Qatargate : Feldstein bouc émissaire, Netanyahu accusé de trahison

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Qatargate : Feldstein bouc émissaire, Netanyahu accusé de trahison

Rappel de l’affaire : le scandale des documents classifiés publiés dans Bild et l’accusation contre Eli Feldstein

Le cœur du scandale : la fuite de documents ultra-sensibles

En mai 2024, le journal allemand Bild a publié des documents classifiés de l’armée israélienne (Tsahal) contenant des détails opérationnels hautement sensibles sur la guerre à Gaza,
les mouvements de troupes et des informations stratégiques.
Ces fuites, considérées comme une grave atteinte à la sécurité nationale, ont été attribuées à une source interne israélienne.

Le gouvernement israélien a immédiatement accusé Eli Feldstein, alors porte-parole international de Tsahal, d’avoir été à l’origine de la transmission de ces documents à des journalistes étrangers, dont un correspondant de Bild..

Un gouvernement qui laisse faire, puis accuse

Le scandale est double :

D’abord, l’autorisation implicite de laisser publier des documents aussi sensibles dans un média étranger sans réaction immédiate et ferme de la censure militaire israélienne (Hatzensor).

Ensuite, l’utilisation d’Eli Feldstein comme bouc émissaire pour détourner l’attention des dysfonctionnements plus profonds au sommet de l’État : une communication militaire devenue politisée, des fuites multiples et une gestion laxiste de la sécurité de l’information pendant une guerre existentielle.

Des dizaines de milliers sous la pluie battante

Malgré un déluge implacable, des milliers d’Israéliens ont envahi la place Habima à Tel Aviv et le carrefour Horov à Haïfa, ce samedi soir, pour exiger justice et responsabilité.
Deux ans après l’horreur du 7 octobre 2023, ces manifestations ne sont pas un simple cri de désespoir : elles sont un appel solennel à protéger l’État d’Israël contre les trahisons internes et les influences étrangères qui ont permis au Hamas de s’armer et de frapper.

Une trahison qui alimente la colère populaire

Deux ans après le 7 octobre, ces révélations renforcent la conviction de nombreux Israéliens que le gouvernement Netanyahu privilégie les calculs politiques à la protection de l’État.
Laisser des documents classifiés se retrouver dans Bild, puis désigner un porte-parole comme seul responsable, est perçu comme une tentative de blanchiment et de diversion.
Les manifestations de ce samedi soir, sous la pluie, expriment cette rage : assez de mensonges, assez de boucs émissaires – la vérité et la responsabilité doivent être assumées jusqu’au plus haut niveau.

Roni Alshich pointe le sommet de l’État

L’ancien commissaire de police (rés.) Roni Alshich, voix respectée de la sécurité nationale, a fustigé les ministres du cabinet : « Ni Feldstein ni Alshich – c’est le Premier ministre qui porte la responsabilité première. »
Il a dénoncé l’affaire Qatar-Gate, ce scandale où des fonds qataris, destinés à financer le Hamas, ont été légitimés au plus haut niveau politique.
« Vous portez une responsabilité légale, même s’il ne vous informe pas. Comment osez-vous siéger au cabinet, manger des boreks et ne poser aucune question difficile au Premier ministre ? » Alshich a prédit qu’une future commission d’enquête nationale ne laissera personne indemne.

Mirav Savirsky : le prix personnel de la trahison

Fille d’Orit et Rafi, assassinés au kibboutz Be’eri, et sœur d’Itai, enlevé et exécuté après 99 jours de captivité, Mirav Savirsky a ouvert son cœur :
« L’infiltration des intérêts qataris dans le bureau du Premier ministre a coûté la vie de mes parents et de mon frère. » Elle a réclamé le retour immédiat de Ran Gvili, dernier soldat encore détenu à Gaza, et accusé :
« Netanyahu ne veille ni à la sécurité de l’État, ni au retour des otages, ni au sort des survivants et des évacués. Il ne veille qu’à lui-même. » Chaque jour passé au pouvoir par ce gouvernement, a-t-elle martelé, représente une menace pour Israël.

Shiral Chugag : une maladie auto-immune qui ronge l’État

Résident d’Ofakim, cofondateur du mouvement « Kumu », dont la sœur et d’autres proches ont été grièvement blessés le 7 octobre, Shiral a comparé le gouvernement à une maladie auto-immune : « Il détruit l’État de l’intérieur. » Il a dénoncé une « machine de dissimulation et de falsification » qui manipule quotidiennement l’opinion publique, tout en affirmant la résilience du peuple : « Je connais mon peuple : c’est un peuple qui ne se soumettra pas au chaos. »

Yotam Rotfeld : la police devenue bras politique

Employé de l’Association pour les droits civiques, Yotam Rotfeld a lié les incidents récents au stade Bloomfield à un mal plus profond : une police politisée, tombée sous l’influence d’un ministre extrémiste, qui agit comme un bras exécutif pour imposer un agenda nationaliste-messianique. Au lieu de combattre la violence et la criminalité, elle censure et étouffe la critique. « Dans la lutte pour la démocratie, il n’y a pas de raccourcis : nous devons nous battre ensemble pour les droits humains de tous. »

Ayala Metzger : 46 otages abandonnés à la mort

Petite-fille de Yoram Metzger, assassiné en captivité par le Hamas après l’enlèvement de Nir Oz, Ayala Metzger a décrit le 7 octobre comme l’effondrement d’un monde : « L’État et l’armée étaient absents. 46 otages ont été abandonnés à la mort, dont mon grand-père. » Deux ans plus tard, elle accuse un « gouvernement de sang » qui néglige les citoyens, la société arabe, les routes, les implantations évacuées et les réservistes. Elle s’oppose fermement à toute tentative de créer une commission de « blanchiment » destinée à effacer les traces du massacre et de la guerre des « Épées de fer », la plus longue de l’histoire d’Israël, qui a isolé le pays sur la scène internationale et provoqué une crise morale profonde.

Un peuple qui refuse de se taire

Ces voix, portées par la douleur et la détermination, rappellent une vérité essentielle : Israël ne peut survivre que s’il protège ses citoyens, refuse les compromissions avec des régimes qui financent le terrorisme et exige une responsabilité totale de ses dirigeants. Sous la pluie, ce samedi soir, ce ne sont pas seulement des manifestants qui ont crié. C’est l’âme d’un pays qui refuse l’abandon.

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