Julien Pellet

Je suis né en 1982 à Lausanne (Suisse) dans une famille juive traditionaliste et peu pratiquante. A l'âge de 16-17 ans, les discussions autour de l'actualité proche-orientale avec mes amis non-juifs me poussent à m'intéresser d'avantage à mes racines juives et à me rapprocher de la communauté.
Ce rapprochement s'accentue pendant mes études de droit, au cours desquelles je suis actif, entre autres, au sein de l'association locale des étudiants juifs.
Mon Bachelor en poche, je délaisse le droit pour me consacrer à la lutte contre l'antisémitisme avec l'association CICAD, basée à Genève. Puis, en 2010, les montagnes suisses cèdent la place aux collines de Jérusalem, où j'étudie à la yéshiva Machon Meir.
Une expérience qui durera 2 ans et au terme de laquelle je rentre en Suisse pour partager mon temps entre la CICAD et l'école juive de Lausanne, où je découvre les joies (et parfois les peines !) de l'enseignement.
Mais Jérusalem me réclame à nouveau et c'est grâce à celle qui finira par devenir ma femme que j'y fais mon grand retour à l'été 2014, accueilli comme il se doit par les roquettes du Hamas.

Les articles de Julien Pellet

La reconstruction des tunnels du Hamas financée par l'Iran

L'Iran a intensifié son soutien au Hamas, transférant des dizaines de millions de dollars aux Brigades Izzedin al-Kassam, branche militaire du Hamas, selon une information publiée ce dimanche (5 avril) par le Telegraph.

D'après le journal, les fonds seront alloués à la reconstruction des tunnels et au réapprovisionnement en armes du groupe terroriste.

Ce soutien indique une reprise des relations entre l'Iran et le Hamas, après une crise liée au conflit en Syrie (l'Iran, chiite, soutenant le Président syrien Bashar el-Assad, tandis que le Hamas, sunnite, se tient aux côtés des opposants à Assad). [...]

Outre ce soutien au Hamas, l'Iran apporte également une aide financière aux rebelles chiites du Yémen et aux forces chiites irakiennes.

Un officiel occidental a déclaré au Telegraph que les Iraniens "mettent tout en oeuvre pour augmenter leur influence au Proche-Orient". [...]

 

Source: Jerusalem Post, 5 avril 2015

Traduction et adaptation: Julien Pellet


En Israël, être aveugle n'empêche pas de jouer à la pétanque !

Depuis 1987, les aveugles ou malvoyants israéliens ont la possibilité de jouer au boulingrin [sport apparenté à la pétanque et qui se pratique sur gazon, NdT], grâce à l'Association israélienne de boulingrin pour les aveugles.

"Parmi les sports qui ont fait l'objet d'une adaptation pour les aveugles, le boulingrin est celui qui récolte le plus grand nombre de joueurs en Israël", selon Sarah Shapiro, qui dirige l'équipe nationale depuis 2003 et vient de terminer un mandat de 6 ans comme Présidente de l'Association.

Dirigés par des coaches voyants, environ 50 joueurs se rencontrent tous les dimanche aux clubs de Haïfa, Ra’anana, Ramat Gan et Kiryat Ono. La ligue nationale étant affiliée aux associations internationales de boulingrin pour aveugles et handicapés, les joueurs les plus doués peuvent participer, grâce au soutien de certains donateurs, à des compétitions à l'étranger.

Malgré la taille relativement petite de leur équipe, les Israéliens obtiennent généralement de bons résultats. Ils ont notamment obtenu 5 médailles au championnat international organisé cette année en Nouvelle Zélande. [...]

Depuis 1996, la ligue organise également une compétition nationale annuelle où aveugles et voyants jouent ensemble. [...]

Pour Sarah Shapiro, ce style de jeu permet d'insuffler aux joueurs aveugles ou malvoyants plus de confiance en eux; il s'agit également d'une manière originale de faire interagir aveugles et voyants. "Certains joueurs sont compétitifs. Pour d'autres, il s'agit juste d'un événement social, une occasion de ressentir son appartenance à la communauté". [...]

Alex Goldsmith, membre fondateur de l'Association nationale, tente depuis 2012 de promouvoir le boulingrin auprès de la jeune génération. [...] Son rêve est de voir des enfants juifs, musulmans, chrétiens et druzes - aveugles et voyants - jouer ensemble...

 

Source: Israel 21C, 6 avril 2015

Traduction et adaptation: Julien Pellet


Le plus actif wikipédiste d'Israël a 73 ans !

L'aventurier Ignaz Trebitsch-Lincoln est né dans une famille juive orthodoxe en Hongrie à la fin du XIXe siècle; il a cependant rejoint l'extrême-droite avant de devenir moine boudhiste en Chine. Il a ensuite offert ses services à l'Allemagne nazie.

Mohammed Assad est également né dans une famille juive. Il s'est par la suite converti à l'islam et est devenu diplomate, chef religieux musulman et activiste antisioniste. Il s'appelait à l'origine Leopold Weiss.

Pour Abraham Amir, "c'était des Juifs atypiques". L'avocat d'Afula, dans le nord d'Israël, sait de quoi il parle: c'est lui qui a rédigé la notice Wikipédia de ces deux hommes. Depuis 12 ans, Abraham passe ses journées à son cabinet et ses soirées à rédiger des articles pour la version en hébreu de Wikipédia, dont il est l'un des contributeurs les plus actifs. Ce qui lui a valu d'être surnommé "l’encyclopédie vivante" par le journal local.

Amir, qui aura 73 ans ce mois, a huit petits-enfants. Il a rédigé et édité des centaines de notices pour Wikipédia. Parmi les contributeurs connus et qui affichent leur âge, il est probablement le plus vieux.

Wikipédia, qui est à présent disponible dans 200 langues, a été lancé en Californie en 2001. Deux ans plus tard, lorsque Amir s'est joint à l'aventure, il n'y avait que 5000 entrées en hébreu. Aujourd'hui, il y en a plus de 170 000. [...]

La liste de ses contributions est très longue et inclut les notices de l'espion Isser Harel, de l'actrice Marlène Dietrich, de Léon Trotsky, de Robert Kennedy, d'Adolf Eichmann et du docteur Moshe Beilinson.

"Je n'ai pas de diplôme dans le domaine, mais je suis un mordu d'histoire", explique-t-il. "A Afula, on m'appelle l'historien local. Grâce à mes études de droit, je pense avoir les qualifications requises pour écrire sur Wikipédia." [...]

Amir est né à Afula en 1942; ses parents avaient immigré de Pologne cinq ans plus tôt. [...] Après avoir effectué son service militaire dans les renseignements, il étudie le droit à Jérusalem. Il finira ses études après la Guerre des Six Jours (1967) et ouvrira son cabinet à Afula en 1970. [...]

Derrière son bureau, il plonge dans des piles d'encyclopédies, de livres et de journaux - sans oublier les sites internet dans différentes langues - afin de perfectionner ses notices.

Il lui arrive de contacter les proches des gens sur lesquels il écrit. Il a ainsi parlé avec Viktor Grayevsky, l'homme qui a fait clandestinement entrer en Israël le discours secret de Khrushchev. Il a également obtenu une photo de Boris Guriel, chef de département au service de renseignement de la Hagana [ancêtre de Tsahal, l'armée israélienne, NdT] de la part de sa fille. De même, il a réussi à contacter la fille du chef de la police britannique mandataire en Palestine afin de lui demander la date de sa mort. [...]

En tant qu'avocat, Amir est particulièrement intéressé par les cas légaux et criminels qui ont défrayé la chronique en Israël ou dans le monde. Il a ainsi écrit sur les affaires Lazarovich-Kirzhner (prise d'otage et meurtre en 1938) et Avraham Graetz (prise d'otage). [...]

Amir, dont la famille est l'une des plus anciennes de Afula, prend également soin de rédiger des notices sur l'histoire locale. [...]

 

Source: Haaretz, 5 avril 2015

Traduction et adaptation: Julien Pellet


"Des étoiles sans ciel": nouvelle exposition de Yad Vashem

Le dimanche 12 avril prochain, le musée Yad Vashem de Jérusalem inaugurera une nouvelle exposition intitulée "L'enfance dans la Shoah - Des étoiles sans ciel". L'exposition sera consacrée à la vie des 1,5 millions d'enfants assassinés au cours de la Shoah, ainsi qu'à celle des enfants ayant survécu.

Le vernissage de l'exposition aura lieu le 12 avril à midi, en présence de l'auteur Aharon Appelfeld, lui-même enfant lors de la Shoah, du Président de Yad Vashem Avner Shalev, ainsi que de la Directrice de la section musée de Yad Vashem et responsable de l'exposition Yehudit Inbar. [...]

L'exposition est axée sur huit thèmes principaux: les jeux, l'étude, l'amitié, qui suis-je ?, le travail, la maison, la famille et les rites de passage. A l'entrée, une installation vidéo décrira le monde de l'enfance tel qu'il était avant la Shoah. Puis, en avançant dans la salle d'exposition proprement dite, les visiteurs entreront dans une forêt symbolique composée de 33 arbres; chacun de ces arbres contient une histoire principale, ainsi que d'autres histoires développées sur des écrans digitaux. Certains arbres représentent également des sujets plus généraux comme les homes d'enfants ou les mouvements de jeunesse. [...]

Pour Yehudit Inbar, responsable de l'exposition, "la Shoah a brutalement mis fin à l'enfance. Dans de nombreux cas, les enfants ont dû travailler pour contribuer à la subsistance de la famille et encourager leurs parents à continuer leur lutte désespérée pour la survie. Ils sont cependant resté des enfants et, dès qu'ils le pouvaient, ils jouaient, riaient, écrivaient des histoires et dessinaient pour exprimer leurs craintes et leurs espoirs. Leurs dessins, journaux intimes, poèmes, musiques, lettres et jouets nous offrent une vision fascinante du monde de l'enfance dans l'ombre de la Shoah. Leur vitalité, leur créativité, leur imagination, la finesse avec laquelle ils percevaient les relations entre personnes, leur détermination à survivre et à garder espoir malgré les circonstances - tout ceci illustre la puissance du potentiel des enfants."

 

Sources: NRG - 1er avril 2015, Yeshiva World News - 3 avril 2015

Traduction: Julien Pellet


Pessa'h et Pâques: 130 000 touristes attendus en Israël

Quelque 130 000 touristes juifs et chrétiens sont attendus cette semaine en Israël à l'occasion des fêtes de Pessa'h et de Pâques, a déclaré le Ministère du tourisme. [...]

Les fêtes juives sont fixées en fonction du calendrier lunaire, alors que le calendrier chrétien est basé sur le soleil; mais il arrive que les deux se rejoignent. Ainsi, cette année, le début de la fête juive de Pessa'h, le le 3 avril, coïncidait avec le "Vendredi Saint" des chrétiens.

Cette juxtaposition signifie que des dizaines de milliers de touristes vont arpenter cette semaine les ruelles étroites de Jérusalem; cela implique aussi une certaine tension et de potentiels affrontements entre la police israélienne et des jeunes palestiniens.

"Les mesures générales de sécurités sont mises en oeuvre à Jérusalem, en particulier concernant la Veille Ville", où les sites religieux juifs, chrétiens et musulmans sont regroupés, à déclaré Mickey Rosenfeld, porte-parole de la police. "Il n'y a pas d'alerte spécifique, mais nous nous sommes préparés pour un certain nombre d'incidents susceptibles de se produire." [...]

 

Source: Ynet News, 4 avril 2015

Traduction et adaptation: Julien Pellet

 

 


Tel Aviv: 40 ans plus tard, les enregistrements d'une prise d'otages !

Quarante ans après l'attentat meurtrier à l'Hôtel Savoy de Tel Aviv, qui avait causé la mort de huit civills et de trois soldats, les enregistrements audio du combat opposant l'armée israélienne aux terroristes viennent d'être déclassifiés.

On peut notamment y entendre les voix des terroristes palestiniens, du négotiateur Ruby Peled et de l'otage Kochava Levy, qui a servi de traductrice et médiatrice.

Le 6 mars 1975, tard dans la nuit, deux canots pneumatiques atteignent le rivage de Tel Aviv, avec à leur bord deux unités terroristes envoyées par Khalil Ibrahim al-Wazir, fondateur du Fatah plus connu sous le nom de Abu Jihad; leur mission est de commettre un attentat en réponse à un raid israélien conduit au Liban 2 ans plus tôt.

Les unités terroristes sont repérées par une patrouille de police qui passait près de la plage. Les policiers ouvrent le feu sur les canots, faisant exploser l'un d'eux à bord duquel se trouvait un stock d'armes.

Les terroristes réussissent à s'enfuir et à rejoindre la plage. Ils se frayent alors un chemin vers le bâtiment de trois étage abritant l'Hôtel Savoy, tuent le réceptionniste et prennent des otages qu'ils enferment au dernier étage de l'immeuble. Ils menacent de tuer tous les otages si le gouvernement israélien n'accède pas à leur demande de libérer 20 terroristes prisonniers.

L'otage Kochava Levy, qui parle très bien l'arabe, sert de traductrice. [...]

Pendant les négociations entre les terroristes et les forces de sécurité regroupées à l'extérieur de l'hôtel, les premiers relâchent l'un des otages, blessé.

Puis, aux alentours de 5 heure du matin, le commando d'élite israélien Sayeret Matkal prend l'hôtel d'assaut.

Durant  quatre minutes, on peut entendre des tirs et des explosions, ainsi que les cris des soldats. Les tirs s'arrêtent après cinq minutes et 16 secondes. [...]

Ces enregistrements ne sont pas ceux de l'armée. Ils appartiennent à un citoyen israélien qui a vécu en Espagne pendant de nombreuses années. [...]

Robert Wagner, passionné de radio, se trouvait à Tel Aviv la nuit de l'attentat. Ayant toujours dans sa voiture son équipement d'enregistrement, il l'a utilisé pour enregistrer tout ce qu'il pouvait entendre des événements de cette nuit. [...]

Ce n'est qu'il n'y a quelques mois que Wagner a transmis ses enregistrements à l'armée, qui a d'abord dû vérifier leur authenticité avant de les ouvrir au public.

 

Source: Ynet News, 4 avril 2015

Traduction et adaptation: Julien Pellet

 


Regina Honigman: une Hagada au camp de Gabersdorf

Le département des recherches de Yad Vashem découvert une Hagadah de Pesssa'h retranscrite entre les pages du journal intime de Regina Honigman, rescapée de la Shoah emprisonnée au camp de travail de Gabersdorf en Tchécoslovaquie. L'institution située à Jérusalem a lancé des recherches afin de retrouver plusieurs femmes dont le nom est cité par Regina.

"Nous étions esclaves en Egypte, écrit-elle; et c'est à nouveau le cas à Gabersdorf. Par le passé, Ta miséricorde nous a permis de ne pas être engloutis (lors de l'ouverture de la Mer Rouge)... Le jour du salut viendra également à Gabersdorf."

The cover of the diary penned in the Nazi labor camp

Symbolisant la liberté et l'espoir, la fête de Pessa'h était porteuse d'une signification particulière dans le camp où de nombreuses jeunes femmes étaient envoyées pour travailler. La Hagadah unique retrouvée dans le journal de Regina inclut des citations et des poèmes écrits par ses compagnes d'infortune.

The alternative Haggadah inside the diary

Regina Honigman est née en 1918 à Wyrzysk, en Pologne. Elle est envoyée à Gabersdorf au moment de l'occupation allemande et doit travailler dans une usine fabriquant du fil de lin.

"Finalement, le moment tant attendu approche, écrit-elle. Je vais me coucher et mes yeux, exténués, se ferment... Mais, rêvant de liberté, nous ne pouvons nous endormir... un cri sort de mon cœur emprisonné... Nous ne sommes pas découragés, car notre cœur est rempli de révolte. Nous verrons des lendemains heureux, sur la Terre d'Israël. Amen !!!"

En plus de son journal, Regina a également écrit des lettres. Dans l'une d'elles, adressée à sa mère à l'occasion de la Fête des mères, elle écrit: "Je pense à toi lors de chaque pas, nuit et jour, sans cesse... Maman, sois toujours heureuse - puisse le soleil briller pour toi de façon à ce que je puisse planter des fleurs sur ton chemin de vie..."

Regina Honigman et son frère survivront à la guerre, mais leurs soeurs et leurs parents seront assassinés à Auschwitz. Elle continuera à écrire dans son journal, après la guerre, en arrivant au camp pour personnes déplacées de Bergen-Belsen. C'est là qu'elle rencontrera son futur mari en 1947. Ils émigreront ensuite en Australie, où Regina donnera naissance à deux filles. Suite au décès de Regina en 1992, ses deux filles feront don de son journal à Yad Vashem.

Le journal de Regina mentionne un grand nombre de femmes, prisonnières comme elle à Gabersdorf. Yad Vashem  a lancé des recherches pour retrouver la trace de ces femmes. [Voir la liste des noms ci-dessous.] Toute information à propos de ces femmes, où plus généralement sur le camp de Gabersdorf, peut être communiquée au musée:
+972-2-6443598
michael.tal@yadvashem.org.il
sara.shor@yadvashem.org.il.

 

Noms et lieux mentionnés dans le journal de Regina Honigman:

Hela Cymbler
Behirah Hocherman (Sosnowiec)
Regina Perlgricht
Mania Pariser
R. Kleinfeldowna (Warthenau)
Helga Blumenfeld
Mania Goldszmidt
Cyla Friedman
Hanny Goldfaden
Guta S 'Mici Spilman (Bendsburg)
Pola Szapiro
Fela Niciarz (Zawiercie)
Estera Holand
Gienia Wajnglik
Irka Wolnerm
Bronislawa Zagorska (Jaworzno)
Rozia Sztirlberg
Hania Tombak(owna)
Marie Blusztajn
Rozia Reich (Jaworzno)
Ruth Frichler (Skoczow)
Rozia Berliner (Sosnowitz)
Adela Birenstok
Lola Schon
Sala Grossman
Jacka Butnik (Jaworzno)
Rozia Reich (Jaworzno)
Lotti Finger (Jaworzno)
Bela Kuchman
Gusta Feiler (Oswiecim)
Maryla Lollman
Zosia Joachimowicz (Jaworzna)
Jochke Wasserberger (Auschwitz)
Genia Lewkowicz (Bendsburg)
Regina Manesbaum (Sosnowicz)
Edzia Wislicka
Pola Golenzer (Sosnowiec)
Hela Golenzer (Sosnowiec)
Henia Haliciewicz
Ruzia Merik (Sosnowitz)
Karola Garnicowna
Jadzia Sztainfeld
Hanka Apelbaum (Sosnowitz)
Rusia Ajnveder (Bendsburg)

 

Source: Ynet News, 5 avril 2014

Traduction et adaptation: Julien Pellet


Discrimination contre les ultra-orthodoxes dans le monde du travail ?

L'Etat d'Israël a déployé de nombreux efforts, et dépensé beaucoup d'argent, ces dernières années afin de permettre une plus large entrée de la population ultra-orthodoxe dans le monde du travail. Et même si les préjugés à l'encontre des 'haredim (ultra-orthodoxes) sont tenaces, de nombreux dirigeants de start-ups et autre sociétés ont pu constater l'efficacité de ces derniers.

La Commission d'égalité des chances pour l'emploi, qui fait partie du Ministère de l'économie, a rapidement dû s'adapter, alors que la demande dépasse largement l'offre en matière de cours de commerce adaptés aux 'haredim [...]

La Commission a notamment pour mission de contrôler les discriminations que pourrait subir telle ou telle partie de la population dans le monde du travail. Dans le cas des 'haredim, il existe peu de statistiques dans ce domaine, étant donné que leur entrée dans le monde du travail est un phénomène récent.

"Il est très difficile pour nous de déterminer si le nombre croissant de 'haredim entrant dans le monde du travail fait ou non l'objet de discriminations", explique Tsiona Koenig-Yair, déléguée de la Commission. En effet, même si le nombre de plaintes reçues par la Commission est très bas, Koenig-Yair estime que le nombre réel de cas de discrimination est sensiblement plus élevé; en cause: le fait qu'un grand nombre de personnes ignorent qu'elle ont la possibilité de porter plainte.

"Les plaintes provenant de 'haredim représentent 6,3 % de l'ensemble des plaintes reçues l'année dernière. Je pense vraiment qu'il y a un manque de connaissance, dans le milieu 'haredi, des possibilités qui leur sont offertes par la Commission." [...]

Une idée fait son chemin depuis quelques temps: ajouter les 'haredim à la liste des groupes susceptibles de bénéficier de discrimination positive (comprenant actuellement les femmes, les Ethiopiens, les Arabes et les personnes handicapées). Pour Konig-Yair, cependant, cette idée n'est pas forcément la bonne.

Le but de la discrimination positive est de venir en aide aux personnes qui font régulièrement l'objet de discrimination dans le marché du travail. Pour le moment, explique Koenig-Yair, le nombre de cas de discriminations à l'encontre de 'haredim ne justifie pas leur ajout à cette liste. De plus "faire entrer les 'haredim dans le monde du travail est une chose; les protéger contre la discrimination en est une autre. Les faire bénéficier de discrimination positive à ce stade n'est pas le meilleur outil pour les faire entrer dans le monde du travail."

 

Source: Israel National News, 31 mars 2015

Traduction et adaptation: Julien Pellet


Israël: du raisin toute l'année !

Du raisin en hiver ? C'est à présent possible ! Utilisant des techniques particulières d'élagage et des bâches en plastique pour recouvrir les vignes, des agriculteurs israéliens ont trouvé une manière de faire mûrir le raisin pendant la saison froide.

D'après le Ministère de l'agriculture, des chercheurs du sud d'Israël ont réussi à cultiver du raisin sans pépin, de variété Early Sweet, pendant les mois d'hiver. Jusqu'à présent, les raisins Early Sweet n'étaient commercialisés qu'en été; mais des représentants du Ministère de l'agriculture ont déclaré que cette nouvelle méthode allait permettre de cultiver et vendre cette variété de raisin entre janvier et avril également.

Si cette méthode est adoptée par les cultivateurs, les Israéliens pourront ainsi manger du raisin pendant quasiment toute l'année, et ce à un prix raisonnable.

D'autre part, des chercheurs du Conseil régional de la Vallée du Jourdain ont développé une substance permettant de réduire la taille des palmiers-dattiers  - qui atteint en général jusqu'à 25 mètres de haut - à environ la moitié de celle d'un arbre fruitier normal.

Cette découverte permettra de réduire les coûts de culture, d'augmenter l'espérance de vie des arbres et de faciliter la récolte des dattes. [...]

 

Source: Ynet News, 4 avril 2015

Traduction et adaptation: Julien Pellet

 


Enterrement tragique à Bneï Brak

Doron Kahlon, 27 ans, est mort ce matin (5 avril) des suites de blessures occasionnées par un mouvement de foule au cours de la cérémonie d'enterrement du rav Shmuel Halevi Wosner.

Le rav Wosner, décédé vendredi 3 avril à l'âge de 101 ans, était l'une des figures les plus respectées du monde 'haredi (ultra-orthodoxe). Près de 100 000 personne se sont rendues à son enterrement, qui avait lieu cette nuit. à Bneï Brak.

A 1h30 du matin, les ambulanciers du Magen David Adom (MDA), appelés en urgence, sont arrivés à l'entrée de la yeshiva (école talmudique) d'où la procession funéraire devait partir pour se rendre au cimetière. Sur place, ils ont dû traité 4 personnes sévèrement blessées à cause des mouvements de foule, ainsi qu'un jeune de 14 ans en état critique et une autre personne plus légèrement blessée.

"Lorsque nous sommes arrivés, nous avons vu qu'il y avait plusieurs blessés. Il était très difficile d'accéder jusqu'à eux... nous avons malgré tout réussi à nous frayer un chemin; il y avait un garçon d'environ 14 ans qui était blessé à la tête. Nous l'avons traité et fait évacuer en direction de l'hôpital", a déclaré Ami Mishari, infirmier responsable au MDA.D'après un porte-parole du MDA, plus de 100 personnes ont dû être traitéées par les ambulanciers.

Sources: Jerusalem Post, Ynet News, Kol Hazman - 5 avril 2015

Traduction et adaptation: Julien Pellet