« Nous avons tout » : des hackers iraniens revendiquent le piratage du téléphone de Tzachi Braverman

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« Nous avons tout » : des hackers iraniens revendiquent le piratage du téléphone de Tzachi Braverman

« Nous avons tout » : des pirates informatiques iraniens revendiquent le piratage du téléphone de Tzachi Braverman

À travers une revendication brutale, presque théâtrale, des pirates informatiques se présentant comme iraniens affirment avoir mis la main sur le téléphone de Tzachi Braverman, l’un des hommes les plus proches de Benjamin Netanyahu. Messages, contacts, secrets supposés du sommet de l’État : tout serait, selon eux, désormais exposé.

Entre démonstration de force numérique, guerre psychologique et absence de preuves vérifiées, cette attaque revendiquée vise moins un appareil qu’un symbole : la vulnérabilité supposée du cœur même du pouvoir israélien.

Une revendication qui vise le cœur du pouvoir israélien

Une nouvelle offensive informationnelle secoue les cercles du pouvoir en Israël. Un groupe de pirates informatiques se présentant comme iranien affirme avoir piraté le téléphone personnel de Tzachi Braverman, chef de cabinet du Premier ministre Benjamin Netanyahu et récemment désigné pour le poste d’ambassadeur d’Israël à Londres. L’information, révélée par Ynet, a immédiatement déclenché une onde de choc politique et sécuritaire.

« Nous avons tout » : une mise en scène de la toute-puissance

Dans un message publié en ligne, le groupe affirme sans détour : « l’iPhone 16 Pro Max de Braverman a été piraté. Pas seulement aujourd’hui. Handala a observé, infiltré et écouté pendant des années. »
Le ton est volontairement dramatique, presque théâtral.
Les pirates prétendent détenir l’intégralité du contenu de l’appareil, évoquant « conversations chiffrées, affaires dissimulées, extravagances immorales et financières, abus de pouvoir, chantage, corruption », sans toutefois produire à ce stade de preuves indépendantes permettant de confirmer l’ampleur réelle de cette intrusion.

La peur comme arme psychologique

La rhétorique employée dépasse la simple revendication technique. Les hackers écrivent :
« Maintenant vous le ressentez : la poitrine qui se serre, la sueur froide, l’angoisse rongeante. Ce n’est pas seulement la peur, c’est la connaissance que chaque couche de votre sécurité […] est désormais béante. » Le message est clair : il s’agit autant d’une opération de déstabilisation psychologique que d’un piratage supposé, visant à fragiliser l’image de solidité de l’entourage immédiat du Premier ministre.

Le précédent Bennett et la signature du groupe Handala

Ce n’est pas la première fois que ce groupe, se faisant appeler Handala, revendique une opération spectaculaire. Il y a peu, il s’était attribué le piratage du compte Telegram de l’ancien Premier ministre Naftali Bennett, dans ce qu’il avait baptisé l’« Opération Poulpe ». Des documents, images et milliers de numéros de téléphone avaient alors été diffusés, avant que Bennett ne reconnaisse que son compte avait effectivement été compromis.

L’ombre du Qatar-gate

Les pirates lient explicitement leur revendication à l’affaire dite du Qatar-gate, qui secoue actuellement la scène politique israélienne et implique des conseillers proches du pouvoir dans des soupçons de dissimulation d’informations sensibles.

Le groupe promet que le contenu extrait du téléphone de Braverman éclairera cette affaire. Pourtant, dans les premières captures publiées, aucun élément concret ne permet pour l’instant d’établir un lien direct entre le piratage revendiqué et ce dossier explosif.

Démenti ferme du bureau du Premier ministre

Face à ces accusations, le bureau du Premier ministre a opposé un démenti catégorique. Les autorités assurent que « aucune intrusion n’a été détectée dans le téléphone de Braverman » et que les affirmations des hackers sont examinées avec sérieux, mais sans confirmation à ce stade. Aucun organisme indépendant n’a validé la véracité des données prétendument dérobées.

La diffusion de captures et le silence des systèmes de sécurité

Des captures d’écran ont été diffusées sur un canal Telegram attribué au groupe Handala, montrant ce qui est présenté comme une partie des contacts et des échanges stockés sur le téléphone de Tzachi Braverman.

Ces éléments ont été mis en ligne peu après la revendication initiale, puis relayés par plusieurs réseaux et comptes identifiés pour leur proximité avec l’appareil de propagande iranien.

Le téléphone concerné serait un appareil récent, utilisé dans un cadre strictement professionnel et soumis aux protocoles de sécurité appliqués aux plus proches collaborateurs du Premier ministre.

Aucun signal d’alerte n’aurait été déclenché par les systèmes de protection en place au moment de la diffusion. Les autorités israéliennes en charge de la cybersécurité ont été saisies et suivent l’affaire, sans qu’aucune conclusion technique officielle n’ait encore été rendue publique, laissant planer le doute sur la réalité et l’ampleur de l’intrusion revendiquée.

Entre guerre de l’ombre et attente de preuves

Cette affaire s’inscrit dans un contexte de guerre hybride où la cyberattaque, réelle ou supposée, devient un outil politique à part entière. En l’absence de preuves vérifiables, le dossier reste suspendu entre intimidation numérique et manœuvre de déstabilisation.

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