Campagne tous azimuts de Netanyahu sur le nucléaire iranien

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JERUSALEM - Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a lancé dimanche, en recevant le président français François Hollande, une intense campagne diplomatique visant à convaincre les grandes puissances de durcir les termes d'un éventuel accord avec l'Iran sur son programme nucléaire.

Le chef du gouvernement israélien a annoncé qu'il se rendrait à Moscou mercredi pour y rencontrer Vladimir Poutine, avant d'accueillir vendredi le secrétaire d'Etat américain John Kerry.

Cette campagne intervient avant la reprise, mercredi à Genève, des négociations entre l'Iran et les cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Grande-Bretagne), plus l'Allemagne.

"(L'Iran) sera en tête des nombreux thèmes au programme", a dit Benjamin Netanyahu au sujet de sa rencontre avec le président français.

"Je ferai de même avec le président Poutine lors de ma visite à Moscou mercredi et je ferai de même avec John Kerry, qui vient ici vendredi", a-t-il ajouté au début du conseil des ministres hebdomadaire.

Le chef du gouvernement israélien s'oppose à tout accord n'entraînant pas l'arrêt du programme nucléaire iranien, perçu comme une menace existentielle par l'Etat hébreu.

Après être passé, selon les termes de John Kerry "très, très près" d'un accord au début du mois à Genève, l'Iran et les grandes puissances espèrent parvenir à un compromis lors de leur prochaine rencontre.

FERMETÉ FRANÇAISE

Benjamin Netanyahu a trouvé en François Hollande un allié. A son arrivée en Israël, le président français a répété que son pays maintiendrait ses exigences vis-à-vis de l'Iran pour empêcher ce pays de se doter de l'arme atomique.

"La France ne cédera pas sur la prolifération nucléaire. Tant que nous n'aurons pas la certitude que l'Iran a renoncé à l'arme nucléaire, nous maintiendrons toutes nos exigences et les sanctions", a dit le chef d'Etat français.

Washington et Moscou ont fait preuve d'optimisme avant les prochaines négociations, estimant tous deux qu'un accord était possible, sinon proche.

"Il existe une très bonne occasion qui ne doit pas être manquée", a déclaré samedi Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères.

"Les mesures qui doivent être prises pour désamorcer la situation et créer les conditions d'un règlement définitif du problème du nucléaire iranien sont claires à la fois pour les Six et l'Iran", a-t-il ajouté.

Un responsable de l'administration américaine, qui a gardé l'anonymat, a déclaré vendredi qu'un accord était "tout à fait possible" à Genève.

L'objectif est de parvenir à un accord provisoire susceptible de donner davantage de temps pour négocier un accord permanent.

L'Iran fournirait des garanties de nature à éloigner les inquiétudes de développement militaire de son programme nucléaire et obtiendrait en échange un allègement provisoire et réversible des sanctions économiques.

L'Iran, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Mohammad Djavad Zarif, a cependant réaffirmé dimanche son droit "inaliénable" à enrichir de l'uranium.

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