Tel Aviv met le klaxon sur écoute : jusqu’à 1 000 shekels d’amende pour un coup de trop

Actualités, Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest
tel-aviv-klaxon-amende-1000-shekels-micros-cameras.jpg

Tel Aviv met le klaxon sur écoute : jusqu’à 1 000 shekels d’amende pour un coup de trop

Par Claudine Douillet

Dans les rues de Tel Aviv, klaxonner fait partie du quotidien. La municipalité veut en finir. D’ici début 2027, des micros et des caméras repéreront les klaxons inutiles, et le propriétaire du véhicule recevra une amende chez lui. La plus lourde atteindra 1 000 shekels.

Le système associe plusieurs outils. Des micros captent le son et le localisent. Des caméras reliées à une carte sonore identifient ensuite la voiture responsable. Mais aucune amende ne part toute seule : un inspecteur municipal examine chaque cas, confirme qu’il y a bien infraction et décide d’envoyer ou non un avis de contravention. La société israélienne Noiz a remporté l’appel d’offres.

Les montants varient selon le véhicule et la récidive. Un particulier paiera 250 shekels la première fois, puis 500 en cas de récidive. Pour une voiture de société, l’amende commence à 500 shekels et passe à 1 000 à la récidive. Le titulaire inscrit au fichier du ministère des Transports est responsable, même s’il ne conduisait pas.

Le dispositif repose sur une décision prise il y a environ cinq mois. La commission des finances de la municipalité de Tel Aviv-Jaffa a modifié le règlement sur la prévention du bruit et le barème des amendes, pour faire du klaxon inutile une infraction sanctionnée. Le klaxon abusif était déjà interdit, mais personne n’avait les moyens techniques de prendre les conducteurs sur le fait. La technologie vient combler ce manque.

Dans un premier temps, le système sera installé sur onze sites, dont le carrefour Bograshov et Tchernichovsky et les abords de la place Rabin. Ils ont été choisis avec l’autorité municipale de protection de l’environnement selon plusieurs critères : nombre de piétons, position centrale, densité de population, grands axes de circulation et volume des plaintes d’habitants.

Le projet vient d’en bas. Une élue municipale rappelle que l’idée est née il y a une dizaine d’années, avec un collectif de riverains exaspérés qui avait pris pour nom le mot hébreu qui désigne le klaxon. La mairie présente aujourd’hui cette mesure comme une étape d’une politique plus large, qui donne la priorité aux piétons, aux cyclistes et aux habitants dans l’espace public.

Le pari reste audacieux dans un pays où le klaxon sert souvent de langage. Reste à voir si les conducteurs changeront leurs habitudes, ou si les premières amendes provoqueront une vague de contestations.

POUR S'INSCRIRE A LA NEWSLETTER D'ALLIANCE ET AVOIR ACCES AUX INFORMATIONS EN UN COUP D'OEIL CLIQUEZ ICI :https://alliance-magazine.com/?p=subscribe&id=1

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi