Retour controversé d’Eli Feldstein au bureau du Premier ministre malgré son inaptitude sécuritaire

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Retour controversé d’Eli Feldstein au bureau du Premier ministre malgré son inaptitude sécuritaire

L’absurdité au sommet de l’État israélien

Accusé de fuites de documents classifiés (affaire Bild) et soupçonné dans le Qatar-gate, Eli Feldstein est jugé inapte à la sécurité par le Shin Bet et contraint de quitter son poste au bureau du Premier ministre. Quelques mois plus tard, Benjamin Netanyahu le rappelle… en tant que consultant privé, sans aucun contrôle sécuritaire.

Feldstein reprend ses fonctions de porte-parole sécuritaire et politique, circule librement dans les lieux les plus sensibles de l’État, tandis que le Shin Bet se contente de rappeler les règles sans exiger son départ. Une illustration flagrante de l’impunité et du mépris des procédures au cœur du pouvoir.

Retour controversé d’Eli Feldstein au bureau du Premier ministre malgré son inaptitude sécuritaire

Le Shin Bet se contente d’affiner les règles

Le responsable de la sécurité du bureau du Premier ministre, Alon Haliwa, a alerté le Shin Bet du retour d’Eli Feldstein à son poste de porte-parole sécuritaire, cette fois en tant que consultant privé. Or, Feldstein avait été jugé inapte à ce rôle par le Shin Bet en avril 2024, lorsqu’il était fonctionnaire d’État, et avait dû quitter ses fonctions.

Malgré ce signalement, le Shin Bet n’a pas exigé son éviction. Il s’est limité à rappeler les règles de protection des informations classifiées et a autorisé Feldstein à circuler librement dans le bureau du Premier ministre, les bases militaires et même le bunker de la Kirya, en tant qu’« invité régulier ».

Un entourage de consultants privés sans contrôle sécuritaire

La plupart des conseillers en communication de Benjamin Netanyahu sont des consultants privés, rémunérés par le Likoud ou d’autres entités, et non des employés de l’État. Contrairement aux fonctionnaires, ils ne sont pas soumis à un test d’aptitude sécuritaire.

Feldstein, impliqué dans l’affaire Bild (fuite de documents classifiés) et soupçonné dans le Qatar-gate, avait été recruté à nouveau par Netanyahu en qualité de consultant privé. Il occupe toujours le rôle de porte-parole sécuritaire et politique, bien qu’il ait été jugé inapte sur le plan sécuritaire en tant que fonctionnaire.

Soupçons de promotion de messages qataris

Selon l’enquête, Feldstein aurait relayé auprès de journalistes des messages pro-qataris fournis par le lobbyiste Israel Einhorn, financé par le Qatar. Les journalistes croyaient recevoir les consignes directes de Netanyahu. Feldstein affirme n’avoir pas été conscient de la campagne qatarie. Son salaire était versé par l’homme d’affaires Gil Birger, sur instruction du lobbyiste qatari J. Potlick.

L’information cachée aux avocats de la défense

Les avocats de Feldstein et de son associé Ari Rosenfeld n’ont pas reçu ces éléments dans le dossier d’enquête, bien qu’ils soient connus au ministère de la Justice et discutés dans le cadre des leçons tirées des affaires Qatar-gate et Bild.

Le bureau du Premier ministre n’a pas commenté. Le Shin Bet a déclaré avoir agi dans le cadre de ses compétences légales.

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