50 000 Palestiniens Illégaux en Israël : La Bombe à Retardement du 7 Octobre 2.0

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50 000 Palestiniens Illégaux en Israël : La Bombe à Retardement du 7 Octobre 2.0

Des Milliers d’Infiltrés Recherchés-Terroristes : Le Scénario de Tsahal pour un 7/10 en Judée-Samarie – Et la Conception du Gouvernement.

50 000 Palestiniens vivent illégalement en Israël, traversant chaque jour les brèches de la barrière pour travailler, mais aussi pour s’installer durablement. Parmi eux, des ouvriers ordinaires… et des profils recherchés, prêts à basculer dans la violence.

Tsahal et le gouvernement le savent : cette situation, tolérée au nom de l’économie, porte en elle les graines d’un cauchemar. Une seule étincelle, et des dizaines de milliers pourraient se transformer en marée humaine armée – comme dans les simulations les plus sombres de l’armée.

Cette politique, tacitement approuvée par le gouvernement et mise en œuvre par Tsahal, vise à acheter une paix relative au prix d’un risque croissant.
Mais à quel coût humain ? Explorons cette conception qui, loin d’être un échec fortuit, est une stratégie délibérée, avec ses implications pour les familles israéliennes et la stabilité régionale.

Fermer les Yeux

Même en ce moment précis, alors que les déclarations officielles parlent de fermeture hermétique et de siège total sur Qabatiya – cette localité du nord de la Samarie d’où émergent régulièrement des cellules terroristes –, la réalité sur le terrain raconte une tout autre histoire.
Suite à l’attentat meurtrier près de Beit She’an, qui a coûté la vie à deux Israéliens,  Shimshon Mordechai et Aviv Maor, Tsahal a lancé une opération d’envergure.
Des mortiers ont été tirés vers des zones ouvertes, des hélicoptères Apache ont survolé bas pour dissuader, et pourtant, des véhicules palestiniens circulaient librement dans la ville, comme si de rien n’était.

Cette opération, menée à peine dix jours après une précédente incursion majeure, n’avait pas pour seul but d’élucider l’attentat – le terroriste, Ahmed Abu al-Rub, âgé de 34 ans, a été neutralisé sur place. Non, il s’agissait d’envoyer un message dissuasif, d’interroger les proches pour sonder d’éventuelles complicités, et d’arrêter des suspects potentiels prêts à imiter cet acte odieux. Mais au-delà de cette réponse immédiate, se cache un problème bien plus profond : une politique gouvernementale qui, depuis la fin de la Seconde Intifada il y a une vingtaine d’années, choisit de fermer les yeux sur ces infiltrations.

Imaginez : des commandants de brigades territoriales, des chefs de la Division Judée-Samarie, des généraux du Commandement central, et même des chefs d’état-major, tous impliqués dans cette approche.
L’objectif ? Permettre à des dizaines de milliers de Palestiniens sans permis de travail de gagner leur vie en Israël, où leurs salaires peuvent être multipliés par six ou sept par rapport à ceux de l’Autorité palestinienne.
De temps à autre, lors de vagues d’attentats, Tsahal mène des opérations spéciales pour traquer ces « recherchés », majoritairement des ouvriers en quête de subsistance. C’est un calcul froid : préserver la quiétude industrielle et soutenir l’économie israélienne, qui dépend de cette main-d’œuvre bon marché.

Et puis, il y a cette équation tacite, que nul n’avoue publiquement : tant que ces infiltrations ne causent « que » cinq à dix victimes israéliennes par an, ce prix semble acceptable face à l’alternative d’une explosion généralisée en Judée-Samarie. Une pensée qui glace le sang, quand on songe aux familles endeuillées, aux vies brisées par ces actes de violence sporadique mais persistante.

520 Kilomètres de Frontière

La barrière de séparation, longue de 520 kilomètres du checkpoint de Baqa au nord jusqu’au mont Chol au sud du désert de Judée, incarne cette ambivalence.
Près de 145 kilomètres entourent Jérusalem, et pourtant, environ 60 kilomètres à l’est – derrière la montagne et dans la vallée du Jourdain – restent intentionnellement ouverts. Des raisons environnementales, topographiques, mais surtout politiques et budgétaires expliquent ce choix. Fermer 40 kilomètres supplémentaires coûterait 400 millions de shekels aux contribuables, une somme reléguée au bas des priorités.

Depuis 2022, des améliorations ont été apportées : 90 kilomètres ont été renforcés face à la plaine du Sharon et au mont Hébron, avec des murs, des technologies de détection et des instructions de tir assouplies – permettant aux soldats de viser les jambes des passeurs, même non armés. Tsahal rapporte que des dizaines de tentatives sont déjouées chaque semaine par des embuscades et patrouilles. Pourtant, des milliers franchissent encore les brèches chaque semaine, selon les estimations.

Avec la fermeture imposée aux 100 000 travailleurs légaux pendant les fêtes de Souccot en 2023, prolongée après le 7 octobre, le gouvernement a tenté un pilote pour renforcer les contrôles aux passages.
Mais rien n’a avancé, et sous le couvert de la guerre à Gaza, les infiltrations illégales ont explosé.
Aujourd’hui, on parle de 50 000 Palestiniens résidant illégalement en Israël, certains y restant des mois pour éviter les trajets risqués. Une situation qui non seulement alimente l’économie, mais sème les graines d’une vulnérabilité accrue, touchant au cœur de la vie quotidienne des Israéliens.

Le Scénario Cauchemar

Au sein de Tsahal, un scénario hantise occupe de plus en plus les esprits : une éruption violente et simultanée de dizaines de milliers de terroristes en Judée-Samarie, un phénomène inédit depuis un quart de siècle.
Dans les exercices récents, les commandants simulent un remake du 7 octobre : d’abord, des cellules armées infiltrant des localités ou mitraillant des véhicules israéliens de part et d’autre de la Ligne verte ; puis, une foule enragée de dizaines de milliers de Palestiniens, armés de couteaux ou de bâtons, déferlant par les mêmes brèches utilisées par les travailleurs.

Publié initialement le 28 décembre 2025

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