :

  • d’identifier des mécanismes récurrents,

  • de comparer les discours commerciaux avec les pratiques réelles,

  • de rééquilibrer un rapport de force aujourd’hui largement défavorable aux bailleurs.

C’est précisément cette dynamique collective que propose locatairesfraudeurs.com.

Appel aux propriétaires concernés

Si vous avez été confronté :

  • à un locataire ayant fourni des documents falsifiés,

  • à une assurance loyers impayés qui valide un dossier puis se défausse,

  • à une indemnisation manifestement disproportionnée,

  • à une pression juridique pour vous faire taire,

vos informations ont une valeur collective.

Les faits, lorsqu’ils sont précis, datés et documentés, ne relèvent pas de la diffamation.

Ils relèvent du droit à l’information.

Informer, documenter, ne plus rester seul

Le marché locatif repose sur la confiance.

Lorsque cette confiance est rompue à tous les niveaux, le silence devient complice.

Locatairesfraudeurs.com a été conçu pour que les propriétaires cessent d’être invisibles.

Informer, ce n’est pas nuire.

Informer, c’est rééquilibrer.

 

Hadar Mukhtar agressée à Haïfa : la police regarde, la violence s’installe _VIDEO_

@hadarmuchtar

#ימין #שמאל #בשבילך

♬ צליל מקורי - Hadar Muchtar

La police reste indifférente : des manifestants de gauche s’en prennent de nouveau à Hadar Mukhtar

Une nouvelle agression en pleine manifestation à Haïfa

Hadar Mukhtar a de nouveau été agressée lors d’une manifestation de la gauche à Haïfa. Les images qu’elle a elle-même diffusées montrent une scène de violence répétée, au cours de laquelle elle est encerclée, bousculée, empêchée d’avancer et jetée au sol par plusieurs manifestants. Tout se déroule sous les yeux des forces de police présentes sur place, qui n’interviennent à aucun moment pour mettre fin aux agressions ou éloigner les assaillants.

Des images de violence explicite diffusées sur les réseaux

Les vidéos montrent des militants se plaçant volontairement devant elle pour bloquer son passage, d’autres la poussant violemment, jusqu’à la faire tomber sur l’asphalte. Dans un extrait, une manifestante est clairement visible en train de la projeter brutalement au sol. À aucun moment, un cordon de sécurité n’est mis en place. Aucune tentative de dispersion n’est visible.

« Ils ont tout vu et n’ont rien fait »

Hadar Mukhtar décrit avec gravité ce qu’elle a vécu. “Ils ont tout vu et n’ont rien fait”, affirme-t-elle, évoquant directement l’attitude des policiers présents. Selon elle, les forces de l’ordre sont restées passives malgré la violence manifeste et les appels répétés à l’aide.

« La manifestation la plus violente de ma vie »

La militante insiste sur le caractère exceptionnel de cette agression. “Cette manifestation a été la plus violente à laquelle j’ai assisté de toute ma vie, ils n’ont pas cessé de frapper, de me bloquer et de m’insulter”, témoigne-t-elle. Ses propos décrivent une violence continue, non ponctuelle, exercée par plusieurs personnes dans un climat d’hostilité totale.

Des appels à la police restés sans réponse

Selon Hadar Mukhtar, elle et ses soutiens ont demandé à plusieurs reprises l’intervention des policiers pour arrêter les agresseurs. “Il est important de souligner que malgré nos demandes à la police d’arrêter les personnes qui me frappaient, la police n’a rien fait et n’a pas réagi, ces militants sont des personnes violentes et dangereuses”, déclare-t-elle, dénonçant une absence totale de réaction face à des faits graves.

Le silence de la police après les faits

La chaîne C14 a sollicité une réaction officielle de la police afin de comprendre pourquoi aucune action n’a été engagée malgré les images et les témoignages. Aucune réponse n’a été transmise à ce stade. Ce silence institutionnel s’ajoute au sentiment d’abandon exprimé par la militante après l’agression.

Une série d’incidents qui s’accumule

Cette nouvelle attaque intervient peu de temps après un autre incident au cours duquel Hadar Mukhtar avait déposé une plainte pour harcèlement sexuel à la suite d’une manifestation précédente. Dans cette affaire antérieure, un homme âgé avait été interrogé par la police dans une autre ville. La répétition de ces événements renforce le sentiment de vulnérabilité qu’elle décrit publiquement.

Qui est Hadar Mukhtar

Hadar Mukhtar est une militante politique israélienne juive, identifiée à la droite nationale. Connue pour ses positions tranchées et sa présence régulière dans des manifestations très polarisées, elle est devenue une figure clivante du débat public israélien et une cible récurrente lors de rassemblements hostiles.
Elle s’est fait connaître dès l’adolescence par son engagement politique à droite, notamment par la création d’un petit mouvement politique à forte visibilité médiatique, puis par sa participation active à des débats et manifestations très polarisés.

Ses partisans la décrivent comme une militante courageuse et déterminée. Ses détracteurs la qualifient de provocatrice. Ce qui est incontestable, en revanche, c’est que son profil public, son visage connu et son positionnement idéologique font d’elle une cible régulière lors de manifestations tendues, où la frontière entre opposition politique et violence physique tend à disparaître.

 

 

 

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« Nous avons tout » : des hackers iraniens revendiquent le piratage du téléphone de Tzachi Braverman

« Nous avons tout » : des hackers iraniens revendiquent le piratage du téléphone de Tzachi Braverman

« Nous avons tout » : des pirates informatiques iraniens revendiquent le piratage du téléphone de Tzachi Braverman

À travers une revendication brutale, presque théâtrale, des pirates informatiques se présentant comme iraniens affirment avoir mis la main sur le téléphone de Tzachi Braverman, l’un des hommes les plus proches de Benjamin Netanyahu. Messages, contacts, secrets supposés du sommet de l’État : tout serait, selon eux, désormais exposé.

Entre démonstration de force numérique, guerre psychologique et absence de preuves vérifiées, cette attaque revendiquée vise moins un appareil qu’un symbole : la vulnérabilité supposée du cœur même du pouvoir israélien.

Une revendication qui vise le cœur du pouvoir israélien

Une nouvelle offensive informationnelle secoue les cercles du pouvoir en Israël. Un groupe de pirates informatiques se présentant comme iranien affirme avoir piraté le téléphone personnel de Tzachi Braverman, chef de cabinet du Premier ministre Benjamin Netanyahu et récemment désigné pour le poste d’ambassadeur d’Israël à Londres. L’information, révélée par Ynet, a immédiatement déclenché une onde de choc politique et sécuritaire.

« Nous avons tout » : une mise en scène de la toute-puissance

Dans un message publié en ligne, le groupe affirme sans détour : « l’iPhone 16 Pro Max de Braverman a été piraté. Pas seulement aujourd’hui. Handala a observé, infiltré et écouté pendant des années. »
Le ton est volontairement dramatique, presque théâtral.
Les pirates prétendent détenir l’intégralité du contenu de l’appareil, évoquant « conversations chiffrées, affaires dissimulées, extravagances immorales et financières, abus de pouvoir, chantage, corruption », sans toutefois produire à ce stade de preuves indépendantes permettant de confirmer l’ampleur réelle de cette intrusion.

La peur comme arme psychologique

La rhétorique employée dépasse la simple revendication technique. Les hackers écrivent :
« Maintenant vous le ressentez : la poitrine qui se serre, la sueur froide, l’angoisse rongeante. Ce n’est pas seulement la peur, c’est la connaissance que chaque couche de votre sécurité […] est désormais béante. » Le message est clair : il s’agit autant d’une opération de déstabilisation psychologique que d’un piratage supposé, visant à fragiliser l’image de solidité de l’entourage immédiat du Premier ministre.

Le précédent Bennett et la signature du groupe Handala

Ce n’est pas la première fois que ce groupe, se faisant appeler Handala, revendique une opération spectaculaire. Il y a peu, il s’était attribué le piratage du compte Telegram de l’ancien Premier ministre Naftali Bennett, dans ce qu’il avait baptisé l’« Opération Poulpe ». Des documents, images et milliers de numéros de téléphone avaient alors été diffusés, avant que Bennett ne reconnaisse que son compte avait effectivement été compromis.

L’ombre du Qatar-gate

Les pirates lient explicitement leur revendication à l’affaire dite du Qatar-gate, qui secoue actuellement la scène politique israélienne et implique des conseillers proches du pouvoir dans des soupçons de dissimulation d’informations sensibles.

Le groupe promet que le contenu extrait du téléphone de Braverman éclairera cette affaire. Pourtant, dans les premières captures publiées, aucun élément concret ne permet pour l’instant d’établir un lien direct entre le piratage revendiqué et ce dossier explosif.

Démenti ferme du bureau du Premier ministre

Face à ces accusations, le bureau du Premier ministre a opposé un démenti catégorique. Les autorités assurent que « aucune intrusion n’a été détectée dans le téléphone de Braverman » et que les affirmations des hackers sont examinées avec sérieux, mais sans confirmation à ce stade. Aucun organisme indépendant n’a validé la véracité des données prétendument dérobées.

La diffusion de captures et le silence des systèmes de sécurité

Des captures d’écran ont été diffusées sur un canal Telegram attribué au groupe Handala, montrant ce qui est présenté comme une partie des contacts et des échanges stockés sur le téléphone de Tzachi Braverman.

Ces éléments ont été mis en ligne peu après la revendication initiale, puis relayés par plusieurs réseaux et comptes identifiés pour leur proximité avec l’appareil de propagande iranien.

Le téléphone concerné serait un appareil récent, utilisé dans un cadre strictement professionnel et soumis aux protocoles de sécurité appliqués aux plus proches collaborateurs du Premier ministre.

Aucun signal d’alerte n’aurait été déclenché par les systèmes de protection en place au moment de la diffusion. Les autorités israéliennes en charge de la cybersécurité ont été saisies et suivent l’affaire, sans qu’aucune conclusion technique officielle n’ait encore été rendue publique, laissant planer le doute sur la réalité et l’ampleur de l’intrusion revendiquée.

Entre guerre de l’ombre et attente de preuves

Cette affaire s’inscrit dans un contexte de guerre hybride où la cyberattaque, réelle ou supposée, devient un outil politique à part entière. En l’absence de preuves vérifiables, le dossier reste suspendu entre intimidation numérique et manœuvre de déstabilisation.

Dossiers Netanyahu contaminés : un ancien officier de Lahav 433 soupçonné de livrer des secrets à la mafia

Dossiers Netanyahu contaminés : un ancien officier de Lahav 433 soupçonné de livrer des secrets à la mafia

Autorisation de publication accordée : l’enquêteur de Netanyahu soupçonné d’avoir divulgué des informations à l’organisation criminelle Mosseli

La Cour suprême lève le voile

La Cour suprême a autorisé la publication d’éléments sensibles concernant un ancien haut responsable de la police israélienne. Il s’agit de Tzachi Chavkin, ex-officier supérieur de l’unité Lahav 433, soupçonné d’avoir transmis des informations confidentielles à des membres de l’organisation criminelle Mosseli. Cette décision met fin à une interdiction de publication qui entourait jusqu’ici une affaire explosive mêlant enquêtes judiciaires, crime organisé et soupçons de corruption interne.

Un enquêteur au cœur des dossiers les plus sensibles

Tzachi Chavkin n’est pas un policier ordinaire. Au sein de Lahav 433, unité chargée des affaires les plus graves de criminalité organisée et de corruption, il a participé à des enquêtes d’une extrême sensibilité, notamment celles concernant les milliers de documents liés aux dossiers visant le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Son nom est aujourd’hui associé à une enquête qui interroge directement la solidité des garde-fous censés protéger les informations judiciaires les plus confidentielles.

Des soupçons de fuites au profit du crime organisé

Selon les éléments désormais publiables, Chavkin est soupçonné d’avoir fourni des renseignements issus d’enquêtes en cours à des acteurs de l’organisation criminelle Mosseli. Ces informations auraient permis à des figures du crime organisé d’anticiper des actions policières, d’adapter leurs stratégies et de se protéger face aux investigations. L’enquête évoque des dossiers liés notamment aux paris illégaux, aux prêts usuraires et à des activités financières complexes, y compris dans le domaine des cryptomonnaies.

Une affaire qui éclabousse la police

L’enquête ne se limite pas à un seul homme. Plusieurs suspects sont concernés, parmi lesquels des policiers en activité ou à la retraite, ce qui renforce la gravité de l’affaire. Elle met en lumière un possible système de collusion entre certains membres des forces de l’ordre et des organisations criminelles, une hypothèse qui, si elle était confirmée, porterait un coup sévère à la crédibilité des institutions chargées de faire respecter la loi.

Une organisation criminelle bien connue des services de police

L’organisation Mosseli est depuis longtemps dans le viseur des autorités israéliennes. Son nom est associé à des réseaux structurés, violents et profondément ancrés dans l’économie parallèle. Le fait qu’un ancien officier supérieur de Lahav 433 soit soupçonné d’avoir aidé, directement ou indirectement, cette organisation donne à l’affaire une dimension particulièrement choquante.

Une décision judiciaire lourde de conséquences

En autorisant la publication, la Cour suprême a estimé que l’intérêt public l’emportait sur le maintien du secret. Cette décision ouvre une nouvelle phase dans l’affaire, désormais exposée au regard du public. Elle pose des questions fondamentales sur les mécanismes de contrôle internes à la police, sur la protection des enquêtes sensibles et sur la capacité de l’État à se prémunir contre les infiltrations du crime organisé au plus haut niveau.

L’enquête est toujours en cours. Aucune décision définitive n’a encore été rendue, mais les révélations autorisées aujourd’hui marquent un tournant majeur dans une affaire qui pourrait durablement ébranler la confiance du public dans les institutions chargées de lutter contre la criminalité et la corruption.

Retour aux politiques qui ont échoué : la stratégie qui mène Israël dans l’impasse de Ben-Dror Yemin

Retour aux politiques qui ont échoué : la stratégie qui mène Israël dans l’impasse de Ben-Dror Yemin

Ils parlent de guerre, ils parlent de menaces, ils parlent de fermeté. Mais ils refusent toujours de parler de politique.

Dans cette tribune sans concessions, Ben-Dror Yemini démonte une illusion dangereuse : celle d’un pouvoir convaincu que la rhétorique martiale peut remplacer une vision stratégique.
Face à l’Iran, au Hamas et au Hezbollah, Benjamin Netanyahu revient, selon l’auteur, aux mêmes recettes qui ont conduit au désastre du 7 octobre : contenir, temporiser, éviter le « lendemain », prolonger une guerre sans horizon. Quand l’État se contente de slogans et renonce à penser l’après, l’échec n’est plus une hypothèse. Il devient une mécanique.

Retour aux politiques qui ont échoué

Benjamin Netanyahu s’est engagé dans une « mission importante » : exposer les menaces croissantes que représentent l’Iran, le Hamas et le Hezbollah.
Cette formulation officielle, censée rassurer et structurer la stratégie israélienne face à des périls régionaux multiples, masque une réalité plus troublante à l’aune de la réflexion de l’avocat et chroniqueur Ben-Dror Yemini.

Pour lui, derrière les mots martiaux et les annonces tonitruantes, il n’y a pas de véritable vision politique. Et sans vision politique, l’échec n’est pas une éventualité : il est déjà programmé. 

Yemini commence sa tribune en pointant l’une des causes profondes du massacre du 7 octobre : une politique de l’inaction — ou plus précisément, de l’absence de politique claire.

« Une des raisons qui ont conduit au 7 octobre est la politique de “ne rien faire” », écrit-il. Face au gouvernement du Hamas à Gaza, l’État israélien a adopté une attitude de simple contenance : « On ne fait rien. On le contient. On lui permet de se renforcer ».

Cette stratégie d’illusion repose sur l’idée que « prospérité et bien-être sont la meilleure garantie de calme et de dissuasion ». Or, poursuit l’auteur, « on entre dans l’illusion que le problème disparaitra ». 

Pour Yemini, ce qui caractérise le leadership de Netanyahu, avant et après le 7 octobre, est une incapacité à définir « le jour d’après ».
Avant l’attaque terroriste, Israël s’enlisait déjà dans des compromis illusoires : tolérer des violences sporadiques, approuver des expansions de colonies, imaginer qu’une solution politique se ferait d’elle-même.

Après la tragédie, cette incapacité à formuler une stratégie claire s’est maintenue.
Une des rares tentatives de définir une politique, lors d’une réunion de cabinet fin mars, fut réduite à une phrase frêle : « Nous veillerons à la sécurité générale dans la bande de Gaza et permettrons la mise en œuvre du plan de migration volontaire de Trump. C’est le plan. Nous sommes prêts à en discuter à tout moment ». Yemini ne craint pas de qualifier cette démarche de « blague triste » — un symptôme d’un leadership qui « n’a aucune idée de ce dont il parle ». 

La rhétorique de la guerre sans projet politique

L’auteur ne s’arrête pas à la seule critique de l’inaction : il dénonce également la rhétorique guerrière qui, à ses yeux, supplée vainement à l’absence de projet.

Après l’échec de la formule de mars, le gouvernement a lancé ce qui fut présenté comme une « planification en cinq points », censée donner un cadre à l’action : « démanteler le Hamas de ses armes ; rapatrier tous les otages — vivants et morts ; désarmer la bande ; assurer un contrôle sécuritaire israélien sur Gaza ; établir une autorité civile alternative qui ne soit ni le Hamas ni l’Autorité palestinienne ».

Cette liste officielle, souligne Yemini, masque en réalité une stratégie de prolongation de la guerre sans fin : « c’était une politique destinée à continuer la guerre éternelle ».
Plutôt que d’offrir une issue politique tangible, elle a instauré une logique de confrontation permanente, alternant phases de guerre intensive et périodes de guerre d’usure. 

Cet enchaînement traduit, pour le chroniqueur, une dérive inquiétante :
« avec des discours belliqueux sur la guerre et les avant-postes à Gaza, et sans vision politique sérieuse — l’échec est prévu d’avance ».
Ainsi, la communication martiale qui entoure la politique gouvernementale ne compense pas une réflexion stratégique profonde. Cette critique résonne sur fond d’un pays engagé dans plusieurs fronts, où la guerre est devenue une fin en soi plutôt qu’un moyen vers une résolution durable. 

Un leadership figé dans le passé

Yemini insiste sur le fait que Netanyahu, « comme toujours, n’a rien appris et n’a rien oublié ». Exactement comme avant le 7 octobre, il refuse de discuter sérieusement du lendemain. Pour l’auteur, cette répétition des erreurs stratégiques est symptomatique d’un manque d’imagination politique. Plutôt que d’élaborer une feuille de route fondée sur des objectifs réalistes et une diplomatie proactive, le gouvernement s’accroche à des solutions déjà éprouvées — et déjà échouées. 

L’obsession de la guerre, alliée à l’absence de politique cohérente, a des conséquences concrètes. Yemini rappelle que la mission diplomatique de Netanyahu à Washington s’est transformée, non pas en victoire stratégique, mais en humiliation politique : sous la pression américaine, une « plan de 20 points » a été imposé, incluant la création d’un État palestinien — un renversement total des positions affichées par le Premier ministre.

Plus encore, l’épisode de « Qatargate », où Netanyahu a dû s’excuser auprès du Qatar pour une attaque ratée à Doha, illustre selon l’auteur combien la posture actuelle affaiblit Israël sur la scène internationale. 

L’urgence d’une vision politique

Yemini ne nie pas que la menace iranienne, ainsi que celle du Hamas et du Hezbollah, soit réelle. Mais pour lui, l’obsession militaire sans stratégie politique ne permettra pas de les affronter efficacement. Israël a avant tout besoin d’un projet politique capable de mobiliser des alliances régionales, d’intégrer des partenaires internationaux clés, notamment les États-Unis, et de définir clairement ce que signifie gagner et sécuriser l’avenir du pays. Sans ce cadre, prévient l’auteur, « l’échec est prévu d’avance ». 

Cette tribune, incisive et implacable, s’adresse directement au cœur du débat stratégique israélien : peut-on conjuguer la nécessité de faire face à des ennemis déterminés avec l’élaboration d’une politique qui dépasse les slogans martiaux ? Pour Yemini, l’échec de cette dialectique est la principale menace — peut-être plus dangereuse encore que les missiles et les tunnels qu’Israël prétend combattre.

Selon la Tribune de Ben-Dror Yemin

50 000 Palestiniens Illégaux en Israël : La Bombe à Retardement du 7 Octobre 2.0

50 000 Palestiniens Illégaux en Israël : La Bombe à Retardement du 7 Octobre 2.0

Des Milliers d’Infiltrés Recherchés-Terroristes : Le Scénario de Tsahal pour un 7/10 en Judée-Samarie – Et la Conception du Gouvernement.

50 000 Palestiniens vivent illégalement en Israël, traversant chaque jour les brèches de la barrière pour travailler, mais aussi pour s’installer durablement. Parmi eux, des ouvriers ordinaires… et des profils recherchés, prêts à basculer dans la violence.

Tsahal et le gouvernement le savent : cette situation, tolérée au nom de l’économie, porte en elle les graines d’un cauchemar. Une seule étincelle, et des dizaines de milliers pourraient se transformer en marée humaine armée – comme dans les simulations les plus sombres de l’armée.

Cette politique, tacitement approuvée par le gouvernement et mise en œuvre par Tsahal, vise à acheter une paix relative au prix d’un risque croissant.
Mais à quel coût humain ? Explorons cette conception qui, loin d’être un échec fortuit, est une stratégie délibérée, avec ses implications pour les familles israéliennes et la stabilité régionale.

Fermer les Yeux

Même en ce moment précis, alors que les déclarations officielles parlent de fermeture hermétique et de siège total sur Qabatiya – cette localité du nord de la Samarie d’où émergent régulièrement des cellules terroristes –, la réalité sur le terrain raconte une tout autre histoire.
Suite à l’attentat meurtrier près de Beit She’an, qui a coûté la vie à deux Israéliens,  Shimshon Mordechai et Aviv Maor, Tsahal a lancé une opération d’envergure.
Des mortiers ont été tirés vers des zones ouvertes, des hélicoptères Apache ont survolé bas pour dissuader, et pourtant, des véhicules palestiniens circulaient librement dans la ville, comme si de rien n’était.

Cette opération, menée à peine dix jours après une précédente incursion majeure, n’avait pas pour seul but d’élucider l’attentat – le terroriste, Ahmed Abu al-Rub, âgé de 34 ans, a été neutralisé sur place. Non, il s’agissait d’envoyer un message dissuasif, d’interroger les proches pour sonder d’éventuelles complicités, et d’arrêter des suspects potentiels prêts à imiter cet acte odieux. Mais au-delà de cette réponse immédiate, se cache un problème bien plus profond : une politique gouvernementale qui, depuis la fin de la Seconde Intifada il y a une vingtaine d’années, choisit de fermer les yeux sur ces infiltrations.

Imaginez : des commandants de brigades territoriales, des chefs de la Division Judée-Samarie, des généraux du Commandement central, et même des chefs d’état-major, tous impliqués dans cette approche.
L’objectif ? Permettre à des dizaines de milliers de Palestiniens sans permis de travail de gagner leur vie en Israël, où leurs salaires peuvent être multipliés par six ou sept par rapport à ceux de l’Autorité palestinienne.
De temps à autre, lors de vagues d’attentats, Tsahal mène des opérations spéciales pour traquer ces « recherchés », majoritairement des ouvriers en quête de subsistance. C’est un calcul froid : préserver la quiétude industrielle et soutenir l’économie israélienne, qui dépend de cette main-d’œuvre bon marché.

Et puis, il y a cette équation tacite, que nul n’avoue publiquement : tant que ces infiltrations ne causent « que » cinq à dix victimes israéliennes par an, ce prix semble acceptable face à l’alternative d’une explosion généralisée en Judée-Samarie. Une pensée qui glace le sang, quand on songe aux familles endeuillées, aux vies brisées par ces actes de violence sporadique mais persistante.

520 Kilomètres de Frontière

La barrière de séparation, longue de 520 kilomètres du checkpoint de Baqa au nord jusqu’au mont Chol au sud du désert de Judée, incarne cette ambivalence.
Près de 145 kilomètres entourent Jérusalem, et pourtant, environ 60 kilomètres à l’est – derrière la montagne et dans la vallée du Jourdain – restent intentionnellement ouverts. Des raisons environnementales, topographiques, mais surtout politiques et budgétaires expliquent ce choix. Fermer 40 kilomètres supplémentaires coûterait 400 millions de shekels aux contribuables, une somme reléguée au bas des priorités.

Depuis 2022, des améliorations ont été apportées : 90 kilomètres ont été renforcés face à la plaine du Sharon et au mont Hébron, avec des murs, des technologies de détection et des instructions de tir assouplies – permettant aux soldats de viser les jambes des passeurs, même non armés. Tsahal rapporte que des dizaines de tentatives sont déjouées chaque semaine par des embuscades et patrouilles. Pourtant, des milliers franchissent encore les brèches chaque semaine, selon les estimations.

Avec la fermeture imposée aux 100 000 travailleurs légaux pendant les fêtes de Souccot en 2023, prolongée après le 7 octobre, le gouvernement a tenté un pilote pour renforcer les contrôles aux passages.
Mais rien n’a avancé, et sous le couvert de la guerre à Gaza, les infiltrations illégales ont explosé.
Aujourd’hui, on parle de 50 000 Palestiniens résidant illégalement en Israël, certains y restant des mois pour éviter les trajets risqués. Une situation qui non seulement alimente l’économie, mais sème les graines d’une vulnérabilité accrue, touchant au cœur de la vie quotidienne des Israéliens.

Le Scénario Cauchemar

Au sein de Tsahal, un scénario hantise occupe de plus en plus les esprits : une éruption violente et simultanée de dizaines de milliers de terroristes en Judée-Samarie, un phénomène inédit depuis un quart de siècle.
Dans les exercices récents, les commandants simulent un remake du 7 octobre : d’abord, des cellules armées infiltrant des localités ou mitraillant des véhicules israéliens de part et d’autre de la Ligne verte ; puis, une foule enragée de dizaines de milliers de Palestiniens, armés de couteaux ou de bâtons, déferlant par les mêmes brèches utilisées par les travailleurs.

Publié initialement le 28 décembre 2025