Téhéran à l'agonie : Une bête acculée est une bête dangereuse - ce qui se prépare -vidéo-

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Téhéran à l'agonie : Une bête acculée est une bête dangereuse - ce qui se prépare -vidéo-

Ce n'est que le début

Comme une bête blessée acculée dans un coin, l'Iran a frappé hier soir (lundi) les Émirats arabes unis et la capitale d'Oman avec des missiles et des drones.
Ces attaques, conjuguées aux tirs contre les navires et pétroliers dans le Golfe, ne ressemblent pas à un baroud d'honneur : elles ressemblent à un début.
La main des hauts commandants des Gardiens de la Révolution reste tendue, et Israël doit se préparer à la possibilité que son territoire devienne prochainement une cible à son tour.

 

 

Le dernier atout de Téhéran

Pour comprendre ce qui se joue, il faut saisir la logique profonde qui anime Téhéran.
Les dirigeants iraniens ont compris que si les États-Unis parvenaient à rouvrir, même partiellement, le détroit d'Ormuz au trafic commercial, l'Iran ne perdrait pas seulement son dernier levier de négociationson emprise sur le marché mondial de l'énergie  il subirait aussi une humiliation nationale d'une telle ampleur qu'elle mettrait en danger la survie même du régime. Face à cette perspective insupportable, Téhéran a choisi l'offensive.

Washington n'est pas naïf. Tout au long du cessez-le-feu récent, les Américains ont méthodiquement bâti une force navale, aérienne et terrestre colossale face au sud de l'Iran et au détroit d'Ormuz. Cette force garantit au Commandement central américain une supériorité militaire écrasante dans la zone, notamment grâce à des capacités de guerre électronique et cybernétique de premier ordre.

La piège du détroit

La préparation américaine va bien au-delà du simple déploiement de forces. Pendant la période du cessez-le-feu, les renseignements américains ont patiemment cartographié les mines marines posées par les Gardiens de la Révolution dans le détroit d'Ormuz, identifiant des couloirs de navigation sûrs pour les navires marchands.
Aujourd'hui, des destroyers de la marine américaine s'interposent entre les côtes iraniennes et les bâtiments civils, prêts à riposter par tous les moyens disponibles : systèmes anti-missiles, avions de surveillance, drones qui patrouillent en permanence au-dessus de la flotte, détectant chaque tir et y répondant instantanément. Selon l'armée américaine, six vedettes rapides iraniennes ont déjà été coulées.

Dans ces conditions, l'Iran n'a aucune chance de l'emporter dans une confrontation au détroit d'Ormuz. Un tel affrontement se terminerait inévitablement par la destruction de ses installations et rampes de lancement sur les côtes méridionales. Les Gardiens de la Révolution le savent. C'est précisément pourquoi Téhéran a choisi de frapper ailleurs : les monarchies du Golfe, et en tête, les Émirats arabes unis.

Les Émirats dans le collimateur

Le choix des Émirats n'est pas anodin. Abu Dhabi mène ouvertement la résistance des pays du Golfe face à l'Iran et encourage Trump à neutraliser définitivement les capacités nucléaires et balistiques iraniennes.
Téhéran dispose d'une capacité quasi illimitée pour frapper les installations pétrolières et les ports émiratis, qui constituent la principale source de richesse du pays. Les États-Unis et Israël ont certes récemment renforcé les systèmes de défense antimissile des Émirats, mais l'industrie pétrolière reste extrêmement vulnérable à tout ce qui peut être tiré depuis l'Iran toute proche.

Oman, de son côté, avait jusqu'ici joué un rôle de médiateur discret entre Téhéran et Washington.
Le fait qu'elle soit désormais ciblée révèle la profondeur du désespoir iranien : plus de diplomatie, plus de demi-mesures, mais une escalade tous azimuts.

Israël dans l'œil du cyclone

Il serait imprudent de considérer ces frappes comme un épisode isolé. Téhéran sait que si elle perd cette bataille, et si le blocus économique imposé par Trump se poursuit, la survie du régime sera menacée à terme. Les citoyens iraniens, étranglés économiquement et humiliés nationalement, pourraient tôt ou tard descendre dans les rues ce scénario est le cauchemar absolu des mollahs.

C'est pourquoi Israël doit se préparer sans délai. Les Gardiens de la Révolution, dos au mur et conscients que chaque heure qui passe renforce la position américaine, pourraient décider que frapper l'État hébreu constitue leur meilleur moyen de retourner l'opinion mondiale, d'internationaliser le conflit et de se donner un sursis. L'arrière israélien pourrait bien être la prochaine cible dans cette spirale d'escalade.

Une logique de survie

Ce qui se joue aujourd'hui dans le Golfe n'est pas une simple crise régionale de plus. C'est la dernière tentative désespérée d'un régime qui voit son avenir s'effondrer.
L'opération baptisée "Liberté" lancée par Washington, l'étranglement économique, l'effacement de ses proxys au Liban et à Gaza tout converge pour pousser Téhéran dans ses derniers retranchements.
Une bête acculée est une bête dangereuse. Et les missiles qui ont frappé les Émirats et Oman ne sont, selon toute vraisemblance, que le premier acte d'une escalade qui promet d'être longue et brutale.

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