Yves Benjamin ATTALI

Né le 8 juin 1957 à Paris
Études secondaires en internat à l'école Maïmonide de Boulogne sur seine.
Aliyah en 1976, terminale au lycée français de Jérusalem.
Service militaire dans le génie combattant.
Marié avec une Israélienne, Hanna, père de 4 enfants (2 filles et 2 garçons). Habitons à Kfar Tavor en basse Galilée.
Licence en sociologie et ressources humaines de l'université de Bar-Ilan.
Amoureux des langues, considéré comme le plus Israélien des francophones de ma promotion.
J'ai collaboré pour la première fois avec Alliance en 1997. Aujourd'hui j'ai renoué avec le magazine juif qui est incontestablement le meilleur sur Web.

Les articles de Yves Benjamin ATTALI

Netanyahu invite Abbas à la Knesset pour reconnaître Israël

knesset.JPGJÉRUSALEM  - Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a invité lundi le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, à venir à la Knesset pour reconnaître Israël en tant qu'Etat juif.

"Je lui lance un appel: brisons la glace, venez à la Knesset, je viendrai à Ramallah. Venez à cette tribune et reconnaissez la vérité historique (...) Reconnaissez le peuple juif", a-t-il déclaré aux Parlement, où il recevait le président français, François Hollande.

Israël a fait de sa reconnaissance par les Palestiniens en tant qu'Etat juif une condition du processus de paix qui a repris l'été dernier.

François Hollande en équilibriste entre Jérusalem et Ramallah

hollk.JPGFrançois Hollande a défendu lundi une position d'équilibre dans le conflit au Proche-Orient, invitant les Palestiniens à "faire des gestes" pour permettre un accord de paix avec Israël, sommé pour sa part de cesser toute colonisation.

Le chef de l'Etat français a passé une partie de la journée à Ramallah, étape palestinienne de son voyage au Proche-Orient, où il s'est dit soucieux d'être "utile à la paix" sans "vouloir faire plus pour les uns ou pour les autres".

Dans un discours à la Knesset en fin d'après-midi, il s'est placé dans les pas de ses prédécesseurs, affirmant qu'un "statu quo n'est pas tenable" sauf à être source de "ressentiment", de "rancune" et de "haine".

Trente et un ans après François Mitterrand, il a défendu la solution d'un "règlement négocié pour que l'Etat d'Israël et l'Etat de Palestine ayant tous deux Jérusalem pour capitale puissent coexister en paix et en sécurité". Une solution qui permette d'"en terminer avec toutes les revendications".

"L'Etat palestinien devra être construit sur des bases solides. Il devra être viable. C'est pourquoi la colonisation doit cesser car elle compromet la solution des deux Etats", a-t-il demandé, déclenchant les applaudissements d'une partie de la salle.

"GESTES"

François Hollande a reconnu dans le même temps les efforts consentis côté israélien, comme la libération de prisonniers, et rappelé sa position de fermeté vis-à-vis de l'Iran voisin, que "la France ne laissera pas se doter de l'arme nucléaire".

A Ramallah, François Hollande a proclamé son amitié au peuple palestinien tout en réclamant des "gestes" dont il n'a pas précisé la teneur.

"Nous sommes à vos côtés et en même temps nous sommes conscients que c'est dans ces derniers moments que tout peut se bloquer", a-t-il dit devant la presse aux côtés du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

"Il faut faire les gestes, toujours les gestes, parce que c'est le dernier geste qui va compter", a-t-il poursuivi, à l'heure où la relance du processus de paix est fragilisée par la récente démission de la délégation palestinienne aux négociations, faute de progrès constatés.

Il a aussi évoqué des "frontières sûres" sur la base de celles de 1967 et la possibilité d'un échange de territoires et de mécanismes de compensation.

Israël exige notamment la reconnaissance par les Palestiniens de son caractère juif, ce qui empêcherait le retour des personnes expulsées en 1948 lors de la création de l'Etat hébreu, geste auquel se refusent les négociateurs palestiniens à ce stade des négociations.

NETANYAHU INVITE ABBAS À LA KNESSET

A la Knesset, Benjamin Netanyahu a pris le ton du défi en invitant Mahmoud Abbas à venir à la Knesset reconnaître l'Etat d'Israël.

"Je lui lance un appel: brisons la glace, venez à la Knesset, je viendrai à Ramallah. Venez à cette tribune et reconnaissez la vérité historique", a lancé le Premier ministre, insistant sur la présence multimillénaire du peuple juif en terre d'Israël.

Tzipi Livni, la négociatrice en chef côté israélien, a déclaré lundi à la radio israélienne que son homologue palestinien était "de retour aux affaires" et que les négociations, interrompues depuis une semaine, allaient reprendre.

Les Palestiniens veulent établir un Etat en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, avec Jérusalem-Est comme capitale.

Ils craignent que la colonisation israélienne les empêche de créer un Etat viable. Plus de 500.000 Israéliens vivent en Cisjordanie et à Jérusalem-Est aux côtés de 2,5 millions de Palestiniens.

François Hollande a proposé l'organisation l'an prochain d'une conférence de donateurs pour les Palestiniens après celle de 2007 à Paris. Plusieurs accords ont été signés lundi, portant notamment sur la formation de fonctionnaires et la construction d'un lycée français à Ramallah.

Interrogé sur l'équilibre de son soutien aux parties israélienne et palestinienne, le président français a répondu ne pas chercher "un équilibre, une espèce de parallélisme des forces", mais les moyens d'"être utile à la paix".

Mahmoud Abbas s'est déclaré pour sa part "rassuré par son hôte, dont le propos lui a paru "équilibré, sage et juste".

Un diplomate français a jugé réussi ce premier voyage du président français au Proche-Orient, constatant que "la chaleur est là".

"On est un des seuls pays à avoir des relations d'amitié à la fois avec les Israéliens et les Palestiniens, ce qui nous donne la capacité de dire des choses", a-t-il considéré.

Iran, Jérusalem... Ce qu'a dit Hollande au Parlement israélien

Article paru dans "Le Nouvel Obs"

Le président français a appelé à la Knesset à un partage de Jérusalem entre deux Etats et au maintien des sanctions contre l'Iran.

Le président français François Hollande a appelé lundi devant le Parlement israélien à un partage de Jérusalem, entre deux Etats, israélien et palestinien, et au maintien des sanctions contre l'Iran jusqu'à ce qu'il "renonce définitivement à son programme militaire" nucléaire.

"La position de la France est connue. C'est un règlement négocié pour que les Etats d'Israël et de Palestine, ayant tous deux Jérusalem pour capitale, puissent coexister en paix et en sécurité", a déclaré François Hollande dans un discours d'une demi-heure à la Knesset.

"La colonisation doit cesser car elle compromet la solution des deux Etats", a-t-il estimé, à l'attention du gouvernement israélien, dont le Premier ministre Benjamin Netanyahou l'a précédé à la tribune.
La France "combat de toutes ses forces l'antisémitisme"

François Hollande a également appelé le président palestinien Mahmoud Abbas, qui l'a reçu auparavant à Ramallah, en Cisjordanie, à consentir à des "efforts", et à faire preuve de "réalisme sur tous les sujets".

"La France ne laissera pas l'Iran se doter de l'arme nucléaire", a, par ailleurs, assuré François Hollande, en visite d'Etat en Israël. "J'affirme ici que nous maintiendrons les sanctions tant que nous n'aurons pas la certitude du renoncement définitif de l'Iran à son programme militaire", a-t-il ajouté.

La France "combat de toutes ses forces l'antisémitisme sous toutes ses formes", a-t-il proclamé, d'autre part. "Je réaffirme ici à cette tribune l'engagement de la République française de veiller en toutes circonstances sur la sécurité et l'intégrité des juifs de France", a-t-il insisté.

Israël Inside par Yves Benjamin

Israël Inside par Yves Benjamin

-kremlin.jpgLe Sabrés (La figue de barbarie) en voie  de disparition :


Ce fruit, épineux à l'extérieur, est doux à l'intérieur, symbolisa assez bien l'israélien né en Israël juste aprés son indépendance. Ce dernier est souvent d'apparence rugueuse mais son fond est doux. Le KKL avec les chercheurs de l'institut d'agriculture ont observé des amas de buissons de figues de barbarie , dans le nord du pays, atteints par une vermine de l'espèce Dactylopius opuntiae trés violente. Déjà plusieurs de ces buissons sont morts et comme l'explique le Dr David Bernad commissaire des fôrets au KKL:" Etant donné que les figues de barbarie poussent sauvagement dans la nature, il sera nécessaire de combattre plusieurs années cette épidémie de vermine."

 

Les lundis sans viande à la résidence du Premier Ministre 


-kremlin.jpgA la suite de l'entretien qui a eu lieu entre le Premier ministre, sa femme et Miki Haimovich défenseur des droits des animaux et ex-présentratrice du 20H à la chaine 10 de la télévision israélienne  , a été décidé que les lundis seront servis des repas sans viande. Benjamin Netanyahu a déclaré qu'il n'est pas végétarien mais que par contre son fils Yaïr l'est depuis deux ans. Il a rajouté que la lecture du livre "Une brève histoire de l'humanité" a eu beaucoup d'influence sur lui, lisant que les animaux d'aprés les recherches de l'écrivain Yuval Noah Harari avaient conscience des souffrances des autres animaux. " En tant que Premier Ministre j'ai le devoir d'augmenter la prise de conscience des droits des animaux".Il a rajouté que la lecture du livre "Une brève histoire de l'humanité" a eu beaucoup d'influence sur lui, lisant que les animaux d'aprés les recherches de l'écrivain Yuval Noah Harari avaient conscience des souffrances des autres animaux. " En tant que Premier Ministre j'ai le devoir d'augmenter la prise de conscience des droits des animaux". http://www.youtube.com/watch?v=xQ4eg7Zj5OY 

 

-2.jpg133,000 shékels, environ 28,000 €  

Le tribunal a ordonné a l'état d'octroyer des compensations d'un montant de 133,000 shékels à une vieille femme qui à la suite d'une chute au cimetiére de Tibériades s'est blessée en se rendant sur la tombe de Rabbi Akiva. 

Cette dernière n'ayant pas remarqué au bout du chemin l'unique marche menant à la tombe,tribucha, tomba et se cassa la jambe. Bien que le procureur déclara que s'était son entière responsabilité de faire attention, le juge en décida autrement en rendant sa sentence. Malheureusement la vieille femme entre temps décéda.

 

 



A la tribune de la Knesseth


Le Président français François Hollande, bien qu'ayant décidé de ne pas prononcer de dicours à la Knesseth durant sa visite à partir du 17 novembre, a changé d'avis à la suite de la réation de Yuli Edelstein Président de la Knesseth. Edelstein a fait savoir que si le Président Hollande n'honorait pas la Knesseth par sa présence alors lui non plus ne participerait pas à sa visite car il est à ses yeux important que soit respectés le peuple d'Israël, ses représentants les deputes.

 

Edelstein a exprimé sa satisfaction dimanche dernier (le 10.11) en apprenant que finalement le Président Hollande prononcera un discours à la tribune de l'assemblée du Parlement. Le lundi 18 novembre à 17h45 se tiendra une session extraordinaire de la Knesset au cours de laquelle prononceront des discours le Président de la Knesseth, le Premier Ministre, le Chef de l'Opposition et le Président français qui sera suivi d'une réception dans le salon Chagall où Hollande signera le livre d'or.

 

Toucher le bonheur


Parrainée par l'Association Ezra laMarpé (l'aide à la guérison) du Rav  Elimelech Firer et par la société Coca Cola, est arrivée pour quelques jours la semaine dernière en Israël la Coupe du Monde de Football 2014. A la grande joie de 10 enfants atteints du cancer qui ont pu la regarder, la toucher et se faire prendre en photo avec celle-ci avant qu'elle reparte pour le Brésil où auront lieu les Championnats du Monde de Football. Oren 9 ans en soins à l'hôpital de Tel Achomer a raconté que c'était réalisé un rêve et qu'il ne pouvait plus parler. " C'est  première fois  dans  l'histoire qu'arrive la  Coupe du Monde de Football avant  les championnats  et surtout juste aprés une série de soins très pénibles qu' a subie Oren, cela en valait vraiment la peine" a rajouté Haïm Gitler directeur du projet les Enfants de la Vie…

 

Israël People


Le mouvement pour la qualité du Pouvoir  a saisi la Haute Cour de justice en éxigeant l'éloignement des chanteurs Eyal Golan et Moshé Péretz des émissions télévisées auxquelles ils participent et ce en raison des charges d'accusation déposées contre eux pour fraudes fiscales. Eyal Golan et Moshé Péretz particpent actuellement successivement aux émissions télé-réalités la prochaine Star et Exfactor sur la 2 israélienne. Le mouvement pour la qualité du Pouvoir souligne que l'autorité de la 2 a le devoir d'agir dans l'intérêt du public.

 

Une bonne nouvelle pour les fumeurs

 

Une expérience israélienne révolutionnaire dans le domaine du cesser de fumer a été accompli avec succés par le Prof. Abraham Zangen de l' université de Ben Gourion de Beer Shéva. 115 fumeurs âgés de 21 à 70 ans fumant au moins 20 cigarettes par jour ont reçu au cerveau des pulsions magnétiques. Le résultat 36% d'entre eux ont arrêté depuis six mois. Cette expérience sera répétée dans 15 centres hospitaliers à travers le monde. Un nouvel espoir pour les fumeurs …

 

Par Yves Benjamin

La hantise de la Shoah paralyse juifs et Israéliens...

martineg.jpgArticle paru dans "TDG"

Rédactrice en chef à l’hebdomadaire français Marianne, Martine Gozlan vient présenter à Genève son livre «Israël contre Israël».
Martine Gozlan, rédactrice en chef à l'hebdomadaire Marianne Image: DR


«Ce livre, je n’avais pas prévu de l’écrire. Mais j’ai vécu un électrochoc le jour où un groupe de juifs est venu déverser sa haine contre moi, m’accusant de trahir Israël et le judaïsme. J’avais écrit plusieurs ouvrages sur les Arabes et leur lutte pour la liberté. Journaliste juive française, je couvre le conflit depuis 1988. J’ai été profondément blessée d’être ainsi attaquée par les miens.» Rédactrice en chef à l’hebdomadaire français Marianne, Martine Gozlan vient dimanche à Genève pour présenter son livre «Israël contre Israël», publié l’an dernier chez L’Archipel. Elle est l’invitée du J-Call, le réseau juif européen à l’initiative d’un «appel à la raison» réclamant deux Etats, Israël et la Palestine. Elle s’exprimera à la Nautique, après un brunch organisé à 13 h.

Lundi, l’ultranationaliste Avigdor Liebermann a réintégré le gouvernement israélien. Mais mardi, un mégaprojet de colonisation a été gelé. Qu’en déduisez-vous?

Le retour de Lieberman confirme mon diagnostic: la tendance israélienne à la crispation, au refus de la négociation. Le gel par le premier ministre Benjamin Netanyahou du projet de construction de 20 000 logements dans les colonies juives en Cisjordanie ne change rien sur le fond. Les autorités israéliennes veulent simplement ménager le secrétaire d’Etat américain John Kerry, qu’elles tentent de convaincre de ne pas signer d’accord sur le dossier nucléaire avec l’Iran. Car à Jérusalem, on est incapable d’envisager sereinement le passage à une nouvelle donne.

Pourquoi ce blocage?

Vu d’Israël, laisser l’Iran accéder au nucléaire civil c’est prendre le risque que Téhéran développe en cachette la bombe atomique. Cela réveille automatiquement la hantise de la Shoah, la hantise de l’effacement existentiel, de l’anéantissement. Une telle angoisse de mort empêche de faire confiance à l’autre.

Vous écrivez que l’ombre de la Shoah plane sur toutes les décisions politiques en Israël…

Les Israéliens oscillent entre la hantise de redevenir des victimes et celle de passer pour des bourreaux. Ces deux âmes bataillent au sein de chacun. Dans les médias internationaux, on oublie souvent de noter qu’il existe en Israël une multitude d’associations de défense des droits de l’homme. Ce n’est tout de même pas banal dans un Etat en guerre!

Vous faites référence à la longue tradition humaniste du judaïsme, mais qu’en reste-t-il aujourd’hui?

Les juifs sont orphelins des grands talmudistes d’Europe centrale, gardiens de la tradition humaniste. L’éradication pendant la Shoah de l’immense réservoir de réflexion, de cette école des Lumières qui valorisait la vie humaine et l’altérité, la capacité de se mettre à la place de l’autre, a malheureusement laissé le judaïsme exsangue. Les yeshivot se multiplient, mais elles relèvent d’un ritualisme rigide. L’horreur de la Shoah a fait vaciller nos valeurs.

Est-ce pour cela que vous dites que le culte des valeurs a fait place à un culte de la terre d’Israël qui tient de l’idolâtrie?

Le grand renversement s’est opéré en juin 1967, durant la guerre des Six Jours. Menacés d’anéantissement, les Israéliens sont sortis victorieux de la bataille et ont soudain eu accès à des terres de mémoire millénaire: le mur des Lamentations (à Jérusalem), les collines de Samarie et le désert de Judée (nord et sud de la Cisjordanie palestinienne). Un néo-messianisme s’est réveillé avec la colonisation de ces terres chargées de mystique.

Les Israéliens réussiront-ils un jour à évacuer la Cisjordanie, si intimement liée à l’identité juive?

Malgré le facteur identitaire, c’est surtout une question sécuritaire. Les plans de retrait sont prêts, ils correspondent en gros à l’Initiative de Genève: les grandes colonies de peuplement sont intégrées à Israël en échange d’autres territoires. Mais le vrai problème, c’est la crainte de voir le Hamas arriver au pouvoir au lendemain d’un retrait israélien. Il faut bien comprendre que depuis certaines collines de Cisjordanie, on domine Jérusalem et on distingue même les tours de Tel-Aviv!

Mais les démographes assurent que si Israël ne lâche pas les territoires palestiniens, il aura bientôt sous son contrôle plus d’Arabes que de juifs. C‘est la mort de la démocratie et la fin de l’Etat hébreu! Quel est le plan de survie de la droite au pouvoir?

Il n’y en a pas! C’est un cas unique au monde. Les Israéliens ne savent vivre que dans l’instant ou dans l’éternité. A la fois dans la conviction qu’il y aura toujours un peuple juif et dans l’angoisse de ne plus exister demain. Le gouvernement n’arrive pas à envisager un monde nouveau. Les Israéliens et la diaspora vivent dans le monde ancien qui a voulu les anéantir. Il manque un leader visionnaire.

Que signifie le titre de votre livre «Israël contre Israël»?

Ce pays est en lutte contre lui-même. Depuis l’Antiquité, l’histoire juive est émaillée de conflits qui ont parfois conduit à notre perte. Le sionisme lui-même a deux courants antagonistes. Et en 1948, à peine l’Etat d’Israël créé, lors de la tragique affaire du navire de l’Irgoun, Altalena, coulé devant Tel-Aviv sur ordre de Ben Gourion, le sionisme de gauche s’est battu contre le sionisme de droite qu’il accusait de préparer un coup d’Etat. Aujourd’hui, il y a le pays laïc et le pays ultrareligieux, il y a Tel-Aviv et Jérusalem, il y a ceux qui aspirent à la normalité et ceux qui vivent dans l’obscurantisme, jusqu’à tendre des rideaux dans la rue pour séparer les femmes des hommes! C’est un pays éclaté. Mais ce qui unit les Israéliens, c’est le fait de vivre dans l’instant, chargé de dangers, lourd de menaces imprécises. Cela les empêche d’accéder au politique, c’est-à-dire à un pragmatisme capable d’éviter la guerre. Et c’est ce qui rend Israël incompréhensible au reste du monde.

Nucléaire iranien: rencontre Kerry-Netanyahu vendredi en Israël

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry est attendu vendredi en Israël pour discuter du dossier nucléaire iranien, a annoncé dimanche le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

S'exprimant lors du Conseil hebdomadaire des ministres à Jérusalem, M. Netanyahu a déclaré qu'il examinerait le dossier iranien avec le président français François Hollande attendu plus tard dans la journée en Israël, ainsi qu'avec le président russe Vladimir Poutine qu'il va rencontrer mercredi à Moscou.

"Nous allons également examiner (ce dossier) avec le secrétaire d'Etat John Kerry, qui arrive vendredi" en Israël, a-t-il ajouté, selon un communiqué de son bureau.

Ces annonces surviennent alors que les négociations entre l'Iran et les grandes puissances du groupe 5+1 reprennent mercredi à Genève et s'annoncent cruciales après une tentative d'accord lors du précédent round (7-9 novembre). D'importants progrès ont été néanmoins enregistrés lors de ce round, selon des participants. Les pourparlers visent à passer par un "accord intermédiaire" avec un allègement limité et proportionné des sanctions internationales imposées à l'Iran.

L'Occident, qui soupçonne l'Iran de chercher à se doter de l'arme atomique, veut des garantie que son programme nucléaire a des fins exclusivement civiles comme Téhéran l'affirme.

"J'espère que nous serons en mesure de convaincre nos amis cette semaine et dans les jours suivants d'obtenir un meilleur accord. Cela peut se faire", a poursuivi M. Netanyahu. Le Premier ministre israélien tente de faire pression sur M. Kerry sur le programme nucléaire controversé de l'Iran, en l'accusant de vouloir conclure à tout prix "un très mauvais accord" avec Téhéran, en dépit des assurances américaines que Washington ne laissera jamais l'Iran se doter de l'arme atomique.

"L'Iran est sous pression économique, et le maintien de cette pression et voire même son augmentation peut produire un meilleur résultat diplomatique", a estimé M. Netanyahu. Il a ajouté qu'il évoquerait avec M. Kerry les négociations de paix israélo-palestiniennes qui sont dans l'impasse.

La dernière rencontre du Premier ministre israélien avec le responsable américain remonte au 8 novembre à Tel-Aviv.

Les relations Israël-Etats-Unis sous tension à cause de l'Iran et du processus de paix

netusa.jpgLes relations entre Israël et les Etats-Unis traversent une grave crise à propos des dossiers palestinien et nucléaire iranien, sur lesquels ces deux alliés stratégiques étalent leurs divergences sur la place publique.

Dans cette épreuve de force, qui a connu un pic cette semaine, les deux protagonistes n'hésitent plus à tenter de rallier les opinions publiques du pays opposé en passant par-dessus la tête des dirigeants.

Ainsi, le ministre de l'Economie Naftali Bennett, en visite à Washington, s'efforce de convaincre les membres du Congrès de s'opposer à un assouplissement des sanctions contre l'Iran, voulu par l'administration Obama.

"Je ne dis pas ce que les Américains doivent faire, je leur fournis des informations, c'est à eux de décider, ce n'est pas vraiment du lobbying, mais plutôt un dialogue entre amis", s'est justifié vendredi à la radio publique M. Bennett, chef du Foyer juif, un parti nationaliste religieux ardent partisan de la colonisation dans les Territoires palestiniens.

En sens inverse, l'ambassadeur des Etats-Unis, Dan Shapiro, se livre en Israël à un forcing médiatique, s'exprimant parfois en hébreu, pour rassurer sur le projet d'accord qui doit être discuté à nouveau le 20 novembre à Genève et qui n'impliquera, selon le diplomate, qu'une levée partielle des sanctions contre l'Iran.

"Il serait préférable que nos divergences soient abordées en privé, mais parfois c'est impossible", a reconnu l'ambassadeur américain.

Les médias évoquent une véritable crise de confiance.

Le quotidien de gauche Haaretz, citant un ministre, affirme que le gouvernement israélien ne considère désormais plus le secrétaire d'Etat John Kerry comme un "médiateur honnête" aussi bien pour ce qui est de l'Iran que pour les négociations de paix israélo-palestiniennes, au bord de l'implosion.

C'est le ministre israélien de la Défense passive, Gilad Erdan, qui est monté au créneau jeudi pour lancer une attaque frontale contre le chef de la diplomatie américaine.

"J'ai été stupéfait d'entendre John Kerry se demander pourquoi le Premier ministre critique l'accord discuté à Genève sans attendre qu'il soit signé", a proclamé M. Erdan.

"Quand on évoque un pays qui veut détruire Israël, et les conditions qui lui permettront de réaliser son souhait, qu'attendent-ils du Premier ministre israélien? Qu'il ne crie pas quand le couteau est sorti, mais seulement quand il se trouve sur notre gorge?", a argué ce proche de Benjamin Netanyahu.

Un accord inévitable

Un accord inévitable

M. Netanyahu ne perd pas une occasion de presser les grandes puissances de ne pas accepter un accord "dangereux" avec Téhéran, soupçonné malgré ses démentis de chercher à obtenir l'arme atomique sous couvert d'activités nucléaires civiles.

Le ton très dur adopté par le Premier ministre est en phase avec l'opinion publique israélienne. Les deux tiers de la population juive israélienne se déclarent opposés à l'accord sur le nucléaire iranien en cours de discussion, selon un sondage publié vendredi.

La tactique employée par M. Netanyahu envers le grand allié américain ne fait toutefois pas l'unanimité.

Le président Shimon Peres, tenu pourtant à son devoir de réserve, a exprimé jeudi des critiques à peines voilées: "Si nous avons des divergences (avec les Etats-Unis) nous devons les exprimer, mais aussi nous rappeler que si nous savons des choses (sur le programme nucléaire iranien), les Américains les connaissent aussi".

Et évoquant la question palestinienne, il a rappelé que l'administration Obama n'avait "jamais repoussé aucune demande adressée par Israël", et s'est notamment opposée à la démarche de reconnaissance de la Palestine à l'ONU.

M. Kerry rejette les critiques de M. Netanyahu, assurant que le projet d'accord avec l'Iran protégerait "Israël de manière plus efficace".

Pour le commentateur de la radio publique Ronen Pollak, M. Netanyahu sait bien qu'un accord est inévitable "mais il est décidé à l'épreuve de force avec Washington pour que l'accord soit le moins mauvais possible".

De fait, un haut responsable américain a confirmé vendredi qu'un accord est "possible" dès les prochaines discussions à Genève.

"Nous allons travailler très dur la semaine prochaine. J'ignore si nous parviendrons à un accord. Je pense que c'est tout à fait possible. Mais certains dossiers ardus sont encore sujets à négociations", a déclaré ce responsable à la presse à Washington.

Hollande en Israël: "Je suis votre ami et je le resterai toujours"

Article paru dans "L'Express"


Après avoir remercié ses hôtes israéliens de l'avoir accueilli en lui parlant français, le président français a conclu son discours d'arrivée en Israël en hébreu.

Le président français François Hollande est arrivé dimanche à Tel-Aviv pour sa première visite d'Etat en Israël au moment où la France apparaît aux côtés des Israéliens avant des négociations cruciales sur le programme nucléaire controversé iranien.

John Kerry va se rendre cette semaine en Israël pour rencontrer Benyamin Netanyahu, alors que les Américains sont en désaccord avec les Israéliens sur ce sujet.

A sa descente de l'avion, M. Hollande a été accueilli par son homologue Shimon Peres et le Premier ministre Benjamin Netanyahu qu'il retrouvera plus tard dans la journée pour des entretiens à Jérusalem.

MM. Hollande, accompagné par sa compagne Valérie Trierweiler, et Peres ont passé en revue une garde d'honneur des trois armes après l'exécution de La Marseillaise et d'"Hatikva" (L'Espérance), l'hymne national israélien.

"Votre visite, Monsieur le Président, met en lumière et votre attachement à Israël, et l'estime profonde qui lie nos deux peuples", a dit le président israélien en français. Dans son discours, prenant le parti d'Israël, le président français a assuré que la France "ne cèderait pas sur la prolifération nucléaire". Il a également rappelé qu'il fallait faire avancer les négociations de paix avec les Palestiniens.

Après avoir remercié ses hôtes de l'avoir accueilli en lui parlant français, le président français a conclu son discours en hébreu par ces paroles: "Je suis votre ami et je le resterai toujours".

Nucléaire iranien: Hollande place l'Iran sous pression avant Genève

GENEVE - Les exigences occidentales, formulées plus clairement que jamais par le président français François Hollande, accentuent la pression sur l'Iran avant la reprise des discussions nucléaires, mercredi à Genève.

Après une décennie de controverses et de tension, l'enjeu de cette réunion, la troisième en cinq semaines, est de commencer à mettre fin aux soupçons sur les efforts nucléaires de Téhéran, qui assure que son programme est uniquement civil, mais qui est soupçonné de vouloir se doter de l'arme atomique.

En visite en Israël -un Etat farouchement opposé à l'allègement des sanctions contre l'Iran-, M. Hollande a détaillé quatre demandes précises :Première exigence: mettre l'intégralité des installations nucléaires iraniennes sous contrôle international, dès à présent. Deuxième point: suspendre l'enrichissement (d'uranium) à 20%. Troisième exigence: réduire le stock existant. Et enfin, arrêter la construction de la centrale d'Arak, conçue pour produire du plutonium, une alternative à l'uranium hautement enrichi pour composer une bombe.

Ces attentes étaient peu ou prou connues. La nouveauté réside dans le niveau de détail auquel elles sont formulées, et le fait qu'elles aient été énoncées au plus haut niveau, celui d'un chef d'Etat des Six, ou 5+1 (Allemagne, Chine, France, Etats-Unis, Royaume-Uni et Russie) qui négocient avec la République islamique.

La semaine dernière, déjà à Genève, l'accord espéré s'était évanoui après trois jours d'intenses négociations, après notamment des objections de la France.

Des responsables américains, européens et russes ont depuis affirmé qu'un accord intérimaire portant sur le gel en l'état des activités nucléaires de l'Iran, en échange d'un assouplissement limité des sanctions qui asphyxient son économie, était cette fois à portée de main.

Mais Téhéran a estimé dimanche, avant même les déclarations de M. Hollande, que les négociations s'annonçaient difficiles.

En particulier, le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a répété que le droit de l'Iran à l'enrichissement d'uranium n'était pas négociable. La suspension totale de l'enrichissement est notre ligne rouge, a-t-il martelé, et nous ne la franchirons pas.

Un nouvel échec renforcerait, dans chaque camp, les adversaires résolus d'un accord.

Le président iranien Hassan Rohani, dont l'entrée en fonctions en août a redonné de l'élan aux discussions, risque de perdre le soutien du chef suprême de l'Iran, l'ayatollah Ali Khamenei, si son offensive de charme diplomatique envers l'Occident ne porte pas ses fruits rapidement.

L'absence d'accord, ou la conclusion d'un accord jugé trop complaisant envers l'Iran, compliquerait aussi la tâche du président américain Barack Obama, qui veut dissuader le Congrès de durcir encore les sanctions contre Téhéran.

En Israël, le Premier ministre Benjamin Netanyahu mène campagne contre les négociations, et accuse le secrétaire d'Etat américain John Kerry de vouloir conclure à tout prix un très mauvais accord.

M. Kerry a annoncé qu'il irait en Israël vendredi, dans la foulée de la réunion de Genève.

Mieux vaut un bon accord qu'un mauvais, là-dessus nous nous entendons, a déclaré pour sa part François Hollande dimanche à M. Netanyahu. Le chef d'Etat français paraît, à ce stade, exprimer la synthèse de la position des Six, qui attendent encore d'être convaincus de la réalité des intentions iraniennes.

Les promesses de l'Iran sur le caractère pacifique de son programme nucléaire ont contrasté jusqu'à présent avec l'augmentation continue de ses capacités, notamment le nombre de centrifugeuses qui permettent d'enrichir l'uranium. Les travaux de construction du réacteur d'Arak, dont l'Iran espère une mise en service en 2014, nourrissent aussi des inquiétudes.

Les diplomates prudemment optimistes

Les discussions de cette semaine auront pour objet une entente appelée intérimaire. En cas d'accord, l'Iran cesserait d'enrichir son uranium au taux dit intermédiaire de 20%, réduirait son stock d'uranium, et interromprait les travaux de construction d'Arak.

Téhéran obtiendrait en échange un début d'allègement des sanctions internationales qui étranglent son économie.

Selon un haut responsable américain, près de 100 milliards de dollars de revenus issus des ventes de pétrole iranien sont actuellement gelés dans des comptes en banque à travers le monde. La baisse des exportations de brut depuis 2011 coûterait en outre au pays, de même source, jusqu'à 5 milliards de dollars par mois.

Pendant cette première phase de quelques mois, un accord définitif serait négocié, à l'issue duquel la taille du programme iranien serait réduite de façon permanente, et les sanctions annulées.

Campagne tous azimuts de Netanyahu sur le nucléaire iranien

JERUSALEM - Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a lancé dimanche, en recevant le président français François Hollande, une intense campagne diplomatique visant à convaincre les grandes puissances de durcir les termes d'un éventuel accord avec l'Iran sur son programme nucléaire.

Le chef du gouvernement israélien a annoncé qu'il se rendrait à Moscou mercredi pour y rencontrer Vladimir Poutine, avant d'accueillir vendredi le secrétaire d'Etat américain John Kerry.

Cette campagne intervient avant la reprise, mercredi à Genève, des négociations entre l'Iran et les cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Grande-Bretagne), plus l'Allemagne.

"(L'Iran) sera en tête des nombreux thèmes au programme", a dit Benjamin Netanyahu au sujet de sa rencontre avec le président français.

"Je ferai de même avec le président Poutine lors de ma visite à Moscou mercredi et je ferai de même avec John Kerry, qui vient ici vendredi", a-t-il ajouté au début du conseil des ministres hebdomadaire.

Le chef du gouvernement israélien s'oppose à tout accord n'entraînant pas l'arrêt du programme nucléaire iranien, perçu comme une menace existentielle par l'Etat hébreu.

Après être passé, selon les termes de John Kerry "très, très près" d'un accord au début du mois à Genève, l'Iran et les grandes puissances espèrent parvenir à un compromis lors de leur prochaine rencontre.

FERMETÉ FRANÇAISE

Benjamin Netanyahu a trouvé en François Hollande un allié. A son arrivée en Israël, le président français a répété que son pays maintiendrait ses exigences vis-à-vis de l'Iran pour empêcher ce pays de se doter de l'arme atomique.

"La France ne cédera pas sur la prolifération nucléaire. Tant que nous n'aurons pas la certitude que l'Iran a renoncé à l'arme nucléaire, nous maintiendrons toutes nos exigences et les sanctions", a dit le chef d'Etat français.

Washington et Moscou ont fait preuve d'optimisme avant les prochaines négociations, estimant tous deux qu'un accord était possible, sinon proche.

"Il existe une très bonne occasion qui ne doit pas être manquée", a déclaré samedi Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères.

"Les mesures qui doivent être prises pour désamorcer la situation et créer les conditions d'un règlement définitif du problème du nucléaire iranien sont claires à la fois pour les Six et l'Iran", a-t-il ajouté.

Un responsable de l'administration américaine, qui a gardé l'anonymat, a déclaré vendredi qu'un accord était "tout à fait possible" à Genève.

L'objectif est de parvenir à un accord provisoire susceptible de donner davantage de temps pour négocier un accord permanent.

L'Iran fournirait des garanties de nature à éloigner les inquiétudes de développement militaire de son programme nucléaire et obtiendrait en échange un allègement provisoire et réversible des sanctions économiques.

L'Iran, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Mohammad Djavad Zarif, a cependant réaffirmé dimanche son droit "inaliénable" à enrichir de l'uranium.